Une réussite totale que l'on doit à Alan Moore qui est à mon humble avis le meilleur scénariste de bande-dessinée après Alejandro Jodorowsky. Il est parvenu à créer un personnage particulièrement ambigu, mystérieux et fascinant: que pense réellement V? Difficile à dire. La noirceur de dessin retranscrit parfaitement cette atmosphère glauque et aseptisée qui lorgne vers 1984 d'Orwell.
Une vraie réussite. Enfin un comic intelligent sur des super héros. Le seul que j'ai lu qui se trouve dans ce cas pour ma part. Quelle idée géniale que ces supers héros sans pouvoir et fatigués qui pensent faire régner l'ordre à eux seuls. Plusieurs personnages sont particulièrement marquants : le comédien, cette brute épaisse, Ozymandias le cynique (peut-on réellement lui donner tort) et surtout Rorschach le nihiliste misanthrope et paranoïaque dont la personnalité complexe ne peut que fasciner.
Absolument époustouflant que ça soit pour le scénario, toujours original malgré le peu de pages consacrées à chaque histoire racontée, ou par le dessin particulièrement ingénieux. Découvert grâce au magazine Fluide glacial j'en recommande la lecture ainsi que les autres albums de Foerster. Malgré le côté anthologie l'ensemble forme un tout cohérent d'un niveau relativement égal même si la toute première histoire avec la gamin mutant est un pur chef d'oeuvre absolument brillantissime que j'ai fait lire à beaucoup de monde.
Le chef d'oeuvre du manga. On ne fera probablement jamais mieux. C'est vraiment sublime d'un bout l'autre que ce soit le scénar ou le dessin. L'auteur savait où il allait et s'est arrêté quand il le fallait contrairement à tous ces mangas interminables qui trainent en longueur sur des dizaines et des dizaines de volumes et perdent irrémédiablement de leur qualité. La version noir et blanc me semble supérieure même si celle en couleur est également de bonne qualité (c'est d'ailleurs avec cette dernière que j'ai découvert la série sans que cela ne nuise à ma lecture). J'aime particulièrement le personnage, certes secondaire, de Lady Miyako.
A noter que l'adaptation anime par l'auteur est aussi à voir.
Un humour aussi dévastateur que grossier. J'adhère, j'adore. Il fallait quand même tout le génie comique de Ralf Konig pour nous faire gober cette histoire complètement absurde de capote tueuse (quelle idée à la con quand même! et pourtant ça marche). Le tout est très cru et le dessin particulièrement dégueulasse n'arrange pas l'affaire. La parodie du film noir est particulièrement efficace et les bulles imitant la voix off de ces films sont à mourir de rire. La scène sado-maso avec un travesti est à se pisser dessus tellement c'est drôle. Ce que j'aime en plus avec Konig c'est qu'il ne fait pas dans le sentiment: ses persos ne pensent qu'à baiser et tombent rarement amoureux. Ironie du sort le personnage qui éprouve des sentiments est...un acteur porno. La fin en mode délire complotiste fonctionne tout à fait étant donné l'absurdité des situations antérieures, plus importante sera la surenchère, plus ça fonctionnera.
Une histoire simple pour ne pas dire banale magnifiée par un dessin qui est d'une perfection rarement atteinte en bande dessinée. Sur le papier ça n'a pas l'air bien folichon et original : un gosse de riche qui prend parti pour les démunis et rejoint la révolution. Et pourtant ça prend, on est réellement ému par le destin de ce séminariste et on suit avec beaucoup d'intérêt son évolution idéologique, artistique et sexuelle. Les discussions sur l'art sont passionnantes. Les dessins de la jungle dans le tome 2 sont absolument époustouflants. Je crois que c'est la bd la plus belle que j'ai jamais lue.
Excellente série qui contrairement à d'autres (Berserk ou encore Gantz par exemple) ne perd pas en qualité de volume en volume malgré le nombre important de ceux-ci. Au contraire plus la série avance plus elle gagne en qualité jusqu'à devenir réellement brillante. En effet les 3 premiers tomes se laissaient lire mais n'étaient pas forcément les plus passionnants (j'arrive dans un village, je tue un Yoma et je vais dans un autre village) mais dès le flashback avec la jeunesse de Claire et Théresa l'histoire devient extraordinaire. Mes personnages préférés: Miria, Galatéa et Irène. Je la conseille particulièrement aux nostalgiques de Xena la guerrière (je sais pas pour vous mais moi ça m'a toujours éclaté une femme qui se bat: girl poweeeeeeeer!!!).
Pour ceux comme moi qui n'aiment pas le shonen, rassurez-vous et n'hésitez pas un instant, ce manga a été mal classé, ce n'est clairement pas du shonen, ou alors Berserk et Gantz sont aussi du Shonen.
Extrêmement ludique cette bd restera dans les mémoires pour son humour incroyable. Parfois à lire au 37 ème degré. C'est toujours subtil et ça marche, aussi absurde soit cet humour si particulier qui n'appartient qu'à Gotlib. Les références, les clins d'oeil et les pastiches s'entassent en grand nombre pour notre plus grand plaisir. On passe un temps fou à lire chaque page tant la moindre case fourmille de détails (l'exemple le plus connu étant la fameuse coccinelle de Gotlib). Gotlib est également un maître du gag récurent avec variation (le personnage de Newton, l'anecdote du fou qui repeint le plafond etc.). Il y a un côté méta tout à fait savoureux. C'est de la bd humoristique mais c'est quand même vachement poussé.
Une collection de pépites mêlant noirceur et ironie mordante. C'est brillant et l'ensemble offre une vision extrêmement cohérente sur l'absurdité de la condition humaine. De temps en temps perse également les convictions écologiques de Franquin. C'est une succession d'idées plus brillantes les unes que les autres : je me souviens en particulier de celle concernant la guillotine avec le bourreau lui même guillotiné par un autre bourreau qui lui même sera guillotiné par un autre bourreau etc.. Le dessin est superbe.
Hillarantes au possible les aventures de cette bonne soeur pas comme les autres. Le tome 4 est un chef d'oeuvre et le dernier est très en dessous du niveau de la série (en plus c'était une connerie de passer à la couleur). La couverture du premier tome est purement géniale: c'est d'ailleurs elle qui m'a incité à lire cette série qui restera un sommet de la bande dessinée humoristique.
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V pour Vendetta
Une réussite totale que l'on doit à Alan Moore qui est à mon humble avis le meilleur scénariste de bande-dessinée après Alejandro Jodorowsky. Il est parvenu à créer un personnage particulièrement ambigu, mystérieux et fascinant: que pense réellement V? Difficile à dire. La noirceur de dessin retranscrit parfaitement cette atmosphère glauque et aseptisée qui lorgne vers 1984 d'Orwell.
Watchmen
Une vraie réussite. Enfin un comic intelligent sur des super héros. Le seul que j'ai lu qui se trouve dans ce cas pour ma part. Quelle idée géniale que ces supers héros sans pouvoir et fatigués qui pensent faire régner l'ordre à eux seuls. Plusieurs personnages sont particulièrement marquants : le comédien, cette brute épaisse, Ozymandias le cynique (peut-on réellement lui donner tort) et surtout Rorschach le nihiliste misanthrope et paranoïaque dont la personnalité complexe ne peut que fasciner.
Certains l'aiment noir
Absolument époustouflant que ça soit pour le scénario, toujours original malgré le peu de pages consacrées à chaque histoire racontée, ou par le dessin particulièrement ingénieux. Découvert grâce au magazine Fluide glacial j'en recommande la lecture ainsi que les autres albums de Foerster. Malgré le côté anthologie l'ensemble forme un tout cohérent d'un niveau relativement égal même si la toute première histoire avec la gamin mutant est un pur chef d'oeuvre absolument brillantissime que j'ai fait lire à beaucoup de monde.
Akira
Le chef d'oeuvre du manga. On ne fera probablement jamais mieux. C'est vraiment sublime d'un bout l'autre que ce soit le scénar ou le dessin. L'auteur savait où il allait et s'est arrêté quand il le fallait contrairement à tous ces mangas interminables qui trainent en longueur sur des dizaines et des dizaines de volumes et perdent irrémédiablement de leur qualité. La version noir et blanc me semble supérieure même si celle en couleur est également de bonne qualité (c'est d'ailleurs avec cette dernière que j'ai découvert la série sans que cela ne nuise à ma lecture). J'aime particulièrement le personnage, certes secondaire, de Lady Miyako. A noter que l'adaptation anime par l'auteur est aussi à voir.
La Capote qui tue
Un humour aussi dévastateur que grossier. J'adhère, j'adore. Il fallait quand même tout le génie comique de Ralf Konig pour nous faire gober cette histoire complètement absurde de capote tueuse (quelle idée à la con quand même! et pourtant ça marche). Le tout est très cru et le dessin particulièrement dégueulasse n'arrange pas l'affaire. La parodie du film noir est particulièrement efficace et les bulles imitant la voix off de ces films sont à mourir de rire. La scène sado-maso avec un travesti est à se pisser dessus tellement c'est drôle. Ce que j'aime en plus avec Konig c'est qu'il ne fait pas dans le sentiment: ses persos ne pensent qu'à baiser et tombent rarement amoureux. Ironie du sort le personnage qui éprouve des sentiments est...un acteur porno. La fin en mode délire complotiste fonctionne tout à fait étant donné l'absurdité des situations antérieures, plus importante sera la surenchère, plus ça fonctionnera.
Muchacho
Une histoire simple pour ne pas dire banale magnifiée par un dessin qui est d'une perfection rarement atteinte en bande dessinée. Sur le papier ça n'a pas l'air bien folichon et original : un gosse de riche qui prend parti pour les démunis et rejoint la révolution. Et pourtant ça prend, on est réellement ému par le destin de ce séminariste et on suit avec beaucoup d'intérêt son évolution idéologique, artistique et sexuelle. Les discussions sur l'art sont passionnantes. Les dessins de la jungle dans le tome 2 sont absolument époustouflants. Je crois que c'est la bd la plus belle que j'ai jamais lue.
Claymore (manga)
Excellente série qui contrairement à d'autres (Berserk ou encore Gantz par exemple) ne perd pas en qualité de volume en volume malgré le nombre important de ceux-ci. Au contraire plus la série avance plus elle gagne en qualité jusqu'à devenir réellement brillante. En effet les 3 premiers tomes se laissaient lire mais n'étaient pas forcément les plus passionnants (j'arrive dans un village, je tue un Yoma et je vais dans un autre village) mais dès le flashback avec la jeunesse de Claire et Théresa l'histoire devient extraordinaire. Mes personnages préférés: Miria, Galatéa et Irène. Je la conseille particulièrement aux nostalgiques de Xena la guerrière (je sais pas pour vous mais moi ça m'a toujours éclaté une femme qui se bat: girl poweeeeeeeer!!!). Pour ceux comme moi qui n'aiment pas le shonen, rassurez-vous et n'hésitez pas un instant, ce manga a été mal classé, ce n'est clairement pas du shonen, ou alors Berserk et Gantz sont aussi du Shonen.
Rubrique-à-Brac
Extrêmement ludique cette bd restera dans les mémoires pour son humour incroyable. Parfois à lire au 37 ème degré. C'est toujours subtil et ça marche, aussi absurde soit cet humour si particulier qui n'appartient qu'à Gotlib. Les références, les clins d'oeil et les pastiches s'entassent en grand nombre pour notre plus grand plaisir. On passe un temps fou à lire chaque page tant la moindre case fourmille de détails (l'exemple le plus connu étant la fameuse coccinelle de Gotlib). Gotlib est également un maître du gag récurent avec variation (le personnage de Newton, l'anecdote du fou qui repeint le plafond etc.). Il y a un côté méta tout à fait savoureux. C'est de la bd humoristique mais c'est quand même vachement poussé.
Idées Noires
Une collection de pépites mêlant noirceur et ironie mordante. C'est brillant et l'ensemble offre une vision extrêmement cohérente sur l'absurdité de la condition humaine. De temps en temps perse également les convictions écologiques de Franquin. C'est une succession d'idées plus brillantes les unes que les autres : je me souviens en particulier de celle concernant la guillotine avec le bourreau lui même guillotiné par un autre bourreau qui lui même sera guillotiné par un autre bourreau etc.. Le dessin est superbe.
Soeur Marie-Thérèse des Batignolles
Hillarantes au possible les aventures de cette bonne soeur pas comme les autres. Le tome 4 est un chef d'oeuvre et le dernier est très en dessous du niveau de la série (en plus c'était une connerie de passer à la couleur). La couverture du premier tome est purement géniale: c'est d'ailleurs elle qui m'a incité à lire cette série qui restera un sommet de la bande dessinée humoristique.