Spider-Man - L'Empire (Spider-Man : Reign)

Note: 2.75/5
(2.75/5 pour 4 avis)

Cette mini-série nous offre une vision futuriste d'un Spider-Man vieilli et blasé, tourmenté par la mort de son épouse Mary Jane. Mais la vie lui donne l'occasion de se racheter…


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Cette mini-série nous offre une vision futuriste d'un Spider-Man vieilli et blasé, tourmenté par la mort de son épouse Mary Jane. Dans un Manhattan froid et hostile où les citoyens ont renoncé à leur liberté en échange de la protection de l'Empire, Peter Parker n'est plus qu'un vieillard usé, sans emploi ni espoir. Mais la vie lui donne l'occasion de se racheter…

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 11 Octobre 2007
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Spider-Man - L'Empire
Les notes (4)
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13/10/2007 | Ro
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Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

Je n'ai pas du tout accroché à cette histoire. Déjà je ne suis pas trop fan de Batman - The Dark Knight returns, mais je reconnais que cette dernière possède des qualités ce qui n'est pas le cas ici. J'aime bien Spider-Man et je voudrais bien voir ce qui pourrait lui arriver à lui, son entourage et ses ennemis dans un futur possible, mais je n'ai pas du tout accroché. Je trouve que le scénario manque d'originalité. J'ai eu l'impression de revoir plusieurs choses que j'avais déjà vues dans d'autres histoires en moins bien. Le côté tragique du récit m'a vite soulé. Je n'étais pas triste lorsque Spider-Man parlait de sa souffrance, j'avais juste envie qu'il se la ferme. Finalement, il y a plusieurs trucs que j'ai trouvés franchement ridicule dans le scénario. Il y a des scènes sérieuses qui m'ont surtout donné envie de rire. L'auteur sort même un méchant ridicule d'une histoire de la fin des années 70 que plusieurs considèrent comme l'une des pires histoires de Spider-Man. Et je n'aime vraiment pas le dessin. À la limite les scènes avec JJJ sortent du lot, mais c'est peu pour sauver l'album à mes yeux.

15/01/2017 (modifier)

Un vieillard qui décide de décrocher son collant de super-héros poussiéreux après des années de retraite, cela rappelle évidemment le Dark knight de Miller. Cet album de Spider-man m’a pourtant plu bien davantage que celui qui lui a plus que probablement servi de source d’inspiration. En effet, le personnage du vieux Parker, complètement paumé, pas foutu de garder un job et contiunuellement hanté par le souvenir de sa défunte M.J., m’a paru des plus crédibles. Par ailleurs, cet album ne manque pas de rythme. De nombreux ennemis de Spidey reprennent du service et se liguent contre ce dernier, pour notre plus grand plaisir. Spidey ne luttera cette fois pas du côté des autorités, mais au contraire contre le pouvoir, ultra-sécuritaire et liberticide, en place. ‘Spider-man – L’Empire’ ne se concentre d’ailleurs pas exclusivement sur le super-héros. Celui-ci partage la vedette avec la population terrorisée qui décide finalement d’ouvrir les yeux et de se mobiliser contre l’Empire. Le point faible de ce comic book réside, selon moi, dans son graphisme. Celui-ci se révèle certes original, mais je n’aime pas particulièrement le traitement informatique qu’il a subi. En conclusion, il s’agit d’un album facile mais bien ficelé et très divertissant qui m’a fait passer un agréable moment et que je conseille dès lors aux amateurs de Spider-man et aux autres.

28/11/2010 (modifier)
Par JJJ
Note: 3/5

Quand on lit cette BD, impossible de ne pas penser au Dark Knight Returns de Frank Miller, pourtant la couverture évoque un célèbre épisode de Daredevil La Mort d'Elektra. Tiens Elektra est aussi un célèbre personnage de Fank Miller... Et les appels du pied au travail Frank Miller ne s’arrêtent pas là, dans cette BD. Tout d'abord comme Batman dans la BD de Miller Spider-Man a vieilli, Miller avait représenté un Batman physiquement différent, un héros très massif et effrayant; Andrews fait de même avec Spider-Man à la différence qu'il présente un Spider-Man très fluet, presque décharné, plus sec encore que le Spider-man originel de Steve Ditko. Batman vieillissant portait une moustache, Spider-Man une barbe. Bruce Wayne rongeait son frein au manoir en buvant de l'alcool, Peter Parker se morfond chez lui avec ses fantômes. L'univers et proche, la ville de Gotham depuis la disparition de son protecteur était vouée au chaos, le New York de Spider-Man subit la loi d'un régime totalitaire, la ville est devenue un état où les citoyens subissent le joug de l'Empire. Sur ce point aussi les deux BD sont proches, dans ce monde les héros sont vus comme des légendes du passé, des images qui ne portent plus d'espoir, des reliques d'un temps révolu. Andrews va même jusqu'à donner un climat météo glacial à sa ville en opposition à la canicule du Gotham de Batman... Le déroulement de la BD est également linéaire comme dans l'oeuvre de Miller, les deux héros prennent conscience du besoin qu'ont leurs villes de leurs présences. Ceci-dit ce point fonctionne mieux dans Batman, Gotham n'a pas de raison d'être sans lui, il en est l'ange gardien, l’âme. L’influence de Spider-Man sur New York n'est pas du même niveau. Dans cet empire qu'est devenu New York spider-Man va revenir petit à petit, il va littéralement renaître douloureusement, les scènes montrant cette renaissance sont assez bien réalisées et poignantes, cela donne au personnage un côté mythique bienvenu. Les rapports de Peter et MJ sont aussi très bien conçus, ces passages sont parmi les plus réussis dans cette histoire. Spider-Man va bien sur retrouver nombre de personnages du passé : ennemis, ex-ennemis devenus amis, curieusement aucun ami… Comme si Spider-Man avait toujours été un héros solitaire, ce qui est loin d'être le cas, c'est un parti pris de l'auteur mais cela fonctionne bien dans cette histoire. Parmi les personnages présents, on trouve l'inévitable JJ Jameson (JJJ quoi 8) ) vieilli mais toujours aussi passionné et hargneux... Sans en révéler trop sur ce que va devenir ce vieux Spider-Man, on peut dire que cette histoire malgré de bons points, souffre de coups de mou narratifs, d'une utilisation un peu trop présente de poncifs, comme la phrase de Stan Lee "Un grand pouvoir donne de grande responsabilités" (comme si l'auteur avait voulu nous démontrer sans détour ce que l'on savait déjà : Cette phrase ambigüe prononcée de la part d'une personne de mauvaise intention peut-être dangereusement interprétée...) et utilise assez mal certaines bonnes idées. Un exemple : Les flashs infos vus dans Dark Knight Returns de Miller sont aussi repris ici, hélas c'est moins travaillé, plus orienté, seul l'Empire s'exprime par la voix des médias, que l'on sait corrompus, dés la première phrase prononcé par le présentateur vedette au sourire figé (Un personnage qui se nomme d'ailleurs Miller Janson, encore un clin d'œil à Frank Miller et aussi pour l'occasion à Klaus Janson). Enfin dans la BD de Miller, Batman est totalement déconstruit, détruit, il apparaît parfois comme un personnage dur, réac... Rien de tel ici avec Spider-Man qui reste constamment dans le camp des bons. Les dessins d'Andrews ne me plaisent pas énormément, j'ai eu du mal à rentrer dans cette BD à cause de ce point, avec lui un coloriste à la mode et plutôt talentueux donne à cette BD son aspect particulièrement glacé. L'Empire est une BD sympathique, comme c'est souvent le cas avec les histoires hors continuité mais reste à mille lieues du chef-d'oeuvre de Frank Miller. Dommage que l'ensemble soit un peu timoré, car bien que le thème de cette histoire ait été maintes fois utilisée il reste bon. Bref, le Spider-Man Returns n'existe pas encore... JJJ

21/04/2008 (MAJ le 21/04/2008) (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Quand j'ai découvert ce comics (en version originale) et l'ai feuilleté, je me suis dit qu'il s'agissait là d'une sorte de Batman - Dark Knight appliqué à Spider-man. Je n'avais pas faux : dans l'idée et la forme, ces deux oeuvres se ressemblent beaucoup, mais nous ne sommes pas au même niveau de qualité de scénario et d'impact. Le trait a ici une sècheresse qui rappelle celui de Miller. La mise en page et certains passages (je pense aux extraits de journal télévisés qui parsème le récit) imitent aussi un peu le style du Dark Knight. Dans la pratique, le résultat est fonctionnel, pas vraiment terrible à mon goût mais pas dénué d'une vraie personnalité. C'est un dessin qui peut plaire ou déplaire suivant les goûts. Moi, il m'a relativement intéressé sans complètement me convaincre. Par contre, les couleurs informatiques, même si elles sont assez maîtrisées, donnent une atmosphère vraiment froide, vraiment artificielle aux planches. Pas ma tasse de thé. Le récit, enfin, est bien mené mais ne casse pas des briques. Cela commence avec New-York qui vit sous le joug d'une sorte de dictature politico-militaire, les super-héros ayant disparu et Peter Parker vivant reclus, comme une vieillard rachitique traumatisé par la mort de sa femme, Mary-Jane. Ce dernier n'est plus que l'ombre de lui-même. Mais face au joug tyrannique, c'est paradoxalement J.J. Jameson (aidé d'un allié impromptu et improbable) qui va garder foi en lui et tenter de le faire revenir sur le terrain. En gros, la première moitié de l'album est une grosse mise en place dont tout l'objectif est de finalement redonner vie à Spider-man. Puis la seconde moitié est une suite de bastons, Spider-man contre les troupes de la dictature, puis contre une série de ses habituels Super-méchants qu'on a lâchés contre lui (et qui n'ont bizarrement pas franchement vieilli eux) pour finir par la confrontation contre le Plan Final et Apocalyptique de Venom. Autrement dit, il n'y a pas grand chose de pertinent à se mettre sous la dent. Les thèmes de la dictature et de la révolution ont été déjà maintes fois usités et n'apportent ici rien de neuf, surtout si on fait la comparaison avec Batman - Dark Knight. Seul véritable intérêt pour moi et sans doute pour la majorité des fans de Spider-Man, la curiosité de voir ce que devient toute la clique des personnages orbitant autour de l'Araignée et d'en voir beaucoup à contre-rôle ou dans des positions surprenantes. Une lecture divertissement, avec beaucoup d'ambition au départ mais dont le résultat est assez moyen en définitive. A lire tout de même pour les curieux.

13/10/2007 (modifier)