Les derniers avis (9705 avis)

Couverture de la série Le Plongeon
Le Plongeon

C’est beau mais c’est triste… C’est la vie… La fin de vie, la perte, le plongeon vers l’oubli. Oubli de ses propres souvenirs comme oubli par ses proches. C’est d’une grande justesse de ton. Pas larmoyant, drôle même par certains côtés, ce qui rend l’album encore plus déprimant. C’est une ode à la vie, au dernier souffle que l’on voudrait exubérant comme un dernier pied de nez à la mort. C’est un très beau récit, qui m’a énormément touché. Le trait épuré et facile d’accès de Victor Pinel et la narration légère de Séverine Vidal adoucissent la triste réalité de cette ultime halte avant le dernier plongeon. C'est un gros coup au coeur.

07/04/2021 (modifier)
Couverture de la série John Tanner
John Tanner

L'histoire de John Tanner qui restera 30 ans captif de tribus Ojibwe (capturé à l'âge de 9 ans) ne m'était pas tout à fait inconnue, mais je n'arrivais pas à bien la situer dans le temps. Car il s'agit d'une histoire vécue. D'abord destiné à remplacer un fils disparu, John connaitra plusieurs épreuves et un destin singulier et tourmenté avant de devenir un lien entre les deux cultures blanches et indiennes par sa fonction de traducteur et de guide. C'est donc un biopic bien relaté et extrêmement bien documenté ; en lisant ce qui concerne le personnage dans mon Histoire du Far West de Rieupeyrout, je me suis aperçu que Périssin avait dû bien potasser son sujet, car si l'on excepte quelques passages romancés pour donner un aspect aventureux au récit, le tout sent l'authenticité, en faisant oeuvre en même temps de valeur anthopologique chez les "native americans". C'est un récit qui d'ailleurs appartient plus au domaine de l'aventure qu'à celui du western, l'action se situant entre la fin du XVIIIème et le début du XIXème siècles, soit moins d'un siècle avant la période classique, à peu près à la même période que l'histoire du Dernier des Mohicans. Mais ce n'est pas bien grave vu que cette Bd est imprégnée par la culture indienne, même le vocabulaire indien est d'une richesse incroyable. La narration est originale, il s'agit d'un récit raconté par John Tanner à un ami qui deviendra plus ou moins son biographe, le tout étant décrit à travers des encadrés narratifs et quelques rares dialogues. Je suis frappé par le soin apporté à tous les composants de ce diptyque, ce soin concernant aussi bien sûr le dessin de Pavlovic, auteur que je suis content de retrouver depuis El Niño et Les Munroe. Son dessin est superbe lorsqu'il se déploie dans les paysages magnifiques des Grands Lacs, mais aussi il livre un véritable festival sur la culture indienne (tenues, objets et visages indiens). Je le trouve plus proche par sa finesse de celui de Les Munroe que de El Niño où son trait était plus épais. En plus de l'histoire de John Tanner, le récit dans son ensemble est instructif par sa retranscription de cette culture indienne que l'on découvre sous un visage beaucoup moins idéalisé (les native sont cruels, parfois méchants, individualistes et vivent dans le dénuement, sans autre ambition de survivre dans un monde hostile). On apprend aussi que l'évolution des native n'a pas été faite que dans la violence et le sang, mais dans une sorte d'assimilation , tout comme celle dans le sens inverse de John Tanner. Bon après, ce sont des Indiens des Grands Lacs, ils n'ont pas le même mode de vie que les Indiens des plaines un siècle plus tard comme le montrera Derib de façon plus idéalisée dans Celui qui est né deux fois. Une bonne histoire, édifiante et instructive.

07/04/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Alpha
Alpha

J’adore ! Voilà une série d’espionnage hyperréaliste que j’ai dévoré littéralement ! Chaque album est une réussite. J’achète les yeux fermés. Alors oui les dessinateurs et les scénaristes ont changé régulièrement mais sans jamais « casser » le contenu du début et en maintenant une qualité irréprochable. Le changement dans la continuité ! Pascal Renard a scénarisé les 2 premiers tomes. Lorsqu'il meurt en avril 1996, à 35 ans, c’est Mythic qui prend le scénario de la série en main. Les dessins sont l'œuvre de Youri Jigounov qui a également rédigé le scénario du tome 11. À partir douzième tome, il ne se consacre qu'à l'écriture, le dessin étant désormais réalisé par Chris Lamquet. Concernant le dernier opus - T15 roadies – le scénario est confié à Emmanuel Herzet et le dessin à Alain Queirex. Ce ne sont pas des inconnus loin de là, on les retrouve sur la série … « Alpha - Premières armes ». J’apprécie cette série qui a commencé, rendez-vous compte, en 1996 ! Une éternité ! Les aventures tumultueuses de Dwight Tyler dit Alpha sont brillantes. Aucune once de torpeur à l’horizon. Ca bouge, ça claque. Le graphisme est détaillé, minutieux et réaliste. La mise en page est dynamique permettant de donner du mouvement aux différents protagonistes. Place à l’action ! Entre les mensonges, les criminels, les bandes mafieuses, la CIA, le KGB, vous plongerez dans des aventures particulièrement réussies et envoûtantes. Vous vous ferez manipuler ! Et alors ? C’est juste jouissif ! Laissez-vous faire ! Les intrigues fourmillent et les rebondissements sont nombreux. Je dis oui oui oui. Encore. Nous sommes sur le panthéon de la série culte de la BD à l’instar de « XIII » ou de «Largo Winch ». Je me régale avec de tels albums. Je suis aux anges. Cette série clairement cinématographique fait partie de mes immanquables bien évidemment. Gros coup de cœur depuis toujours, enfin depuis 1996.

06/04/2021 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série A Fake Story (d'après le roman de Douglas Burroughs)
A Fake Story (d'après le roman de Douglas Burroughs)

« A Fake Story » est tout d’abord une enquête policière prenante, sur fond de racisme dans les USA des années 30… Douglas Burroughs mène l’enquête, et la version officielle des évènements laisse peu à peu place à des motivations beaucoup plus sombres. La révélation finale est bien amenée, logique et satisfaisante. Enfin, la mise en image de Jean-Denis Pendanx est absolument magnifique (même si je note un lettrage pas toujours très lisible). Et puis… page 85 arrive le « fameux » épilogue (dont parle Mac Arthur dans son avis) qui vient tout chambouler, avec une mise en abyme intéressante qui encourage le lecteur à faire ses propres recherches sur les faits, et propose une réflexion pertinente sur les « fake news » et notre capacité à croire l’incroyable du moment qu’on « fait confiance » à la source d’information. Difficile d’en dire plus, mais cet épilogue est assez fort, même si je ne l’ai pas trouvé d’une clarté limpide (j’ai dû en discuter avec Mac Arthur pour m’assurer que j’avais bien tout compris). Un album à lire, sans aucun doute… ne serait-ce que pour l’enquête palpitante. L’épilogue, lui, est la cerise sur un gâteau déjà bien appétissant !

05/04/2021 (modifier)
Couverture de la série L'Aviatrice
L'Aviatrice

Apparemment, les femmes et les avions, c'est le grand truc de Walthéry, sauf que là, il ne s'agit plus d'hotesse de l'air et de notre époque, mais d'une femme-pilote dans les années 30. Le récit situé dans cette période années 30 est une bonne idée, vu que c'est une époque où quelques femmes intrépides défient dans le ciel leurs homologues masculins, et l'héroïne Nora Stalle est sans aucun doute inspirée de modèles réels de femmes-pilotes comme Amélia Earhart ou Maryse Bastié qui figurent parmi les plus connues dans l'histoire de l'aviation. C'est un bon récit d'aventure avec une part historique, aux péripéties nombreuses et diverses, les auteurs accumulant quantité de dangers divers, de suspense et un rythme endiablé ; l'intrigue est bien ancrée dans son époque où l'actualité est non seulement assez fournie en matière d'aviation mais aussi sur le plan politique et social, la situation internationale est en effet tendue avec la menace nazie qui se profile, de même que plusieurs personnalités sont évoquées. Les 2 personnages principaux sont attachants, et les clins d'oeil à Hergé sont très sympathiques. L'aventure c'est une chose, mais la collection Cockpit chez Paquet s'adressant surtout aux passionnés d'aéronautique, le cahier des charges de la Bd implique une partie technique précise sur les Caudron, leurs moteurs et leurs performances, on a tout ça, le récit est aussi bien documenté sur l'aviation des années 30 que sur l'actualité de cette période. Au final c'est un diptyque qui sans être exceptionnel, retranscrit bien toute la tension et les enjeux des missions accomplies par les pionniers de l'aéropostale, le tout emballé par une dose d'humour bienvenue. Sur le plan graphique, comme j'aime bien le style de Walthéry, je n'avais aucun souci à me faire ; difficile de distinguer par moments qui de Walthéry ou de Di Sano dessine telle ou telle page, vu que leurs styles graphiques sont très proches, et d'ailleurs il n'est pas étonnant que Di Sano ait repris Rubine. En tout cas, Walthéry rend son héroïne féminine et sexy, mais sans exagérer comme sur Natacha... disons que le dessin accompagne parfaitement cette épopée d'aviation très agréable à lire et idéale pour la détente.

05/04/2021 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série On Mars
On Mars

Je réécris mon avis suite à la lecture des 3 tomes, et ma note reste à 4/5. Les thèmes sont certes classiques : colonisation de Mars, différentes factions se livrant des combats sans merci, coups fourrés politiques, fanatiques religieux… Les personnages « gros durs » sont un peu clichés, et de manière générale l’histoire est surtout portée sur l’action… mais voilà, je trouve que la sauce prend vraiment, et j’ai avalé les 3 tomes d’une traite. Sylvain Runberg maitrise son scenario, qu’il conclut en 3 tomes, comme prévu à l’origine. La fin m’a beaucoup plu… mais je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher. Le dessin de Grun (aka Ludovic Dubois) est absolument magnifique, le boulot sur les personnages et leurs accoutrements est vraiment bluffant et détaillé. Les vues martiennes sont aussi très belles, et mises en valeur par des couleurs rougeâtres du plus bel effet. Les 3 albums se concluent sur des superbes carnets de croquis. Ces derniers enrichissent par ailleurs le background de l’histoire dans les tomes 2 et 3… sympa comme concept, les « épilogues carnets graphiques ». Une histoire classique mais efficace, et terminée en 3 tomes… à recommander aux amateurs de science-fiction.

03/09/2017 (MAJ le 05/04/2021) (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Robny Clochard
Robny Clochard

Le dessin de Joan Boix est tout simplement hallucinant, quel talent dans l'utilisation du noir et blanc ou plus exactement ces deux couleurs qui se mêlent en s'aidant de ratures, de rayures, de stries qui viennent renforcer une expression ou un regard. Personnages réalistes donc, mais les décors ne sont pas en reste qu'il s'agisse de lieux campagnards ou citadins. Il n'est que de feuilleter la galerie pour se faire une petite idée du travail de J.Boix. Le sujet est en lui-même plus intéressant qu'il puisse sembler au premier abord. Huit courtes histoires dont la dernière sonne comme une conclusion nous emmènent dans le monde de Robny. Personnage plus qu'ambigu, nous le suivons dans ses errances à travers le monde semblant plus se fuir lui même que les autres ce qui est pourtant son credo. Ce sont des récits finalement assez pessimistes qui nous disent que le monde qui nous entoure est mauvais; un mal qui gangrène tout. Robny est également un homme qui se sent plus à son aise dans des décors campagnards, d'ailleurs à la fin de chacune de ses péripéties c'est vers des territoires vierges de l'homme qu'il s'en retourne tel un cowboy bien connu. Au final un récit dense, avec un personnage complexe mais ô combien intéressant, si l'on rajoute un dessin qui est une vraie tuerie, que demander de plus. Coup de cœur pour moi.

05/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Anaïs Nin - Sur la mer des mensonges
Anaïs Nin - Sur la mer des mensonges

Léonie Bischoff... Mac Arthur nous avait bien dit de ne pas oublier ce nom... Eh bien je peux vous dire qu'après cette magnifique lecture je ne l'oublierai pas de sitôt ! J’ai découvert cet album (et, je dois le confesser, l’existence d’Anaïs Nin par la même occasion) grâce à la critique postée par Mac Arthur. Son enthousiasme débordant, ainsi que le dessin séduisant m’ont donné envie de lire cette BD ; par la suite, les autres critiques élogieuses postées sur le site m’ont définitivement convaincue que je ne devais pas passer à côté. Et grand bien m’en a pris ! Dès les premières pages j’ai été envoutée par le dessin… ah, ce dessin, que dire à part qu’il est tout simplement sublime ? Après ma lecture, je me suis rendue compte que j'avais déjà lu un album dessiné par Léonie Bischoff (Le Prédicateur) mais je n’ai pas été spécialement marquée par son dessin. En revanche, dans cet album l’autrice me parait avoir atteint une parfaite maturité, semblant laisser libre cours à toute sa créativité et son inspiration. Le dessin au crayon multicolore apporte beaucoup de douceur et un charme indéniable. Les nombreux espaces laissés blancs apportent quant à eux dans certaines planches une belle luminosité qui contraste avec d’autres scènes plus sombres. Le trait gracieux retranscrit à merveille la sensualité d’Anaïs Nin, certaines compositions sont tout simplement magnifiques. C'est original, délicat, inspiré ; à mes yeux c'est tout simplement parfait. Et quel bonheur de découvrir au fil des pages que ce dessin magnifique n’est pas le seul atout de cet album ! J’ai été très rapidement happée par le récit, j’ai plongé avec bonheur dans l'esprit d'Anaïs, cette femme superbe qui brûle de vivre pleinement, sans entraves, loin des chemins tout tracés. Il se dégage de son être la passion, l'amour ; et loin de l'image de l'artiste tourmenté éternellement malheureux elle ouvre une autre voie. Léonie Bischoff nous ouvre une porte sur la vie d’Anaïs Nin par le biais des extraits de son journal intime, journal qu’elle a tenu avec assiduité toute sa vie. La force de cet ouvrage est de rendre compréhensible des comportements que par ailleurs on pourrait être tenté de juger ; en pénétrant dans l’esprit et le cœur d’Anaïs Nin, on réalise que malgré ses nombreuses aventures, il n'y a nulle trace d'égoïsme ni de manque de respect envers son mari à qui elle voue un amour sincère. Il semble juste que son cœur et ses désirs sont trop grands pour un seul homme. Et elle témoigne à chaque personne qu’elle croise une telle bienveillance qu’on ne peut voir en elle qu’une belle personne. Je suis heureuse d’avoir lu ce superbe album, et d’avoir découvert Anaïs Nin, cette femme décidément fascinante. Nul doute qu'elle ne s'est pas retournée dans sa tombe à la sortie de l'album. Au contraire, elle doit y reposer plus en paix que jamais, reconnaissante d'avoir été à ce point magnifiée et si bien comprise.

03/04/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Roi des bourdons
Le Roi des bourdons

Ce n’est pas du Lewis Trondheim mais ça y ressemble furieusement ! Et c’est du très bon. A travers une clique de personnages en apparence loufoques, David de Thuin nous plonge dans le quotidien de deux maisons d’édition et propose une critique plutôt acerbe de leur fonctionnement. On y perçoit une réalité que l’on imagine mais qu’on n’a pas forcément envie de découvrir : la rentabilité des titres, la concurrence acharnée, les coups bas... Loin de la magie de l’éditeur découvrant des manuscrits et révélant des auteurs, le personnage principal, un auteur de BD nommé Zola, va se confronter à l’indifférence, au mépris et aux paroles blessantes. Cette histoire de super héros qui n’en n’est pas une est une pépite aux trouvailles scénaristiques excellentes, aux rebondissements incessants et aux dialogues croustillants. Jusqu’à la dernière page, on est tenus en haleine, prêts à de nouvelles révélations sur le roi de Bourdons. Par pleins de petits détails, de postures, de rapports entre les personnages : ça sent le vécu !!! Le dessin n’est pas en reste et cette clique de personnages zoomorphiques dont on apprend aussi les histoires personnelles sont autant de clins d’œil à des typologies d’acteurs du milieu du 9e art. Une excellente surprise ! Un vrai coup de cœur !

03/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Transformers (Vestron)
Transformers (Vestron)

C'est purement par hasard que j'ai feuilleté quelques pages chez le libraire, et que je suis tombé dedans, puisque je reste un fondu de science-fiction. C'est de la bonne science-fiction, avec de nouveaux regards, et un régal de visuels. Vous ne connaissez rien aux Transformers ? C'est sans importance, je ne connaissais pour ma part que les deux robots principaux. Aucun être humain, action jamais gratuite, rebondissements et détails à foison, c'est une BD à grande durée de vie, à nombreuses relectures, ce qui d'ailleurs ne plaira pas à tout le monde. Les personnages sont très nombreux, on se perd tant qu'on ne les a pas appris. J'apprécie justement tous ces indices qu'on ne comprend pas tout de suite et qui auront un sens plus tard, car la force de cet auteur c'est que tout ce qui est semé sera réutilisé. Il n'y a pas plus grand plaisir que de s'apercevoir qu'un récit préexiste à tout le reste, et que les personnages et l'action ne font que servir le déroulement d'une idée. On connaît Asimov et le lointain futur des Robots, mais que serait une société de robots qui n'aurait pas connu autre chose ? Comment se voient-ils par rapport aux êtres vivants organiques pensants ? Quels seraient leurs motivations ? Et ce Transformer schizophrène qui dialogue avec ses compatriotes morts et zombifiés ? Un autre plaisir personnel, pas forcément partagé, c'est le format unique de ces éditions Vestron : le format comics US souple, mais de la largeur plus importante du silver age. Mais la plus grande force de ce récit, ce qui me rend impatient de lire la suite, c'est le refus du manichéisme, des comportements simplistes. Les "méchants" Décepticons sont ici plutôt ambigus, ils ne veulent pas autodétruire leur planète, ce serait idiot, ils veulent à la fois moins de consensus, et aller plus vite plus loin, et même à eux la situation va leur échapper, tandis que les Autobots luttent pour la paix sociale. Un antagonisme connu par ailleurs, mais très appréciable dans ce contexte. Pour autant, malgré cette vision philosophique qui peut paraître assommante, cette BD fonctionne à tous les niveaux (un autre signe de talent), et les lecteurs qui adorent voir des robots transformables (j'en suis aussi), qui adorent retrouver les personnages des films (que j'ai renoncé à voir après le 1er), et ceux qui aiment la franchise seront aux anges. J'ai posté cette série car la science-fiction qui se renouvelle, c'est rare, et aussi parce que je ne sais pas si elle pourra trouver son public. Elle est à la fois trop complexe pour des enfants, et trop "licence Hasbro" pour avouer la lire. De plus, sa diffusion reste assez faible, j'ai souvent acheté le dernier exemplaire sur le rayon. Le tome 2 continue d'approfondir le sujet avec autant de qualité, attendons de voir la suite. [Edit] Je descends à 4 pour respecter l'échelle, mais je penche pour 4,5 Pour ceux qui ont été déçus par les précédents séries Transformers, sachez qu'elles sont à des années lumières de celle-ci. Si vous l'aimez, je vous conseille le spin-off Transformers Galaxies : Constructicons. C'est du même bois, et donne d'autres clés importantes pour comprendre l'ensemble. Sur un autre ton, le Transformers contre Terminator est d'un abord plus facile, et s'est fendu de bonnes idées aussi, ce qui est excessivement rare dans ce genre de rencontres.

02/04/2021 (modifier)