J'ai tout de suite été fan de cette série très originale, décalée et particulière. Je pense que dans ce genre d'œuvre, soit on aime, soit on n'aime pas.
Le scénario évolue en parallèle dans un monde fermé et souterrain de type royaliste et codifié mais complètement délirant et humoristique, et un monde ouvert (à l'air libre) de type post-apocalyptique.
Il y a plein de clins d'œil à d'autres bds ou d'autres univers qu'on peut facilement trouver dans les pages et qui font souvent sourire.
Les personnages sont riches et bien développés, de plus ils sont attachants je trouve (même ceux qui sont du mauvais côté de la barrière).
La colorisation et les dessins se marient très bien avec le scénario, bref, c'est vraiment une réussite et j'attends avec impatience le dernier tome !
L’autoroute du soleil… c’est une sacrée BD. Lue il y a un petit bout de temps mais qui me laisse un très très bon souvenir. Le début hésite un chouia, histoire de présenter les personnages, mais une fois que c’est parti, c’est les montagnes russes à n’en plus finir. A chaque fois que les persos ont enfin posés leurs fesses quelques cases, Baru fait repartir son histoire à un train d’enfer. Le genre de BD qu’on peut lire dans n’importe quelle position inconfortable et qui fait grogner si un intrus s’approche trop près, et dont on ressort avec l’impression de devoir se reconnecter avec la réalité qui nous entoure. Bravo à l'auteur pour son tour de force.
Voilà pour le ressenti. Le dessin est stylé, dynamique, pas forcément précis mais bien assez, concernant les personnages on s’y attache très vite même si on a pas d’affinité particulière à la base, bref c'est une BD excellente !
Pour moi, une des meilleures BD éducatives à ce jour.
Malgré un travail de commande, une trame forcément imposée par les événements historiques et un collectif d'auteurs, que ce soit pour le scénario comme pour les dessins (probablement la seule solution permettant de sortir à l'époque 1104 planches en l'espace de 2 années scolaires), cette oeuvre se distingue par la magie qui s'en dégage, que ce soit à la première lecture, comme 30 ans plus tard.
Les scénaristes mêlent habillement les faits à la "petite" histoire au travers de personnages secondaires, ce qui distingue cette série du pur manuel scolaire, sans omettre d'événement majeur.
C'est cet habile équilibre à la fois scénaristique et graphique qui confère à ces pages un charme intact et se (re-)lit avec grand plaisir que ce soit d'ailleurs chronologiquement et d'une traite ! (comptez quand même quelques heures), ou en piochant individuellement le fascicule d'une époque donnée.
Le trait sauvage et anguleux de de la Fuente vous plonge dans la gaule romaine, mais on est pas dans Astérix et les morts sont "pour de vrai".
Après l'ultraprécis Raphaël, le quasi pointillisme de Manara se prête parfaitement à la fureur carolingienne, et déja, quelle facilité.
Le "griffonné" de Poïvet n'était pas mon préféré, alors que les très soignés Ribera ou Coelho m'enchantaient, mais le temps passant, les avis évoluent.
En bref, et sans reprendre chaque page en détail, ça n'est que du plaisir.
Sinon, je tiens juste à préciser les diverses éditions à ma connaissance.
1. Les 24 fascicules de 48 pages (46 planches chacun) vendus en kiosque à l'époque au prix de 9ff, puis 9.50ff, puis 10ff entre 1976 et 1978 (réédités 3 ans plus tard), relativement faciles à trouver à l'unité, un peu moins en collection complète sur sites d'enchères, spécialisés, ou librairies d'occasions.(prix extrêmement variable de 20 à 300 eur pour la collection complète et de 3 à 43 eur !!! l'unité !).
2. Les 8 volumes de 144 pages reliés luxe en cartonnage glacé, dos simili cuir bleu (regroupant chacun 3 fascicules) + 1 volume de 24 fiches pédagogiques et 2 posters vendus par correspondance autour de 700 ff de l'époque pour la collection complète que l'on peut trouver sur sites d'enchères ou spécialisés ou librairies d'occasions. (compter de 50 à 200 eur pour la totale et de 3 à 50 eur à l'unité).
3. Les 8 volumes de 144 pages reliés carton glacé vendus en librairie sous deux (ou trois ) séries de couvertures selon l'année d'édition vendus de 15 à 100 eur pour la complète et 1 à 20 eur à l'unité.
4. Les mêmes 8 volumes vendus par France loisir, seule la couverture cartonnée change, cote identique.
5. Et enfin, les 4 volumes de 288 pages (vendus hors commerce, exclusivement réservés à la clientèle de Larousse distribution france) en édition luxe type rombaldi cuir rouge, édités en 1979/80. Très difficiles à trouver et cote inconnue (probablement entre 200 et 400 eur)
Bonne lecture.
Je ne sais pas si c’est le cas pour vous mais moi, plus je vieillis, plus je pense à mes parents et plus j’éprouve du plaisir à revenir sur ma terre natale (il faut dire aussi -sans chauvinisme excessif- que j’ai vécu dans une belle région !). Pourquoi dis-je ça ? C’est parce que « Le journal de mon père » m’a fait penser vachement à ma famille et à mon enfance avec émotion… alors que je ne m’attendais à lire qu’une longue et simple autobiographie d’un homme.
En fait, ce n’est pas vraiment les souvenirs d’un être que nous propose l’auteur japonais Jiro Taniguchi, c’est une œuvre de fiction mais de nombreux éléments qui la composent sont indiscutablement inspirés de faits réels.
Ainsi, lorsque Jiro Taniguchi aborde avec cette bd le cas du divorce, moi, j’ai la chair de poule et j’essaie de me mettre à la place de Yoichi Yamashita, le personnage principal de ce manga, sur la façon dont je me serais comporté.
Et puis, comment peut-on être indifférent à la mort d’un des membres de sa famille surtout lorsqu’on voit de quelle façon Yoichi Yamashita a été chaleureusement accueilli à son retour au village natal et lorsqu’on découvre la manière dont ses proches lui racontent la vie de son père ?
Mais, le vrai coup de force de Jiro Taniguchi est d’avoir réussi à me faire chialer ! Vous vous rendez compte ? Moi, qui d’habitude reste de glace devant les films mélodramatiques, qui déteste à mort les romans à l’eau de rose, j’ai pleuré en lisant « Le journal de mon père » !
A ma connaissance, cet auteur japonais est le seul auteur avec Art Spiegelman (avec l’excellent Maus) à être parvenu à m’arracher des larmes, rien que pour ça, je dis chapeau l’artiste !
Si j’apprécie autant Jiro Taniguchi, c’est aussi parce que j’aime beaucoup son dessin. J’apprécie le fait que sa représentation des personnages ne reprenne pas celle de la majorité des mangas où les protagonistes ont des grands yeux et des expressions très exagérées (j’ai horreur de ce type de dessin !). Dans ce sens, Jiro Taniguchi peut être considéré comme l’un des auteurs japonais les plus « européens » au niveau du style employé. Son coup de patte m’est apparu clair et précis, en tous cas, je trouve que son dessin est très agréable à contempler d’autant plus que les décors sont fouillés et ses perspectives m’ont semblé sans défaut.
La seule chose qui m’a gêné lors de la lecture du « Journal de mon père », c‘est la disposition des bulles à contresens dues à la mise en place des pages dans le sens occidental (lecture de gauche à droite) alors qu’à l’origine elle était japonaise (lecture de droite à gauche). Fallait-il réaliser une édition de ce manga dans le sens occidental ? Je ne sais pas mais ça peut encourager des lecteurs réticents aux œuvres nipponnes à les découvrir…
Après « Quartier lointain », « Le journal de mon père » est le second manga que j’ai lu de Jiro Taniguchi et que j’ai adoré !
Cette bd m’est apparue très touchante car l’auteur aborde des thèmes universels (le divorce, l’attachement à sa famille et sa terre natale, l’enfance…) avec beaucoup de pudeur et de sensibilité. En plus, j’apprécie beaucoup son coup de patte.
Bref, « Le journal de mon père » est un manga à découvrir absolument même pour ceux qui –à l’origine- n’aiment pas les bd japonaises (comme moi !).
Un excellent récit mené de main de maître par le dieu du manga Osamu Tezuka ! Hormis la fin du tome 2 qui est un peu long et peu passionnant, cette série nous tient en haleine avec uns scénario palpitant et un bon dessin.
Ce qui rend le récit exceptionnel c'est le caractère humain de l'histoire. Les documents sur les origines d'Hitler et tout le reste ne sont là que pour montrer la folie des hommes et des personnages pas toujours manichéens. Le meilleur exemple est Adolf Kaufman. Au début, il est un gamin innocent qui n'a rien contre les juifs, qui devient un nazi avec un esprit proche de la folie à cause de son amitié avec un autre Adolf, juif, et un amour envers une fille, juive elle aussi. Et puis y sa mère qui aime un japonais. Chose inconcevable dans son esprit.
J'ai bien aimé que l'histoire finisse avec la guerre entre les juifs et les palestiniens. Je vois ça comme une sorte de deuxième guerre mondiale. Dans chacune y a des gens qui tuent d'autres gens pour bâtir un monde 'meilleur'. C'est peut être ça le message de Tezuka. La connerie humaine est indestructible et l'ironie du destin encore plus. Et puis y a aussi cette conception de 'justice' qui change selon la mentalité des gens.
L'histoire des trois Adolf est un bon manga qui donne à réfléchir sur le destin de l'humanité.
Déroutant au départ (1er tome), j'avoue avoir hésité à acheter la suite... Les nouvelles aventures de Lanfeust en remake de star wars !!!
Et en fait pas du tout, la suite est énorme... le scénario prend des tournures complètements inattendues... le dessin de Tarquin est irréprochable et prend une dimension nouvelle par rapport à Lanfeust De Troy... les mondes divers et variés sont bourrés de détails... superbes...
Et les nouveaux personnages nous permettent d'oublier (non sans peine) Nicolede, Cian et compagnie...
Génial pour une série dérivée qui égale au moins sa grande soeur, si ce n'est plus... A découvrir absolument...
Dommage que cette série soit si dure à trouver. C'est un vrai chef-d'oeuvre ! Les personnages sont tous dégueulasses, méchants, ont des préjugés, mais on s'attache quand même !
L'histoire ? C'est la seconde guerre mondiale revue, mettant en vedette des filles scouts pas si innocentes qu'on pourrait le croire. Le scénario fait exploser tous les tabous et aurait été encore plus loin dans la méchanceté si elle n'avait pas été arrêtée par ses auteurs.
Le trait nerveux de Hardy va très bien avec le scénario de Yann. Si vous tombez par hasard sur un album, achetez-le tout de suite !
Un véritable chef d'oeuvre de la bande dessinée. Forest et Tardi nous livrent là une oeuvre OVNI. Ça se passe dans un monde étrange avec comme héros un pauvre type qui n'a plus comme maison qu'un mur. Les personnages sont grotesques, dégueulasses, monstrueux, humains...
Le scénario nous tient en haleine du début à la fin sans temps mort. Tardi nous livre un dessin mature qui va à merveille avec le scénario étrange de Forest. Il faut lire cette oeuvre qui n'a pas d'égal dans le monde de la bd.
Un chef d'oeuvre de connerie ! L'un des meilleurs mangas d'humour que j'ai lu ! Les personnages sont tous aussi débiles les uns que les autres. Mon coup de coeur est certainement Suppapaman. Ce 'héros' est tellement minable qui n'est même pas capable de sauver une fourmi.
Certes, l'humour pipi-caca n'est pas ce qui me fait le plus rire, mais l'auteur s'en sert intelligemment. Il ne dépasse jamais la barrière du mauvais goût. Les histoires me font beaucoup marrer et le dessin est rafraîchissant. J'aime surtout la galerie de personnage louffoque et attachants:Aralé, la robot idiote, Sembei, l'inventeur minable et pervers, sa femme, Midori, qui est conne, le docteur Mashirito qui fait des plans de conquete minable, etc.
Je conseil ce manga, mais ce n'est pas tout le monde qui aimerait l'humour d'Akari Toriyama qui peut etre lourd pour certains. Sinon, c'est dommage qu'un éditeur n'aie pas édité la suite qui date de 1995.
Lorsque Alexis (génial illustrateur mort trop tôt) et Gotlib se rencontrent, ça donne automatiquement un chef d'oeuvre. Nos deux compères s'amusent à ridiculiser des classiques de la littérature, une série télé et un genre cinématographique.
La meilleur est celui de Notre Dame de Paris. Gotlib réussit à conserver l'atmosphère du roman tout en mettant des gags idiots. Culte !
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La Nef des fous
J'ai tout de suite été fan de cette série très originale, décalée et particulière. Je pense que dans ce genre d'œuvre, soit on aime, soit on n'aime pas. Le scénario évolue en parallèle dans un monde fermé et souterrain de type royaliste et codifié mais complètement délirant et humoristique, et un monde ouvert (à l'air libre) de type post-apocalyptique. Il y a plein de clins d'œil à d'autres bds ou d'autres univers qu'on peut facilement trouver dans les pages et qui font souvent sourire. Les personnages sont riches et bien développés, de plus ils sont attachants je trouve (même ceux qui sont du mauvais côté de la barrière). La colorisation et les dessins se marient très bien avec le scénario, bref, c'est vraiment une réussite et j'attends avec impatience le dernier tome !
L'Autoroute du soleil
L’autoroute du soleil… c’est une sacrée BD. Lue il y a un petit bout de temps mais qui me laisse un très très bon souvenir. Le début hésite un chouia, histoire de présenter les personnages, mais une fois que c’est parti, c’est les montagnes russes à n’en plus finir. A chaque fois que les persos ont enfin posés leurs fesses quelques cases, Baru fait repartir son histoire à un train d’enfer. Le genre de BD qu’on peut lire dans n’importe quelle position inconfortable et qui fait grogner si un intrus s’approche trop près, et dont on ressort avec l’impression de devoir se reconnecter avec la réalité qui nous entoure. Bravo à l'auteur pour son tour de force. Voilà pour le ressenti. Le dessin est stylé, dynamique, pas forcément précis mais bien assez, concernant les personnages on s’y attache très vite même si on a pas d’affinité particulière à la base, bref c'est une BD excellente !
Histoire de France en Bandes Dessinées
Pour moi, une des meilleures BD éducatives à ce jour. Malgré un travail de commande, une trame forcément imposée par les événements historiques et un collectif d'auteurs, que ce soit pour le scénario comme pour les dessins (probablement la seule solution permettant de sortir à l'époque 1104 planches en l'espace de 2 années scolaires), cette oeuvre se distingue par la magie qui s'en dégage, que ce soit à la première lecture, comme 30 ans plus tard. Les scénaristes mêlent habillement les faits à la "petite" histoire au travers de personnages secondaires, ce qui distingue cette série du pur manuel scolaire, sans omettre d'événement majeur. C'est cet habile équilibre à la fois scénaristique et graphique qui confère à ces pages un charme intact et se (re-)lit avec grand plaisir que ce soit d'ailleurs chronologiquement et d'une traite ! (comptez quand même quelques heures), ou en piochant individuellement le fascicule d'une époque donnée. Le trait sauvage et anguleux de de la Fuente vous plonge dans la gaule romaine, mais on est pas dans Astérix et les morts sont "pour de vrai". Après l'ultraprécis Raphaël, le quasi pointillisme de Manara se prête parfaitement à la fureur carolingienne, et déja, quelle facilité. Le "griffonné" de Poïvet n'était pas mon préféré, alors que les très soignés Ribera ou Coelho m'enchantaient, mais le temps passant, les avis évoluent. En bref, et sans reprendre chaque page en détail, ça n'est que du plaisir. Sinon, je tiens juste à préciser les diverses éditions à ma connaissance. 1. Les 24 fascicules de 48 pages (46 planches chacun) vendus en kiosque à l'époque au prix de 9ff, puis 9.50ff, puis 10ff entre 1976 et 1978 (réédités 3 ans plus tard), relativement faciles à trouver à l'unité, un peu moins en collection complète sur sites d'enchères, spécialisés, ou librairies d'occasions.(prix extrêmement variable de 20 à 300 eur pour la collection complète et de 3 à 43 eur !!! l'unité !). 2. Les 8 volumes de 144 pages reliés luxe en cartonnage glacé, dos simili cuir bleu (regroupant chacun 3 fascicules) + 1 volume de 24 fiches pédagogiques et 2 posters vendus par correspondance autour de 700 ff de l'époque pour la collection complète que l'on peut trouver sur sites d'enchères ou spécialisés ou librairies d'occasions. (compter de 50 à 200 eur pour la totale et de 3 à 50 eur à l'unité). 3. Les 8 volumes de 144 pages reliés carton glacé vendus en librairie sous deux (ou trois ) séries de couvertures selon l'année d'édition vendus de 15 à 100 eur pour la complète et 1 à 20 eur à l'unité. 4. Les mêmes 8 volumes vendus par France loisir, seule la couverture cartonnée change, cote identique. 5. Et enfin, les 4 volumes de 288 pages (vendus hors commerce, exclusivement réservés à la clientèle de Larousse distribution france) en édition luxe type rombaldi cuir rouge, édités en 1979/80. Très difficiles à trouver et cote inconnue (probablement entre 200 et 400 eur) Bonne lecture.
Le Journal de mon père
Je ne sais pas si c’est le cas pour vous mais moi, plus je vieillis, plus je pense à mes parents et plus j’éprouve du plaisir à revenir sur ma terre natale (il faut dire aussi -sans chauvinisme excessif- que j’ai vécu dans une belle région !). Pourquoi dis-je ça ? C’est parce que « Le journal de mon père » m’a fait penser vachement à ma famille et à mon enfance avec émotion… alors que je ne m’attendais à lire qu’une longue et simple autobiographie d’un homme. En fait, ce n’est pas vraiment les souvenirs d’un être que nous propose l’auteur japonais Jiro Taniguchi, c’est une œuvre de fiction mais de nombreux éléments qui la composent sont indiscutablement inspirés de faits réels. Ainsi, lorsque Jiro Taniguchi aborde avec cette bd le cas du divorce, moi, j’ai la chair de poule et j’essaie de me mettre à la place de Yoichi Yamashita, le personnage principal de ce manga, sur la façon dont je me serais comporté. Et puis, comment peut-on être indifférent à la mort d’un des membres de sa famille surtout lorsqu’on voit de quelle façon Yoichi Yamashita a été chaleureusement accueilli à son retour au village natal et lorsqu’on découvre la manière dont ses proches lui racontent la vie de son père ? Mais, le vrai coup de force de Jiro Taniguchi est d’avoir réussi à me faire chialer ! Vous vous rendez compte ? Moi, qui d’habitude reste de glace devant les films mélodramatiques, qui déteste à mort les romans à l’eau de rose, j’ai pleuré en lisant « Le journal de mon père » ! A ma connaissance, cet auteur japonais est le seul auteur avec Art Spiegelman (avec l’excellent Maus) à être parvenu à m’arracher des larmes, rien que pour ça, je dis chapeau l’artiste ! Si j’apprécie autant Jiro Taniguchi, c’est aussi parce que j’aime beaucoup son dessin. J’apprécie le fait que sa représentation des personnages ne reprenne pas celle de la majorité des mangas où les protagonistes ont des grands yeux et des expressions très exagérées (j’ai horreur de ce type de dessin !). Dans ce sens, Jiro Taniguchi peut être considéré comme l’un des auteurs japonais les plus « européens » au niveau du style employé. Son coup de patte m’est apparu clair et précis, en tous cas, je trouve que son dessin est très agréable à contempler d’autant plus que les décors sont fouillés et ses perspectives m’ont semblé sans défaut. La seule chose qui m’a gêné lors de la lecture du « Journal de mon père », c‘est la disposition des bulles à contresens dues à la mise en place des pages dans le sens occidental (lecture de gauche à droite) alors qu’à l’origine elle était japonaise (lecture de droite à gauche). Fallait-il réaliser une édition de ce manga dans le sens occidental ? Je ne sais pas mais ça peut encourager des lecteurs réticents aux œuvres nipponnes à les découvrir… Après « Quartier lointain », « Le journal de mon père » est le second manga que j’ai lu de Jiro Taniguchi et que j’ai adoré ! Cette bd m’est apparue très touchante car l’auteur aborde des thèmes universels (le divorce, l’attachement à sa famille et sa terre natale, l’enfance…) avec beaucoup de pudeur et de sensibilité. En plus, j’apprécie beaucoup son coup de patte. Bref, « Le journal de mon père » est un manga à découvrir absolument même pour ceux qui –à l’origine- n’aiment pas les bd japonaises (comme moi !).
L'Histoire des 3 Adolf
Un excellent récit mené de main de maître par le dieu du manga Osamu Tezuka ! Hormis la fin du tome 2 qui est un peu long et peu passionnant, cette série nous tient en haleine avec uns scénario palpitant et un bon dessin. Ce qui rend le récit exceptionnel c'est le caractère humain de l'histoire. Les documents sur les origines d'Hitler et tout le reste ne sont là que pour montrer la folie des hommes et des personnages pas toujours manichéens. Le meilleur exemple est Adolf Kaufman. Au début, il est un gamin innocent qui n'a rien contre les juifs, qui devient un nazi avec un esprit proche de la folie à cause de son amitié avec un autre Adolf, juif, et un amour envers une fille, juive elle aussi. Et puis y sa mère qui aime un japonais. Chose inconcevable dans son esprit. J'ai bien aimé que l'histoire finisse avec la guerre entre les juifs et les palestiniens. Je vois ça comme une sorte de deuxième guerre mondiale. Dans chacune y a des gens qui tuent d'autres gens pour bâtir un monde 'meilleur'. C'est peut être ça le message de Tezuka. La connerie humaine est indestructible et l'ironie du destin encore plus. Et puis y a aussi cette conception de 'justice' qui change selon la mentalité des gens. L'histoire des trois Adolf est un bon manga qui donne à réfléchir sur le destin de l'humanité.
Lanfeust des Etoiles
Déroutant au départ (1er tome), j'avoue avoir hésité à acheter la suite... Les nouvelles aventures de Lanfeust en remake de star wars !!! Et en fait pas du tout, la suite est énorme... le scénario prend des tournures complètements inattendues... le dessin de Tarquin est irréprochable et prend une dimension nouvelle par rapport à Lanfeust De Troy... les mondes divers et variés sont bourrés de détails... superbes... Et les nouveaux personnages nous permettent d'oublier (non sans peine) Nicolede, Cian et compagnie... Génial pour une série dérivée qui égale au moins sa grande soeur, si ce n'est plus... A découvrir absolument...
La Patrouille des Libellules
Dommage que cette série soit si dure à trouver. C'est un vrai chef-d'oeuvre ! Les personnages sont tous dégueulasses, méchants, ont des préjugés, mais on s'attache quand même ! L'histoire ? C'est la seconde guerre mondiale revue, mettant en vedette des filles scouts pas si innocentes qu'on pourrait le croire. Le scénario fait exploser tous les tabous et aurait été encore plus loin dans la méchanceté si elle n'avait pas été arrêtée par ses auteurs. Le trait nerveux de Hardy va très bien avec le scénario de Yann. Si vous tombez par hasard sur un album, achetez-le tout de suite !
Ici même
Un véritable chef d'oeuvre de la bande dessinée. Forest et Tardi nous livrent là une oeuvre OVNI. Ça se passe dans un monde étrange avec comme héros un pauvre type qui n'a plus comme maison qu'un mur. Les personnages sont grotesques, dégueulasses, monstrueux, humains... Le scénario nous tient en haleine du début à la fin sans temps mort. Tardi nous livre un dessin mature qui va à merveille avec le scénario étrange de Forest. Il faut lire cette oeuvre qui n'a pas d'égal dans le monde de la bd.
Dr. Slump
Un chef d'oeuvre de connerie ! L'un des meilleurs mangas d'humour que j'ai lu ! Les personnages sont tous aussi débiles les uns que les autres. Mon coup de coeur est certainement Suppapaman. Ce 'héros' est tellement minable qui n'est même pas capable de sauver une fourmi. Certes, l'humour pipi-caca n'est pas ce qui me fait le plus rire, mais l'auteur s'en sert intelligemment. Il ne dépasse jamais la barrière du mauvais goût. Les histoires me font beaucoup marrer et le dessin est rafraîchissant. J'aime surtout la galerie de personnage louffoque et attachants:Aralé, la robot idiote, Sembei, l'inventeur minable et pervers, sa femme, Midori, qui est conne, le docteur Mashirito qui fait des plans de conquete minable, etc. Je conseil ce manga, mais ce n'est pas tout le monde qui aimerait l'humour d'Akari Toriyama qui peut etre lourd pour certains. Sinon, c'est dommage qu'un éditeur n'aie pas édité la suite qui date de 1995.
Cinémastock
Lorsque Alexis (génial illustrateur mort trop tôt) et Gotlib se rencontrent, ça donne automatiquement un chef d'oeuvre. Nos deux compères s'amusent à ridiculiser des classiques de la littérature, une série télé et un genre cinématographique. La meilleur est celui de Notre Dame de Paris. Gotlib réussit à conserver l'atmosphère du roman tout en mettant des gags idiots. Culte !