Enfin j'ai lu cette histoire qui est souvent considérée comme un des meilleurs Batman !
Bon, je suis un peu triste d'avoir lu la suite (Dark Victory) avant celle-ci, mais malgré le fait que je savais le dénouement (quoiqu'il y a quelques surprises !), j'ai été tout de même captivé par l'histoire parce que c'est le genre de thriller qui est captivant même après qu'on sait le coupable ! L'histoire fait pratiquement 400 pages, mais c'est tellement captivant qu'au final le tout peut se lire sans problème du début à la fin avec aucune pause.
Le scénario est un bon récit policier intelligent avec des personnages passionnants. On retrouve plusieurs des meilleurs ennemis de Batman dont le Joker qui a les meilleures répliques de tout l'album. Le dessin est un peu spécial. J'aime bien comment tout est noir car cela va à merveille à l'univers sombre de Batman, mais les personnages ont parfois des têtes un peu étranges.
Sinon, j'aime aussi les bonus présents dans l'album d'Urban Comics et particulièrement l'interview des deux auteurs.
(3.5)
Un petit album mignon comme tout !
On se prend vraiment de compassion pour notre petit héros qui voit le monde avec ses yeux d'enfants, et qui découvre la vie avec ses bonheurs et ses déconvenues...
La trame de fond avec l'histoire inventée par l'oncle de notre bambin, sur les mangeurs de cailloux, et surtout le vrai but de celle-ci, est vraiment attendrissante.
On découvre également le charme des années 70 dans cet album avec des plaisirs enfantins qui étaient manifestement plus simples et probablement plus sains à l'époque, loin de toute cette agitation télévisuelle et numérique.
Bien évidemment, originaire du Nord-Pas-de-Calais, résidant à quelques kilomètres du lieu où se déroule l'action, le charme n'en est que plus important encore !
Graphiquement, un noir et blanc au trait parfois caricatural, mais simple et efficace.
Un très bon moment de lecture.
(239)
Ah Spirou ...
Je met à égalité les périodes Franquin, fournier et tom et Janry. Enfin non. Bien qu'étant très réussies toutes les 3, Franquin c'est quand même le King. Puis vient la période Tom et Janry qui eux ont vraiment repris le flambeau avec panache et on vraiment re-modernisé le mythe ( ces 3 auteurs l'ont un peu tous faits à leurs manières mais Tom et Janry ont vraiment appuyés sur l'accélérateur ( la frousse aux trousses, la marque des bannis, Cyanure ... j'y reviendrais ... ). Et puis ce sont les 1ers que j'ai lu. Puis en troisième vient Fournier qui mine de rien a vraiment mis sa patte ( très seventies et ecolo ).
Donc la période Franquin tout dabord : Beaucoup de petits chefs d'oeuvre devenus grands avec les années:
- Les 3, 4 premiers albums.
- Tous ceux avec Zorglub.
- Le voyageur du méozoique et tous ceux se passant intégralement à Champignac ( j'adore vraiment ce village avec ce chateau, un endroit qui a berçé ma jeunesse, comme si j'y avais un peu vécu )
- QRN sur Bretzelburg.
- Le Nid des Marsupilamis.
Une periode fantastique qui a vraiment fondé les bases de l'univers Spirou. les personnages les plus intéressants n'étant pas Spirou mais bien Fantasio ou encore le conte de Champignac ou Zorglub.
Puis vient la période Fournier, période qui n'est pas la plus révolutionnaire mais qui possède quand même de putains de bons albums ( parmi les meilleurs ) comme par exemple:
- L'Ankou ( Ah cet album avec cette superbe couverture! l'album de Spirou le plus breton !)
- L'abbaye truquée ( album que j'adore).
- Du cidre pour les étoiles ( superbe couverture également ).
Ces 3 albums ont vraiment berçés ma jeunesse.
Je passes sur la période Nic et Cauvin plutôt courte et assez moyenne pour enchainer sur la meilleure période pour beaucoup, celle de Tom et Janry ( la plus cinématographique ):
- Virus ( un petit côté " the thing" )
- La frousse aux trousses et la marque des bannis (indiana Jones). Ces 2 albums ont vraiment été des chocs.
- Qui arreteras Cyannure. Cet album aussi avec cette usine de robots ...
- l'horloger de la comète
- le réveil du Z. (le retour de Zorglub)
- Spirou à New York ( l'album le plus "Scorcessien" avec l'arrivée du fameux parrain Vito).
- Spirou à Moscou
- Vito la déveine
Après j'ai moins aimé ( luna fatale, le rayon noir ... ). C'étais toujours maitrisé graphiquement mais les histoires j'aimais beaucoup moins.
Les autres périodes je n'ai jamais lu. Spirou j'ai arreté depuis longtemps mais tous ces albums restent vraiment gravés dans ma mémoire. Et dans mon coeur.
Une toute petite série que je trouve vraiment magnifique, le trait de Rossi étant vraiment à son paroxysme d'excellence (son plus beau travail). J'admire vraiment cet auteur (Jim Cutlass un excellent western du niveau de Blueberry, ce qui n'est pas un mince exploit, ou encore Julius Antoine un autre petit chef d'oeuvre). Son trait semi-réaliste est vraiment unique et superbement maitrisé.
Le scénario mi-historique, mi-fantastique de Le Tendre est également très bon comme d'habitude avec cet auteur. L'univers de la Grèce antique (formidablement reconstitué) est superbe et on est vraiment envouté. Le héros musculeux, les superbes femmes méditerranéennes, la colère des dieux ... C'est lyrique, violent, ensoleillé et même parfois drôle... La scène dans le tome 2 où Alcée combat la statue d'Hera ( et finit par tuer son fils) est vraiment un sommet de la bd. C'est superbe ! Un véritable peplum fantastique de haute volée.
Donc pour ceux qui ne connaissent pas cette oeuvre, ruez vous dessus, vous ne serez pas déçu du voyage.
Les Bidochon notés *** étoiles au guide michel...bdtheque !!! Ce qui m'énerve souvent sur bdtheque, c'est que nombre de séries cultes des années 80 et 90, unanimement
acclamées à l'époque sont notées moyennement par la nouvelle géneration de lecteurs. Exemple: "Les Bidochon" ou L'Etat morbide ( au hasard ): *** , et De Cape et de Crocs ou Persepolis **** ! Enfin bon c'est un phénomène normal et nous sommes en démocratie.
Donc les Bidochon c'est une série vraiment culte de fluide glacial (la plus connue on peut le dire) incroyablement drôle et caustique. Je ne m'étendrai pas sur Robert et Raymonde, tout le monde connais je pense. Un sans faute sur pratiquement tous les albums. C'est quand même assez rare pour le signaler. Les vacances toutes pourries en Normandie, les voyages organisés, la télé, la vie en habitation à loyer moderé, la secu, la route, la belle môman ... de véritables petits chefs d'oeuvre d'humour noir gentiment corrosifs (mais tendres) à chaque fois. Ces 2 français très moyens sont finalement très attachants et c'est un peu comme s'ils faisaient partie de la famille. De très grands points communs avec mes grands parents par exemple (mais sans le côté beauf) malheureusement décédés (Robert seul à table : "on a pas le droit à la moutarde ? " ).
Le trait est simple et immédiatement reconnaissable. C'est du Binet, il n'en faut pas plus. En 3, 4 traits il rend vivant une multitude d'expressions différentes sur les visages de Robert et Raymonde. C'est très fort.
Donc pour conclure ... les Bidochon dans le top 5 des meilleures productions fluide glacial (avec Edika, Carmen cru ou Jean Claude Thergal ... )
Tombé par hasard sur 4 numéros de "Lucha Libre" bradés (juste attiré par l'originalité des dessins et leur vitalité) je ne les ai lus que bien longtemps après. Une fois que j'eu entamé le premier Magazine, impossible de m'en défaire. Hop !! les quatres d'un coup!
Le ton caustique et cynique, présent à chaque page, est appréciable dans ce politiquement correct ambiant étouffant (et il n'est pas souvent là où on l'attend). L'édito nous l'annonce clairement pour éviter toute méprise, le lecteur de Lucha Libre est une vache à lait que l'équipe se plaît à vanner régulièrement. Et moi ça me fait rire, ça me distrait de l'hypocrisie de mes "bienfaiteurs" businessmen.
Le contenu est varié malgré la présence de Jerry Frissen sur chaque série. Ses personnages sont vraiment attachants (souvent par leurs défauts) et les dialogues sont également assez "vivants". J'ai l'impression que l'auteur démarre doucement et progresse en inspiration et développe davantage ses personnages au fur-et-à mesure du déroulement du récit. Chaque série gagne en intensité et en intérêt après le tour de chauffe.
A part la série Tequila, qui est ultra-violente, les scènes d'action ne sont pas le nerf de chaque série. L'humour grinçant est omniprésent mais pas dénué d'une certaine tendresse (cf. les acteurs retraités cow-boys séniles paranoïaques dans les Luchadores five).
Pour Tequila, Luchadores five et Les Tikitis,on ressent bien l'influence manga dans le découpage des scènes d'action mais hélas celles-ci sont parfois à la limite de l'illisibilité (Tequila). Profesor Furia et Les Luchadoritos sont plus dans un style graphique "franco-belge". Furia est une infâme crapule tandis que les "mignons" petits "Luchadoritos" servent de sas de décompression à la fin de chaque Magazine. Car oui, il faut décompresser; on en prend plein la tronche et on rigole presque coupablement.
Prochains achats, les trilogies Tequila et Luchadores five en "beaux Albums".kr kr kr
Cet album m'a vraiment fait rigolé a gorge déployée !!! Il m'arrive volontiers de sourire lors d'une lecture mais rire, ça c'est plutôt rare !
De nombreux gags bien amenés, des personnages intéressants et sympathiques, des monstres aux gueules improbables, ...
Les dialogues valent aussi leur pesant de cacahuètes (les discussions de "piliers de bistrot" sentent le vécu). J'ai trouvé que Larcenet était au top de son talent comique et les couleurs de Jeff Pourquié sont absolument fabuleuses conférant au récit une ambiance chaleureuse avec de subtiles tonalités ocres ou un bleu turquoise électrique vraiment particulier. Les paysages sont grandioses et certaines planches sont agréablement découpées.
Plusieurs apparitions dessinées des amis du tandem Larcenet/Pourquié sont également les bienvenues. On peut le prendre comme un petit jeu "bonus" à essayer de discerner qui a fait quoi.
Un petit bijou. Un album déjà relu 2 fois et ce n'est que le commencement. Tellement de détails foisonnent qu'il y a toujours un petit truc a coté duquel on était passé et que l'on découvre avec plaisir. J'éspère que les volumes suivants seront du même niveau.
Commencée en 1976 dans l'hebdo hollandais Eppo, la saga de "Storm" est certainement l'une des bandes de science-fiction les plus réussies. Je l'ai découverte dans Circus, et moi qui n'est pas attiré par la SF, j'ai tout de suite accroché à cette série, et encore plus après avoir eu une dédicace de Don Lawrence à Angoulême en..... enfin il y a bien longtemps. Le succès revient surtout à Lawrence et à son dessin hyperréaliste dont le rendu quasi photographique atteint une précision et un sens du détail rarement égalés, et où les couleurs jouent un grand rôle.
Cette technique de dessin en relief a fait de Lawrence un magicien de l'image ; il l'avait déja expérimentée sur sa précédente série L'Empire de Trigan, mais ici, il donne la pleine mesure de son grand talent d'illustrateur.
L'autre atout est la mise en place d'un univers influencé au départ par celui de Flash Gordon (surtout perceptible dans les peuples que croise le héros), et par la série de films La Planète des singes (très différents du roman) où le héros se retrouve dans un monde de nulle part, une réplique de la Terre d'où les océans ont disparu, et habitée par des peuples barbares et primitifs. Storm rencontre Redhair, une superbe fille rousse qui devient sa compagne et avec qui il entame une vie d'aventure à la découverte de créatures étranges, de mutants, de savants fous et de tyrans cruels. Dans cet univers apocalyptique aux décors surprenants et très changeants d'un album à l'autre, bien mis en valeur par le crayon de Lawrence, où la civilisation a régressé et où se télescopent la technologie la plus pointue et les armes archaïques, Storm et Redhair sont les deux seuls humains normaux et doivent sans cesse éviter de grands périls.
Une série dont les ingrédients sont typiques des années 70 et 80, un peu injustement oubliée et tentante à découvrir pour ses scénarios imaginatifs, c'est ce qui m'avait aussitôt attiré car ça ne versait pas que dans la science-fiction spatiale, il y avait un mélange de genres, englobant même de nombreux éléments de fantasy, avec toutes ces créatures étranges rencontrées par le couple de héros. D'autant plus que la série n'est guère facile à trouver en occase, Glénat ne l'ayant éditée qu'une seule fois en s'arrêtant à 15 albums alors qu'elle a continué en Angleterre ; elle a donc atteint une sorte de statut culte, et je connais un gars qui avait revendu ses albums et qui maintenant s'en mord les doigts, tant pis pour lui...
Une SF pleine de charme qui pourra agréablement surprendre. A noter qu'il y a une continuité, mais chaque album fonctionne indépendamment des autres ; les 6 premiers sont les meilleurs.
Ah Rahan, quelle belle lecture de jeunesse, cette bande a bercé ma pré-adolescence et au risque de passer pour un attardé, elle reste même encore une excellente lecture pour l'adulte que je suis devenu, ce que ne peuvent comprendre difficilement ceux qui n'ont pas grandi avec.
Le succès de ce Tarzan de la Préhistoire fut tellement fulgurant en 1969 (pourtant le dessin n'était pas encore très top) qu'il devient le héros vedette de Pif-Gadget et qu'il entraîne la création de sa propre publication, en broché, tout en continuant ses exploits dans Pif en récits complets de 20 planches (il y en eut 102 plus 2 récits longs).
Ce succès profite de la disparition provisoire de Tounga, l'autre grande bande réaliste qui occupe ce créneau préhistorique dans le journal Tintin. Mais le succès est dû au grand talent de Chéret qui adopte un graphisme vigoureux un peu inspiré de Burne Hogarth, constitué de cases éclatées où les personnages musculeux sont pleinement mis en valeur. Ceci combiné à la qualité des scénarios de Lécureux, dont le côté naïvement éducatif et édifiant passionne les jeunes lecteurs. On s'identifiait au héros, on l'admirait pour sa force, son courage et son intelligence, et aussi, ce qui me plaisait, c'était le côté très aventureux de la Préhistoire, période qui me fascinait. C'est d'ailleurs le petit bémol que j'ai remarqué une fois devenu adulte (ce dont on se foutait étant gamin) : le curieux contraste entre le trop "savant" Rahan au physique de beau gosse blond, et l'aspect parfois très primitif de certains peuples qu'il rencontre.
Solitaire, il observe la nature et les animaux pour en tirer avantage, et va à la rencontre de clans, de tribus hostiles ou parfois accueillantes, à qui il enseigne les secrets de ses nombreuses découvertes (pièges pour chasser, constructions diverses, bricolages pratiques, usage de certaines armes....). Des rapports de force ont lieu entre Rahan et des chefs obtus, des sorciers cupides, des guerriers aveuglés par la haine, ou parfois de belles femmes aux formes harmonieuses qui règnent sur de petits royaumes. Mais avant tout, Rahan enseigne la sagesse et la paix, jouant ainsi un rôle humaniste, prônant la fraternité des peuples, symbolisant tous les progrès accomplis par l'homme durant la Préhistoire. C'est sans doute un peu pour rendre chaque épisode plus attractif que Lécureux n'évite pas les anachronismes ; mais ce n'est pas bien grave, ce qui compte avant tout, c'est le charisme du héros et le souffle de l'aventure.
Le travail du fils de Lécureux pour relancer l'homme au coutelas d'ivoire est remarquable, Chéret retrouve la forme, car à une époque, il était tellement débordé par le rythme effréné des parutions (rançon de la gloire), qu'il a parfois laissé le dessin à l'Espagnol Enrique Romero (auteur de la Bd Axa) puis à Michel Rouge et à l'Italien Guido Zamperoni.
L'achat risque d'être rude vu la quantité d'intégrales Soleil, au choix en couleurs ou en N/B pour retrouver le charme des années Pif-Gadget.
Une des meilleures Bd françaises de la grande époque.
Contrairement à la série "Merlin" de Lambert et Istin chez Soleil, qui opte pour une approche plus fantastique, "Arthur" se situe dans un créneau historique celte qui prend sa source à la légende originelle, antérieure aux récits arthuriens teintés de merveilleux décrits par Geoffrey de Monmouth ou Chrétien de Troyes, avec notamment la légende d'Excalibur. On est ici en l'an 500 en Bretagne (l'île britannique, pas la province française), en des temps primitifs, bien avant sa conversion à la chrétienté, où le royaume est assailli par des peuples farouches : Lloegriens (Saxons venus de Germanie), Gaëls (Irlandais venus de l'île d'Iwerddon), Pictes et Scots (ancêtres des Gallois et des Ecossais) qui convoitent les terres bretonnes où vivent les Kymry (Arthur étant roi des Bretons).
Merlin, appelé ici Myrddin, est au centre des récits, il apparaît dès le tome 1 qui lui est consacré, mais c'est le personnage d'Arthur qui apparaît au tome 2 qui reste le héros central de cette saga-fleuve, dont l'apogée nous est contée dans son intégralité. Chaque album a pour titre le nom d'un personnage qui gravite autour d'Arthur, qui ont pour noms Gwalchmei son neveu, Gwenhwyfar (Guenièvre) son épouse, Morgwen (Morgane) sa soeur disciple de Myrddin, Kei son demi-frère, Bedwyr le Manchot, Gereint, Gweir ou Taliesin ses compagnons et amis.
Tous les noms propres à consonance gaëlique, les personnages nombreux, et la complexité du récit réclamant une attention soutenue, rendent cette série très ambitieuse et difficile à suivre si l'on en perd le fil, à tel point que les auteurs livrent un lexique dans chaque album, mais la narration très littéraire de David Chauvel, qui peut rendre cette saga ardue, ainsi que les dessins lumineux et précis de Jérôme Lereculey (qui s'affinent après le tome 2) rendent la lecture de la série passionnante. Les coutumes celtiques du Haut Moyen Age sont bien reproduites grâce à une documentation sans faille, agrémentées de belles couleurs, de personnages mythiques et de formidables scènes de bataille au souffle épique.
Dans cette Bretagne de légende, l'honneur, la loyauté, la force sont des vertus qui dirigent les hommes ; la rudesse du climat et de l'existence, la violence des combats, les créatures chimériques leur forgent le caractère, c'est ce qui fait d'Arthur un roi juste et grand.
Une série envoûtante et somptueuse que je recommande d'aborder avec circonspection en cas de déception devant la densité de l'ensemble, à tester d'abord en biblio, et plus si affinité.
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Batman - Un long Halloween
Enfin j'ai lu cette histoire qui est souvent considérée comme un des meilleurs Batman ! Bon, je suis un peu triste d'avoir lu la suite (Dark Victory) avant celle-ci, mais malgré le fait que je savais le dénouement (quoiqu'il y a quelques surprises !), j'ai été tout de même captivé par l'histoire parce que c'est le genre de thriller qui est captivant même après qu'on sait le coupable ! L'histoire fait pratiquement 400 pages, mais c'est tellement captivant qu'au final le tout peut se lire sans problème du début à la fin avec aucune pause. Le scénario est un bon récit policier intelligent avec des personnages passionnants. On retrouve plusieurs des meilleurs ennemis de Batman dont le Joker qui a les meilleures répliques de tout l'album. Le dessin est un peu spécial. J'aime bien comment tout est noir car cela va à merveille à l'univers sombre de Batman, mais les personnages ont parfois des têtes un peu étranges. Sinon, j'aime aussi les bonus présents dans l'album d'Urban Comics et particulièrement l'interview des deux auteurs.
Les Mangeurs de Cailloux
(3.5) Un petit album mignon comme tout ! On se prend vraiment de compassion pour notre petit héros qui voit le monde avec ses yeux d'enfants, et qui découvre la vie avec ses bonheurs et ses déconvenues... La trame de fond avec l'histoire inventée par l'oncle de notre bambin, sur les mangeurs de cailloux, et surtout le vrai but de celle-ci, est vraiment attendrissante. On découvre également le charme des années 70 dans cet album avec des plaisirs enfantins qui étaient manifestement plus simples et probablement plus sains à l'époque, loin de toute cette agitation télévisuelle et numérique. Bien évidemment, originaire du Nord-Pas-de-Calais, résidant à quelques kilomètres du lieu où se déroule l'action, le charme n'en est que plus important encore ! Graphiquement, un noir et blanc au trait parfois caricatural, mais simple et efficace. Un très bon moment de lecture. (239)
Spirou et Fantasio
Ah Spirou ... Je met à égalité les périodes Franquin, fournier et tom et Janry. Enfin non. Bien qu'étant très réussies toutes les 3, Franquin c'est quand même le King. Puis vient la période Tom et Janry qui eux ont vraiment repris le flambeau avec panache et on vraiment re-modernisé le mythe ( ces 3 auteurs l'ont un peu tous faits à leurs manières mais Tom et Janry ont vraiment appuyés sur l'accélérateur ( la frousse aux trousses, la marque des bannis, Cyanure ... j'y reviendrais ... ). Et puis ce sont les 1ers que j'ai lu. Puis en troisième vient Fournier qui mine de rien a vraiment mis sa patte ( très seventies et ecolo ). Donc la période Franquin tout dabord : Beaucoup de petits chefs d'oeuvre devenus grands avec les années: - Les 3, 4 premiers albums. - Tous ceux avec Zorglub. - Le voyageur du méozoique et tous ceux se passant intégralement à Champignac ( j'adore vraiment ce village avec ce chateau, un endroit qui a berçé ma jeunesse, comme si j'y avais un peu vécu ) - QRN sur Bretzelburg. - Le Nid des Marsupilamis. Une periode fantastique qui a vraiment fondé les bases de l'univers Spirou. les personnages les plus intéressants n'étant pas Spirou mais bien Fantasio ou encore le conte de Champignac ou Zorglub. Puis vient la période Fournier, période qui n'est pas la plus révolutionnaire mais qui possède quand même de putains de bons albums ( parmi les meilleurs ) comme par exemple: - L'Ankou ( Ah cet album avec cette superbe couverture! l'album de Spirou le plus breton !) - L'abbaye truquée ( album que j'adore). - Du cidre pour les étoiles ( superbe couverture également ). Ces 3 albums ont vraiment berçés ma jeunesse. Je passes sur la période Nic et Cauvin plutôt courte et assez moyenne pour enchainer sur la meilleure période pour beaucoup, celle de Tom et Janry ( la plus cinématographique ): - Virus ( un petit côté " the thing" ) - La frousse aux trousses et la marque des bannis (indiana Jones). Ces 2 albums ont vraiment été des chocs. - Qui arreteras Cyannure. Cet album aussi avec cette usine de robots ... - l'horloger de la comète - le réveil du Z. (le retour de Zorglub) - Spirou à New York ( l'album le plus "Scorcessien" avec l'arrivée du fameux parrain Vito). - Spirou à Moscou - Vito la déveine Après j'ai moins aimé ( luna fatale, le rayon noir ... ). C'étais toujours maitrisé graphiquement mais les histoires j'aimais beaucoup moins. Les autres périodes je n'ai jamais lu. Spirou j'ai arreté depuis longtemps mais tous ces albums restent vraiment gravés dans ma mémoire. Et dans mon coeur.
La Gloire d'Héra
Une toute petite série que je trouve vraiment magnifique, le trait de Rossi étant vraiment à son paroxysme d'excellence (son plus beau travail). J'admire vraiment cet auteur (Jim Cutlass un excellent western du niveau de Blueberry, ce qui n'est pas un mince exploit, ou encore Julius Antoine un autre petit chef d'oeuvre). Son trait semi-réaliste est vraiment unique et superbement maitrisé. Le scénario mi-historique, mi-fantastique de Le Tendre est également très bon comme d'habitude avec cet auteur. L'univers de la Grèce antique (formidablement reconstitué) est superbe et on est vraiment envouté. Le héros musculeux, les superbes femmes méditerranéennes, la colère des dieux ... C'est lyrique, violent, ensoleillé et même parfois drôle... La scène dans le tome 2 où Alcée combat la statue d'Hera ( et finit par tuer son fils) est vraiment un sommet de la bd. C'est superbe ! Un véritable peplum fantastique de haute volée. Donc pour ceux qui ne connaissent pas cette oeuvre, ruez vous dessus, vous ne serez pas déçu du voyage.
Les Bidochon
Les Bidochon notés *** étoiles au guide michel...bdtheque !!! Ce qui m'énerve souvent sur bdtheque, c'est que nombre de séries cultes des années 80 et 90, unanimement acclamées à l'époque sont notées moyennement par la nouvelle géneration de lecteurs. Exemple: "Les Bidochon" ou L'Etat morbide ( au hasard ): *** , et De Cape et de Crocs ou Persepolis **** ! Enfin bon c'est un phénomène normal et nous sommes en démocratie. Donc les Bidochon c'est une série vraiment culte de fluide glacial (la plus connue on peut le dire) incroyablement drôle et caustique. Je ne m'étendrai pas sur Robert et Raymonde, tout le monde connais je pense. Un sans faute sur pratiquement tous les albums. C'est quand même assez rare pour le signaler. Les vacances toutes pourries en Normandie, les voyages organisés, la télé, la vie en habitation à loyer moderé, la secu, la route, la belle môman ... de véritables petits chefs d'oeuvre d'humour noir gentiment corrosifs (mais tendres) à chaque fois. Ces 2 français très moyens sont finalement très attachants et c'est un peu comme s'ils faisaient partie de la famille. De très grands points communs avec mes grands parents par exemple (mais sans le côté beauf) malheureusement décédés (Robert seul à table : "on a pas le droit à la moutarde ? " ). Le trait est simple et immédiatement reconnaissable. C'est du Binet, il n'en faut pas plus. En 3, 4 traits il rend vivant une multitude d'expressions différentes sur les visages de Robert et Raymonde. C'est très fort. Donc pour conclure ... les Bidochon dans le top 5 des meilleures productions fluide glacial (avec Edika, Carmen cru ou Jean Claude Thergal ... )
Lucha Libre
Tombé par hasard sur 4 numéros de "Lucha Libre" bradés (juste attiré par l'originalité des dessins et leur vitalité) je ne les ai lus que bien longtemps après. Une fois que j'eu entamé le premier Magazine, impossible de m'en défaire. Hop !! les quatres d'un coup! Le ton caustique et cynique, présent à chaque page, est appréciable dans ce politiquement correct ambiant étouffant (et il n'est pas souvent là où on l'attend). L'édito nous l'annonce clairement pour éviter toute méprise, le lecteur de Lucha Libre est une vache à lait que l'équipe se plaît à vanner régulièrement. Et moi ça me fait rire, ça me distrait de l'hypocrisie de mes "bienfaiteurs" businessmen. Le contenu est varié malgré la présence de Jerry Frissen sur chaque série. Ses personnages sont vraiment attachants (souvent par leurs défauts) et les dialogues sont également assez "vivants". J'ai l'impression que l'auteur démarre doucement et progresse en inspiration et développe davantage ses personnages au fur-et-à mesure du déroulement du récit. Chaque série gagne en intensité et en intérêt après le tour de chauffe. A part la série Tequila, qui est ultra-violente, les scènes d'action ne sont pas le nerf de chaque série. L'humour grinçant est omniprésent mais pas dénué d'une certaine tendresse (cf. les acteurs retraités cow-boys séniles paranoïaques dans les Luchadores five). Pour Tequila, Luchadores five et Les Tikitis,on ressent bien l'influence manga dans le découpage des scènes d'action mais hélas celles-ci sont parfois à la limite de l'illisibilité (Tequila). Profesor Furia et Les Luchadoritos sont plus dans un style graphique "franco-belge". Furia est une infâme crapule tandis que les "mignons" petits "Luchadoritos" servent de sas de décompression à la fin de chaque Magazine. Car oui, il faut décompresser; on en prend plein la tronche et on rigole presque coupablement. Prochains achats, les trilogies Tequila et Luchadores five en "beaux Albums".kr kr kr
Valérian - L'Armure du Jakolass
Cet album m'a vraiment fait rigolé a gorge déployée !!! Il m'arrive volontiers de sourire lors d'une lecture mais rire, ça c'est plutôt rare ! De nombreux gags bien amenés, des personnages intéressants et sympathiques, des monstres aux gueules improbables, ... Les dialogues valent aussi leur pesant de cacahuètes (les discussions de "piliers de bistrot" sentent le vécu). J'ai trouvé que Larcenet était au top de son talent comique et les couleurs de Jeff Pourquié sont absolument fabuleuses conférant au récit une ambiance chaleureuse avec de subtiles tonalités ocres ou un bleu turquoise électrique vraiment particulier. Les paysages sont grandioses et certaines planches sont agréablement découpées. Plusieurs apparitions dessinées des amis du tandem Larcenet/Pourquié sont également les bienvenues. On peut le prendre comme un petit jeu "bonus" à essayer de discerner qui a fait quoi. Un petit bijou. Un album déjà relu 2 fois et ce n'est que le commencement. Tellement de détails foisonnent qu'il y a toujours un petit truc a coté duquel on était passé et que l'on découvre avec plaisir. J'éspère que les volumes suivants seront du même niveau.
Storm
Commencée en 1976 dans l'hebdo hollandais Eppo, la saga de "Storm" est certainement l'une des bandes de science-fiction les plus réussies. Je l'ai découverte dans Circus, et moi qui n'est pas attiré par la SF, j'ai tout de suite accroché à cette série, et encore plus après avoir eu une dédicace de Don Lawrence à Angoulême en..... enfin il y a bien longtemps. Le succès revient surtout à Lawrence et à son dessin hyperréaliste dont le rendu quasi photographique atteint une précision et un sens du détail rarement égalés, et où les couleurs jouent un grand rôle. Cette technique de dessin en relief a fait de Lawrence un magicien de l'image ; il l'avait déja expérimentée sur sa précédente série L'Empire de Trigan, mais ici, il donne la pleine mesure de son grand talent d'illustrateur. L'autre atout est la mise en place d'un univers influencé au départ par celui de Flash Gordon (surtout perceptible dans les peuples que croise le héros), et par la série de films La Planète des singes (très différents du roman) où le héros se retrouve dans un monde de nulle part, une réplique de la Terre d'où les océans ont disparu, et habitée par des peuples barbares et primitifs. Storm rencontre Redhair, une superbe fille rousse qui devient sa compagne et avec qui il entame une vie d'aventure à la découverte de créatures étranges, de mutants, de savants fous et de tyrans cruels. Dans cet univers apocalyptique aux décors surprenants et très changeants d'un album à l'autre, bien mis en valeur par le crayon de Lawrence, où la civilisation a régressé et où se télescopent la technologie la plus pointue et les armes archaïques, Storm et Redhair sont les deux seuls humains normaux et doivent sans cesse éviter de grands périls. Une série dont les ingrédients sont typiques des années 70 et 80, un peu injustement oubliée et tentante à découvrir pour ses scénarios imaginatifs, c'est ce qui m'avait aussitôt attiré car ça ne versait pas que dans la science-fiction spatiale, il y avait un mélange de genres, englobant même de nombreux éléments de fantasy, avec toutes ces créatures étranges rencontrées par le couple de héros. D'autant plus que la série n'est guère facile à trouver en occase, Glénat ne l'ayant éditée qu'une seule fois en s'arrêtant à 15 albums alors qu'elle a continué en Angleterre ; elle a donc atteint une sorte de statut culte, et je connais un gars qui avait revendu ses albums et qui maintenant s'en mord les doigts, tant pis pour lui... Une SF pleine de charme qui pourra agréablement surprendre. A noter qu'il y a une continuité, mais chaque album fonctionne indépendamment des autres ; les 6 premiers sont les meilleurs.
Rahan
Ah Rahan, quelle belle lecture de jeunesse, cette bande a bercé ma pré-adolescence et au risque de passer pour un attardé, elle reste même encore une excellente lecture pour l'adulte que je suis devenu, ce que ne peuvent comprendre difficilement ceux qui n'ont pas grandi avec. Le succès de ce Tarzan de la Préhistoire fut tellement fulgurant en 1969 (pourtant le dessin n'était pas encore très top) qu'il devient le héros vedette de Pif-Gadget et qu'il entraîne la création de sa propre publication, en broché, tout en continuant ses exploits dans Pif en récits complets de 20 planches (il y en eut 102 plus 2 récits longs). Ce succès profite de la disparition provisoire de Tounga, l'autre grande bande réaliste qui occupe ce créneau préhistorique dans le journal Tintin. Mais le succès est dû au grand talent de Chéret qui adopte un graphisme vigoureux un peu inspiré de Burne Hogarth, constitué de cases éclatées où les personnages musculeux sont pleinement mis en valeur. Ceci combiné à la qualité des scénarios de Lécureux, dont le côté naïvement éducatif et édifiant passionne les jeunes lecteurs. On s'identifiait au héros, on l'admirait pour sa force, son courage et son intelligence, et aussi, ce qui me plaisait, c'était le côté très aventureux de la Préhistoire, période qui me fascinait. C'est d'ailleurs le petit bémol que j'ai remarqué une fois devenu adulte (ce dont on se foutait étant gamin) : le curieux contraste entre le trop "savant" Rahan au physique de beau gosse blond, et l'aspect parfois très primitif de certains peuples qu'il rencontre. Solitaire, il observe la nature et les animaux pour en tirer avantage, et va à la rencontre de clans, de tribus hostiles ou parfois accueillantes, à qui il enseigne les secrets de ses nombreuses découvertes (pièges pour chasser, constructions diverses, bricolages pratiques, usage de certaines armes....). Des rapports de force ont lieu entre Rahan et des chefs obtus, des sorciers cupides, des guerriers aveuglés par la haine, ou parfois de belles femmes aux formes harmonieuses qui règnent sur de petits royaumes. Mais avant tout, Rahan enseigne la sagesse et la paix, jouant ainsi un rôle humaniste, prônant la fraternité des peuples, symbolisant tous les progrès accomplis par l'homme durant la Préhistoire. C'est sans doute un peu pour rendre chaque épisode plus attractif que Lécureux n'évite pas les anachronismes ; mais ce n'est pas bien grave, ce qui compte avant tout, c'est le charisme du héros et le souffle de l'aventure. Le travail du fils de Lécureux pour relancer l'homme au coutelas d'ivoire est remarquable, Chéret retrouve la forme, car à une époque, il était tellement débordé par le rythme effréné des parutions (rançon de la gloire), qu'il a parfois laissé le dessin à l'Espagnol Enrique Romero (auteur de la Bd Axa) puis à Michel Rouge et à l'Italien Guido Zamperoni. L'achat risque d'être rude vu la quantité d'intégrales Soleil, au choix en couleurs ou en N/B pour retrouver le charme des années Pif-Gadget. Une des meilleures Bd françaises de la grande époque.
Arthur
Contrairement à la série "Merlin" de Lambert et Istin chez Soleil, qui opte pour une approche plus fantastique, "Arthur" se situe dans un créneau historique celte qui prend sa source à la légende originelle, antérieure aux récits arthuriens teintés de merveilleux décrits par Geoffrey de Monmouth ou Chrétien de Troyes, avec notamment la légende d'Excalibur. On est ici en l'an 500 en Bretagne (l'île britannique, pas la province française), en des temps primitifs, bien avant sa conversion à la chrétienté, où le royaume est assailli par des peuples farouches : Lloegriens (Saxons venus de Germanie), Gaëls (Irlandais venus de l'île d'Iwerddon), Pictes et Scots (ancêtres des Gallois et des Ecossais) qui convoitent les terres bretonnes où vivent les Kymry (Arthur étant roi des Bretons). Merlin, appelé ici Myrddin, est au centre des récits, il apparaît dès le tome 1 qui lui est consacré, mais c'est le personnage d'Arthur qui apparaît au tome 2 qui reste le héros central de cette saga-fleuve, dont l'apogée nous est contée dans son intégralité. Chaque album a pour titre le nom d'un personnage qui gravite autour d'Arthur, qui ont pour noms Gwalchmei son neveu, Gwenhwyfar (Guenièvre) son épouse, Morgwen (Morgane) sa soeur disciple de Myrddin, Kei son demi-frère, Bedwyr le Manchot, Gereint, Gweir ou Taliesin ses compagnons et amis. Tous les noms propres à consonance gaëlique, les personnages nombreux, et la complexité du récit réclamant une attention soutenue, rendent cette série très ambitieuse et difficile à suivre si l'on en perd le fil, à tel point que les auteurs livrent un lexique dans chaque album, mais la narration très littéraire de David Chauvel, qui peut rendre cette saga ardue, ainsi que les dessins lumineux et précis de Jérôme Lereculey (qui s'affinent après le tome 2) rendent la lecture de la série passionnante. Les coutumes celtiques du Haut Moyen Age sont bien reproduites grâce à une documentation sans faille, agrémentées de belles couleurs, de personnages mythiques et de formidables scènes de bataille au souffle épique. Dans cette Bretagne de légende, l'honneur, la loyauté, la force sont des vertus qui dirigent les hommes ; la rudesse du climat et de l'existence, la violence des combats, les créatures chimériques leur forgent le caractère, c'est ce qui fait d'Arthur un roi juste et grand. Une série envoûtante et somptueuse que je recommande d'aborder avec circonspection en cas de déception devant la densité de l'ensemble, à tester d'abord en biblio, et plus si affinité.