J’ai découvert Akira bien tard, et pour mon bonheur avec l’édition en noir et blanc après avoir dévoré Domu qui était mon premier manga et qui m’avait donné envie d’en découvrir un peu plus.
Et alors là… Quel graphisme ! Quelle histoire ! Du ciné dans une BD ça peut lasser parfois. Mais là j’adhère à 100% grâce au dessin tramé d’une lisibilité immédiate, dont la fonction première est de renforcer la mise en scène rythmée et superbement réalisée. Au niveau ambiance ça donne un rendu à la fois très réaliste et glacial pour une mise en scène à grand spectacle qui sert merveilleusement la démesure de l’histoire. Du début à la fin (la première case en N&B est magnifique tout comme la dernière l’est encore plus), Otomo nous entraîne dans son toboggan infernal où il est rapidement impossible de parer les virages de son histoire.
Bon. Controversée la BD ? Ben oui quand même, à l’époque de sa sortie en France en tout cas. Dès les premières pages l’ambiance est ‘no futur’ et cette bande de sales gosses qui prennent de la dope pour faire les tarés en moto, ça peut choquer un minimum surtout quand la BD s’adresse a un public ado (attention, la phrase est un peu réductrice, hein ? !). Au même titre d’ailleurs que la mise en scène de la violence qui est plutôt recherchée. Donc c’est pas rose, c’est pas tendre, et ça fonctionne grâce au talent narratif de l’auteur mais surtout parce que rien n’est anodin, de ce décor qui se transforme aux transformations des protagonistes etc. et que tout ce tient dans cette œuvre qui offre de multiples niveaux de lectures comme l’ont si bien exprimés les avis précédents. Kanéda lui, ne change pas. De bout en bout il reste un personnage emblématique de l’insouciance, énervant, sympathique, et avec des préoccupations souvent terre à terre. L’inverse de Tetsuo qui fait une bonne partie du sel de la BD. Bon je ne vais pas faire un roman, il y a tellement d'avis ci dessous très intéressants, c’est une BD très forte qu’on ne peut que conseiller.
Intrigue sur fond de montagne (ou plutôt montagne sur fond d'intrigue) avec une ambiance d'introspection des personnages, de réflexion et de recherche sur eux-mêmes, qui iront jusqu'au bout de leur démarche. Très beau scénario et dessins magnifiques.
A lire absolument !
Ce qui fait la force de cette BD est son réalisme, qui à mon humble avis peut être difficilement égalé. En tout cas aucune BD ne m’a autant marqué sur ce plan. Hermann dessine à merveille mais son trait est dur et sans concessions quant au physique des personnages ou au décor médiéval, et sa manière de raconter l’histoire sans les facilités inhérentes au genre romanesque est très efficace. Les scénarios sont irréprochables, inventifs pour beaucoup, documentés bien sur, et nous voici au bout de quelques pages transportés dans la fange de ce Haut Moyen Age bien campé.
Soit, mais Hermann ne s’arrête pas en si bon chemin : Dans son récit de chevalerie chaque personnage agît selon son lot de motivations triviales, et la quête du chevalier errant paraît bien dérisoire. Le code d’honneur de la chevalerie fait autant de dégâts que les manants investissant les châteaux, mais moins encore que la bêtise humaine qui est stigmatisée sous de multiples formes au fil des albums. Si nobles sentiments il y a, chaque fois ils paraissent échouer devant la méchanceté et la cupidité des hommes et ça fait mouche, mais c’est aussi énervant parce que au fond, ce que nous raconte Hermann c’est l’humain pathétique et dérisoire. Même les rêves y passent, mais je ne veux pas trop en dévoiler…
C’est pourquoi bien que j’adore la série son propos me laisse une impression amère. En prenant à contre pied les poncifs de la littérature d’aventure l'auteur a crée une histoire assez pessimiste quand même. Il reste que c’est excellemment fait et qu’on ressent à son tour haine ou compassion pour ces personnages hauts en couleurs qui coûte que coûte se tiendront debout l’épée à la main et la rage au cœur. J’adore particulièrement le tome 4 et aussi le 6 où l’incursion du fantastique est très bien amenée. Et puis tous les tomes avec Germain, aventurier magnifique qui mériterait une série à lui tout seul. Et j’adore Alda aussi, et la Pie, bref… A ne manquer sous aucun prétexte… quand même.
Cette série fait sans aucun doute date dans le (petit) univers de la BD moyenâgeuse. En effet, Hermann nous donne une vision unique et inédite des temps sombres de l'Europe médiévale. Tout d'abord le dessin, réaliste mais sans forcer le trait, rend parfaitement la vision d'un univers dur et âpre, renforcé par les magnifiques couleurs (les grands plans qui dévoilent le paysage sont sublimes, et quelle lumière! Tantôt sombre et feutrée, tantôt éclatante et éblouissante, cela dépend des albums). Mais ce qui fait l'attrait de cette série, avant le dessin ou la richesse des références historiques, c'est le talent de Hermann pour raconter des histoires, violentes et sanglantes, simples et belles, en tout cas elles ne s'oublient pas! Un mot aussi sur l'emploi de l'ancien français, qui peut sembler rebutant, mais qui donne une pointe d'exotisme à la BD. J'ai été étonné aussi de voir à quel point l'auteur a réussi à rendre si bien les rites et les moeurs de l'époque, que ce soit social (relations entre les classes) ou psychologiques (vivre, vivre à tout prix). Bref, je conseille vraiment cette série aux amateurs d'Histoire et... d'histoires! Et même si elle n'atteint pas le statut d'oeuvre culte (le Moyen-Age ne peut plaire à tout le monde!) elle dépasse assurément, pour moi, le titre déjà flatteur de "franchement bien"!
(Rajouté quelques mois plus tard):
je viens juste de terminer entièrement la série Et franchement je suis tout ému. Je crois, que parmi toutes les BD que j'ai lues, les images des "Tours de Bois-Maury" resteront parmi les plus vivantes et les plus émouvantes.
Tous les tomes de la séries sont de très bonne qualité (même si Sigurd est sans doute moins compréhensible), quand bien même tous ne se valent pas. Mention spéciale aux quatre premiers (Babette, Eloïse de Montgri, Germain, Reinhardt) et au dernier du premier cycle (Olivier). Sacré Aymar, je m'en souviendrai de toi... Et aussi de tous ces pantins qui se battent pour faire de leur mieux en ces temps agités. Tout de même, certaines images sont magnifiques et terribles en même temps (en particulier une à la dernière page du tome 3, vraiment surprenante...).
En ce qui concerne les deux tomes du deuxième cycle, je dois avouer qu'ils sont un peu en-dessous niveau scénario (même si la trame reste très bien!), mais au niveau graphisme, c'et du haut niveau!
Mon seul regret, c'est le tome 10, Olivier: il est en même temps magnifique, ce je-ne-sais-quoi d'indéfinissable qui nous fait écarquiller les yeux (sans doute l'analyse psychologique poussée...), et en même temps déçevant: on aurait tant aimé une sorte d'apothéose finale, où tous les personnages se seraient rencontrés dans un éclair lyrique et épique.
Mais non. Et c'est là qu'on comprend tout l'esprit de l'oeuvre d'Hermann: jusqu'au bout, les destins de ces hommes et femmes resteront inscrits dans la même veine pathétique, où les espoirs, les idéaux au même titre que les vices, les turpitudes, se confondent dans le même creuset hasardeux. Quel est le but de tout cela? Ces amitiés trahies ou intéressées, ces complots familiaux, ces fidélités remises en question, ces rêves brisés sur le mur de l'intolérance et de la violence, mais aussi ces solidarités, ces idéaux, si utopiques soient-ils, les "Tours de Bois-Maury" en sont remplies. En cette époque sombre et flamboyante, loin des images d'Epinal, les routes de ces personnages emblématiques se croisent parfois, mais toutes aboutissent, dans un fracas d'événements sanglants, au fondement de ce qui définit l'Homme.
"Les Tours de Bois-Maury", ou l'épopée du genre humain...
Canardo a une particularité étrange. Cette série a deux périodes.
La première est très glauque et excellente. Le dessin de Sokal est un des plus beaux que je connaisses avec des couleurs excellentes. J'adore l'ambiance des premiers tomes, les personnages sont intéressant et leurs psychologies est bien maitrisé, les dialogues sont excellents, Canardo est un des meilleurs personnages de BD jamais créé...Il n'y a rien à jeter dans cette période et j'ai relu ses albums des dizaines et des dizaines de fois avec le même plaisir que lors de ma première lecture. C'est l'une de mes plus gros claques en BD.
Puis la série change à partir du tome 6 qui est un album de transition (et qui selon moi aurait pu servir de conclusion à la série). Canardo est plus présent et on a vite droit à des enquêtes normales dans un monde animalier. Sokal essai de faire de la satire sociale et il n'y a plus l'ambiance glauque. Il y a des albums sympathiques durant cette période, mais ce n'est rien comparé à ce qu'il y avait dans les premiers tomes. Les histoires sont moins marquantes et la qualités est juste pas mal au mieux. Et de plus le dessin est moins bien depuis que Sokal a prit un assistant à partir du tome 10.
Je conseil donc la lecture des 6 premiers tomes et du hors série qui reprends les histoires courtes de Canardo (je conseil l’édition en noir et blanc vu que celle en couleur ne possède pas toutes les histoires pour je ne sais quelle raison !). Pour les autres allez à la bibliothèque et puis ensuite acheter ceux qui vous ont plus.
« La guerre d’Alan » fait partie des bd qui m’ont le plus touché.
A vrai dire, ce n’est pas vraiment un récit dramatique que nous proposent les auteurs car les scènes larmoyantes y sont pratiquement absentes. Non, en fait, ce qui est touchant avec cette série, c’est qu’Alan Imgram Cope y raconte sa biographie d’une façon très sincère, sans héroïsme exagéré et avec beaucoup de cœur.
A la vue du titre et de la couverture, il est aisé de deviner que la bd raconte le destin d’un soldat américain pendant la seconde guerre mondiale et son après.
Trois tomes sont sortis à ce jour (d’après les rumeurs qui circulent sur la toile, un quatrième album est prévu), le premier met en scène Alan en préparation dans un coup d’entraînement américain, le second le place en France juste après le débarquement des alliés et enfin le troisième raconte la vie d’Alan après le conflit mondial jusqu’à maintenant.
Ce qui m’a surpris quand j’ai commencé à lire cette série, c’est le ton employé : la voix-off, qui raconte les péripéties d’Alan et dont les dialogues proviennent de lui, m’est apparue claire, simple et très compréhensible.
Et puis, il est étonnant de constater que le héros reste sincère et honnête dans ce qu’il dicte. D’ailleurs, Alan demeurera exemplaire dans sa conduite tout au long de sa vie (dès lors, on peut aisément comprendre pourquoi il a gardé d’excellents contacts avec ceux qu’il a rencontrés).
Il est intéressant de découvrir aussi que la guerre n’a pas été vécue de la même façon par tous les soldats américains (et autres) qui ont participé à la débâcle de l’Allemagne nazie. Alan n’a jamais été impliqué illico dans un combat, c’est d’ailleurs un des points originaux de cette série qui ne nous contera aucun grand combat de la seconde guerre mondiale.
Cependant, l’histoire d’Alan nous rappelle qu’une balle perdue peut tuer un homme sans que celui-ci n’ait été directement au combat (D’ailleurs, une des scènes de la bd, qui montre un des soldats allemands mourir devant les yeux d’Alan impuissant, est particulièrement surprenante et… horrible !).
Le troisième tome est mon préféré, c’est assez paradoxal de dire ça parce que cet album se passe après la guerre loin donc de la thématique initiale qui faisait son intérêt.
J’ai aimé ce tome parce qu’Alan se montre particulièrement peu avare en sentiments (les deux premiers tomes se contentent plus à nous raconter les faits), le lecteur y découvre un homme un peu perdu, à la recherche de ceux qu’il a côtoyés et de lui-même… ce tome m’est apparu émouvant car on voit Alan effectuer un bilan de sa vie.
Le dessin de Guibert m’est apparu parfaitement adapté au récit. Les décors sont simples et les personnages sont facilement reconnaissables. En fait, j’ai été impressionné par l’excellente narration alors qu’Emmanuel Guibert n’use jamais de cadrages vertigineux issus du cinéma dans sa manière de mettre en images les propos d’Alan. Cette façon de narrer, le lecteur pourra également reconnaître la patte de Guibert dans « Le photographe ».
Pour peu que vous soyez intéressés par l’histoire et les récits autographiques, je pense que « La guerre d’Alan » est une bd qui vous touchera beaucoup.
La série ne contient pas de grosses scènes de guerre où le lecteur devra se « taper » des combats entre chars ou à corps à corps (à la manière du film « Il faut sauver le soldat Ryan »).
Cependant, je ne me suis jamais ennuyé en lisant « La guerre d’Alan » car j’y ai découvert un personnage principal (Alan) très attachant et une narration impeccable qui m’a procuré un excellent confort de lecture.
Vivement une version intégrale de "La guerre d'Alan" comme l'a fait l'éditeur avec Persepolis !
A lire impérativement !
BD culte, les histoires sont hilarantes avec des idées très originales de Watterson, comme Calvin se prenant pour un spationaute ou un dinosaure, voyageant dans le temps, etc...
Un petit hic seulement : une traduction très décevante en français des blagues originales de l'auteur, qui sont en anglais. Donc un conseil : lisez Calvin et Hobbes en anglais pour vraiment apprécier l'humour décalé de l'auteur.
Romain.
Ouah quel plaisir ce comics !!
C'est vraiment un régal pour les yeux et pour l'action. Ceux qui n'aiment pas les scènes de violence ne vont certainement pas apprécier car il est vrai que c'est un peu violent tout du long. Pourtant moi qui d'habitude aime bien les ambiances poétiques eh bien là j'accroche vraiment. Les graphismes sont vraiment beaux et les histoires rondement bien menées. Un coup de cœur en particulier pour les tomes 4 et 3 qui ont d'ailleurs été utilisés pour l'adaptation au cinéma. Un petit bémol tout de même pour les 2 derniers tomes qui sont moins bien que les précédents.
Un grand coup de chapeau pour cette série que je recommande vivement !
4/5, j’avais presque envie de mettre 5 (si seulement les notations à virgule étaient possibles...). [edit : Ah ben si en fait j'ai mis 5 ahah, le fanboyisme remonte-moyenne peut-être, ou pas]
Alors là je tombe un peu sur le derrière, je ne comprends vraiment pas la côte de cette série ici-bas, série que je viens de dévorer quasiment sans coupure (31 tomes pour l’instant) et qui fait maintenant partie de mes plus hautes références.
A priori, Beck n’était pas vraiment un manga fait pour moi. Le rock, voire généralement la culture musicale chantée est assez éloignée de mes principales préoccupations (même si je ne déteste pas). Je ne parle même pas de ma haine viscérale du show business. Pourtant, Beck m’a passionné, et a même attiré ma curiosité sur le sujet dont il traite. Non pas que je m'intéresse réellement à ce style de musique en elle-même, mais plus à la philosophie et au coté idéologique du rock, chose qui transparaît clairement à travers Beck. On sent une volonté de l'auteur de montrer du doigt ce qu'est devenu une grande partie de la production musicale mondiale aujourd'hui, et l'esprit que véhicule ce manga constitue l'essence même de l'esprit rock de l'âge d'or, des années 70-90. Car oui, même pour ceux qui ne sont à la base que peu sensibles au thème de ce manga, l’hommage qui y est rendu au rock, à chaque fois plus fort au fil des volumes, ne peut que toucher.
Mais Beck, c’est aussi un parcours initiatique d’un jeune béotien en la matière, l’épopée dure et éprouvante –mais essentielle- d’une galerie de personnages incroyablement réussie sur le chemin de la reconnaissance, aux relations réalistes et bien pensée. Beck, c’est une succession de scènes éminemment mythiques, liées à sont genre. Pour les fous qui trouvent que l’histoire se dégrade au fil des premiers volumes, je leur conseille vivement d’aller jusqu’aux tomes 10-11, où ne pas s’en prendre plein la tête relève de l’inhumain.
La question est : Beck a-t-il des défauts ? Oui beaucoup ! (ah ah)
A commencer par le style graphique, qui fait pour le coup office de repousse-lecteur, tout du moins dans les débuts (je suis plutôt exigeant dans ce domaine en général). Il faut donc s’habituer aux codes graphiques particuliers de l’auteur (en ce qui concerne les bouches par exemple), pour ensuite prendre son pied sans réserve, car en outre la mise en scène et les cadrages sont souvent excellents. Du coté des tares on peut aussi citer le relatif manque de crédibilité de certains évènements en rapport avec les "méchants", surtout vers la dernière partie, sans oublier une narration inconstante (à mon goût) de l’auteur au fil de l’histoire. A titre personnel, j’ai aussi été un peu exaspéré par le personnage principal au début du manga, au boulétisme plus que palpable (enfin parfois c’est drôle quand même^_^), même si je sais que ça ne rend que plus savoureuse son ascension par la suite (bien qu’il reste lui même, c’est très important et cela confirme le réalisme cité plus haut du traitement des personnages sur pas mal d’aspects).
Voilà, mais après tout qu’est-ce donc que ces misérables défauts eu égard à l’âme et à la profonde aura qui émane de ce manga ? Mon esprit d’impartialité me pousse à voir cette oeuvre sous tous ces aspects même les moins agréables, mais dans des cas comme celui-ci je ne cache pas que m’en tamponne joyeusement le coquillard, et le mot est faible, les qualités transcendent le reste.
C’est BEAU, touchant, et militant. Un must.
Ps : Un petit mot sur l’anime, qui comme vous vous en doutez à son importance. Musicalement, j’avais très peur qu’entendre les morceaux du groupe ne désacralise leurs performances, dont l’inaccessibilité faisait la beauté. Et bien force est de constater que j’ai plutôt eu tort et que le pari a été plus que gagné, car l’ost est petite réussite dont certains morceaux, tel Moon On The Water, laissent littéralement par terre. De même, il est à noter que l’anime a amélioré globalement le design des personnages en occultant quelque peu la patte de l’auteur (Maho est magnifique), en ne gardant que le meilleur.
Pourtant, j'ai largement préféré la version papier pour diverses et nombreuses raisons : Déjà, la mise en scène reste plus forte, les scènes encore plus marquantes. L’auteur est (légèrement) plus doué que les producteurs de l’anime sur ce plan là à mon sens. Aussi, même si j’apprécie l’ost, je reste attaché au coté inaccessible et irréel des morceaux du groupe. Et enfin la raison la plus importante, l'histoire ne s'arrête pas en plein milieu. L’anime se stoppe grosso modo à un peu plus d’une dizaine de tomes (26 épisodes), et ne semble pas laisser présager une suite du fait du contenu de la seconde moitié du dernier épisode.
Ca reste un anime à tester pour les fans de la série, car il a aussi une sacrée bonne réputation.
Que dire ? Dès que j'ai commencé a être plongé dans l'histoire je n'ai plus pu lâcher ce "Quartier lointain" et j'ai dévoré les 2 tomes ! Rarement une BD m'avait fait autant d'effet ! Une histoire passionnante qui m'a fait passer par pleins de sentiments très différents, du rire, de l'émotion, de l'interrogation.....
Les réflexions et les questions qu'Hiroshi soulève autour du bonheur de sa famille, de ses parents m'ont beaucoup touché. Peut être parce qu'un jour je me suis posé le même genre de questions. C'est vraiment très bien écrit, notamment la manière dont cet enfant de 14 ans voit les choses avec les yeux d'un homme de 48.
Je me demandais sans cesse ce qu'il allait se passer. Et ce que cela allait entraîner comme conséquences sur sa vie actuelle. Comment va t-il gérer la situation avec son père ? Est-ce que cela va modifier son futur ? C'est impossible de rester indifférent à cette histoire, j'avais presque un nœud dans l'estomac quand il se retrouve sur le quai de la gare avec son père.........
En conclusion, si comme moi, vous n'êtes pas adepte des mangas, et que vous ne devez en lire qu'un, je confirme que c'est celui là !
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Akira
J’ai découvert Akira bien tard, et pour mon bonheur avec l’édition en noir et blanc après avoir dévoré Domu qui était mon premier manga et qui m’avait donné envie d’en découvrir un peu plus. Et alors là… Quel graphisme ! Quelle histoire ! Du ciné dans une BD ça peut lasser parfois. Mais là j’adhère à 100% grâce au dessin tramé d’une lisibilité immédiate, dont la fonction première est de renforcer la mise en scène rythmée et superbement réalisée. Au niveau ambiance ça donne un rendu à la fois très réaliste et glacial pour une mise en scène à grand spectacle qui sert merveilleusement la démesure de l’histoire. Du début à la fin (la première case en N&B est magnifique tout comme la dernière l’est encore plus), Otomo nous entraîne dans son toboggan infernal où il est rapidement impossible de parer les virages de son histoire. Bon. Controversée la BD ? Ben oui quand même, à l’époque de sa sortie en France en tout cas. Dès les premières pages l’ambiance est ‘no futur’ et cette bande de sales gosses qui prennent de la dope pour faire les tarés en moto, ça peut choquer un minimum surtout quand la BD s’adresse a un public ado (attention, la phrase est un peu réductrice, hein ? !). Au même titre d’ailleurs que la mise en scène de la violence qui est plutôt recherchée. Donc c’est pas rose, c’est pas tendre, et ça fonctionne grâce au talent narratif de l’auteur mais surtout parce que rien n’est anodin, de ce décor qui se transforme aux transformations des protagonistes etc. et que tout ce tient dans cette œuvre qui offre de multiples niveaux de lectures comme l’ont si bien exprimés les avis précédents. Kanéda lui, ne change pas. De bout en bout il reste un personnage emblématique de l’insouciance, énervant, sympathique, et avec des préoccupations souvent terre à terre. L’inverse de Tetsuo qui fait une bonne partie du sel de la BD. Bon je ne vais pas faire un roman, il y a tellement d'avis ci dessous très intéressants, c’est une BD très forte qu’on ne peut que conseiller.
Le Sommet des dieux
Intrigue sur fond de montagne (ou plutôt montagne sur fond d'intrigue) avec une ambiance d'introspection des personnages, de réflexion et de recherche sur eux-mêmes, qui iront jusqu'au bout de leur démarche. Très beau scénario et dessins magnifiques. A lire absolument !
Les Tours de Bois-Maury
Ce qui fait la force de cette BD est son réalisme, qui à mon humble avis peut être difficilement égalé. En tout cas aucune BD ne m’a autant marqué sur ce plan. Hermann dessine à merveille mais son trait est dur et sans concessions quant au physique des personnages ou au décor médiéval, et sa manière de raconter l’histoire sans les facilités inhérentes au genre romanesque est très efficace. Les scénarios sont irréprochables, inventifs pour beaucoup, documentés bien sur, et nous voici au bout de quelques pages transportés dans la fange de ce Haut Moyen Age bien campé. Soit, mais Hermann ne s’arrête pas en si bon chemin : Dans son récit de chevalerie chaque personnage agît selon son lot de motivations triviales, et la quête du chevalier errant paraît bien dérisoire. Le code d’honneur de la chevalerie fait autant de dégâts que les manants investissant les châteaux, mais moins encore que la bêtise humaine qui est stigmatisée sous de multiples formes au fil des albums. Si nobles sentiments il y a, chaque fois ils paraissent échouer devant la méchanceté et la cupidité des hommes et ça fait mouche, mais c’est aussi énervant parce que au fond, ce que nous raconte Hermann c’est l’humain pathétique et dérisoire. Même les rêves y passent, mais je ne veux pas trop en dévoiler… C’est pourquoi bien que j’adore la série son propos me laisse une impression amère. En prenant à contre pied les poncifs de la littérature d’aventure l'auteur a crée une histoire assez pessimiste quand même. Il reste que c’est excellemment fait et qu’on ressent à son tour haine ou compassion pour ces personnages hauts en couleurs qui coûte que coûte se tiendront debout l’épée à la main et la rage au cœur. J’adore particulièrement le tome 4 et aussi le 6 où l’incursion du fantastique est très bien amenée. Et puis tous les tomes avec Germain, aventurier magnifique qui mériterait une série à lui tout seul. Et j’adore Alda aussi, et la Pie, bref… A ne manquer sous aucun prétexte… quand même.
Les Tours de Bois-Maury
Cette série fait sans aucun doute date dans le (petit) univers de la BD moyenâgeuse. En effet, Hermann nous donne une vision unique et inédite des temps sombres de l'Europe médiévale. Tout d'abord le dessin, réaliste mais sans forcer le trait, rend parfaitement la vision d'un univers dur et âpre, renforcé par les magnifiques couleurs (les grands plans qui dévoilent le paysage sont sublimes, et quelle lumière! Tantôt sombre et feutrée, tantôt éclatante et éblouissante, cela dépend des albums). Mais ce qui fait l'attrait de cette série, avant le dessin ou la richesse des références historiques, c'est le talent de Hermann pour raconter des histoires, violentes et sanglantes, simples et belles, en tout cas elles ne s'oublient pas! Un mot aussi sur l'emploi de l'ancien français, qui peut sembler rebutant, mais qui donne une pointe d'exotisme à la BD. J'ai été étonné aussi de voir à quel point l'auteur a réussi à rendre si bien les rites et les moeurs de l'époque, que ce soit social (relations entre les classes) ou psychologiques (vivre, vivre à tout prix). Bref, je conseille vraiment cette série aux amateurs d'Histoire et... d'histoires! Et même si elle n'atteint pas le statut d'oeuvre culte (le Moyen-Age ne peut plaire à tout le monde!) elle dépasse assurément, pour moi, le titre déjà flatteur de "franchement bien"! (Rajouté quelques mois plus tard): je viens juste de terminer entièrement la série Et franchement je suis tout ému. Je crois, que parmi toutes les BD que j'ai lues, les images des "Tours de Bois-Maury" resteront parmi les plus vivantes et les plus émouvantes. Tous les tomes de la séries sont de très bonne qualité (même si Sigurd est sans doute moins compréhensible), quand bien même tous ne se valent pas. Mention spéciale aux quatre premiers (Babette, Eloïse de Montgri, Germain, Reinhardt) et au dernier du premier cycle (Olivier). Sacré Aymar, je m'en souviendrai de toi... Et aussi de tous ces pantins qui se battent pour faire de leur mieux en ces temps agités. Tout de même, certaines images sont magnifiques et terribles en même temps (en particulier une à la dernière page du tome 3, vraiment surprenante...). En ce qui concerne les deux tomes du deuxième cycle, je dois avouer qu'ils sont un peu en-dessous niveau scénario (même si la trame reste très bien!), mais au niveau graphisme, c'et du haut niveau! Mon seul regret, c'est le tome 10, Olivier: il est en même temps magnifique, ce je-ne-sais-quoi d'indéfinissable qui nous fait écarquiller les yeux (sans doute l'analyse psychologique poussée...), et en même temps déçevant: on aurait tant aimé une sorte d'apothéose finale, où tous les personnages se seraient rencontrés dans un éclair lyrique et épique. Mais non. Et c'est là qu'on comprend tout l'esprit de l'oeuvre d'Hermann: jusqu'au bout, les destins de ces hommes et femmes resteront inscrits dans la même veine pathétique, où les espoirs, les idéaux au même titre que les vices, les turpitudes, se confondent dans le même creuset hasardeux. Quel est le but de tout cela? Ces amitiés trahies ou intéressées, ces complots familiaux, ces fidélités remises en question, ces rêves brisés sur le mur de l'intolérance et de la violence, mais aussi ces solidarités, ces idéaux, si utopiques soient-ils, les "Tours de Bois-Maury" en sont remplies. En cette époque sombre et flamboyante, loin des images d'Epinal, les routes de ces personnages emblématiques se croisent parfois, mais toutes aboutissent, dans un fracas d'événements sanglants, au fondement de ce qui définit l'Homme. "Les Tours de Bois-Maury", ou l'épopée du genre humain...
Canardo
Canardo a une particularité étrange. Cette série a deux périodes. La première est très glauque et excellente. Le dessin de Sokal est un des plus beaux que je connaisses avec des couleurs excellentes. J'adore l'ambiance des premiers tomes, les personnages sont intéressant et leurs psychologies est bien maitrisé, les dialogues sont excellents, Canardo est un des meilleurs personnages de BD jamais créé...Il n'y a rien à jeter dans cette période et j'ai relu ses albums des dizaines et des dizaines de fois avec le même plaisir que lors de ma première lecture. C'est l'une de mes plus gros claques en BD. Puis la série change à partir du tome 6 qui est un album de transition (et qui selon moi aurait pu servir de conclusion à la série). Canardo est plus présent et on a vite droit à des enquêtes normales dans un monde animalier. Sokal essai de faire de la satire sociale et il n'y a plus l'ambiance glauque. Il y a des albums sympathiques durant cette période, mais ce n'est rien comparé à ce qu'il y avait dans les premiers tomes. Les histoires sont moins marquantes et la qualités est juste pas mal au mieux. Et de plus le dessin est moins bien depuis que Sokal a prit un assistant à partir du tome 10. Je conseil donc la lecture des 6 premiers tomes et du hors série qui reprends les histoires courtes de Canardo (je conseil l’édition en noir et blanc vu que celle en couleur ne possède pas toutes les histoires pour je ne sais quelle raison !). Pour les autres allez à la bibliothèque et puis ensuite acheter ceux qui vous ont plus.
La Guerre d'Alan
« La guerre d’Alan » fait partie des bd qui m’ont le plus touché. A vrai dire, ce n’est pas vraiment un récit dramatique que nous proposent les auteurs car les scènes larmoyantes y sont pratiquement absentes. Non, en fait, ce qui est touchant avec cette série, c’est qu’Alan Imgram Cope y raconte sa biographie d’une façon très sincère, sans héroïsme exagéré et avec beaucoup de cœur. A la vue du titre et de la couverture, il est aisé de deviner que la bd raconte le destin d’un soldat américain pendant la seconde guerre mondiale et son après. Trois tomes sont sortis à ce jour (d’après les rumeurs qui circulent sur la toile, un quatrième album est prévu), le premier met en scène Alan en préparation dans un coup d’entraînement américain, le second le place en France juste après le débarquement des alliés et enfin le troisième raconte la vie d’Alan après le conflit mondial jusqu’à maintenant. Ce qui m’a surpris quand j’ai commencé à lire cette série, c’est le ton employé : la voix-off, qui raconte les péripéties d’Alan et dont les dialogues proviennent de lui, m’est apparue claire, simple et très compréhensible. Et puis, il est étonnant de constater que le héros reste sincère et honnête dans ce qu’il dicte. D’ailleurs, Alan demeurera exemplaire dans sa conduite tout au long de sa vie (dès lors, on peut aisément comprendre pourquoi il a gardé d’excellents contacts avec ceux qu’il a rencontrés). Il est intéressant de découvrir aussi que la guerre n’a pas été vécue de la même façon par tous les soldats américains (et autres) qui ont participé à la débâcle de l’Allemagne nazie. Alan n’a jamais été impliqué illico dans un combat, c’est d’ailleurs un des points originaux de cette série qui ne nous contera aucun grand combat de la seconde guerre mondiale. Cependant, l’histoire d’Alan nous rappelle qu’une balle perdue peut tuer un homme sans que celui-ci n’ait été directement au combat (D’ailleurs, une des scènes de la bd, qui montre un des soldats allemands mourir devant les yeux d’Alan impuissant, est particulièrement surprenante et… horrible !). Le troisième tome est mon préféré, c’est assez paradoxal de dire ça parce que cet album se passe après la guerre loin donc de la thématique initiale qui faisait son intérêt. J’ai aimé ce tome parce qu’Alan se montre particulièrement peu avare en sentiments (les deux premiers tomes se contentent plus à nous raconter les faits), le lecteur y découvre un homme un peu perdu, à la recherche de ceux qu’il a côtoyés et de lui-même… ce tome m’est apparu émouvant car on voit Alan effectuer un bilan de sa vie. Le dessin de Guibert m’est apparu parfaitement adapté au récit. Les décors sont simples et les personnages sont facilement reconnaissables. En fait, j’ai été impressionné par l’excellente narration alors qu’Emmanuel Guibert n’use jamais de cadrages vertigineux issus du cinéma dans sa manière de mettre en images les propos d’Alan. Cette façon de narrer, le lecteur pourra également reconnaître la patte de Guibert dans « Le photographe ». Pour peu que vous soyez intéressés par l’histoire et les récits autographiques, je pense que « La guerre d’Alan » est une bd qui vous touchera beaucoup. La série ne contient pas de grosses scènes de guerre où le lecteur devra se « taper » des combats entre chars ou à corps à corps (à la manière du film « Il faut sauver le soldat Ryan »). Cependant, je ne me suis jamais ennuyé en lisant « La guerre d’Alan » car j’y ai découvert un personnage principal (Alan) très attachant et une narration impeccable qui m’a procuré un excellent confort de lecture. Vivement une version intégrale de "La guerre d'Alan" comme l'a fait l'éditeur avec Persepolis ! A lire impérativement !
Calvin et Hobbes
BD culte, les histoires sont hilarantes avec des idées très originales de Watterson, comme Calvin se prenant pour un spationaute ou un dinosaure, voyageant dans le temps, etc... Un petit hic seulement : une traduction très décevante en français des blagues originales de l'auteur, qui sont en anglais. Donc un conseil : lisez Calvin et Hobbes en anglais pour vraiment apprécier l'humour décalé de l'auteur. Romain.
Sin City
Ouah quel plaisir ce comics !! C'est vraiment un régal pour les yeux et pour l'action. Ceux qui n'aiment pas les scènes de violence ne vont certainement pas apprécier car il est vrai que c'est un peu violent tout du long. Pourtant moi qui d'habitude aime bien les ambiances poétiques eh bien là j'accroche vraiment. Les graphismes sont vraiment beaux et les histoires rondement bien menées. Un coup de cœur en particulier pour les tomes 4 et 3 qui ont d'ailleurs été utilisés pour l'adaptation au cinéma. Un petit bémol tout de même pour les 2 derniers tomes qui sont moins bien que les précédents. Un grand coup de chapeau pour cette série que je recommande vivement !
Beck
4/5, j’avais presque envie de mettre 5 (si seulement les notations à virgule étaient possibles...). [edit : Ah ben si en fait j'ai mis 5 ahah, le fanboyisme remonte-moyenne peut-être, ou pas] Alors là je tombe un peu sur le derrière, je ne comprends vraiment pas la côte de cette série ici-bas, série que je viens de dévorer quasiment sans coupure (31 tomes pour l’instant) et qui fait maintenant partie de mes plus hautes références. A priori, Beck n’était pas vraiment un manga fait pour moi. Le rock, voire généralement la culture musicale chantée est assez éloignée de mes principales préoccupations (même si je ne déteste pas). Je ne parle même pas de ma haine viscérale du show business. Pourtant, Beck m’a passionné, et a même attiré ma curiosité sur le sujet dont il traite. Non pas que je m'intéresse réellement à ce style de musique en elle-même, mais plus à la philosophie et au coté idéologique du rock, chose qui transparaît clairement à travers Beck. On sent une volonté de l'auteur de montrer du doigt ce qu'est devenu une grande partie de la production musicale mondiale aujourd'hui, et l'esprit que véhicule ce manga constitue l'essence même de l'esprit rock de l'âge d'or, des années 70-90. Car oui, même pour ceux qui ne sont à la base que peu sensibles au thème de ce manga, l’hommage qui y est rendu au rock, à chaque fois plus fort au fil des volumes, ne peut que toucher. Mais Beck, c’est aussi un parcours initiatique d’un jeune béotien en la matière, l’épopée dure et éprouvante –mais essentielle- d’une galerie de personnages incroyablement réussie sur le chemin de la reconnaissance, aux relations réalistes et bien pensée. Beck, c’est une succession de scènes éminemment mythiques, liées à sont genre. Pour les fous qui trouvent que l’histoire se dégrade au fil des premiers volumes, je leur conseille vivement d’aller jusqu’aux tomes 10-11, où ne pas s’en prendre plein la tête relève de l’inhumain. La question est : Beck a-t-il des défauts ? Oui beaucoup ! (ah ah) A commencer par le style graphique, qui fait pour le coup office de repousse-lecteur, tout du moins dans les débuts (je suis plutôt exigeant dans ce domaine en général). Il faut donc s’habituer aux codes graphiques particuliers de l’auteur (en ce qui concerne les bouches par exemple), pour ensuite prendre son pied sans réserve, car en outre la mise en scène et les cadrages sont souvent excellents. Du coté des tares on peut aussi citer le relatif manque de crédibilité de certains évènements en rapport avec les "méchants", surtout vers la dernière partie, sans oublier une narration inconstante (à mon goût) de l’auteur au fil de l’histoire. A titre personnel, j’ai aussi été un peu exaspéré par le personnage principal au début du manga, au boulétisme plus que palpable (enfin parfois c’est drôle quand même^_^), même si je sais que ça ne rend que plus savoureuse son ascension par la suite (bien qu’il reste lui même, c’est très important et cela confirme le réalisme cité plus haut du traitement des personnages sur pas mal d’aspects). Voilà, mais après tout qu’est-ce donc que ces misérables défauts eu égard à l’âme et à la profonde aura qui émane de ce manga ? Mon esprit d’impartialité me pousse à voir cette oeuvre sous tous ces aspects même les moins agréables, mais dans des cas comme celui-ci je ne cache pas que m’en tamponne joyeusement le coquillard, et le mot est faible, les qualités transcendent le reste. C’est BEAU, touchant, et militant. Un must. Ps : Un petit mot sur l’anime, qui comme vous vous en doutez à son importance. Musicalement, j’avais très peur qu’entendre les morceaux du groupe ne désacralise leurs performances, dont l’inaccessibilité faisait la beauté. Et bien force est de constater que j’ai plutôt eu tort et que le pari a été plus que gagné, car l’ost est petite réussite dont certains morceaux, tel Moon On The Water, laissent littéralement par terre. De même, il est à noter que l’anime a amélioré globalement le design des personnages en occultant quelque peu la patte de l’auteur (Maho est magnifique), en ne gardant que le meilleur. Pourtant, j'ai largement préféré la version papier pour diverses et nombreuses raisons : Déjà, la mise en scène reste plus forte, les scènes encore plus marquantes. L’auteur est (légèrement) plus doué que les producteurs de l’anime sur ce plan là à mon sens. Aussi, même si j’apprécie l’ost, je reste attaché au coté inaccessible et irréel des morceaux du groupe. Et enfin la raison la plus importante, l'histoire ne s'arrête pas en plein milieu. L’anime se stoppe grosso modo à un peu plus d’une dizaine de tomes (26 épisodes), et ne semble pas laisser présager une suite du fait du contenu de la seconde moitié du dernier épisode. Ca reste un anime à tester pour les fans de la série, car il a aussi une sacrée bonne réputation.
Quartier lointain
Que dire ? Dès que j'ai commencé a être plongé dans l'histoire je n'ai plus pu lâcher ce "Quartier lointain" et j'ai dévoré les 2 tomes ! Rarement une BD m'avait fait autant d'effet ! Une histoire passionnante qui m'a fait passer par pleins de sentiments très différents, du rire, de l'émotion, de l'interrogation..... Les réflexions et les questions qu'Hiroshi soulève autour du bonheur de sa famille, de ses parents m'ont beaucoup touché. Peut être parce qu'un jour je me suis posé le même genre de questions. C'est vraiment très bien écrit, notamment la manière dont cet enfant de 14 ans voit les choses avec les yeux d'un homme de 48. Je me demandais sans cesse ce qu'il allait se passer. Et ce que cela allait entraîner comme conséquences sur sa vie actuelle. Comment va t-il gérer la situation avec son père ? Est-ce que cela va modifier son futur ? C'est impossible de rester indifférent à cette histoire, j'avais presque un nœud dans l'estomac quand il se retrouve sur le quai de la gare avec son père......... En conclusion, si comme moi, vous n'êtes pas adepte des mangas, et que vous ne devez en lire qu'un, je confirme que c'est celui là !