Un peu de Cinquième élément, une pointe de Judge Dread, une bonne cuillerée de Batman et d'Iron Man et un soupçon de I-Robot et nous voilà partis pour Nirvana. Pour ma part, c'est la grosse éclate, malgré quelques facilités scénaristiques, dont la fameuse armure qui avait attiré mon regard sur les rayons de la Fnac.
Ne nous y trompons pas, tous les éléments d'une série détonante sont bel et bien réunis, mais le tome 2 s'avèrera je pense décisif quant à savoir si nous sommes effectivement en présence d'une des séries les plus jouissives du genre, ou d'un horrible méli-mélo mystico-psychologique qui se cachait derrière un beau graphisme et des personnages plutôt sympathiques.
Tel un analyste politique de supermarché, je me risquerai à un pronostic hasardeux sur la première option. Divers éléments (tels le fameux androïde "Blaster" qui chasse les drogués au Nirvana, la présence d'intérêts financiers et éthiques contradictoires, la mystérieuse corporation des archivistes, et bien entendu le cliff-hanger final) me laissent présager une suite riche et complexe, où le héros devra évoluer dans le monde, plutôt qu'un repli de la série sur le héros et ses petits problèmes psychologiques, sans se préoccuper du reste de l'univers créé au préalable.
Pour ma part, j'attends donc le Tome 2 avec impatience et recommande l'achat du Tome 1 sans hésitation.
Snyder est vraiment un génie. Jusqu'à aujourd'hui, il ne nous aura servi que de bonnes histoires de notre chevalier préféré qui est le héros le plus connu de France .
L'histoire penche plutôt sur l'aspect policier du héros (qui n'est pas Bruce Wayne, mais Dick Grayson, car il a pris le costume de son mentor en attendant son retour, tout cela est expliqué dans le magnifique edito du nouvel éditeur) .
Le scénario est particulièrement sombre et stressant à certains passages où l'on croit Batman foutu.
Il est aussi sombre que ses dessins qui collent parfaitement à l'ambiance de l'histoire.
On y trouve deux ou trois blagues de Batman, ce qui nous rappelle que ce n'est pas Bruce.
C'est un immanquable, on voit la vie du commissaire Gordon basculer et quelques références à une autre oeuvre culte, Batman -Year One.
5/5
Uhuh… bien poilante cette parodie aux parfums d’hommage à une grande série S.-F. que je n’ai pas eu l’occasion de lire. Et pourtant, cela ne m’a pas empêché d’en apprécier tout le sel. Il faut dire qu’avec Larcenet aux commandes, c’était plutôt de bon augure.
L’idée de départ est originale et bien exploitée de bout en bout. On retrouve un Valérian chauve et bedonnant, habitué des comptoirs, qui va partir à la recherche du Jakolass pour retrouver son apparence originelle. Cet album fourmille d’idées originales et de rebondissements dans une atmosphère gentiment déjantée. Le final vaut son pesant de cacahuètes ! Côté dessin, c’est du Larcenet pur jus. L’album bénéficie d’une mise en couleur soignée, distillant des ambiances particulièrement réussies.
A lire !
Voilà une bonne surprise que cette" mini-série" sur les zombies qui n'est rien d'autre que la suite de Zombie, la cavale des morts du même Kyle Hotz, qui cette fois-ci se retrouve seul (il était accompagné de Mike Raicht au scénario dans la bd citée ci-dessus) pour nous donner la suite des aventures de Simon Garth, ce sympathique banquier devenu un zombie d'un nouveau genre.
A mon avis, cette suite est bien meilleure que le premier tome.
En lisant les nouvelles aventures morbides de Simon Garth, j'ai eu l'impression de remonter le temps et de me retrouver à l'âge de treize ans quand je regardais grâce à mon magnétoscope le cultissime film de zombies (pour les connaisseurs bien sûr) "Le Retour des morts vivants" de Dan O'bannon sorti sur les écrans en 1985, dans lequel les zombies se démarquaient de ceux de Georges Romero car ils pouvaient courir, parler et ils ne dévoraient que le cerveau des vivants.
En effet on retrouve de nombreuses similitudes au film dans cette bd, on peut citer l'implication de l'armée dans "l'épidémie" qui transforme les gens en morts vivants, mais aussi le fait que détruire le cerveau de ces créatures ne suffit plus pour les arrêter.
Et si cela ne suffisait pas l'auteur fait intervenir des personnages inspirés d'un des nombreux "Massacre à la tronçonneuse". On se demande durant notre lecture s'ils ne sont pas pires que les zombies, mais heureusement que Simon Garth, notre gentil zombie, est là pour les combattre.
Le mélange de styles subtilisés dans de nombreux films d'horreur permet donc à l'auteur de nous livrer une suite de grande qualité au très bon Zombie, la cavale des morts.
On ne se lasse pas une seconde durant notre lecture et on espère même que les aventures de Simon Garth ne s'arrêteront pas là.
Le dessin de Kyle Hotz est toujours aussi séduisant que dans le tome précédent, même si l'on n'est pas branché comics on ne peut (sans doute) qu'admirer son travail.
Je dirai bravo à Kyle Hotz qui nous livre un album bien meilleur que son prédécesseur et je ne peux qu'encourager les amateurs de séries horrifiques à dévorer ce récit de très grande qualité.
Après lecture de l’intégrale.
J’ai été complètement happé par ce récit de science fiction intimiste. Oubliés les lasers et autres gadgets des histoires traditionnelles du genre, ici ce qui domine avant tout ce sont les relations humaines et les sentiments, l’amitié, l’amour, la vie, la mort…
Tout commence pourtant légèrement, Lupus et Tony partent en virée spatiale, en quête de partie de pêche originale et de drogues diverses et variées. La rencontre d’une jeune femme bouleversera à jamais leurs destins, la légèreté et l’insouciance feront place à la fuite.
La force de la série réside principalement dans la profondeur des personnages, leur psychologie est fouillée et ils se révèlent très attachants, leurs doutes et leurs fissures personnelles les rendant presque réels. Les personnages secondaires rencontrés au fil de cette course éperdue ne sont pas en reste, chacun présentant une personnalité forte et marquante. L’émotion est souvent présente, les dialogues sonnent juste et la conclusion vraiment touchante.
Le dessin est également très réussi et tout à fait en phase avec l’histoire, je le trouve même particulièrement envoutant. De plus, on peut constater une belle évolution au fil des tomes.
Ce récit fut un voyage des plus agréables. Touchante, amusante et poétique, je ne peux que conseiller cette œuvre. Cette première lecture m’a enchanté et je sais d’ores et déjà que je m’y replongerai un de ces jours avec plaisir et délectation.
Merci M. Peeters !
Lu d’une traite !
Je me demande encore comment les auteurs ont pu inventer une histoire aussi dingue !
A mon avis, un des auteurs a du faire un rêve totalement délirant virant au cauchemar, s’est dépêché de le coucher sur papier au réveil avant de l’oublier.
Bref, cela donne au final un très bon ovni.
Le récit est cohérent dans sa folie : on imagine deux scénaristes en osmose qui se sont challengés pour donner une histoire prenante et sans faiblesses.
Le dessin, avec un petit côté Larcenet mais plus fouillé dans le trait (par rapport à un Le Combat ordinaire), n’est pas en reste et se marie bien à l’histoire.
L’héroïne asiatique m’a agréablement rappelé Alix de Les Innommables.
J’aime beaucoup la tonalité et la gamme des couleurs, notamment les tons sépia.
Surtout, que la suite soit du même tonneau !!!
Attention petit bijou ! Le tome 1 des aventures de Tony Chu se dévore et c'est un vrai régal. Et ce n'est pas parce qu'il y est fréquemment question de cuisine. Dès les premières pages on est absorbé par cette ambiance déjantée, par ce personnage génial et son pouvoir si original.
Il est cibopathe... vous avez déjà entendu parler de ce don ? Rien qu'en mangeant une pomme, Tony peut retracer toute son histoire : sur quel arbre elle a poussé, les marques de pesticides utilisés, la date de sa récolte, etc... Cette faculté peut s'avérer particulièrement utile lorsqu'on est inspecteur de police, et surtout qu'on ne rechigne pas à grignoter un petit morceau de cadavre de temps en temps !
Les enquêtes se succèdent au fil des chapitres et suivent un fil conducteur prenant. La narration est une vraie réussite. Régulièrement elle nous donne quelques éléments et puis on revient dans le temps pour comprendre comment on est arrivé dans cette situation. Ce procédé est hyper efficace car les situations étant souvent saugrenues, on a du mal à imaginer qu'on va en arriver là. Et les pièces de puzzle se remettent dans l'ordre avec bonheur à la lecture du chapitre.
L'ambiance est merveilleuse, c'est à la fois sombre et gore mais en même temps drôle et cynique. Ce cocktail est maîtrisé avec une justesse telle qu'on plonge dans cet univers sans s'en rendre compte. Le dessin, les couleurs, les dialogues, le ton employé, les situations surréalistes, la galerie de personnages : tout contribue à cette ambiance jubilatoire.
Le dernier chapitre m'a estomaqué car je ne m'attendais pas à ce que l'histoire prenne ce tournant. Vite la suite....
Difficile d'attribuer la note culte dès le premier tome, mais on en sera pas loin si le second opus est du même niveau !
Après lecture des tomes 2 et 3 Je monte ma note à 5 étoiles.
La suite de la série est toujours aussi excellente. L'histoire se diversifie en nous emmenant dans des directions inattendues. Cela apporte pas mal de péripéties et relance l'intrigue de plus belle avec l'apport de nouveaux éléments, de nouveaux personnages. L'univers déjà très riche gagne encore en densité. Le tout sans jamais en faire trop et surtout en gardant un niveau d’intérêt et de qualité au moins aussi bon que dans le premier tome. Le ton décalé est toujours là et toujours aussi génial.
On n'est pas au bout de nos surprises. La série se prépare à être longue, mais je ne suis pas inquiet, au contraire je suis ravi.
J'aurais voulu mettre culte car je suis sûr que ce genre de BD historique, tout en étant une vraie aventure BD à lire, me paraît promis à un très bel avenir. L'histoire est bien menée, trépidante, et on plonge avec Magellan dans des mondes nouveaux. Le dessin supporte cela à merveille et le cahier final permet d'aller plus loin. Pour moi, c'est un must dans le genre qui dépoussière la BD historique et le genre...
Lorsque l’on plonge dans Croisade, il est difficile de s’en défaire. Cette série merveilleusement bien orchestrée par Xavier et Dufaux, est un véritable succès et le mérite vraiment bien.
Du premier au dernier tome, le lecteur est tenu en haleine, il y rencontre des personnages étonnants et évolue dans un univers où la magie flirte avec allégresse avec le fantastique. Bien sûre, la partie plus historique nourrit la toile de fond, après tout, Croisade, ne se targue pas d’être un « manuel scolaire » !
Je ne peux que conseiller cette excellente série qui est, pour moi, incontournable dans toutes les bonnes bibliothèques !
Allons y gaiement, 5 étoiles, et c'est même sous payé.
L'objet d'abord est merveilleux, cette intégrale bien lourde, en grand format, permet de rendre hommage à la qualité graphique de l'ensemble. Ces cases peintes sont de véritables merveilles. Il y a bien parfois un côté figé, mais il souligne la profondeur et la complexité des protagonistes. Le dessin participe de cette ambiance. Que ce soit les vues de Haarlem, les scènes de mer ou celles prenant place sur les ilots gavés de soleil, Pendanx nous offre des planches somptueuses. A noter un épilogue très intéressant lui aussi.
Le scénario est lui aussi extrêmement prenant, on suit la montée de la folie de ce personnage, d'abord en pays batave, puis tout au long de son périple sur la Batavia. On assiste doucement à cette prise de pouvoir, à cette démence douce qui le ronge et finit par le ravager. La narration et le rythme, parfois très lent, soulignent au mieux les phases différentes du passage aux actes de Jeronimus. Je pense qu'il faut vraiment lire ce bouquin pour voir de quoi je parle, faire un pitch sur une telle histoire, ce ne serait pas rendre hommage au bouquin.
Mais là où l'ouvrage prend toute sa dimension, c'est par la qualité du travail historique. Outre le fait de nous passionner avec un fait réel méconnu de nous autres, pauvres ignorants, il y a une recherche historique incroyable. Dabitch nous instruit au fil des pages d'un mode de vie, de courants de pensée, d'une évolution de l'économie européenne, c'est du grand art d'autant que ce n'est jamais pédant ou professoral, c'est didactique au possible et au fil des pages, on découvre, outre cette page rouge sang, des faits historiques qui nous donnent soif de connaissance. Une merveille. J'avais aimé Abdallahi mais en passant à côté de certains aspects de ma lecture, là, c'est véritablement un grand coup de cœur.
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Nirvana
Un peu de Cinquième élément, une pointe de Judge Dread, une bonne cuillerée de Batman et d'Iron Man et un soupçon de I-Robot et nous voilà partis pour Nirvana. Pour ma part, c'est la grosse éclate, malgré quelques facilités scénaristiques, dont la fameuse armure qui avait attiré mon regard sur les rayons de la Fnac. Ne nous y trompons pas, tous les éléments d'une série détonante sont bel et bien réunis, mais le tome 2 s'avèrera je pense décisif quant à savoir si nous sommes effectivement en présence d'une des séries les plus jouissives du genre, ou d'un horrible méli-mélo mystico-psychologique qui se cachait derrière un beau graphisme et des personnages plutôt sympathiques. Tel un analyste politique de supermarché, je me risquerai à un pronostic hasardeux sur la première option. Divers éléments (tels le fameux androïde "Blaster" qui chasse les drogués au Nirvana, la présence d'intérêts financiers et éthiques contradictoires, la mystérieuse corporation des archivistes, et bien entendu le cliff-hanger final) me laissent présager une suite riche et complexe, où le héros devra évoluer dans le monde, plutôt qu'un repli de la série sur le héros et ses petits problèmes psychologiques, sans se préoccuper du reste de l'univers créé au préalable. Pour ma part, j'attends donc le Tome 2 avec impatience et recommande l'achat du Tome 1 sans hésitation.
Batman - Sombre Reflet
Snyder est vraiment un génie. Jusqu'à aujourd'hui, il ne nous aura servi que de bonnes histoires de notre chevalier préféré qui est le héros le plus connu de France . L'histoire penche plutôt sur l'aspect policier du héros (qui n'est pas Bruce Wayne, mais Dick Grayson, car il a pris le costume de son mentor en attendant son retour, tout cela est expliqué dans le magnifique edito du nouvel éditeur) . Le scénario est particulièrement sombre et stressant à certains passages où l'on croit Batman foutu. Il est aussi sombre que ses dessins qui collent parfaitement à l'ambiance de l'histoire. On y trouve deux ou trois blagues de Batman, ce qui nous rappelle que ce n'est pas Bruce. C'est un immanquable, on voit la vie du commissaire Gordon basculer et quelques références à une autre oeuvre culte, Batman -Year One. 5/5
Valérian - L'Armure du Jakolass
Uhuh… bien poilante cette parodie aux parfums d’hommage à une grande série S.-F. que je n’ai pas eu l’occasion de lire. Et pourtant, cela ne m’a pas empêché d’en apprécier tout le sel. Il faut dire qu’avec Larcenet aux commandes, c’était plutôt de bon augure. L’idée de départ est originale et bien exploitée de bout en bout. On retrouve un Valérian chauve et bedonnant, habitué des comptoirs, qui va partir à la recherche du Jakolass pour retrouver son apparence originelle. Cet album fourmille d’idées originales et de rebondissements dans une atmosphère gentiment déjantée. Le final vaut son pesant de cacahuètes ! Côté dessin, c’est du Larcenet pur jus. L’album bénéficie d’une mise en couleur soignée, distillant des ambiances particulièrement réussies. A lire !
The Zombie : Simon Garth
Voilà une bonne surprise que cette" mini-série" sur les zombies qui n'est rien d'autre que la suite de Zombie, la cavale des morts du même Kyle Hotz, qui cette fois-ci se retrouve seul (il était accompagné de Mike Raicht au scénario dans la bd citée ci-dessus) pour nous donner la suite des aventures de Simon Garth, ce sympathique banquier devenu un zombie d'un nouveau genre. A mon avis, cette suite est bien meilleure que le premier tome. En lisant les nouvelles aventures morbides de Simon Garth, j'ai eu l'impression de remonter le temps et de me retrouver à l'âge de treize ans quand je regardais grâce à mon magnétoscope le cultissime film de zombies (pour les connaisseurs bien sûr) "Le Retour des morts vivants" de Dan O'bannon sorti sur les écrans en 1985, dans lequel les zombies se démarquaient de ceux de Georges Romero car ils pouvaient courir, parler et ils ne dévoraient que le cerveau des vivants. En effet on retrouve de nombreuses similitudes au film dans cette bd, on peut citer l'implication de l'armée dans "l'épidémie" qui transforme les gens en morts vivants, mais aussi le fait que détruire le cerveau de ces créatures ne suffit plus pour les arrêter. Et si cela ne suffisait pas l'auteur fait intervenir des personnages inspirés d'un des nombreux "Massacre à la tronçonneuse". On se demande durant notre lecture s'ils ne sont pas pires que les zombies, mais heureusement que Simon Garth, notre gentil zombie, est là pour les combattre. Le mélange de styles subtilisés dans de nombreux films d'horreur permet donc à l'auteur de nous livrer une suite de grande qualité au très bon Zombie, la cavale des morts. On ne se lasse pas une seconde durant notre lecture et on espère même que les aventures de Simon Garth ne s'arrêteront pas là. Le dessin de Kyle Hotz est toujours aussi séduisant que dans le tome précédent, même si l'on n'est pas branché comics on ne peut (sans doute) qu'admirer son travail. Je dirai bravo à Kyle Hotz qui nous livre un album bien meilleur que son prédécesseur et je ne peux qu'encourager les amateurs de séries horrifiques à dévorer ce récit de très grande qualité.
Lupus
Après lecture de l’intégrale. J’ai été complètement happé par ce récit de science fiction intimiste. Oubliés les lasers et autres gadgets des histoires traditionnelles du genre, ici ce qui domine avant tout ce sont les relations humaines et les sentiments, l’amitié, l’amour, la vie, la mort… Tout commence pourtant légèrement, Lupus et Tony partent en virée spatiale, en quête de partie de pêche originale et de drogues diverses et variées. La rencontre d’une jeune femme bouleversera à jamais leurs destins, la légèreté et l’insouciance feront place à la fuite. La force de la série réside principalement dans la profondeur des personnages, leur psychologie est fouillée et ils se révèlent très attachants, leurs doutes et leurs fissures personnelles les rendant presque réels. Les personnages secondaires rencontrés au fil de cette course éperdue ne sont pas en reste, chacun présentant une personnalité forte et marquante. L’émotion est souvent présente, les dialogues sonnent juste et la conclusion vraiment touchante. Le dessin est également très réussi et tout à fait en phase avec l’histoire, je le trouve même particulièrement envoutant. De plus, on peut constater une belle évolution au fil des tomes. Ce récit fut un voyage des plus agréables. Touchante, amusante et poétique, je ne peux que conseiller cette œuvre. Cette première lecture m’a enchanté et je sais d’ores et déjà que je m’y replongerai un de ces jours avec plaisir et délectation. Merci M. Peeters !
Shrimp
Lu d’une traite ! Je me demande encore comment les auteurs ont pu inventer une histoire aussi dingue ! A mon avis, un des auteurs a du faire un rêve totalement délirant virant au cauchemar, s’est dépêché de le coucher sur papier au réveil avant de l’oublier. Bref, cela donne au final un très bon ovni. Le récit est cohérent dans sa folie : on imagine deux scénaristes en osmose qui se sont challengés pour donner une histoire prenante et sans faiblesses. Le dessin, avec un petit côté Larcenet mais plus fouillé dans le trait (par rapport à un Le Combat ordinaire), n’est pas en reste et se marie bien à l’histoire. L’héroïne asiatique m’a agréablement rappelé Alix de Les Innommables. J’aime beaucoup la tonalité et la gamme des couleurs, notamment les tons sépia. Surtout, que la suite soit du même tonneau !!!
Tony Chu Détective Cannibale
Attention petit bijou ! Le tome 1 des aventures de Tony Chu se dévore et c'est un vrai régal. Et ce n'est pas parce qu'il y est fréquemment question de cuisine. Dès les premières pages on est absorbé par cette ambiance déjantée, par ce personnage génial et son pouvoir si original. Il est cibopathe... vous avez déjà entendu parler de ce don ? Rien qu'en mangeant une pomme, Tony peut retracer toute son histoire : sur quel arbre elle a poussé, les marques de pesticides utilisés, la date de sa récolte, etc... Cette faculté peut s'avérer particulièrement utile lorsqu'on est inspecteur de police, et surtout qu'on ne rechigne pas à grignoter un petit morceau de cadavre de temps en temps ! Les enquêtes se succèdent au fil des chapitres et suivent un fil conducteur prenant. La narration est une vraie réussite. Régulièrement elle nous donne quelques éléments et puis on revient dans le temps pour comprendre comment on est arrivé dans cette situation. Ce procédé est hyper efficace car les situations étant souvent saugrenues, on a du mal à imaginer qu'on va en arriver là. Et les pièces de puzzle se remettent dans l'ordre avec bonheur à la lecture du chapitre. L'ambiance est merveilleuse, c'est à la fois sombre et gore mais en même temps drôle et cynique. Ce cocktail est maîtrisé avec une justesse telle qu'on plonge dans cet univers sans s'en rendre compte. Le dessin, les couleurs, les dialogues, le ton employé, les situations surréalistes, la galerie de personnages : tout contribue à cette ambiance jubilatoire. Le dernier chapitre m'a estomaqué car je ne m'attendais pas à ce que l'histoire prenne ce tournant. Vite la suite.... Difficile d'attribuer la note culte dès le premier tome, mais on en sera pas loin si le second opus est du même niveau ! Après lecture des tomes 2 et 3 Je monte ma note à 5 étoiles. La suite de la série est toujours aussi excellente. L'histoire se diversifie en nous emmenant dans des directions inattendues. Cela apporte pas mal de péripéties et relance l'intrigue de plus belle avec l'apport de nouveaux éléments, de nouveaux personnages. L'univers déjà très riche gagne encore en densité. Le tout sans jamais en faire trop et surtout en gardant un niveau d’intérêt et de qualité au moins aussi bon que dans le premier tome. Le ton décalé est toujours là et toujours aussi génial. On n'est pas au bout de nos surprises. La série se prépare à être longue, mais je ne suis pas inquiet, au contraire je suis ravi.
Magellan - Jusqu'au bout du monde
J'aurais voulu mettre culte car je suis sûr que ce genre de BD historique, tout en étant une vraie aventure BD à lire, me paraît promis à un très bel avenir. L'histoire est bien menée, trépidante, et on plonge avec Magellan dans des mondes nouveaux. Le dessin supporte cela à merveille et le cahier final permet d'aller plus loin. Pour moi, c'est un must dans le genre qui dépoussière la BD historique et le genre...
Croisade
Lorsque l’on plonge dans Croisade, il est difficile de s’en défaire. Cette série merveilleusement bien orchestrée par Xavier et Dufaux, est un véritable succès et le mérite vraiment bien. Du premier au dernier tome, le lecteur est tenu en haleine, il y rencontre des personnages étonnants et évolue dans un univers où la magie flirte avec allégresse avec le fantastique. Bien sûre, la partie plus historique nourrit la toile de fond, après tout, Croisade, ne se targue pas d’être un « manuel scolaire » ! Je ne peux que conseiller cette excellente série qui est, pour moi, incontournable dans toutes les bonnes bibliothèques !
Jeronimus
Allons y gaiement, 5 étoiles, et c'est même sous payé. L'objet d'abord est merveilleux, cette intégrale bien lourde, en grand format, permet de rendre hommage à la qualité graphique de l'ensemble. Ces cases peintes sont de véritables merveilles. Il y a bien parfois un côté figé, mais il souligne la profondeur et la complexité des protagonistes. Le dessin participe de cette ambiance. Que ce soit les vues de Haarlem, les scènes de mer ou celles prenant place sur les ilots gavés de soleil, Pendanx nous offre des planches somptueuses. A noter un épilogue très intéressant lui aussi. Le scénario est lui aussi extrêmement prenant, on suit la montée de la folie de ce personnage, d'abord en pays batave, puis tout au long de son périple sur la Batavia. On assiste doucement à cette prise de pouvoir, à cette démence douce qui le ronge et finit par le ravager. La narration et le rythme, parfois très lent, soulignent au mieux les phases différentes du passage aux actes de Jeronimus. Je pense qu'il faut vraiment lire ce bouquin pour voir de quoi je parle, faire un pitch sur une telle histoire, ce ne serait pas rendre hommage au bouquin. Mais là où l'ouvrage prend toute sa dimension, c'est par la qualité du travail historique. Outre le fait de nous passionner avec un fait réel méconnu de nous autres, pauvres ignorants, il y a une recherche historique incroyable. Dabitch nous instruit au fil des pages d'un mode de vie, de courants de pensée, d'une évolution de l'économie européenne, c'est du grand art d'autant que ce n'est jamais pédant ou professoral, c'est didactique au possible et au fil des pages, on découvre, outre cette page rouge sang, des faits historiques qui nous donnent soif de connaissance. Une merveille. J'avais aimé Abdallahi mais en passant à côté de certains aspects de ma lecture, là, c'est véritablement un grand coup de cœur.