Un récit de sciences fictions et d'anticipations pure et dure qui en vaut le détour.
Le premier et principal atout de cette BD est la partie graphique. Chaque planche a été travaillé, les décors sont vraiment très détaillés et favorisent l'immersion. J'ai particulièrement apprécié contempler les séquences en dehors du vaisseau, dans l'espace. Cette BD m'a rappelé à quelque point notre planète bleue est magnifique. En revanche, gros bémol concernant les visages des personnages. Tout comme dans Carbonne et Silicium", je n'y adhère pas. Ils sont difformes et tout le monde se ressemble au point de parfois nous perturber et nous confondre dans le récit.
Concernant le scénario, c'est l'histoire d'un groupuscule voulant se rebeller contre le gouvernement en place, qui nous rappelle le fameux "Big Brother" de 1984. Assez classique, mais bien amené, avec plusieurs autres thématiques abordées, qui elles, m'ont de suite fait penser à la série "Black Mirror".
Je ne vous en dit pas plus, car mon plaisir dans cet album, a été de tout découvrir sans rien avoir été teasé et cela a grandement contribué à mon plaisir de lecture. Plus d'une fois, je me suis arrêté dans ma lecture pour me poser et méditer sur ce que je lisais, en faisant le parallèle avec notre société actuelle.
Un grand chapeau pour l'auteur, dont je ne manquerai plus aucune sortie.
4,5 étoiles
MAUPERTUIS, OSE ET RIT !
Enfin sorti en français ce manga qui est devenu très populaire ces dernières années.
Ça commence comme une comédie romantique ordinaire avec deux ados qui sont trop fiers pour avouer leurs sentiments et sont donc dans une sorte de guerre perpétuelle. L'humour fonctionne bien si on est fan de gags à base de quiproquos et de personnages qui pensent un peu trop. On aurait peur au début de voir une suite de sketchs basés sur le même concept qui risque de se répéter rapidement même si l'auteur va bien sur ajouter des personnages au fil du temps, mais heureusement c'est le genre de comédie romantique qui mélange des chapitres humoristiques avec des arcs narratifs plus sérieux qui permettent de mieux développer les personnages. Et de plus ils vont aussi évoluer au fil des tomes, mais je n'en dis pas plus pour ne pas gâcher la lecture de ceux qui ne connaissent pas la série.
C'est donc une des meilleures comédies romantiques pour moi. Les personnages sont attachants, l'humour fonctionne bien et le coté dramatique est bien géré. En revanche, si après la lecture des deux premiers tomes (j'écris ces lignes la journée où ils sortent), on n'accroche pas, je pense que ça serait inutile d'essayer de continuer plus loin.
Il y a des livres sur lesquels on tombe, et dont on a l'impression qu'ils sortent de nulle part, mais dont on sent qu'on va tomber amoureux.
Mégafauna en est un bon exemple. Alliant uchronie et fantasy, cet album fait se regarder Homo Sapiens et Homme de Néandertal en chiens de faïence par-dessus une frontière qui n'a pas grand-chose à envier au mur de Game of Thrones.
L'histoire, elle, est vue par les yeux du jeune Timoléon de Veyres. Médecin en formation, il est dépêché par son oncle et pour le compte du roi du Dombrak dans un royaume des Nors, auprès du dimaraal Vorel pour une mission diplomatique (et un peu d'espionnage, peut-être, mais ne le répétez pas).
Cette mission, et la découverte de cette autre civilisation, vont être l'objet de bien des remises en question. Ce qui paraît naturel à Timoléon ne l'est absolument pas pour les Nors, et réciproquement bien sûr. On ressent très bien les incompréhensions, cette altérité, et on comprend de façon très naturelle que l'autre est bizarre, quel que soit cet autre.
Outre cette thématique très présente, il y aura la religion, l'environnement, le rapport hommes / femmes. Le sud de la muraille est en effet une contrée chaude, où les animaux ont été chassés jusqu'à disparition et les arbres coupés jusqu'à épuisement, alors que le nord est au contraire une immense forêt verdoyante, peuplée d'une faune gigantesque allant jusqu'aux mammouths. Et hommes et femmes n'ont pas les mêmes rapports au nord et au sud, proposant des visions fort différentes de la société.
Toutes ces thématiques, intrigues politiques, religion, environnement, altérité, rapport hommes / femmes, loin d'être pesantes et didactiques, parviennent à tisser une histoire fraîche, dépaysante et très agréable à lire. Et pourtant elles créent une richesse sous-jacente très intéressante. En 92 pages, ce one-shot a le temps de se développer, sans bien sûr pour autant être en mesure d'exploiter tous ces thèmes autant qu'on pourrait le souhaiter
Le dessin et la colorisation ne sont pas en reste, qui participent à créer cet univers très particulier, et dont je ressors charmé.
Cette bande-dessinée s'impose d'emblée comme une candidate très sérieuse au titre de Meilleure BD de l'année. Et pour plusieurs raisons.
Le dessin tout d'abord : sans être bouleversifiant, le trait est fluide et vif, un peu "à la Blain". Il retranscrit parfaitement le souffle épique qui agita les années 60 et 70.
Le scénario est mené de main de maitre. Mais aussi tambour battant ! Le moins que l'on puisse dire est que Yann Le Quellec ménage ses effets. On commence ainsi par un petit flashback (l'incendie qui ravagea les studios), pour suivre le fil des années effervescentes des studios créés par Michel Magne à partir de sa rencontre avec Marie-Claude, sa seconde femme de vingt ans sa cadette. Ca et là, on découvre plusieurs pages, sortes de poses narratives largement composées de textes et de photos, qui permettent au fil du livre de raccrocher les wagons. Y sont racontées les années de jeunesse de Michel Magne que l'on découvre donc petit à petit et qui viennent éclairées certains passages du récit. C'est un montage très habile. Les photographies sont parfaitement incluses dans les pages. ATTENTION SPOIL !!! Le récit s'achève d'ailleurs par une série de clichés poignantes présentant l'actuel château (en ruine) où déambulent les auteurs en compagnie de Marie-Claude qui tient le rôle de guide touristique. Cette BD toute emprunte de vérité déborde d'émotions.
Mais l'intérêt principal des Amants d'Hérouville est de nous introduire dans l'intimité de Michel Magne, touche à tout de génie. De lui, je connaissais uniquement son œuvre de composition pour le cinéma. Ici, on découvre tour à tour son génie visionnaire (il s'intéressa à la musique électronique bien avant la lettre), sa générosité illimitée (il est présenté comme un monstre d'humanité) et le lien viscérale qu'il entretenait avec la création artistique (il dépensa sans compter pour donner une âme à ce lieu et aux artistes de s'exprimer sans limite), le talent sauvage d'un homme qui s'essaya à la peinture, aux arts du cirque... Bref ! Un homme qui semble avoir eu à cœur de constamment faire advenir ce qui le traversait.
L'immersion dans les années 60 et 70 est complète. Le souffle libérateur de ces années de cocagne nous parvient aux yeux et aux oreilles aussi surement que si l'on avait ouvert un échantillon de parfum. On assiste à des scènes mythiques (le concert de Grateful Dead au bord de la piscine, avec flics et pompiers sous LSD. Grandiose !...) que les moins de vingt ans ne pourront que difficilement croire, pour paraphraser Aznavour... Un aperçu de la vie d'avant le libéralisme triomphant qui a sacrifié tous les aspects de la vie sur l'autel de la rentabilité !
Michel Magne (du verbe se magner, se dépêcher) semble avoir été touché par la grâce dès son plus jeune âge. Le genre de type qui avance vers la lumière comme le papillon de nuit, au risque de se brûler les ailes. Le genre de type qui sacrifie tout pour "la cause". Le genre de type qui a vécu en dévorant la vie par les deux bouts. Le genre de type conscient qui a suivi sa bille coute que coute...
Voilà une histoire absolument passionnante. Impossible de lâcher un tel livre avant de l'avoir terminé. Les anecdotes y sont légions (et vraies), l'émotion est là, palpable, y compris dans les témoignages écrits figurant en annexe. Quand on est mélomane, il parait difficile de s'affranchir de cette lecture que l'on ne manquera pas de retrouver dans toutes les palmarès de fin d'année.
Cool, voilà une bonne série de space opéra, ce qui n’est pas si fréquent.
Elle mêle space opéra et robotique comme cela a déjà été cité.
Nombre de personnages & d’intrigues parallèles qui se croisent, s’entremêlent, se séparent pour finir par se regrouper en un beau bouquet final au 6ème et dernier tome.
Je me suis presque plus attaché aux personnages robotisés principaux qu’aux êtres carboniques comme ils les appellent.
J’ai bien aimé les dessins en aquarelle avec des couleurs chatoyantes, des beaux contrastes couleur chaude, couleur froide. On sent que l’aquarelle a permis une totale liberté de trait à Jeff Lemire. En tout cas, de l’aquarelle pour du space opera, je n’avais pas encore vu, là ça fonctionne bien, c’est très original.
En avant-propos de chaque tome, la présentation des personnages, des planètes, des organismes à laquelle on peut se reporter, facilite la lecture et évite de s’y perdre car il y a de nombreuses ellipses et séquençages dans l’intrigue.
Et le plaisir continue avec la saison 2 ! Ascender (Note 4/5), (3 tomes sortis au moment ou j’écris ces lignes) qui renouvelle très bien la série en incorporant de la dark fantasy.
Je fus agréablement surpris par ce one-shot parce que je l'avais emprunté sans trop savoir de quoi était le sujet.
Ça commence avec un auteur de bande dessinée dont les œuvres intimistes ne marchent pas et son éditeur lui commande une BD de super-héros. Au début il n'est pas emballé, mais au fil des pages il commence à trouver des idées et à prendre du plaisir avec le projet. Tout va basculer quand son héroïne va soudainement prendre vie. Le récit est vraiment captivant du début jusqu'à la fin. J'ai adoré voir le processus créatif de Greg qui ne sait plus quoi faire et qui après des discussions avec ses copains va finalement trouver l'idée qui va faire en sorte qu'il va finir par avoir du plaisir sur un travail qui n'était qu'une commande au départ. Et puis tout va s'emballer lorsque son héroïne va prendre vie. J'ai bien aimé comment le scénario était intelligent. Les réactions de notre monde normal face à l'arrivée d'une super-héroïne et aussi de l'auteur et de son entourage sont crédibles et j'ai bien aimé comment évoluait le récit.
C'est une des meilleures bandes dessinées de l'année 2020 que j'ai lues et je suis triste qu'elle ne semble pas avoir été populaire. Le scénario est très bien fait et on est loin du récit de super-héros "normal". Les personnages sont attachants, l'humour fonctionne bien, les dialogues sont savoureux et le dessin est excellent. Une pépite à lire absolument !
A chaque fois que je relis cette série, à chaque fois je la savoure différemment. Manhattan, 416 Church Avenue, 23e étage, c’est là que vivent Soda et Mary, sa maman. Entre la rue et le 23e étage, heureusement qu’il y a l’ascenseur qui, matin et soir, donne le temps à Soda de se changer pour passer de son uniforme de pasteur à celui de flic et vice versa. Eh oui ! La gentille et attentionnée maman du lieutenant ne sait pas qu’il est flic. Pas étonnant : elle ne sort jamais (la rue est si dangereuse !) et ne regarde pas les News (on n’y voit tant de violence !) Profondément croyante, elle est fermement convaincue que son fils adoré exerce son ministère dans une paroisse des environs. Cette rupture entre ces deux mondes que tout oppose est la base du récit. C’est aussi son principal ressort humoristique.
Soda est lieutenant de police à New York. Il est courageux et n’hésite pas à utiliser son arme pour défendre la vie de ses collègues. Tous les jours, il côtoie la mort, la violence, la pauvreté des clochards, l’errance des jeunes paumés. A chaque album, on se replonge dans l’ambiance des rues de Manhattan, de Harlem ou du Bronx : une toile de fond de circulation infernale, de foules de personnages hétéroclites qui arpentent les trottoirs de la ville (ça vaut le coup de les regarder en détails), de haute criminalité où la frontière entre le Bien et le Mal reste floue. On y retrouve la vie du commissariat avec les remontées de bretelles mémorables des supérieurs, les blagues à deux balles des collègues mais aussi, ses blessés… et ses morts en intervention.
Un polar sombre, des scénarios bien rythmés, des dialogues ciselés et grinçants, un dessin semi réaliste qui gagne en qualité d’albums en albums. Sous l’apparence d’une comédie noire, Soda est un concentré des grandes questions qui traversent la société new yorkaise. Que du bon…
Il y a six ans, j’avais découvert Les Idées fixes et j’avoue être tombé sous le charme. Cette bande dessinée m’avait laissé une très bonne impression, malgré sa forme quelque peu déroutante, grâce à la merveilleuse poésie qui s’en dégageait… Gabrielle Piquet confirme avec ce nouvel opus son style très particulier, ainsi que son audace, très légitimement récompensée lors du dernier Festival d’Angoulême.
Gabrielle Piquet réussit à nous immerger très vite dans son récit atypique en utilisant les codes de la fable. De nombreux qualificatifs viennent à l’esprit, mais ce que l’on retient pour définir au mieux l’objet, c’est sa liberté et son intemporalité. Les cases restent ici accessoires, et le dessin, empreint d’une délicate poésie rétro, s’apparente à une écriture en symbiose totale avec le texte, qui, sous une apparente simplicité, est très travaillé. L’autrice insuffle de la mélodie à ses mots, qu’elle conjugue à une discrète espièglerie qui imprègne également son trait, provoquant souvent un sourire amusé chez le lecteur. Ce trait en question, d'un violet pâle, semble être tracé à main levée, sans aucun effet ostentatoire. Il reste d’une parfaite lisibilité, avec moult détails qui viennent souvent compléter le texte ou les dialogues. On pense beaucoup à Will Eisner et ses fables new-yorkaises, autant pour ce qui est du dessin que de la narration.
L’histoire, qui se situe dans l’Écosse des années 1920, raconte le parcours chaotique d’un homme de bonne famille, Charles Hamilton, qui pourtant a « tout pour être heureux ». Car cet oisif épicurien à l’âme d’artiste, apprécié de son entourage, ne se satisfait plus de sa vie de riche héritier enclin à la fête et à la débauche. Quelque chose lui manque, et l’ennui le gagne peu à peu. D’une liaison amoureuse qui battra vite de l’aile et prendra fin avec la mort de sa bien-aimée, naîtra une enfant, Sonia. Souffrant d’une maladie pulmonaire, celle-ci est par ailleurs en proie à de fortes colères qui laissent son père désemparé. Après l’avoir placé dans un établissement spécialisé, Hamilton va renouer pendant une courte période avec sa vie dissolue, avant de se lasser à nouveau. Hanté par son aïeul qu’il voit comme un sage, il va acheter les services d’un « ermite ornemental », dont le rôle sera de se promener dans son jardin et d’inviter son propriétaire « à s’imprégner de son modèle et à assimiler pour lui-même ces signes extérieurs de sagesse ». Peut-être une manière de chercher à reconnecter avec Sonia, qui elle-même est en deuil de son premier amour, un gros garçon joufflu et immobile, que cette maigre fillette vénérait de façon platonique et unilatérale. Celle-ci va alors sombrer dans un mutisme mélancolique… Impossible de révéler la fin, mais la réconciliation entre le père et sa fille prendra des chemins pour le moins inattendus et pour tout dire, aussi drôles que jubilatoires…
« La Mécanique du sage » constitue une lecture très agréable par sa fluidité. On apprécie pleinement la poésie et l’humour qui se dégage de cette jolie fable sortant des sentiers battus, sous-tendue par une réflexion philosophique sur le sens de la vie et de cette fameuse sagesse que chacun d’entre nous cherche à atteindre. Déconstruisant l’image d’Epinal du vieux sage barbu et imperturbable, Gabrielle Piquet nous montre peut-être que la sagesse n’implique pas obligatoirement de se renier soi-même, et nécessite même de conserver un petit grain de folie. Bouddha le disait lui-même : « L’insensé reconnaissant sa folie est sage, mais l’insensé qui se croit sage est vraiment fou »…
Sans surprise, on reste dans la verve des Donjon. Le ton est à la fois drôle et décalé, tout en laissant la place à des questions vraiment pas si anecdotiques que ça. L'ensemble m'évoque, de façon certes lointaine mais néanmoins insistante, Le Chat du Rabbin ou Socrate le demi-chien.
La narration est tellement fluide qu'elle coule de source, et ces albums se dévorent avec un grand plaisir.
Mention spéciale pour le début du tome -10 000, avec son texte off et la petite surprise qu'elle nous réserve au bout de quelques pages.
J'attends de voir comment ce bout de la série va se développer. Pour le moment, on a une nouvelle série de l'univers Donjon, avec très peu de contraintes liées à cet univers, et donc une grande liberté. J'espère que quand Sfar et Trondheim vont devoir raccrocher les wagons avec la suite, cette série ne perdra pas son ton actuel, qui est vraiment très agréable.
Je ne connaissais pas le roman de Virginia Reeves, mais cette adaptation m’a beaucoup plu.
L’histoire nous raconte les déboires de Roscoe T Martin, un mec pas plus mauvais qu’un autre, qui tente de subvenir à sa famille pendant la grande dépression des années 30. Il fait preuve d’ingéniosité mais surtout de malchance, difficile de ne pas avoir de la peine en voyant sa vie s’effondrer, lui échapper petit à petit. Toute la fin (après sa libération de prison) m’a beaucoup touché, beaucoup ému.
La lecture est fluide et prenante, et le style graphique particulier et un peu « vintage » est vraiment classieux.
Un excellent moment de lecture, et un coup de cœur.
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Shangri-La
Un récit de sciences fictions et d'anticipations pure et dure qui en vaut le détour. Le premier et principal atout de cette BD est la partie graphique. Chaque planche a été travaillé, les décors sont vraiment très détaillés et favorisent l'immersion. J'ai particulièrement apprécié contempler les séquences en dehors du vaisseau, dans l'espace. Cette BD m'a rappelé à quelque point notre planète bleue est magnifique. En revanche, gros bémol concernant les visages des personnages. Tout comme dans Carbonne et Silicium", je n'y adhère pas. Ils sont difformes et tout le monde se ressemble au point de parfois nous perturber et nous confondre dans le récit. Concernant le scénario, c'est l'histoire d'un groupuscule voulant se rebeller contre le gouvernement en place, qui nous rappelle le fameux "Big Brother" de 1984. Assez classique, mais bien amené, avec plusieurs autres thématiques abordées, qui elles, m'ont de suite fait penser à la série "Black Mirror". Je ne vous en dit pas plus, car mon plaisir dans cet album, a été de tout découvrir sans rien avoir été teasé et cela a grandement contribué à mon plaisir de lecture. Plus d'une fois, je me suis arrêté dans ma lecture pour me poser et méditer sur ce que je lisais, en faisant le parallèle avec notre société actuelle. Un grand chapeau pour l'auteur, dont je ne manquerai plus aucune sortie. 4,5 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !
Kaguya-sama - Love is War
Enfin sorti en français ce manga qui est devenu très populaire ces dernières années. Ça commence comme une comédie romantique ordinaire avec deux ados qui sont trop fiers pour avouer leurs sentiments et sont donc dans une sorte de guerre perpétuelle. L'humour fonctionne bien si on est fan de gags à base de quiproquos et de personnages qui pensent un peu trop. On aurait peur au début de voir une suite de sketchs basés sur le même concept qui risque de se répéter rapidement même si l'auteur va bien sur ajouter des personnages au fil du temps, mais heureusement c'est le genre de comédie romantique qui mélange des chapitres humoristiques avec des arcs narratifs plus sérieux qui permettent de mieux développer les personnages. Et de plus ils vont aussi évoluer au fil des tomes, mais je n'en dis pas plus pour ne pas gâcher la lecture de ceux qui ne connaissent pas la série. C'est donc une des meilleures comédies romantiques pour moi. Les personnages sont attachants, l'humour fonctionne bien et le coté dramatique est bien géré. En revanche, si après la lecture des deux premiers tomes (j'écris ces lignes la journée où ils sortent), on n'accroche pas, je pense que ça serait inutile d'essayer de continuer plus loin.
Mégafauna
Il y a des livres sur lesquels on tombe, et dont on a l'impression qu'ils sortent de nulle part, mais dont on sent qu'on va tomber amoureux. Mégafauna en est un bon exemple. Alliant uchronie et fantasy, cet album fait se regarder Homo Sapiens et Homme de Néandertal en chiens de faïence par-dessus une frontière qui n'a pas grand-chose à envier au mur de Game of Thrones. L'histoire, elle, est vue par les yeux du jeune Timoléon de Veyres. Médecin en formation, il est dépêché par son oncle et pour le compte du roi du Dombrak dans un royaume des Nors, auprès du dimaraal Vorel pour une mission diplomatique (et un peu d'espionnage, peut-être, mais ne le répétez pas). Cette mission, et la découverte de cette autre civilisation, vont être l'objet de bien des remises en question. Ce qui paraît naturel à Timoléon ne l'est absolument pas pour les Nors, et réciproquement bien sûr. On ressent très bien les incompréhensions, cette altérité, et on comprend de façon très naturelle que l'autre est bizarre, quel que soit cet autre. Outre cette thématique très présente, il y aura la religion, l'environnement, le rapport hommes / femmes. Le sud de la muraille est en effet une contrée chaude, où les animaux ont été chassés jusqu'à disparition et les arbres coupés jusqu'à épuisement, alors que le nord est au contraire une immense forêt verdoyante, peuplée d'une faune gigantesque allant jusqu'aux mammouths. Et hommes et femmes n'ont pas les mêmes rapports au nord et au sud, proposant des visions fort différentes de la société. Toutes ces thématiques, intrigues politiques, religion, environnement, altérité, rapport hommes / femmes, loin d'être pesantes et didactiques, parviennent à tisser une histoire fraîche, dépaysante et très agréable à lire. Et pourtant elles créent une richesse sous-jacente très intéressante. En 92 pages, ce one-shot a le temps de se développer, sans bien sûr pour autant être en mesure d'exploiter tous ces thèmes autant qu'on pourrait le souhaiter Le dessin et la colorisation ne sont pas en reste, qui participent à créer cet univers très particulier, et dont je ressors charmé.
Les Amants d'Hérouville - Une histoire vraie
Cette bande-dessinée s'impose d'emblée comme une candidate très sérieuse au titre de Meilleure BD de l'année. Et pour plusieurs raisons. Le dessin tout d'abord : sans être bouleversifiant, le trait est fluide et vif, un peu "à la Blain". Il retranscrit parfaitement le souffle épique qui agita les années 60 et 70. Le scénario est mené de main de maitre. Mais aussi tambour battant ! Le moins que l'on puisse dire est que Yann Le Quellec ménage ses effets. On commence ainsi par un petit flashback (l'incendie qui ravagea les studios), pour suivre le fil des années effervescentes des studios créés par Michel Magne à partir de sa rencontre avec Marie-Claude, sa seconde femme de vingt ans sa cadette. Ca et là, on découvre plusieurs pages, sortes de poses narratives largement composées de textes et de photos, qui permettent au fil du livre de raccrocher les wagons. Y sont racontées les années de jeunesse de Michel Magne que l'on découvre donc petit à petit et qui viennent éclairées certains passages du récit. C'est un montage très habile. Les photographies sont parfaitement incluses dans les pages. ATTENTION SPOIL !!! Le récit s'achève d'ailleurs par une série de clichés poignantes présentant l'actuel château (en ruine) où déambulent les auteurs en compagnie de Marie-Claude qui tient le rôle de guide touristique. Cette BD toute emprunte de vérité déborde d'émotions. Mais l'intérêt principal des Amants d'Hérouville est de nous introduire dans l'intimité de Michel Magne, touche à tout de génie. De lui, je connaissais uniquement son œuvre de composition pour le cinéma. Ici, on découvre tour à tour son génie visionnaire (il s'intéressa à la musique électronique bien avant la lettre), sa générosité illimitée (il est présenté comme un monstre d'humanité) et le lien viscérale qu'il entretenait avec la création artistique (il dépensa sans compter pour donner une âme à ce lieu et aux artistes de s'exprimer sans limite), le talent sauvage d'un homme qui s'essaya à la peinture, aux arts du cirque... Bref ! Un homme qui semble avoir eu à cœur de constamment faire advenir ce qui le traversait. L'immersion dans les années 60 et 70 est complète. Le souffle libérateur de ces années de cocagne nous parvient aux yeux et aux oreilles aussi surement que si l'on avait ouvert un échantillon de parfum. On assiste à des scènes mythiques (le concert de Grateful Dead au bord de la piscine, avec flics et pompiers sous LSD. Grandiose !...) que les moins de vingt ans ne pourront que difficilement croire, pour paraphraser Aznavour... Un aperçu de la vie d'avant le libéralisme triomphant qui a sacrifié tous les aspects de la vie sur l'autel de la rentabilité ! Michel Magne (du verbe se magner, se dépêcher) semble avoir été touché par la grâce dès son plus jeune âge. Le genre de type qui avance vers la lumière comme le papillon de nuit, au risque de se brûler les ailes. Le genre de type qui sacrifie tout pour "la cause". Le genre de type qui a vécu en dévorant la vie par les deux bouts. Le genre de type conscient qui a suivi sa bille coute que coute... Voilà une histoire absolument passionnante. Impossible de lâcher un tel livre avant de l'avoir terminé. Les anecdotes y sont légions (et vraies), l'émotion est là, palpable, y compris dans les témoignages écrits figurant en annexe. Quand on est mélomane, il parait difficile de s'affranchir de cette lecture que l'on ne manquera pas de retrouver dans toutes les palmarès de fin d'année.
Descender
Cool, voilà une bonne série de space opéra, ce qui n’est pas si fréquent. Elle mêle space opéra et robotique comme cela a déjà été cité. Nombre de personnages & d’intrigues parallèles qui se croisent, s’entremêlent, se séparent pour finir par se regrouper en un beau bouquet final au 6ème et dernier tome. Je me suis presque plus attaché aux personnages robotisés principaux qu’aux êtres carboniques comme ils les appellent. J’ai bien aimé les dessins en aquarelle avec des couleurs chatoyantes, des beaux contrastes couleur chaude, couleur froide. On sent que l’aquarelle a permis une totale liberté de trait à Jeff Lemire. En tout cas, de l’aquarelle pour du space opera, je n’avais pas encore vu, là ça fonctionne bien, c’est très original. En avant-propos de chaque tome, la présentation des personnages, des planètes, des organismes à laquelle on peut se reporter, facilite la lecture et évite de s’y perdre car il y a de nombreuses ellipses et séquençages dans l’intrigue. Et le plaisir continue avec la saison 2 ! Ascender (Note 4/5), (3 tomes sortis au moment ou j’écris ces lignes) qui renouvelle très bien la série en incorporant de la dark fantasy.
La Femme Papillon
Je fus agréablement surpris par ce one-shot parce que je l'avais emprunté sans trop savoir de quoi était le sujet. Ça commence avec un auteur de bande dessinée dont les œuvres intimistes ne marchent pas et son éditeur lui commande une BD de super-héros. Au début il n'est pas emballé, mais au fil des pages il commence à trouver des idées et à prendre du plaisir avec le projet. Tout va basculer quand son héroïne va soudainement prendre vie. Le récit est vraiment captivant du début jusqu'à la fin. J'ai adoré voir le processus créatif de Greg qui ne sait plus quoi faire et qui après des discussions avec ses copains va finalement trouver l'idée qui va faire en sorte qu'il va finir par avoir du plaisir sur un travail qui n'était qu'une commande au départ. Et puis tout va s'emballer lorsque son héroïne va prendre vie. J'ai bien aimé comment le scénario était intelligent. Les réactions de notre monde normal face à l'arrivée d'une super-héroïne et aussi de l'auteur et de son entourage sont crédibles et j'ai bien aimé comment évoluait le récit. C'est une des meilleures bandes dessinées de l'année 2020 que j'ai lues et je suis triste qu'elle ne semble pas avoir été populaire. Le scénario est très bien fait et on est loin du récit de super-héros "normal". Les personnages sont attachants, l'humour fonctionne bien, les dialogues sont savoureux et le dessin est excellent. Une pépite à lire absolument !
Soda
A chaque fois que je relis cette série, à chaque fois je la savoure différemment. Manhattan, 416 Church Avenue, 23e étage, c’est là que vivent Soda et Mary, sa maman. Entre la rue et le 23e étage, heureusement qu’il y a l’ascenseur qui, matin et soir, donne le temps à Soda de se changer pour passer de son uniforme de pasteur à celui de flic et vice versa. Eh oui ! La gentille et attentionnée maman du lieutenant ne sait pas qu’il est flic. Pas étonnant : elle ne sort jamais (la rue est si dangereuse !) et ne regarde pas les News (on n’y voit tant de violence !) Profondément croyante, elle est fermement convaincue que son fils adoré exerce son ministère dans une paroisse des environs. Cette rupture entre ces deux mondes que tout oppose est la base du récit. C’est aussi son principal ressort humoristique. Soda est lieutenant de police à New York. Il est courageux et n’hésite pas à utiliser son arme pour défendre la vie de ses collègues. Tous les jours, il côtoie la mort, la violence, la pauvreté des clochards, l’errance des jeunes paumés. A chaque album, on se replonge dans l’ambiance des rues de Manhattan, de Harlem ou du Bronx : une toile de fond de circulation infernale, de foules de personnages hétéroclites qui arpentent les trottoirs de la ville (ça vaut le coup de les regarder en détails), de haute criminalité où la frontière entre le Bien et le Mal reste floue. On y retrouve la vie du commissariat avec les remontées de bretelles mémorables des supérieurs, les blagues à deux balles des collègues mais aussi, ses blessés… et ses morts en intervention. Un polar sombre, des scénarios bien rythmés, des dialogues ciselés et grinçants, un dessin semi réaliste qui gagne en qualité d’albums en albums. Sous l’apparence d’une comédie noire, Soda est un concentré des grandes questions qui traversent la société new yorkaise. Que du bon…
La Mécanique du sage
Il y a six ans, j’avais découvert Les Idées fixes et j’avoue être tombé sous le charme. Cette bande dessinée m’avait laissé une très bonne impression, malgré sa forme quelque peu déroutante, grâce à la merveilleuse poésie qui s’en dégageait… Gabrielle Piquet confirme avec ce nouvel opus son style très particulier, ainsi que son audace, très légitimement récompensée lors du dernier Festival d’Angoulême. Gabrielle Piquet réussit à nous immerger très vite dans son récit atypique en utilisant les codes de la fable. De nombreux qualificatifs viennent à l’esprit, mais ce que l’on retient pour définir au mieux l’objet, c’est sa liberté et son intemporalité. Les cases restent ici accessoires, et le dessin, empreint d’une délicate poésie rétro, s’apparente à une écriture en symbiose totale avec le texte, qui, sous une apparente simplicité, est très travaillé. L’autrice insuffle de la mélodie à ses mots, qu’elle conjugue à une discrète espièglerie qui imprègne également son trait, provoquant souvent un sourire amusé chez le lecteur. Ce trait en question, d'un violet pâle, semble être tracé à main levée, sans aucun effet ostentatoire. Il reste d’une parfaite lisibilité, avec moult détails qui viennent souvent compléter le texte ou les dialogues. On pense beaucoup à Will Eisner et ses fables new-yorkaises, autant pour ce qui est du dessin que de la narration. L’histoire, qui se situe dans l’Écosse des années 1920, raconte le parcours chaotique d’un homme de bonne famille, Charles Hamilton, qui pourtant a « tout pour être heureux ». Car cet oisif épicurien à l’âme d’artiste, apprécié de son entourage, ne se satisfait plus de sa vie de riche héritier enclin à la fête et à la débauche. Quelque chose lui manque, et l’ennui le gagne peu à peu. D’une liaison amoureuse qui battra vite de l’aile et prendra fin avec la mort de sa bien-aimée, naîtra une enfant, Sonia. Souffrant d’une maladie pulmonaire, celle-ci est par ailleurs en proie à de fortes colères qui laissent son père désemparé. Après l’avoir placé dans un établissement spécialisé, Hamilton va renouer pendant une courte période avec sa vie dissolue, avant de se lasser à nouveau. Hanté par son aïeul qu’il voit comme un sage, il va acheter les services d’un « ermite ornemental », dont le rôle sera de se promener dans son jardin et d’inviter son propriétaire « à s’imprégner de son modèle et à assimiler pour lui-même ces signes extérieurs de sagesse ». Peut-être une manière de chercher à reconnecter avec Sonia, qui elle-même est en deuil de son premier amour, un gros garçon joufflu et immobile, que cette maigre fillette vénérait de façon platonique et unilatérale. Celle-ci va alors sombrer dans un mutisme mélancolique… Impossible de révéler la fin, mais la réconciliation entre le père et sa fille prendra des chemins pour le moins inattendus et pour tout dire, aussi drôles que jubilatoires… « La Mécanique du sage » constitue une lecture très agréable par sa fluidité. On apprécie pleinement la poésie et l’humour qui se dégage de cette jolie fable sortant des sentiers battus, sous-tendue par une réflexion philosophique sur le sens de la vie et de cette fameuse sagesse que chacun d’entre nous cherche à atteindre. Déconstruisant l’image d’Epinal du vieux sage barbu et imperturbable, Gabrielle Piquet nous montre peut-être que la sagesse n’implique pas obligatoirement de se renier soi-même, et nécessite même de conserver un petit grain de folie. Bouddha le disait lui-même : « L’insensé reconnaissant sa folie est sage, mais l’insensé qui se croit sage est vraiment fou »…
Donjon Antipodes -
Sans surprise, on reste dans la verve des Donjon. Le ton est à la fois drôle et décalé, tout en laissant la place à des questions vraiment pas si anecdotiques que ça. L'ensemble m'évoque, de façon certes lointaine mais néanmoins insistante, Le Chat du Rabbin ou Socrate le demi-chien. La narration est tellement fluide qu'elle coule de source, et ces albums se dévorent avec un grand plaisir. Mention spéciale pour le début du tome -10 000, avec son texte off et la petite surprise qu'elle nous réserve au bout de quelques pages. J'attends de voir comment ce bout de la série va se développer. Pour le moment, on a une nouvelle série de l'univers Donjon, avec très peu de contraintes liées à cet univers, et donc une grande liberté. J'espère que quand Sfar et Trondheim vont devoir raccrocher les wagons avec la suite, cette série ne perdra pas son ton actuel, qui est vraiment très agréable.
Un travail comme un autre
Je ne connaissais pas le roman de Virginia Reeves, mais cette adaptation m’a beaucoup plu. L’histoire nous raconte les déboires de Roscoe T Martin, un mec pas plus mauvais qu’un autre, qui tente de subvenir à sa famille pendant la grande dépression des années 30. Il fait preuve d’ingéniosité mais surtout de malchance, difficile de ne pas avoir de la peine en voyant sa vie s’effondrer, lui échapper petit à petit. Toute la fin (après sa libération de prison) m’a beaucoup touché, beaucoup ému. La lecture est fluide et prenante, et le style graphique particulier et un peu « vintage » est vraiment classieux. Un excellent moment de lecture, et un coup de cœur.