Les derniers avis (9627 avis)

Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Milady de Winter
Milady de Winter

Tiens, j'attendais ce genre d'histoire avec impatience... Un récit qui retracerait la vie de l'une des méchantes les plus aimées de la littérature française... C'est donc Agnès Maupré qui s'y colle, elle qui n'a qu'un seul album à son actif, mais qui a travaillé avec Joann Sfar pendant plusieurs années. Elle n'a peur de rien, se lançant de façon déjà très mature dans l'aventure. Dès les premières cases on est happé par le récit, on suit le destin de Milady et son point de vue sur l'histoire qui a donné le roman d'Alexandre Dumas. Son dessin, très inspiré par son mentor, est à la fois sensuel et débridé, et l'on suit avec grand plaisir les aventures de Milady, guerrière à la peau dure, vénéneuse et touchante... Dans le second tome, le ton reste très dynamique, on en apprend plus sur la passé de Milady, et la fin est assez bien vue... Les Mousquetaires, hormis d'Artagnan, restent en retrait, et c'est tant mieux. C'est frais, c'est fougueux, c'est malin, c'est séduisant, tout comme Milady. Allez, un petit 4/5. Je souhaite une belle carrière à Agnès Maupré, cette entrée en matière est vraiment pas mal.

26/10/2010 (MAJ le 09/04/2012) (modifier)
Par Chéreau
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Blast
Blast

J'ai acheté Blast sur les conseils d'un ami bibliophile, qui m'expliquait que le titre résumait assez bien son sentiment à la lecture de ce récit fleuve (400 pages déjà sorties, en deux albums...). Je n'étais pas forcément très fan du dessin de Manu Larcenet, dont j'ai cependant beaucoup aimé la plupart des histoires, du plus léger, comme le Retour à la terre, aux Ovnis psychanalytiques comme la Ligne de front. Mais j'avoue qu'ici, le dessin est magnifique. La couleur est utilisée avec parcimonie, pas pour colorier, mais pour ajouter du sens à l'histoire. Le dessin réaliste, rare, exprime toujours la violence du réel venant brutalement perturber le monde intérieur de Polza Mancini, le personnage principal. Polza Mancini. Une énorme -au propre comme au figuré- boule d'angoisse, de haine de soi, de traumatismes d'enfant, qui décide un jour de quitter la vie confortable qu'il avait fini par réussir à se faire, pour se faire homme des bois et partir à la recherche du Blast, le choc existentiel, sorte de transe bouddhique, d'overdose spirituelle qu'il a expérimentée peu après la mort de son père. L'écharde de ce récit, le détail dérangeant, irritant, inconfortable est là : ce Mancini est obscène. Trop laid, trop gros, trop franc : toute l'histoire est à la première personne puisqu'il raconte avec complaisance toute son odyssée à deux policiers convaincus qu'il a fini par tuer une jeune femme. Il ne cache rien de ses états intérieur, de sa propre animalité qu'il a voulu redécouvrir, de son goût pour l'alcool. Le sentiment nauséeux qu'il inspire est d'autant plus gênant qu'au fond, il n'est pas antipathique. On s'identifie à lui malgré tout. Parce que nous avons tous eu envie de tout quitter, parce que nous avons tous un monde intérieur bien plus vaste que ce que nous montrons, parce que nous avons tous des pensées incongrues et des moments de relâchement quand on est seul avec soi même. Mais lui s'en délecte, l'étale, s'y complait et nous renvoie à la fois une image peu glorieuse de l'humanité à laquelle nous appartenons, mais aussi, tout à la fois, le sentiment de notre propre lâcheté hypocrite. Cette histoire ne peut pas laisser indifférent. Elle se lit comme sous hypnose, dans un état de jubilation morbide, et va chercher tout au fond du lecteur ce qu'il n'avait pas prévu de regarder. Le tout meilleur Larcenet que j'ai pu lire. Et une BD qui pourrait mériter les 5 étoiles lorsque j'aurais achevé le tome 3, à paraître. Où l'on saura enfin si Polza Mancini a finalement tué, ou non, la jeune femme...

07/04/2012 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Enfants de la Mer
Les Enfants de la Mer

"Mystère". Voilà le maître mot de ce manga. Loin des éclats et du rythme tendu qu'imposent ses congénères, "Les enfants de la mer" prend son temps pour poser les jalons de son intrigue. Comme pour une apnée en eau profonde, la respiration est maîtrisée et chaque palier s'impose pour faire briller cet éclat qui chatouille notre curiosité. Ruka, jeune collégienne un brin rebelle va croiser le chemin de Umi et Sora, deux frères plutôt étranges élevés par... des dugongs ! C'est là que fantastique et légende commencent à s'immiscer dans le récit, pour jeter petit à petit leurs filets. Le fil entre rêve et réalité reste mince et nous tient en haleine... Mais si des réponses se dessinent, d'autres questions apparaissent... Ce premier tome est pour moi une vrai réussite. Le découpage du récit qui propose de courts témoignages en intro des différents chapitres est une très bonne idée qui ancre très fortement le récit dans le réel... pour mieux s'en échapper ensuite. Le trait de Daisuke Igarashi est plutôt réaliste ne s’embarrasse pas de détails, mais joue plutôt sur l'expression des personnages ou les ambiances de ses décors. Tout cela contribue à forger l'ambiance si particulière et réussie qui se dégage de ce manga dont je recommande fortement la lecture ! Les amoureux de la faune marine y trouveront plus que leur compte, et les autres peuvent y plonger également les yeux fermés - enfin presque ^^ -

05/04/2012 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Tranquille courage
Tranquille courage

Un très bon diptyque que voici ! L’histoire vraie de ce paysan normand qui cache un pilote américain est toute simple mais terriblement prenante. Comme cela a été mentionné ci-avant, le récit est centré sur les personnages, leurs peurs, leur courage et leur détermination. Du coup, le petit manque de rigueur dans les détails historiques relevé plus bas m’est totalement passé inaperçu. Cette bd n’a sans doute pas la rigueur d’un Airborne 44 mais son récit me parait nettement moins forcé et artificiel. Au contraire, il se révèle d’une grande fluidité narrative. Pourtant, il ne fait pas état de grands faits de résistance. Juste un paysan qui essaie de vivre le plus normalement possible avec un ricain sous son toit. Cette résistance passive reste néanmoins héroïque. A noter que l’histoire s’ouvre avec un cahier documentaire fort intéressant et se referme avec la rencontre de Weston Lennox 63 ans après. Côté dessin, j’apprécie énormément le trait de Tefenkgi, à la fois souple et moderne. A souligner également le gros travail fait sur les couleurs qui s’accordent bien avec le dessin. Une bd chaudement conseillée . . .

05/04/2012 (modifier)
Par Chalybs
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Aurore (Fernandez)
Aurore (Fernandez)

Petit aparté pour commencer concernant la qualité de l'ouvrage. La couverture est de toute beauté. Le cadre rouge que vous voyez est mat, alors, que la forêt centrale est brillante. A première vue, j'ai cru qu'il y avait vraiment du relief ! Cette couverture donne une vraie impression de profondeur et on a envie de plonger par cette porte ouverte sur un autre monde. L'intérieur est tout aussi agréable avec des pages au papier épais sentant bon la qualité et au grain agréable sous les doigts. En gros, ça n'a pas l'apparence de Soleil, ça n'a pas l'odeur de Soleil, ça n'a pas la qualité de Soleil et pourtant, c'est bien sorti de chez Soleil Productions. Je l'ai lu 2 fois pour être sûr de ce que j'allais écrire car malgré ma note élevée, j'ai longtemps hésité car je n'étais pas sûr de ce que j'avais compris et du message qui voulait potentiellement être transmis. Alors, la première fois que j'ai lu cet album, j'ai immédiatement été charmé, conquis par le dessin d'Enrique Fernandez. Son trait est magnifique, graphique, hyper personnel, enchanteur, que du bonheur. Sa créativité et son univers sont réellement merveilleux et collent parfaitement au conte que nous avons entre les mains, à cette ambiance magique, poétique, légèrement onirique, quelque peu mystique qui baigne chaque page. Mais sûrement cela ne serait rien sans des couleurs fabuleuses, toutes en contraste, en luminosité, en nuance. Ces couleurs posent les ambiances de manière magnifique. Chaque lieu prend vie et possède sa propre aura. C'est simplement superbe. L'ensemble joue pleinement aussi sur l'humeur, sur les sensations transmises. Le dessin a son rôle propre dans la compréhension de l'histoire. Vokko, notamment personnage intriguant, sorte de méchant loup d'apparence, est finalement plutôt sage dans son comportement et sert de tuteur à Aurore. Le dessin et la couleur sont généralement assez neutres pour le représenter. En revanche, lors de l'une de ses interventions contre l'homme oiseau, sa représentation est terrifiante et pourtant tellement simple ! Une maitrise et une utilisation parfaite de l'outil graphique. Le scénario en revanche est la partie qui m'a laissé le plus dubitatif. Tout d'abord, cette péronnelle m'a paru assez agaçante avec ses airs de "je n'en ai rien à faire de ce qui m'arrive, de ce qui arrive aux autres et puis de toute façon je ne comprends rien, je ne sais rien et je ne sais rien faire". De plus, arrivant à la dernière page, je me suis posé des questions et je n'arrivais pas à trouver de réponse appropriée. Posant quelques questions sur les forums, je me suis rendu compte que, de toute évidence, cela n'était pas si évident même aux autres lecteurs puisque les réponses restaient somme toute évasives. Alors, j'ai pris mon temps, j'ai laissé un peu d'eau couler sous les ponts pour essayer de reprendre cette lecture avec une vision neuve et objective. La deuxième fois que j'ai lu cet album, j'ai immédiatement été charmé, conquis par le dessin d'Enrique Fernandez. Son trait est magnifique, graphique, hyper personnel, enchanteur, que du bonheur...Je me répète ? Sûrement parce que j'ai eu strictement le même bonheur que lors de ma première lecture à redécouvrir visuellement cet album. Je me demande même si je ne l'aurais pas encore apprécié plus. Si c'est possible. Et coté scénario, j'ai pris cet album de manière plus détachée, sachant que le contenu était avant tout très poétique. J'ai essayé de vivre cet album comme un rêve, découvrant ce monde entre les mondes comme Aurore le fait. C'est à dire, arrivant de nulle part, ayant oublié son passé, ayant oublié qui je suis et d'où je viens, ne sachant comme un nouveau-né rien des sentiments et des êtres qui m'entourent. Partant de ce constat, il devient plus évident qu'Aurore agit assez logiquement. Contrainte à écrire une chanson pour des personnes qu'elle ne connait pas et pour qui elle n'éprouve rien, on se buterait pour moins. Son initiation va donc lui permettre par un voyage rapide lui faire rencontrer les êtres fabuleux qui peuplent l'entre deux monde. Ces êtres que les humains devraient vénérer mais qu'ils ont oubliés voire pire, salis. Alors, oui, c'est rapide, mais pas illogique et cela permet de donner du rythme à cette promenade forcée. La découverte et la leçon de morale passent vraiment bien, d'autant plus qu'elles restent légère et réaliste. Une petite leçon d'écologie et de religion qui fait plutôt du bien par les temps qui courent. Sans croyance, sans racine, l'homme perd ses repères, n'a plus la notion de sacrifice, n'a plus la notion de courage et d'abnégation et mène son peuple à sa perte. Mais surtout, la fin est superbe, grandiose, de toute beauté, surprenante. Je ne sais comment décrire cette fin sans l'expliquer complètement. On y trouvera la morale, ou pas, que l'on veut, personnellement, j'ai complètement occulté cet aspect pour n'en garder que la magie du conte poétique qui nous est offert. Splendide. Le mieux sûrement est encore que vous la découvriez par vous même !

04/04/2012 (modifier)
Par Perfetti
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Délices d'Aphrodite
Les Délices d'Aphrodite

La déesse Aphrodite revient sur Terre de nos jours pour une remise à niveau en compagnie de Cupidon relooké en toucan érotomane. On suit donc, sous forme de strips (parfois même de strip-tease) ses mésaventures entre l'appart qu'elle partage avec ses trois collocs et son job de vendeuse dans un sex-shop. Hilarante et joliment dessinée, cette BD n'est toutefois pas à mettre entre toutes les mains, tant de nombreux gags sont osés, mais sans jamais tomber dans la facilité du vulgaire ou de l'obscène. En deux mots: chaudement recommandé!

04/04/2012 (modifier)
Par McClure
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Sommet des dieux
Le Sommet des dieux

Le Sommet des Dieux, j'en attendais beaucoup étant féru de montagne et connaissant la renommée de l'ouvrage, j'en attendais bien moins n'étant pas du tout friand de mangas. Ben c'est la baffe. Cette œuvre rentre direct dans mon Top5 perso. Graphiquement c'est superbe, l'auteur est un véritable artiste qui nous immerge dans cet environnement incroyable des montagnes nippones aux grands des Alpes jusqu'au toit du monde, tout est magnifié. Les personnages sont bien rendus, reconnaissables, les villes et décors sont eux aussi fouillés, on est bien loin des trucs moches et sans forme que pour le moment je n'arrivais pas à apprécier. Les montagnes sont incroyables, c'est une grande réussite que de composer des paysages pareils en teintes de gris et de rendre honneur à la majesté des lieux. Visuellement, je rejoins certains sur les bulles, polices et contours qui sont parfois un frein à la lecture (faire rentrer des mots à la verticale en 1 syllabe, bulles gigantesques pour un mot de 5 lettres.....). Mais globalement cela n'a pas pu me sortir de mon plaisir de lecture. Enfin, j'ai toujours cette réserve sur les onomatopées sensées nous faire comprendre, idiots que nous sommes, les situations (Habu a froid, allez hop, des glagla par ci par là, Habu mange, de scrontch et autres slurps). L'histoire, si elle n'est pas exempte de scories (sentimentalisme, redondances) est formidable. Elle nous happe lentement, doucement, puis on n'a de cesse que d'aller au bout de cette ascension, bout du voyage initiatique de Kukamachi, bout de l'irraisonnable obsession de Habu joji (que connaissent nombre de grimpeurs, marins....). J'ai aimé cette très belle illustration de ce sport et de ces hommes qui le pratiquent, loin du star système, se mettant quotidiennement en danger. J'ai grandement apprécié cette introduction par l'enquête qui devient vite secondaire devant l'importance du charismatique grimpeur, lequel devient au fil des pages, de ses relations aux autres, notamment à Hase, le pilier de ce bouquin. L'enquête sur l'appareil permet de modifier plusieurs fois les axes et les points de vue afin de casser le rythme de ce récit qui peut parfois se montrer très lent. Il faut passer cet écueil comme d'autres œuvres méritent d'être lues au delà d'un graphique disgracieux. C'est grandement bien fait, je viens de le lire, je vais l'acheter c'est sûr car quel pied à cette lecture. Il est compréhensible que cela ne plaise pas à tous de la même manière que ça m'a parlé, mais je conseille malgré tout la lecture, il est vraiment de ces classiques qu'il faut avoir lu.

03/04/2012 (modifier)
Par PAco
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Agito Cosmos
Agito Cosmos

Voici une autre très bonne découverte de ce printemps en BD jeunesse ! "Agito Cosmos" remet l'aventure au centre de façon originale. Une intrigue (pour l'instant) bien construite, avec un Fabien Mense qui pose d'emblée ses marques avec un trait très personnel. Alors après, on aime ou on n'aime pas, mais c'est stylé ! Pas de pot, j'ai un peu de mal avec ce style qui tire entre plusieurs influences que je caricaturerais entre "Il était une fois l'homme", Dragonball et "Les Cités d'Or", pour les personnages... On est entre le dessin animé et le manga, et autant j'ai pu aimer ces dessins animés, autant je trouve que ça fait un peu daté pour une BD actuelle. Mais bon, en laissant de côté cet arrière goût très personnel, le tout est de très bonne facture et impose une narration très rythmée et pleine d'imagination. Ce premier tome nous pose les bases d'un univers solide et original où évolue une société bien pensée. On suit tour à tour les traces d'une mission d'exploration sous-marine, le rituel de passage à l'âge adulte d'un ado et enfin l'enquête d'un dénommé Duncan Dimanche... Trois histoires qui restent pour l'instant à distance mais qui commencent à converger petit à petit et à forger ce qui fait le(s) secret(s) qui semblent jalonner et construire cette série... Tout cela est plus que prometteur, et c'est avec un brin d'amertume qu'on arrive aux dernières pages de ce premier album et qu'il nous faudra encore attendre pour lire la suite de ces aventures. Un bon 3.5/5 plus un coup de coeur, en attendant de voir comment va évoluer cette série très prometteuse avec ce premier opus !

03/04/2012 (modifier)
Par gruizzli
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Freaks' Squeele
Freaks' Squeele

Voila un avis qui va être dur à écrire sans tomber dans l’excès. Car de l’excès, j'en ai à revendre après ma lecture passionnée du tome 5. En effet, voila une série qui aura réussi à m'emballer au-delà de mes espérances. Je m'attendais à quelque chose de "pas mal", et j'ai eu de l'excellent. Une série qui n'aura pas réussi à me faire décoller des 5 tomes durant plus de deux semaines, et qui va maintenant me faire ronger mon frein un long moment .... Pour tenter de rester objectif, je dirais que Freaks Squeele possède encore une fois tout ce que j'adore dans une BD : -des personnages hauts en couleurs et pleins de ressources, de passé tortueux et caractères bien trempés, -des situations qui s'enchainent sans temps mort et qui nous maintiennent en suspens constant, -de l'humour juste parfait distillé à bonne dose, ni trop peu ni trop, -et enfin une histoire quasiment parfaite. Pourquoi "quasiment" ? Parce que j'attends de voir la fin avant de juger de tout. Mais je ne l'appréhende pas. Freaks Squeele, c'est aussi un dessin que j'adore, mélange de plusieurs cultures, tout comme l'ensemble de l’œuvre qui est finalement d'inspiration très éclectique, avec des clins d’œils constants, des références multiples tellement bien camouflées que j'en suis parfois soufflé. C'est aussi (enfin) et surtout une BD que j'attendais, sur ces écoles de super-héros aux talents multiples et extravagants, mais qui est enfin parfaitement maitrisée. On est happé à chaque tome dans l'histoire qui s'étoffe encore plus, démontrant un talent incroyable. L'histoire avance rapidement (le nombre de pages explique peut-être beaucoup : 130/tomes, ça aide) et on sent qu'elle est maîtrisée. Bref, c'est dur de parler de Freaks Squeele sans tomber dans une litanie de louanges, de compliments, d'éloge, de glorification, d'apologie, de chants à sa gloire, de poèmes épiques ... (j'en rajoute un chouïa), mais je peux dire en tout cas que c'est franchement une des BD qui m'a le plus plu depuis que j'ai attaqué le monde riche de cet art. Une réussite totale, un pur divertissement de grande qualité. En guise de conclusion, je dirais ceci : OUI, Freaks Squeele mérite 5/5 NON, Freaks Squeele ne mérite pas moins que 5/5 Coup de cœur énorme pour moi, en attendant avec une impatience non maîtrisée le tome suivant.

03/04/2012 (modifier)
Par js
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Digue
La Digue

(3.5/5) Je ne connaissais absolument pas cette BD et suis tombé par hasard dessus à la médiathèque. La couverture n'est pas forcément aguichante mais le nom des auteurs l'est beaucoup plus (bon ok ... Le titre aussi est marrant ... Merci Mr Perret). J'ai donc commencé la lecture sans attente particulière et j'avoue m'être laissé très facilement immerger dans ce récit de science-fiction vraiment loufoque. Les auteurs s'en sortent bien ici car il arrive trop souvent que des auteurs voulant faire des mondes utopiques incongrus se vautrent royalement à cause d'un humour complétement absent et morne. Ici, l'humour est bien présent et dès les premières planches j'avais le sourire aux lèvres. Pour être franc, je crois l'avoir gardé jusqu'à la fin de la lecture ! L'histoire perd un peu de son rythme à partir de la moitié du récit mais le tout reste très prenant et très drôle. Le dessin N&B d'Alfred va très bien avec cette histoire. Les personnages ont de sales gueules mais c'est pas mal. Quant aux décors, je les trouve vraiment bien réussis et les planches sont très esthétiques par moments. La digue : une BD dépaysante et vraiment marrante, une histoire de fous dans un décor original bien mis en planche.

01/04/2012 (modifier)