Le prince des écureuils et Les 3 cheveux blancs j'aurais aimé les chroniquer ensemble mais ce n'est malheureusement pas une série. Ce sont deux contes de Yann (un fabuleux scénariste) et Hausman (un fabuleux illustrateur) qui possèdent le même univers de conte moyenâgeux extrêmement cruel.
C'est une alliance magnifique, totalement en symbiose. A ce niveau là c'est rare. Le graphisme rond, sombre, terreux mais extrêmement féerique d'Hausman s'accordant à merveille avec le scénario noir extrêmement cruel de Yann, mais également féerique lui aussi. En gros un écureuil se change en prince et extermine des écureuils pour se venger de ses anciens rivaux (je crois que c'est ça, je ne possède plus les albums).
La féerie mélangée à la cruauté. Tout ce que j'aime. L'essence même du conte.
Je ne sais plus quoi ajouter. J'ai tant de choses à dire sur le graphisme d'Hausman. Je crois que je développerai ça sur ma future critique des 3 cheveux blancs (un tout petit poil meilleur à mon goût).
Après la lecture de l'ensemble des douze tomes.
Yukiteru est un jeune collégien introverti qui se tient toujours à l'écart des autres dans un rôle d'observateur. Il s'est inventé un monde imaginaire dirigé par un dieu nommé Deus. Un jour, il découvre que son portable peut prédire l'avenir.
Au début il est un peu sceptique mais devient très vite enthousiaste, considérant cette découverte comme une grande chance.
Mais plus tard, il est traqué par un tueur en série qui en a après sa vie et qui possède, lui aussi, le pouvoir de lire le futur. Pour notre héros cela ne peut être une coincidence. Il s'en sortira de justesse mais ne devra son salut qu'à l'aide de Yuno, une jeune fille aussi mystérieuse qu'inquiétante.
S'en suit une réunion dans le monde de Deus lui expliquant qu'il a confié un journal révélant le futur à douze personnes différentes et qu'elles font partie d'un jeu, sorte de cache cache mortel, donnant le droit au gagnant de maitriser le cours du temps et ainsi de refaçonner le monde selon ses désirs. Mais pour gagner, les participants doivent tuer tous leurs adversaires et rester seul survivant (à la Highlander quoi).
Commence alors une bataille sans pitié entre les différents détenteurs de journaux.
Évidemment, il y a les personnes uniquement attirées par le pouvoir et les autres œuvrant pour protéger les innocents ; ou encore les égoïstes n'ayant pas un mauvais fond mais obligés de remporter le jeu pour changer leur vie qu'ils trouvent imparfaite ou injuste.
Enfin, il y a aussi les purs psychopathes qui n’œuvrent que pour satisfaire les délires de leurs esprits rotors malades.
C'est d'ailleurs ce qui marque le plus dans cette série, une ambiance continuelle de dingue ; car les trois quarts des personnages possèdent une psychologie ou un passé très tourmenté leur ayant fait franchir, pour la plupart, les limites de la folie.
Ainsi on côtoie bon nombre de fous, maniaques ou autres dérangés à des degrés plus ou moins élevés ; d'ailleurs certains sont tellement atteints que ça en devient même comique.
Au milieu de tout ce beau monde se débat notre héros, impliqué malgré lui dans ce jeu mortel, et qui va tenter tant bien que mal d'y survivre.
Il sera aidé d'une alliée de circonstance en la personne de Yuno qui possède, elle aussi, un journal du futur et semble raide dingue de lui mais aussi être la plus grande des désaxées capable des pires atrocités pour protéger celui qu'elle aime.
On note aussi une histoire propre qui tient le lecteur en haleine du début à la fin car menée à un train d'enfer entre révélations chocs, rebondissements, action et scènes bien gores.
L'ensemble peut aussi se décomposer en arcs selon l'adversaire du moment affronté par notre couple maudit qui s'aventurera sur un chemin de plus en plus hasardeux et taché de sang, explorant au passage les cotés les plus monstrueux de l'humanité (manipulation, sadisme, torture, abus sexuel, séquestration, trahison, ... , et bien sûr bon nombre de meurtres sauvages très sanglants).
Ainsi on découvre à chaque fois avec plaisir une personnalité psychotique différente et en savourant chaque once de folie, on se demande jusqu'où les auteurs vont pousser la démence.
Autre aspect intéressant du scénario, non seulement on s'interroge sur le devenir du héros et de sa relation amoureuse avec Yuno ; mais on laisse planer une grosse part de doute concernant les motivations de plusieurs personnes notamment en ce qui concerne Yuno elle même, dont on se pose des questions sur son passé et sur ses secrets. En fait, avec elle on ne sait jamais vraiment sur quel pied danser ; mais c'est là toute la difficulté avec les dérangés me direz vous.
Enfin, si le début semble assez simple, dans les derniers tomes on va de surprise en surprise et on s'aperçoit que l'histoire est en fait bien plus compliquée et que la plupart des personnages ont tous bien caché leur jeu, manipulant leur petit monde selon leur bon plaisir. L'histoire n'en devient que plus addictive et au final on se dit qu'il n'y a pas que les personnages de la série qui sont complètement malades mais aussi les auteurs pour nous avoir pondu une telle histoire de dingue.
Il existe cependant une ombre au tableau. Le personnage principal s'avère très énervant. Le pauvre, il a tous les défauts : le bon gros boulet de service, looser, naïf, lâche, pleurnichard et pathétique, d'ailleurs il le reconnait lui même. En gros le genre de type à qui on a envie de filer des claques en lui disant "mais bouge toi, soit un homme !"
Néanmoins on ne peut que saluer ce personnage qui a bien conscience de son infériorité sur tous les plans et qui essaie d'évoluer afin de devenir plus courageux et sociable.
A moins que ce ne soient les nombreuses épreuves qu'il subit tout au long de l'histoire qui le poussent à changer radicalement.
Bref une série horrifique et fantastique bien gore mettant en scène un pauvre type qui évolue au milieu de personnages dérangés au possible.
De plus, l'ensemble comporte un scénario bien rythmé et prenant du début à la fin.
Perso, j'ai bien aimé et je la recommande fortement aux amateurs du genre.
J’ai mis pas mal de temps à me procurer Kongo, je me suis basé sur ma première impression (à tort) basée sur un dessin assez spécial et la méconnaissance du personnage principal (écrivain) mais les avis positifs sur BDthèque sont venus mettre fin à mon hésitation.
Tout d’abord un dessin que j’ai apprécié au fil des pages, ma première impression s’est vite estompée, mieux même, je suis tombé sous le charme de ces planches magnifiques truffées de cases superbes.
Le récit est de la même veine, c’est pratiquement l’autobiographie de Joseph Konrad relatée par Christian Perrissin avec beaucoup de talent.
Joseph Konrad, capitaine sans emploi de la marine marchande, trouve un poste au Congo belge pour naviguer sur le fleuve à bord d’un bateau à vapeur. Les auteurs décrivent avec beaucoup de force et de réalisme le voyage pénible de Joseph vers le point d’embarquement, les premiers contacts difficiles avec les collègues et une première navigation dans un climat détestable.
Cette colonisation a souvent été décrite encore récemment comme une œuvre bienfaitrice, les auteurs remettent ici les horloges à l’heure et aussi bien Léopold II que Stanley en prennent pour leurs grades et bien sûr tous les suivants qui n’ont pas spécialement travaillé dans l’humanitaire.
Une BD comme je les aime, bien faite et sans concessions.
Superbe série ! Personne n'a pu entrer en contact avec moi avant la fin du troisième tome ! L'histoire est très prenante et le dessin magnifique (certains en double page sont à couper le souffle !). Le coup de crayon est très dynamique - notamment lors de certains combats - et on voit réellement la scène se dérouler sous nos yeux ! Les personnages sont attachants et les petites touches d'humour sont très bien dosées ! Série que je recommande et recommanderai comme étant une de mes préférées ! bonne lecture !
Je vénère Carmen cru. Une série vraiment à part chez Fluide Glacial car bien loin de l'humour d'Edika, Maester, Binet (quoi que Binet ... ). Cette bd a vraiment un fond noir triste et antisocial (comme moi !)
Je ne vais pas revenir sur chaque album car je voudrais plutôt pointer le doigt sur le caractère profondément noir, asocial, misanthrope et pessimiste de Carmen Cru (donc de Lelong). Je pense qu'il a mis une réelle partie de lui et de ses névroses dans cette bd. Avec en plus ce fourmillement de petits détails assez hallucinant. Dans les décors et autres objets poussiéreux et cassés comme dans les visages poussiéreux et cassés eux aussi. Tout suinte la saleté et la misère. Mais avec énormément de poésie. Carmen Cru est vieille, moche, ratatinée, haineuse et méchante mais seule et elle vous emmerde. En même temps quand on voit les gens qui l'entourent on est de tout coeur avec elle. Ils sont physiquement pas loin d'elle mais plus gais et souriants ce qui les rend beaucoup plus cons (enfin crétins). Au moins Carmen Cru est en accord avec son physique. De plus je pense qu'une personne seule moche et triste, il vaut mieux qu'elle soit méchante et isolée volontairement car sinon c'est encore plus pathétique et dur pour elle. C'est la fierté et l'agressivité qui maintient en vie cette personne, dernière illusion de dignité parmi ses semblables. Une sorte d'esprit punk. Mais un esprit punk sans les jeunes et la musique. Un esprit punk de petit village moisi rempli de vieux paysans courbaturés épuisés par l'alcool. Mais je m'égare dans mon interprétation très personnelle de cette bd.
Donc voilà Carmen Cru passe son temps à emmerder tout le monde et personne ne fait rien car c'est une pauvre vieille femme seule. Donc elle en profite et c'est très drôle. Mais on rit jaune car la pitié et le misérabilisme de la situation de cette dernière peut nous déprimer. Enfin vous moi non, j'adore.
De plus les couvertures sont sublimes je trouve.
Lisez absolument le dernier album (fait avant que Lelong ne décède : il s'est suicidé, quand je dis que cette oeuvre est noire et sérieuse). Carmen Cru est obligée de rendre visite à sa mère. Oui Carmen Cru a une mère et encore pire qu'elle. Quasiment une sorcière qui vit dans une cabane tout en en haut d'une montagne. C'est quasiment moyenâgeux.
Avec le premier tome de cette trilogie, nous nous trouvons dans le cadre d'une intrigante fable fantastique au 19e siècle, mettant en scène Honoré de Balzac au sommet de sa gloire. La mise en abyme s'entame ici puisque le célèbre auteur découvrira avec surprise sa propre biographie, documentée jusqu'à ses plus profonds secrets et publiée à qui veut la lire dans le journal.
Cela ressemble à un conte fantastique à la Maupassant si ce n'est qu'il met en scène un écrivain réel et aussi célèbre que Balzac.
Le graphisme de Griffo est plutôt excellent, proche de son autre série Monsieur Noir que j'aime beaucoup.
L'histoire se lit très bien et on est assez intrigué, même si la fin se révèle un peu trop prévisible. J'aurais aimé plus d'originalité dans cette conclusion.
Le second tome, ensuite, reste de bonne facture mais m'a un peu moins charmé. D'une part, je ne connais absolument pas Clouzot comme cinéaste donc un récit le prenant comme personnage principal ne m'enthousiasme pas plus que ça. Ensuite le graphisme de Loïc Malnati ne m'a pas séduit. Je n'aime pas l'encrage spécial qu'il utilise ici. Je ne sais pas quelle technique il a utilisé mais cela donne une impression de trait épais et pixelisé alors que ce n'est pas du tout le cas en réalité. Les couleurs sont également ternes et l'ensemble en ressort assez triste et morne à mon goût.
Et puis j'ai été aussi surpris du fait que le scénario de ce tome là n'ait finalement aucune composante fantastique à l'inverse du premier tome. Tout s'explique à la fin d'une manière qui tient la route mais qui diffère du ton de fable fantastique qu'avait pris le premier tome. On est plus ici dans le cadre d'un récit historique et d'un hommage à un cinéaste célèbre, même si la biographie du personnage y est brusquement modifiée par rapport à la réalité.
Puis vient le dernier tome et là, la série prend soudainement une saveur bien plus intéressante à mes yeux. Il est réalisé par Valérie Mangin toujours au scénario mais cette fois Denis Bajram au dessin. Et il met en scène... Valérie Mangin et Denis Bajram. C'est une mise en abyme supplémentaire par rapport aux deux premiers tomes puisque ceux-ci apparaissent aussi "physiquement" dans le récit de ce troisième tome, page de garde et numéro ISBN inclus, et sont au coeur d'un récit qui retrace une grande partie de la vie d'étudiants puis de couple des deux auteurs.
Cette fois, le fantastique reprend pied dans l'intrigue, voire même la science-fiction sur la fin. Mais c'est surtout le vertige causé par la mise en abyme de l'intrigue qui est marquante. Un degré à ce vertige est encore ajouté par le fait que la vie des deux auteurs tourne largement autour du monde de la bande dessinée et des libraires parisiens et bruxellois, ce qui inclut donc d'une certaine part le lecteur amateur de BD lui-même dans l'histoire. Sans parler du fait que les deux héros se demandent à un moment s'ils ne sont pas eux-mêmes des personnages de bande dessinée.
J'ai aimé l'excellent graphisme et les couleurs de Bajram, même si les quelques décors en photos retouchées m'ont un peu refroidi. J'ai aimé la façon dont les deux auteurs mettaient leur jeunesse et leur amour en images, je me suis senti très proche d'eux, même si je n'ai rien des littéraires et artistes parisiens qu'ils étaient durant leurs études. Et j'ai aimé le trouble causé par la mise en abyme et leurs questionnements pour lesquels j'ai presque réussi à me sentir impliqué. Et puis j'ai aimé aussi cette fin étonnante, prenant presque la forme d'un clin d'oeil amusant. C'est en tout cas une conclusion d'une belle envergure imaginaire. On y sent nettement la patte des auteurs du Fléau des Dieux et de Universal War One.
En résumé, après deux premiers tomes sympathiques mais qui ne m'auront pas plus touché que cela, le dernier tome donne soudainement à l'ensemble une vraie profondeur, abyssale presque oserais-je dire non sans sourire, et j'y ai véritablement accroché. L'idée de la série se révèle vraiment bonne et la façon dont le couple Mangin/Bajram s'y livre est à la fois étonnante, troublante et attendrissante.
Fidèle à sa ligne directrice, la collection Ecritures de Casterman propose des récits mélangeant deux genres : le roman graphique et la BD historique, le tout traité de façon très moderne.
Un gros pavé, 400 pages, sur le début du conflit israélo-palestinien. Je ne l'ai pas lu, mais d'après ce que j'ai pu grapiller comme info, on n'est pas si loin que ça d'un Habibi par exemple ?
Ce conflit, dont je connais peu de choses (on ne l'étudie pas à l'école), m'a toujours intéressé de par son apparente complexité (ça m'a poussé à lire, par exemple Palestine de Joe Sacco). Ici, le point de vue est plus celui des civils juifs, au tout début du conflit (les années 50), lorsque l'occupation britannique était encore en place. Je ne pourrais pas dire que je ressors de ma lecture en ayant mieux compris les tenants et les aboutissants de cette guerre, c'est clair que tout est encore très confus dans mon esprit (le livre revient sur peu d’éléments historiques), et pour saisir pleinement le côté historique, je pense qu'il faut déjà avoir un solide background sur le sujet, mais est-ce un point si négatif ?
Je veux dire, maintenant je connais légèrement mieux la situation de l'époque, en Palestine, mais surtout ce roman graphique m'a souvent, et c'est finalement pour moi le plus important, touché. Il y a réellement plusieurs scènes que j'ai trouvées très émouvantes, d'autres plus légères, le reste pour la plupart très intéressantes. Non, vraiment, le scénario de cette BD est quand même très bien écrit.
En plus, à côté de ça, le dessin est loin d'être vilain. Il n'est pas magnifique, loin de là, et peut paraître même légèrement simpliste (quoique c'est le genre de trait un tout petit peu naïf que j'apprécie) qui me parait vraiment maîtrisé.
Bref, du tout bon pour cette nouveauté.
Comme nombre de personnes - trop sans doute - j'ai quasiment découvert l'oeuvre de Dick au travers du superbe film de Ridley Scott. Mais comme peu (je pense) j'ai essayé de découvrir l'oeuvre originale. Vingt ans après m'est donc offerte la possibilité de lire une nouvelle adaptation de la novella (et non roman) de cet auteur à part.
A l'époque de ma première lecture, je n'y ai pas compris grand chose, je dois bien l'avouer. La force de cette adaptation est d'avoir - à la demande des héritiers de PKD - conservé le texte intégral. La marge de manoeuvre de Tony Parker fut donc infime. Mais il s'en sort, je trouve, avec les honneurs. Au-delà de l'intertexte qui se dégage avec les lectures périphériques (dont je parlerai plus tard), son illustration me semble vraiment proche du texte. Bien sûr, celui-ci paraît un peu lourd, par exemple dans les descriptifs, mais c'est un écueil que Parker évite habilement, rendant la lecture assez aisée. L'utilisation du texte intégral permet d'intégrer les différentes strates du récit de Dick. Citons la trame principale, celle de Deckard traquant les androïdes - qui ne veulent rien d'autre que se fondre parmi les humains - ainsi que ses réflexions intérieures, dont tout un filigrane concernant la propriété d'un animal (et qui a donné à l'oeuvre son titre original). Il y a aussi la trame du demeuré avec Mercer, qui reflète les préoccupations philosophiques de Dick, mais donne surtout une toile de fond un rien métaphysique au récit. Le troisième tome donne lieu à une seule scène, un faux-semblant entre chasseurs de primes du plus bel effet. L'intrigue n'y avance pas beaucoup, mais il s'agit tout de même d'une transition palpitante à lire. Les différents témoignages présents en bonus permettent une lecture plus en profondeur. Le cinquième tome se résume quant à lui à une seule véritable scène ; je trouve que Tony Parker tire sur la corde, avant de conclure dans le sixième de fort belle façon, ma foi, l'ensemble des éléments de l'histoire se rejoignant de façon assez logique.
Une excellente idée donc de la part des Editions EP de nous proposer une adaptation (de haut niveau) et en quelque sorte une explication de texte. Bonne idée également d'avoir confié les illustrations de couverture à Stefan Thanneur, auteur rare mais très doué pour cet exercice. Il apporte un certain côté christique présent en filigrane dans l'oeuvre. Le boulot graphique de Tony Parker, assisté aux couleurs par Blond, est indéniablement de qualité, même si je trouve les personnages un poil inexpressifs par moments.
Ce bon moment de lecture initial a fait place à un brin d'ennui face à des scènes qui traînent en longueur, même si la fin reprend un rythme "classique". C'est l'adaptation d'un texte très connu d'un auteur majeur de la scène SF, mais on a presque l'impression de le redécouvrir à cette occasion. Beau boulot tout de même.
Oui, oui, j’ai lu 'Les Belles Histoires de l’Oncle Alix'. Je suis même parmi les premiers lecteurs de cette… chose. Pourtant je n’avais pas posté mon avis (Superjé, pourras-tu me pardonner ?) Je répare donc cette lacune.
Premièrement, et c’est sans doute un défaut professionnel, je ne peux m’empêcher de râler à la lecture ! :! Moi qui ai eu l’ouvrage en mains avant sa parution, pourquoi n’ai-je pas pris le temps de le relire avant ! Cela aurait permis d’éviter nombre de fautes d’orthographe ou de frappe. Pour mon excuse, je dois dire que je n’ai eu que quelques jours pour faire un peu de mise en page (là non plus, je ne suis pas contente de moi). Je n’ai d’ailleurs lu l’ensemble qu’après publication. Superjé m’a laissé un délai tellement court que je n’avais pas eu le temps de le lire ! :S Quelle poigne, ce jeunot ! Merci à toi pour ce beau projet, ce cadeau que tu as fait à tous les habitués du site.
Au niveau du contenu, j’ai vraiment beaucoup aimé. Les dessins sont certes le travail d’amateurs, mais des amateurs qui y ont mis du temps, du talent et du cœur. :) J’admire la maîtrise de Pierig, mais vous allez dire que je ne suis pas objective… Mon histoire préférée est celle du Far West, grâce à un scénario enclumesque ! (Oui, ce mot mérite d’entrer dans le dictionnaire, au moins dans celui de BDT !) J’ai adoré toutes les références, même si c’est ce qui fait aussi la faiblesse de l’ouvrage : trop de private jokes. Je n’ai moi-même pas tout saisi... (Je sais, c’est ma faute, je n’avais qu’à être plus présente sur le site ! ;))
Cette BD m’a fait rire, et ce n’est pas rien de le dire ! Il est rare d’entendre des éclats de rire quand je lis une BD, même si elle est censée être drôle. :?) Là, j’ai pris mon pied. :) Mais 'Les Belles Histoires…' m’ont aussi touchée. Elles m’ont rappelé tant de bons moments, dont les meilleurs sont ceux où il n’y avait plus d’écrans entre nous. J’ai particulièrement apprécié les témoignages de chacun. C’est ce qui rend BDT si attachant : son côté humain. Cela m’a rappelé pourquoi j’aimais autant flâner sur le site, et m’a donné envie d’y revenir plus souvent. Les bdthéquiens changent, certains s'en vont, d'autres arrivent; certains installent leurs pénates alors que d'autres ne font que passer, mais le site est toujours aussi intéressant et amusant.
L’ensemble constitué par ces récits BD, ces témoignages, ces illustrations etc. fait peut-être un peu fourre-tout, mais un contenu varié comme celui-là est plaisant à lire. Il aurait pu être mieux fini, à tous les niveaux, mais vous ne l’auriez pas eu avant les 20 ans du site… Le contenu aurait pu être plus abordable, mais il aurait sans doute perdu un peu de ses charmes. Bref, ce n’est pas parfait, mais les auteurs n’ont jamais eu cette prétention. Je les remercie tous les cinq. Grand bravo à tous ! Un merci énorme aussi à Alix, ainsi qu’à tous les modérateurs.
Après la lecture de la totalité des cinq albums de la série.
Hazumu est un jeune adolescent plutôt timide et réservé. Un jour, il décide d'avouer ses sentiments à l'élue de son coeur avec qui il entretient une relation amicale depuis peu.
Hélas, il se fait éconduire. Déprimé il décide de gravir une montagne pour s'isoler et broyer du noir.
Mais des extra-terrestres en détresse s'écrasent au sommet et tuent notre héros. Pris de remords, ils décident de le ressuciter mais ils ne le peuvent qu'à condition de le faire changer de sexe. Une nouvelle vie commence alors pour notre héros maintenant transformé en jeune fille, ce qui va bouleverser le regard et les relations qu'il entretient avec son entourage et plus particulièrement avec ses amis.
De plus, les extra-terrestres le surveillent en permanence puisqu'ils voient en cette expérience une bonne occasion d'étudier le comportement humain.
Voici une histoire qui démarre de façon plutôt originale puisque d'entrée le héros se fait transformer en fille par des extra-terrestres, ce qui procure bon nombre de situations comiques ; car vous vous en doutez le fait de retrouver du jour au lendemain l'esprit d'un jeune homme dans le corps d'une ravissante étudiante donne forcément des moments bien drôles et embarrassants. En plus certains personnages secondaires ne sont présents que pour apporter une touche humoristique (le père pervers, la prof en manque d'affection, le meilleur ami qui se fait des films, les extra-terrestres fouineurs et farceurs).
Toutefois ne vous y trompez pas nous avons affaire, en premier lieu, à une série qui met en scène des relations amoureuses chaotiques et embrouillées entre les trois personnages principaux. En effet, deux filles au physique et au caractère totalement différents vont tomber amoureuses de notre héros (héroïne) qui, lui (elle), en pince pour les deux ; enfin disons qu'il (elle) est même plutôt perdu(e).
Aussi, toute l'histoire va se baser sur les choix difficiles auquels il (elle) devra faire face ainsi que sur les divers rapprochements de chacun. Dès le début on est vite emporté dans la vie de personnages attachants et on dévore avec avidité les cinq tomes de la série afin de connaitre le dénouement d'une l'histoire qui oscille sans arrêt entre moments drôles et d'autres plus sérieux ou émouvants.
De plus, le scénario met en valeur des sentiments amoureux profonds, authentiques et sincères très bien retranscrits -ce qui est fort appréciable - et on est bien loin des ambiances cul-cul la praline avec des personnages clichés ou énervants que l'on peut trouver assez souvent dans beaucoup de séries sentimentales.
A noter que cette série peut s'apparenter au thème yuri (relation homosexuelle féminine pour ceux qui connaissent pas) puisque l'héroïne éprouve des sentiments amoureux pour d'autres personnages du même sexe. Mais vu que ces dernières ne la considèrent pas vraiment comme une fille mais plutôt comme le garçon d'avant sa transformation, on peut aussi penser que l'on a affaire à une série possédant une banale histoire de triangle amoureux.
De ce point de vue, l'auteur semble vouloir faire passer un message de tolérance très connu mais non moins superbe : peu importe le physique de la personne aimée, ce qui compte c'est la beauté intérieure.
Enfin cette série possède une fin très belle car ultra romantique et vraiment explicite ce qui s'avère assez rare pour des série de ce genre.
Au niveau des dessins, on peut dire que l'ensemble est bien maitrisé et qu'il s'agit d'un style assez classique que l'on retrouve souvent dans les mangas.
Sinon, le principal coté négatif pour moi réside dans le fait que les personnages secondaires ne sont pas du tout ou trop peu exploités ; car, au final, ils ne sont présents que pour apporter une touche comique ou pour mettre en valeur les trois principaux protagonistes.
Mais disons que ce petit défaut passe sur un plan plus que secondaire puisque ce qui nous intéresse c'est bel et bien l'évolution relationnelle des héroïnes qui forment un triangle amoureux.
Evidemment c'est une série sans grands rebondissements réservée à un public friand du genre et ceux qui cherchent de l'action ou quelque chose qui bouge n'ont pas frappé à la bonne porte.
Il y a aussi le fait que l'on traite en quelque sorte du sujet sensible que représente l'homosexualité qui peut choquer ou déplaire à une certaine catégorie de population.
Ceci mis à part, on peut dire que cette série s'adresse à un large éventail de lecteurs donc autant masculins que féminins et c'est un homme ayant passé la trentaine qui vous le dit.
A noter aussi qu'il existe un animé du même nom tout autant réussi et qui reprend assez fidèlement la série ; donc ceux qui ne veulent pas acheter les bouquins peuvent le trouver facilement mais surtout gratuitement sur internet.
Bref, une superbe série sentimentale fantastico-comique (quoique le coté fantastique passe vraiment au énième plan) très prenante, avec des personnages attachants très sympatiques, alternant brillamment entre divers passages drôles et autres moments sérieux voire émouvants et qui traite d'un amour avec un grand A profond, compliqué et sincère.
Pour moi ça mérite largement un quatre sur cinq et je mets l'option coup de coeur par la même occasion car l'ensemble m'a laissé un souvenir fort apréciable et je le conseille fortement à tous les amateurs du genre.
A bon entendeur salut.
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Le Prince des Ecureuils
Le prince des écureuils et Les 3 cheveux blancs j'aurais aimé les chroniquer ensemble mais ce n'est malheureusement pas une série. Ce sont deux contes de Yann (un fabuleux scénariste) et Hausman (un fabuleux illustrateur) qui possèdent le même univers de conte moyenâgeux extrêmement cruel. C'est une alliance magnifique, totalement en symbiose. A ce niveau là c'est rare. Le graphisme rond, sombre, terreux mais extrêmement féerique d'Hausman s'accordant à merveille avec le scénario noir extrêmement cruel de Yann, mais également féerique lui aussi. En gros un écureuil se change en prince et extermine des écureuils pour se venger de ses anciens rivaux (je crois que c'est ça, je ne possède plus les albums). La féerie mélangée à la cruauté. Tout ce que j'aime. L'essence même du conte. Je ne sais plus quoi ajouter. J'ai tant de choses à dire sur le graphisme d'Hausman. Je crois que je développerai ça sur ma future critique des 3 cheveux blancs (un tout petit poil meilleur à mon goût).
Mirai Nikki - Le Journal du futur
Après la lecture de l'ensemble des douze tomes. Yukiteru est un jeune collégien introverti qui se tient toujours à l'écart des autres dans un rôle d'observateur. Il s'est inventé un monde imaginaire dirigé par un dieu nommé Deus. Un jour, il découvre que son portable peut prédire l'avenir. Au début il est un peu sceptique mais devient très vite enthousiaste, considérant cette découverte comme une grande chance. Mais plus tard, il est traqué par un tueur en série qui en a après sa vie et qui possède, lui aussi, le pouvoir de lire le futur. Pour notre héros cela ne peut être une coincidence. Il s'en sortira de justesse mais ne devra son salut qu'à l'aide de Yuno, une jeune fille aussi mystérieuse qu'inquiétante. S'en suit une réunion dans le monde de Deus lui expliquant qu'il a confié un journal révélant le futur à douze personnes différentes et qu'elles font partie d'un jeu, sorte de cache cache mortel, donnant le droit au gagnant de maitriser le cours du temps et ainsi de refaçonner le monde selon ses désirs. Mais pour gagner, les participants doivent tuer tous leurs adversaires et rester seul survivant (à la Highlander quoi). Commence alors une bataille sans pitié entre les différents détenteurs de journaux. Évidemment, il y a les personnes uniquement attirées par le pouvoir et les autres œuvrant pour protéger les innocents ; ou encore les égoïstes n'ayant pas un mauvais fond mais obligés de remporter le jeu pour changer leur vie qu'ils trouvent imparfaite ou injuste. Enfin, il y a aussi les purs psychopathes qui n’œuvrent que pour satisfaire les délires de leurs esprits rotors malades. C'est d'ailleurs ce qui marque le plus dans cette série, une ambiance continuelle de dingue ; car les trois quarts des personnages possèdent une psychologie ou un passé très tourmenté leur ayant fait franchir, pour la plupart, les limites de la folie. Ainsi on côtoie bon nombre de fous, maniaques ou autres dérangés à des degrés plus ou moins élevés ; d'ailleurs certains sont tellement atteints que ça en devient même comique. Au milieu de tout ce beau monde se débat notre héros, impliqué malgré lui dans ce jeu mortel, et qui va tenter tant bien que mal d'y survivre. Il sera aidé d'une alliée de circonstance en la personne de Yuno qui possède, elle aussi, un journal du futur et semble raide dingue de lui mais aussi être la plus grande des désaxées capable des pires atrocités pour protéger celui qu'elle aime. On note aussi une histoire propre qui tient le lecteur en haleine du début à la fin car menée à un train d'enfer entre révélations chocs, rebondissements, action et scènes bien gores. L'ensemble peut aussi se décomposer en arcs selon l'adversaire du moment affronté par notre couple maudit qui s'aventurera sur un chemin de plus en plus hasardeux et taché de sang, explorant au passage les cotés les plus monstrueux de l'humanité (manipulation, sadisme, torture, abus sexuel, séquestration, trahison, ... , et bien sûr bon nombre de meurtres sauvages très sanglants). Ainsi on découvre à chaque fois avec plaisir une personnalité psychotique différente et en savourant chaque once de folie, on se demande jusqu'où les auteurs vont pousser la démence. Autre aspect intéressant du scénario, non seulement on s'interroge sur le devenir du héros et de sa relation amoureuse avec Yuno ; mais on laisse planer une grosse part de doute concernant les motivations de plusieurs personnes notamment en ce qui concerne Yuno elle même, dont on se pose des questions sur son passé et sur ses secrets. En fait, avec elle on ne sait jamais vraiment sur quel pied danser ; mais c'est là toute la difficulté avec les dérangés me direz vous. Enfin, si le début semble assez simple, dans les derniers tomes on va de surprise en surprise et on s'aperçoit que l'histoire est en fait bien plus compliquée et que la plupart des personnages ont tous bien caché leur jeu, manipulant leur petit monde selon leur bon plaisir. L'histoire n'en devient que plus addictive et au final on se dit qu'il n'y a pas que les personnages de la série qui sont complètement malades mais aussi les auteurs pour nous avoir pondu une telle histoire de dingue. Il existe cependant une ombre au tableau. Le personnage principal s'avère très énervant. Le pauvre, il a tous les défauts : le bon gros boulet de service, looser, naïf, lâche, pleurnichard et pathétique, d'ailleurs il le reconnait lui même. En gros le genre de type à qui on a envie de filer des claques en lui disant "mais bouge toi, soit un homme !" Néanmoins on ne peut que saluer ce personnage qui a bien conscience de son infériorité sur tous les plans et qui essaie d'évoluer afin de devenir plus courageux et sociable. A moins que ce ne soient les nombreuses épreuves qu'il subit tout au long de l'histoire qui le poussent à changer radicalement. Bref une série horrifique et fantastique bien gore mettant en scène un pauvre type qui évolue au milieu de personnages dérangés au possible. De plus, l'ensemble comporte un scénario bien rythmé et prenant du début à la fin. Perso, j'ai bien aimé et je la recommande fortement aux amateurs du genre.
Kongo
J’ai mis pas mal de temps à me procurer Kongo, je me suis basé sur ma première impression (à tort) basée sur un dessin assez spécial et la méconnaissance du personnage principal (écrivain) mais les avis positifs sur BDthèque sont venus mettre fin à mon hésitation. Tout d’abord un dessin que j’ai apprécié au fil des pages, ma première impression s’est vite estompée, mieux même, je suis tombé sous le charme de ces planches magnifiques truffées de cases superbes. Le récit est de la même veine, c’est pratiquement l’autobiographie de Joseph Konrad relatée par Christian Perrissin avec beaucoup de talent. Joseph Konrad, capitaine sans emploi de la marine marchande, trouve un poste au Congo belge pour naviguer sur le fleuve à bord d’un bateau à vapeur. Les auteurs décrivent avec beaucoup de force et de réalisme le voyage pénible de Joseph vers le point d’embarquement, les premiers contacts difficiles avec les collègues et une première navigation dans un climat détestable. Cette colonisation a souvent été décrite encore récemment comme une œuvre bienfaitrice, les auteurs remettent ici les horloges à l’heure et aussi bien Léopold II que Stanley en prennent pour leurs grades et bien sûr tous les suivants qui n’ont pas spécialement travaillé dans l’humanitaire. Une BD comme je les aime, bien faite et sans concessions.
Siegfried
Superbe série ! Personne n'a pu entrer en contact avec moi avant la fin du troisième tome ! L'histoire est très prenante et le dessin magnifique (certains en double page sont à couper le souffle !). Le coup de crayon est très dynamique - notamment lors de certains combats - et on voit réellement la scène se dérouler sous nos yeux ! Les personnages sont attachants et les petites touches d'humour sont très bien dosées ! Série que je recommande et recommanderai comme étant une de mes préférées ! bonne lecture !
Carmen Cru
Je vénère Carmen cru. Une série vraiment à part chez Fluide Glacial car bien loin de l'humour d'Edika, Maester, Binet (quoi que Binet ... ). Cette bd a vraiment un fond noir triste et antisocial (comme moi !) Je ne vais pas revenir sur chaque album car je voudrais plutôt pointer le doigt sur le caractère profondément noir, asocial, misanthrope et pessimiste de Carmen Cru (donc de Lelong). Je pense qu'il a mis une réelle partie de lui et de ses névroses dans cette bd. Avec en plus ce fourmillement de petits détails assez hallucinant. Dans les décors et autres objets poussiéreux et cassés comme dans les visages poussiéreux et cassés eux aussi. Tout suinte la saleté et la misère. Mais avec énormément de poésie. Carmen Cru est vieille, moche, ratatinée, haineuse et méchante mais seule et elle vous emmerde. En même temps quand on voit les gens qui l'entourent on est de tout coeur avec elle. Ils sont physiquement pas loin d'elle mais plus gais et souriants ce qui les rend beaucoup plus cons (enfin crétins). Au moins Carmen Cru est en accord avec son physique. De plus je pense qu'une personne seule moche et triste, il vaut mieux qu'elle soit méchante et isolée volontairement car sinon c'est encore plus pathétique et dur pour elle. C'est la fierté et l'agressivité qui maintient en vie cette personne, dernière illusion de dignité parmi ses semblables. Une sorte d'esprit punk. Mais un esprit punk sans les jeunes et la musique. Un esprit punk de petit village moisi rempli de vieux paysans courbaturés épuisés par l'alcool. Mais je m'égare dans mon interprétation très personnelle de cette bd. Donc voilà Carmen Cru passe son temps à emmerder tout le monde et personne ne fait rien car c'est une pauvre vieille femme seule. Donc elle en profite et c'est très drôle. Mais on rit jaune car la pitié et le misérabilisme de la situation de cette dernière peut nous déprimer. Enfin vous moi non, j'adore. De plus les couvertures sont sublimes je trouve. Lisez absolument le dernier album (fait avant que Lelong ne décède : il s'est suicidé, quand je dis que cette oeuvre est noire et sérieuse). Carmen Cru est obligée de rendre visite à sa mère. Oui Carmen Cru a une mère et encore pire qu'elle. Quasiment une sorcière qui vit dans une cabane tout en en haut d'une montagne. C'est quasiment moyenâgeux.
Abymes
Avec le premier tome de cette trilogie, nous nous trouvons dans le cadre d'une intrigante fable fantastique au 19e siècle, mettant en scène Honoré de Balzac au sommet de sa gloire. La mise en abyme s'entame ici puisque le célèbre auteur découvrira avec surprise sa propre biographie, documentée jusqu'à ses plus profonds secrets et publiée à qui veut la lire dans le journal. Cela ressemble à un conte fantastique à la Maupassant si ce n'est qu'il met en scène un écrivain réel et aussi célèbre que Balzac. Le graphisme de Griffo est plutôt excellent, proche de son autre série Monsieur Noir que j'aime beaucoup. L'histoire se lit très bien et on est assez intrigué, même si la fin se révèle un peu trop prévisible. J'aurais aimé plus d'originalité dans cette conclusion. Le second tome, ensuite, reste de bonne facture mais m'a un peu moins charmé. D'une part, je ne connais absolument pas Clouzot comme cinéaste donc un récit le prenant comme personnage principal ne m'enthousiasme pas plus que ça. Ensuite le graphisme de Loïc Malnati ne m'a pas séduit. Je n'aime pas l'encrage spécial qu'il utilise ici. Je ne sais pas quelle technique il a utilisé mais cela donne une impression de trait épais et pixelisé alors que ce n'est pas du tout le cas en réalité. Les couleurs sont également ternes et l'ensemble en ressort assez triste et morne à mon goût. Et puis j'ai été aussi surpris du fait que le scénario de ce tome là n'ait finalement aucune composante fantastique à l'inverse du premier tome. Tout s'explique à la fin d'une manière qui tient la route mais qui diffère du ton de fable fantastique qu'avait pris le premier tome. On est plus ici dans le cadre d'un récit historique et d'un hommage à un cinéaste célèbre, même si la biographie du personnage y est brusquement modifiée par rapport à la réalité. Puis vient le dernier tome et là, la série prend soudainement une saveur bien plus intéressante à mes yeux. Il est réalisé par Valérie Mangin toujours au scénario mais cette fois Denis Bajram au dessin. Et il met en scène... Valérie Mangin et Denis Bajram. C'est une mise en abyme supplémentaire par rapport aux deux premiers tomes puisque ceux-ci apparaissent aussi "physiquement" dans le récit de ce troisième tome, page de garde et numéro ISBN inclus, et sont au coeur d'un récit qui retrace une grande partie de la vie d'étudiants puis de couple des deux auteurs. Cette fois, le fantastique reprend pied dans l'intrigue, voire même la science-fiction sur la fin. Mais c'est surtout le vertige causé par la mise en abyme de l'intrigue qui est marquante. Un degré à ce vertige est encore ajouté par le fait que la vie des deux auteurs tourne largement autour du monde de la bande dessinée et des libraires parisiens et bruxellois, ce qui inclut donc d'une certaine part le lecteur amateur de BD lui-même dans l'histoire. Sans parler du fait que les deux héros se demandent à un moment s'ils ne sont pas eux-mêmes des personnages de bande dessinée. J'ai aimé l'excellent graphisme et les couleurs de Bajram, même si les quelques décors en photos retouchées m'ont un peu refroidi. J'ai aimé la façon dont les deux auteurs mettaient leur jeunesse et leur amour en images, je me suis senti très proche d'eux, même si je n'ai rien des littéraires et artistes parisiens qu'ils étaient durant leurs études. Et j'ai aimé le trouble causé par la mise en abyme et leurs questionnements pour lesquels j'ai presque réussi à me sentir impliqué. Et puis j'ai aimé aussi cette fin étonnante, prenant presque la forme d'un clin d'oeil amusant. C'est en tout cas une conclusion d'une belle envergure imaginaire. On y sent nettement la patte des auteurs du Fléau des Dieux et de Universal War One. En résumé, après deux premiers tomes sympathiques mais qui ne m'auront pas plus touché que cela, le dernier tome donne soudainement à l'ensemble une vraie profondeur, abyssale presque oserais-je dire non sans sourire, et j'y ai véritablement accroché. L'idée de la série se révèle vraiment bonne et la façon dont le couple Mangin/Bajram s'y livre est à la fois étonnante, troublante et attendrissante.
Jérusalem, portrait de famille
Fidèle à sa ligne directrice, la collection Ecritures de Casterman propose des récits mélangeant deux genres : le roman graphique et la BD historique, le tout traité de façon très moderne. Un gros pavé, 400 pages, sur le début du conflit israélo-palestinien. Je ne l'ai pas lu, mais d'après ce que j'ai pu grapiller comme info, on n'est pas si loin que ça d'un Habibi par exemple ? Ce conflit, dont je connais peu de choses (on ne l'étudie pas à l'école), m'a toujours intéressé de par son apparente complexité (ça m'a poussé à lire, par exemple Palestine de Joe Sacco). Ici, le point de vue est plus celui des civils juifs, au tout début du conflit (les années 50), lorsque l'occupation britannique était encore en place. Je ne pourrais pas dire que je ressors de ma lecture en ayant mieux compris les tenants et les aboutissants de cette guerre, c'est clair que tout est encore très confus dans mon esprit (le livre revient sur peu d’éléments historiques), et pour saisir pleinement le côté historique, je pense qu'il faut déjà avoir un solide background sur le sujet, mais est-ce un point si négatif ? Je veux dire, maintenant je connais légèrement mieux la situation de l'époque, en Palestine, mais surtout ce roman graphique m'a souvent, et c'est finalement pour moi le plus important, touché. Il y a réellement plusieurs scènes que j'ai trouvées très émouvantes, d'autres plus légères, le reste pour la plupart très intéressantes. Non, vraiment, le scénario de cette BD est quand même très bien écrit. En plus, à côté de ça, le dessin est loin d'être vilain. Il n'est pas magnifique, loin de là, et peut paraître même légèrement simpliste (quoique c'est le genre de trait un tout petit peu naïf que j'apprécie) qui me parait vraiment maîtrisé. Bref, du tout bon pour cette nouveauté.
Do androids dream of electric sheep?
Comme nombre de personnes - trop sans doute - j'ai quasiment découvert l'oeuvre de Dick au travers du superbe film de Ridley Scott. Mais comme peu (je pense) j'ai essayé de découvrir l'oeuvre originale. Vingt ans après m'est donc offerte la possibilité de lire une nouvelle adaptation de la novella (et non roman) de cet auteur à part. A l'époque de ma première lecture, je n'y ai pas compris grand chose, je dois bien l'avouer. La force de cette adaptation est d'avoir - à la demande des héritiers de PKD - conservé le texte intégral. La marge de manoeuvre de Tony Parker fut donc infime. Mais il s'en sort, je trouve, avec les honneurs. Au-delà de l'intertexte qui se dégage avec les lectures périphériques (dont je parlerai plus tard), son illustration me semble vraiment proche du texte. Bien sûr, celui-ci paraît un peu lourd, par exemple dans les descriptifs, mais c'est un écueil que Parker évite habilement, rendant la lecture assez aisée. L'utilisation du texte intégral permet d'intégrer les différentes strates du récit de Dick. Citons la trame principale, celle de Deckard traquant les androïdes - qui ne veulent rien d'autre que se fondre parmi les humains - ainsi que ses réflexions intérieures, dont tout un filigrane concernant la propriété d'un animal (et qui a donné à l'oeuvre son titre original). Il y a aussi la trame du demeuré avec Mercer, qui reflète les préoccupations philosophiques de Dick, mais donne surtout une toile de fond un rien métaphysique au récit. Le troisième tome donne lieu à une seule scène, un faux-semblant entre chasseurs de primes du plus bel effet. L'intrigue n'y avance pas beaucoup, mais il s'agit tout de même d'une transition palpitante à lire. Les différents témoignages présents en bonus permettent une lecture plus en profondeur. Le cinquième tome se résume quant à lui à une seule véritable scène ; je trouve que Tony Parker tire sur la corde, avant de conclure dans le sixième de fort belle façon, ma foi, l'ensemble des éléments de l'histoire se rejoignant de façon assez logique. Une excellente idée donc de la part des Editions EP de nous proposer une adaptation (de haut niveau) et en quelque sorte une explication de texte. Bonne idée également d'avoir confié les illustrations de couverture à Stefan Thanneur, auteur rare mais très doué pour cet exercice. Il apporte un certain côté christique présent en filigrane dans l'oeuvre. Le boulot graphique de Tony Parker, assisté aux couleurs par Blond, est indéniablement de qualité, même si je trouve les personnages un poil inexpressifs par moments. Ce bon moment de lecture initial a fait place à un brin d'ennui face à des scènes qui traînent en longueur, même si la fin reprend un rythme "classique". C'est l'adaptation d'un texte très connu d'un auteur majeur de la scène SF, mais on a presque l'impression de le redécouvrir à cette occasion. Beau boulot tout de même.
Les Belles Histoires de l'Oncle Alix
Oui, oui, j’ai lu 'Les Belles Histoires de l’Oncle Alix'. Je suis même parmi les premiers lecteurs de cette… chose. Pourtant je n’avais pas posté mon avis (Superjé, pourras-tu me pardonner ?) Je répare donc cette lacune. Premièrement, et c’est sans doute un défaut professionnel, je ne peux m’empêcher de râler à la lecture ! :! Moi qui ai eu l’ouvrage en mains avant sa parution, pourquoi n’ai-je pas pris le temps de le relire avant ! Cela aurait permis d’éviter nombre de fautes d’orthographe ou de frappe. Pour mon excuse, je dois dire que je n’ai eu que quelques jours pour faire un peu de mise en page (là non plus, je ne suis pas contente de moi). Je n’ai d’ailleurs lu l’ensemble qu’après publication. Superjé m’a laissé un délai tellement court que je n’avais pas eu le temps de le lire ! :S Quelle poigne, ce jeunot ! Merci à toi pour ce beau projet, ce cadeau que tu as fait à tous les habitués du site. Au niveau du contenu, j’ai vraiment beaucoup aimé. Les dessins sont certes le travail d’amateurs, mais des amateurs qui y ont mis du temps, du talent et du cœur. :) J’admire la maîtrise de Pierig, mais vous allez dire que je ne suis pas objective… Mon histoire préférée est celle du Far West, grâce à un scénario enclumesque ! (Oui, ce mot mérite d’entrer dans le dictionnaire, au moins dans celui de BDT !) J’ai adoré toutes les références, même si c’est ce qui fait aussi la faiblesse de l’ouvrage : trop de private jokes. Je n’ai moi-même pas tout saisi... (Je sais, c’est ma faute, je n’avais qu’à être plus présente sur le site ! ;)) Cette BD m’a fait rire, et ce n’est pas rien de le dire ! Il est rare d’entendre des éclats de rire quand je lis une BD, même si elle est censée être drôle. :?) Là, j’ai pris mon pied. :) Mais 'Les Belles Histoires…' m’ont aussi touchée. Elles m’ont rappelé tant de bons moments, dont les meilleurs sont ceux où il n’y avait plus d’écrans entre nous. J’ai particulièrement apprécié les témoignages de chacun. C’est ce qui rend BDT si attachant : son côté humain. Cela m’a rappelé pourquoi j’aimais autant flâner sur le site, et m’a donné envie d’y revenir plus souvent. Les bdthéquiens changent, certains s'en vont, d'autres arrivent; certains installent leurs pénates alors que d'autres ne font que passer, mais le site est toujours aussi intéressant et amusant. L’ensemble constitué par ces récits BD, ces témoignages, ces illustrations etc. fait peut-être un peu fourre-tout, mais un contenu varié comme celui-là est plaisant à lire. Il aurait pu être mieux fini, à tous les niveaux, mais vous ne l’auriez pas eu avant les 20 ans du site… Le contenu aurait pu être plus abordable, mais il aurait sans doute perdu un peu de ses charmes. Bref, ce n’est pas parfait, mais les auteurs n’ont jamais eu cette prétention. Je les remercie tous les cinq. Grand bravo à tous ! Un merci énorme aussi à Alix, ainsi qu’à tous les modérateurs.
Kashimashi - Girl meets Girl
Après la lecture de la totalité des cinq albums de la série. Hazumu est un jeune adolescent plutôt timide et réservé. Un jour, il décide d'avouer ses sentiments à l'élue de son coeur avec qui il entretient une relation amicale depuis peu. Hélas, il se fait éconduire. Déprimé il décide de gravir une montagne pour s'isoler et broyer du noir. Mais des extra-terrestres en détresse s'écrasent au sommet et tuent notre héros. Pris de remords, ils décident de le ressuciter mais ils ne le peuvent qu'à condition de le faire changer de sexe. Une nouvelle vie commence alors pour notre héros maintenant transformé en jeune fille, ce qui va bouleverser le regard et les relations qu'il entretient avec son entourage et plus particulièrement avec ses amis. De plus, les extra-terrestres le surveillent en permanence puisqu'ils voient en cette expérience une bonne occasion d'étudier le comportement humain. Voici une histoire qui démarre de façon plutôt originale puisque d'entrée le héros se fait transformer en fille par des extra-terrestres, ce qui procure bon nombre de situations comiques ; car vous vous en doutez le fait de retrouver du jour au lendemain l'esprit d'un jeune homme dans le corps d'une ravissante étudiante donne forcément des moments bien drôles et embarrassants. En plus certains personnages secondaires ne sont présents que pour apporter une touche humoristique (le père pervers, la prof en manque d'affection, le meilleur ami qui se fait des films, les extra-terrestres fouineurs et farceurs). Toutefois ne vous y trompez pas nous avons affaire, en premier lieu, à une série qui met en scène des relations amoureuses chaotiques et embrouillées entre les trois personnages principaux. En effet, deux filles au physique et au caractère totalement différents vont tomber amoureuses de notre héros (héroïne) qui, lui (elle), en pince pour les deux ; enfin disons qu'il (elle) est même plutôt perdu(e). Aussi, toute l'histoire va se baser sur les choix difficiles auquels il (elle) devra faire face ainsi que sur les divers rapprochements de chacun. Dès le début on est vite emporté dans la vie de personnages attachants et on dévore avec avidité les cinq tomes de la série afin de connaitre le dénouement d'une l'histoire qui oscille sans arrêt entre moments drôles et d'autres plus sérieux ou émouvants. De plus, le scénario met en valeur des sentiments amoureux profonds, authentiques et sincères très bien retranscrits -ce qui est fort appréciable - et on est bien loin des ambiances cul-cul la praline avec des personnages clichés ou énervants que l'on peut trouver assez souvent dans beaucoup de séries sentimentales. A noter que cette série peut s'apparenter au thème yuri (relation homosexuelle féminine pour ceux qui connaissent pas) puisque l'héroïne éprouve des sentiments amoureux pour d'autres personnages du même sexe. Mais vu que ces dernières ne la considèrent pas vraiment comme une fille mais plutôt comme le garçon d'avant sa transformation, on peut aussi penser que l'on a affaire à une série possédant une banale histoire de triangle amoureux. De ce point de vue, l'auteur semble vouloir faire passer un message de tolérance très connu mais non moins superbe : peu importe le physique de la personne aimée, ce qui compte c'est la beauté intérieure. Enfin cette série possède une fin très belle car ultra romantique et vraiment explicite ce qui s'avère assez rare pour des série de ce genre. Au niveau des dessins, on peut dire que l'ensemble est bien maitrisé et qu'il s'agit d'un style assez classique que l'on retrouve souvent dans les mangas. Sinon, le principal coté négatif pour moi réside dans le fait que les personnages secondaires ne sont pas du tout ou trop peu exploités ; car, au final, ils ne sont présents que pour apporter une touche comique ou pour mettre en valeur les trois principaux protagonistes. Mais disons que ce petit défaut passe sur un plan plus que secondaire puisque ce qui nous intéresse c'est bel et bien l'évolution relationnelle des héroïnes qui forment un triangle amoureux. Evidemment c'est une série sans grands rebondissements réservée à un public friand du genre et ceux qui cherchent de l'action ou quelque chose qui bouge n'ont pas frappé à la bonne porte. Il y a aussi le fait que l'on traite en quelque sorte du sujet sensible que représente l'homosexualité qui peut choquer ou déplaire à une certaine catégorie de population. Ceci mis à part, on peut dire que cette série s'adresse à un large éventail de lecteurs donc autant masculins que féminins et c'est un homme ayant passé la trentaine qui vous le dit. A noter aussi qu'il existe un animé du même nom tout autant réussi et qui reprend assez fidèlement la série ; donc ceux qui ne veulent pas acheter les bouquins peuvent le trouver facilement mais surtout gratuitement sur internet. Bref, une superbe série sentimentale fantastico-comique (quoique le coté fantastique passe vraiment au énième plan) très prenante, avec des personnages attachants très sympatiques, alternant brillamment entre divers passages drôles et autres moments sérieux voire émouvants et qui traite d'un amour avec un grand A profond, compliqué et sincère. Pour moi ça mérite largement un quatre sur cinq et je mets l'option coup de coeur par la même occasion car l'ensemble m'a laissé un souvenir fort apréciable et je le conseille fortement à tous les amateurs du genre. A bon entendeur salut.