........La claaaaaaaaaque !!!!!!!!!!
Graphique, bien entendu, je suis scotché par les dessins et les couleurs de Delval !!
Ce dessinateur est à suivre de près !
L'univers imaginaire inventé par Krassinsky est tout à fait plaisant : une dictature menée par des aristos empoudrés, un sale mioche de quatre ans pour empereur. La technologie futuriste et le fantastique sont présents par petites touches, suffisamment pour créer une ambiance extraordinaire.
Le mystère quand à la conduite du Musik Meister et du fameux message à délivrer par notre héros est bien entretenu.
Bref, j'ai une folle envie de me plonger dans le tome 2 qui doit sortir sous peu.
Et j'espère qu'il confirmera le niveau du premier opus.
En attendant, lisez-moi ça !!
Mise à jour après lecture du tome 2
Je suis déçu par ma lecture du deuxième tome de cette histoire...
Le niveau graphique reste très bon, même si j'ai été moins contenté qu'avec le premier volume. Sur certaines planches, j'ai vraiment trop eu l'impression que la case était un papier peint collé, et l'ensemble était parfois enfantin (voir les planches où Héloïse montre ses glandes mammaires à l'empereur).
La plus grosse déception vient du scénario, qui s'enlise un peu...Il ne se passe pas grand chose. Frantz vit en Dalmaszie, il y a bien un fait assez étonnant que je vous relaterai pas, mais j'ai trouvé ça un peu ridicule.
La fin se veut, je pense, moralisatrice, mais je suis passé à côté de cet effet.
Et puis, franchement, il y une facilité scénaristique assez grossière dans cet album: l'empereur de la Dalmaszie qui traverse les lignes ennemies et parvient sans embuche jusqu'à ce sâle mioche qu'est son adversaire de guerre ??
Bref, mon enthousiasme est considérablement retombé. Du coup, je ne conseille plus l'achat, et je baisse la note, à 3 étoiles quand même, car cette BD reste bonne dans l'ensemble.
(157)
Voilà d’emblée une œuvre qui ne fera pas date, qui est courte, brouillonne et politiquement incorrecte mais elle fera plaisir à tous les amateurs de Winshluss dont je fais partie après les épatants Smart Monkey et Pinocchio.
C’est pourtant plus de Pat Boon dont Super Negra se rapproche au plus, à savoir une petite histoire aussi crue que rapide à lire et mixant le trait cradingue et loufoque de son auteur. Pas de doute on est bien en terrain connu ici !
Ceux qui en feront la lecture ou l’acquisition sans connaitre l’auteur devront s’attendre à une vision très trash des personnages de Walt Disney, ici Pluto est un chien abruti, Dingo un simple d’esprit à baffer et Mickey un être détestable et inintéressant au possible (là on se rapproche de l’original :) ) qui va subir les effets négatifs d’une radiation nucléaire sans précèdent pendant que cette grosse salope de Minnie fera l’éducation sexuelle des neveux de Donald devenu lui-même un vil défenseur du maccarthysme dans ses pires excès….
Bref vous l’aurez vite compris, Winshluss se joue des codes cucul de Disney pour mieux les vilipender et on peut y lire une ébauche de ce que deviendra son Pinocchio en jouant sur les mêmes tableaux mais de façon plus subtile et poétique.
Les dessins semblent à priori répugnants mais Winshluss n’a pas son pareil pour déformer par l’ironie un trait bien plus travaillé qu’il n’y parait et ça me convient tout à fait dans ce contexte trash si particulier. C’est moins joli que Pat Boon mais dans le même ton que Welcome to the Death Club.
On rigole souvent aux mésaventures de ce Mickey de pacotille jusqu’à son forcément prévisible funeste destin !!! Impossible de lâcher le bouquin sur les 5 minutes de lecture avant la conclusion.
Alors pourquoi pas plus de 3 étoiles ? Exactement pour les mêmes raisons que mes prédécesseurs ici-même qui saluent l’audace de « l’œuvre » tout en regrettant la lecture trop rapide de ce petit délire maison !
A souligner que la récente réédition de Super Negra (qu’il faut traduire effectivement au sens littéral du terme par super noir !!!) comporte également deux autres récits très courts de détournement d’icones de la bd (que je vous laisse découvrir).
Un bon petit apéro couillon avant de retrouver le « maître » dans une nouvelle œuvre qu’il me tarde de découvrir un jour que j’espère proche !!!
A n’en pas douter, si l’éditeur Cornelius n’avait pas eu le bon goût de publier une rétrospective de Pépito en 3 tomes, je n’aurais surement jamais eu vent des aventures humoristiques de ce petit pirate qui a bercé la jeunesse des années 50 à nos jours.
Pépito est surement le pirate le plus méconnu du neuvième art. Il a pourtant inspiré Belin pour ses gâteaux chocolatés (100% véridique !), surement Remacle pour ses Vieux Nick et Barbe-Noire dont il reprend le trait anguleux et le comique absurde et dans une moindre mesure One Piece et tout un pan de la flibusterie à vocation humoristique.
Je ne vais pas m’en cacher, sans le travail éditorial exceptionnel de l’éditeur pour ce gros bouquin panaché de noir & blanc, trichromie et couleur et à la couverture dorée, je serais surement passé à coté d’un divertissement sans prétention mais de haute qualité.
Les aventures de Pépito et de son équipage posent toujours le même axe narratif : se battre contre les injustices de « La Banane », sombre dictateur d’une île coloniale dans les Caraïbes fantasmées de Bottaro à grands coups de calembours, entourloupes et autres ressorts assez drôles.
Le dessin est simple mais précis, les histoires se rapprochent davantage des aventures de Donald et Picsou de la grande époque et conservent ce même charme rétro et attractif. Dommage que les décors ne soient pas tellement travaillés mais l’ensemble est tellement expressif que cela colle au strip de base tout en produisant des aventures variant de 10 à 20 pages !
Ce qui est en revanche vraiment exceptionnel, c’est qu’au lieu de paraitre désuètes et naïves, les histoires de Pepito sont plutôt encore d’actualité avec un coté Robin des Bois des mers bien présent.
Si toutes les histoires ne conservent pas le même centre d’intérêt, toutes se laissent lire avec un petit plaisir coupable indescriptible et bon enfant : Bosco Ventempoupe le second n’arrête pas de s’embrouiller dans des situations pas possibles et le grand méchant, le gros « La Banane » est aussi cupide que machiavélique à souhait !
Rien n’est vraiment manichéen et on peut même y voir une mince critique sociale avec ces impôts sur l’air respiré ou des inventions loufoques par l’inventeur fou à la solde du gouverneur ce qui permet de lire les histoires selon plusieurs aspects de 7 à 77 ans !
J’insiste sur le fait que l’édition présenté par Cornelius est vraiment exceptionnelle pour un prix dérisoire et que ce Pépito fera bonne figure aussi bien dans ma bibliothèque de quadragénaire nostalgique que dans certaines bottes du Père Noël pour mes filleuls en lieu et place des classiques Titeuf ou Astérix ! Vraiment ne passez pas à côté de ce petit trésor !
Horacio est arrivé d'Italie très jeune en 1916 en Argentine avec son père. Anarchiste celui-ci aura pour maitresse une bourgeoise qui initiera son fils au piano. Très doué, une grande carrière s'ouvre à lui et un contrat en or l'attend à New-York 20 ans plus tard. Mais l'ambition n'est pas au rendez-vous et il préfère s'introduire au sein de la bourgeoisie locale. Il épousera d'ailleurs une fille de bonne famille. Les années passent et il s'aperçoit qu'il n'a pas emprunté la bonne voie, sa vie de couple est un échec et dès lors, seul le retour à la musique semble lui redonner le gout de vivre, le gout d'aimer. Mais alors qu'il a une nouvelle chance de relancer sa carrière, il ne la saisit pas et reste prisonnier des conventions.
"BANDONEON" c'est l'histoire d'une vie ratée dans l'Argentine du siècle dernier, une histoire mise en image par le digne successeur des Pratt, Altuna, et autres Breccia.
Avec un dessin à mi chemin entre Pedrosa et Crecy pour la France ou Fior, grand prix à Angoulème pour l'Italie, Gonzalez nous livre des planches d'une grande beauté réalisées dans des tons pastels.
Ce dessinateur est à mon sens une des grandes révélations des dernières années, et cette bd parue aux éditions Dupuis étant épuisée, je me dis que je n'ai sans doute pas été le seul à penser de même.
Son nouvel ouvrage paru chez Dupuis dans la collection Air Libre sur la Patagonie est une occasion unique de découvrir cet auteur argentin installé en Espagne, qui est aussi par ailleurs un remarquable illustrateur dont les travaux ont par exemple été publiés dans le "New Yorker".
A coup sûr un superbe one shot
La sortie de l'édition de luxe m'a permis de me replonger dans ce superbe manga. Une très belle édition soit dit en passant.
Clairement, c'est un manga qu'on ne peut pas lire à la va-vite tellement l'histoire est dense et les personnages nombreux.
On suit avec plaisir le destin de ce médecin qui doit vivre avec le poids d'avoir sauvé un meurtrier dangereux et qui fera tout pour l’arrêter. J'aime particulièrement l'importance que Urasawa a donné aux personnages secondaires, bien qu'au final on les voit presque autant que Temna.
L'auteur prend clairement son temps pour distiller les infos sur le fond de l'histoire et pour faire avancer le récit, mais c'est un plaisir, je trouve, de rencontrer la multitude de personnages sur le chemin de Temna. Enfin, je trouve que les 2 derniers tomes offrent un très bon final.
Et même si la fin est un petit peu ouverte, je trouve qu'on a quand même la majorité des réponses sur l'histoire des jumeaux et sur ce qui s'est passé dans leur enfance, avec leur mère, Bonaparta etc...
Concernant le dessin, j'aime beaucoup son style, où l'on n'a pas de graphiques fouillis comme sur d'autres mangas.
Après, pour ceux qui ont l'habitude de suivre les séries de Urasawa, on retrouve toujours un peu les mêmes "gueules" mais bon.
Bref, pour ma part, Monster avait été peut-être le 1er manga "adulte" que j'avais découvert il y a de ça plusieurs années, et après une 2eme relecture ces jours-ci, c'est définitivement un des meilleurs qu'il m'ait été donné de lire.
Je conseille donc d'y aller les yeux fermés (sauf si on est allergique au genre thriller bien sûr), et surtout essayez de le lire d'une traite, pour apprécier au mieux toutes les histoires annexes qui s’entremêlent les unes avec les autres durant tout le récit.
Note 3,5/5
Une bonne tranche de polar instantané, une histoire se déroulant sur quelques heures et en quelques pages, qui alterne le moment présent avec des scènes du passé tout proche et qui expliquent bien des choses… je ne vais pas m’attarder sur le fond du récit qui n’est pas super alambiqué car je ne voudrais pas vous gâcher sa découverte, ça me juste penser à ce petit avertissement bien connu : un train peu en cacher un autre. C’est mené tambour battant et les personnages sont très bien campés. Le dessin soutient l’histoire à merveille avec des trognes super expressives et des couleurs mises par touches en fonction de chaque situation.
J’ai hésité entre trois et quatre étoiles, car au début j’ai trouvé l’humour un petit peu plus présent et même si j’ai passé un très bon moment de lecture, cela reste un poil classique, bien que la manière de développer l’intrique et le dessin soient réussis, il y a comme une petit frustration, un manque de surprise générale peut-être. Par contre je n'ai pas vu venir la chute finale, d’ailleurs, un tome 2 un peu plus tordu qui reprendrait juste à la dernière planche, ferait bien mon bonheur.
J'ai finalement opté pour le 3,5 et le coup de cœur, à cause les personnages malgré tout super attachants qui méritent bien toute notre attention à défaut de notre bienveillance.
Et que viennent faire les pizzas là-dedans ? Vous le saurez en lisant la B.D. pardi ! (si pizza y'a).
Avant tout, j'ai été attiré par les superbes dessins au crayon qui adoucissent la dureté du propos sans jamais l'effacer. Les regards des personnages sont plus émouvants que les meurtrissures aux visages de ces gueules cassées au lendemain de la grande guerre - avantage du dessin quand il est stylisé comme celui de la talentueuse Delphine Priet Mahéo. Et ça tombe bien : du regard il s'agit beaucoup de cela. Ce sera d'ailleurs le regard d'une jeune africaine qui concluera cette histoire aux multiples péripéties.
Je ne me suis jamais ennuyé. Je suis d'accord avec l'avis de Mac Arthur pour souligner l'importance du personnage de Sembene qui surgit au milieu du récit : il apporte l'inattendu et l'espoir. Ce livre aux dimensions humaines m'a enjoué littéralement. Un des meilleurs que j'ai pu lire cette année.
Pour finir : un bon point pour la très belle facture concernant l'impression du livre en cartonné toilé. Un livre, tant qu'il n'est pas dématérialisé sur un écran, ça reste agréable au toucher :)
Je ne sais pas s’il s’agit de la crise de la trentaine, de nostalgie, d’un refus de grandir, mais mes goûts semblent s’orienter de plus en plus vers des histoires mêlant des thèmes adultes à une mise en image se rapprochant plus des livres illustrés pour enfants. J’adore les bouquins de Shaun Tan, et plus récemment j’ai craqué pour les sublimes Légendes de la Garde de David Petersen. Une rapide lecture du résumé de « L'Etoffe des Légendes » et un coup d’œil dans la galerie m’ont convaincu de commander les 3 tomes VO parus à ce jour, et bien m’en a pris !
J’adore déjà le concept de base : ces jouets qui comme dans « Toys Story » ne peuvent se mouvoir devant les humains, et qui décident de pénétrer dans le « Royaume Obscur » pour secourir un enfant enlevé par le croquemitaine. Se faisant ils se transforment en version réaliste de leur forme jouet (un vrai ours pour un nounours par exemple). Seulement voilà nos jouets sont des adultes, pas des enfants, et leur façon de s’exprimer et de se lancer des vannes est souvent cocasse et tranchent avec le coté enfantin de leur apparence originale (j’ai littéralement explosé de rire quand dans le tome 3 le cerf se fait traiter de porte-chapeaux ambulant). Bon nombres de jouets ou jeux connus font leur apparition : soldats de plomb, indiens, « jack in the box », marelle, pendu, la ville des poupées, trains etc…
Contrairement à « Toy Story » le ton de l’histoire est adulte et sombre. L’intrigue peut sembler un peu simpliste dans le 1er tome (seul paru en France au moment où j’écris ces lignes) mais devient plus nébuleuse dans les tomes suivants : trahisons, révélations fracassantes, groupe qui se déchire et protagonistes aux intentions floues répondent tous à l’appel. On en apprend aussi un peu plus sur le « Royaume Obscur » et sur les intentions du croquemitaine, même si de nombreuses questions restent en suspens. J’ai dévoré les 3 tomes, et j’attends la suite avec impatience.
Un mot sur le style graphique : si tout n’est pas parfait d’un point de vue technique, le rendu final est magnifique et l’esthétisme des planches est indéniable. Et puis cette couleur marron, quel bon goût ;)
Un coup de cœur !
Cet album est franchement bon.
Christophe Bec nous emmène dans un environnement surprenant, celui d'un sanatorium du sud de la France, au début du XXème siècle. On y suite donc le parcours d'un jeune homme, bon fils de famille, artiste-peintre de son état, qui s'y rend pour soigner sa tuberculose.
L'occasion de nous présenter un décor surprenant, des personnages hauts en couleurs (comme Warren, le Dr qui gère l'endroit, ou encore la délicieuse Mme Poirier). Il ne s'y passe pratiquement rien, le récit balance entre promenades/discussions et séquences plus intimistes, lorsque François-Alexandre réfléchit à son sort. C'est très bien écrit, et malgré les séquences où on nous balance du jargon médical, l'immersion est réussie.
Une réussite à laquelle contribue largement Nicolas Sure, beau représentant de la ligne claire qui apporte son style tout en nuances et ses belles couleurs à cette histoire.
Je suis séduit, mais j'attends la suite et fin pour me prononcer définitivement
Avouons-le tout de suite, je ne connais pas l’histoire de la Patagonie, l’auteur, Jorge Gonzales est un parfait inconnu pour moi, et enfin, le style proche de Blutch ou encore de De Crécy n’est pas celui que je préfère. Et pourtant ! J’ai lu ce récit d’une traite, sans faire de pause, tournant les pages avec impatience.
L’impatience n’est pourtant pas le fort de ce pavé de plus de 300 pages où il faut deviner les personnages, savourer les paysages déserts et suivre sur plus d’un siècle l’histoire de ces colons ou de ces Yamanas ou Onas, premiers habitants de cette terre aride. Car le style de Jorge Gonzales est particulier. Mélangeant la mise en page dite du « gaufrier » avec des pleines pages d’une beauté à couper le souffle, son style éclate dans le dernier chapitre qui retrace l’histoire de ce livre : croquis, crayonnés, pleines pages en couleurs, du texte à foison, bref un véritable feu d’artifice qui vient clore cette saga presque familiale.
Un véritable Ovni que cette bande dessinée qui revisite sans concession l’histoire de l’Argentine (on y croise le génocide des « indigènes », le mouvement anarchiste ou encore le régime dictatorial des années 70) à travers la destinées de deux familles, l’une venant d’Allemagne, l’autre étant le fruit d’un métissage.
Jorge Gonzales retrace avec immense talent l’histoire d’un peuple, l’histoire d’un pays mais surtout l’histoire méconnue de la Patagonie. On y sent la solitude des habitants, le vent, la pluie, et surtout le poids du silence, bref une atmosphère particulière, celle que veut vivre l’énigmatique Roth, une atmosphère pesante, étouffante, mais aussi où la liberté souffle sur cette terre, cette liberté que vient retrouver l’un des personnages principaux de cette histoire, après moult aventures, Julian Blumer.
Comme un lointain écho au superbe « Portugal », publié chez le même éditeur l’an passé, je ne peux que vous recommander la lecture de, ce qui reste pour moi, la découverte de cette rentrée 2012.
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Les Petits Soldats
........La claaaaaaaaaque !!!!!!!!!! Graphique, bien entendu, je suis scotché par les dessins et les couleurs de Delval !! Ce dessinateur est à suivre de près ! L'univers imaginaire inventé par Krassinsky est tout à fait plaisant : une dictature menée par des aristos empoudrés, un sale mioche de quatre ans pour empereur. La technologie futuriste et le fantastique sont présents par petites touches, suffisamment pour créer une ambiance extraordinaire. Le mystère quand à la conduite du Musik Meister et du fameux message à délivrer par notre héros est bien entretenu. Bref, j'ai une folle envie de me plonger dans le tome 2 qui doit sortir sous peu. Et j'espère qu'il confirmera le niveau du premier opus. En attendant, lisez-moi ça !! Mise à jour après lecture du tome 2 Je suis déçu par ma lecture du deuxième tome de cette histoire... Le niveau graphique reste très bon, même si j'ai été moins contenté qu'avec le premier volume. Sur certaines planches, j'ai vraiment trop eu l'impression que la case était un papier peint collé, et l'ensemble était parfois enfantin (voir les planches où Héloïse montre ses glandes mammaires à l'empereur). La plus grosse déception vient du scénario, qui s'enlise un peu...Il ne se passe pas grand chose. Frantz vit en Dalmaszie, il y a bien un fait assez étonnant que je vous relaterai pas, mais j'ai trouvé ça un peu ridicule. La fin se veut, je pense, moralisatrice, mais je suis passé à côté de cet effet. Et puis, franchement, il y une facilité scénaristique assez grossière dans cet album: l'empereur de la Dalmaszie qui traverse les lignes ennemies et parvient sans embuche jusqu'à ce sâle mioche qu'est son adversaire de guerre ?? Bref, mon enthousiasme est considérablement retombé. Du coup, je ne conseille plus l'achat, et je baisse la note, à 3 étoiles quand même, car cette BD reste bonne dans l'ensemble. (157)
Super Negra
Voilà d’emblée une œuvre qui ne fera pas date, qui est courte, brouillonne et politiquement incorrecte mais elle fera plaisir à tous les amateurs de Winshluss dont je fais partie après les épatants Smart Monkey et Pinocchio. C’est pourtant plus de Pat Boon dont Super Negra se rapproche au plus, à savoir une petite histoire aussi crue que rapide à lire et mixant le trait cradingue et loufoque de son auteur. Pas de doute on est bien en terrain connu ici ! Ceux qui en feront la lecture ou l’acquisition sans connaitre l’auteur devront s’attendre à une vision très trash des personnages de Walt Disney, ici Pluto est un chien abruti, Dingo un simple d’esprit à baffer et Mickey un être détestable et inintéressant au possible (là on se rapproche de l’original :) ) qui va subir les effets négatifs d’une radiation nucléaire sans précèdent pendant que cette grosse salope de Minnie fera l’éducation sexuelle des neveux de Donald devenu lui-même un vil défenseur du maccarthysme dans ses pires excès…. Bref vous l’aurez vite compris, Winshluss se joue des codes cucul de Disney pour mieux les vilipender et on peut y lire une ébauche de ce que deviendra son Pinocchio en jouant sur les mêmes tableaux mais de façon plus subtile et poétique. Les dessins semblent à priori répugnants mais Winshluss n’a pas son pareil pour déformer par l’ironie un trait bien plus travaillé qu’il n’y parait et ça me convient tout à fait dans ce contexte trash si particulier. C’est moins joli que Pat Boon mais dans le même ton que Welcome to the Death Club. On rigole souvent aux mésaventures de ce Mickey de pacotille jusqu’à son forcément prévisible funeste destin !!! Impossible de lâcher le bouquin sur les 5 minutes de lecture avant la conclusion. Alors pourquoi pas plus de 3 étoiles ? Exactement pour les mêmes raisons que mes prédécesseurs ici-même qui saluent l’audace de « l’œuvre » tout en regrettant la lecture trop rapide de ce petit délire maison ! A souligner que la récente réédition de Super Negra (qu’il faut traduire effectivement au sens littéral du terme par super noir !!!) comporte également deux autres récits très courts de détournement d’icones de la bd (que je vous laisse découvrir). Un bon petit apéro couillon avant de retrouver le « maître » dans une nouvelle œuvre qu’il me tarde de découvrir un jour que j’espère proche !!!
Pepito
A n’en pas douter, si l’éditeur Cornelius n’avait pas eu le bon goût de publier une rétrospective de Pépito en 3 tomes, je n’aurais surement jamais eu vent des aventures humoristiques de ce petit pirate qui a bercé la jeunesse des années 50 à nos jours. Pépito est surement le pirate le plus méconnu du neuvième art. Il a pourtant inspiré Belin pour ses gâteaux chocolatés (100% véridique !), surement Remacle pour ses Vieux Nick et Barbe-Noire dont il reprend le trait anguleux et le comique absurde et dans une moindre mesure One Piece et tout un pan de la flibusterie à vocation humoristique. Je ne vais pas m’en cacher, sans le travail éditorial exceptionnel de l’éditeur pour ce gros bouquin panaché de noir & blanc, trichromie et couleur et à la couverture dorée, je serais surement passé à coté d’un divertissement sans prétention mais de haute qualité. Les aventures de Pépito et de son équipage posent toujours le même axe narratif : se battre contre les injustices de « La Banane », sombre dictateur d’une île coloniale dans les Caraïbes fantasmées de Bottaro à grands coups de calembours, entourloupes et autres ressorts assez drôles. Le dessin est simple mais précis, les histoires se rapprochent davantage des aventures de Donald et Picsou de la grande époque et conservent ce même charme rétro et attractif. Dommage que les décors ne soient pas tellement travaillés mais l’ensemble est tellement expressif que cela colle au strip de base tout en produisant des aventures variant de 10 à 20 pages ! Ce qui est en revanche vraiment exceptionnel, c’est qu’au lieu de paraitre désuètes et naïves, les histoires de Pepito sont plutôt encore d’actualité avec un coté Robin des Bois des mers bien présent. Si toutes les histoires ne conservent pas le même centre d’intérêt, toutes se laissent lire avec un petit plaisir coupable indescriptible et bon enfant : Bosco Ventempoupe le second n’arrête pas de s’embrouiller dans des situations pas possibles et le grand méchant, le gros « La Banane » est aussi cupide que machiavélique à souhait ! Rien n’est vraiment manichéen et on peut même y voir une mince critique sociale avec ces impôts sur l’air respiré ou des inventions loufoques par l’inventeur fou à la solde du gouverneur ce qui permet de lire les histoires selon plusieurs aspects de 7 à 77 ans ! J’insiste sur le fait que l’édition présenté par Cornelius est vraiment exceptionnelle pour un prix dérisoire et que ce Pépito fera bonne figure aussi bien dans ma bibliothèque de quadragénaire nostalgique que dans certaines bottes du Père Noël pour mes filleuls en lieu et place des classiques Titeuf ou Astérix ! Vraiment ne passez pas à côté de ce petit trésor !
Bandonéon
Horacio est arrivé d'Italie très jeune en 1916 en Argentine avec son père. Anarchiste celui-ci aura pour maitresse une bourgeoise qui initiera son fils au piano. Très doué, une grande carrière s'ouvre à lui et un contrat en or l'attend à New-York 20 ans plus tard. Mais l'ambition n'est pas au rendez-vous et il préfère s'introduire au sein de la bourgeoisie locale. Il épousera d'ailleurs une fille de bonne famille. Les années passent et il s'aperçoit qu'il n'a pas emprunté la bonne voie, sa vie de couple est un échec et dès lors, seul le retour à la musique semble lui redonner le gout de vivre, le gout d'aimer. Mais alors qu'il a une nouvelle chance de relancer sa carrière, il ne la saisit pas et reste prisonnier des conventions. "BANDONEON" c'est l'histoire d'une vie ratée dans l'Argentine du siècle dernier, une histoire mise en image par le digne successeur des Pratt, Altuna, et autres Breccia. Avec un dessin à mi chemin entre Pedrosa et Crecy pour la France ou Fior, grand prix à Angoulème pour l'Italie, Gonzalez nous livre des planches d'une grande beauté réalisées dans des tons pastels. Ce dessinateur est à mon sens une des grandes révélations des dernières années, et cette bd parue aux éditions Dupuis étant épuisée, je me dis que je n'ai sans doute pas été le seul à penser de même. Son nouvel ouvrage paru chez Dupuis dans la collection Air Libre sur la Patagonie est une occasion unique de découvrir cet auteur argentin installé en Espagne, qui est aussi par ailleurs un remarquable illustrateur dont les travaux ont par exemple été publiés dans le "New Yorker". A coup sûr un superbe one shot
Monster
La sortie de l'édition de luxe m'a permis de me replonger dans ce superbe manga. Une très belle édition soit dit en passant. Clairement, c'est un manga qu'on ne peut pas lire à la va-vite tellement l'histoire est dense et les personnages nombreux. On suit avec plaisir le destin de ce médecin qui doit vivre avec le poids d'avoir sauvé un meurtrier dangereux et qui fera tout pour l’arrêter. J'aime particulièrement l'importance que Urasawa a donné aux personnages secondaires, bien qu'au final on les voit presque autant que Temna. L'auteur prend clairement son temps pour distiller les infos sur le fond de l'histoire et pour faire avancer le récit, mais c'est un plaisir, je trouve, de rencontrer la multitude de personnages sur le chemin de Temna. Enfin, je trouve que les 2 derniers tomes offrent un très bon final. Et même si la fin est un petit peu ouverte, je trouve qu'on a quand même la majorité des réponses sur l'histoire des jumeaux et sur ce qui s'est passé dans leur enfance, avec leur mère, Bonaparta etc... Concernant le dessin, j'aime beaucoup son style, où l'on n'a pas de graphiques fouillis comme sur d'autres mangas. Après, pour ceux qui ont l'habitude de suivre les séries de Urasawa, on retrouve toujours un peu les mêmes "gueules" mais bon. Bref, pour ma part, Monster avait été peut-être le 1er manga "adulte" que j'avais découvert il y a de ça plusieurs années, et après une 2eme relecture ces jours-ci, c'est définitivement un des meilleurs qu'il m'ait été donné de lire. Je conseille donc d'y aller les yeux fermés (sauf si on est allergique au genre thriller bien sûr), et surtout essayez de le lire d'une traite, pour apprécier au mieux toutes les histoires annexes qui s’entremêlent les unes avec les autres durant tout le récit.
Pizza Roadtrip
Note 3,5/5 Une bonne tranche de polar instantané, une histoire se déroulant sur quelques heures et en quelques pages, qui alterne le moment présent avec des scènes du passé tout proche et qui expliquent bien des choses… je ne vais pas m’attarder sur le fond du récit qui n’est pas super alambiqué car je ne voudrais pas vous gâcher sa découverte, ça me juste penser à ce petit avertissement bien connu : un train peu en cacher un autre. C’est mené tambour battant et les personnages sont très bien campés. Le dessin soutient l’histoire à merveille avec des trognes super expressives et des couleurs mises par touches en fonction de chaque situation. J’ai hésité entre trois et quatre étoiles, car au début j’ai trouvé l’humour un petit peu plus présent et même si j’ai passé un très bon moment de lecture, cela reste un poil classique, bien que la manière de développer l’intrique et le dessin soient réussis, il y a comme une petit frustration, un manque de surprise générale peut-être. Par contre je n'ai pas vu venir la chute finale, d’ailleurs, un tome 2 un peu plus tordu qui reprendrait juste à la dernière planche, ferait bien mon bonheur. J'ai finalement opté pour le 3,5 et le coup de cœur, à cause les personnages malgré tout super attachants qui méritent bien toute notre attention à défaut de notre bienveillance. Et que viennent faire les pizzas là-dedans ? Vous le saurez en lisant la B.D. pardi ! (si pizza y'a).
Gueule d'amour
Avant tout, j'ai été attiré par les superbes dessins au crayon qui adoucissent la dureté du propos sans jamais l'effacer. Les regards des personnages sont plus émouvants que les meurtrissures aux visages de ces gueules cassées au lendemain de la grande guerre - avantage du dessin quand il est stylisé comme celui de la talentueuse Delphine Priet Mahéo. Et ça tombe bien : du regard il s'agit beaucoup de cela. Ce sera d'ailleurs le regard d'une jeune africaine qui concluera cette histoire aux multiples péripéties. Je ne me suis jamais ennuyé. Je suis d'accord avec l'avis de Mac Arthur pour souligner l'importance du personnage de Sembene qui surgit au milieu du récit : il apporte l'inattendu et l'espoir. Ce livre aux dimensions humaines m'a enjoué littéralement. Un des meilleurs que j'ai pu lire cette année. Pour finir : un bon point pour la très belle facture concernant l'impression du livre en cartonné toilé. Un livre, tant qu'il n'est pas dématérialisé sur un écran, ça reste agréable au toucher :)
L'Etoffe des Légendes
Je ne sais pas s’il s’agit de la crise de la trentaine, de nostalgie, d’un refus de grandir, mais mes goûts semblent s’orienter de plus en plus vers des histoires mêlant des thèmes adultes à une mise en image se rapprochant plus des livres illustrés pour enfants. J’adore les bouquins de Shaun Tan, et plus récemment j’ai craqué pour les sublimes Légendes de la Garde de David Petersen. Une rapide lecture du résumé de « L'Etoffe des Légendes » et un coup d’œil dans la galerie m’ont convaincu de commander les 3 tomes VO parus à ce jour, et bien m’en a pris ! J’adore déjà le concept de base : ces jouets qui comme dans « Toys Story » ne peuvent se mouvoir devant les humains, et qui décident de pénétrer dans le « Royaume Obscur » pour secourir un enfant enlevé par le croquemitaine. Se faisant ils se transforment en version réaliste de leur forme jouet (un vrai ours pour un nounours par exemple). Seulement voilà nos jouets sont des adultes, pas des enfants, et leur façon de s’exprimer et de se lancer des vannes est souvent cocasse et tranchent avec le coté enfantin de leur apparence originale (j’ai littéralement explosé de rire quand dans le tome 3 le cerf se fait traiter de porte-chapeaux ambulant). Bon nombres de jouets ou jeux connus font leur apparition : soldats de plomb, indiens, « jack in the box », marelle, pendu, la ville des poupées, trains etc… Contrairement à « Toy Story » le ton de l’histoire est adulte et sombre. L’intrigue peut sembler un peu simpliste dans le 1er tome (seul paru en France au moment où j’écris ces lignes) mais devient plus nébuleuse dans les tomes suivants : trahisons, révélations fracassantes, groupe qui se déchire et protagonistes aux intentions floues répondent tous à l’appel. On en apprend aussi un peu plus sur le « Royaume Obscur » et sur les intentions du croquemitaine, même si de nombreuses questions restent en suspens. J’ai dévoré les 3 tomes, et j’attends la suite avec impatience. Un mot sur le style graphique : si tout n’est pas parfait d’un point de vue technique, le rendu final est magnifique et l’esthétisme des planches est indéniable. Et puis cette couleur marron, quel bon goût ;) Un coup de cœur !
Royal Aubrac
Cet album est franchement bon. Christophe Bec nous emmène dans un environnement surprenant, celui d'un sanatorium du sud de la France, au début du XXème siècle. On y suite donc le parcours d'un jeune homme, bon fils de famille, artiste-peintre de son état, qui s'y rend pour soigner sa tuberculose. L'occasion de nous présenter un décor surprenant, des personnages hauts en couleurs (comme Warren, le Dr qui gère l'endroit, ou encore la délicieuse Mme Poirier). Il ne s'y passe pratiquement rien, le récit balance entre promenades/discussions et séquences plus intimistes, lorsque François-Alexandre réfléchit à son sort. C'est très bien écrit, et malgré les séquences où on nous balance du jargon médical, l'immersion est réussie. Une réussite à laquelle contribue largement Nicolas Sure, beau représentant de la ligne claire qui apporte son style tout en nuances et ses belles couleurs à cette histoire. Je suis séduit, mais j'attends la suite et fin pour me prononcer définitivement
Chère Patagonie
Avouons-le tout de suite, je ne connais pas l’histoire de la Patagonie, l’auteur, Jorge Gonzales est un parfait inconnu pour moi, et enfin, le style proche de Blutch ou encore de De Crécy n’est pas celui que je préfère. Et pourtant ! J’ai lu ce récit d’une traite, sans faire de pause, tournant les pages avec impatience. L’impatience n’est pourtant pas le fort de ce pavé de plus de 300 pages où il faut deviner les personnages, savourer les paysages déserts et suivre sur plus d’un siècle l’histoire de ces colons ou de ces Yamanas ou Onas, premiers habitants de cette terre aride. Car le style de Jorge Gonzales est particulier. Mélangeant la mise en page dite du « gaufrier » avec des pleines pages d’une beauté à couper le souffle, son style éclate dans le dernier chapitre qui retrace l’histoire de ce livre : croquis, crayonnés, pleines pages en couleurs, du texte à foison, bref un véritable feu d’artifice qui vient clore cette saga presque familiale. Un véritable Ovni que cette bande dessinée qui revisite sans concession l’histoire de l’Argentine (on y croise le génocide des « indigènes », le mouvement anarchiste ou encore le régime dictatorial des années 70) à travers la destinées de deux familles, l’une venant d’Allemagne, l’autre étant le fruit d’un métissage. Jorge Gonzales retrace avec immense talent l’histoire d’un peuple, l’histoire d’un pays mais surtout l’histoire méconnue de la Patagonie. On y sent la solitude des habitants, le vent, la pluie, et surtout le poids du silence, bref une atmosphère particulière, celle que veut vivre l’énigmatique Roth, une atmosphère pesante, étouffante, mais aussi où la liberté souffle sur cette terre, cette liberté que vient retrouver l’un des personnages principaux de cette histoire, après moult aventures, Julian Blumer. Comme un lointain écho au superbe « Portugal », publié chez le même éditeur l’an passé, je ne peux que vous recommander la lecture de, ce qui reste pour moi, la découverte de cette rentrée 2012.