Les derniers avis (7594 avis)

Par luca
Note: 5/5
Couverture de la série Morte saison pour les poissons
Morte saison pour les poissons

Il ne s'agit pas "d'une espèce de loup", thepatrick, mais d'un chat... Ce livre est très bien. Les histoires ne se TERMINENT pas, encore moins en queue de poisson, ce sont justement des scènes bien précises qui ensemble forment un tout, tout qui commence avant le début de la bd, et qui ne finit pas à la dernière page... Le graphisme est par ailleurs vraiment bon, atmosphère mélancolique, dessin stylisé et vif. J'ai ce livre depuis plusieurs années et l'ai lu un nombre de fois incalculable. Je le recommande à tous, enfants, adultes...

06/02/2009 (MAJ le 06/02/2009) (modifier)
Par Miranda
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Chicanos
Chicanos

Encore une réussite de Trillo/Risso ! Les auteurs nous offrent ici l'histoire d'une petite mexicaine au physique très particulier et qui est incroyablement attachante. Qu'elle soit détective privé peut paraître assez déstabilisant : comment un petit bout de femme comme elle pourrait faire ce métier ?! Au fil des pages la réponse nous est révélée… Elle n'a pas de chance Alejandrina et souvent sa gentillesse la plonge dans des histoires dont elle se serait bien passée, mais elle est débrouillarde, réaliste et pleine de ressources. Elle trouve toujours une solution acceptable pour tout le monde et s'en tire avec plus ou moins de dégâts. Sa forte personnalité est un vrai régal : elle a de l'humour, de la répartie et une autocritique croustillante. Ses aventures sentimentales sont sporadiques, chaotiques et difficiles dû à son physique ingrat : ses petites jambes maigrelettes et ses seins énormes. Et lorsque enfin le "bonbon" alléchant pointe son nez, elle ne le reconnaît pas, évidemment, étant habituée à une indifférence totale. Mais pourquoi cette fin ? Pourquoi ?!

05/02/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série Blankets - Manteau de neige
Blankets - Manteau de neige

Blankets est une autobiographie sur la rencontre amoureuse entre deux jeunes adolescents américains au passage à l'âge adulte. Le dessin en noir et blanc n'est pas celui que j'affectionne car les traits sont plutôt gras. Abstraction faite du dessin, j'ai essayé de m'immerger dans ce pavé de près de 600 pages. Il y aurait beaucoup à dire sur cette BD qui a connu un immense succès outre-Atlantique. Elle décortique minutieusement les mécanismes de la perte de la foi chrétienne et il est vrai que je peux m'y reconnaître aisément pour avoir connu les mêmes situations. Ah les CD d'Amy Grant ! Cependant, elle conte surtout les premiers amours en traduisant au plus juste les sentiments des personnages. C'est là où le bas blesse. Je m'attendais à une autre fin. Comment peut-on dire qu'on aime quelqu'un puis on tourne la page comme si de rien ? J'ai senti une grande humanité dans cet album mais la fin du récit qui est certes une réalité vécue m'a laissé pantois car en contradiction avec le propos amoureux. Je crois que je n'adhère pas à la philosophie de l'auteur : "peu importe si c'est temporaire"... D'un autre côté, les trahisons sont monnaies courantes à cet âge de découverte mais alors toute cette histoire ne serait qu'une banale histoire d'un premier amour de vacances... Je reconnais beaucoup de qualité à cet album (à commencer par une narration parfaitement maîtrisée) mais il n'a pas emporté ma conviction profonde pour des raisons purement subjectives. On referme cet album en ressentant beaucoup de nostalgie. Il y a incontestablement une grande humanité qui se dégage de ce témoignage que j'ai dévoré d'une seule traite.

25/07/2007 (MAJ le 05/02/2009) (modifier)
Par tolllo
Note: 5/5
Couverture de la série Le Grand Pouvoir du Chninkel
Le Grand Pouvoir du Chninkel

Culte ! Moi je rajoute cela à propos de ce récit. Il joue sur les sentiments, l’amour, la solitude, l’amitié, le courage, la rage, l’espoir, le malheur, les difficultés, les infériorités et leurs contraires qui peuvent apporter des complexes. Une palette de sentiments différents qui n’est pas exhaustive. Ce récit joue également avec les religions, les croyances, les existences et les pouvoirs occultes et/ou divins, les présages bons ou mauvais, les quêtes et les conquêtes, la vaticination des prophètes, les prédictions… tout y est. Quelles que soient nos croyances nous sommes emportés par ce récit dévastateur. L’histoire est également une Quête initiatique pour un être inférieur qui tient néanmoins la destinée du monde entre ses mains, enfin, c’est ce qu’on lui a dit, lui n'a rien demandé. Doutes, espoirs, joie, peines, découragement, tout y passe. Ce récit invite finalement au renouveau et l’élévation de tout être quel qu’il soit et d’où il provienne, il est donc écrit pour tout le monde. Au moins il rassemble tous ses lecteurs. Tout dans cette histoire est fait pour plaire au plus grand nombre, sans pour autant être vide et vierge d’idées et de sentiment. Assurément un grand récit. Profusions de mots pour exprimer toute une gamme de sentiments. Je conseille évidement la version noir et blanc, la grande, pas la petite cartonnée qui gâche un peu le plaisir de lecture par la petitesse des pages. La version couleur est agréable, les couleurs sont belles, mais l’esprit n’est pas le même l’essence même de cette histoire est conçue pour être lue en noir et blanc, même si cela peut rebuter au premier abord, Ce n’est que mon avis ayant lu toutes ses éditions … (19/20)

05/02/2009 (modifier)
Par tolllo
Note: 5/5
Couverture de la série Gaston Lagaffe
Gaston Lagaffe

Comme tout, et le reste, a déjà été dit sur Gaston je me propose de vous faire part d’une de mes résolutions. Mais avant cela, brièvement, mon avis tout de même : Gaston ou la magie du gag. Celui de l’instantané, du décalé, tantôt bourré de l’innocence de notre personnage tantôt gaffeur comme pas possible. Mais surtout, toujours mis en situation de manière monumentale et extravagante. Une page peut être remplie d’un ou deux éléments drôles par case, cela fait beaucoup de rires au centimètre carré. Elle me fera rire autant de fois que je la relirai ! Maintenant ma résolution : Gaston (tout comme Calvin et Hobbes) est la BD que j’ai décidé d’arrêter de lire dans le métro le train ou tout autre lieu public, pour la simple et bonne raison, que je ne peux pas m’empêcher de rire à ses gags somptueux ! Evidemment voir quelqu’un rire aux éclats dans le métro peut porter à confusion et être interprété de différentes manières : - le regard "avons-nous affaire à un détraqué qui a choisi ce jour bien précis pour péter les plombs juste à coté de moi ? Qu’est ce que je fais ? Je change de place ? Mais va-t-il me suivre ou mal le prendre ?" Quand je le remarque, je m’excuse platement, et précise qu’il ne s’agit la que d’une bonne et saine lecture. - celui qui du coin de l’œil à l’air de te dire "quel est l’imbécile qui me réveille avec son rire débile pendant le seul moment de la journée où je peux enfin somnoler légèrement en paix, s’il continue, je vais lui en coller une". Je lui donne, par conséquent, la même explication qu’à la personne concerné ci-dessus. - les yeux qui montent irrémédiablement vers le haut après m’avoir vu et qui expriment clairement de la pitié, voire du mépris "mais quel pauv'mec comme y s'tappe l'affiche celui-là, à rire comme ca", là, je n’ai pas besoin de m’excuser, il pense ce qu’il veut. - le rire communicatif "ho il n'est pas bien méchant celui-là, juste un peu décalé et rigolo voilà tout". Et là le wagon entier rigole dans sa barbe à chacune de mes exclamations. - Et beaucoup plus rare le regard compréhensif qui sait pertinemment qu'un "Gaston" peut mener à un fou rire quel que soit l’endroit où nous sommes. - Le dernier regard. Noir celui là. Votre femme qui dit vous dit calmement "aaallez, caaalme toi. Arrête de rire comme ça s’il te plait". Et au moment où elle est complètement exacerbée, te dit tout aussi patiemment "si tu continues à rire de comme ca je change de wagon". Là je m’excuse et je range mon Gaston en continuant à rire car je connais les gags par cœur. A partir de ce moment là, j’ai décidé de lire Gaston uniquement chez moi… Ceci fait bien partie de mon vécu et n’est donc pas imaginatif. Ayant habité pendant 10 ans à Paris et emprunté ses métros autant de temps, je peux vous dire que toutes ces situations et bien d’autres me sont arrivées. Evidemment certains d’entre vous ont la chance, mais en est-ce vraiment une ?, de pouvoir lire Gaston en silence ou du moins avec un rire silencieux mais ce n’est pas mon cas. Heureusement que toutes les Bd comiques ne me font pas cet effet la, sinon je ne pourrais plus rien lire dans le train… D’un autre coté si toutes les BD dites humour pouvaient être aussi drôles, nous serions vernis ! ! (21/20)

05/02/2009 (modifier)
Par tolllo
Note: 5/5
Couverture de la série Astérix
Astérix

Désolé..... Je ne puis m’empêcher d’écrire un avis sur Astérix ! Je sais pertinemment que c'est superflu, inadéquat peut-être ici, mais trop de sentiments-souvenirs envers cette série m’empêchent de passer à côté de cet avis. Cette série s’adresse à tout le monde, enfants, adolescents, adultes, cultivés, beaufs, extrêmes... Le cinéma s'est emparé des petits gaulois, et que je sache, il n'y avait pas que des gamins dans la salle. Il y a énormément de niveaux de lecture ! Du plus raffiné au plus grotesque, du plus basique au plus intellectuel. Il y en a pour tout le monde et peu de personnes pourront déceler tous les calembours, les jeux de mots, les doubles ou triples sens ou significations d’une case ou d’une parole en première lecture. Du grand art. A chaque lecture, au fil des années, suivant nos connaissances nouvelles, nos acquis, nous pouvons nous rendre compte d’une nouvelle trouvaille de notre scénariste. Par contre mon avis concerne principalement les 24 premiers tomes que je préfère et possède. J’ai tout de même lu jusqu’à Astérix et La Traviata - qui m'a déçu, - j’arrêterai donc ma lecture aux 31 premiers tomes. Uderzo ne se débrouille pas trop mal tout seul, c’est vrai bien sûr, mais il est tout de même loin d’égaler son maître surtout dans ses derniers tomes… (20/20)

05/02/2009 (modifier)
Couverture de la série Lulu Femme Nue
Lulu Femme Nue

Fantastique diptyque que ce Lulu femme nue ! Comme souvent avec Etienne Davodeau, tout démarre d’une réaction décalée face à une situation quotidienne. Ici, Lulu, personnage central du récit, décide de tout plaquer après un échec lors d’un entretien d’embauche. Adieu mari, enfants, confort et sécurité, bonjour l’aventure. Cette errance nous sera contée par son entourage, réuni pour une raison qui ne s’éclairera qu’au fil du récit. Cette narration est, tour à tour, simple, humaine, intrigante, émouvante, drôle, touchante. Davodeau joue constamment sur le fil du rasoir, son récit peut à tout instant verser dans le grotesque, dans le caricatural et, pourtant, jamais ce n’est le cas. Non, simplement, je suis touché par ses personnages aussi improbables que proches de moi, aussi décalés qu’anodins. Cette écriture très fine, tant dans l’art de dresser des portraits que dans celui de distiller un suspense, est l’atout principal du récit. Pour une fois, le dessin n’est pas en reste ! D’habitude, l’artiste se contente d’illustrer ses récits, mais, depuis Chute de Vélo, Davodeau a réussi à imposer son style dépouillé et à lui insuffler un charme réel qui tient dans l’adéquation entre la simplicité du trait et l’humanité des histoires. La colorisation pastel enrobe l’objet d’une nouvelle couche de douceur. Finalement, mon seul problème est de savoir si je vais accorder un 4 ou un 5 à cette œuvre. Franchement bien, cette bande dessinée l’est, assurément. A-t-elle le potentiel pour devenir culte ? Marquera t’elle l’histoire de la bande dessinée ? Je suis en tous les cas convaincu qu’elle marquera une étape importante dans la carrière d’Etienne Davodeau … et comme je considère Davodeau comme l’une des personnalités les plus intéressantes de la bande dessinée actuelle, je tranche définitivement pour le « culte ».

04/02/2009 (modifier)
Par carlito
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Voleuse du Père Fauteuil
La Voleuse du Père Fauteuil

Le titre de cette BD m’intriguait depuis longtemps. J‘avais vaguement feuilleté un tome chez un libraire et j’avais été séduit par le dessin mais là j’ai investi dans l’intégrale à Noël. Un mot me vient immédiatement à l’esprit : originalité. Dans le dessin d’abord : un découpage à l’italienne de trois vignettes par page. Un trait séduisant (qui rappelle un peu Blain ou Blutch et qui du côté des visages me fait aussi penser à du Bezian). Cela peut être perçu comme une contrainte mais en fait ça semble donner plus de place au mouvement. Certaines vignettes sont vraiment sublimes notamment dans les sombres (avec un trait hachuré du plus bel effet) qui valent le Donjon monsters de Blutch. Dans le scénario : une histoire et un univers plutôt étranges mais extrêmement cohérents, un humour décalé et des commentaires de l’héroïne souvent hilarants tout en traitant de sujets sérieux (la logique de l’engagement en politique et ses désillusions, la sexualité, l’absurdité des discours militants, le combat révolutionnaire). Il reste que c'est une BD difficile à classer. Clairement destinée à un public adulte, elle est très « écrite », du coup elle semble dense et le fait est que sa lecture prend du temps. Mais franchement elle vaut le coup, c’est mon premier coup de coeur depuis un bon bout de temps...

02/02/2009 (modifier)
Par Tomeke
Note: 5/5
Couverture de la série Je mourrai pas gibier
Je mourrai pas gibier

Difficile de mettre une note plus basse pour un one-shot de cette qualité ! Et pourtant, dès les premières planches, le lecteur est mis au parfum ; il entame même sa lecture par la fin du récit. Je me suis donc dit, à tort : « Ok, je sais à quoi m’en tenir ! ». Mais que s’est-il donc passé pour que la fin qui m’a été annoncée dès le début me paraisse tellement différente de celle que je constate à la fin ; beaucoup plus noire, triste, affligeante et amer… C’est l’excellente narration de cette histoire qui m’a entraîné vers cette chute inévitable dans la douleur et la haine. Impeccablement adapté, le récit bénéficie d’une mise en page et en couleur dynamique et très bien construite. Comme d’autres posteurs, certains passages me reviennent en mémoire, de part leur côté terrifiant et douloureux ; mais c’est dans la suggestion de cette violence que réside tout la réussite, selon moi, de l’approche graphique de l’album. Cela fait froid dans le dos… Alors oui, l’opus est franchement bien, mais je pense même qu’il est culte. Pour un album one-shot de quelques 112 planches, je ne vois pas très bien comment cela aurait pu être mieux. Dans une approche scénaristique emprunte de Pauvres zhéros et Lune de guerre, l’aspect dérangeant et inévitable du drame me semble beaucoup mieux traité. Le cœur du lecteur bat, au rythme de la souffrance du triste héros, inexorablement dirigé vers un acte dramatique aux conséquences terrifiantes… Tout simplement magistral !

01/02/2009 (modifier)
Par Edzard
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Trône d'argile
Le Trône d'argile

Alors je vais parler en tant qu'amateur de bande dessinée, mais aussi et surtout comme personne faisant de la reconstitution historique sur cette période (Compagnie médiévale basée sur la période d'Azincourt)... De ce fait, je suis de base sceptique quand je vois une série de ce genre... Et pour une fois, il n'y a pas lieu. Que ce soit le scénario qui colle de près à l'historique en explorant juste ce qu'il faut les creux d'ombre de cette période et amenant des idées que les chroniques de l'époque ne mentionnent pas. Ou le dessin qui montre une certaine recherche sur l'équipement militaire, les habits civils... Alors 5/5, car la combinaison des deux éléments (dessin et scénario) en font une Bd géniale niveau historique... Et pis pourquoi pas réviser son Histoire en prenant plaisir à lire une bonne Bd.

31/01/2009 (modifier)

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