Rien à redire tant le scénario et le dessin sont d'une perfection totale dans le premier album. Gal est le meilleur dessinateur avec qui Jodorowsky a colaboré avec Gimenez. C'est vraiment époustouflant. On croit réellement à la rédemption de cette reine. Le deuxième est très bon mais quand même loin du choc du premier album surtout d'un point de vue esthétique.
Seul Van Hamme pouvait faire un mix entre la Bible, 2001 l'odyssée de l'espace et Le seigneur des anneaux (le personnage principal ressemble vraiment à un hobbit) en donnant un résultat aussi cohérent et génial. Un véritable coup de poing. Le saddy end final devrai marquer les esprits. La vision que Van Hamme porte sur Dieu est assez frappante et profondément originale : fini le mythe du dieu bienfaisant.
A noter que la version colorisée est aussi de bonne qualité (fait suffisamment rare pour être signalé).
Jodorowsky décidément aussi à l'aise dans le western que la SF nous offre une fois de plus une série d'une grande qualité peuplée de personnages tous plus charismatiques les uns que les autres. La série conserve son excellent niveau d'un cycle à l'autre et tous sont d'un intérêt égal.
Je recommande chaudement l'achat de cette bd même à ceux qui ne supportent pas les oeuvres de science-fiction de Jodorowsky, le style est ici très différent et cela pourrait tout à fait leur plaire.
Une nouvelle fois une superbe série de Jodorowsky qui est décidement capable de passer d'un genre à un autre avec toujours autant de brio. Le premier tome est particulièrement génial même si les autres restent de haut niveau. Y a que Jodorowsky qui est capable de nous raconter l'histoire d'un bébé avec une queue de chien recueilli par un nain prostitué travesti. Et ça marche. Ce personnage du nain m'a d'ailleurs beaucoup touché. Pour une fois le destin christique du héros et les délires spirituels de Jodorowsky sont mieux intégrés que d'habitude et semblent moins arriver comme un cheveu sur la soupe étant donné que l'on est mis dans le bain dès les premières page (Juan Solo=prophète qui se sacrifie) et que la suite est un flashback, cette construction est plutôt judicieuse (on ne pourra pas reprocher cette fois-ci à Jodo de ne pas s'avoir où il va et de saboter sa série).
Contrairement à beaucoup j'adhère totalement à cette nouvelle série de Jodorowsky même si comme souvent chez lui je préfère le début à la fin. Le dessin de Janjetov est pas mal du tout non plus même si ça n'égale pas le travail de Giminez sur La caste de meta-barons. L'usage de l'infographie correspond au sujet puisqu'on nous parle d'univers virtuel et de jeux vidéos.
J'aime particulièrement le personnage de la mère devenue froide et cruelle après son viol collectif et qui a soif de vengeance.Le héros est aussi attachant et on suit son parcours initiatique avec beaucoup de plaisir.
Je recommande donc l'achat de l'ensemble de la série, enfin si vous aimez Jodorowsky.
L'incal est et restera un monument de la bande-dessinée. Le scénario est particulièrement virtuose même quand il part dans les délires propre à Jodorowsky (la fin en particulier). Moebius n'est pas le dessinateur que je préfère même si j'admire son sens de la géométrie et son architecture. Le seul défaut reste les couleurs un peu dépassées qui font très comics de super héros. Hélas la recoloration par infographie est une catastrophe affadissante, je préfère autant la couleur originale dont on s'habitue au bout d'une dizaine de pages.
Ce roman de Walter Scott fut probablement une de mes premières lectures qui n'était pas une Bd (je devais avoir 9 ou 10 ans ??), c'était un roman, un vrai livre quoi, sans images. Ce livre a dû conditionner mon intérêt pour le Moyen Age, relayé par une vieille série TV avec Roger Moore, et par le cinéma où je raffolais des films de chevalerie. Et justement ce grand classique de la littérature anglaise a bénéficié d'une adaptation ciné en 1954 (avec Robert Taylor et Elizabeth Taylor), pas trop déformée par la vision hollywoodienne, un joyau cinéphilique qui reste encore un de mes DVD de chevet, même si je connais l'histoire par coeur. Dans ma mémoire, le roman a été occulté par ce film vu tellement de fois.
Je me suis donc penché sur cette Bd avec attention et j'affirme que c'est une très belle adaptation ; tous les grands épisodes y sont relatés, les personnages principaux sont conformes au roman, les Bois-Guilbert, les Front-de-Boeuf, De Bracy, Malvoisin, Lady Rowena, Cédric le Saxon, Rebecca d'York, Locksley (qui n'est autre que Robin des Bois), Gurth, Wamba etc...
L'histoire exploite la classique rivalité entre Saxons et Normands dans cette Angleterre du XIIème siècle, et les auteurs y dressent un bon tableau politique et historique de cette Angleterre déchirée par ces 2 castes rivales avec le même caractère et la même animosité personnifiées par les personnages du livre de Walter Scott.
Seul le dessin aurait pu me freiner car je l'ai trouvé un peu surprenant au tome 1 pour une Bd de ce type, surtout les visages qui s'inspirent du manga, mais heureusement, dans le tome 2, ça se modifie en mieux pour devenir bien plus maîtrisé et très plaisant dans le tome 3. Je trouve quand même que Ivanhoë a un physique trop juvénile, et que la perfidie du prince Jean n'est pas assez appuyée. Quant à l'assaut du château de Torquilstone, il occupe presque 3 chapitres dans le roman, et dans le film, on y voyait une attaque et un siège en règle lors d'une longue séquence, il est donc normal que les auteurs l' aient développé dans le tome 2 en y consacrant de belles pages. Même le combat judiciaire à la fin, qui occupe à peine une page du roman est traité de façon très courte, alors que dans le film, afin d'alimenter une scène forte et pour éblouir le spectateur, la séquence durait une bonne dizaine de minutes avec un combat à la hache et au fléau d'arme acharné qui constituait un véritable morceau de bravoure et où le méchant Bois-Guilbert devait être puni de façon édifiante.
Je termine cet avis en notant la richesse incroyable du dialogue qui reprend également la plupart des dialogues de Walter Scott avec ses jurons pittoresques et ses belles formules littéraires féodales. Une belle adaptation donc, idéale en 3 tomes, qui permet de bien s'immerger dans l'univers de la chevalerie et de comprendre le passé ancien de l'Angleterre.
Chef d'oeuvre de l'Héroic-fantasy et de la bd tout simplement. Le scénario est brillant et le dessin ne cesse de s'améliorer au fil des albums jusqu'à devenir sublime dans les deux derniers. Seul regret: les couleurs un peu défraîchies du premier album, une ressortie avec une nouvelle coloration serait judicieuse.
Tous les personnages sont réussis et certains sont franchement fascinants (le rige et Mara la princesse sorcière en tête). Le tome 4 est le meilleur et clôt magistralement cette saga magique qui me hantera à jamais.
Chef d'oeuvre ultime de Jodorowsky mon scénariste préféré c'est également son oeuvre que je trouve la mieux illustrée tant le dessin de Gimenez est un véritable plaisir pour les yeux (je suis moins fan de Moebius et des couleurs de L'incal). La couverture du sixième album, Dona Vincenza l'aieule, est juste sublime. Une planche merveilleuse: l'arrivée d'Honorata la trisaïeule chez Othon avec son voile qui se soulève peu peu laissant découvrir son corps sublime, c'est l'apogée du talent de Gimenez ce n'est pas de l'érotisme facile mais un réel choc esthétique.
J'adore particulièrement les 4 premiers tomes, tout en admirant l'ensemble de la série. Bien sûr il faut adhérer à certains délires de Jodorowsky pour pouvoir l'apprécier pleinement (le suprapoux dans le dernier album par exemple) et ne pas être gêné par la surenchère (chaque guerrier devenant de plus en plus puissant de génération en génération, forcément au bout d'un moment ça devient n'importe quoi).
J'ai particulièrement adhéré à l'hommage à Dune (les nones putes, la substance convoitée du premier tome) qui est mon roman de SF préféré. ça s'inscrit parfaitement dans l'univers que crée Jodorowsky et ne vient pas là comme un cheveux sur la soupe.
Contrairement à beaucoup d'autres les dialogues entre les deux robots m'ont beaucoup plût et apportent une touche d'humour nécessaire pour apprécier pleinement cette tragédie grecque. Ces robots jouent finalement le rôle du choeur antique et permette un peu de distance pour éviter l'étouffement du lecteur.
C'est avec cette oeuvre que j'ai découvert jodo et son univers si particulier et elle reste celle qui m'a le plus marquée même si j'adhère à l'ensemble de son travail. Pour cette raison La caste gardera toujours une place à part dans mon coeur de bdphile. C'est grâce à La caste des méta-barons que j'ai compris que la bande-dessinée était un art.
Quelle formidable adaptation ! Je ne connaissais pas le roman de Jean Teulé avant de lire la BD mais j'ai fait le chemin inverse et je l'ai lu après. Et à part peut-être une ou deux scènes, on retrouve dans la BD point par point tous les chapitres du roman. Guérineau a su rendre à la perfection tout l'humour de Jean Teulé en en ajoutant même par ses fantaisies dans le dessin (changements de styles, références à d'autres BD comme Lucky Luke,...).
Arriver à nous faire sourire et même rire (j'adore la façon qu'a Charly 9 de se cacher !) avec une aussi sombre période de l'histoire de France, il faut le faire et ils le font magnifiquement bien. Chapeau bas messieurs Teulé et Guérineau !
Je ne connais pas assez l'histoire de France pour savoir quelle est la part de vérité, mais que ce pays ait pu être gouverné par un tel dérangé, ça fait peur...
On apprend plein de choses par les petites anecdotes qui fourmillent dans le récit (l'origine du poisson d'avril, du muguet du 1er mai,...). S'instruire tout en s'amusant, que demander de plus ?
Le dessin est très beau et les couleurs changeantes suivant les chapitres retransmettent bien l'ambiance.
J'ai hésité entre le "Franchement bien" et le "Culte", mais vu que je la relirai avec beaucoup de plaisir j'ai finalement opté pour le 5/5.
En bref, une BD amusante, instructive, passionnante que je vous recommande chaudement !
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Diosamante
Rien à redire tant le scénario et le dessin sont d'une perfection totale dans le premier album. Gal est le meilleur dessinateur avec qui Jodorowsky a colaboré avec Gimenez. C'est vraiment époustouflant. On croit réellement à la rédemption de cette reine. Le deuxième est très bon mais quand même loin du choc du premier album surtout d'un point de vue esthétique.
Le Grand Pouvoir du Chninkel
Seul Van Hamme pouvait faire un mix entre la Bible, 2001 l'odyssée de l'espace et Le seigneur des anneaux (le personnage principal ressemble vraiment à un hobbit) en donnant un résultat aussi cohérent et génial. Un véritable coup de poing. Le saddy end final devrai marquer les esprits. La vision que Van Hamme porte sur Dieu est assez frappante et profondément originale : fini le mythe du dieu bienfaisant. A noter que la version colorisée est aussi de bonne qualité (fait suffisamment rare pour être signalé).
Bouncer
Jodorowsky décidément aussi à l'aise dans le western que la SF nous offre une fois de plus une série d'une grande qualité peuplée de personnages tous plus charismatiques les uns que les autres. La série conserve son excellent niveau d'un cycle à l'autre et tous sont d'un intérêt égal. Je recommande chaudement l'achat de cette bd même à ceux qui ne supportent pas les oeuvres de science-fiction de Jodorowsky, le style est ici très différent et cela pourrait tout à fait leur plaire.
Juan Solo
Une nouvelle fois une superbe série de Jodorowsky qui est décidement capable de passer d'un genre à un autre avec toujours autant de brio. Le premier tome est particulièrement génial même si les autres restent de haut niveau. Y a que Jodorowsky qui est capable de nous raconter l'histoire d'un bébé avec une queue de chien recueilli par un nain prostitué travesti. Et ça marche. Ce personnage du nain m'a d'ailleurs beaucoup touché. Pour une fois le destin christique du héros et les délires spirituels de Jodorowsky sont mieux intégrés que d'habitude et semblent moins arriver comme un cheveu sur la soupe étant donné que l'on est mis dans le bain dès les premières page (Juan Solo=prophète qui se sacrifie) et que la suite est un flashback, cette construction est plutôt judicieuse (on ne pourra pas reprocher cette fois-ci à Jodo de ne pas s'avoir où il va et de saboter sa série).
Les Technopères
Contrairement à beaucoup j'adhère totalement à cette nouvelle série de Jodorowsky même si comme souvent chez lui je préfère le début à la fin. Le dessin de Janjetov est pas mal du tout non plus même si ça n'égale pas le travail de Giminez sur La caste de meta-barons. L'usage de l'infographie correspond au sujet puisqu'on nous parle d'univers virtuel et de jeux vidéos. J'aime particulièrement le personnage de la mère devenue froide et cruelle après son viol collectif et qui a soif de vengeance.Le héros est aussi attachant et on suit son parcours initiatique avec beaucoup de plaisir. Je recommande donc l'achat de l'ensemble de la série, enfin si vous aimez Jodorowsky.
L'Incal
L'incal est et restera un monument de la bande-dessinée. Le scénario est particulièrement virtuose même quand il part dans les délires propre à Jodorowsky (la fin en particulier). Moebius n'est pas le dessinateur que je préfère même si j'admire son sens de la géométrie et son architecture. Le seul défaut reste les couleurs un peu dépassées qui font très comics de super héros. Hélas la recoloration par infographie est une catastrophe affadissante, je préfère autant la couleur originale dont on s'habitue au bout d'une dizaine de pages.
Ivanhoé
Ce roman de Walter Scott fut probablement une de mes premières lectures qui n'était pas une Bd (je devais avoir 9 ou 10 ans ??), c'était un roman, un vrai livre quoi, sans images. Ce livre a dû conditionner mon intérêt pour le Moyen Age, relayé par une vieille série TV avec Roger Moore, et par le cinéma où je raffolais des films de chevalerie. Et justement ce grand classique de la littérature anglaise a bénéficié d'une adaptation ciné en 1954 (avec Robert Taylor et Elizabeth Taylor), pas trop déformée par la vision hollywoodienne, un joyau cinéphilique qui reste encore un de mes DVD de chevet, même si je connais l'histoire par coeur. Dans ma mémoire, le roman a été occulté par ce film vu tellement de fois. Je me suis donc penché sur cette Bd avec attention et j'affirme que c'est une très belle adaptation ; tous les grands épisodes y sont relatés, les personnages principaux sont conformes au roman, les Bois-Guilbert, les Front-de-Boeuf, De Bracy, Malvoisin, Lady Rowena, Cédric le Saxon, Rebecca d'York, Locksley (qui n'est autre que Robin des Bois), Gurth, Wamba etc... L'histoire exploite la classique rivalité entre Saxons et Normands dans cette Angleterre du XIIème siècle, et les auteurs y dressent un bon tableau politique et historique de cette Angleterre déchirée par ces 2 castes rivales avec le même caractère et la même animosité personnifiées par les personnages du livre de Walter Scott. Seul le dessin aurait pu me freiner car je l'ai trouvé un peu surprenant au tome 1 pour une Bd de ce type, surtout les visages qui s'inspirent du manga, mais heureusement, dans le tome 2, ça se modifie en mieux pour devenir bien plus maîtrisé et très plaisant dans le tome 3. Je trouve quand même que Ivanhoë a un physique trop juvénile, et que la perfidie du prince Jean n'est pas assez appuyée. Quant à l'assaut du château de Torquilstone, il occupe presque 3 chapitres dans le roman, et dans le film, on y voyait une attaque et un siège en règle lors d'une longue séquence, il est donc normal que les auteurs l' aient développé dans le tome 2 en y consacrant de belles pages. Même le combat judiciaire à la fin, qui occupe à peine une page du roman est traité de façon très courte, alors que dans le film, afin d'alimenter une scène forte et pour éblouir le spectateur, la séquence durait une bonne dizaine de minutes avec un combat à la hache et au fléau d'arme acharné qui constituait un véritable morceau de bravoure et où le méchant Bois-Guilbert devait être puni de façon édifiante. Je termine cet avis en notant la richesse incroyable du dialogue qui reprend également la plupart des dialogues de Walter Scott avec ses jurons pittoresques et ses belles formules littéraires féodales. Une belle adaptation donc, idéale en 3 tomes, qui permet de bien s'immerger dans l'univers de la chevalerie et de comprendre le passé ancien de l'Angleterre.
La Quête de l'Oiseau du Temps
Chef d'oeuvre de l'Héroic-fantasy et de la bd tout simplement. Le scénario est brillant et le dessin ne cesse de s'améliorer au fil des albums jusqu'à devenir sublime dans les deux derniers. Seul regret: les couleurs un peu défraîchies du premier album, une ressortie avec une nouvelle coloration serait judicieuse. Tous les personnages sont réussis et certains sont franchement fascinants (le rige et Mara la princesse sorcière en tête). Le tome 4 est le meilleur et clôt magistralement cette saga magique qui me hantera à jamais.
La Caste des Méta-barons
Chef d'oeuvre ultime de Jodorowsky mon scénariste préféré c'est également son oeuvre que je trouve la mieux illustrée tant le dessin de Gimenez est un véritable plaisir pour les yeux (je suis moins fan de Moebius et des couleurs de L'incal). La couverture du sixième album, Dona Vincenza l'aieule, est juste sublime. Une planche merveilleuse: l'arrivée d'Honorata la trisaïeule chez Othon avec son voile qui se soulève peu peu laissant découvrir son corps sublime, c'est l'apogée du talent de Gimenez ce n'est pas de l'érotisme facile mais un réel choc esthétique. J'adore particulièrement les 4 premiers tomes, tout en admirant l'ensemble de la série. Bien sûr il faut adhérer à certains délires de Jodorowsky pour pouvoir l'apprécier pleinement (le suprapoux dans le dernier album par exemple) et ne pas être gêné par la surenchère (chaque guerrier devenant de plus en plus puissant de génération en génération, forcément au bout d'un moment ça devient n'importe quoi). J'ai particulièrement adhéré à l'hommage à Dune (les nones putes, la substance convoitée du premier tome) qui est mon roman de SF préféré. ça s'inscrit parfaitement dans l'univers que crée Jodorowsky et ne vient pas là comme un cheveux sur la soupe. Contrairement à beaucoup d'autres les dialogues entre les deux robots m'ont beaucoup plût et apportent une touche d'humour nécessaire pour apprécier pleinement cette tragédie grecque. Ces robots jouent finalement le rôle du choeur antique et permette un peu de distance pour éviter l'étouffement du lecteur. C'est avec cette oeuvre que j'ai découvert jodo et son univers si particulier et elle reste celle qui m'a le plus marquée même si j'adhère à l'ensemble de son travail. Pour cette raison La caste gardera toujours une place à part dans mon coeur de bdphile. C'est grâce à La caste des méta-barons que j'ai compris que la bande-dessinée était un art.
Charly 9
Quelle formidable adaptation ! Je ne connaissais pas le roman de Jean Teulé avant de lire la BD mais j'ai fait le chemin inverse et je l'ai lu après. Et à part peut-être une ou deux scènes, on retrouve dans la BD point par point tous les chapitres du roman. Guérineau a su rendre à la perfection tout l'humour de Jean Teulé en en ajoutant même par ses fantaisies dans le dessin (changements de styles, références à d'autres BD comme Lucky Luke,...). Arriver à nous faire sourire et même rire (j'adore la façon qu'a Charly 9 de se cacher !) avec une aussi sombre période de l'histoire de France, il faut le faire et ils le font magnifiquement bien. Chapeau bas messieurs Teulé et Guérineau ! Je ne connais pas assez l'histoire de France pour savoir quelle est la part de vérité, mais que ce pays ait pu être gouverné par un tel dérangé, ça fait peur... On apprend plein de choses par les petites anecdotes qui fourmillent dans le récit (l'origine du poisson d'avril, du muguet du 1er mai,...). S'instruire tout en s'amusant, que demander de plus ? Le dessin est très beau et les couleurs changeantes suivant les chapitres retransmettent bien l'ambiance. J'ai hésité entre le "Franchement bien" et le "Culte", mais vu que je la relirai avec beaucoup de plaisir j'ai finalement opté pour le 5/5. En bref, une BD amusante, instructive, passionnante que je vous recommande chaudement !