Les derniers avis (9597 avis)

Couverture de la série Et si l'amour c'était aimer ?
Et si l'amour c'était aimer ?

Mais à quelle force maléfique, quelle fée obscure, quel dieu oublié, quel grand ancien Fabcaro a-t-il donc sacrifié pour obtenir la recette magique du fou rire ?! La recette est la même qu'un Moins qu'hier (plus que demain) et qu'un Zaï Zaï Zaï Zaï, et pourtant ça marche ! Humour décalé, incongru, saugrenu, absurde, voire même parfois complètement con, le lecteur impuissant sera l'esclave spectateur de ses zygomatiques irrésistiblement contractés, et son rire incontrôlable résonnera comme un appel au secours face à cette terrible malédiction. Les situations ubuesques (et décalées, incongrues, saugrenues, absurdes, voire même parfois complètement cons) s'enchaînent implacabement. La facilité apparente avec laquelle elles sont écrites masque une jolie complexité dans le domaine du pince sans rire. Le dessin y est pour beaucoup, volontairement figé, et avec le sérieux des personnages, entrant en totale contradiction avec le burlesque, le ridicule des situations, il se révèle un puissant moteur de cet humour ravageur. Un excellent cru que cet album, et un très bon outil de musculation pour vos abdominaux.

06/06/2021 (modifier)
Couverture de la série Beauté
Beauté

Très belle histoire, Beauté nous raconte l'histoire de Morue, fille outrageusement laide et maltraitée par sa marraine qui en a fait une souillon. Croisant le chemin d'une fée à qui elle rend involontairement service, elle reçoit en récompense la beauté qu'elle désire tant. Plus précisément l'apparence de la beauté. Une beauté telle qu'elle surpasse celle de toutes les autres femmes. Bien évidemment, un tel don est à double tranchant, et son excès s'avère rapidement relever plus de la malédiction. Sans compter que Morue, désormais appelée Beauté, n'est pas devenue plus intelligente pour autant, ce qui ne l'aidera donc guère, et ne contribuera pas particulièrement à son bonheur. Cette histoire utilise avec brio les notions de beauté, d'intelligence, de bonheur, de bénédiction qui n'en n'est pas vraiment une et, reprenant tous les codes des contes de fée, va plus loin en montrant le côté obscur de ces fées et leurs intentions propres. Conservant tous les codes du conte avec ses aspects simplificateurs et ses portées morales, Beauté est aussi sombre, dur, cruel, et se révèle pourtant assez complexe et subtil dans ses ramifications - parfois à peine effleurées - et les thèmes qu'il explore. Dénué de manichéisme, cette histoire a été jusqu'à me rappeler Phénix - L'oiseau de feu de Tezuka. Malgré quelques longueurs parfois, toute l'histoire se déroule implacablement, et je n'ai quant à moi pu poser ces albums qu'après les avoir finis.

06/06/2021 (modifier)
Par Ubrald
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Brooklyn Dreams
Brooklyn Dreams

C’est typiquement le genre de roman graphique que j’affectionne tant en termes de contenu que de dessin. J’ai tout d’abord savouré la façon dont John Marc DeMatteis introduit son témoignage autobiographique, en philosophant sur le degré limité de vérité que nous réussissons à transmettre, notre perception humaine étant imparfaite. Une fois cette précaution liminaire prise, il se lance dans un récit introspectif, frisant parfois la psychanalyse, pas une démarche purement mentale, mais quelque chose de beaucoup plus vivant, de son enfance jusqu’à son année de terminale. C’est admirablement réalisé, via la superposition de 2 codes graphiques distincts, d’une part un narrateur adulte crayonné ou en aquarelle sombre quelque peu brumeuse, et d’autre part un dessin plus classique ligne claire représentant son enfance, sa vie qui défile. Ces 2 frises s’enchevêtrent de façon subtile et pertinente, l’adulte portant un regard que l’on ressent compréhensif, bienveillant, sur le jeune en souffrance qu’il était alors. L’adulte est d’ailleurs parfois seul dans le noir, assis ou dans une posture pouvant suggérer qu’il est en train de suivre une psychanalyse. J’ai adoré la profondeur et la richesse de cette histoire : toute l’évolution psychique du jeune John Marc DeMatteis, de par les cahots de sa vie, ses expériences notamment psychotropes, ses passions solitaires, ses rencontres déterminantes, ses premiers émois amoureux puis surtout son questionnement mystique et existentiel. Il évoque aussi les 15 années qu’il lui a fallu pour guérir ses souffrances intérieures, ce qui pourrait faire l’objet d’un nouveau roman graphique. Niveau dessin, c’est un superbe noir & blanc, il y a du Eisner dans la façon dont Glenn Barr croque les travers familiaux, c’est jubilatoire, cela m’a rappelé Affaires de famille (Une affaire de famille). Son dessin me fait aussi penser à l’argentin Eduardo Risso, que j’apprécie beaucoup, notamment pour la réalisation de la couverture. J’espère ardemment que l’auteur nous offrira une suite à ce premier opus !

06/06/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Alim le tanneur
Alim le tanneur

En quatre tomes seulement - Bravo ! - Wilfrid Lupano nous propose une histoire complète, riche en événements et en sublimes dessins. A mon sens, cette bande dessinée a deux qualités majeures : d’abord, l’univers graphique imaginé et réalisé par Virginie Augustin. C’est somptueux, quel talent ! On sent que le dessin d’animation n’est pas loin. C’est créatif, riche sans être surchargé, les couleurs sont douces ce qui donne à l’ensemble un bel équilibre et une grande élégance. Il y a foule de petits détails que l’on découvre dès que l’on prend le temps de s’attarder un peu sur une planche. Le tout est harmonieux et laisse apparaître une grande imagination. Ensuite, les personnages. Bien sûr, il y a les bons et les méchants, les violents et les pacifiques. Chacun a un physique parfaitement reconnaissable, une culture, un parcours cohérent dans l’histoire. Bref, ils ont de la profondeur et il est intéressant de comprendre à quelles règles, à quelle idéologie chacun appartient. D’autant plus, qu’à travers eux, on n’a aucun mal à reconnaître les peuples des continents de notre monde à nous ! Le moins bien concerne le scénario. Il ne faut rien exagérer quand même ! C’est clair, classique, un peu prévisible et sans beaucoup d’espoir. Là encore, on retrouve en transparence des systèmes politiques bien connus de notre monde et c’est intéressant de le replacer dans un contexte différent. Excellente série, bien maîtrisée, bien équilibrée et super agréable à lire.

06/06/2021 (modifier)
Par Ubrald
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Survivants - Anomalies quantiques
Survivants - Anomalies quantiques

Je suis en train de relire toutes les séries des mondes d’Aldébaran et je suis curieux de voir si comme pour certains posteurs, je finis par me lasser de la recette Léo, à savoir un groupe de terriens livrés à eux-mêmes dans un monde extra-terrestre à la faune et flore hostiles (souvent dans la jungle), le tout mâtiné de science-fiction. Et bien, après avoir relu Aldébaran, Antarès, Retour sur Aldébaran et maintenant "Survivants", pour moi c’est toujours aussi bon, je me suis encore laissé captiver par son histoire. Je pourrais recopier mes avis des séries précitées sur celui-ci. Il y a de surcroît deux nouveautés sympathiques avec "Survivants", d’une part il ne s’agit pas cette fois d’une tentative de colonisation d’un monde extra-terrestre par les terriens, je n’en dis pas plus sur le pitch mais je le trouve plutôt bien vu, et d’autre part on découvre de nouveaux personnages, Kim et ses compagnons ne sont pas les protagonistes de cette série. J’aime bien le fait qu’il y ait toujours toute une galerie d’acteurs et pas seulement 2,3 : le début d’histoire de "Survivants" commence avec une douzaine de personnages. J’apprécie aussi que le leader du groupe d’aventuriers soit une femme, c’est souvent le cas avec Léo, ça change, cela doit être son côté féministe. D’un point de vue scénaristique, je trouve que Léo réussit bien les passerelles entre ses différentes séries, l’ensemble des mondes d’Aldébaran reste à mon sens passionnant et cohérent.

04/06/2021 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Survie de l'Espèce
La Survie de l'Espèce

Que voile une BD bien faite sur des questions aussi pointues que l'économie ! Sous couvert d'humour, et enrobé dans des explications chevaleresque, euh, chevaline (littéralement, puisqu'on parlera de chevaux tout du long), les auteurs s'attachent à faire de la BD une introduction fouillée et précise sur la question de l'économie. Je n'ai toujours pas lu la BD Economix, qui semble s'attarder plus longuement sur la question et ses méandres, mais je trouve que cette BD-ci à le mérite de nous fournir une bonne base de connaissances. Sans aller jusqu'à des développements complexes tels ceux des méandres de la pensée économique de Marx, Heggel, Friedriech ou Kaynes, nous avons une simple démonstration de la façon dont l'économie gère le monde aujourd'hui. Guidé par un capitaliste caricaturé en Monsieur Monopoly, et sous métaphore de chevaux, courses et autres paris hippiques, les auteurs expliquent les bases du capitalisme, de la société marchande, de la bourse et des gouvernements maintenant le système économique de domination des riches. C'est peut-être évident, pour certain plus initiés, mais malgré des cours d'histoire de l'économie que j'ai eu à la fac, je dois dire que j'ai eu grand plaisir à lire cette BD. Peut-être, justement, parce que cette simplicité permet une compréhension rapide et assez nette des mécanismes globaux de ce système. Rien que la compréhension vu par en haut, détachée de toute humanité, permet d'appréhender le rapport inhumain de ce système avec ceux qui en font partie. Le capitalisme, c'est une classe à part et détachée des contingent du réel, qui joue avec ce qu'ils ne considèrent pas comme des vies. J'ai eu un coup de cœur pour la BD, parce qu'elle a ce qu'il faut pour que l'on comprenne et intègre les principes et les bases de notre économie. Bien orientée, sans aucun doute, elle nous permet aussi de comprendre pourquoi ce système est horrible, aussi bien actuellement qu'a long terme. Les questions et enjeux se développent de plus en plus autour de la question de l'économie (contrôle des marchés, écologie, crise financière/sanitaire, crise politique, réchauffement climatique, pauvreté et ultra-riches ...). Un ouvrage didactique dans ce genre est salutaire pour l’accessibilité de son discours et les questions qu'il fait naitre. Un approfondissement serait nécessaire, bien entendu, mais il ne sera pas à la portée de tous. Pour une première base, cet ouvrage est à mettre entre toutes les mains. Parce que la lutte n'est pas finie, camarade !

03/06/2021 (modifier)
Par Ubrald
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Affaire Zola
L'Affaire Zola

Je ne connaissais de Zola que son roman « Au bonheur Des Dames ». Je savais qu’il avait pris parti pour le capitaine Dreyfus via son célèbre article « J’accuse ». Je savais qu’il était un écrivain du courant naturaliste, s’évertuant à dépeindre les mœurs et l’injustice sociale de son époque via ses romans, notamment la série des Rougon-Macquart. Mais je ne connaissais pas l’homme, son enfance, sa vie familiale et sentimentale, ses combats, les circonstances présumées de sa mort, ni l’ampleur de son engagement dans l’affaire Dreyfus. Je pensais à tort qu’il avait été très reconnu, admiré par ses pairs et compatriotes durant sa vie : je ne savais pas à quel point il avait subi la vindicte populaire de par ses positions sociales et politiques. Bref, j’ai trouvé cette bd très enrichissante (le scénariste Jean-Charles Chapuzet est historien) car j’ai beaucoup appris dans le plaisir, l’histoire étant très bien contée, c’est pour cela que je lui mets 4. C’est d’ailleurs une bd qui a été appréciée par des proches non bdphiles pour sa facilité de lecture et son apport culturel & historique. J’ai aussi aimé le dessin, les couleurs, qui font très bien ressortir la violence politique, sociale et populaire de l’époque. Par moment, j’ai revu des images de la série télé « Paris Police 1900 » de Fabien Nury qui se passe à la même période. Le discours d’Anatole France à ses obsèques et son entrée au Panthéon en présence du commandant Dreyfus, même si ce ne sont que 2 cases dans la bd, m’ont touché. J’avais presque l’impression que c’était l’entrée de Jean Moulin au Panthéon sous le discours d’André Malraux. Pour résumer, c’est une biographie synthétique, avec un focus important sur l’affaire Dreyfus, qui dépeint une période de l’histoire de France de façon joliment romancée, un peu à la Zola en somme ;-) Le titre de la bd, clin d’œil à « l’Affaire Dreyfus », est bien trouvé aussi !

03/06/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Psykoparis
Psykoparis

C'est avec cette intégrale de "Psykoparis" que je découvre cette série. Série qui aura eu bien du mal à trouver sa conclusion, mais qui aura eu le mérite d'y parvenir malgré toutes les péripéties qui ont jalonné ces 10 ans qui sépare le tome 1 de cette fin inclue dans cette intégrale. Et ça en fallait fichtrement la peine !!! Un bon gros délire comme je les aime, mis en image de la plus belle des façons et nous proposant une brochette de personnages hauts en couleur ! Un Paris futuriste où chacun est autoriser à porter une arme blanche et à tuer son prochain, sans précision de date particulière, est partagé entre différentes factions et triades avec pour point d'ancrage Maman, une vieille usurière qui tient tout le monde par la (ou les ?) bourse, notant scrupuleusement la moindre dette de chacun dans un petit carnet. Quand une bande de jeunes fêtard, profite de son absence pour organiser une bamboche de tous les diables et refourguer chez le brocanteur du coin au passage tout ce qui a un semblant de valeur, c'est le drame ! Car LE carnet était consciencieusement planqué dans un buffet... S'engage alors une course contre la montre entre les gangs, car celui qui mettra la main dessus sera alors le nouveau maître de Paris... Expliqué comme ça, tout cela peut sembler un brin foutraque, mais c'est ici plus le rythme, les péripéties et les personnages qui font toute la saveur de cette série. Ajoutez à cela le dessin léché de Corentin Martinage et vous obtenez ce petit bâton de dynamite plein de vigueur qui ne demande qu'à nous péter à la gueule ! J'avoue avoir énormément apprécier certains personnages ; que ce soit le Prospecteur ou encore le frère de Maman (un bon gros psychopathe celui-là ! Enfin, vous me direz, les autres valent le détour aussi !), on est pas déçu du voyage ! C'est donc au milieu de ces gangs de fous furieux que nous suivons cette bande de jeunes fêtards impliqués malgré eux dans cet imbroglio sanglant et qui va nous servir de fil conducteur. Voilà donc une très bonne série, bien déjantée comme il faut, au graphisme soigné et qui promet un très agréable moment de lecture à ceux qui voudront bien se donner la peine de coller une p'tite bise à maman.

02/06/2021 (modifier)
Couverture de la série Le Mage Acrylic
Le Mage Acrylic

Bon, disons-le tout de suite, cet album est assez rare à trouver. Et le travail de Druillet (mais aussi en partie le dessin de Bihannic – que je découvre ici) ont certains côtés datés qui peuvent rebuter. Trois histoires composent ce recueil (la troisième, qui inspire le titre de l’album, est la plus longue et en occupe les deux tiers). A chaque fois nous suivons un type à l’accoutrement bizarre, dont on ne sait presque rien. Il est bourru, relativement vulgaire, n’aime pas qu’on l’emmerde ou qu’on lui dise ce qu’il doit faire. Il avance, c’est tout, et tente tant bien que mal de se sortir des rencontres plus ou moins improbables et dangereuses qu’il est amené à faire. Peu de texte, celui-ci étant d’ailleurs parfois impersonnel, déclamatoire, jouant sur un fantastique étrange. Je ne sais pas où Druillet voulait aller. Ce n’est pas désagréable, mais j’ai parfois eu l’impression qu’il se contentait de suivre au hasard les éclairs de son imagination, pour mettre en valeur le dessin de son complice. Et là, mais alors là, quelle claque ! C’est cet aspect qui explique mon coup de cœur. Ne vous fiez pas à la couverture en couleur, qui rend mal le travail de Bihannic. Il n’utilise – à juste titre – que du Noir et Blanc, avec un trait fin, ciselé, minutieux. Mais il n’est pas avare de ses coups de crayons ! En effet, certaines planches sont remplies de détails, dans une ambiance fantastique baroque que l’on pouvait aussi voir dans le dessin de Gal sur Epopées fantastiques (Arn, Les armées du conquérant). Grandiose, parfois surchargé (même si d’autres planches sont plus épurées), je comprends qu’il n’ait pas dessiné beaucoup d’albums, avec le temps que cela a dû lui prendre, rien que pour celui-ci… C’est en tout cas un album qui reflète assez bien ce qui se produisait dans les années 1970 (les histoires datent du milieu de cette décennie, j’ai lu l’album sorti chez Dargaud en 1982), chez les Humanos en particulier. Si vous avez l’occasion de tomber dessus, jetez-y un gros coup d’œil, ne serait-ce que pour le dessin de Bihannic, qui n’a, hélas, rien publié après cet album.

02/06/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Club des amis
Le Club des amis

Le Club des amis est une BD destinée à la jeunesse, 6 à 10 ans je dirais, et je trouve qu'elle convient parfaitement à ce public, le genre de BD que des parents souhaiteront leur offrir sans hésitation, que les enfants liront sans aucun doute avec plaisir ou que les parents seront aussi heureux de lire aux plus jeunes. C'est un récit plein de tendresse, de sagesse, d'un peu d'humour et d'un petit aspect ludique également. Le graphisme est très simple, très naïf. Ce n'est pas lui qui attirera forcément le lecteur vers l'album mais une fois dedans il s'avère bien efficace, agréable, intelligemment mis en scène, et incluant des détails amusants par-ci par-là. L'histoire, c'est celle d'un enfant serpent un peu froussard gentiment forcé par sa mère à quitter le foyer pour découvrir le monde et se faire des amis. Très rapidement, il rencontrera Tulipe l'ourson avec qui il s'entendra bien et qui l'invitera à venir hiberner ensemble dans la petite grotte douillette où il vit avec sa propre mère bienveillante. Un peu plus tard, ils rencontreront aussi l'oiselle Violette et, à trois, ils formeront le Club des amis et vivront quelques petites aventures toutes en douceur. L'album est structuré en une poignée de petits chapitres d'une douzaine de pages. Cela permet quelques ellipses et changements de cadre qui transforme cet album d'une cinquantaine de pages en un récit dense se déroulant sur plusieurs saisons. Ce n'est donc pas le genre d'histoire courte plaisante mais frustrante car trop vite lue : on a facilement l'impression d'avoir vécu plusieurs aventures avec ses héros auxquels on finit par réellement s'attacher. Ces fameuses aventures sont toutes en tendresse et en simplicité et en même temps elles débordent d'une sagesse bienveillante, d'un peu de suspens et d'une touche d'humour. Qui plus est, la narration est impeccable, prenante comme il convient et elle parvient en quelques cases et malgré son dessin naïf à dégager régulièrement une belle émotion. Sincèrement, c'est un coup de cœur car je me dis que si mes enfants avaient encore l'âge, j'aurais adoré leur lire cet album pour en profiter avec eux.

02/06/2021 (modifier)