Les derniers avis (9627 avis)

Par Adèle
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Naruto
Naruto

Ah, Naruto... Que dire de ce manga sinon qu'il est presque mythique... Bon j'exagère peut-être, mais ça fait quand même pas mal d'années que j'ai fondu pour ce manga, même si j'ai commencé par le dessin animé. J'ai grandi avec, donc forcément c'est presque naturel pour moi de lire un tome ^^. Les personnages ont tous leur charisme, on regrettera juste le sous-développement de certains qui sont exilés au profit de Sasuke et compagnie. L'auteur prend son temps sur chaque arc, et tous ont une connection logique sur le reste du scénario (que serait devenu Sasuke sans Orochimaru lors de l'examen chunin ?) . Les dessins sont clairs, pas trop surchargés et offrent une grande lisibilité. Ils ne sont pas archi-brouillonnés mais soigneusement refaits pour donner un trait fin et franc, ce qui donne un sentiment de froideur qui colle très bien à l'ambiance. Les ost du dessin animé sont juste pour la plupart bluffantes (l'Orochimaru Theme quoi *_* !) et les combats ont le mérite d'être intelligents et prenants, sauf peut-être Naruto vs Kiba , ou Naruto vs Ebisu, mais le côté décalé est voulu, c'est le début de la série ( :. Les chapitres récents me plaisent moins donc je me rabat sur les épisodes de l'animé ou les tomes du manga et ça me fait espérer une suite digne de ce nom (mine de rien, il y a pas mal de fins possibles !). J'aimerais juste que Naruto own Sasuke au lieu de vouloir le ramener (je peux plus le voir en dessin lol XD). La flemme de tout raconter donc je vais conclure avec un "dattebayo!".

01/04/2012 (modifier)
Par Chalybs
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Sept Dragons
Sept Dragons

Premier album de la série 7 que j'ouvre. Alors première surprise, pour une série initialement prévue en 7 tomes comportant des albums avec chacun 7 personnages, on en est déjà au tome 12..(“7 récits, 7 missions à haut risque, 7 équipes de 7 hommes décidés à réussir !” 7 scénaristes et 7 dessinateurs ont relevé le défi lancé par David Chauvel.) Jusqu'à présent j'avoue n'avoir jamais été vraiment attiré par le concept ni par les histoires. Allez savoir pourquoi... Et puis, là, un truc sur des dragons et une couverture dominée par ces yeux malveillants ont finalement eu raison de ma résistance injustifiée. Alors, moi j'aime bien les dragons. Petit, j'adorais regarder les albums d'illustration concernant ces mignonnes bêbêtes. Du coup, je suis plutôt difficile avec les histoires les mettant en scène. Je vous l'avoue tout de go, et vous l'aurez vu dans ma note, j'ai vraiment aimé cette histoire et j'ai vraiment aimé les dessins et la mise à l'honneur qu'il est fait de ces animaux légendaires. 7 hommes aux talents aussi variés qu'extraordinaire s'unissent dans l'adversité afin de lutter contre les dragons. Contre 7 dragons pour rester dans le sujet de la série. Dragons asiatique, dragon hydre, dragon des mers, dragon de pierre, dragon de feu...et Dragon père des dragons ; Et surement un autre, puisque cela ne fait que 6. Le dessinateur réussit à restituer chaque être légendaire avec sa personnalité et ses caractéristiques propres. Il réussit à leur donner vie et mouvement et le dessin les met agréablement en valeur, pour moi qui aime les regarder. Mais si j'ai regardé les dragons, j'ai aussi jeté un oeil au reste et en fait, tout est du même acabit. Les personnages sont bien typés, bien dessinés, bien différenciés. Ils ont chacun une vraie histoire et une vraie utilité. Les décors sont soignés, et nous voyageons pourtant dans de nombreuses contrées différentes. Que ce soit la terre, la glace ou encore la mer, chaque environnement est rendu avec élégance et pertinence. le trait de Sylvain Guinebaud est élégant, précis et racé. Et évidemment, le trait ne serait rien sans une mise en couleur ad hoc. Variées, nuancées, elles apportent une vraie contribution à la réussite de cet album. L'histoire tourne principalement autour de 2 frères, héritier du trône. L'un est sage et roi, l'autre est fougueux et irréfléchi. Un peu caricatural, trouvez vous ? C'est là où l'histoire devient intelligente. Les relations humaines entre ces frères, avec leur père, sont d'une belle complexité. Plus nous progressons dans cette histoire et plus découvrons les dessous d'une histoire fort intéressante. Le développement de cette histoire se fait par le biais des personnages secondaires, des 5 autres compagnons, dont le passé et la raison d'être sont habilement distillés à chaque moment clef de l'histoire. Et puis, nous arrivons à la fin de cette histoire et après un développement déjà extrêmement dense et bien mené, les auteurs nous livre leur plus belle surprise et une fin de fière allure. Alors, certes, une fois encore, certains pourront prétendre que tout cela est du déjà vu, et que nous n'avons ici qu'une nouvelle version de toutes ces mythologies. Je ne suis pas d'accord, ou même si je l'étais, la qualité du scénario, de la psychologie des personnages, de la trame et de la conclusion, la qualité du dessin et de la couleur, justifient largement à mes yeux de se pencher sur ce nouvel opus de "Sept".

30/03/2012 (modifier)
Par Badidon
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Requiem - Chevalier Vampire
Requiem - Chevalier Vampire

1er avis sur ce site, je n'avais pas envie de parler d'un truc passe partout, médiocre à souhait. Je vais donc vers la série en cours (mais bien avancée) qui me plait le plus : Requiem Chevalier vampire. J'ai lu que la série serait gothique-trash-fantasy-gore-... mais perso je ne sais pas cataloguer la majorité de ce que je lis. D'ailleurs je ne suis pas particulièrement fan des histoires de vampire car trop vues et revues, et encore moins du style gothique (je ne parle pas des églises). Pourtant tout me plait. Le style gothique est assez chargé en détail permet au dessinateur de se lâcher en restant fidèle à lui même. Les vampires et autres bestioles infernales de cette BD sont aussi un terrain propice aux dessins de Ledroit mais surtout au scénario qui peut se permettre beaucoup de délires. Moi ça me fait penser aux films de Tarantino, Rodriguez et autres barjos qui ne se reposent pas sur leurs lauriers et sont continuellement en train de se tester, bref des artistes et pas des VRP. On est donc loin d'Hollywood/Bollywood pour le cinéma, de EMI/Universal pour la musique et de Soleil/Moulinsart pour la BD. L'oeuvre n'est donc pas forcément très accessible car elle n'a pas été calculée, pré-machée, et ch*** pour le grand public. Elle est juste ... elle même. D'ailleurs, assez étonné de la liberté que s'offrent le dessinateur et l'auteur, je suis allé voir à droite à gauche ce qui se disait des éditions Nickel. Et là on comprend mieux puisqu'il retourne d'une boite créée par Mills et Ledroit pour cette série ! Alors certes, "s'auto-gérer" ne s'apprend pas du jour au lendemain et cela peut, par exemple, expliquer que le dessin puisse paraître trop chargé ou que l'architecture des pages soit brouillonne par endroit : En effet, Olivier Ledroit dessine sur des planches de 2x4m (c'est une "image", bien que des fois, on peut se demander) et après, il faut faire rentrer des km de dessins très variés sur des cm de pages de taille standard. Et vu que le dessinateur est doué et ne ménage pas ses efforts, ne pas toute œuvre qu’ils ne parviennetpas à incorporer dans l’édition finale serait un vrai crève cœur. Autre petit bémol, la série était prévue en 6 ou 9 tomes je crois puis maintenant l'objectif serait 12 (?). Il y a peut être une logique commerciale liée au succès mais si la qualité suit… Alors forcément niveau scénario, on passe de tomes où on a l'impression de tout connaitre sauf le final à des tomes de "ré-introduction" qui donnent l'impression de reculer et que tout « part en couille » pour citer certains ici. Sauf que c'est aussi l'occasion d'agrandir et enrichir cet univers. Oui, ya des bestioles qui ne sont créées que pour crever ultérieurement mais c'est autant de nouvelles opportunités pour Ledroit de s'exprimer et puis les choses nouvelles trouvent toutes un impact plus ou moins direct sur la trame de fond qui, elle, continue droit devant. Franchement, je trouve que c'est juste un ovni. Un truc qui sort des sentiers battus, un truc qui sent la liberté, un truc unique tout simplement. Après on aime ou pas, ça ne peut être qu'une question de goût pour moi (goûtez à plusieurs reprises pour être sûr). Mais alors que l'on ne doit pas être loin du summum de la société de consommation, je me demande si je reverrai un jour, un travail aussi entier, accompli, sur une BD tout en restant léger. J'entends par là que le but 1er reste le plaisir et ça se sent ! Comme quoi on peut faire un truc chiadé sans tomber dans l'élitisme pseudo intellectuel. Un grand merci aux auteurs qui, je l'espère, sauront clore la chose afin de ne pas me faire regretter ces 5 étoiles.

30/03/2012 (modifier)
Couverture de la série Grumf
Grumf

Grumf ou la première bande dessinée dévolutive… A nouveau (car c’est une coutume avec ce duo d’auteurs), l’album est construit sur une excellente idée : et si l’humanité, dans sa grande sagesse, faisait marche arrière et dévoluait. Et si on en revenait à des valeurs essentielles, au respect de la nature et de notre mère la terre. Et si, enfin, tous les peuples du monde adoptaient un langage commun. Nous allons donc suivre pas à pas cette dévolution. Idée de génie : la dévolution proposée par le scénario est accompagnée par la dévolution du dessin, celui-ci devenant de plus en plus épuré au fil des chapitres. Cet album donne incontestablement à réfléchir. Les auteurs s’amusent à pousser le concept jusqu’à l’absurde pour en démonter par là même les limites. Les grandes idées écologiques sont mises à mal et c’est plutôt culotté par rapport à la tendance actuelle. Je dois cependant avouer être quelque peu resté sur ma faim. Le début du récit m’a complètement emballé mais, au fil des chapitres, le concept poussé à l’extrême a commencé à m’ennuyer. Je comprends tout à fait la logique des auteurs mais le fait de simplifier dessin, texte et préoccupations des acteurs leur fait perdre à chacun de leur intérêt. Pour l’idée, je mettrais sans hésiter 4 étoiles, tant pour le scénario que pour son prolongement graphique. Pour la pertinence du propos, là aussi, je serais sans hésiter enclin à accorder 4 étoiles. Pour le plaisir de lecture, les premiers chapitres valent 4 étoiles tandis que les derniers tombent pour moi dans le bof ennuyeux. Me v’la bien embêté pour coter cet album dont tant l’intention comme l’idée m’enchantent mais qui a fini par m’ennuyer… Bon 3/5 avec conseil d’achat et coup de cœur… mais j’aurais bien aimé mettre plus.

30/03/2012 (modifier)
Par Frantz
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Black Stone
Black Stone

J'ai eu un vrai coup de coeur pour cet album : d'abord nous avons une très belle couverture fascinante à souhait, un haut niveau de dessin réaliste, de somptueux graphismes, des décors riches et grandioses ainsi que des personnages très bien campés. En outre, un excellent équilibre est trouvé par le dessinateur entre les représentations spectaculaires et les scènes plus intimistes. Le scénario surprend par son originalité, un thème autour de la magie très peu vu en BD. Les personnages sont complexes et évoluent au cours du récit : Jean-Jacques, petit arnaqueur de seconde zone se révèle un homme au grand coeur alors que Nelson, amoureux de Jenny, va connaître une plongée progressive dans les ténèbres. Au final, un récit captivant, passionnant jusqu'au bout et où la partie fantastique amène une dimension nouvelle au récit.

30/03/2012 (modifier)
Couverture de la série Kililana Song
Kililana Song

Album franchement beau et prenant. Dans le début de l'album une double page avec une barque rappelle fortement le dessin d'Hugo Pratt. Pour la comparaison j’arrêterai là car l'auteur a son coup de plume à lui et nous fait voyager dans cet univers avec une facilité étonnante. Sans regards appuyés dictant une pensée trop bien pensante, on se ballade simplement avec cet enfant attachant au possible. Il est même souvent drôle comme tout gamin peut l'être. Une grande réussite.

28/03/2012 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Crusades
Crusades

Le premier album ne paye pas de mine, mais lors de sa sortie il avait fait pas mal parler de lui. En effet à partir d'une "banale" histoire de démons et de Templiers, on se retrouve avec un thriller de toute première force. L'originalité de l'ensemble réside peut-être, avant tout, dans son graphisme. Le Chinois Zhang a, contre toute attente, un style très européen, qui me fait personnellement penser à Toppi ou à des auteurs classiques des années 70/80 comme Pierre Frisano. Et, loin de paraître vieillot, il dégage une réelle puissance graphique, qui fait qu'on est parfois assez fasciné par les cases. On est fasciné par le dessin, mais on ne se rend pas compte que le premier tome ne compte pas moins de 130 pages. Elles sont dévorées, grâce à un rythme maîtrisé, qui ne laisse pas de temps au lecteur pour souffler. Même pour la scène entre le Pape et le chef des Templiers, on ne s'ennuie pas (apparemment elle a été réécrite 10 fois). Une belle maîtrise, au service de l'efficacité narrative. Et une fin d'album qui fait basculer l'histoire dans une autre dimension, que l'on ne soupçonnait absolument pas auparavant. C'est fort, très fort. Le second tome est plus fin, et même s'il s'y passe pas mal de choses, j'ai l'impression que le récit piétine un peu. Cependant on y apprend pas mal de choses, des éléments plutôt intrigants. Le dessin de Zhang Xiaoyu est toujours présent, si particulier. Le troisième voit nombre de questions se dénouer, mais pas toutes. C'en est même un peu frustrant, mais en même temps ce n'est pas forcément intéressant. Ce troisième tome comporte donc son lot de révélations, savamment distillées, pour un final assez spectaculaire. Une série plutôt pas mal mêlant mysticisme et histoire. Nul doute que l'immense documentation du co-scénariste Izu a été bien rentabilisée avec cette drôle de série.

23/03/2010 (MAJ le 24/03/2012) (modifier)
Par Manaan
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Kililana Song
Kililana Song

Un album absolument fantastique, qui nous emporte dès les premières images suivre ce petit orphelin dans sa vie de tous les jours, remplie de personnages hauts en couleurs mais toujours modestes. On vibre avec lui dans les rues de Lamu, on se désespère avec son frère qui tente désespérément de le ramener à la madrassa, et on mange le poisson avec "tantine" comme si on y était. Graphiquement, l'album est vivant, chatoyant, les couleurs sont sublimes, et l'on n'a pas l'impression d'être dans une l'Afrique de Tintin (je vais m'attirer des ennuis je le sens !), mais véritablement au coeur de la communauté dans laquelle évolue Naïm. On rit beaucoup en lisant cet album qui pour ma part m'a laissé de bonne humeur, et impatient de lire la suite. Autre point fort, l'album coute 20€, pour 140 planches de BD (calcul rapide, un Bidule de Troy de 45 pages coute 13.50, pour 140 planche comptez donc 40€, et pour une qualité souvent moindre (ce n'est pas le même genre il faut bien le reconnaitre, mais nous sommes ici en présence d'une véritable œuvre d'art)). Bref, si l'on ajoute à cela le très bel objet qu'est ce livre, c'est un achat indispensable, à conseiller aux grands enfants qui rêvent d'évasion !

24/03/2012 (modifier)
Par Chéreau
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Âge de Bronze
L'Âge de Bronze

Une BD que j'avais offerte à un ami parti en voyage de noces à Troie, et que j'ai fini par m'offrir après avoir visité moi-même le site d'Hissarlik. Elle est plus qu'à la hauteur de ce que j'attendais ! Eric Shanower a épluché patiemment tous les textes du corpus troyen (qui va bien au delà des seules Iliade et Odyssée), il en a relevé les incohérences chronologiques, comparé les versions pour aboutir à sa propre lecture du mythe, avec ses propres choix, comme le faisaient finalement les aèdes de l'époque. Tout en respectant l'esprit des légendes antiques et toujours la lettre d'au moins l'une d'elles, il parvient à bâtir un récit au long court d'une parfaite cohérence, à la trame romanesque dense et charpentée, aux personnages complexes et évolutifs. En reprenant ce récit que tant d'autres avant lui ont raconté, il le réinvente si bien qu'il le respecte profondément. Et il s'inscrit dans cette immémoriale tradition de la transmission-réinterprétation qui a forgé ce mythe fondateur de la civilisation européenne. Mais Shanower n'a pas travaillé que sur le mythe. Il a aussi choisi de replacer l'histoire dans le contexte du 13e siècle av. JC, où la véritable guerre de Troie a sans doute eu lieu. Loin de l'imagerie connue d'une Grèce classique bien plus tardive, on découvre toute une civilisation, celle de la Grèce mycénienne, reconstituée avec une exceptionnelle précision documentaire, à partir des vases et des bas-reliefs qui nous en sont parvenus. Il s'est aussi nourri des toutes dernières recherches archéologiques sur Mycènes et Troie, jusqu'à celles, très récentes, du Dr Korfmann, pour représenter les villes et dépeindre le contexte socio-économique. Graphiquement, la construction de chaque volume comme de chaque page démontre un art consommé de la construction visuelle et narrative, avec des innovations souvent étonnantes : changement de style lorsque Priam se souvient de la première guerre de Troie, contre Hercule, qu'il a vécue enfant, insertion du bruit lancinant de la mer lorsque les Achéens sont bloqués sur une plage, incrustation de la silhouette d'Hercule en pleine page lorsque ses fils se retrouvent... Le dessin, très réaliste et très maîtrisé, magnifie les corps, même s'il est parfois un peu rigide ou si certains personnages secondaires peuvent être difficiles à discerner les uns des autres. Je ne lâche pas ce somptueux roman graphique et je crois que je vais devoir attendre avec impatience que sortent les derniers tomes, non encore parus !

23/03/2012 (modifier)
Par cac
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Véridique Histoire des Compteurs à Air
La Véridique Histoire des Compteurs à Air

Publié en 1973 par les éditions de La Courtille et réédité aujourd'hui, la véridique histoire des compteurs à air est un récit véridique comme le titre l'indique d'une société où l'air est devenu rare et payant. Chaque humain devient asservi à une boîte à air portée sur le dos et ce peuple constitue une masse de bossus faisant tout pour économiser l'air. Ne surtout pas respirer une fleur ou courir pour être essoufflé. Voici un postulat de départ qui me plaît et pourrait bien s'avérer devenir une réalité dans la mesure où nos ressources primaires que sont l'air et l'eau de qualité vont se raréfier dans les siècles à venir. J'avoue que je connais peu Cardon, Jacques-Armand de son prénom, ne lisant que très épisodiquement les journaux dans lesquels ses dessins sont publiés. En tout cas j'adore son style ici, globalement en noir et blanc avec un court passage en couleur lors d'une petite promenade au parc. Ah, le parc une vraie bouffée d'air pur, les beaux quartiers au milieu d'une ville grise et terne. Mais y aller est un luxe, aussi rare qu'un parc d'attractions de nos jours car l'entrée est chère pour nos protagonistes qui viennent eux d'un quartier populaire. On retrouve aussi un peu de couleur pour nous vanter les différents types de compteur, l'innovation se retrouve couplée au marketing pour toujours fournir un nouveau modèle de compteur démodant l'ancien. On peut le rapprocher en cela de beaucoup de produits de notre quotidien. Cette édition est superbe, un grand format à l'italienne, mais assez chère elle aussi malheureusement, et pour un temps de lecture relativement bref. Dire que cette histoire a 40 ans et n'a pas pris une ride de part sa portée philosophique.

21/03/2012 (modifier)