Un conte romanesque pour adolescentes… certes, mais dans le cas présent je me suis découvert une âme de jeune fille en fleur (j’en entends rire au fond).
Cette très belle nuance de rouge nous conte donc l’étrange relation amoureuse qui se tisse entre une adolescente en pleine crise du même nom et un vampire en pleine crise, non pas du même nom mais existentielle.
Et si un truc comme Twilight me tape franchement sur le système, cette variation, elle, m’a totalement séduit. Pourquoi ? Tout d’abord grâce au ton employé : romanesque et léger à la fois, avec une grosse louche de gothique dans l’esthétique et de classique dans le narratif.
Le texte se lit facilement tout en parvenant à intégrer quelques passages du rouge et du noir cher à Stendhal : un pari audacieux relevé haut la main (mais une seule, hein, sinon c’est moins facile pour écrire… mais je m’égare) par un Mauricet en grande forme !
Le dessin est soigné et directement lisible. C’est du très bon semi-réalisme. Les personnages sont bien typés et leurs looks sont soignés. les décors ne sont pas négligés et bien en phase avec l'univers évoqué.
Non, rien à redire, vraiment ! Sinon que je suis impatient de découvrir la suite. Une suite qui, cerise sur le gâteau, cloturera la série. Pas de guimauve à rallonge, donc !
Enfin, pour convaincre les plus sceptiques qui ne verraient là qu’une œuvre opportuniste surfant sur la vague des suceurs-à-grandes-canines-toujours-bien-coiffés-même-si-ils-ne-se-voient-pas-dans-les-glaces, je citerais ce passage où la copine de l’héroïne lui propose une soirée vidéo consacrée à Twilight. Notre Garance rejette la proposition, lui préférant Gary Oldman. Si ça, c’est pas une preuve de bon goût, je n ‘y comprend plus rien !
Mon coup de cœur du moment.
J'ai acheté ce manga en même temps que Alabaster, un autre manga de Tezuka publié par le même éditeur. J'ai mis un peu de temps à lire ce one-shot car j'avais peur de trouver un truc moyen et donc d'avoir dépensé mon argent pour rien. Surprise, j'ai finalement plus apprécié 'Debout l'humanité !' que Alabaster !
Pourtant, j'avais trouvé le début franchement moyen, mais à partir du chapitre 4 l'intrigue décolle vraiment. L'auteur exploite l'idée des asexués de façon intelligente même si aujourd'hui certains éléments du récit peuvent faire sourciller (les humains acceptent facilement l'existence des asexués pas exemple). J'imagine que cette naïveté était normale dans les mangas de l'époque.
Comme dans tout bon Tezuka, il y a des personnages très bon. J'aime beaucoup Tenka Tahei qui est un pauvre type embarqué malgré lui dans un truc incroyable. Sa relation avec ses millions d'enfants est intéressante et si vous n'aimez pas l'inceste, il serait peut-être mieux de ne pas lire cet album même si les asexués n'ont pas de sexe entre les jambes (le seul truc que Tenka peut faire c'est faire joujou avec leurs seins quand ses enfants sont des femmes).
Bien sûr, durant ses 400 pages, les rebondissements sont nombreux, mais au final cela se lit assez bien. Le dessin est différent de ce que faisait habituellement Osamu Tezuka et je l'aime bien.
Cela faisait pas mal de temps que je voulais découvrir cette série et je peux affirmer haut et fort qu’elle est largement à la hauteur de mes attentes.
Le dessin en noir en blanc sans transition de gris traduit parfaitement cet univers dérangeant avec ses aplats noirs qui semblent toujours sur le point d’engloutir les personnages aux visages grimaçants, seul celui de Julius restant inexpressif en toutes circonstances. L’imagination débridée de l’auteur rend le scénario difficilement racontable mais celui-ci reste fluide grâce à une ligne claire traduisant une certaine rigueur. Comme le lecteur, Julius se voit à son insu entraîné dans un tourbillon de péripéties plus délirantes les unes que les autres. Avec toute la poésie dont il est capable, Mathieu révèle tout le potentiel extraordinaire de la bédé, explose les conventions, expérimente et joue avec les formes, avec le papier qui de support devient lui-même un personnage ou un paysage, construit des ponts entre les différentes réalités, entre le dessin et la photo, entre la science et la philosophie, recourt à des mises en abyme vertigineuses, provoque des chocs visuels et mentaux, on va de surprise en surprise, c’est tout simplement bluffant.
Cette BD, en plus de susciter une réflexion philosophique, n’est rien de moins qu’une porte ouverte vers une autre dimension. Et ouvre le champ des questionnements : où commence le rêve, où finit la réalité ? La réalité n’est-elle pas pire que le rêve ? Mathieu nous adresse-t-il une invitation au rêve ou une mise en garde contre la folie ? Aucune réponse n’est fournie… mais quel trip !
Je relirai sans aucun doute ce chef d’œuvre complexe et d’une grande richesse, certain du fait que pas mal de choses m’ont échappé en première lecture. Votre bédéthèque mérite largement cette série culte qui confère à son auteur le statut de maître du 9ème Art !
Tome 1 – L’Origine
Tome 2 – La Qu…
Tome 3 – Le Processus
Tome 4 – Le Début de la fin/La Fin du début
Tome 5 – La 2,333e dimension
Tome 6 - Le Décalage
Une revisitation très bien faite des aventures de capes et d'épées. On a les ingrédients classiques agrémentés d'une innovation technologique qui permet de sortir du cadre habituel. Le scénario est riche et bien construit, promesse d'une aventure qui ne s’essoufflera pas.
Le dessin est classique et bien réussi même s'il présente parfois des bizarreries anatomiques et si la colorisation se révèle trop sombre dans certaines cases.
Au final, une bonne bande dessinée qui donne un moment agréable de divertissement.
Pour les inquiets, qui, comme moi, hésitent à investir dans une série vu le taux d'arrêts après le tome 1, il faut savoir que le tome 2 sortira en octobre 2012 et que le tome 3 est en financement sur le site de son éditeur (puisqu'il s'agit ici de crowfunding)
Comment dire avec des mots simples ? Ah oui... juste parfait !
Pour tout avouer, je déambulais chez mon vendeur de BD en quête :
- d'une série finie
- avec un scénario (qui se tienne sur tous les volumes)
- des dessins à mon goût
- et tout ça plutôt SF - Fantasy
Je ne peux que remercier mon libraire ! C'est vrai que je ne suis pas forcément un lecteur invétéré (de BD), mais je me demande encore comment j'ai pu faire pour passer au travers.
Après la lecture des 4 premiers tomes.
Une très bonne série sur la deuxième guerre mondiale.
Les dessins sont tous bonnement sublimes.
Le scénario, quant à lui, est haletant et retranscrit bien toute l'horreur et l'absurdité de la guerre ainsi que les sentiments des différents protagonistes. De plus l'auteur a l'air de s'être très bien documenté sur la période concernée avant d'écrire son histoire et cela se ressent.
Juste un petit bémol, le fait que certains personnages pardonnent un peu trop facilement les erreurs commises par d'autres et la fin en happy end ne font pas très crédible à mon goût.
Mais bon, sinon c'est un sans faute sur toute la ligne et je conseille vivement la lecture de cette série.
Une bien bonne surprise cette BD, j'aime bien les sujets concernant le voyage dans le temps et celui-ci est très intéressant, deux compères (des Redresseurs) qui rafistolent le temps après une uchronie créée par les Manipulateurs, le tout se déroulant au XVème siècle et dans le futur.
J'attends la suite avec attention, suite qui mettra fin à ce diptyque.
Et j'espère qu'il y aura d'autres histoires de ce binôme très convaincant.
3.5
Parmi tous les Tezuka que je voulais lire, ce one-shot était dans le haut de la liste. Il parait que c'est l'œuvre la plus sombre de l'auteur et qu'il y a Rock Holmes, un personnage que j'aime beaucoup. J'étais donc curieux de lire 'Alabaster' depuis que j'avais appris son existence et j'étais bien content quand j'ai su qu'un éditeur l'avait enfin édité.
Mon verdict ? Bien, j'ai trouvé le récit intéressant même si je suis un peu déçu. C'est ça le problème avec les œuvres qu'on veut lire absolument, on s'imagine que c'est un chef d'œuvre et on l'idolâtre sans avoir lu une seule page. Donc au final j'ai été déçu que ça ne soit que 'franchement bien' à mes yeux.
J'ai beaucoup aimé les différents thèmes que Tezuka traite. La folie d'Alabaster, qui considère que la pureté et la beauté n'existent pas, est très bien traitée. J'ai aimé le rôle de Rock Holmes et Amy est un personnage attachant. Dommage que son frère adoptif et les amis de Gen n'aient pas un plus grand rôle et que Gen lui même soit sans grand intérêt.
Sinon, oui l'histoire est assez sombre. Pas autant qu'un truc comme 'Watchmen' ou les derniers tomes de 'Neon Genesis Evangelion', mais c'est clair que si vous connaissez uniquement 'Astro Boy', vous allez avoir une surprise durant votre lecture !
Bref, 'Alabaster' est une bonne œuvre de Tezuka, mais qui contient quelques défauts: des visages rigolos dans des passages censés être dramatiques et les deux-trois derniers chapitres sont un peu moins bons que les autres. C'est donc une œuvre que je recommande, mais plus pour les fans du style de Osamu Tezuka qui connaissent déjà les défauts de certains de ses récits. Je ne suis pas sûr si c'est un bon one-shot pour découvrir cet auteur.
Miam, quel concept alléchant. Complètement improbable, un rêve d’enfant, certes, mais alléchant quand même : l’humanité décide enfin que trop, c’est trop, que cette course en avant ne nous mènera nulle part, et qu’il est grand temps de « dévoluer ». L’ONU passe donc des tas de lois et réformes drastiques, et les résultats ne se font pas attendre… mais peut-on aller trop loin dans l’autre sens ?
Suivre cette évolution « à l’envers » est d’abord rigolo, puis beaucoup moins rigolo quand on considère la gestion de nos déchets nucléaires par des générations n’ayant plus les compétences, ou quand on voit une famille brûler des livres pour se réchauffer. Bon, le ton reste léger, et les enchainements sont simplifiés. Je trouve qu’il y avait moyen d’aller plus loin dans la réflexion, même si je réalise tout à fait que ce n’était sans doute pas le but recherché.
L’utilisation d’une langue universelle simplifiée est bien vu, et nous amène à nous poser tout un tas de questions sur l’efficacité, la complexité et les subtilités de nos langues actuelles.
Graphiquement, c’est magnifique, avec ce petit truc en plus : la complexité du dessin dévolue elle-aussi au fil des pages : planches hyper-détaillées en couleur au début, pour revenir progressivement à l’état de crayonné… bien vu !
Grumf ! (*)
(*) Un album original au possible, à découvrir de toute urgence. Un coup de cœur !
Avis sur le tome 1 "Conquête de l'Est" :
Avec cette nouvelle série, Sfar a l’ambition de réaliser 2 à 3 albums par an. Au vu de sa capacité de production actuelle, cela me semble tout à fait à sa portée ! Sur la lancée du Chat du Rabbin, l’auteur continue son « exploration » dans la religion juive.
Cette fois-ci, l’action se déroule en Ukraine au début du XXème siècle. Les protagonistes sont des personnages paumés ou rejetés par les leurs dont le principal soucis est de profiter de la vie à tous prix. Pour cela, ils vont découvrir plus ou moins volontairement la musique et former un groupe joyeux qui les amènera à Odessa.
A travers leurs péripéties, les personnages principaux se révèleront très attachants malgré le fait qu’ils n’ont rien en commun avec des héros. A noter que les réactions du personnage principal ressemblent énormément à celles du célèbre « chat du rabbin » et que la femme rappelle beaucoup Zlabya de cette même série.
Deux choses ressortent à la lecture de cette bédé : Les réflexions liées à la religion juive sont toujours présentes dans la vie de nos personnages principaux bien que leur monde soit dur et soumis à des actes horribles. Cette dureté est d’ailleurs renforcée par une mise en couleurs adéquate.
La musique va prendre une place de plus en plus importante au fur et à mesure des aventures de ce groupe, il s’agit du « Klezmer » issu de communauté juive russe. La deuxième moitié du livre est quelque sorte totalement imprégnée de cette ambiance musicale. Pour ma part, Sfar a réussi à travers son récit à attirer la curiosité sur cette musique qui m’était complètement inconnue ! Chapeau l’artiste ! D’ailleurs, à la fin de ce tome, l’auteur donne des précisions très utiles sur le Klezmer.
En dépit d’une longue introduction, ce road-movie se révèle finalement très attachant. « Klezmer » pourrait bien devenir une excellente série aventure, elle a pour mérite de nous faire découvrir cette musique, et de nous emmener dans une Ukraine hostile et paradoxalement captivante. Dans une interview, Sfar s'identifie comme un « raconteur d’histoires », je ne peux pas mieux le définir !
Note finale : 4/5
Avis sur le tome 2 "Bon anniversaire Scylla" :
J’ai trouvé ce nouvel album meilleur que « La conquête de l’Est » (le premier tome de la série) ! Cette BD est une formidable invitation à la fête, jugez-en plutôt les paroles de la première page du livre : « Allez, on s’y remet !… On retourne à Odessa dans cette nuit étoilée… Les fenêtres ouvertes de l’élégante maison laissent la musique juive se répandre dans les rues endormies… profitons de cette drôle de fête. Souvenons-nous longtemps de cette nuit merveilleuse car c’est à ce moment-là que nos musiciens sont vraiment devenus amis.»… Pour tout vous dire, je m’en souviendrais toujours de cette lecture car bien que l’album soit sorti depuis environ un mois seulement, je l’ai relu au moins 4 fois avec toujours un grand plaisir !
J’adore cette histoire assez folle qui se passe quasiment en huis-clos où notre groupe de musiciens se produit sur scène toute la nuit dans une grande maison bourgeoise. J’adore ces instants où j’ai eu l’impression de partager des moments intimes avec chacun des personnages lorsqu’ils faisaient une pause. J’adore quand l’auteur se permet par l’intermédiaire du personnage de Tchokola de raconter de courtes histoires à la fois drôles, dures et émouvantes (pages 31 à 39 et de 42 à 62). Sfar a vraiment un talent de narrateur extraordinaire !
J’adore ce dessin nerveux, expressif et vivant qui sied merveilleusement à cette histoire joyeuse et qui a réussi à me faire « sentir » cette musique dite « Klezmer ». J’adore aussi cette mise en couleurs qui crée des ambiances tantôt chaudes, tantôt froides, tantôt reposantes tout au long du livre. Sur ce dernier point, à la fin de l’album, Sfar nous fait partager sous forme de notes son point de vue très intéressante sur l’utilisation de l’aquarelle dans une BD. J’adore aussi l’excellente travail de reliure des éditions Gallimard pour l’ensemble de cette collection dont est issue « Klezmer ».
« Bon anniversaire Scylla » est un album qui peut se lire indépendamment du premier tome de la série. Même si vous n’avez pas aimé « La conquête de l’Est », je vous recommande très vivement de feuilleter le deuxième album de la série car l’ambiance, le lieu sont assez différents du premier tome. En tout cas et personnellement, ça fait bien longtemps que je n’ai eu autant de plaisir à lire une BD ! Merci Joann !
Note finale : 5/5
Avis sur le tome 3 "Tous des voleurs !" :
Quand je lis un nouvel album de Joann Sfar, je m’attends à ce qu’il me surprend et me raconte une belle histoire… et ce troisième tome remplit, à mon avis, parfaitement son contrat !
Dans « Tous des voleurs ! », Yaacov, Tchokola, Vincenzo et Hava se retrouvent dans une vaste demeure laissée à leur disposition par Scylla (voir tome 2)… les ennuis vont recommencer lorsque le baron les rejoindra le lendemain avec des caisses de whiskys dont une contenant des armes…
Ce nouvel album est riche en péripéties, sur ce point, la trame de l’histoire se révèle aussi vivante que le premier tome de la série. D’ailleurs, je me demande comment nos amis vont s’en tirer dans le prochain album (intitulé normalement « Kishimev des fous ») !
Personnellement, je ne me suis pas du tout ennuyé en lisant « Tous des voleurs » et je me suis régalé sur les dialogues de Sfar dont une de ses phrases assez marrantes est restée gravée en moi : « Pour le Talmud, il faut bombarder son maître de question ; pour la guitare, on observe et on ferme sa gueule » (page 7).
Dans ce nouvel opus, si la musique régit toujours le quotidien de la bande, la religion s’efface en faveur des séquences immorales (le vol, la luxure, etc…) .
La bd comporte un mini-carnet intéressant sur la ville d’Odessa, on y découvre les habitudes des russes et de beaux croquis.
Alors, avec tous ces qualités, « Tous des voleurs ! » est-il le meilleur album de la série ? Non parce que je trouve que le graphisme est d’un ton en-dessous des deux premiers tomes.
Pour réaliser « Tous des voleurs ! », Joann Sfar a dessiné sur un livret en plus grand format que ses autres albums… je me demande bien quel intérêt a-t-il eu à avoir changé de format étant donné que son dessin m’est apparu –cette fois ci- trop souvent brouillon (d’ailleurs, on peut voir ses crayonnés en rouge à travers sa mise en couleurs à l’aquarelle).
Même sa mise en couleurs m’a semblé moins flamboyante (je pense que cela est du au fait que Joann Sfar a été obligé combler de plus grands vides que d’habitude… à l’aquarelle, il est assez difficile de dessiner sur de grands formats).
Au final, j’ai passé un bon moment de lecture avec « Tous des voleurs ».
Joann Sfar est, à mon avis, un des meilleurs narrateurs actuellement et il est difficile de décrocher à la lecture de ses albums. Dommage que le dessin ne soit pas aussi beau que les deux premiers albums de « Klezmer »… mais cela ne m’empêchera pas de me précipiter sur le prochain tome !
Note finale : 4/5
Avis sur le tome 4 "Trapèze volant !" :
Cinq ans d'attente pour ce nouvel tome "Klezmer" ! Vous vous en doutez : j'étais impatient de lire cet album et de me plonger dans cette lecture avec gourmandise !
Eh bien, grande fut ma déception ! L'histoire n'avance pas beaucoup malgré le nombre de pages conséquent ! Il faut dire aussi que cet album comporte énormément de planches en une ou deux cases ; du coup, la lecture se fait vite fait !
Et le scénario proprement dit ? De nombreuses invraisemblances jalonnent les aventures du quatuor et je ne vous parle pas du dénouement ridicule qui n'a que pour rôle de nous donner du suspense en attendant le prochain tome : c'est mesquin !
Où sont passées les historiettes racontées par les principaux personnages qui faisaient un des points forts des précédents albums de la série ? Il n'y a aucun dans "Trapèze volant !" ! Où sont les références historiques et culturelles de la Russie qui faisaient la richesse des premières tomes de "Klezmer" ? Que dalle ! Rien ! Nada !
Et le dessin ? Une grosse déception également ! J'ai eu le sentiment que Joann Sfar devait impérativement terminer rapidement son ouvrage à une date bien précise au vu des planches pratiquement illisibles et à la mise en couleurs faite en crayonnés ! Du jamais vu de mémoire de bédéphile dans un des livres réalisés comme ça par un auteur ! Ce résultat me donne l'impression que Joann Sfar s'en foutait royalement du lecteur ! Franchement, si cet auteur n'était pas mondialement connu, quel éditeur aurait publié ce genre de bd au dessin si inachevé ?
Je suis très déçu par ce tome de "Klezmer", tellement déçu que je ne me précipiterai pas sur le prochain album de cette série. Je ne comprends pas qu'un éditeur ait publié ce livre au dessin illisible et inachevé ! A mon avis, Joann Sfar devrait arrêter de concevoir des films et des nouveaux albums afin de mieux se concentrer sur son dessin et sur les scénarii de ses séries en cours !
Note finale : 1/5
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Une bien belle nuance de rouge
Un conte romanesque pour adolescentes… certes, mais dans le cas présent je me suis découvert une âme de jeune fille en fleur (j’en entends rire au fond). Cette très belle nuance de rouge nous conte donc l’étrange relation amoureuse qui se tisse entre une adolescente en pleine crise du même nom et un vampire en pleine crise, non pas du même nom mais existentielle. Et si un truc comme Twilight me tape franchement sur le système, cette variation, elle, m’a totalement séduit. Pourquoi ? Tout d’abord grâce au ton employé : romanesque et léger à la fois, avec une grosse louche de gothique dans l’esthétique et de classique dans le narratif. Le texte se lit facilement tout en parvenant à intégrer quelques passages du rouge et du noir cher à Stendhal : un pari audacieux relevé haut la main (mais une seule, hein, sinon c’est moins facile pour écrire… mais je m’égare) par un Mauricet en grande forme ! Le dessin est soigné et directement lisible. C’est du très bon semi-réalisme. Les personnages sont bien typés et leurs looks sont soignés. les décors ne sont pas négligés et bien en phase avec l'univers évoqué. Non, rien à redire, vraiment ! Sinon que je suis impatient de découvrir la suite. Une suite qui, cerise sur le gâteau, cloturera la série. Pas de guimauve à rallonge, donc ! Enfin, pour convaincre les plus sceptiques qui ne verraient là qu’une œuvre opportuniste surfant sur la vague des suceurs-à-grandes-canines-toujours-bien-coiffés-même-si-ils-ne-se-voient-pas-dans-les-glaces, je citerais ce passage où la copine de l’héroïne lui propose une soirée vidéo consacrée à Twilight. Notre Garance rejette la proposition, lui préférant Gary Oldman. Si ça, c’est pas une preuve de bon goût, je n ‘y comprend plus rien ! Mon coup de cœur du moment.
Debout l'humanité !
J'ai acheté ce manga en même temps que Alabaster, un autre manga de Tezuka publié par le même éditeur. J'ai mis un peu de temps à lire ce one-shot car j'avais peur de trouver un truc moyen et donc d'avoir dépensé mon argent pour rien. Surprise, j'ai finalement plus apprécié 'Debout l'humanité !' que Alabaster ! Pourtant, j'avais trouvé le début franchement moyen, mais à partir du chapitre 4 l'intrigue décolle vraiment. L'auteur exploite l'idée des asexués de façon intelligente même si aujourd'hui certains éléments du récit peuvent faire sourciller (les humains acceptent facilement l'existence des asexués pas exemple). J'imagine que cette naïveté était normale dans les mangas de l'époque. Comme dans tout bon Tezuka, il y a des personnages très bon. J'aime beaucoup Tenka Tahei qui est un pauvre type embarqué malgré lui dans un truc incroyable. Sa relation avec ses millions d'enfants est intéressante et si vous n'aimez pas l'inceste, il serait peut-être mieux de ne pas lire cet album même si les asexués n'ont pas de sexe entre les jambes (le seul truc que Tenka peut faire c'est faire joujou avec leurs seins quand ses enfants sont des femmes). Bien sûr, durant ses 400 pages, les rebondissements sont nombreux, mais au final cela se lit assez bien. Le dessin est différent de ce que faisait habituellement Osamu Tezuka et je l'aime bien.
Julius Corentin Acquefacques
Cela faisait pas mal de temps que je voulais découvrir cette série et je peux affirmer haut et fort qu’elle est largement à la hauteur de mes attentes. Le dessin en noir en blanc sans transition de gris traduit parfaitement cet univers dérangeant avec ses aplats noirs qui semblent toujours sur le point d’engloutir les personnages aux visages grimaçants, seul celui de Julius restant inexpressif en toutes circonstances. L’imagination débridée de l’auteur rend le scénario difficilement racontable mais celui-ci reste fluide grâce à une ligne claire traduisant une certaine rigueur. Comme le lecteur, Julius se voit à son insu entraîné dans un tourbillon de péripéties plus délirantes les unes que les autres. Avec toute la poésie dont il est capable, Mathieu révèle tout le potentiel extraordinaire de la bédé, explose les conventions, expérimente et joue avec les formes, avec le papier qui de support devient lui-même un personnage ou un paysage, construit des ponts entre les différentes réalités, entre le dessin et la photo, entre la science et la philosophie, recourt à des mises en abyme vertigineuses, provoque des chocs visuels et mentaux, on va de surprise en surprise, c’est tout simplement bluffant. Cette BD, en plus de susciter une réflexion philosophique, n’est rien de moins qu’une porte ouverte vers une autre dimension. Et ouvre le champ des questionnements : où commence le rêve, où finit la réalité ? La réalité n’est-elle pas pire que le rêve ? Mathieu nous adresse-t-il une invitation au rêve ou une mise en garde contre la folie ? Aucune réponse n’est fournie… mais quel trip ! Je relirai sans aucun doute ce chef d’œuvre complexe et d’une grande richesse, certain du fait que pas mal de choses m’ont échappé en première lecture. Votre bédéthèque mérite largement cette série culte qui confère à son auteur le statut de maître du 9ème Art ! Tome 1 – L’Origine
Tome 2 – La Qu…
Tome 3 – Le Processus
Tome 4 – Le Début de la fin/La Fin du début
Tome 5 – La 2,333e dimension
Tome 6 - Le Décalage 
Le Chevalier Mécanique
Une revisitation très bien faite des aventures de capes et d'épées. On a les ingrédients classiques agrémentés d'une innovation technologique qui permet de sortir du cadre habituel. Le scénario est riche et bien construit, promesse d'une aventure qui ne s’essoufflera pas. Le dessin est classique et bien réussi même s'il présente parfois des bizarreries anatomiques et si la colorisation se révèle trop sombre dans certaines cases. Au final, une bonne bande dessinée qui donne un moment agréable de divertissement. Pour les inquiets, qui, comme moi, hésitent à investir dans une série vu le taux d'arrêts après le tome 1, il faut savoir que le tome 2 sortira en octobre 2012 et que le tome 3 est en financement sur le site de son éditeur (puisqu'il s'agit ici de crowfunding)
Universal War One
Comment dire avec des mots simples ? Ah oui... juste parfait ! Pour tout avouer, je déambulais chez mon vendeur de BD en quête : - d'une série finie - avec un scénario (qui se tienne sur tous les volumes) - des dessins à mon goût - et tout ça plutôt SF - Fantasy Je ne peux que remercier mon libraire ! C'est vrai que je ne suis pas forcément un lecteur invétéré (de BD), mais je me demande encore comment j'ai pu faire pour passer au travers.
Airborne 44
Après la lecture des 4 premiers tomes. Une très bonne série sur la deuxième guerre mondiale. Les dessins sont tous bonnement sublimes. Le scénario, quant à lui, est haletant et retranscrit bien toute l'horreur et l'absurdité de la guerre ainsi que les sentiments des différents protagonistes. De plus l'auteur a l'air de s'être très bien documenté sur la période concernée avant d'écrire son histoire et cela se ressent. Juste un petit bémol, le fait que certains personnages pardonnent un peu trop facilement les erreurs commises par d'autres et la fin en happy end ne font pas très crédible à mon goût. Mais bon, sinon c'est un sans faute sur toute la ligne et je conseille vivement la lecture de cette série.
Les Brigades du Temps
Une bien bonne surprise cette BD, j'aime bien les sujets concernant le voyage dans le temps et celui-ci est très intéressant, deux compères (des Redresseurs) qui rafistolent le temps après une uchronie créée par les Manipulateurs, le tout se déroulant au XVème siècle et dans le futur. J'attends la suite avec attention, suite qui mettra fin à ce diptyque. Et j'espère qu'il y aura d'autres histoires de ce binôme très convaincant.
Alabaster
3.5 Parmi tous les Tezuka que je voulais lire, ce one-shot était dans le haut de la liste. Il parait que c'est l'œuvre la plus sombre de l'auteur et qu'il y a Rock Holmes, un personnage que j'aime beaucoup. J'étais donc curieux de lire 'Alabaster' depuis que j'avais appris son existence et j'étais bien content quand j'ai su qu'un éditeur l'avait enfin édité. Mon verdict ? Bien, j'ai trouvé le récit intéressant même si je suis un peu déçu. C'est ça le problème avec les œuvres qu'on veut lire absolument, on s'imagine que c'est un chef d'œuvre et on l'idolâtre sans avoir lu une seule page. Donc au final j'ai été déçu que ça ne soit que 'franchement bien' à mes yeux. J'ai beaucoup aimé les différents thèmes que Tezuka traite. La folie d'Alabaster, qui considère que la pureté et la beauté n'existent pas, est très bien traitée. J'ai aimé le rôle de Rock Holmes et Amy est un personnage attachant. Dommage que son frère adoptif et les amis de Gen n'aient pas un plus grand rôle et que Gen lui même soit sans grand intérêt. Sinon, oui l'histoire est assez sombre. Pas autant qu'un truc comme 'Watchmen' ou les derniers tomes de 'Neon Genesis Evangelion', mais c'est clair que si vous connaissez uniquement 'Astro Boy', vous allez avoir une surprise durant votre lecture ! Bref, 'Alabaster' est une bonne œuvre de Tezuka, mais qui contient quelques défauts: des visages rigolos dans des passages censés être dramatiques et les deux-trois derniers chapitres sont un peu moins bons que les autres. C'est donc une œuvre que je recommande, mais plus pour les fans du style de Osamu Tezuka qui connaissent déjà les défauts de certains de ses récits. Je ne suis pas sûr si c'est un bon one-shot pour découvrir cet auteur.
Grumf
Miam, quel concept alléchant. Complètement improbable, un rêve d’enfant, certes, mais alléchant quand même : l’humanité décide enfin que trop, c’est trop, que cette course en avant ne nous mènera nulle part, et qu’il est grand temps de « dévoluer ». L’ONU passe donc des tas de lois et réformes drastiques, et les résultats ne se font pas attendre… mais peut-on aller trop loin dans l’autre sens ? Suivre cette évolution « à l’envers » est d’abord rigolo, puis beaucoup moins rigolo quand on considère la gestion de nos déchets nucléaires par des générations n’ayant plus les compétences, ou quand on voit une famille brûler des livres pour se réchauffer. Bon, le ton reste léger, et les enchainements sont simplifiés. Je trouve qu’il y avait moyen d’aller plus loin dans la réflexion, même si je réalise tout à fait que ce n’était sans doute pas le but recherché. L’utilisation d’une langue universelle simplifiée est bien vu, et nous amène à nous poser tout un tas de questions sur l’efficacité, la complexité et les subtilités de nos langues actuelles. Graphiquement, c’est magnifique, avec ce petit truc en plus : la complexité du dessin dévolue elle-aussi au fil des pages : planches hyper-détaillées en couleur au début, pour revenir progressivement à l’état de crayonné… bien vu ! Grumf ! (*) (*) Un album original au possible, à découvrir de toute urgence. Un coup de cœur !
Klezmer
Avis sur le tome 1 "Conquête de l'Est" : Avec cette nouvelle série, Sfar a l’ambition de réaliser 2 à 3 albums par an. Au vu de sa capacité de production actuelle, cela me semble tout à fait à sa portée ! Sur la lancée du Chat du Rabbin, l’auteur continue son « exploration » dans la religion juive. Cette fois-ci, l’action se déroule en Ukraine au début du XXème siècle. Les protagonistes sont des personnages paumés ou rejetés par les leurs dont le principal soucis est de profiter de la vie à tous prix. Pour cela, ils vont découvrir plus ou moins volontairement la musique et former un groupe joyeux qui les amènera à Odessa. A travers leurs péripéties, les personnages principaux se révèleront très attachants malgré le fait qu’ils n’ont rien en commun avec des héros. A noter que les réactions du personnage principal ressemblent énormément à celles du célèbre « chat du rabbin » et que la femme rappelle beaucoup Zlabya de cette même série. Deux choses ressortent à la lecture de cette bédé : Les réflexions liées à la religion juive sont toujours présentes dans la vie de nos personnages principaux bien que leur monde soit dur et soumis à des actes horribles. Cette dureté est d’ailleurs renforcée par une mise en couleurs adéquate. La musique va prendre une place de plus en plus importante au fur et à mesure des aventures de ce groupe, il s’agit du « Klezmer » issu de communauté juive russe. La deuxième moitié du livre est quelque sorte totalement imprégnée de cette ambiance musicale. Pour ma part, Sfar a réussi à travers son récit à attirer la curiosité sur cette musique qui m’était complètement inconnue ! Chapeau l’artiste ! D’ailleurs, à la fin de ce tome, l’auteur donne des précisions très utiles sur le Klezmer. En dépit d’une longue introduction, ce road-movie se révèle finalement très attachant. « Klezmer » pourrait bien devenir une excellente série aventure, elle a pour mérite de nous faire découvrir cette musique, et de nous emmener dans une Ukraine hostile et paradoxalement captivante. Dans une interview, Sfar s'identifie comme un « raconteur d’histoires », je ne peux pas mieux le définir ! Note finale : 4/5 Avis sur le tome 2 "Bon anniversaire Scylla" : J’ai trouvé ce nouvel album meilleur que « La conquête de l’Est » (le premier tome de la série) ! Cette BD est une formidable invitation à la fête, jugez-en plutôt les paroles de la première page du livre : « Allez, on s’y remet !… On retourne à Odessa dans cette nuit étoilée… Les fenêtres ouvertes de l’élégante maison laissent la musique juive se répandre dans les rues endormies… profitons de cette drôle de fête. Souvenons-nous longtemps de cette nuit merveilleuse car c’est à ce moment-là que nos musiciens sont vraiment devenus amis.»… Pour tout vous dire, je m’en souviendrais toujours de cette lecture car bien que l’album soit sorti depuis environ un mois seulement, je l’ai relu au moins 4 fois avec toujours un grand plaisir ! J’adore cette histoire assez folle qui se passe quasiment en huis-clos où notre groupe de musiciens se produit sur scène toute la nuit dans une grande maison bourgeoise. J’adore ces instants où j’ai eu l’impression de partager des moments intimes avec chacun des personnages lorsqu’ils faisaient une pause. J’adore quand l’auteur se permet par l’intermédiaire du personnage de Tchokola de raconter de courtes histoires à la fois drôles, dures et émouvantes (pages 31 à 39 et de 42 à 62). Sfar a vraiment un talent de narrateur extraordinaire ! J’adore ce dessin nerveux, expressif et vivant qui sied merveilleusement à cette histoire joyeuse et qui a réussi à me faire « sentir » cette musique dite « Klezmer ». J’adore aussi cette mise en couleurs qui crée des ambiances tantôt chaudes, tantôt froides, tantôt reposantes tout au long du livre. Sur ce dernier point, à la fin de l’album, Sfar nous fait partager sous forme de notes son point de vue très intéressante sur l’utilisation de l’aquarelle dans une BD. J’adore aussi l’excellente travail de reliure des éditions Gallimard pour l’ensemble de cette collection dont est issue « Klezmer ». « Bon anniversaire Scylla » est un album qui peut se lire indépendamment du premier tome de la série. Même si vous n’avez pas aimé « La conquête de l’Est », je vous recommande très vivement de feuilleter le deuxième album de la série car l’ambiance, le lieu sont assez différents du premier tome. En tout cas et personnellement, ça fait bien longtemps que je n’ai eu autant de plaisir à lire une BD ! Merci Joann ! Note finale : 5/5 Avis sur le tome 3 "Tous des voleurs !" : Quand je lis un nouvel album de Joann Sfar, je m’attends à ce qu’il me surprend et me raconte une belle histoire… et ce troisième tome remplit, à mon avis, parfaitement son contrat ! Dans « Tous des voleurs ! », Yaacov, Tchokola, Vincenzo et Hava se retrouvent dans une vaste demeure laissée à leur disposition par Scylla (voir tome 2)… les ennuis vont recommencer lorsque le baron les rejoindra le lendemain avec des caisses de whiskys dont une contenant des armes… Ce nouvel album est riche en péripéties, sur ce point, la trame de l’histoire se révèle aussi vivante que le premier tome de la série. D’ailleurs, je me demande comment nos amis vont s’en tirer dans le prochain album (intitulé normalement « Kishimev des fous ») ! Personnellement, je ne me suis pas du tout ennuyé en lisant « Tous des voleurs » et je me suis régalé sur les dialogues de Sfar dont une de ses phrases assez marrantes est restée gravée en moi : « Pour le Talmud, il faut bombarder son maître de question ; pour la guitare, on observe et on ferme sa gueule » (page 7). Dans ce nouvel opus, si la musique régit toujours le quotidien de la bande, la religion s’efface en faveur des séquences immorales (le vol, la luxure, etc…) . La bd comporte un mini-carnet intéressant sur la ville d’Odessa, on y découvre les habitudes des russes et de beaux croquis. Alors, avec tous ces qualités, « Tous des voleurs ! » est-il le meilleur album de la série ? Non parce que je trouve que le graphisme est d’un ton en-dessous des deux premiers tomes. Pour réaliser « Tous des voleurs ! », Joann Sfar a dessiné sur un livret en plus grand format que ses autres albums… je me demande bien quel intérêt a-t-il eu à avoir changé de format étant donné que son dessin m’est apparu –cette fois ci- trop souvent brouillon (d’ailleurs, on peut voir ses crayonnés en rouge à travers sa mise en couleurs à l’aquarelle). Même sa mise en couleurs m’a semblé moins flamboyante (je pense que cela est du au fait que Joann Sfar a été obligé combler de plus grands vides que d’habitude… à l’aquarelle, il est assez difficile de dessiner sur de grands formats). Au final, j’ai passé un bon moment de lecture avec « Tous des voleurs ». Joann Sfar est, à mon avis, un des meilleurs narrateurs actuellement et il est difficile de décrocher à la lecture de ses albums. Dommage que le dessin ne soit pas aussi beau que les deux premiers albums de « Klezmer »… mais cela ne m’empêchera pas de me précipiter sur le prochain tome ! Note finale : 4/5 Avis sur le tome 4 "Trapèze volant !" : Cinq ans d'attente pour ce nouvel tome "Klezmer" ! Vous vous en doutez : j'étais impatient de lire cet album et de me plonger dans cette lecture avec gourmandise ! Eh bien, grande fut ma déception ! L'histoire n'avance pas beaucoup malgré le nombre de pages conséquent ! Il faut dire aussi que cet album comporte énormément de planches en une ou deux cases ; du coup, la lecture se fait vite fait ! Et le scénario proprement dit ? De nombreuses invraisemblances jalonnent les aventures du quatuor et je ne vous parle pas du dénouement ridicule qui n'a que pour rôle de nous donner du suspense en attendant le prochain tome : c'est mesquin ! Où sont passées les historiettes racontées par les principaux personnages qui faisaient un des points forts des précédents albums de la série ? Il n'y a aucun dans "Trapèze volant !" ! Où sont les références historiques et culturelles de la Russie qui faisaient la richesse des premières tomes de "Klezmer" ? Que dalle ! Rien ! Nada ! Et le dessin ? Une grosse déception également ! J'ai eu le sentiment que Joann Sfar devait impérativement terminer rapidement son ouvrage à une date bien précise au vu des planches pratiquement illisibles et à la mise en couleurs faite en crayonnés ! Du jamais vu de mémoire de bédéphile dans un des livres réalisés comme ça par un auteur ! Ce résultat me donne l'impression que Joann Sfar s'en foutait royalement du lecteur ! Franchement, si cet auteur n'était pas mondialement connu, quel éditeur aurait publié ce genre de bd au dessin si inachevé ? Je suis très déçu par ce tome de "Klezmer", tellement déçu que je ne me précipiterai pas sur le prochain album de cette série. Je ne comprends pas qu'un éditeur ait publié ce livre au dessin illisible et inachevé ! A mon avis, Joann Sfar devrait arrêter de concevoir des films et des nouveaux albums afin de mieux se concentrer sur son dessin et sur les scénarii de ses séries en cours ! Note finale : 1/5