La Marche du crabe

Note: 3.45/5
(3.45/5 pour 11 avis)

Une trilogie caustique autour de la condition d’un crabe, le Cancer Simplicimus Vulgaris !


Coquillages et crustacés Les meilleures séries terminées en 2012

Une trilogie caustique autour de la condition d’un crabe, le Cancer Simplicimus Vulgaris ! En effet... Depuis 400 millions d’années, toutes les espèces évoluent dans la joie et l’allégresse. Toutes sauf une : le Cancer Simplicimus Vulgaris, ou crabe carré. Cette sous-espèce de crustacés peuplant les rivages de l’Estuaire de la Gironde est frappée, depuis des millénaires, d’une étrange tare : elle ne peut changer de direction, et est condamnée à marcher selon une même ligne droite ! Mais... Durant un été comme les autres, pendant que les vacanciers profitent du soleil et des congés payés, trois petits crabes carrés vont se rebeller, et bouleverser ainsi l’écosystème tout entier !

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 24 Novembre 2010
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série La Marche du crabe
Les notes (11)
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18/11/2010 | Ro
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L'avatar du posteur Noirdésir

Voilà une série que j’avais croisée il y a pas mal de temps, mais je n’avais alors jamais vraiment fait l’effort de me plonger dedans. Il faut dire que lorsque j’avais ouvert le premier album, le dessin, et la colorisation très terne, ne m’avaient pas franchement emballé. Et je me disais que trois albums de 100 pages chacun pour raconter les mésaventures de simples crabes, ça allait rapidement me gonfler ! Et puis, l’occasion faisant le larron, j’ai pu avoir sous la main les trois albums, et me faire une idée plus complète et plus précise du contenu. Et donc, si ce n’est pas le genre de chose que j’achèterai, force m’est de reconnaître que les 300 et quelques pages se laissent finalement lire sans problème. D’une part parce que la lutte de ces crabes pour leur survie (dans un « struggle for life » revu et corrigé, mais aussi synthétisé) se révèle dynamique et donne une certaine originalité à ces aventures – qui font parfois penser à certains dessins animés. Mais aussi parce que les « à côté », faisant interagir crustacés et humains, sont ponctués de quelques moments un peu amusants (rapports entre les documentaristes et leur commanditaire, maire effaré par la tournure des faits et perdant le contrôle de sa communication, etc.). Au final, seuls le dessin et la colorisation d’Arthur de Pins n’ont pas réussi à me convaincre – affaire de goût certainement. Mais cela reste quand même une série qui se lit agréablement, et que vous pouvez emprunter (ou acheter, selon vos goûts), pour un moment de détente un peu décalé.

12/10/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Eric2Vzoul

Encouragé par les avis dithyrambique sur cette série, je viens de lire l'intégrale de La Marche du crabe. Eh bien, pour rester gentil, je dirais qu'il y a un gros décalage qualitatif entre le scénario et le dessin ! L'auteur invente une histoire qui est parvenue à m'intéresser au sort d'une bande de crabes durant plus de 300 planches, étonnant, non ? D'habitude ces bestioles coprophages, grotesques, fuyantes et pleines de pinces, ne soulèvent mon enthousiasme que lorsqu'elles sont correctement cuisinées. Arthur de Pins utilise ces crustacés pour bâtir toute une réflexion surréaliste sur le sens de la vie, de la société, de l'univers et de toutes ces sortes de choses un peu chiantes dès qu'un pédant les aborde sérieusement. Et c'est vrai que je ne me suis pas ennuyé, même si dans la troisième partie, moins dense, le rythme ralentit. De ce côté là, chapeau ! En revanche, je trouve que la plupart des dessins sont d'une laideur que je peine à qualifier. L'auteur explique dans les suppléments qu'il s'agit d'un choix graphique délibéré. Il utilise le logiciel Illustrator et se contente d'utiliser les aplats de couleur, sans les contours. Ça donne un dessin étrange, sans trait. Parfois, certaines cases présentent un relief étonnant, mais généralement, ça confère aux dessins une platitude vite lassante, d'autant qu'Arthur de Pins semble fâché avec la perspective. En plus, les bestioles ont un aspect anguleux et moche, surtout les crabes, ce qui est un tantinet gênant car ils sont au centre de l'histoire et qu'il est difficile de distinguer les personnages. Je ne parlerai même pas des couleurs, systématiquement délavées dès qu'on sort du noir. Heureusement que les quelques séquences mettant les humains en scène et des tableaux de transition représentant les paysages de la station balnéaire relèvent un peu le niveau du dessin. En somme, je ne vois guère l'intérêt de présenter ce récit en bande dessinée. Mais peut-être que c'est moi qui ne comprend rien à l'art… Je n'y peux rien : je préfère les dessinateurs figuratifs. En conséquence, je mettrais un bon 4/5 au scénario, un petit 1+ au dessin, et au final une note moyenne d'à peine 3-/5.

10/03/2014 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Miranda

Péchés mignons m’a définitivement ennuyée, Zombillénium m’a plu et cette « Marche du Crabe » m’a ravie, c’est plutôt agréable d’aller crescendo dans l’intérêt d’un auteur. Cette dernière série d’Arthur de Pins se révèle captivante et on ne peut plus originale. Déjà de par son graphisme, épuré et moderne, aux couleurs douces comme une caresse et aux formes rondes qui donnent l’impression de rebondir de crabe en crabe et de case en case. Ce graphisme très soigné est en parfait accord avec le récit, il va à l’essentiel avec douceur et met bien en valeur ce petit univers tout de sable et de pinces fait, auquel les gens ne prêtent pas forcément attention, trop occupés à se faire dorer la couenne sur la plage. Le scénario est tout aussi ravissant, on s’attache immédiatement à ces petits crabes malchanceux, affublés d’un destin sadique qui prend plaisir à les coincer en des lieux où seule la mort sera une douce délivrance. Mais « le crabe » n’a pas émit son dernier cri, face à cette cruelle destinée, prenant ces deux pinces à bras la carapace, il va s’acharner pour changer cette injuste soumission à la nature, acharnement qui se transformera en incroyable aventure. Les humains aussi sont conviés à celle-ci, de gentils humains… apparemment, mais seront-ils à la hauteur et que peut-on réellement attendre d’eux ? La dernière question restera : aurez-vous toujours envie de manger du crabe après ça… ? Tome 2 Une suite est à la hauteur du premier tome tant visuellement que scénaristiquement. Je dirais même encore meilleur car les humains se font plus discrets laissant toute la scène aux crustacés. L'auteur touche avec humour et sans jamais se montrer moralisateur à des sujets importants, tels que la pollution, la différence ou la persécution. J'attends vivement le dernier tome. Tome 3 Ce dernier opus m'est tombé des mains, j'ai eu la sensation de piétiner, l'histoire tire en longueur, deux tomes auraient largement suffi. J'ai totalement décroché, je n'ai même pas fini le tome tant je l'ai trouvé ennuyeux, cette suite est trop classique et sans surprise. De plus, comme la plupart des crabes se ressemblent j'ai eu un peu de mal à me replonger dans le récit, ce qui ça n'a pas arrangé les choses. Tant pis, j'aime beaucoup le style graphique mais j'attendrai une autre série de l'auteur. Celle-ci est déjà revendue.

10/01/2011 (MAJ le 26/09/2013) (modifier)

Un récit bluffant sur des mollusques de l'estuaire de la Gironde pendant 3 tomes conséquents. Sur un pari osé où l'on pourrait craindre l'ennui voier l'inutilité de se focaliser sur un microcosme infinitésimal, De Pins touche le chef d’œuvre du doigt en délivrant une histoire dense comme un œuf plein, à l'humour précis, imaginatif et constant. On y parle de conformité sociale, de lutte des classes, de ségrégation, de mort, de vie, d'écologie et même plus frontalement de connerie humaine. De Pins s'appuie sur un dessin atypique, auquel certains ne pourront pas adhérer car trop simpliste et à la colorisation primaire et monochrome. Je le qualifierais d'en-un-trait, dépouillé mais varié et clair comme une journée d'été dans cette station balnéaire, prouvant là la pertinence de l'existence du dessin numérique pour accentuer la fluidité de l'histoire. Impressionnant, tant et si bien qu'il sera probablement difficile de rééditer l'exploit à l'avenir.

13/06/2013 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaston

Un Arthur De Pins vraiment différent des 'Péchés mignons' tant au niveau du dessin (même s'il reste informatisé) que du scénario. Le ton est beaucoup plus philosophique et cynique. Il y a des passages excellents sur la misère des pauvres crabes qui ne peuvent pas bouger comme les autres crabes. Je suis impatient de savoir comment cela va se terminer. Les scènes avec les humains ne sont pas mal non plus même si je préfère les scènes avec les crabes. Le seul moment un peu ennuyeux est la scène avec le caméraman et la blonde qui risque de devenir une romance sans intérêt, mais pour l'instant ça ne prend pas beaucoup de place. Le dessin n'est pas mon style préféré, mais la colorisation est très bien faite.

09/10/2011 (modifier)
Par Jetjet
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Jetjet

L’auteur à la palette infographique des demoiselles girondes de Péchés mignons a troqué ses blagues coquines pour les Cancer Simplicimus Vulgaris ou crabes carrés de Gironde ! :) Adieu les petites demoiselles rondelettes et sexys et bienvenue à ces petits crabes angulaires dont la principale particularité est de se mouvoir selon une ligne droite sans changer de direction ! Alors forcément pour les rencontres avec les individus de la même espèce, les chances sont plutôt infimes qu’il s’agisse de la reproduction ou de jouer quelques accords de guitare ! Ces petits crabes sont si atypiques de par ce comportement unique qu’ils ne se donnent même pas la peine de se nommer, tablant leur quotidien comme leur avenir sur le hasard de rencontres improbables… Les huitres les exaspèrent en répétant bêtement ce qu’elles entendent, les humains les chahutent et les autres espèces veulent les asservir en jouant de leur faible mobilité sur un axe !!! Mais tout cela va changer lorsque Bateau et Soleil, deux de nos principaux protagonistes vont comprendre qu’ils peuvent interférer perpendiculairement à leur destinée l’un soulevant l’autre… Dès lors l’histoire va rudement s’accélérer sous la plage de Royan avec une équipe de journalistes motivée par la non évolution de cette espèce et les autres habitants de la plage visiblement pas enclins à laisser nos petits crabes faire preuve d’ingéniosité…. Vous l’aurez compris, je suis complètement tombé sous le charme de cette série atypique, pleine de poésie et bourrée d’humour par le grotesque des situations. Surprenant qu’Arthur de Pins abandonne la facilité des gags de ses petites cochonnes rondelettes pour l’odyssée de crabes évoluant dans un décor à deux dimensions se prétant tout à fait à leurs aventures ! C’est rudement malin et le graphisme tout en informatique se prête volontiers à ces aventures qui vous feront sourire à plus d’une reprise car loin de tourner en rond là où on ne peut se déplacer que de gauche à droite et de droite à gauche, les situations se renouvèlent avec des dialogues familiers mais hauts en couleur… Le montage est parfait, mettant en relief des flashbacks improbables et bourrés d’humour ! Ce premier tome pourrait se suffire à lui-même tant le contenu rassasie les papilles ! La chute donne envie d’en savoir plus mais en l’état c’est une véritable bouffée d’air frais printanier qui nous est offerte sur un plateau de fruits de mer… Le crabe c’est bon, bouffez en surtout à travers ce bouquin à offrir et à s’offrir. Voilà un scénario parfait pour les studios Pixar en manque d’inspiration actuellement avec leur séquelles. Merci à Arthur de Pins pour avoir fait de l’infiniment petit un si grand divertissement ! :)

30/05/2011 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Arthur de Pins est un auteur de talent qui sait s'adapter à tous les genres (humour, érotisme, fantastique...). J'avais déjà été sous le charme de Péchés mignons. Voilà qui réitère son exploit d'apporter quelque chose de nouveau à la bd comme un vent de fraîcheur. C'est toujours aussi drôle et cela se lit toujours aussi facilement. Dommage que les couleurs soient si tristes et limitées et que le dessin soit si simpliste en décalage complet avec la richesse du scénario. Le concept est plutôt amusant car il s'agit de la marche du crabe qui ne peut se déplacer que dans une seule direction de façon latérale pendant toute leur vie. A partir d'un récit autour de sympathiques crustacés, il va broder toute une histoire où même les hommes auront leur place. C'est une série à l'humour jubilatoire. On suivra avec plaisir cette trilogie en espérant avoir encore quelques surprises !

20/02/2011 (modifier)
Par Tomeke
Note: 3/5

Un vent d’air frais souffle… Et franchement, cela fait du bien de lire quelque chose d’un peu décalé ! Sans que cela n’ait fait complètement « mouche », je dois dire que j’ai passé un bon moment de lecture avec ce premier tome d’une trilogie. Suivre la vie complètement folle de ces crabes m’a vraiment plu. Sur un concept qui peut sembler vide de potentiel, l’auteur arrive à construire des situations drôles et absurdes, ainsi qu’une intrigue qui, sans qu’elle ne me semble essentielle, agrémente le récit d’un fil conducteur. L’auteur a son style graphique qui lui est propre. Ce n’est pas trop ma tasse de thé mais j’ai par contre apprécié la colorisation, douce et vive à la fois, parfaitement adaptée et réussie. Au final, je mets donc un 3/5 à cette série, en attendant la suite…

22/01/2011 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
L'avatar du posteur iannick

Qu’est ce que j’ai tourné autour de cette bd avant de me décider à la feuilleter ! La faute à une mise en couleurs informatique, chose que je n’apprécie que très rarement dans une bd. Mais, à force de lire et d’entendre des bédéphiles dire du bien sur « La Marche du crache », je me suis finalement décidé à la feuilleter… pour finalement, apprécier pleinement cet ouvrage ! « La Marche du crabe » ? C’est quoi ? C’est une histoire sur ces charmants crustacés, plus précisément sur une race de crabes dont la particularité est son impossibilité de dévier de sa trajectoire, c’est à dire que ces animaux ne peuvent marcher qu’en ligne droite ! On peut en déduire que ce genre de scénario ne peut que s’enliser vite fait dans la répétition pour finalement nous ennuyer de cette lecture sauf que l’auteur, Arthur De Pins, en a conçu une histoire originale, accrocheuse et riches en péripéties ! Sincèrement, ce premier tome de « La Marche du crabe » fut une de mes bonnes surprises en tant que lecteur en 2010. Je ne voudrais pas vous en dévoiler plus au niveau du scénario, histoire que vous puissiez profiter pleinement des surprises disséminées çà et là dans cette bd. Les protagonistes sont bien entendu des crabes mais le lecteur découvrira au fur et à mesure de sa lecture d’autres personnages assez attachants qui joueront sûrement un rôle de plus en plus important dans la série. Le dénouement est assez inattendu et me donne l’envie de suivre les prochaines aventures de ces bébêtes ! Quant à la mise en couleurs informatique qui me rebutait hautement au début, je me suis habitué à ce choix graphique au fil de la lecture. En fait, je me suis tellement fasciné par le devenir des crabes que j’ai oublié complètement cette mise en couleurs ! Il faut dire que la narration m’est apparue très accrocheuse une fois que la (longue) introduction sur la présentation de ces crustacés fut réalisée. Le seul défaut que j’ai pu constater sur le dessin est la difficulté par moments de bien différencier qui est qui parmi les crabes… Franchement, j’ai passé un bon moment de lecture avec ce premier tome de « La Marche du crabe ». C’est une bd que je recommande hautement aux lecteurs qui cherchent une série décalée, originale et plaisante à feuilleter. Une (bonne) curiosité !

07/01/2011 (modifier)
Par Pierig
Note: 3/5
L'avatar du posteur Pierig

Je ne suis pas un adepte du "tout informatique". C’est une question de goût. Il n’y a rien de plus subjectif, je vous l’accorde. Je n’ai donc jamais été tenté lire une série d’Arthur de Pins, malgré tout le bien qu’on en dit. J’ai zappé Zombillénium dans Spirou (à tort sans doute). Cet album est pour moi celui de la tentation (et non pas Péchés mignons, bande de petits fripons !). Oui, je me suis laissé tenter à ouvrir un album de cet auteur. C’est davantage la curiosité suscitée par le 4ème de couv qui m’a plongé dans cette débauche. Et j’ai trouvé la lecture des avatars de ces crabes mono-directionnels bien sympathique. Mon avis concernant le dessin reste le même. Je n’ai toujours pas d’accroche particulière. Le récit met un peu de temps à démarrer (sans doute pour poser le décor). Après, tout s’enchaîne, les multiples dangers auxquels est confronté le Cancer Simplicimus Vulgaris mettent en évidence son principal point faible : l’impossibilité anatomique de pouvoir dévier de sa trajectoire. Il est donc condamné à emprunter toujours le même chemin, à éviter les mêmes dangers, à croiser les mêmes gens. Mais est-ce une fatalité ? Rien n’est moins sûr, c’est ce qu’on découvrira dans les prochains tomes, j’imagine. Lecture sympathique donc, mais le prix rondelet m’incite à plus de réserves quant à son acquisition.

06/12/2010 (modifier)