Les derniers avis (9596 avis)

Par Xmbroise
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Klaw
Klaw

Suivant cet ouvrage depuis mes 10 ans (aujourd’hui 18) j’ai, je pense, pu lire The klaw de la meilleure manière possible. Pour moi cette bande dessiné se lit sous plusieurs générations. A ses débuts on rencontre un gamin qui découvre ses pouvoirs et qui se venge de ses tortionnaires au lycée, puis par la suite il est pris sous l’aile d’un mentor, grosse bataille, des gens meurent, d’autres non, bref le début est assez puéril et gentil. En revanche au fur et mesure de la publication des tomes on en découvre de plus en plus sur ces fameux dieux ancestraux asiatiques. L’histoire se complique à base de guerre de gang, de possession de ces fameux dieux, de nouveaux personnages et de nouvelles intrigues très intéressantes. Ce que je pense de cet ouvrage c’est qu’il est fait pour être lu en fonction de sa parution. L'œuvre devient de plus en plus mature et compliquée au fur et à mesure des tomes. Si vous êtes un grand amateur de bd, vous allez sûrement ne pas être emballé par ses débuts, mais un petit garçon oui (ce fut mon cas). Par la suite nous grandissons, devenons plus mature, intelligent,… et nous devons faire face aux mystères et intrigues de la bd qui sont vachement plus intéressants que ceux du début, qui sont d’ailleurs plus apte à plaire à ces amateurs. Quant au style graphique, je le qualifierai de moderne et évolutif, il se marquera de plus en plus avec les tomes.

20/01/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Maudit sois-tu
Maudit sois-tu

Mise à jour suite à la lecture du dernier tome. Je vais faire mon ronchon, y a des coups de pieds au cul qui se perdent ! Je vous exhorte à vous pencher sur ce fabuleux "Maudit sois-tu" qui porte bien son triste nom. Une très très belle surprise, tant d'un point de vue du scénario que du dessin. J'ai dévoré les 2 albums à la suite sans pouvoir décrocher et ce jour le dernier opus qui clos de façon remarquable ce superbe triptyque. La boucle est bouclée avec pour fil conducteur ..... une broche. Philippe Pélaez mène d'une main de maître son scénario avec une narration fluide et cette idée de mélanger personnages fictifs et réels est ingénieuse. Ce récit à rebours est une mécanique infernale. Une véritable horloge suisse. j'ai été happé par cette folle histoire. Histoire intrigante, dérangeante et surprenante. Toutes les pièces du puzzle s'imbriquent. C'est diabolique ! Tome 1 : 2019, un meurtre dans les égouts de Londres, et à partir de là une intrigue à multiples rebondissements se met en place. Chasse à l'homme. Dîner mondain. Expérience à la Frankenstein... Un oligarque russe veut se venger pour laver la honte qui gangrène sa famille. Pour cela, il va réunir les 4 descendants de ceux, qui 170 ans auparavant, sont la cause de son déshonneur. Tome 2 : 1848, le docteur Moreau aidé du comte Zaroff réunit dans son manoir Mary Shelley, Émily Brontë, Richard Burton et Charles Darwin. Il veut présenter le résultat de ses expériences à ses illustres invités. Il n'aura pas le résultat escompté. Tome 3 : 1815 à 1822, Mary Shelley, Lord Byron, John Polidori, Joseph Burton et le docteur Darwin. On y découvre la création du roman de Frankenstein, ce qui donnera des idées à certains pour passer de la fiction à la réalité. Un tome plus intimiste qui joue sur les fêlures de Mary. Une narration non linéaire faite de nombreux flash-back. Je découvre le dessin de Carlos Puerta et je dois dire que son style réaliste est parfaitement maîtrisé, même si j'ai eu un peu de mal au début avec les visages. La colorisation "sépia" fait ressortir une ambiance oppressante digne des meilleurs thrillers. Il a su donner une âme à chaque période du récit. Envoûtant. Etes-vous prêt(e) pour une expérience où le réel et l'imaginaire s’entrechoquent ? Je rehausse ma note d'une étoile et nouveau coup de cœur.

27/06/2021 (MAJ le 20/01/2022) (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Adlivun
Adlivun

Petit spoil historique pour commencer. Le navire la Mary Celeste fut retrouvé au large des Açores en 1872, cargaison quasi intacte, toujours en état de naviguer malgré quelques voies d'eau et un équipage manquant. Il fut réarmé et navigua de nouveau, mais sa découverte en 1872 fut à l'origine de nombreuses théories pour expliquer l'incident. L'Erebus et le Terror étaient deux navires britanniques qui disparurent en mer lors d'une expédition en Antarctique et retrouvé en 2014. Si vous avez lu Pierre Mac Orlan et Jean Ray cet album est pour vous, il s'en dégage une véritable atmosphère dont ces deux auteurs étaient friands. Atmosphère enfumée du Smog et du Fog britannique, tavernes enfumées où l'on boit du rhum en silence et ce monde des derniers moments de la marine à voile. Le dessin de Vincenzo Balzano est juste parfait pour rendre l'esprit du récit, un trait acéré et des aquarelles avec des tons pastel du meilleur effet. V. Balzano n'est pas un inconnu pour les lecteurs de BDthèque puisqu'il y a deux ans votre serviteur avisait une série du même auteur Clinton Road. Nous suivons donc le capitaine Briggs et son équipage qui partent à la recherche de deux vaisseaux britanniques dont les autorités sont sans nouvelles depuis presque deux ans. Le fameux passage du Nord-Ouest entre l'Atlantique et le Pacifique, c'est dans cette région que la Mary Celeste s'engage pour retrouver les disparus. Bientôt pris par les glaces elle attend le dégel , mais se trouve confrontée à la population indigène des lieux, à savoir les Inuits et leurs légendes locales. L'auteur nous offre alors une hypothèse que je trouve assez belle sur la disparition de la Mary Celeste. Ce moment de lecture fut pour moi un excellent moment d'évasion, tant l'auteur a su créer une ambiance et une atmosphère très XIXème siècle sur un thème qui m'est cher celui de la mer, des bateaux, fort bien dessinés et des légendes qui se réfèrent à ce milieu. Forcément un coup de cœur.

20/01/2022 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Tombeau de Dracula (Dracula, le vampire)
Le Tombeau de Dracula (Dracula, le vampire)

Je réécris mon avis après avoir fini de lire le second omnibus paru chez Panini. Dans mon ancien avis, je me plaignais qu'on ne pouvais pas trouver facilement tous les épisodes en français et maintenant c'est le cas grâce à Panini. Le Tombeau de Dracula est différent des autres productions Marvel, non pas parce que c'est un comics d'horreur (il y en a eu plusieurs durant les années 70), mais parce que ce n'est pas un comics de super-héros où on peut tout simplement prendre un numéro de temps à autre, le scénariste Wolfman prends son temps et tisse des sous-intrigues qui prennent du temps pour se terminer (le meilleur exemple est tout l'arc avec le méchant Dr Sun). J'aime bien ce procédé parce que lorsqu'on lit tous les épisodes de Wolfman, on s'aperçoit qu'il raconte une longue et belle saga. Certes, cela mets un peu de temps pour que cela devient excellent (Wolfman n'arrive qu'au numéro 7 et ses premiers récits sont un peu moyen), certaines idées ne sont pas bonnes et parfois des intrigues semblent faire du surplace, mais globalement c'est très bon. Le point fort sont les personnages. Il y a une galerie de chasseurs de vampires lancé aux trousses de Dracula et ils ont tous une personnalité distinct et intéressantes. Dracula est aussi un bon personnage, capable d'avoir des hommes humains sans toutefois tombé dans le cliché facile du méchant bien méchant qui soudainement n'est pas aussi méchant qu'on l'a montré et obtiens une rédemption. Les points faibles sont que vers les derniers numéros Wolfman va être plus ou moins obligés d'abandonné des idées qui avaient du potentiels parce que la série est annulée et aussi vu que Dracula est le protagoniste de la série, il ne peut pas vraiment mourir et du coups les héros qui lui courent après finissent par sembler incompétent, surtout qu'à plusieurs reprises ils décident de ne pas le tuer et ensuite au numéro suivant ils veulent le tuer de nouveau. Je ne suis pas non plus fans des quelques crossovers avec d'autres héros Marvel, la série est trop différente du reste de l'univers Marvel, mais heureusement il y en a peu et la plupart collent au style de la série. Ainsi, Dracula va affronter un être fantastique comme Docteur Strange et non Spider-Man ou Hulk. Le dessin de Gene Colan est excellent pour une série d'horreur. Seul défaut, les scènes d'actions sont un peu dur à comprendre parfois. Bref, une très bonne série de Marvel à lire si on est pas allergique aux vieux comics et à ses codes (ça parle beaucoup).

01/07/2016 (MAJ le 20/01/2022) (modifier)
Par Josq
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Jacky et Célestin
Jacky et Célestin

Jacky et Célestin est une série très intéressante dans la mesure où elle a vu passer pas mal de jeunes dessinateurs, qui y ont fait plus ou moins leurs premières armes : Jo-El Azara (en compagnie de Will), Walthéry, Francis, Roger Leloup... (même si mon avis ne porte que sur la période Walthéry, puisque c'est la seule à laquelle on ait accès en albums aujourd'hui) Chapeautée de plus ou moins loin par Peyo, et de plus près par Vicq et Gos, on y retrouve tout ce qui fait l'identité des studios Peyo. Tout rappelle l'atmosphère des futurs Benoit Brisefer : le dessin, l'humour, les thèmes, etc... C'est flagrant dans le premier tome publié, Vous êtes trop bon !, où on retrouve une invention scientifique farfelue et une mafia qui veut aller piller des casinos dans un Monaco de bande dessinée. Mais il ne faut pas oublier que Jacky et Célestin a existé avant son petit cousin surpuissant, et c'est peut-être grâce à eux que le rôdage de Benoît Brisefer est si bon. Jacky et Célestin réussit néanmoins à se créer sa propre identité en s'engageant davantage sur la voie de l'enquête policière classique, parfois sous forme de whodunit (Casse-tête chinois) ou plus de récit d'espionnage (Sur la piste du scorpion, qui mêle les deux). Les trames sont donc classiques, mais souvent très efficaces, grâce au sens aigu de la narration des auteurs et à un dessin de Walthéry, à mon avis jamais meilleur que dans cette période de jeunesse. Personnages et humour fonctionnent donc tout-à-fait, et on se prend au jeu de ces récits pas toujours très originaux, mais toujours bien menés. Mais malgré tout le bien qu'on voudrait pouvoir en dire, il faut bien reconnaître que certains défauts subsistent dans Jacky et Célestin. Finalement, tout cela est trop sage, ça manque souvent de folie alors que le terrain s'y prêtait. A l'image de ses personnages, quasi-transparents, la saga peine souvent à se trouver une identité forte, qui lui aurait permis de conserver une place dans le coeur et la mémoire des gens jusqu'à aujourd'hui. Cela n'empêche nullement le plaisir de lecture de s'installer dans chacun des 4 tomes publiés, portant uniquement sur la période Walthéry. De quoi se régaler pour les amateurs de pépites trop méconnues.

19/01/2022 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Broderies
Broderies

Nous sommes en Iran, dans une famille de la bourgeoisie : la famille Satrapi. Le déjeuner vient de se terminer. Les hommes se retirent pour la sieste. C’est le moment où les femmes entrent en scène. Trois générations de femmes – grand-mère, fille, tante et petite fille - se retrouvent autour du samovar et se lancent dans une discussion fleuve sur leur vie conjugale. Virginité, mariage, espoirs, peurs, courage et déceptions : tout y passe ! Chacun, à tour de rôle, raconte son expérience. Une fois de plus, Marjane Satrapi nous plonge au cœur de la société iranienne, une société partiarcale où les femmes, contraintes à l’extérieur de la maison, se libèrent dans l’espace familial et dévoilent leurs idées modernes et bien tranchées, s’exprimant dans un langage cru qui contraste fortement avec le dessin en apparence très "sage". Cette opposition – dedans/dehors – est incroyablement efficace. Le rêve de mariage heureux, les espoirs d’une vie libre à l’étranger, le mariage forcé d’une enfant, l’amour aveugle pour un presque inconnu sont autant d’expériences conjugales racontées par ces femmes qui évoluent dans une société patriarcale. Cette discussion improvisée aborde, avec un humour parfois décalé et caustique, des questions de société importantes. Reconnaissant aussi leur part de naïveté et d’aveuglement dans le mariage, elles nous amènent à nuancer le regard qu’on porte sur les femmes iraniennes. Le dessin s’exprime très librement – comme ces femmes – il s’affranchit des cases et joue sur les regards de chacune dans lesquels on devine énergie et détermination. Ce petit album, intéressant et tendre, a quelque chose de revigorant !

18/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Le Faux Soir
Le Faux Soir

J’ai failli mettre « culte »… Un très gros coup de cœur en tous les cas pour cette évocation historique ! Gros coup de cœur déjà pour son sujet : ce faux Soir qui reste encore aujourd’hui en mémoire de plus d’un Belge demeure un des plus hauts actes de résistance réalisés au détriment du régime nazi durant la seconde guerre mondiale. Pensez donc ! Une parodie d’un journal de propagande distribué en lieu et place de celui-ci et au nez et à la barbe de l’occupant ! Plus d’un des auteurs paiera cet acte héroïque de sa vie, preuve s’il en est que ce faux journal avait méchamment blessé le régime nazi à la seule force des mots. Gros coup de cœur ensuite pour la structure du récit, dans lequel nous passons des réflexions et des recherches des auteurs au récit purement historique, simple et sans fioriture mais complet. La lecture est très fluide. D’une part, on sent l’enthousiasme des auteurs pour ce sujet et, d’autre part, l’évocation historique est tout sauf rébarbative. Contexte, complexité de la mise en œuvre et conséquences de la distribution de ce faux journal, tout est expliqué et détaillé mais sans jamais peser sur le récit. Il y a un florilège de noms et matière à approfondir le sujet pour qui le désire et, dans le même temps, nous sommes face à un documentaire facile à appréhender qui intéressera autant l’amateur d’Histoire que le lecteur lambda qui découvrira ici une histoire dans laquelle le « petit fait la nique au puissant ». Gros coup de cœur enfin pour le dessin de Christian Durieux, en parfaite adéquation avec le sujet. Les passages dans lesquels sont évoquées les réflexions et recherches des auteurs sont réalisés dans un style direct et sans fioritures, comme pris sur le vif. L’évocation historique, par contre, donne lieu à des planches dans lesquelles on reconnait sans devoir se forcer tel lieu ou tel personnage (même si le visage de la plupart d’entre eux m’était inconnu). Le changement de code couleur entre les deux époques, comme le changement de calligraphie sont encore deux détails qui facilitent la lecture tout en créant une ambiance bien typée pour chaque période. Pour moi, c’est vraiment proche de la perfection ! A lire, que l’on soit féru d’histoire ou non.

17/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Goldorak
Goldorak

Né une décennie après la première diffusion de la série en France, je ne suis pas de la même génération que les auteurs. Je partage cependant avec eux cette influence culturelle qu’ont eu les dessins animés japonais. Moi j’ai plutôt connu l’âge des Dragon Ball Z, Les Chevaliers du Zodiaque, Nicky Larson, Ranma 1/2, Power Rangers, etc. Dans une émission déjà présentée par Dorothée mais dans un autre programme pour enfants et une autre chaîne de télévision. Un puzzle fait un après-midi chez une tante, une peluche, des bribes de souvenirs du dessin animé qui évidemment passait toujours en rediffusion ; voilà ce qu’il me reste en mémoire du géant d’acier. Mais Goldorak tout le monde connaît ! Qu’on s’y intéresse ou pas on sait tous à quoi il ressemble et ce dont il s’agit, comme Superman, les Tortues Ninja ou les Pokémon par exemple. C’est là la marque des créations ayant marqués les esprits, et pour les gosses de 1978 c’est un truc immense ! Mais trêve de remplissage nostalgique aussi superflue qu’un « dans l’épisode précédent de DBZ » de 5mn, parlons de cette suite sobrement intitulée Goldorak. Plusieurs années après les évènements survenus à la fin de la série, l’empire Véga semble ne pas en avoir terminé avec la Terre. Ses derniers représentants s’apprêtent à jeter leurs dernières forces dans la bataille, espérant venger la mort de leur stratéguerre et enfin triompher des forces terrestres. Pour cela ils comptent recourir à un Golgoth d’un tout autre genre : l’Hydragon, plus puissant et évolué que l’armada qui avait précédé. Le seul espoir pour le Japon s’appelle Goldorak. Mais le prince Actarus et sa sœur ont abandonné Alcor, Vénusia, Rigel, Procyon, Mizar et tous leur amis du ranch du Bouleau Blanc, partis refonder une civilisation sur leur planète natale d’Euphor. Le compte à rebours est lancé. Le verdict : c’est une réussite sur tous les plans. Peut-être suis-je sensiblement influencé par mes préférences car si je ne suis pas fan de Goldorak à la base, Xavier Dorison et Denis Bajram les deux cerveaux du projet figurent dans le top 5 de mes auteurs favoris. Toujours est-il que même après ce trigger warning, je ne trouve que des qualités à cette bd. C’est finement écrit, pour un récit d’action j’entends : les auteurs font vibrer à l’unisson la corde de la nostalgie avec quelques clins d’œil bien placés (le 45 tours chantant le générique de la série, les « fulguropoing », « astérohache » et « métamorphose » sont bien présents, on garde même le passage devenu un gag sur internet où le siège d’Actarus fait plusieurs fois le tour sur lui-même), le suspens monte crescendo, il nous tarde de dévoiler le retour de Goldorak ; et en même temps qu’on conserve cette légèreté de la série d’enfance, ils prennent en compte que le public auquel ils s’adressent a vieilli, et nous distillent des thématiques et réflexions sur l’absurdité de la guerre, la question du traitement des réfugiés politiques et de l’immigration, ou encore s’il vaut mieux pardonner et vivre ensemble ou mourir comme des idiots chacun dans son coin. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est une œuvre puissante et engagée mais pour une histoire essentiellement tournée vers l’action, ce n’est pas dépourvu de réflexions intelligentes, et ça fait un bien fou de lire ça. Visuellement c’est un travail d’orfèvre, chapeau bas les artistes ! Et ça été fait à six mains ! Comme je connais plus particulièrement Bajram j’ai tout de suite reconnu son style, sa patte. Le storyboard c’est un truc de ouf, c’est du cinéma couché sur papier glacé. Le chara-design de Brice Cossu est judicieux, il touche au syncrétisme graphique, moitié manga, moitié franco-belge. La symbiose est telle que je ne sais pas trop qui a fait quoi mais j’imagine qu’avec Alexis Sentenac dans la team, le résultat n’en est que plus grandiose. Ah et puis le feu d’artifice, l’acmé, le moment où on pète tout : les couleurs de Yoann Guillo. C’est du bonbon pour les yeux. Petite suggestion : en édition collector grand format ça claque encore plus;) . Bref, on sent le gros projet qui a eu le temps de mûrir, on parle quand même de quelques chose qui a démarré en 2016 ! J’imagine même pas tout ce qui s’est passé entre l’envie de départ, la lettre pour convaincre Gô Nagai de partager son bébé (car c’est plus qu’une suite officielle, c’est LA conclusion de la série), la « mise en chantier », les moments surréalistes où les gars devaient débattre sur ce qu’il faut garder, jeter, améliorer (j’ai apprécié les petites touches qui font la différence comme par exemple le fait que seul Actarus porte des fringues des années 70, très pertinent dans le contexte. En revanche le seul bémol que j’ai à formuler, mais on va dire que c’est la magie de scénario, c’est l’incohérence temporelle entre l’enchaînement des évènements et l’âge des personnages qui ne semblent avoir vieillis que de quelques années alors qu’ils devraient avoir dans les 60 piges si le récit se passe bien dans notre présent comme le scénario l’indique.) ; j’imagine si des artistes de ma génération avaient le feu vert pour réaliser un DBZ inédit validé par Akira Toriyama, comment ils seraient dingues ! (Et si ce Goldorak devient un succès commercial alors la barrière entre rêve et réalité s’émoussera j’imagine). Donc bravo à l’équipe et à l’éditeur Kana. On veut en lire d’autres des adaptations de ce niveau. Goldorak Go !

16/01/2022 (modifier)
Couverture de la série #Nouveaucontact
#Nouveaucontact

Je LIKE comme c'est l'usage de dire dans notre monde connecté. Plus je lis les ouvrages de Bruno Duhamel et plus j'aime son humour cynique et sa façon de poser de vrais thématiques sous une forme originale et drôle. J'aime bien son trait et ses couleurs qui font un peu BD jeunesse mais avec des figures creusées par les épreuves. Ces mêmes figures sont souvent d'une expressivité forte. J'apprécie beaucoup le soin qu'il apporte aux décors et aux ambiances. De plus je m'identifie assez au personnage de Doug. Brêle en informatique , imperméable aux réseaux sociaux je suis comme Doug incompréhensif devant le nombre de vues d'un chaton qui miaule ou d'un chien qui aboie ( sauf à hypnotiser son bébé devant pour qu'il vous fiche la paix). La critique de la dangerosité du flux d'informations non contrôlées n'est plus à faire. Nous avons vu à quel point cela pourrait changer la face du monde lors de récentes élections. Le temps de la réflexion et de la synthèse n'est plus le temps de l'immédiateté stupide qui semble prendre le contrôle de nos habitudes. Duhamel exagère dans sa deuxième partie comme une spirale folle et irresponsable qui vit de son anonymat et de son immunité. J'aime cette exagération avec des groupes quelques peu stéréotypés qui finissent dans la violence faute de pensée ouverte. Bien sûr le web a apporté de bien belles choses ( ce site par exemple, lol) mais sa juste utilisation nécessite un apprentissage dès le plus jeune âge pour mener au savoir par la sagesse. Sinon le voie à tous les extrémismes violents ,comme dans l'album, est ouverte.

15/01/2022 (modifier)
Par AlainM
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Monde sans fin
Le Monde sans fin

Que peut-on ajouter à l’avis de Blue Boy à part que cette BD devrait être au programme scolaire de toutes les écoles ? Cette BD mériterait d’être traduite dans de nombreuses langues afin de conscientiser le maximum de gens sur, entre autres, notre dépendance extrême vis-à-vis de l’énergie. Plus tard nous comprendrons notre impact individuel sur les crises énergétique, climatique et de biodiversité, plus lourdes et difficiles seront les solutions. Donc, merci à Christophe Blain et Jean-Marc Jancovici pour cet ouvrage, ce chef-d’œuvre devrais-je dire, qui nous permet de mieux appréhender les origines de la situation actuelle et de comprendre qu’il n’y aura pas de solutions miracles. La solution sera très loin de n’être que qualitative (c.à.d. passage aux énergies renouvelables, meilleures gestions de circuits de production, de distribution et de recyclage, etc.) ; elle sera essentiellement quantitative (c.à.d. une limitation drastique de nos besoins quels qu’ils soient). Cette BD réussit la prouesse de marier informations sérieuses et humour : du très grand art ! A lire absolument et à diffuser le plus largement possible.

13/01/2022 (modifier)