Ne vous fiez pas au mauvais film avec Clavier, et lisez donc cette génialissime bd. Le graphisme minimal de Lauzier, on aime ou pas mais il décrit parfaitement bien les ambiances, les sentiments et caractères des personnages, c'est très parlant, on voit très bien à qui on a affaire.
J'ai eu un vrai coup de coeur pour La course du rat quand j'avais 15 ans, je pouvais lire les aventures de ce pauvre cadre déphasé dix fois de suite en étant toujours écroulée de rire; je n'ai plus 15 ans depuis longtemps et ça fonctionne toujours parfaitement bien. Le monde de l'entreprise est le même, le monde de la nuit à peu près aussi car seul le décor et la coupe des costumes ont changé, les petits-bourgeois qui n'ont pas la carrure nécessaire pour devenir les aventuriers de leurs rêves itou. Plutôt que de rêver de cinéma, notre héros aurait dû se contenter d'y aller. Cette histoire acide et cynique est indémodable.
J'ai beaucoup aimé lire la (non) vie de cette anti-héroïne, dépossédée si jeune de son projet de vie, traversant soumise et tristement l'existence, passive malgré les multiples péripéties qui relèvent du film d'aventure rejoignant les principaux bouleversements de la deuxième partie du XXème siècle, les yeux fermés, ne les rouvrant que très tardivement devant le songe des ruines de ce lourd et triste bâtiment où l'horloge du temps s'est arrêté il y a si longtemps déjà, à l'époque où normalement on s'envole vers son propre destin.
Mais la frigidité, c'est ça, et c'est bien ce que cette organisation sociale si hypocrite et écrasante avait prévu pour cette jeune fille esseulée. A voir la dernière image, elle arrivera peut-être quand même à franchir cette frontière qu'elle aurait déjà dû passer dès son adolescence, et cela sans se taper 10 ans d'analyse. Le monde du silence, le monde des femmes : Pierre Christin nous le raconte très bien, avec beaucoup de sensibilité, et Annie Goetzinger nous le donne à voir avec des dessins qui ressemblent à ces vieux clichés de famille qu'on découvre un jour au fond d'une boîte, planquée aux tréfonds d'une armoire. Une mémoire retrouvée qui permettra à la presque vieille demoiselle de devenir une femme épanouie qui tient sa vie en main, enfin ?
Eh bien je suis certainement la plus âgée ici mais je dois dire que j'ai relu cette série, pourtant dédiée aux enfants, avec grand plaisir il y a quelques petites années. J'avais découvert Jérémie dans Pif, je devais avoir dix ans. Plus que Docteur Justice, Teddy Ted ou Rahan, il était mon héros favori, et pourtant ses aventures étaient loin d'être les préférées du lectorat de notre mythique hebdomadaire aujourd'hui définitivement disparu.
Ce personnage et son histoire m'ont beaucoup marquée. Je n'ai jamais oublié Jérémie. Au point que j'ai choisi ce prénom pour mon fils, bien longtemps après ! Alors pour moi, tout est cohérent, le style, le rythme un peu lent, les intrigues, la personnalité des différents protagonistes qui sont bien campés dans leur caractère, le dessin etc. Ca fonctionne, c'est le principal, avec ses défauts et ses qualités, bref c'est sensible et ça vit. Les deux premiers albums sont les meilleurs à mon goût. Ce n'est pas une analyse, c'est un coup de coeur et des souvenirs qui ont marqué une vie que je donne.
Tout d'abord, il est difficile de dire qu'une BD est culte avec seulement deux tomes sortis. Mais ces deux tomes à eux seuls sont une pure merveille !! C'est LA découverte en bd la plus intéressante que j'ai faite depuis (trop) longtemps.
Coté scénario, comme présenté dans la description, il s'agit d'une aventure dans un monde onirique japonais. L'histoire est vraiment prenante. Les différents personnages sont tous intéressants, rares sont ceux n'ayant peu d'intérêt. La difficulté réside dans la mémorisation des différents noms japonais... mais quel régale de se plonger dans cet univers japonisant.
Coté dessin cette fois, hé ben... la claque ! J’ai pas de mot assez fort pour les décrire, j'essaye tout de même... ils sont magnifiquement réaliste et envoutant, on plonge dans les planches comme on plonge dans l'histoire ou alors le contraire ?! Cocktail détonnant.
Merci pour cette oeuvre et chapeau bas !
La série est juste culte. Malgré des passages à vide, l'ensemble inspire le respect. Je ne ferai pas un jugement critique sur l'ensemble, mais plutôt sur le dernier que je viens de lire : "Le sacrifice" (je sais, je suis en retard)
Surprenant cet album, dans son style graphique, et surtout très touchant, plus que ce que je m'y attendais, en fin de compte. J'y ai été à rebours, à reculons, certains pages, en feuilletant semblaient très "moches" - ce fut une grande surprise. La tonalité du dessin, respire l'émotion, le texte aussi, comme si l'auteur et le dessinateur avait senti une finalité avec cet album, un passage de relais. La moitié du volume est un peu "creuse", déjà vue, mais on suit a travers ce Thorgal "fatigué et désabusé", les sentiments de son auteur (je l'ai ressenti comme tel) , et le passage de témoin a la fin, et cette dernière case, avec un Thorgal marqué, pleurant, en gros plan, est comme un coup de poing émotif, ou on sent un Van Hamme triste de quitter un personnage qui nous touche tous.
Et peut être que cette relation père-fils, prend d'autant plus son ampleur, du fait que l'on ait commencé à lire cette série dans notre jeunesse, et de découvrir cet album, maintenant, où dans notre vie nous sommes peut être déjà devenu père nous même, donne un retentissement nostalgique, vraiment, réellement percutant.
C'est peut être galvaudé comme terme, mais ce "sacrifice" proposé par Van Hamme est juste "beau".
L'homme assez jeune est confortablement installé sur la banquette bordeaux au fond du café.
Il lit le journal tout en dégustant un expresso. Cependant, il ne semble pas vraiment à ce qu'il fait.
Il jette fréquemment des regards vers l'entrée du café espérant y voir quelqu'un.
Le temps de terminer son café que se présente un homme la trentaine lui aussi. Sourires aux lèvres.
Ce qui ne semble pas rassurer son ami pour autant.
- Salut Thierry fait le dernier arrivé à celui qui l'attendait
- Salut Jeff, lui lance-t-il un sourire crispé aux lèvres.
Jean-François s'installe et fait signe au serveur.
- Un expresso, bien tassé s'il vous plaît.
Le serveur acquiesce d'un hochement de tête.
N'y tenant plus Thierry lance à son ami:
- Alors, que-est-ce qu'elle vaut cette critique?
- Très bonne! 18/20!
Thierry sourit mais ne peut cacher une toute petite pointe de déception.
Jeff tente de le rassurer:
- Attends, c'est super pour une Tome 1. Ce critique est le plus redoutable. Rares sont ceux qui on eu droit à un 18 et à un premier tome en plus!
- Je sais mais j'aurai aimé décrocher un 20 d'entrée, tu me connais...
- Oh oui suffisamment. Mais laisse moi lire sa critique et tu verras qu'elle est plus que bonne.
Thierry hocha la tête en guise d'acquiescement.
- La voilà. Alors... Parue le 29/01/09, critique de Daggerman concernant le Tome 1 de la BD édité chez Glénat qui a pour titre "Saint Germain". Scénariste toi (Thierry Gloris) et dessinateur, moi (Jean-François Bergeron).
Jeff marqua un temps d'attente, juste pour faire trépigner Thierry.
- Alors ! lance ce dernier impatient.
- Voici ce qui est dit par daggerman :
"Je n'ai pas pour habitude de noter une série en BD sur la seule sortie d'un premier tome.
Je rechigne car souvent on va de déception en déception sur les tomes suivants. Rares, très rares sont les séries qui arrivent à garder au fil des tomes la magie mise en place lors du premier.
Alors pourquoi cette fois-ci ai-je dérogé à cette règle sacrée.
Car nous sommes en face d'une œuvre destinée à être culte. J'en ai le pressentiment.
On ne peut pas commencer aussi bien pour se vautrer lamentablement par la suite.
Avant d'entrer plus dans le détail, voici trois références connexes à cette BD qui vous aideront à situer rapidement "Saint-Germain":
- "De cape et de Crocs" (attention vous avez de la concurrence messieurs)
- "La Nef des fous" (attention Turf, Bergeron n'est pas loin !)
- "Célestin Gobe-la-lune"
Saint-Germain (SG) est au carrefour de ces trois BD tant par la qualité "scénaristique" que par la qualité du dessin.
Les références que j'ai données ne signifient pas que SG n'est pas originale, bien au contraire, moi qui pensais que dans ce genre-là, il n'était plus possible de faire aussi bien que les trois citées plus haut, j'ai été agréablement désavoué dans mes certitudes.
SG se passe en France au XVIIIéme siècle (période que j'affectionne particulièrement).
Les premières pages nous entraînent dans les pérégrinations de Saint-Germain alias le "babillard" (une sorte d'Arsène Lupin), pour rapidement nous orienter vers une intrigue plus complexe où les enjeux dépassent largement le cadre du simple brigandage dans les coffres des salons aristocratiques. Je n'en dis pas plus, si ce n'est que les informations sont distillées avec intelligence tout au long de l'histoire pour arriver à une fin inattendue qui bien sûr, nous fait dire : Vivement le Tome 2 !
Le dessin fait partie intégrante de l'histoire, le trait et la mise en couleur de Bergeron conviennent parfaitement au récit de Gloris. Je dirai même qu'il le magnifie. Bergeron et Gloris alternent soigneusement les scènes lumineuses et colorées avec des scènes plus sombres sans aucune rupture dans l'harmonie globale de l'album. La mise en image est superbement réussie.
Autre réussite de cette BD (et non la moindre) sont les dialogues : de la pure dentelle brodée à la main du XVIIIème comme on en fait presque plus aujourd'hui. Chaque bulle vaut son pesant de cacahuètes, précis, drôle, jamais vulgaire et toujours en plein dans le mille. Un vrai régal, un vrai bonheur pour les yeux et pour l'esprit.
Messieurs Gloris et Bergeron merci encore pour cette œuvre magistrale.
Je vous mets un 18/20 et pas un 20/20 car vous avez fait l'erreur de ne sortir qu'un seul tome et on est obligé de se lamenter en attendant les suivants. SNIF !!!!!"
- Tu vois, elle est quand même très bonne la critique, lance Jeff à Thierry qui semble plus détendu. Après un moment d'attente ce dernier lance à son ami :
- Qu'est-ce qu'on attend pour faire la suite...
Pinocchio ... ou comment Winshluss revisite le conte à sa propre sauce. Un dessin extraordinaire (qui fait à la fois très crade et très travaillé), une histoire complètement rocambolesque où de multiples contes sont revisités en parallèle (celui de Blanche-Neige et des 7 nains est particulièrement ignoble), un Jiminy criquet qui se transforme en Jiminy cafard répugnant, et plein d'autres choses encore dans cette BD sans parole hors norme et jouissive (sauf les quelques passages avec le cafard).
Quant à l'édition, rarement je n'ai vu une telle qualité : papier très épais, couverture superbe, colorisation incroyable (qui donne un air très vieillot à cette BD résolument moderne). Le tout est certes plutôt cher - 30 € pour 200 pages - mais l'aventure vaut à mon avis largement le coût.
Une lecture chaudement recommandée !
LE comics à se procurer. Sans aucun doute la meilleure histoire mettant en scène le joker et le « cape crusader ». Jamais ils ne furent autant les 2 coté de la même carte. Un scenario puissant et lourd de conséquences, un graphisme soigné pour un rendu très dynamique et cinématographique.
Un must pour qui veut découvrir cette pierre angulaire de l'univers DC qu'est le Joker.
Une magnifique histoire tragique sur fond historique de la révolution de 1848.
L'histoire, il est vrai, avance peu en 5 tomes et reste légèrement tarabiscotée avec l'évocation d'une guerre secrète basée sur la couleur des yeux des différents protagonistes et l'existence d'une sorte d'hémophilie colorant les yeux des femmes atteintes en rouge.
Mais l'essentiel n'est pas là, toute la force de l'œuvre se situe dans la mise en scène, dans cette ambiance très noire digne du roman d'Emily Brontë ou encore d'un certain From Hell. Vous saupoudrez le tout d'un romantisme omniprésent et d'un drame amoureux entre les 2 principaux héros, Bernard et Julie, et vous obtenez Sambre.
Et que dire du dessin et de la mise en couleur !!!! Le tome 5 est tout simplement magnifique, chaque case étant travaillée avec un soin méticuleux impressionnant.
En résumé, je recommande fortement mais espère que la guerre des yeux nous livrera quelques uns de ses secrets dans le prochain ouvrage.
Originalité : 4/5
Histoire : 4/5
Dessin : 5/5
Mise en couleur : 5/5
NOTE GLOBALE : 18/20
Très bonne surprise! Si je n'adhère pas au premier regard aux couvertures ou au format, j'ai eu un véritable coup de coeur pour cette série au graphisme noir et blanc parfaitement maitrisé et au scénario vraiment bien ciselé.
Je n'ai pas commencé par le premier tome, mais cela importe peu. J'ai acheté tous les autres tomes de cette série dans la foulée et ne l'ai jamais regretté.
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La Course du rat
Ne vous fiez pas au mauvais film avec Clavier, et lisez donc cette génialissime bd. Le graphisme minimal de Lauzier, on aime ou pas mais il décrit parfaitement bien les ambiances, les sentiments et caractères des personnages, c'est très parlant, on voit très bien à qui on a affaire. J'ai eu un vrai coup de coeur pour La course du rat quand j'avais 15 ans, je pouvais lire les aventures de ce pauvre cadre déphasé dix fois de suite en étant toujours écroulée de rire; je n'ai plus 15 ans depuis longtemps et ça fonctionne toujours parfaitement bien. Le monde de l'entreprise est le même, le monde de la nuit à peu près aussi car seul le décor et la coupe des costumes ont changé, les petits-bourgeois qui n'ont pas la carrure nécessaire pour devenir les aventuriers de leurs rêves itou. Plutôt que de rêver de cinéma, notre héros aurait dû se contenter d'y aller. Cette histoire acide et cynique est indémodable.
La Demoiselle de la Legion d'Honneur
J'ai beaucoup aimé lire la (non) vie de cette anti-héroïne, dépossédée si jeune de son projet de vie, traversant soumise et tristement l'existence, passive malgré les multiples péripéties qui relèvent du film d'aventure rejoignant les principaux bouleversements de la deuxième partie du XXème siècle, les yeux fermés, ne les rouvrant que très tardivement devant le songe des ruines de ce lourd et triste bâtiment où l'horloge du temps s'est arrêté il y a si longtemps déjà, à l'époque où normalement on s'envole vers son propre destin. Mais la frigidité, c'est ça, et c'est bien ce que cette organisation sociale si hypocrite et écrasante avait prévu pour cette jeune fille esseulée. A voir la dernière image, elle arrivera peut-être quand même à franchir cette frontière qu'elle aurait déjà dû passer dès son adolescence, et cela sans se taper 10 ans d'analyse. Le monde du silence, le monde des femmes : Pierre Christin nous le raconte très bien, avec beaucoup de sensibilité, et Annie Goetzinger nous le donne à voir avec des dessins qui ressemblent à ces vieux clichés de famille qu'on découvre un jour au fond d'une boîte, planquée aux tréfonds d'une armoire. Une mémoire retrouvée qui permettra à la presque vieille demoiselle de devenir une femme épanouie qui tient sa vie en main, enfin ?
Jeremie dans les îles
Eh bien je suis certainement la plus âgée ici mais je dois dire que j'ai relu cette série, pourtant dédiée aux enfants, avec grand plaisir il y a quelques petites années. J'avais découvert Jérémie dans Pif, je devais avoir dix ans. Plus que Docteur Justice, Teddy Ted ou Rahan, il était mon héros favori, et pourtant ses aventures étaient loin d'être les préférées du lectorat de notre mythique hebdomadaire aujourd'hui définitivement disparu. Ce personnage et son histoire m'ont beaucoup marquée. Je n'ai jamais oublié Jérémie. Au point que j'ai choisi ce prénom pour mon fils, bien longtemps après ! Alors pour moi, tout est cohérent, le style, le rythme un peu lent, les intrigues, la personnalité des différents protagonistes qui sont bien campés dans leur caractère, le dessin etc. Ca fonctionne, c'est le principal, avec ses défauts et ses qualités, bref c'est sensible et ça vit. Les deux premiers albums sont les meilleurs à mon goût. Ce n'est pas une analyse, c'est un coup de coeur et des souvenirs qui ont marqué une vie que je donne.
La Légende des nuées écarlates
Tout d'abord, il est difficile de dire qu'une BD est culte avec seulement deux tomes sortis. Mais ces deux tomes à eux seuls sont une pure merveille !! C'est LA découverte en bd la plus intéressante que j'ai faite depuis (trop) longtemps. Coté scénario, comme présenté dans la description, il s'agit d'une aventure dans un monde onirique japonais. L'histoire est vraiment prenante. Les différents personnages sont tous intéressants, rares sont ceux n'ayant peu d'intérêt. La difficulté réside dans la mémorisation des différents noms japonais... mais quel régale de se plonger dans cet univers japonisant. Coté dessin cette fois, hé ben... la claque ! J’ai pas de mot assez fort pour les décrire, j'essaye tout de même... ils sont magnifiquement réaliste et envoutant, on plonge dans les planches comme on plonge dans l'histoire ou alors le contraire ?! Cocktail détonnant. Merci pour cette oeuvre et chapeau bas !
Thorgal
La série est juste culte. Malgré des passages à vide, l'ensemble inspire le respect. Je ne ferai pas un jugement critique sur l'ensemble, mais plutôt sur le dernier que je viens de lire : "Le sacrifice" (je sais, je suis en retard) Surprenant cet album, dans son style graphique, et surtout très touchant, plus que ce que je m'y attendais, en fin de compte. J'y ai été à rebours, à reculons, certains pages, en feuilletant semblaient très "moches" - ce fut une grande surprise. La tonalité du dessin, respire l'émotion, le texte aussi, comme si l'auteur et le dessinateur avait senti une finalité avec cet album, un passage de relais. La moitié du volume est un peu "creuse", déjà vue, mais on suit a travers ce Thorgal "fatigué et désabusé", les sentiments de son auteur (je l'ai ressenti comme tel) , et le passage de témoin a la fin, et cette dernière case, avec un Thorgal marqué, pleurant, en gros plan, est comme un coup de poing émotif, ou on sent un Van Hamme triste de quitter un personnage qui nous touche tous. Et peut être que cette relation père-fils, prend d'autant plus son ampleur, du fait que l'on ait commencé à lire cette série dans notre jeunesse, et de découvrir cet album, maintenant, où dans notre vie nous sommes peut être déjà devenu père nous même, donne un retentissement nostalgique, vraiment, réellement percutant. C'est peut être galvaudé comme terme, mais ce "sacrifice" proposé par Van Hamme est juste "beau".
Saint-Germain
L'homme assez jeune est confortablement installé sur la banquette bordeaux au fond du café. Il lit le journal tout en dégustant un expresso. Cependant, il ne semble pas vraiment à ce qu'il fait. Il jette fréquemment des regards vers l'entrée du café espérant y voir quelqu'un. Le temps de terminer son café que se présente un homme la trentaine lui aussi. Sourires aux lèvres. Ce qui ne semble pas rassurer son ami pour autant. - Salut Thierry fait le dernier arrivé à celui qui l'attendait - Salut Jeff, lui lance-t-il un sourire crispé aux lèvres. Jean-François s'installe et fait signe au serveur. - Un expresso, bien tassé s'il vous plaît. Le serveur acquiesce d'un hochement de tête. N'y tenant plus Thierry lance à son ami: - Alors, que-est-ce qu'elle vaut cette critique? - Très bonne! 18/20! Thierry sourit mais ne peut cacher une toute petite pointe de déception. Jeff tente de le rassurer: - Attends, c'est super pour une Tome 1. Ce critique est le plus redoutable. Rares sont ceux qui on eu droit à un 18 et à un premier tome en plus! - Je sais mais j'aurai aimé décrocher un 20 d'entrée, tu me connais... - Oh oui suffisamment. Mais laisse moi lire sa critique et tu verras qu'elle est plus que bonne. Thierry hocha la tête en guise d'acquiescement. - La voilà. Alors... Parue le 29/01/09, critique de Daggerman concernant le Tome 1 de la BD édité chez Glénat qui a pour titre "Saint Germain". Scénariste toi (Thierry Gloris) et dessinateur, moi (Jean-François Bergeron). Jeff marqua un temps d'attente, juste pour faire trépigner Thierry. - Alors ! lance ce dernier impatient. - Voici ce qui est dit par daggerman :
"Je n'ai pas pour habitude de noter une série en BD sur la seule sortie d'un premier tome. Je rechigne car souvent on va de déception en déception sur les tomes suivants. Rares, très rares sont les séries qui arrivent à garder au fil des tomes la magie mise en place lors du premier. Alors pourquoi cette fois-ci ai-je dérogé à cette règle sacrée. Car nous sommes en face d'une œuvre destinée à être culte. J'en ai le pressentiment. On ne peut pas commencer aussi bien pour se vautrer lamentablement par la suite. Avant d'entrer plus dans le détail, voici trois références connexes à cette BD qui vous aideront à situer rapidement "Saint-Germain": - "De cape et de Crocs" (attention vous avez de la concurrence messieurs) - "La Nef des fous" (attention Turf, Bergeron n'est pas loin !) - "Célestin Gobe-la-lune" Saint-Germain (SG) est au carrefour de ces trois BD tant par la qualité "scénaristique" que par la qualité du dessin. Les références que j'ai données ne signifient pas que SG n'est pas originale, bien au contraire, moi qui pensais que dans ce genre-là, il n'était plus possible de faire aussi bien que les trois citées plus haut, j'ai été agréablement désavoué dans mes certitudes. SG se passe en France au XVIIIéme siècle (période que j'affectionne particulièrement). Les premières pages nous entraînent dans les pérégrinations de Saint-Germain alias le "babillard" (une sorte d'Arsène Lupin), pour rapidement nous orienter vers une intrigue plus complexe où les enjeux dépassent largement le cadre du simple brigandage dans les coffres des salons aristocratiques. Je n'en dis pas plus, si ce n'est que les informations sont distillées avec intelligence tout au long de l'histoire pour arriver à une fin inattendue qui bien sûr, nous fait dire : Vivement le Tome 2 ! Le dessin fait partie intégrante de l'histoire, le trait et la mise en couleur de Bergeron conviennent parfaitement au récit de Gloris. Je dirai même qu'il le magnifie. Bergeron et Gloris alternent soigneusement les scènes lumineuses et colorées avec des scènes plus sombres sans aucune rupture dans l'harmonie globale de l'album. La mise en image est superbement réussie. Autre réussite de cette BD (et non la moindre) sont les dialogues : de la pure dentelle brodée à la main du XVIIIème comme on en fait presque plus aujourd'hui. Chaque bulle vaut son pesant de cacahuètes, précis, drôle, jamais vulgaire et toujours en plein dans le mille. Un vrai régal, un vrai bonheur pour les yeux et pour l'esprit. Messieurs Gloris et Bergeron merci encore pour cette œuvre magistrale. Je vous mets un 18/20 et pas un 20/20 car vous avez fait l'erreur de ne sortir qu'un seul tome et on est obligé de se lamenter en attendant les suivants. SNIF !!!!!"
- Tu vois, elle est quand même très bonne la critique, lance Jeff à Thierry qui semble plus détendu. Après un moment d'attente ce dernier lance à son ami : - Qu'est-ce qu'on attend pour faire la suite...
Pinocchio (Winshluss)
Pinocchio ... ou comment Winshluss revisite le conte à sa propre sauce. Un dessin extraordinaire (qui fait à la fois très crade et très travaillé), une histoire complètement rocambolesque où de multiples contes sont revisités en parallèle (celui de Blanche-Neige et des 7 nains est particulièrement ignoble), un Jiminy criquet qui se transforme en Jiminy cafard répugnant, et plein d'autres choses encore dans cette BD sans parole hors norme et jouissive (sauf les quelques passages avec le cafard). Quant à l'édition, rarement je n'ai vu une telle qualité : papier très épais, couverture superbe, colorisation incroyable (qui donne un air très vieillot à cette BD résolument moderne). Le tout est certes plutôt cher - 30 € pour 200 pages - mais l'aventure vaut à mon avis largement le coût. Une lecture chaudement recommandée !
Killing Joke (Batman - The Killing Joke/Rire et Mourir/Souriez !)
LE comics à se procurer. Sans aucun doute la meilleure histoire mettant en scène le joker et le « cape crusader ». Jamais ils ne furent autant les 2 coté de la même carte. Un scenario puissant et lourd de conséquences, un graphisme soigné pour un rendu très dynamique et cinématographique. Un must pour qui veut découvrir cette pierre angulaire de l'univers DC qu'est le Joker.
Sambre
Une magnifique histoire tragique sur fond historique de la révolution de 1848. L'histoire, il est vrai, avance peu en 5 tomes et reste légèrement tarabiscotée avec l'évocation d'une guerre secrète basée sur la couleur des yeux des différents protagonistes et l'existence d'une sorte d'hémophilie colorant les yeux des femmes atteintes en rouge. Mais l'essentiel n'est pas là, toute la force de l'œuvre se situe dans la mise en scène, dans cette ambiance très noire digne du roman d'Emily Brontë ou encore d'un certain From Hell. Vous saupoudrez le tout d'un romantisme omniprésent et d'un drame amoureux entre les 2 principaux héros, Bernard et Julie, et vous obtenez Sambre. Et que dire du dessin et de la mise en couleur !!!! Le tome 5 est tout simplement magnifique, chaque case étant travaillée avec un soin méticuleux impressionnant. En résumé, je recommande fortement mais espère que la guerre des yeux nous livrera quelques uns de ses secrets dans le prochain ouvrage. Originalité : 4/5 Histoire : 4/5 Dessin : 5/5 Mise en couleur : 5/5 NOTE GLOBALE : 18/20
Esprit du vent
Très bonne surprise! Si je n'adhère pas au premier regard aux couvertures ou au format, j'ai eu un véritable coup de coeur pour cette série au graphisme noir et blanc parfaitement maitrisé et au scénario vraiment bien ciselé. Je n'ai pas commencé par le premier tome, mais cela importe peu. J'ai acheté tous les autres tomes de cette série dans la foulée et ne l'ai jamais regretté.