Les derniers avis (9597 avis)

Couverture de la série Le Dieu vagabond
Le Dieu vagabond

Belle lecture originale qui nous emmène via un graphisme coloré et atypique dans une quête antique moderne. Un doux vent de couleurs et de fantastique entre les oreilles. C'est bon en ces temps d'enfermement et de morosité.

30/01/2021 (modifier)
Par Mary
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Au grand magasin
Au grand magasin

Au supermarché, on a tous déjà vécu des situations telles que : la cliente nous précèdant à la caisse qui commence à chercher ses tickets de réduction au moment de régler ses courses, le client qui nous brûle la politesse et s’empare du dernier article devant nous ou encore la cliente qui fait ses courses portable à l’oreille et qui partage ainsi sa conversation avec tout le magasin. . . et il y a bien d’autres encore. À travers une galerie de portraits de clients mais aussi de salariés stéréotypés, Marco PAULO et BULTREYS nous font partager le quotidien de l’activité d’un supermarché ????. Rien n’a été oublié : parking, caisse, sécurité, dégustations et autres animations commerciales. . . tout y passe et c’est un véritable RÉGAL ! Les situations évoquées sont parlantes et nous ramènent à notre vécu. J’ai eu l’impression d’être dans un supermarché et de tomber sur chaque situation au détour d’un rayon. Je ne suis pas grande lectrice de bande dessinée mais, avec Au Grand Magasin, j’ai redécouvert le genre à travers de chouettes dessins en noir et blanc. Vivement le volume 2 ! Je vous recommande la lecture de cette BD ! Vous passerez un super moment !

29/01/2021 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Formica - Une tragédie en trois actes
Formica - Une tragédie en trois actes

Je suis un peu étonné par les avis mitigés ci-dessous, j'ai trouvé que c'était peut-être encore meilleur que Zaï Zaï Zaï Zaï ! J'avais déjà beaucoup ri à cette aventure loufoque, mais je crois que j'ai encore plus ri dans Formica. Franchement, j'ai été bidonné du début à la fin ! En fait, je trouve que le style très statique de Fabcaro colle mieux à une histoire plus théâtrale comme celle-ci (quasi-unité de lieu et d'action) qu'à un road-trip comme Zaï Zaï Zaï Zaï. Le concept est hilarant : un repas de famille où les personnages ne réussissent absolument pas à trouver un sujet de conversation, traité sur le modèle d'une tragédie grecque (les quelques interventions du chœur et la méprise vestimentaire d'un de ses membres est juste à mourir de rire). Fabcaro ne dévie jamais de sa ligne de conduite, et même si une page ou deux peuvent se révéler parfois en-dessous de l'ensemble, la rapidité de lecteur permet de ne jamais ressentir aucune lenteur face à un récit conduit de main de maître ! J'aime beaucoup aussi la manière qu'a l'auteur de nous faire quitter le récit principal juste une ou deux pages avant d'y revenir, de manière à entretenir un rythme soutenu et une surprise qui, de fait, ne s'échappe jamais de cette savoureuse bande dessinée (voir aussi les ruptures du quatrième mur, craquantes). Cela renforce encore plus l'efficacité redoutable dont fait preuve le scénariste. Donc pour moi, on a clairement affaire au Fabcaro des grands jours : l'absurde est poussé à son paroxysme régulièrement, l'humour n'hésite pas à aller sur un terrain très noir et très léger à la fois, et cela crée une alchimie qui, à mon sens, frôle la perfection. A réserver évidemment aux aficionados de ce type d'humour, mais ces derniers devraient se délecter à fond !

27/01/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Che - Une vie révolutionnaire
Che - Une vie révolutionnaire

Roulement de tambour s’il vous plaît. Oyé Oyé voici le commandant Ernesto « Ché » Guevara ! Faites de la place à cet album admirable dans votre bibliothèque. Je suis encore sous le choc de la lecture de cette BD fantastique. Un pavé de plus de 400 pages. Que vous soyez un fan ou pas de la révolution cubaine, que vous soyez un communiste endurci ou un impérialiste convaincu, vous serez subjugués par la vie de ce révolutionnaire argentin auréolé d’un prestige sans égal dans le monde entier. Jon Lee Anderson – journaliste au New Yorker, correspondant de guerre et spécialiste de l’Amérique latine - tire un portrait sans concession de ce mythe porté aux nues et sans nul doute plus connu qu’Elvis, que de Ronaldo ou encore que de Madonna. Cette adoration hors norme a son côté obscur et c’est le prisme de ce récit sans concession. Intéressant de livrer une vérité sur ce parangon d’une jeunesse rebelle. Vous ne porterez peut-être plus votre teeshirt avec l’effigie du Ché ! C’est le seul risque que vous prenez à la lecture de cette biographie. Alors vous faites quoi ? Vous avez raison, il faut plonger dans ce portrait sans mansuétude, mais ô combien captivant. Vous allez vous régaler. A vous ce personnage que vous allez côtoyer de 1952 quand il quitte Buenos Aires pour parcourir l’Amérique Latine à sa mort le 9 octobre 1967 à La Huguera en Bolivie. 15 ans de sa vie sous les feux des projecteurs avec une kyrielle de personnages haut en couleurs …. Fidel Castro, Nixon, Kennedy, Nasser, Kabila ou en encore Kroutchev. Elle a de la gueule cette galerie. Voilà un cours d’histoire comme vous n’en n’aurez jamais. Le style narratif est excellent en s’appuyant sur des articles de presse d’époque et sur la correspondance entretenue par le Ché avec sa famille et avec Fidel. Nous sommes dans ses pensées. Dans son intimité. Nous appréhendons ses doutes et ses certitudes. Nous percevons sa personnalité bien complexe. Aucune empathie pour ses parents ou pour les femmes qui ont partagé sa vie et qu’il a délaissé pour vivre égoïstement ses révolutions à Cuba, au Congo ou encore en Bolivie. Tout ceci est magnifié par la patte du mexicain José Hernández. Que c’est beau ! Le dessin est d’un réalisme époustouflant. Il accompagne les mots d'Anderson. Le côté sombre exalte le plaisir des yeux. Dingue le boulot qu’il a fallu pour réaliser ces 429 planches. Je suis encore abasourdi par ce graphisme. Impressionnant. Les traits de Fidel ou d’Ernesto sont ultra méga stupéfiants. Des photographies. Nous sommes tout simplement dans une sorte de reportage photo. Renversant. Et vous savez, avec cet album c’est à vous de juger Ernesto Guevara. Doit-il rester une référence iconique pour des adolescents révoltés ou n’est-il en fin de compte qu’un vulgaire révolutionnaire sanguinaire ? Jon Lee Anderson ne fait que restituer des faits en s’interdisant de juger les actions du commandant. Ça va vous bouger, ça va vous perturber, ça va vous déranger mais au bout du bout ça va vous questionner. Quand je vous dis que la lecture de cet album est exquise. Cela fait bien longtemps que mon petit coeur n’avait pas palpité autant à la lecture d'une BD. Aussi cette biographie documentée enrichissante, je vous la recommande sans réserve.

26/01/2021 (modifier)
Couverture de la série L'Homme étoilé (A la vie ! / Je serai là !)
L'Homme étoilé (A la vie ! / Je serai là !)

Peu importe sa profession, je pense qu'il est bon pour chacun de lire cette bd, car nous serons un jour ou l'autre tous confrontés à la mort. C'est simple, drôle, émouvant, bref un petit bijou pour les soirs d'hiver. Attention aux petites larmes qui vont sortir mais c'est ce qui rend cette bd encore plus magique.

26/01/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Bombe
La Bombe

J'ai vraiment été bluffé par la qualité de cet ouvrage. Il s'agit d'un véritable livre d'Histoire, qui selon moi, devrait même être étudié à l'école. C'est documenté, riche, bien écrit et surtout captivant. Il n'y a aucun temps mort. La facilité d'accès de cet ouvrage historique m'a fortement fait penser aux auteurs tels que Gallo ou Dumas, ou encore Stéphane Bern et tous les autres passeurs d'Histoire. J'ai particulièrement apprécié la narration et le fait que ce soit l'uranium le narrateur. Cela a permis en quelque sorte, d'humaniser l'inhumain. 5 étoiles + coup de coeur MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

26/01/2021 (modifier)
Par Canarde
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Hector le Boucher
Hector le Boucher

Une BD de compagnie, fraîche et actuelle. Vous le savez peut-être, nous vivons une époque nouvelle où une part grandissante des ingénieurs et universitaires quittent leur travail ou leurs études pour réapprendre un métier dit "manuel". En réalité, on devrait dire "à part manuelle", parce que les relations avec les clients, les fournisseurs, l'organisation du travail, le choix de son équipe, la conception de son environnement de travail, sont des compétences relationnelles et intellectuelles, tout aussi nécessaires que le savoir faire purement technique (lui-même à part manuelle seulement). Bref avec cette nouvelle vague de retour au local, au concret et à la bonne bouffe, cette BD tombe à pic et raconte le destin d'un fils de boucher. Le dessin est très attachant, avec deux partis pris qui pourraient s'opposer mais finissent par se compléter - une vivacité du trait qui ne rentre pas dans tous les détails, mais évoque le mouvement de la vie, et s’arrête sur les points importants avec humour et générosité. - un coté un peu veille France que la première page illustre bien avec la vitrine symétrique, sa tête de vache dorée, le tablier , la vendeuse à forte poitrine et l'apprenti souriant, des prénoms et des noms choisis pour faire rire. Le scénario a un petit problème de rythme puisqu'il décrit l'ascension du jeune homme dans tous ses détails avec un coté un peu documentaire même s'il reste chargé d'humour, et passe un peu vite sur les éléments dramatiques et familiaux qui auraient pu être exploités plus efficacement. Mais l'histoire est jolie et par moment surprenante. Les personnages ont une certaine épaisseur grâce aux dialogues savoureux et qui par des petits rien donnent des indices sur les caractères de chacun. C'est une BD du moment, dont je conseille la lecture, roborative, (par son sujet comme par son épaisseur).

24/01/2021 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Labo (Bourhis/Varela)
Le Labo (Bourhis/Varela)

A mi-chemin entre fiction et doc historique, ce roman graphique nous offre une perspective fascinante suggérant que la démocratisation de l’ordinateur personnel aurait été le fruit d’une réflexion guidée par la prise de substances hallucinogènes, visant à stimuler une approche visionnaire. L’un des pères fondateurs, Steve Jobs, étaient de ceux-là, bien plus que Bill Gates, davantage connu pour son sens des affaires. Dans le prélude à l’histoire, nous voyons un jeune couple de Parisiens à la recherche d’un endroit paisible en province, afin d’y accueillir une structure de co-working « dédié aux start-ups 3.0 ». En visitant une propriété inoccupée, siège d’un ancien fabricant de photocopieuses, autrefois la plus grosse entreprise de ce coin perdu de Charente, ils découvriront une ruine intrigante au design typiquement seventies. Cette ruine, c’est celle du Labo, une base de recherche et développement en informatique initiée par le fils du patron qui connaîtra son heure de gloire dans les années 70… Sa sœur Nicole, chargée de négocier la vente, veut se débarrasser au plus vite de la propriété, qui lui rappelle surtout de mauvais souvenirs. Pourtant, devant l’enthousiasme des visiteurs, la dame sexagénaire va narrer la saga de ce Labo « où la technologie se mêle à la folie la plus pure », et dont elle prétend être la dernière survivante. A la lecture du livre, on serait presque tenté de croire que tout cela est bien arrivé, grâce à un parti-pris narratif consistant à mêler la fiction aux faits réels. Dans une époque fortement influencée par le mouvement hippie, le psychédélisme et la pop culture, le champ des possibles paraissait infini et toutes les utopies semblaient à portée de main. Et c’est là qu’est contenue toute la part de merveilleux du récit, avec ces visions incroyables qui s’imposent à Jean-Yves Bertrand, le créateur du Labo, dès lors qu’il tire une taff sur un joint de ganja très spéciale importée des States… des visions idéalisées où micro-informatique, Internet et réseaux sociaux s’imposent au monde… mais pour le jeune informaticien et son équipe, l’enthousiasme des débuts va rapidement faire place aux désillusions, dès lors que le gouvernement choisira de favoriser le Minitel au détriment des autres réseaux, leur coupant ainsi les budgets. Quant à Nicole, la sœur de Jean-Yves qui était encore adolescente, sans doute une des toutes premières geeks de cette ère nouvelle, elle suivra sa propre route pour développer avec succès des jeux vidéo au Japon, une manière de prendre sa revanche sur ceux qui ne croyaient pas en ses talents… A l’époque, comme cela est bien souligné dans le récit, la gent féminine subissait plus que jamais la condescendance et le mépris des hommes… Graphiquement, la ligne claire moderne et séduisante de Luca Varela s’accorde parfaitement avec ce design psyché-seventies, et on apprécie particulièrement la façon dont il reproduit les véhicules de cette époque (Peugeot 504, Renault 12, locomotives « Nez cassés »…). On peut également saluer la narration fluide de Hervé Bourhis, qui sait montrer avec justesse les deux faces d’une technologie pleine de promesses mais avec ses revers et ses dangers, tels qu’on peut le constater aujourd’hui avec notamment les effets néfastes des réseaux sociaux utilisés à mauvais escient ou les addictions aux écrans, mais n’appelle-t-on pas cela la rançon du succès ? Un constat quelque peu désenchanté qui imprègne ce récit à la fois joyeux et amer, et surtout passionnant.

23/01/2021 (modifier)
Par Rincevent
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Retour à Killybegs
Retour à Killybegs

Cette BD de Pierre Alary adapte le deuxième roman de Sorj Chalandon consacré à Tyrone Meehan, célèbre figure de l'IRA qui a été en fait un agent des Britanniques pendant 20 ans. Faisant suite au roman (et à la BD) Mon traître, celle-ci place le curseur du point de vue de Meehan, à travers de nombreux flashbacks, on en vient à mieux comprendre cet homme détruit. Alary nous livre une histoire toute en psychologie, avec des planches toutes en camaïeux de couleurs qui facilitent la compréhension. Une belle lecture !

23/01/2021 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Nous étions les ennemis
Nous étions les ennemis

George Takei est bien entendu connu pour son rôle dans la série Star Trek, mais aussi plus récemment pour son combat pour les droits humains de manière générale, et pour les droits LGBT en particulier. Je le « suis » sur Facebook, et je dois avouer que j’ai beaucoup d’admiration pour son humanisme… j’ignorais pourtant tout de l’histoire de sa famille, et de ce triste épisode de l’Histoire américaine. Et comme il l’avoue lui-même dans la postface, c’est un peu le but de ce « comics manga ». Il parle beaucoup de l’hystérie politique « post Pearl Harbor » et de l’incarcération illégale de milliers d’américains d’origines japonaise lors de conférences dans le monde entier, et a joué dans de nombreuses pièces de théâtre sur ce sujet à Broadway. Ayant réalisé que ce n’était pas suffisant pour toucher le grand public, il s’est tourné vers ce qu’il considère être un media plus « populaire ». Mission accomplie selon moi. L’histoire est édifiante, et remarquablement contée dans cet ouvrage parfaitement réalisé. Le format est certes très traditionnel et linéaire, mais la narration est d’une clarté et d’une fluidité remarquable, j’ai avalé les 200 pages sans effort, et parfaitement compris la situation pourtant relativement complexe. Le message est puissant, et après cette lecture mon admiration pour George Takei (et pour ses parents) a encore grandi. Un bouquin recommandable, et à mettre entre toutes les mains, et dans toutes les bibliothèques d’écoles. 2020 fut un excellent cru pour les « comics » documentaires historiques (voir aussi Payer la terre et Kent State, quatre morts dans l'Ohio entre autres).

22/01/2021 (modifier)