Ah, La Fée Aveline, c'est toute une partie de mon adolescence... J'ai lu cet album assez tôt, et contrairement à beaucoup, je pense, j'ai pu découvrir cette oeuvre de Goscinny simultanément aux Lucky Luke et Astérix, ce qui explique probablement pourquoi je la trouve aussi culte.
Mais indépendamment du souvenir d'enfance, j'adore La Fée Aveline, car je trouve qu'on est tout simplement sur une des oeuvres les plus matures de Goscinny. Adoptant une tonalité plus adulte, on n'est certes pas encore au niveau de l'oeuvre fleuve de Goscinny (mais jamais publié en albums, qu'attendent les ayants droit ?), Docteur Gaudéamus, et de ses vaudevillesques histoires (passagères) de femmes et d'adultère, mais on sent que l'auteur ne cherche pas spécialement ici à draguer un public enfantin. C'est peut-être aussi ce qui me fascinait à l'époque où je commençai à découvrir le monde des adultes et c'est ce qui rend cette Fée Aveline si particulière et assez unique au sein l'oeuvre de mon auteur favori.
Attention, on est évidemment loin de la série "pour adultes", mais cette maturité de ton est en fait nécessaire pour mieux exploiter le décalage que Goscinny instaure dans ses récits, et surtout pour mieux diffuser sa vision étonnamment satirique du monde et de la société de son époque. Ce qu'il va dénoncer ou simplement croquer de manière affectueuse, ce sont tous les travers d'un monde d'adultes, d'où le fait qu'il vaut mieux avoir cette maturité nécessaire pour mieux goûter le sel des gags de l'auteur. D'où le fait aussi que pour mettre en place un décalage maximal, il faut faire entrer en collision deux mondes qui sont complètement opposés l'un à l'autre. Cette opposition, on l'a déjà vue ailleurs, mais elle trouve ici une de ses meilleures incarnations, c'est donc celle entre le monde réel et l'univers des contes de fées.
Goscinny s'amuse sans cesse du décalage permanent qu'on va pouvoir trouver entre l'univers sucré et naïf des contes à la Perrault et notre monde désenchanté. Il s'en amuse, mais n'hésite pas non plus à dénoncer ce qu'il voit, et comme le dit bamiléké dans son avis, l'auteur a une vision étonnamment moderne du monde qui l'entoure, et sa vision des rapports hommes/femmes est franchement intéressante, faisant écho avec les débats que notre actualité connaît aujourd'hui. A la manière des meilleurs apologues, Goscinny met en scène une sorte de Candide moderne et donc actualisé, au travers de ce personnage de fée qui découvre un monde dont elle ignore tous les codes, et c'est d'une pertinence que n'égale que l'humour avec lequel c'est mis en scène.
Le papa d'Astérix promène donc son regard acéré sur un monde pris dans une sorte de frénésie incontrôlée, un monde où tout va trop vite et où aucune place n'est laissée aux rêves. Il multiplie alors tous les outils narratifs dont il raffole : jeux de mots à foison, multiplication des "anachronismes" (pour peu qu'on puisse dater l'univers des contes de fées), choc des cultures radical, situations cocasses à hurler de rire...
Jamais méchant, mais jamais consensuel, Goscinny nous offre donc un beau voyage en absurdie, et nous propose de poser un regard renouvelé sur le monde qu'on traverse au quotidien. Mais si l'ami René nous pousse à cela, ce n'est pas pour détruire, plutôt pour (re)construire quelque chose. Cette chose qu'on a perdue, et qu'il illustre à merveille ici, c'est cette capacité d'imagination, ce pouvoir de rêver, cette volonté de s'évader qui caractérise la fée Aveline. Elle vient d'un monde où tout est possible et ne comprend pas pourquoi les humains vivent tous ainsi, sans jamais chercher à s'élever au-dessus de leur médiocrité ambiante, de ce quotidien morne où personne n'est réellement heureux.
Le dessin de Coq est sans aucun doute une des plus belles armes de cette bande dessinée pour illustrer le message, ou plutôt la vision du monde, qu'elle véhicule. En effet, le dessinateur espagnol a une nouvelle fois recours à ce trait d'une élégance rare, à la fois très rigoureux et très épuré, qui donne merveilleusement corps à l'imaginaire de Goscinny, que ce soit dans son ton réaliste ou dans sa fantaisie débridée. Sous la plume de Coq, notre monde et notre quotidien sont magnifiés, et leur laideur disparaît sous un éblouissant vernis de poésie.
Ainsi, à l'image de son héroïne, Goscinny opère un renversement titanesque : la normalité, ce n'est plus "métro, boulot, dodo", c'est "carrosse, loisirs, château". En nous immisçant dans cet univers de contes de fée, l'auteur nous montre ce qu'il recherche partout dans notre monde : cette petite étincelle de bonheur qui change tout. Et comme dans toute son oeuvre, il la concrétise avec un art consommé.
Finalement, s'il fallait résumer ce chef-d'oeuvre de Goscinny, on ne pourrait guère trouver mieux que cette magnifique phrase de Chesterton, que j'aime souvent à rappeler :
"Notre monde ne manque pas de merveilles, mais seulement du désir d'être émerveillé."
J'ai une infinie sympathie pour cette série.
Vanyda y évoque merveilleusement l'adolescence et les bouleversements rencontrés durant cette période : le corps qui se transforme, la découverte du sentiment amoureux, la personnalité qui se fixe, les amitiés qui évoluent en conséquence... Cela est réalisé avec une délicatesse rare, proche de celle vue dans l'inégalée série TV "My so-called life" / "Angéla 15 ans".
Vanyda parvient grâce à un trait rond, aérien et volontiers enfantin, à une mise en page dynamique et légère, à des cadrages réinterrogeant les situations, à signifier des sentiments aussi vaporeux que la timidité, le trouble, l’amour naissant, à donner vie au bouillonnement intérieur, aux doutes tus, à esquisser des sentiments éphémères.
Avec bienveillance, Vanyda invite son lecteur dans l’intimité de personnages devenus familiers, révélant une complicité douce et silencieuse, chaude comme des souvenirs nostalgiquement suspendus, belle comme une vérité malicieusement reconnue.
"La Grande arnaque" est une merveille absolue.
Cela fourmille d'idées grandioses et d'extravagances heureuses.
Le mélange des genres (thriller politique, tragédie, historique, romance...), le jeu formellement incroyable avec la narration (faisant se déplacer le point de vue entre ici un acteur résigné à être la voix du pouvoir, là un chœur antique, etc.), l'horrible personnage de l'Iguane (véritable personnification visuelle de la terreur), cette manière de mêler les petites et la grande Histoire, les hommages au cinéma et à la littérature... Tout se renforce pour tout à la fois décrire dans leur mythologie le fonctionnement des dictatures, dénoncer avec une pertinence folle celle argentine et construire un thriller nerveux d'une habileté rare.
Chef d’œuvre indispensable qui mériterait d'être étudié en fac de lettres tout autant qu'en école d'Art.
Naturellement, ce coup de génie ne put être égalé, et la suite intitulée "l'Iguane", sans démériter, ne put atteindre un tel sommet.
C'est les noms de Jeff Lemire, mais surtout celui d'Andréa Sorrentino qui ont attiré mon attention et un simple feuilletage a suffit de me convaincre pour passer à la caisse (et aussi l'avis d'Alix).
Le pitch de départ est intriguant et il le restera tout le long du récit. Impossible d'en dire plus, il faut garder le mystère entier pour avoir son lot de surprises.
Une narration non linéaire puisqu'elle va nous faire voyager du passé au présent et vice et versa. Les transitions se font naturellement, l'ensemble est fluide.
Un récit qui m'a captivé du début à la fin, une fin d'ailleurs qui laisse la porte ouverte à son imagination. Elle ne m'a pas déçu, même si j'attendais autre chose.
La partie graphique est monstrueuse de virtuosité. J'en ai les yeux écarquillés de bonheur.
Sorrentino et Stewart jouent sur deux styles différents suivant les époques.
Pour le passé, un trait gras associé à des couleurs ternes où le noir domine l'ensemble. J'ai particulièrement aimé les visages avec un côté flou, surtout celui de la jolie Yelena. La guerre froide est présente sur chaque case.
Et pour le présent, c'est un changement radical avec un trait plus fin, géométrique avec une mise en page hallucinante et des couleurs qui explosent de partout.
Une lecture d'une traite, un album que j'aurai plaisir à ouvrir de temps en temps pour en prendre plein les yeux.
Et une lecture doit donner du plaisir et j'en ai pris une sacrée dose. Que demander de plus ?
Gros coup de cœur graphique.
Ce récit immersif dans la ville de Jérusalem est particulièrement intéressant et bien écrit. Guy Delisle, marié à une logisticienne de MSF, s’apprête à vivre une année à Jérusalem. Alors que sa compagne travaille toute la semaine, et parfois aussi le week end, le père de famille part à la découverte de la ville, de ses quartiers, de ses coutumes et de ses surprises. Seul, avec ses enfants ou en compagnie d’un copain expat, il arpente les rues, les jardins publics, découvre les lieux saints et traverse le Mur. Le ton du récit, de même que le dessin, sont simples ou plutôt sobres et le tout est remarquable d’efficacité et de clarté. Pas de dialogues ou de pensées surjoués, pas de situations compliquées qui donneraient un rôle hors du commun à notre héros qui d’ailleurs n’en est pas un ! Non, tout tourne autour du quotidien d’une famille et ça suffit largement pour nous immerger en profondeur dans cette ville un peu mystérieuse, aux religions qui se côtoient et aux traditions bien affirmées. En filigrane, la question politique est omniprésente : la sécurité d’Israël, les colonies, Gaza, le rôle des missions humanitaires, et toutes les questions qui se posent à un visiteur étranger. Le texte (dialogues et pensées) et le dessin sont légers, très expressifs et ne manquent ni d’humour ni de situations qui confinent à l’absurde. Un album vraiment convaincant et difficile à refermer tant le héros est attachant.
Je peux m'exclamer : ENFIN ! ce volume arrive enfin, car la présence de cette reine trouve logiquement sa place parmi cette collection des Reines de sang, puisque le surnom qu'elle a laissé dans l'Histoire fut celui de Marie la Sanglante (Bloody Mary). Etais-je prophétique ? mais dans mon avis sur Frédégonde - La Sanguinaire, je formulais le voeu de trouver dans cette collection des reines comme Marie Tudor, Catherine de Médicis et Tseu-Hi... eh bien ça y est, elles y sont toutes ! D'autant plus qu'il n'y avait rien eu encore sur la monarchie britannique qui fut pourtant largement marquée par le sceau du sang selon les monarques.
Le règne des Tudor fournit une occasion en or de raconter ce destin sanglant de Marie Tudor qui lors de son règne de 1553 à 1558, enverra à l'échafaud ou sur les bûchers des centaines d'hérétiques. A noter qu'elle sera la première reine régnante d'Angleterre et d'Irlande. Le tome 1 raconte sa vie de sa naissance à ses 21 ans lorsqu'elle devient marraine de son demi-frère, futur Edward VI. Le tome 2 racontera vraisemblablement son règne après avoir écarté l'infortunée Jane Grey, son désir de ramener le catholicisme en Angleterre, son mariage avec Philippe II d'Espagne, ses sanglantes répressions, et la perte de Calais qui hâta sans doute son trépas. Mais laissons cela, j'y reviendrai lors de la parution de ce tome en remontant mon avis.
Après une enfance choyée, Marie bascule soudain dans une forme de rejet paternel car Henry VIII veut un fils et il n'en a pas, il doit donc se remarier, mais il doit s'opposer à la papauté. Henry se remarie avec Anne Boleyn, sulfureuse prétendante, pour cela il rompt avec l'église catholique de Rome et se proclame chef de l'église anglicane. Marie doit alors prêter allégeance à la nouvelle souveraine, ce qu'elle refuse. Elle est ensuite nommée dame d'honneur de sa demi-soeur Elizabeth. Mais la roue du destin ne cesse de tourner, Anne Boleyn perd son crédit auprès du roi, une nouvelle reine, Jeanne Seymour la remplace, mais Marie ne perd pas de vue ses chances de monter un jour sur le trône. Tout ceci est bien relaté, Marie vit tous ces événements en mettant en place ses pions et en se formant à l'exercice du pouvoir par l'observation, préparant son règne lorsqu'elle succédera à son frère. Pour l'heure, elle subit, cette première partie de vie est pétrie de contradictions, de vexations, de frustrations et d'humiliations. Sa formidable volonté lui sera d'une aide précieuse.
On peut s'étonner que Corbeyran verse dans une Bd historique, ce n'est pas sa spécialité, il n'en a pas scénarisée tant que ça, et c'est d'autant plus méritoire que la période en question est complexe, mais ce XVIème siècle avec cette monarchie anglaise, c'est une période foisonnante qui m'a toujours fasciné et captivé, c'est vous dire mon intérêt pour cette Bd. Le traitement est très sérieux et assez pointu, Corbeyran ne s'écarte pas de la réalité historique, annonçant un tome 2 sanglant. Mais il faut au minimum être intéressé par la période et la monarchie anglaise, si ce n'est pas le cas, passez votre chemin.
Au dessin, Montalbano a fait ses preuves, son dessin est particulièrement soigné et précis, reproduisant magnifiquement cette Angleterre du XVIème siècle, avec un découpage classique, et on retrouve plusieurs têtes connues, notamment Henry VIII à l'allure svelte et pas encore obèse (sans doute dans le tome 2), tel qu'on le voit dans la série TV les Tudor sous les traits de Jonathan Rhys-Meyers.
Un bon début qui met bien en bouche pour un second album qui promet, enfin j'espère...
J'ai connu ce manga via son adaptation en anime que j'avais adoré et le manga est de même qualité.
On suit le quotidien d'une étudiante qui est traitée comme une déesse parfaite par les autres élèves qui cache un secret: elle souffre d'anxiété sociale et du coup a de la difficulté à parler et ne sait pas du tout être social. Un élève ordinaire découvre son secret, ils devient amis et il va tout faire pour qu'elle ait le plus d'amis possible.
Il y a beaucoup d'humour ce qui fait que la plupart des personnages ont des traits de caractères exagérés et cela fonctionne bien la plupart du temps. Il y a juste la lesbienne folle amoureuse de Komi qui deviennent vite horripilante et que je ne trouve pas vraiment marrante. Le fait que les camarades de classes de Komi la mettent sur un pied d'estrade au lieu de la traité comme un être humain ordinaire est un peu agachant aussi. Malgré tout, l'humour fonctionne la majorité du temps et la plupart des personnages sont attachants. Il y a un bon mélange d'humour et de moment un peu plus mignon entre les deux héros. Le dessin est très bon.
Seul problème est qu'il y a déjà plus de 27 tomes parus au Japon et j'espère que l'auteur va s'arrêter à temps parce que déjà je trouve que plus de 20 tomes d'un manga humoristique c'est trop, là on approche la trentaine et il semble pas que la fin soit pour bientôt....
L’Undertaker est un personnage qui a du caractère, de la répartie et des citations plus qu’approximatives ! Dès le premier diptyque, ça démarre fort. Undertaker est une série qui se dit inspirée de Blueberry, ce n’est pas rien, et on espère qu’elle tiendra la route jusqu’au bout. Jonas Crow est un croque mort qui a le sens des affaires. Appelé pour enterrer un client – jusque-là, rien de plus normal – il se retrouve embarqué dans une course-poursuite rocambolesque. Les personnages sont bien campés, ils prennent leur place dans l’histoire et sont intéressants. Le croque mort, pour commencer, est un homme cynique au passé trouble que l’on va découvrir au fil des tomes. Les personnages secondaires sont très bons eux-aussi en particulier les personnages féminins qui ont des caractères forts et une vraie présence dans le scénario. Dans le second diptyque, le scénario se fait plus sombre. L’histoire de chaque personnage est approfondie et la tension dramatique augmente surtout avec les nombreuses scènes de nuit, à la lueur des feux de camps. Ca crée une intimité propice aux révélations. Même si on retrouve une forme de course-poursuite, la dimension psychologique de ces deux albums et la personnalité puissante de Jeronimus Quint proposent un scénario qui réussit à bien évoluer. Le troisième diptyque apporte son lot de nouveaux personnages et de révélations. C’est vraiment une bonne série. Reste à espérer qu’elle saura s’arrêter à temps avant de commencer à s’étirer en longueur et à se répéter, ce serait dommage. Du côté du dessin, j'ai vraiment beaucoup aimé : les visages des personnages sont très expressifs, les décors somptueux, les ambiances très réussies. Tout ça est très bon.
Série vraiment sympa, mais une fois encore :
*** Statut histoire : Série abandonnée : (Morvan repousse sans cesse le 5e et dernier tome) ***
Donc je vais pousser un coup de gueule, soit la série ne marche pas assez et ne se vend pas, là je peux comprendre.
Mais ici, apparemment le scénariste a abandonné la série après 4 tomes (prévu en 5).
Le scénariste c'est quand même le gars qui a prévu la chute de l'histoire, et ce plus ou moins au début
de son écriture (à moins qu'il soit un mauvais scénariste à la hollywoodienne et qu'il écrive à la va comme je te pousse suivant la météo).
Loin de moi cette idée pour MORVAN que j'aime beaucoup.
Par respect pour les lecteurs, j'aurais aimé avoir une autre version reprise par le site que : "Morvan repousse..."
Parce que "repousse" ça veut dire qu'il reste de l'espoir mais après plus de 15 ans, je pense qu'il n'y en a plus !
Donc gros "coup de gueule"
Quelle horrible histoire ! Dites-moi que ce n’est qu’une légende locale et qu’elle n’a pas le moindre fond de vérité. J’aurais aimé croire, mais malheureusement sans conviction, qu’il n’est pas possible de trouver tant de bêtise chez l’être humain.
Notre pauvre singe fait donc les frais d’une ignorance crasse et d’une xénophobie sans limite. Et si l’intrigue se passe à l’époque napoléonienne où l’ennemi du Français est l’Anglais, et vice-versa, la xénophobie ambiante se retrouve partout et toujours et surtout aujourd’hui, l’ennemi est à adapter suivant les circonstances.
Histoire horrible donc, mais histoire drôlement bien racontée. On sent bien l’animosité des villageois qui s’exacerbe avec l’effet de meute. Et tous les efforts des quelques personnes sensées n’ont plus aucune prise sur leurs esprits enflammés par la haine.
Bravo aux auteurs d’avoir réussi à raconter tout ça avec beaucoup d’humour et autant de fluidité.
En ouvrant la bd, je n’étais pas fan du dessin. Et finalement, je n’en imagine plus un autre, il colle trop bien à l’histoire. Ces trognes sont vraiment trop expressives, c’est de la belle ouvrage.
À lire et à faire lire.
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La Fée Aveline
Ah, La Fée Aveline, c'est toute une partie de mon adolescence... J'ai lu cet album assez tôt, et contrairement à beaucoup, je pense, j'ai pu découvrir cette oeuvre de Goscinny simultanément aux Lucky Luke et Astérix, ce qui explique probablement pourquoi je la trouve aussi culte. Mais indépendamment du souvenir d'enfance, j'adore La Fée Aveline, car je trouve qu'on est tout simplement sur une des oeuvres les plus matures de Goscinny. Adoptant une tonalité plus adulte, on n'est certes pas encore au niveau de l'oeuvre fleuve de Goscinny (mais jamais publié en albums, qu'attendent les ayants droit ?), Docteur Gaudéamus, et de ses vaudevillesques histoires (passagères) de femmes et d'adultère, mais on sent que l'auteur ne cherche pas spécialement ici à draguer un public enfantin. C'est peut-être aussi ce qui me fascinait à l'époque où je commençai à découvrir le monde des adultes et c'est ce qui rend cette Fée Aveline si particulière et assez unique au sein l'oeuvre de mon auteur favori. Attention, on est évidemment loin de la série "pour adultes", mais cette maturité de ton est en fait nécessaire pour mieux exploiter le décalage que Goscinny instaure dans ses récits, et surtout pour mieux diffuser sa vision étonnamment satirique du monde et de la société de son époque. Ce qu'il va dénoncer ou simplement croquer de manière affectueuse, ce sont tous les travers d'un monde d'adultes, d'où le fait qu'il vaut mieux avoir cette maturité nécessaire pour mieux goûter le sel des gags de l'auteur. D'où le fait aussi que pour mettre en place un décalage maximal, il faut faire entrer en collision deux mondes qui sont complètement opposés l'un à l'autre. Cette opposition, on l'a déjà vue ailleurs, mais elle trouve ici une de ses meilleures incarnations, c'est donc celle entre le monde réel et l'univers des contes de fées. Goscinny s'amuse sans cesse du décalage permanent qu'on va pouvoir trouver entre l'univers sucré et naïf des contes à la Perrault et notre monde désenchanté. Il s'en amuse, mais n'hésite pas non plus à dénoncer ce qu'il voit, et comme le dit bamiléké dans son avis, l'auteur a une vision étonnamment moderne du monde qui l'entoure, et sa vision des rapports hommes/femmes est franchement intéressante, faisant écho avec les débats que notre actualité connaît aujourd'hui. A la manière des meilleurs apologues, Goscinny met en scène une sorte de Candide moderne et donc actualisé, au travers de ce personnage de fée qui découvre un monde dont elle ignore tous les codes, et c'est d'une pertinence que n'égale que l'humour avec lequel c'est mis en scène. Le papa d'Astérix promène donc son regard acéré sur un monde pris dans une sorte de frénésie incontrôlée, un monde où tout va trop vite et où aucune place n'est laissée aux rêves. Il multiplie alors tous les outils narratifs dont il raffole : jeux de mots à foison, multiplication des "anachronismes" (pour peu qu'on puisse dater l'univers des contes de fées), choc des cultures radical, situations cocasses à hurler de rire... Jamais méchant, mais jamais consensuel, Goscinny nous offre donc un beau voyage en absurdie, et nous propose de poser un regard renouvelé sur le monde qu'on traverse au quotidien. Mais si l'ami René nous pousse à cela, ce n'est pas pour détruire, plutôt pour (re)construire quelque chose. Cette chose qu'on a perdue, et qu'il illustre à merveille ici, c'est cette capacité d'imagination, ce pouvoir de rêver, cette volonté de s'évader qui caractérise la fée Aveline. Elle vient d'un monde où tout est possible et ne comprend pas pourquoi les humains vivent tous ainsi, sans jamais chercher à s'élever au-dessus de leur médiocrité ambiante, de ce quotidien morne où personne n'est réellement heureux. Le dessin de Coq est sans aucun doute une des plus belles armes de cette bande dessinée pour illustrer le message, ou plutôt la vision du monde, qu'elle véhicule. En effet, le dessinateur espagnol a une nouvelle fois recours à ce trait d'une élégance rare, à la fois très rigoureux et très épuré, qui donne merveilleusement corps à l'imaginaire de Goscinny, que ce soit dans son ton réaliste ou dans sa fantaisie débridée. Sous la plume de Coq, notre monde et notre quotidien sont magnifiés, et leur laideur disparaît sous un éblouissant vernis de poésie. Ainsi, à l'image de son héroïne, Goscinny opère un renversement titanesque : la normalité, ce n'est plus "métro, boulot, dodo", c'est "carrosse, loisirs, château". En nous immisçant dans cet univers de contes de fée, l'auteur nous montre ce qu'il recherche partout dans notre monde : cette petite étincelle de bonheur qui change tout. Et comme dans toute son oeuvre, il la concrétise avec un art consommé. Finalement, s'il fallait résumer ce chef-d'oeuvre de Goscinny, on ne pourrait guère trouver mieux que cette magnifique phrase de Chesterton, que j'aime souvent à rappeler : "Notre monde ne manque pas de merveilles, mais seulement du désir d'être émerveillé."
Celle que...
J'ai une infinie sympathie pour cette série. Vanyda y évoque merveilleusement l'adolescence et les bouleversements rencontrés durant cette période : le corps qui se transforme, la découverte du sentiment amoureux, la personnalité qui se fixe, les amitiés qui évoluent en conséquence... Cela est réalisé avec une délicatesse rare, proche de celle vue dans l'inégalée série TV "My so-called life" / "Angéla 15 ans". Vanyda parvient grâce à un trait rond, aérien et volontiers enfantin, à une mise en page dynamique et légère, à des cadrages réinterrogeant les situations, à signifier des sentiments aussi vaporeux que la timidité, le trouble, l’amour naissant, à donner vie au bouillonnement intérieur, aux doutes tus, à esquisser des sentiments éphémères. Avec bienveillance, Vanyda invite son lecteur dans l’intimité de personnages devenus familiers, révélant une complicité douce et silencieuse, chaude comme des souvenirs nostalgiquement suspendus, belle comme une vérité malicieusement reconnue.
La Grande Arnaque
"La Grande arnaque" est une merveille absolue. Cela fourmille d'idées grandioses et d'extravagances heureuses. Le mélange des genres (thriller politique, tragédie, historique, romance...), le jeu formellement incroyable avec la narration (faisant se déplacer le point de vue entre ici un acteur résigné à être la voix du pouvoir, là un chœur antique, etc.), l'horrible personnage de l'Iguane (véritable personnification visuelle de la terreur), cette manière de mêler les petites et la grande Histoire, les hommages au cinéma et à la littérature... Tout se renforce pour tout à la fois décrire dans leur mythologie le fonctionnement des dictatures, dénoncer avec une pertinence folle celle argentine et construire un thriller nerveux d'une habileté rare. Chef d’œuvre indispensable qui mériterait d'être étudié en fac de lettres tout autant qu'en école d'Art. Naturellement, ce coup de génie ne put être égalé, et la suite intitulée "l'Iguane", sans démériter, ne put atteindre un tel sommet.
Primordial
C'est les noms de Jeff Lemire, mais surtout celui d'Andréa Sorrentino qui ont attiré mon attention et un simple feuilletage a suffit de me convaincre pour passer à la caisse (et aussi l'avis d'Alix). Le pitch de départ est intriguant et il le restera tout le long du récit. Impossible d'en dire plus, il faut garder le mystère entier pour avoir son lot de surprises. Une narration non linéaire puisqu'elle va nous faire voyager du passé au présent et vice et versa. Les transitions se font naturellement, l'ensemble est fluide. Un récit qui m'a captivé du début à la fin, une fin d'ailleurs qui laisse la porte ouverte à son imagination. Elle ne m'a pas déçu, même si j'attendais autre chose. La partie graphique est monstrueuse de virtuosité. J'en ai les yeux écarquillés de bonheur. Sorrentino et Stewart jouent sur deux styles différents suivant les époques. Pour le passé, un trait gras associé à des couleurs ternes où le noir domine l'ensemble. J'ai particulièrement aimé les visages avec un côté flou, surtout celui de la jolie Yelena. La guerre froide est présente sur chaque case. Et pour le présent, c'est un changement radical avec un trait plus fin, géométrique avec une mise en page hallucinante et des couleurs qui explosent de partout. Une lecture d'une traite, un album que j'aurai plaisir à ouvrir de temps en temps pour en prendre plein les yeux. Et une lecture doit donner du plaisir et j'en ai pris une sacrée dose. Que demander de plus ? Gros coup de cœur graphique.
Chroniques de Jérusalem
Ce récit immersif dans la ville de Jérusalem est particulièrement intéressant et bien écrit. Guy Delisle, marié à une logisticienne de MSF, s’apprête à vivre une année à Jérusalem. Alors que sa compagne travaille toute la semaine, et parfois aussi le week end, le père de famille part à la découverte de la ville, de ses quartiers, de ses coutumes et de ses surprises. Seul, avec ses enfants ou en compagnie d’un copain expat, il arpente les rues, les jardins publics, découvre les lieux saints et traverse le Mur. Le ton du récit, de même que le dessin, sont simples ou plutôt sobres et le tout est remarquable d’efficacité et de clarté. Pas de dialogues ou de pensées surjoués, pas de situations compliquées qui donneraient un rôle hors du commun à notre héros qui d’ailleurs n’en est pas un ! Non, tout tourne autour du quotidien d’une famille et ça suffit largement pour nous immerger en profondeur dans cette ville un peu mystérieuse, aux religions qui se côtoient et aux traditions bien affirmées. En filigrane, la question politique est omniprésente : la sécurité d’Israël, les colonies, Gaza, le rôle des missions humanitaires, et toutes les questions qui se posent à un visiteur étranger. Le texte (dialogues et pensées) et le dessin sont légers, très expressifs et ne manquent ni d’humour ni de situations qui confinent à l’absurde. Un album vraiment convaincant et difficile à refermer tant le héros est attachant.
Marie Tudor - La Reine sanglante
Je peux m'exclamer : ENFIN ! ce volume arrive enfin, car la présence de cette reine trouve logiquement sa place parmi cette collection des Reines de sang, puisque le surnom qu'elle a laissé dans l'Histoire fut celui de Marie la Sanglante (Bloody Mary). Etais-je prophétique ? mais dans mon avis sur Frédégonde - La Sanguinaire, je formulais le voeu de trouver dans cette collection des reines comme Marie Tudor, Catherine de Médicis et Tseu-Hi... eh bien ça y est, elles y sont toutes ! D'autant plus qu'il n'y avait rien eu encore sur la monarchie britannique qui fut pourtant largement marquée par le sceau du sang selon les monarques. Le règne des Tudor fournit une occasion en or de raconter ce destin sanglant de Marie Tudor qui lors de son règne de 1553 à 1558, enverra à l'échafaud ou sur les bûchers des centaines d'hérétiques. A noter qu'elle sera la première reine régnante d'Angleterre et d'Irlande. Le tome 1 raconte sa vie de sa naissance à ses 21 ans lorsqu'elle devient marraine de son demi-frère, futur Edward VI. Le tome 2 racontera vraisemblablement son règne après avoir écarté l'infortunée Jane Grey, son désir de ramener le catholicisme en Angleterre, son mariage avec Philippe II d'Espagne, ses sanglantes répressions, et la perte de Calais qui hâta sans doute son trépas. Mais laissons cela, j'y reviendrai lors de la parution de ce tome en remontant mon avis. Après une enfance choyée, Marie bascule soudain dans une forme de rejet paternel car Henry VIII veut un fils et il n'en a pas, il doit donc se remarier, mais il doit s'opposer à la papauté. Henry se remarie avec Anne Boleyn, sulfureuse prétendante, pour cela il rompt avec l'église catholique de Rome et se proclame chef de l'église anglicane. Marie doit alors prêter allégeance à la nouvelle souveraine, ce qu'elle refuse. Elle est ensuite nommée dame d'honneur de sa demi-soeur Elizabeth. Mais la roue du destin ne cesse de tourner, Anne Boleyn perd son crédit auprès du roi, une nouvelle reine, Jeanne Seymour la remplace, mais Marie ne perd pas de vue ses chances de monter un jour sur le trône. Tout ceci est bien relaté, Marie vit tous ces événements en mettant en place ses pions et en se formant à l'exercice du pouvoir par l'observation, préparant son règne lorsqu'elle succédera à son frère. Pour l'heure, elle subit, cette première partie de vie est pétrie de contradictions, de vexations, de frustrations et d'humiliations. Sa formidable volonté lui sera d'une aide précieuse. On peut s'étonner que Corbeyran verse dans une Bd historique, ce n'est pas sa spécialité, il n'en a pas scénarisée tant que ça, et c'est d'autant plus méritoire que la période en question est complexe, mais ce XVIème siècle avec cette monarchie anglaise, c'est une période foisonnante qui m'a toujours fasciné et captivé, c'est vous dire mon intérêt pour cette Bd. Le traitement est très sérieux et assez pointu, Corbeyran ne s'écarte pas de la réalité historique, annonçant un tome 2 sanglant. Mais il faut au minimum être intéressé par la période et la monarchie anglaise, si ce n'est pas le cas, passez votre chemin. Au dessin, Montalbano a fait ses preuves, son dessin est particulièrement soigné et précis, reproduisant magnifiquement cette Angleterre du XVIème siècle, avec un découpage classique, et on retrouve plusieurs têtes connues, notamment Henry VIII à l'allure svelte et pas encore obèse (sans doute dans le tome 2), tel qu'on le voit dans la série TV les Tudor sous les traits de Jonathan Rhys-Meyers. Un bon début qui met bien en bouche pour un second album qui promet, enfin j'espère...
Komi cherche ses mots
J'ai connu ce manga via son adaptation en anime que j'avais adoré et le manga est de même qualité. On suit le quotidien d'une étudiante qui est traitée comme une déesse parfaite par les autres élèves qui cache un secret: elle souffre d'anxiété sociale et du coup a de la difficulté à parler et ne sait pas du tout être social. Un élève ordinaire découvre son secret, ils devient amis et il va tout faire pour qu'elle ait le plus d'amis possible. Il y a beaucoup d'humour ce qui fait que la plupart des personnages ont des traits de caractères exagérés et cela fonctionne bien la plupart du temps. Il y a juste la lesbienne folle amoureuse de Komi qui deviennent vite horripilante et que je ne trouve pas vraiment marrante. Le fait que les camarades de classes de Komi la mettent sur un pied d'estrade au lieu de la traité comme un être humain ordinaire est un peu agachant aussi. Malgré tout, l'humour fonctionne la majorité du temps et la plupart des personnages sont attachants. Il y a un bon mélange d'humour et de moment un peu plus mignon entre les deux héros. Le dessin est très bon. Seul problème est qu'il y a déjà plus de 27 tomes parus au Japon et j'espère que l'auteur va s'arrêter à temps parce que déjà je trouve que plus de 20 tomes d'un manga humoristique c'est trop, là on approche la trentaine et il semble pas que la fin soit pour bientôt....
Undertaker
L’Undertaker est un personnage qui a du caractère, de la répartie et des citations plus qu’approximatives ! Dès le premier diptyque, ça démarre fort. Undertaker est une série qui se dit inspirée de Blueberry, ce n’est pas rien, et on espère qu’elle tiendra la route jusqu’au bout. Jonas Crow est un croque mort qui a le sens des affaires. Appelé pour enterrer un client – jusque-là, rien de plus normal – il se retrouve embarqué dans une course-poursuite rocambolesque. Les personnages sont bien campés, ils prennent leur place dans l’histoire et sont intéressants. Le croque mort, pour commencer, est un homme cynique au passé trouble que l’on va découvrir au fil des tomes. Les personnages secondaires sont très bons eux-aussi en particulier les personnages féminins qui ont des caractères forts et une vraie présence dans le scénario. Dans le second diptyque, le scénario se fait plus sombre. L’histoire de chaque personnage est approfondie et la tension dramatique augmente surtout avec les nombreuses scènes de nuit, à la lueur des feux de camps. Ca crée une intimité propice aux révélations. Même si on retrouve une forme de course-poursuite, la dimension psychologique de ces deux albums et la personnalité puissante de Jeronimus Quint proposent un scénario qui réussit à bien évoluer. Le troisième diptyque apporte son lot de nouveaux personnages et de révélations. C’est vraiment une bonne série. Reste à espérer qu’elle saura s’arrêter à temps avant de commencer à s’étirer en longueur et à se répéter, ce serait dommage. Du côté du dessin, j'ai vraiment beaucoup aimé : les visages des personnages sont très expressifs, les décors somptueux, les ambiances très réussies. Tout ça est très bon.
7 secondes
Série vraiment sympa, mais une fois encore : *** Statut histoire : Série abandonnée : (Morvan repousse sans cesse le 5e et dernier tome) *** Donc je vais pousser un coup de gueule, soit la série ne marche pas assez et ne se vend pas, là je peux comprendre. Mais ici, apparemment le scénariste a abandonné la série après 4 tomes (prévu en 5). Le scénariste c'est quand même le gars qui a prévu la chute de l'histoire, et ce plus ou moins au début de son écriture (à moins qu'il soit un mauvais scénariste à la hollywoodienne et qu'il écrive à la va comme je te pousse suivant la météo). Loin de moi cette idée pour MORVAN que j'aime beaucoup. Par respect pour les lecteurs, j'aurais aimé avoir une autre version reprise par le site que : "Morvan repousse..." Parce que "repousse" ça veut dire qu'il reste de l'espoir mais après plus de 15 ans, je pense qu'il n'y en a plus ! Donc gros "coup de gueule"
Le Singe de Hartlepool
Quelle horrible histoire ! Dites-moi que ce n’est qu’une légende locale et qu’elle n’a pas le moindre fond de vérité. J’aurais aimé croire, mais malheureusement sans conviction, qu’il n’est pas possible de trouver tant de bêtise chez l’être humain. Notre pauvre singe fait donc les frais d’une ignorance crasse et d’une xénophobie sans limite. Et si l’intrigue se passe à l’époque napoléonienne où l’ennemi du Français est l’Anglais, et vice-versa, la xénophobie ambiante se retrouve partout et toujours et surtout aujourd’hui, l’ennemi est à adapter suivant les circonstances. Histoire horrible donc, mais histoire drôlement bien racontée. On sent bien l’animosité des villageois qui s’exacerbe avec l’effet de meute. Et tous les efforts des quelques personnes sensées n’ont plus aucune prise sur leurs esprits enflammés par la haine. Bravo aux auteurs d’avoir réussi à raconter tout ça avec beaucoup d’humour et autant de fluidité. En ouvrant la bd, je n’étais pas fan du dessin. Et finalement, je n’en imagine plus un autre, il colle trop bien à l’histoire. Ces trognes sont vraiment trop expressives, c’est de la belle ouvrage. À lire et à faire lire.