Cette BD est tirée d'un roman de Douglas Kennedy qui m'a beaucoup plu, j'ai donc ouvert la bd avec la peur d'être déçue, mais pas du tout. De Metter a su retranscrire l'univers glauque et oppressant du roman. A la lecture de celui-ci je me suis fait des images et je les ai retrouvées en parcourant cet ouvrage, un graphisme et des couleurs magnifiques. Mais attention l'on est absolument pas obligé de passer par la lecture du roman pour comprendre la bd.
C'est un vrai coup de coeur !
Raaa que c’est beau ! J’ai adoré toutes les BD de Renaud Dillies que j’ai lues, mais sans jamais leur allouer la note maximum… allez, je m’emporte sur le coup de l’émotion, et je le fais pour Abélard !
Je suis surpris de retrouver Régis Hautière au scénario. Les thèmes (vie, amitié, aventure, musique) semblent pourtant tout droit sortis de la panoplie de Dillies. L’histoire est belle et touchante, remplie d’optimisme et de beauté naïve dans le premier tome, et de cruelles désillusions dans le second. La double fin m’a arraché une larme dans un premier temps, avant de me rendre le sourire.
Graphiquement Dillies s’est surpassé. C’est aussi beau que Mélodie au crépuscule, qui m’avait déjà émerveillé.
Un diptyque pas forcément innovant, certes, mais les amateurs de belles histoires très humaines et remplies de poésie ne devraient pas être déçus. Moi, je me suis régalé !
Là l'auteur a réussit un coup de maître et a gommé les défauts de Monster.
Il développe encore très bien la psychologie de ses personnages que ce soit pour les principaux comme les secondaires. L'histoire imaginée est vraiment excellente et l'on suit avec hâte et intérêt les rebondissements de l'intrigue. L'histoire est en 8 volumes ce qui pour un manga rend l'achat très abordable.
Le dessin sert très bien l'histoire et le design des robots est vraiment excellent.
Un manga culte à lire absolument.
Vraiment une très bonne série, surtout pour les fans du genre mais qui peut aussi plaire aux lecteurs non-initiés.
Le dessin est remarquable, les personnages sont très expressifs. Certains préfèrent Moore, quant à moi je trouve qu'Adlard s'en est bien sorti à reprendre une série après un autre.
Quant au scénario, il est le point fort de la série. On dévore littéralement chaque ouvrage. Les personnages évoluent et cela reste crédible tout du long même si les éternels contestataires trouveront bien des points à redire sur certaines réactions. Chaque volume nous tient en haleine et se termine sur un cliffhanger frustrant à cause de l'attente du prochain.
On pourrait faire certains reproches (certaines scènes déjà vues ou bien quelques facilités à certains moments). Mais, la qualité de la série permet de faire abstraction de petits défauts qui ne lui portent pas préjudice et puis la perfection n'est pas de ce monde.
En conclusion, une série remarquable qui pour moi deviendra culte lors de sa conclusion si elle maintient le niveau qui est le sien depuis 10 volumes déjà (ce qui est déjà un exploit).
Mise à jour après 16 volumes : Et bien la qualité continue d'être au rendez-vous les scénariis restent de bonnes factures et j'aime toujours autant le travail de Charlie Adlard. J'espère que Kirkman n'hésitera pas à sacrifier certains personnages cruciaux car à un moment donné on a l'impression qu'il n'ose pas tuer un personnage. J'attend la suite avec impatience...
Un album magnifique que je vous recommande vivement.
Voilà une BD qui peut plaire aux enfants comme aux plus grands. Le pauvre Aristide a peur du noir mais tellement peur qu'il n'ose plus dormir. De ce point de départ l'auteur nous conte une histoire magique, que comme l'a souligné l'avis précédent, Tim Burton apprécierait certainement.
En plus le dessin est magnifique et les couleurs nous transportent dans un univers fantastique et magique. Et quelle bonne idée de transposer les idées d'Aristide sous forme de dessins enfantins.
Vraiment une lecture magique, agréable dont on ressort heureux. A lire absolument.
J'avoue être très étonné par les critiques précédentes.
Je suis moi même un grand amateur des Alix de la "belle" époque ... et je trouve que cette nouvelle version est enfin le coup de fouet qui manquait à une série qui radotait.
Selon moi, autant le style de Jacques Martin se justifiait dans les années 60 autant il est rigide et daté de nos jours où le graphisme a fait de tels progrès ... on ne peut plus accepter (sauf pour des raisons de nostalgie) les textes sans fin, les scènes sans dynamique, les personnages fades se ressemblant tous. La comparaison entre "Roma Roma" et ce qui se fait sur Rome en BD est douloureuse pour la production des "héritiers" de Jacques Martin.
Donc, enfin un "coming out", enfin Alix rencontre Murena.
Enfin un dessin splendide et un scénario dynamique. Je lis cet ouvrage avec plaisir, je suis très touché par la transposition de cet univers "sacré". Je me prends à retrouver dans tel ou tel visage une expression de l'ancien Alix. C'est une belle réussite.
Un seule bémol, ils n'ont pas réussi à vieillir Alix, peu de rides, toujours cet air d'éternel adolescent.
Pour me résumer c'est du niveau de Murena et donc j'attends la suite avec impatience.
Un printemps à Tchernobyl est la première œuvre dessinée que je lis sur le sujet, j'avais tenté de feuilleter Tchernobyl - La Zone en librairie, mais je m'étais arrêtée assez vite, gagnée par l'ennui.
J'avais 13 ans lorsque la catastrophe s'est produite et j'habitais dans l'Est de la France, si bien que le discours politique et médiatique du nuage radioactif qui s'était arrêté à nos frontières m'avait sans doute bien convenu à l'époque (bien que je ne m'en souvienne pas précisément).
Depuis Fukushima, pas mal de révélations ou de reportages ont été faits pour clarifier ce qu'il s'était réellement passé en 1986 en Ukraine et cette bande dessinée, qui raconte le séjour d'un groupe d'artistes français (dessinateurs, photographe, acteur, musicien) à proximité et dans ''la zone'' est à la fois émouvante et inquiétante.
Le petit groupe d'artistes qui est venu sur place pour être au plus près des réalités venait trouver les signes de ce qui nous a toujours été caché sur l'ampleur de la catastrophe pour en faire un argumentaire anti-nucléaire.
Au final, à part à l'intérieur même de la zone qui a complètement été désertée, laissée à l'abandon et détruite (les visites de la centrale et de la ville de Pripiat sont édifiantes), c'est essentiellement la vie, la joie de vivre, la vie malgré tout des habitants, comme un défi permanent à ce qu'ils ont vécu que nos voyageurs ont trouvé sur place.
L'auteur en vient même à se demander s'il va vraiment pouvoir publier ce qu'il ramène, tant cela ne correspond pas à ce qu'il était venu chercher.
Ce qui est inquiétant c'est cette invisibilité de la radioactivité, la facilité et la rapidité avec laquelle on l'oublie tant "tout" semble normal, voire même plus beau dans cette nature que l'homme a fui.
Graphiquement, c'est une pure merveille : le dessin est magnifique. Il est d'abord essentiellement en noir et blanc puis progressivement de plus en plus en couleurs, sans que l'on sache vraiment pour quelle raison on passe de l'un à l'autre : tristesse / joie, rêve / réalité, inquiétude / insouciance, grisaille / soleil, distance / proximité, visibilité / invisibilité, ce qui fait qu'on est à chaque fois très (agréablement) surpris par le changement.
Si l'on sait de plus que l'auteur a connu avant ce voyage une période (psychosomatique ?) d'incapacité totale à dessiner, on apprécie d'autant plus ces planches de toute beauté.
Un printemps à Tchernobyl est un bien beau témoignage, à tous points de vue, que je recommande vivement !
Il faut croire qu’il existe plusieurs Mark Millar, un scénariste s’offrant des vies parallèles avec d’une part des œuvres ironiques et iconiques comme Kick-Ass, Nemesis et surtout Wanted qui se jouent des codes des Superhéros avec cruauté et ironie et il y a aussi celui qui apporte un peu plus de lumière tout en conservant ce coté moqueur qui lui sied bien avec Superman - Red Son mais également ce Superior dont il est question aujourd’hui.
Le pitch, plutôt simple au demeurant, a déjà été exploité dans d’autres récits… Et si l’on vous offrait un vœu, que choisiriez-vous ? Une autre vie ?
Quand on est un jeune ado et qu’on a perdu l’usage de ses membres à cause d’une saloperie tristement connue sous le nom de sclérose en plaques et qu’on est fan d’un superhéros kitsch de papier et de péloche, forcément il est facile de deviner la suite des évènements sauf qu’avec Millar aux commandes ça risque forcément de déraper à un moment ou un autre pour notre plus grand plaisir.
C’est cet étrange destin que Simon va connaitre lorsqu’un singe cosmonaute sorti de nulle part lui propose cet étrange deal malgré lui.
L’apprentissage de ses pouvoirs dans ce nouveau corps proche de Superman et de Captain Marvel va se faire avec humour en compagnie de son meilleur ami. Simon n’a pas le choix mais va se plaire dans ce nouveau corps qui va lui permettre de réaliser ses désirs les plus fous au service de la population en détresse.
C’est à la fois très drôle et vraiment divertissant. Le tout est soutenu par des dessins comics de qualité en la matière de Leinil Francis Yu qui offre un travail aussi propre que léché. Tout est extrêmement lisible et semble, une fois de plus, se prêter parfaitement pour une adaptation cinématographique.
Ce dyptique s’achève à la fin du premier tome sur un cliffhanger réussi et promettant un second tome beaucoup plus noir car le fameux « don » semble être une malédiction et Simon/Superior serait manipulé ? Sacrebleu ! Vivement la suite de ce comics très réussi qui plaira au plus grand nombre et que je recommande vivement malgré une couverture vraiment peu attrayante.
APRES LECTURE DU SECOND ET DERNIER TOME :
Rarement titre d’un chapitre à savoir « L’âme d’un héros » n’aura porté aussi bien son nom, lourd de conséquences dans cette seconde et dernière partie qui est tout aussi réussie que la première.
On en profite pour développer certains personnages et surtout mettre la gomme sur tous les évènements, sans les précipiter ni les bâcler. Ainsi la grosse torgnole prévue dès le départ est aussi fun que démesurée sans pour autant négliger les choix cornéliens imposés à « Supérior ». Et l’ensemble va devenir bien sombre…. Avec l’espoir d’avoir prises les bonnes décisions ou non ?
La fin est aussi jolie que convenue mais ne suscite aucune frustration de la part du lecteur. Mark Millar a su arrêter à temps ce joli conte en rendant hommage à l’interpête le plus connu de Superman, Christopher Reeve ainsi qu’à Richard Donner qui nous a offert le tout premier film.
Cette relecture du mythe de Faust dans le monde des supers est cohérente du début à la fin !
D’ailleurs je réitère ma demande : voici un pitch à la fois grand public et vicelard à adapter de toute urgence au cinéma. Très vivement recommandé et recommandable une nouvelle fois, Superior est une mini-série de très grande qualité.
Voici un style graphique dont je raffole, très proche de celui de Karascoët dans Miss Pas Touche, sauf qu’ici Yomgui Dumont pousse le souci du détail nettement plus loin et nous offre des planches de toute beauté. L’équilibre entre les couleurs, les détails, les décors et les expressions des personnages est parfait, tourner les pages est un vrai bonheur. Un autre point commun aux deux séries… leur noirceur.
« Chambres Noires » raconte une histoire que l’on pourrait presque qualifier de déjà-vue, sans apporter de véritable originalité au genre, c’est un récurrent récit de fantômes. En guise de préface, l‘histoire commence par une présentation de la maisonnée, de ses habitants et de leurs activités, façon petite chronique assez drôle par ailleurs. Mais c’est surtout dans son traitement qu’elle accroche, Olivier Bleys sait distiller les informations nécessaires au bon moment pour maintenir un excellent suspense. Il y a aussi une grande richesse au niveau des personnages qui sont très nombreux et suffisamment développés pour que l’on s’attache à eux. Une petite touche humoristique vient se glisser de-ci de-là, et elle tombe toujours pile poil quand il faut et surtout quand on ne s’y attend pas. J’ai eu un coup de cœur pour Bertille et ce pauvre Erratum…
Suite et fin
Celle-ci ne fait que confirmer mes premières impressions, toutes les qualités du premier opus sont présentes, avec en plus un déroulement de l’histoire on ne peut plus prenant, le suspense étant maintenu jusqu'au final. La qualité du graphisme est constante, avec ses innombrables détails et des expressions pleines de vie ; j'aime aussi la manière dont Yomgui Dumont joue sur les contrastes, notamment avec les yeux des personnages.
Cette série est surtout un véritable coup de cœur avec un attachement inconditionnel aux personnages, charismatiques, drôles et attendrissants ; par ailleurs les méchants sont vraiment odieux ce qui par opposition les rend intéressants.
Autre point important, moi qui n'aime pas des masses les histoires de fantômes, j'ai été enchantée par celle-ci et tout cela vaut bien la note maximale.
Olivier Balez entreprend, un jour, de raconter l'histoire de son frère Eric, atteint d'une maladie handicapante. Ses difficultés à l'école, au boulot, les tâtonnements des médecins... Les rencontres avec les autres malades, le kit du parfait malade, tout y passe, mais avec humour et dignité, grâce au talent de l'auteur...
Puis c'est l'ascension tant attendue, pour se prouver et prouver aux autres qu'on peut vivre, et même accomplir des exploits avec ce type de maladie...
Un message positif... Un album très fort d'Olivier Balez.
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Piège nuptial
Cette BD est tirée d'un roman de Douglas Kennedy qui m'a beaucoup plu, j'ai donc ouvert la bd avec la peur d'être déçue, mais pas du tout. De Metter a su retranscrire l'univers glauque et oppressant du roman. A la lecture de celui-ci je me suis fait des images et je les ai retrouvées en parcourant cet ouvrage, un graphisme et des couleurs magnifiques. Mais attention l'on est absolument pas obligé de passer par la lecture du roman pour comprendre la bd. C'est un vrai coup de coeur !
Abélard
Raaa que c’est beau ! J’ai adoré toutes les BD de Renaud Dillies que j’ai lues, mais sans jamais leur allouer la note maximum… allez, je m’emporte sur le coup de l’émotion, et je le fais pour Abélard ! Je suis surpris de retrouver Régis Hautière au scénario. Les thèmes (vie, amitié, aventure, musique) semblent pourtant tout droit sortis de la panoplie de Dillies. L’histoire est belle et touchante, remplie d’optimisme et de beauté naïve dans le premier tome, et de cruelles désillusions dans le second. La double fin m’a arraché une larme dans un premier temps, avant de me rendre le sourire. Graphiquement Dillies s’est surpassé. C’est aussi beau que Mélodie au crépuscule, qui m’avait déjà émerveillé. Un diptyque pas forcément innovant, certes, mais les amateurs de belles histoires très humaines et remplies de poésie ne devraient pas être déçus. Moi, je me suis régalé !
Pluto
Là l'auteur a réussit un coup de maître et a gommé les défauts de Monster. Il développe encore très bien la psychologie de ses personnages que ce soit pour les principaux comme les secondaires. L'histoire imaginée est vraiment excellente et l'on suit avec hâte et intérêt les rebondissements de l'intrigue. L'histoire est en 8 volumes ce qui pour un manga rend l'achat très abordable. Le dessin sert très bien l'histoire et le design des robots est vraiment excellent. Un manga culte à lire absolument.
Walking Dead
Vraiment une très bonne série, surtout pour les fans du genre mais qui peut aussi plaire aux lecteurs non-initiés. Le dessin est remarquable, les personnages sont très expressifs. Certains préfèrent Moore, quant à moi je trouve qu'Adlard s'en est bien sorti à reprendre une série après un autre. Quant au scénario, il est le point fort de la série. On dévore littéralement chaque ouvrage. Les personnages évoluent et cela reste crédible tout du long même si les éternels contestataires trouveront bien des points à redire sur certaines réactions. Chaque volume nous tient en haleine et se termine sur un cliffhanger frustrant à cause de l'attente du prochain. On pourrait faire certains reproches (certaines scènes déjà vues ou bien quelques facilités à certains moments). Mais, la qualité de la série permet de faire abstraction de petits défauts qui ne lui portent pas préjudice et puis la perfection n'est pas de ce monde. En conclusion, une série remarquable qui pour moi deviendra culte lors de sa conclusion si elle maintient le niveau qui est le sien depuis 10 volumes déjà (ce qui est déjà un exploit). Mise à jour après 16 volumes : Et bien la qualité continue d'être au rendez-vous les scénariis restent de bonnes factures et j'aime toujours autant le travail de Charlie Adlard. J'espère que Kirkman n'hésitera pas à sacrifier certains personnages cruciaux car à un moment donné on a l'impression qu'il n'ose pas tuer un personnage. J'attend la suite avec impatience...
Aristide broie du noir
Un album magnifique que je vous recommande vivement. Voilà une BD qui peut plaire aux enfants comme aux plus grands. Le pauvre Aristide a peur du noir mais tellement peur qu'il n'ose plus dormir. De ce point de départ l'auteur nous conte une histoire magique, que comme l'a souligné l'avis précédent, Tim Burton apprécierait certainement. En plus le dessin est magnifique et les couleurs nous transportent dans un univers fantastique et magique. Et quelle bonne idée de transposer les idées d'Aristide sous forme de dessins enfantins. Vraiment une lecture magique, agréable dont on ressort heureux. A lire absolument.
Alix Senator
J'avoue être très étonné par les critiques précédentes. Je suis moi même un grand amateur des Alix de la "belle" époque ... et je trouve que cette nouvelle version est enfin le coup de fouet qui manquait à une série qui radotait. Selon moi, autant le style de Jacques Martin se justifiait dans les années 60 autant il est rigide et daté de nos jours où le graphisme a fait de tels progrès ... on ne peut plus accepter (sauf pour des raisons de nostalgie) les textes sans fin, les scènes sans dynamique, les personnages fades se ressemblant tous. La comparaison entre "Roma Roma" et ce qui se fait sur Rome en BD est douloureuse pour la production des "héritiers" de Jacques Martin. Donc, enfin un "coming out", enfin Alix rencontre Murena. Enfin un dessin splendide et un scénario dynamique. Je lis cet ouvrage avec plaisir, je suis très touché par la transposition de cet univers "sacré". Je me prends à retrouver dans tel ou tel visage une expression de l'ancien Alix. C'est une belle réussite. Un seule bémol, ils n'ont pas réussi à vieillir Alix, peu de rides, toujours cet air d'éternel adolescent. Pour me résumer c'est du niveau de Murena et donc j'attends la suite avec impatience.
Un printemps à Tchernobyl
Un printemps à Tchernobyl est la première œuvre dessinée que je lis sur le sujet, j'avais tenté de feuilleter Tchernobyl - La Zone en librairie, mais je m'étais arrêtée assez vite, gagnée par l'ennui. J'avais 13 ans lorsque la catastrophe s'est produite et j'habitais dans l'Est de la France, si bien que le discours politique et médiatique du nuage radioactif qui s'était arrêté à nos frontières m'avait sans doute bien convenu à l'époque (bien que je ne m'en souvienne pas précisément). Depuis Fukushima, pas mal de révélations ou de reportages ont été faits pour clarifier ce qu'il s'était réellement passé en 1986 en Ukraine et cette bande dessinée, qui raconte le séjour d'un groupe d'artistes français (dessinateurs, photographe, acteur, musicien) à proximité et dans ''la zone'' est à la fois émouvante et inquiétante. Le petit groupe d'artistes qui est venu sur place pour être au plus près des réalités venait trouver les signes de ce qui nous a toujours été caché sur l'ampleur de la catastrophe pour en faire un argumentaire anti-nucléaire. Au final, à part à l'intérieur même de la zone qui a complètement été désertée, laissée à l'abandon et détruite (les visites de la centrale et de la ville de Pripiat sont édifiantes), c'est essentiellement la vie, la joie de vivre, la vie malgré tout des habitants, comme un défi permanent à ce qu'ils ont vécu que nos voyageurs ont trouvé sur place. L'auteur en vient même à se demander s'il va vraiment pouvoir publier ce qu'il ramène, tant cela ne correspond pas à ce qu'il était venu chercher. Ce qui est inquiétant c'est cette invisibilité de la radioactivité, la facilité et la rapidité avec laquelle on l'oublie tant "tout" semble normal, voire même plus beau dans cette nature que l'homme a fui. Graphiquement, c'est une pure merveille : le dessin est magnifique. Il est d'abord essentiellement en noir et blanc puis progressivement de plus en plus en couleurs, sans que l'on sache vraiment pour quelle raison on passe de l'un à l'autre : tristesse / joie, rêve / réalité, inquiétude / insouciance, grisaille / soleil, distance / proximité, visibilité / invisibilité, ce qui fait qu'on est à chaque fois très (agréablement) surpris par le changement. Si l'on sait de plus que l'auteur a connu avant ce voyage une période (psychosomatique ?) d'incapacité totale à dessiner, on apprécie d'autant plus ces planches de toute beauté. Un printemps à Tchernobyl est un bien beau témoignage, à tous points de vue, que je recommande vivement !
Superior
Il faut croire qu’il existe plusieurs Mark Millar, un scénariste s’offrant des vies parallèles avec d’une part des œuvres ironiques et iconiques comme Kick-Ass, Nemesis et surtout Wanted qui se jouent des codes des Superhéros avec cruauté et ironie et il y a aussi celui qui apporte un peu plus de lumière tout en conservant ce coté moqueur qui lui sied bien avec Superman - Red Son mais également ce Superior dont il est question aujourd’hui. Le pitch, plutôt simple au demeurant, a déjà été exploité dans d’autres récits… Et si l’on vous offrait un vœu, que choisiriez-vous ? Une autre vie ? Quand on est un jeune ado et qu’on a perdu l’usage de ses membres à cause d’une saloperie tristement connue sous le nom de sclérose en plaques et qu’on est fan d’un superhéros kitsch de papier et de péloche, forcément il est facile de deviner la suite des évènements sauf qu’avec Millar aux commandes ça risque forcément de déraper à un moment ou un autre pour notre plus grand plaisir. C’est cet étrange destin que Simon va connaitre lorsqu’un singe cosmonaute sorti de nulle part lui propose cet étrange deal malgré lui. L’apprentissage de ses pouvoirs dans ce nouveau corps proche de Superman et de Captain Marvel va se faire avec humour en compagnie de son meilleur ami. Simon n’a pas le choix mais va se plaire dans ce nouveau corps qui va lui permettre de réaliser ses désirs les plus fous au service de la population en détresse. C’est à la fois très drôle et vraiment divertissant. Le tout est soutenu par des dessins comics de qualité en la matière de Leinil Francis Yu qui offre un travail aussi propre que léché. Tout est extrêmement lisible et semble, une fois de plus, se prêter parfaitement pour une adaptation cinématographique. Ce dyptique s’achève à la fin du premier tome sur un cliffhanger réussi et promettant un second tome beaucoup plus noir car le fameux « don » semble être une malédiction et Simon/Superior serait manipulé ? Sacrebleu ! Vivement la suite de ce comics très réussi qui plaira au plus grand nombre et que je recommande vivement malgré une couverture vraiment peu attrayante. APRES LECTURE DU SECOND ET DERNIER TOME : Rarement titre d’un chapitre à savoir « L’âme d’un héros » n’aura porté aussi bien son nom, lourd de conséquences dans cette seconde et dernière partie qui est tout aussi réussie que la première. On en profite pour développer certains personnages et surtout mettre la gomme sur tous les évènements, sans les précipiter ni les bâcler. Ainsi la grosse torgnole prévue dès le départ est aussi fun que démesurée sans pour autant négliger les choix cornéliens imposés à « Supérior ». Et l’ensemble va devenir bien sombre…. Avec l’espoir d’avoir prises les bonnes décisions ou non ? La fin est aussi jolie que convenue mais ne suscite aucune frustration de la part du lecteur. Mark Millar a su arrêter à temps ce joli conte en rendant hommage à l’interpête le plus connu de Superman, Christopher Reeve ainsi qu’à Richard Donner qui nous a offert le tout premier film. Cette relecture du mythe de Faust dans le monde des supers est cohérente du début à la fin ! D’ailleurs je réitère ma demande : voici un pitch à la fois grand public et vicelard à adapter de toute urgence au cinéma. Très vivement recommandé et recommandable une nouvelle fois, Superior est une mini-série de très grande qualité.
Chambres Noires
Voici un style graphique dont je raffole, très proche de celui de Karascoët dans Miss Pas Touche, sauf qu’ici Yomgui Dumont pousse le souci du détail nettement plus loin et nous offre des planches de toute beauté. L’équilibre entre les couleurs, les détails, les décors et les expressions des personnages est parfait, tourner les pages est un vrai bonheur. Un autre point commun aux deux séries… leur noirceur. « Chambres Noires » raconte une histoire que l’on pourrait presque qualifier de déjà-vue, sans apporter de véritable originalité au genre, c’est un récurrent récit de fantômes. En guise de préface, l‘histoire commence par une présentation de la maisonnée, de ses habitants et de leurs activités, façon petite chronique assez drôle par ailleurs. Mais c’est surtout dans son traitement qu’elle accroche, Olivier Bleys sait distiller les informations nécessaires au bon moment pour maintenir un excellent suspense. Il y a aussi une grande richesse au niveau des personnages qui sont très nombreux et suffisamment développés pour que l’on s’attache à eux. Une petite touche humoristique vient se glisser de-ci de-là, et elle tombe toujours pile poil quand il faut et surtout quand on ne s’y attend pas. J’ai eu un coup de cœur pour Bertille et ce pauvre Erratum… Suite et fin Celle-ci ne fait que confirmer mes premières impressions, toutes les qualités du premier opus sont présentes, avec en plus un déroulement de l’histoire on ne peut plus prenant, le suspense étant maintenu jusqu'au final. La qualité du graphisme est constante, avec ses innombrables détails et des expressions pleines de vie ; j'aime aussi la manière dont Yomgui Dumont joue sur les contrastes, notamment avec les yeux des personnages. Cette série est surtout un véritable coup de cœur avec un attachement inconditionnel aux personnages, charismatiques, drôles et attendrissants ; par ailleurs les méchants sont vraiment odieux ce qui par opposition les rend intéressants. Autre point important, moi qui n'aime pas des masses les histoires de fantômes, j'ai été enchantée par celle-ci et tout cela vaut bien la note maximale.
La Cordée du Mont Rose
Olivier Balez entreprend, un jour, de raconter l'histoire de son frère Eric, atteint d'une maladie handicapante. Ses difficultés à l'école, au boulot, les tâtonnements des médecins... Les rencontres avec les autres malades, le kit du parfait malade, tout y passe, mais avec humour et dignité, grâce au talent de l'auteur... Puis c'est l'ascension tant attendue, pour se prouver et prouver aux autres qu'on peut vivre, et même accomplir des exploits avec ce type de maladie... Un message positif... Un album très fort d'Olivier Balez.