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Couverture de la série Les Trois Fantômes de Tesla
Les Trois Fantômes de Tesla

Les Trois Fantômes de Tesla est une nouvelle uchronie, prévue en trois tomes, qui prend place durant la Seconde Guerre mondiale. En cet été 1942, New York vit dans l'angoisse. En Europe, les nazis préparent de nouvelles armes qui pourraient leur donner un avantage décisif. De leur côté les Japonais se doteraient d'une armée de robots capable de renverser le cours de la guerre dans le Pacifique… Et voici que d'étranges événements défraient la chronique du côté de l'East River ! En plus, les deux plus grands savants américains, ceux qui pourraient aider les Alliés, ont disparu. Ils étaient opposés par une rivalité farouche du temps de leur splendeur, mais aujourd'hui Thomas Edison est mort et nul ne sait ce qu'est devenu Nikolas Tesla. C'est à ce moment que le jeune Travis emménage avec sa mère veuve de guerre dans un modeste meublé. L'étrange vieillard qui vit sur le même pallier suscite sa curiosité… Du mystère, de l'angoisse, des complots, de l'action, des machines fantastiques, des personnages charismatiques… Tous les ingrédients sont réunis pour une bonne histoire d'aventure. Marazano trouve le bon rythme pour ce récit. L'histoire est contée à hauteur d'œil du gamin qui tient le rôle principal, mais ce n'est pas un récit enfantin. Deux autres personnages apportent un regard plus adulte sur l'affaire Tesla : un flic séducteur et cynique qui sert les intérêts américains contre vents et marées, et surtout un journaliste marxiste qui dénonce la collusion entre les capitalistes américains et les fascistes européens à travers des articles pleins de verve. Le scénario est solide et fait avancer l'intrigue à bons pas. Nombre de mystères restent en suspens au terme de ce premier tome qui met le lecteur sur le grill. Marazano fait dans le classique, mais c'est excellent ! Pour l'heure, il mérite 4 étoiles sans problème. J'attends d'avoir l'ensemble de la série en mains pour savoir si je monte cette note. L'autre attrait de cet album tient dans sa mise en images, qui attire l'œil sur le présentoir du libraire. Le Lombard a produit un bel album, avec une couverture mate et sombre, à la texture un peu granuleuse, qui rappelle un cuir fin. Guilhem, dont le style a bien changé depuis Space Mounties, développe un trait élégant et précis. Entre la précision chirurgicale d'un Steve Cuzor (O'Boys) et d'un Antonio Parras (Le Méridien des brumes), il fait le choix d'une approche des cadrages parfois surannée, à la Alex Raymond (Rip Kirby), afin de coller au style de l'époque qu'il dépeint (voir la couverture, très réussie à mon avis), ses personnages se meuvent avec la souplesse de ceux de René Follet (Alain Brisant - S.O.S. Bagarreur)… Bref, sur le plan graphique, je donne 5 étoiles ! Cette nouvelle série représente tout ce que j'aime dans la bande dessinée ; elle est mon coup de cœur de la rentrée.

30/08/2016 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Santiago
Santiago

Mes prédécesseurs ont bien résumé l’atmosphère qui se dégage de cette bd qui nous sert du western spaghetti à la sauce B-gnet : c’est de l’humour con mais pas forcément absurde. La couverture à elle seule résume parfaitement le contenu du livre. Tout de go, je dirais que je n’ai pas accroché aux premières planches et je me suis dit alors que c’était mal parti. On sentait bien la connerie sous-jacente mais il n’y avait pas vraiment matière à la supporter. C’était léger et trop bref. Puis le récit décolle et prend de la consistance avec la rencontre de Santiago et de Chico. L'histoire qui me paraissait décousue et un peu vaine prend enfin forme avec toujours la même connerie au rendez-vous. Mention spéciale pour le mexicain qui, à l’insu de son plein gré, est bien souvent à l’origine des déboires de la bande. Le dessin convient bien à l’histoire. Il faut un petit temps d’adaptation mais on s’y fait. Le final ponctue le récit de manière un peu inattendue mais cela reste bien dans l’esprit de la bd. Bref, c’est très con … et très bon.

23/08/2016 (modifier)
Par Bouriket
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Long John Silver
Long John Silver

Je viens de relire l'intégrale de Long John Silver de Dorison et Lauffray. Totalement emballé par cet ouvrage, je lui décerne le 5/5 d'ordinaire réservé aux séries ayant marqué leur époque et au-delà. Un cri du coeur. Je ne sais pas de quelle façon ont travaillé les auteurs mais il faut noter que Mathieu Lauffray est crédité également comme co-scénariste. Et rarement - dans les limites de mon univers bd - j'ai pu sentir une telle symbiose entre le récit et la mise en image. C'est pour moi le point fort de LJS. Mathieu Lauffray nous régale sur le cadrage et le découpage de son dessin. L'histoire se déroule avec une fluidité sans accro et semble se dérouler sous nos yeux. À mon sens, le manque de précision dans les visages permet de surpasser l'aspect statique d'un dessin trop net, et de donner du mouvement à l'image. Aucune fausse note sur l'ambiance, de l'Angleterre du 18ème siècle au fin fond de la jungle amazonienne en passant par l'océan atlantique, le voyage est emballant. Concernant la jambe de bois de Silver qui passe parfois de gauche à droite, je mettrai cela sur la mémoire du docteur Livesey qui nous narre le récit. Et nul grand film n'est exempt d'erreur de raccord. Le scénario de Xavier Doridion quant à lui peut sembler classique mais est remarquablement mené et va nettement crescendo dans l'action. Un premier tome d'introduction, un huis clos à la tension grandissante dans le second, l'exploration d'une jungle oppressante dans le 3ème pour finir par l'exploration d'un temple maudit aux accents bien plus mystiques que réellement fantastiques. On pourra lui reprocher la disparition rapide de deux personnages : Paris et lord Byron. Les contraintes de la bd font qu'un auteur ne peut s'étaler autant en intrigues secondaires que dans un roman. Le mérite de Xavier Dorison est ici de rester sur la chasse au trésor, sans s'étaler dans une série à rallonge. Notons encore une fois que l'histoire nous est contée par le docteur Livesey qui ne sait peut-être pas tout... Le seul mystère reste pour moi l'arrivée de l'indien en Angleterre au début du récit (comment ?). Le point fort est un texte réellement travaillé qui touche parfois le romanesque, la dernière page offrant un final sublime. Une mise en image magistrale, comme un parfum, tantôt vague, tantôt puissant, mais toujours entêtant, et scénario ciselé, sans digression inutile, dont les mots touchent l'aventurier qui sommeille en moi font de Long John Silver un véritable coup de coeur.

22/08/2016 (modifier)
Couverture de la série Broadway
Broadway

J'ai toujours aimé le contexte des années folles en Amérique, avec ses voitures, l'élégance de la mode, les enseignes lumineuses, le côté pétillant des rues newyorkaises, la Prohibition et ses gangsters en costar rayé maniant la fameuse mitraillette Thompson à camembert... J'ai vu de nombreux films relatant cette époque de folie, et pas seulement des films de gangsters. Cette Bd m'a rappelé Chantons sous la pluie, où une petite débutante essaie de percer dans le milieu du cinéma qui commence à parler, tout en se heurtant à une vedette jalouse de son talent naissant, et dont le rendu de la voix dans les micros est désastreux... Un film comme Cotton Club de Coppola, est également une belle illustration de cette époque (sauf que l'action est à Harlem ; ici, on est à Broadway). Aussi, ai-je été séduit par ce premier album d'un diptyque que j'espère prometteur, car c'est une bonne idée de raconter en BD la vie trépidante et effervescente des cabarets newyorkais de ce temps, avec leurs nuits pleines de festivités enfiévrées. Le scénario est plutôt basique, il reprend des situations vues dans les "musicals" hollywoodiens comme Chantons sous la pluie, Tous en scène ou Broadway Melody... mais la façon dont c'est arrangé par Djief est tout à fait remarquable. C'est en fait une longue mise en place d'une histoire qui va véritablement prendre toute sa dimension dans le tome suivant, si l'on en croit le cliffhanger de fin. On voit aussi que le culte de l'argent anime ce pays, c'est la racine nourricière de l'Amérique. La restitution d'époque est vraiment très réussie, le ton très Ziegfeld Follies est omniprésent et bien capté par l' auteur. Le dessin magnifie la vie nocturne de ce milieu artistique grâce au soin des décors, des visages, de la mode féminine et des voitures, rehaussés par des couleurs au ton chaud, c'est tout simplement merveilleux ; ce dessin fin et gracieux est encore plus joli que dans Le Crépuscule des Dieux où j'avais découvert Djief. A la lecture du tome 2, l'enthousiasme n'est pas retombé comme je le craignais ; en effet, j'avais alors dit que si cette seconde partie était du même tonneau que le tome 1, ça ferait un diptyque fabuleux ; bref c'est pas tout à fait le mot adéquat mais c'est quand même excellent, le dessin est toujours aussi beau, et la progression de l'intrigue est conforme à ce qu'on pouvait attendre de ce genre d'histoire. Djief ne peut finalement pas s'empêcher de montrer le légendaire Cotton Club qui a pris une expansion extraordinaire, et qui était fréquenté par les stars (on y voit d'ailleurs Charlie Chaplin). Je note cependant que ce tome 2 est un peu moins intense que le tome 1, moins riche et moins pétillant, d'autre part, certaines scènes ralentissent le rythme, d'où une fin légèrement expédiée qui prouve qu'un prolongement avec 1 album de plus aurait peut-être été souhaitable, ou alors il fallait élaguer des épisodes un peu inutiles. Au final, l'essentiel est de ne pas baisser ma note.

27/10/2015 (MAJ le 22/08/2016) (modifier)
Couverture de la série L'Île des Justes
L'Île des Justes

Je guettais le moment où cet album serait dispo en bibli, et voila c'est chose faite, et je ne le regrette pas. C'est encore un récit qui se déroule sous l'Occupation en 1942 avec des histoires de rafles de juifs, de recensement, de gouvernement de Vichy, de maréchal Pétain et de zone libre... je commence à en avoir lu pas mal depuis que la bande dessinée m'a fait mieux découvrir cette néfaste période en France, et je pressentais une Bd plutôt banale et qui ne ferait que répéter des choses déjà vues ailleurs. Tout ceci n'est pas très agréable et souvent honteux au sujet du comportement de certains personnages ou autorités françaises, bref je m'attendais à une sorte de resucée historique. Et finalement, je ressors ravi de cette lecture, c'est une histoire triste, douloureuse et édifiante comme il y a dû en avoir beaucoup en cette époque sombre de la guerre. Le sort que connait Suzanne, cette jeune femme juive courageuse, est celui que beaucoup de juifs et de Français fuyant le STO ont dû connaitre. Mais le récit est bien mené, il y a un peu d'émotion, c'est prenant et encourageant de voir la volonté, le courage et le rôle des habitants Corses (enfin certains, pas tous comme on le voit ici) dans la résistance contre le régime de Vichy ; c'est en plus instructif car j'ignorais la part de la Corse dans cette lutte. Les 4 types de personnages qu'on voit ici sont bien décrits, soit dans l'extrême condamnable (le flic fonctionnaire zélé qui suit aveuglément les directives du maréchal), soit dans la demi-mesure et l'hésitation (le préfet qui aborde le problème de façon humaniste), soit dans le courage et le sacrifice (le curé et sa soeur qui tentent d'aider les réfugiés), soit dans le rôle de la victime (Suzanne et son fils). Je crois aussi que ce récit est doublement passionnant grâce à la qualité du dessin, il est soigné et propre, Espé a fait de beaux progrès ou s'est particulièrement appliqué ici, il soigne les visages, offre de belles images de la Corse et de ses petits villages retirés autour de Bastia, les lieux connus comme Marseille ou Bastia sont bien reproduits... donc je crois que ce dessin joue également un rôle indéniable dans l'attrait de cet album, en tout cas pour moi, ça a été déterminant.

22/08/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Banni
Le Banni

Je trouve cette fresque tout simplement magnifique dans son traitement graphique et narratif. Oui, nous avons là une œuvre de qualité d'une rare intelligence. C'est une réussite ambitieuse à bien des niveaux. Pourtant, les auteurs ne sont qu'à leurs débuts dans ce métier. Raison de plus ! Le talent n'attend pas forcément le nombre des années ! L'imaginaire rappelle sans doute un peu celui de la trilogie du Seigneur des Anneaux mais sans les elfes, nains et autres dragons propres au genre héroïc fantasy. Il y a également une cartographie qui se dessine devant nous. On cerne assez rapidement les différents enjeux géographiques et politiques à travers les frontières de ce royaume menacé et sans héritier connu. On est certes en présence d'un véritable tome introductif mais cela nous laisse un peu sur notre faim. On aurait souhaité que cela soit encore plus long. C'est quand même bon signe en espérant que la suite sera de la même veine. Le personnage même du banni qui représente à la fois la grandeur et la décadence nous incite à découvrir sa légende entre la peur et la rédemption au milieu d'une guerre qui le dépasse. Il est vrai que les ingrédients de ce récit au genre médiéval-fantastique sont plutôt classiques. C'est sans aucun doute la mise en scène réalisée avec maestria par des auteurs débutants qui relève le niveau. Si on ajoute un graphisme hors pairs, on a quelque chose qui se dégage du lot des productions habituelles et qui donne une véritable dimension épique à l'ensemble. Le lecteur aura même la possibilité de prendre un peu de recul par rapport à l'histoire pour découvrir au second plan une multitude de petits détails dont l'arrière plan fourmille. La première lecture a laissé place à l'émotion et au dépaysement de cet univers foisonnant. La seconde nous permet d'apprécier la richesse de l'histoire, les cadrages, la maîtrise de la narration ainsi que le graphisme pour encore plus apprécier cette œuvre magnifique. Qu'ajouter de plus pour entrer dans cette légende ? Qu'est ce qui pourrait donner encore plus envie de se plonger dans cette série qui s'avère magistrale ? Un somptueux dessin ? Certes mais cela ne suffit pas ! Une histoire merveilleuse et passionnante qui ne lasse jamais ? Peut-être bien ! C'est en tout cas cette étincelle qui m'a passionné pour la bande dessinée que j'ai retrouvé dans ce petit bijou.C'est une symphonie des sens totalement époustouflante qui ne demande qu'à être découverte par vos soins. Après bien des péripéties, voilà que le tome 2 devrait sortir prochainement. On espère que le niveau sera aussi bon et qu'on pourra bénéficier d'un rythme de parution plus rapide. Il faut dire que ce tome a réellement accouché dans la douleur sans qu'on en devine les causes. Le titre fait incontestablement penser à la série Game of thrones où il est question d'un fameux mariage pourpre. On va en apprendre un peu plus sur ce qui a conduit à l'exil de notre banni. Il y a également dans ce tome une introduction de la magie qui n'était pas présente et qui surgit comme si de rien n'était. Mon problème avec ce tome se situe plutôt dans l'incohérence de certaines situations que je n'aurais pas dû relever. Dans le premier tome, on voit un banni qui refuse de se laisser capturer et qui réussit à massacrer une troupe de 55 soldats. Dans ce tome, Hector se laisse arrêter par une poignée d'entre eux dont l'un qui veut devenir roi sans avoir la carrure. Pourtant, la muraille n'a rien perdu de sa force légendaire. On reste un peu dubitatif. On n'arrive pas à comprendre également pourquoi il y avait un leurre concernant l'héritier légitime du trône. Et puis cette reine automutilatrice surgie de nulle part qui prend le trône en massacrant les notables et les soldats qui la suivent dans sa folie sans se rebeller. Tout cela paraît trop facile pour être crédible. Bref, on se pose des questions à tout bout de champ. Le niveau de ce tome est un cran en-dessous du précédent mais pas en ce qui concerne le dessin toujours aussi magnifique. Il y a des plans bien choisis et les couleurs sont simplement sublimes. L'action semble ralentie par les nombreux flash-back. La fluidité semble presque artificielle. Certes, il y aura de nombreux rebondissements mais également la perte de deux personnages centraux pourtant intéressants. Bon, on est quand même dans une série de qualité dont on a envie de découvrir la suite pourvu qu'elle ne tarde pas trop. J'apprends cependant qu'elle ne se fera sans doute jamais car les auteurs ont décidé d'abandonner cette série prometteuse pour se consacrer à d'autres projets. Je change par conséquent le conseil d'achat étant fidèle à ma politique de ne pas conseiller aux futurs lecteurs l'acquisition payante de séries incomplètes. C'est tout simplement dommage d'en arriver là. Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4.25/5

24/05/2010 (MAJ le 22/08/2016) (modifier)
Par Raphifty
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Androïdes
Androïdes

Sur les conseils d'un pote et fan de SF, je me suis laissé aller à acheter cette BD. A l'ouverture, j'ai au début un peu regretté mon achat, le 1er tiers est long et le dessin souvent brouillon. Puis, au fil des pages, l'intrigue s'installe pour laisser place à un véritable scénario. La chute de cette histoire est surprenante et bien ficelée, le dessin lui s’améliore franchement. En bref, une très bonne surprise, non pas pour ces dessins qui sont corrects mais plus pour un scénario qui se révèle finalement bien écrit et original. Vivement les autres tomes !

18/08/2016 (modifier)
Par Raphifty
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Mutafukaz
Mutafukaz

J'ai découvert Mutafukaz en tombant par hasard chez mon libraire sur l'édition collector du tome 5. Intrigué par cette superbe couverture, je suis allé naturellement consulter les avis des lecteurs sur internet. Et je dois bien avouer que j'ai bien fait d'écouter leurs avis (pour la plupart) élogieux! Mutafukaz est une série au style graphique unique que je classerai plutôt dans un genre action / aventure. Le tome 1 pose les bases d'un scénario dense et bien ficelé. L'univers est riche et chaud sous influence du jeu vidéo GTA San-Andreas pour les plus geek, The Shield pour les amateurs du petit écran. Pour les autres, c'est ambiance ghetto/gangsta à la sauce Dr Dree. Les (anti) héros sont bien construits, attachants et font bien rire. Le tome 2 est clairement le plus mauvais de la série. Il est orienté action, qui malheureusement n'apporte presque rien à l'intrigue. On se croirait dans un manga pour fan de kung-fu. Le tome le moins bon scénaristiquement de la série. Tome trois l'intrigue se précise et s'affine. Les nombreux personnages se dévoilent, ils ont une âme dans un univers auquel on aime croire. Tome 4, ça devient surprenant, sans rien dévoiler, je ne pensais pas que l'auteur avait autant travaillé son scenario. C'est hollywoodien! Tome 5 l'apothéose. Toutes les nombreuses intrigues se clôturent. Mutafukaz est plutôt une série adulte, c'est souvent violent mais diablement bien fait. Le découpage est incroyable. La qualité des différents styles graphiques est fantastique : mélange de BD franco-belge, de manga et de comics. L'impression et la colorisation sont magnifiques! Alors oui c'est dense, oui c'est intense, oui il y a beaucoup d'action, de personnages (tous avec une vraie personnalité) et de nombreux rebondissements. Mais bon dieu que c'est bon! Un bijou! Run donne nous en plus!

18/08/2016 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Pierre et Lou
Pierre et Lou

C'est en discutant avec ses auteurs à Angoulême que j'ai décidé d'acheter cet album, qui raconte avec douceur et délicatesse la rencontre de deux adolescents, qui vont doucement découvrir les premiers émois. J'ai ainsi découvert la plume élégante d'Eric Wantiez, qui nous amène tout doucement vers l'inséparation de ces deux ados, en se servant, en plus de la description toute en finesse des émotions d'iceux, les commentaires drolatiques de leurs animaux de compagnie, qui se trouvent être un chat et un oiseau. C'est frais, simple et beau. Côté graphisme je découvre aussi Marie Deschamps, au style épuré mais tellement expressif en germe. La mise en scène est elle aussi spartiate, peut-être un peu trop par moments, mais on sent une réelle harmonie entre ces deux auteurs.

18/08/2016 (modifier)
Par ArzaK
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Esteban (Le Voyage d'Esteban)
Esteban (Le Voyage d'Esteban)

Esteban est une série d’aventures tout public d’une grande qualité. Bien que très classique, l’intrigue est passionnante et le dessin de Mathieu Bonhomme est magistral. Je vous conseille d’ailleurs de lire l’intégrale noir et blanc, la qualité de son dessin y est encore plus frappante. Quels crayonnés ! Quel sens des matières ! Mathieu Bonhomme est un grand dessinateur réaliste à mettre sur le même pied que les maitres du genre que sont Giraud, Hermann ou Rossi. J’ai éprouvé un grand plaisir tout au long de ces cinq tomes à suivre un récit d’aventure classique aux enjeux simples mais universels. A conseiller sans réserve dès l’âge de 10 ans. J'espère qu'il y aura un deuxième cycle. Quelqu'un en sait plus?

11/08/2016 (modifier)