Les derniers avis (9720 avis)

Par Pasukare
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Singe de Hartlepool
Le Singe de Hartlepool

Excellent ! J'avais lu plein d'avis positifs sur cette histoire et j'avais donc décidé de la mettre sur ma liste de BD à offrir à Noël et comme je suis quelqu'un de consciencieux, je contrôle la qualité avant de faire les paquets cadeaux... Je n'ai pas été déçue, loin de là. Le dessin n'est pas vraiment ma tasse de thé (ah ah ah) mais l'histoire est un petit bijou. Basée sur une légende datant de l'époque des guerres napoléoniennes, elle nous raconte comment un singe, mascotte d'un navire français ayant échoué au large des côtes de ce petit village anglais, a été pris pour et jugé comme un français simplement parce qu'il portait un uniforme français et parce que les villageois ignoraient complètement à quoi pouvait ressembler cet ennemi juré. J'ai eu deux coups de cœur dans cette BD. Le premier est pour le vieil ancien combattant, cul-de-jatte depuis des années, qui est blessé lors de son attaque au canon de la prison du singe et qui, quand on lui demande comment ça va, répond "je ne sens plus mes jambes" (mouarf). Le second est pour le "clin d’œil" de la page 91, même s'il est certainement fantaisiste, il est très sympathique et clôt admirablement bien l'histoire. A offrir ou à se faire offrir sans hésiter.

02/12/2012 (modifier)
Par dut
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Berceuse assassine
Berceuse assassine

Quelle bonne surprise pour moi cette trilogie ! Tout d'abord j'adore l'ambiance polar noir de ce New York un peu glauque, un peu sombre. Et ce jaune qui vient juste faire le contraste qui va bien, j'aime ! Le dessin est parfait avec ces couleurs, Vraiment une réussite graphique. Quelle bonne idée de traiter l'histoire du point de vu de 3 protagonistes de l'histoire (1 par tome). Ça nécessite un scénario béton et bien maitrisé, et c'est le cas ici. Les 2 premiers tomes fonctionnent vraiment par pair, et le 3ème vient se rajouter dessus et vient rajouter un peu d’épaisseur et de background aux personnages de Martha et Telenko, tout en rajoutant l'histoire de Dillon. Tout se recoupe entre les 3 tomes, c'est vraiment bien foutu ! J'aime bien ce genre "d'astuces scénaristiques" Je vais pas trop en rajouter, les nombres d'avis hyper positifs ici devraient finir de vous convaincre que lire Berceuse Assassine...

30/11/2012 (modifier)
Couverture de la série Jim Henson's Tale of Sand
Jim Henson's Tale of Sand

Un scénario œuvre de jeunesse du créateur du Muppet Show, voilà ce que propose cet album. Il n’en fallait pas plus pour susciter ma curiosité. Mais si je suis curieux, l’objet en question l’est peut-être plus encore. Pensez donc : un récit long de 160 planches dans lequel les textes sont rares, la mise en page éclatée, les couleurs basiques, vives et rosées, et l’histoire totalement délirante. Ce récit se résume en fait à un long jeu du chat et de la souris dans lequel mille et une idées tantôt saugrenues, tantôt absurdes empêchent le chat d’attraper ladite souris… quand ce n’est pas le chat lui-même qui décide de prolonger le jeu. Dans cette histoire, on ne peut que prendre en amitié notre héros malgré lui qui se demande, tout autant que nous, ce qui va bien pouvoir encore surgir derrière le prochain rocher. La première partie du récit est vraiment très plaisante à suivre. Malheureusement, l’histoire s’essouffle quelque peu dans la seconde partie. Pas de quoi me faire décrocher de ma lecture mais cet essoufflement coûte quand même la quatrième étoile à ce récit. Le final, lui, est très bon et plein d’ironie. Je ne sais pas s’il y a une morale cachée derrière tout ça mais, à titre personnel, le voyage graphique m’a largement satisfait. Par ailleurs, j’ai beaucoup apprécié la maquette de l’album. Couverture avec relief, textes de présentation, postface. Il ne s’agit pas seulement d’un bon récit mais aussi d’un bel objet, simple élégant et soigné. Une curiosité, sans nul doute. Un petit délire d’un grand génie, certainement. Un bon album ? Oui, un bon album. En tous les cas, une œuvre qui vaut la peine qu’on y jette plus qu'un œil... mais c'est quand même bien barré !!!

30/11/2012 (modifier)
Par Pasukare
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Kalimbo
Kalimbo

Sympathique cette nouvelle série jeunesse qui démarre chez Soleil. L'histoire est toute simple : Kalimbo est un très vieil éléphant qui sent sa dernière heure venue et décide de se rendre au cimetière des éléphants, accompagné de son fidèle et vieil ami, le lion Makussa. Sauf que tout ne va pas être si simple car en chemin ils vont faire la rencontre d'un jeune zèbre qui a été séparé de sa famille à cause du passage d'un troupeau de gnous et vont alors l'aider à retrouver les siens. Il y a beaucoup d'humour dans les dialogues et ces animaux doués de parole forcent la sympathie du lecteur. La palette de caractères est riche : le vieil éléphant bougon, le vieux lion sage et posé, le jeune zèbre intrépide, les deux autruches Adélaïde et Abigail (mon coup de cœur est pour elles) qui se cachent en enfouissant la tête dans le sol, des oiseaux, des méchants lycaons, de majestueuses girafes, un rhinocéros bourru, des vervets (et pas des macaques ! ) : bref, toute la savane y passe et tient son petit rôle. On pourrait se croire dans une production Disney (sans être péjoratif) du style "Le roi lion". Le dessin de Frédéric Besson est très réussi, les animaux sont réalistes et la colorisation très douce. Le T1 se termine sur un retournement de situation amusant qui annonce une suite, que j'espère avoir très vite l'occasion de découvrir.

29/11/2012 (modifier)
Par ghizzo
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Michel Vaillant - Nouvelle saison
Michel Vaillant - Nouvelle saison

Enfin Michel Vaillant a vielli ; père d'un ado en mal de vivre et d'un père toujours dans la perfection et un tantinet rétrograde. Nouveau dessin très réaliste avec de belles couleurs. Dommage que les camions de l'écurie vaillante soient des Mercedes alors que l'on valorise la marque VAILLANTE (française) Histoire bien construite avec des rebondissements à prévoir.

29/11/2012 (modifier)
Par Alix
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Notre Mère la Guerre
Notre Mère la Guerre

Je réécris mon avis après la lecture des 4 tomes, et je passe ma note à 5/5. Kris a, à mon humble avis, trouvé l’équilibre parfait entre l’enquête policière, qui avance lascivement, et le background historique. L’horreur chez les poilus, on connaît pourtant, on a lu des tas de livres, vu des tas de films et documentaires sur le sujet (voir notre thème). Mais cette période sombre de notre histoire fait toujours aussi froid dans le dos, surtout quand elle est décrite de façon aussi réaliste. Je sais qu’il est d’une banalité affligeante de s’écrier « putain mais quelle connerie cette guerre, comment a-t-on pu laisser faire ça », mais c’est vraiment ce qui vient à l’esprit en refermant le dernier tome. Le rythme est lent (amateurs d’action, passez votre chemin) et la poésie omniprésente, au travers les réflexions de notre détective gendarme. L’écriture est magistrale, quelle beauté dans les textes ! Je me demande comment il est possible d’écrire des choses pareilles sans avoir vécu la guerre soi-même… L’auteur a dû faire beaucoup de recherches et lire de nombreux témoignages. Le dessin de Maël est magnifique, même si les couleurs se limitent souvent à une palette boueuse, tranchées oblige. Le dénouement de l’enquête est satisfaisant au possible (cohérent et surprenant) et les dernières pages laissent vraiment un goût amer dans la bouche, avec cet armistice qui arrive enfin, mais trop tard pour une génération mutilée et traumatisée. La guerre ne se termine jamais pour ceux qui ont combattu, les séquelles sont trop profondes. Cette série est pour moi un coup de maître : des personnages à la psychologie bien définie, une enquête policière prenante qui se greffe sur un contexte historique effroyable, et une fin « coup de poing ». Une lecture qui marque.

03/05/2011 (MAJ le 29/11/2012) (modifier)
Couverture de la série Chambres Noires
Chambres Noires

Que voilà un savant mélange des genres ! La première chose qui marque dans ce récit, c’est son style graphique. Expressif en diable, résolument moderne dans le trait mais pourvu d’une colorisation qui le rend désuet, ce style dote la série d’un ton, d’une âme. Directement, je me suis dit que Tim Burton ne devait pas être bien loin (pour une raison que je n’arrive pas à m’expliquer, les enfants de la séries me faisaient penser aux délurés gamins de « l’étrange Noël de Mr Jack »). Ce style est expressif, très dynamique, beau et décalé : une franche réussite. Puis vient l’histoire. Et là, on peut dire que son auteur, Olivier Bleys, ne s’est pas contenté du minimum syndical. Ce scénario fourmille de joyeuses trouvailles, entre les introductions en deux pages littéraires, les professions familiales farfelues, l’enquête policière et la surprenante apparition de la pierre philosophale. Quelle richesse, quel délice. On sent là derrière un réel travail d’écrivain capable de créer un univers, de développer des personnages, de doser ses effets… et de garder tout du long une ligne directrice. Constamment, l’équilibre est trouvé entre l’humour et le drame. Le premier l’emporte mais les auteurs parviennent à nous faire ressentir que le deuxième se tient tapi dans l’ombre. Une de mes meilleures lectures de cette année, ni plus ni moins.

29/11/2012 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série The Twelve
The Twelve

Avec The Twelve, j'ai pris véritablement contact avec du très bon Comic. Jusqu'à présent, j'ai lu ça et là quelques séries qui, non dénuées d'intérêt et de qualités (et d'une lecture agréable), ne sont pas pour autant de grandes œuvres, principalement du fait d'une trop faible profondeur, tant dans le scénario que dans le traitement des personnages. Je dois bien reconnaître que je ne connais pas encore Watchmen et V pour Vendetta, que je découvrirai le plus rapidement possible. Lorsque j'ai acheté le premier volume de The Twelve au moment de sa sortie, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. J'ai pris le bouquin sur la rayonnage et deux choses m'ont suffisamment séduit pour valider l'acte d'achat. La première était la qualité du dessin, vraiment complet, bien travaillé, reprenant les codes mais avec une certaine noirceur que j'ai grandement apprécié. Enfin venaient les personnages, qui étaient pour moi de profonds inconnus mais qui, de premier abord, semblaient complexes. Et après une lecture attentive de ce premier opus, le dessin s'est révélé effectivement tout bonnement superbe. Les personnages sont magnifiques, leurs costumes bien détaillés (notamment celui du Reporter Fantôme). Les décors, arrière plans etc recèlent de détails bref du très bon. Je trouve une colorisation de qualité, ceci étant souvent le défaut de bien des comics à mes yeux. Du très bon travail. Ensuite, les personnages sont extrêmement fouillés, ils ont tous leur part d'ombre, leur face caché plus ou moins "dramatique" qui se révèle au fil de la lecture et qui passée au filtre de ce coma soixantenaire prend une dimension importante que certains ne sauront pas dépasser. A la lecture de ce premier tome, on a d'ailleurs beaucoup de questions en suspens mais sans que cette attente ne paraisse artificielle. Ce que j'ai aimé aussi, c'est cet amalgame de héros, fait de bric et de broc, entre ceux qui ont de réels pouvoirs et les tocards en tout genre. Et puis le déphasage temporel est bien rendu, que ce soit sur le plan des valeurs, l'éclatement de la structure personnelle, la perte de repères tout simplement. C'est bien ficelé. La trame, assez lente, avec de nombreux flash back, un peu bavarde, nous amène elle aussi à de nombreuses interrogations, mais encore une fois cela semble naturel. Où allons nous dans cette histoire? L'évolution des personnages, leur utilité, leurs connexions bref on ressort de la lecture avec une grosse satisfaction d'avoir lu du tout bon et une frustration importante de ne pouvoir assouvir cette soif de réponses. Est venu, après une longue, longue attente, le tome 2 pour nous apporter les lumières à toutes les zones d'ombre qui subsistaient. Et cet opus remplit parfaitement son rôle. L'histoire se déroule toujours assez lentement dans une première partie où nous poursuivons la découverte des faces méconnues de nos héros et qui vont petit à petit, à la manière d'un puzzle, nous dévoiler une trame de fonds. Le final bascule un peu dans l'action, mais cette partie a pour une fois été reléguée bien après le scénario et ses méandres. C'est un vrai régal. Seul (micro) bémol, l'historiette amoureuse ne m'apporte que trop peu et mets un peu de guimauve là où ce n'est peut être pas utile. Le dessin est toujours aussi classieux, de côté rien à dire. Une mini série à faire lire à tous les amateurs de bonnes histoires pour les convertir aux comics. La petite nouvelle plaçant les 12 avant la mise en cryogénisation est sympathique et replace les relations des uns et des autres en perspective, avec notamment des morceaux de bravoure différents et contrastés, au soutien d'un Cap' America en difficulté.

28/11/2012 (modifier)
Couverture de la série Des souris et des hommes
Des souris et des hommes

Comme cac, je suis étonné de la note globale piteuse attribuée à cette BD au jour d'aujourd'hui. Moi, j'ai vraiment apprécié cette lecture. D'ailleurs, j'ai quasiment tout lu d'une traite ! On est littéralement plongé dans l'ambiance difficile et souvent belliqueuse des travailleurs de la terre du début du siècle dernier. Graphiquement, c'est du noir et blanc qui m'a beaucoup rappelé Ibicus de Rabaté. Donner de la lisibilité à une oeuvre graphique en utilisant une aquarelle en niveaux de gris et noir est pour moi un véritable exploit: spontanément, on n'est guère attiré au premier abord par un tel travail. Mais c'est si bien fait que la lecture en est très fluide, et ce parti pris ne m'a absolument pas dérangé. Je n'ai pas lu l'oeuvre originale, mais en tout cas l'histoire est bien racontée, et on arrive parfaitement à percevoir la psychologie des personnages: Lennie le benêt, Crooks le pauvre esclave noir, méprisé et relégué aux tâches ingrates, la dureté du caractère de George, pour qui Lennie est un fardeau, Curley, le salaud qui abuse de sa position de supériorité hiérarchique, et je pourrais aussi vous parler de la femme de Curley, de Carlson, Candy... Quand on réalise que l'ensemble de toutes ces sensations que l'auteur arrive à nous faire ressentir tient sur un ouvrage qui se lit très vite, on ne peut qu'admettre que c'est du très bon boulot. (187)

28/11/2012 (modifier)
Couverture de la série Le Combat ordinaire
Le Combat ordinaire

J'ai découvert le premier tome en 2004 à sa sortie. Il faut dire qu'à l'époque je commençais à chercher un autre type de BD, me sortir de mes vieux Tintin et mes Lucky Luke, puisque pour ma part je ne m'y intéressais pas plus que çà. J'ai pourtant passé des heures à chercher un nouveau style qui me convienne : en tombant sur ce livre, j'ai vraiment accroché. Le personnage principal me parlait, cette série était pour moi. Je me suis facilement identifié au héros à ce moment là. L'histoire dégage quelque chose d'humain, de vrai. L'humour y est très présent même si certains passages plus durs dégagent d'autres émotions. Les dessins relativement simplistes sont suffisants. Pas besoin de rentrer dans les détails, quelques coups de crayons et on ressent tout de suite l'atmosphère parfois léger, parfois pesant. Après avoir débattu longuement avec d'autres lecteurs sur cette série, je peux comprendre qu'on accroche pas vraiment. En fait, je suis convaincu qu'on adhère à cette BD (ou non) en fonction du moment dans notre vie où on la découvre. Si les premières pages ne vous parlent pas maintenant, repassez plus tard !

26/11/2012 (modifier)