Et voilà que je replonge dans Andreas !
Andreas est l'un des rares auteurs que je me réserve et que je prends soin d'oublier tant que faire se peut, pour mieux en apprécier mes relectures. Car après réflexion, pour essayer de déterminer ce qui caractérisait mes « 5 étoiles » et le statut de « culte » qui va de paire, je crois que j'ai fini par trouver cet argument majeur : c'est une série que je peux soigneusement ranger sur le hauteurs de ma bibliothèque et que je tente d'oublier le plus longtemps possible, pour la redécouvrir avec autant de fraicheur possible et se faire surprendre à nouveau...
(J'ai donc encore quelques belles critiques « cultes » à pondre sous le coude, mais soyez patients !)
Et avec "Arq", ça marche parfaitement ! Que dis-je, ça fonctionne même encore mieux ! Un détail par-ci que l'on avait zappé ; une réplique "anodine" par là qui tout d'un coup (re)prend tout son sens : rien n'est gratuit. Andreas nous sort le grand jeu pour construire rien moins qu'un nouveau monde. Et lequel !
Car la SF et le fantastique nous en ont réservés des univers (lointains, parallèles, oubliés, engloutis, virtuels et j'en oublie...), mais Andreas parvient encore à nous surprendre. Et ce monde (je ne veux pas trop en dévoiler non plus) d'une rare complexité, est d'une solidité à toute épreuve... Andreas, en démiurge averti qu'il est, ne se la joue pas à la petite semaine avec 3 clous, 3 planches et une couche d'enduit pour colmater le tout ! La cosmogonie qu'il bâtit se fait sur des fondations des plus solides et parées à toute épreuve !
Et ce monde il nous le fait découvrir tout en douceur... ou presque. Car ce ne sont pas les rebondissements , ni les changements impromptus qui manquent ! Ce monde est vivant, et ce n'est rien de le dire ! Tout se construit comme un tableau de Seurat, par touches de couleur juxtaposées : prises une à une, celles-ci restent inefficaces, mais elles composent pourtant au final une toile de maître...
Et graphiquement, Andreas continue de nous étonner. Sans cesse à rechercher, à explorer de nouvelles facettes et de nouvelles façon de lier contenu et contenant, quitte à faire plier son éditeur à ses exigences, comme il nous l'expliquait lors d'une rencontre à Nantes il y a peu. Le format des tomes change en cours de parution, les pages de garde servent à imprimer les résumés des tomes précédents, la narration se fait de droite à gauche sur les doubles pages, etc. Rien n'est figé, tout évolue ! C'est de nos jours trop rare pour passer à côté d'une telle qualité. Andreas est pour moi l’auteur contemporain majeur capable de tels découpages, tout en gardant un tel degré de narration.
Alors si vous aimez les expériences, si vous vous sentez l’âme d’un aventurier et d’un explorateur d’univers étrange mais maîtrisé, passez cette porte tarabustée et laissez-vous glisser jusqu’au bout en ayant toujours l’œil en coin pour ne rien rater de ce qui vous attend !
Allez je me lance et je balance le culte, ou tout du moins presque culte. Pour moi cet album n'en mérite pas moins. Pourtant je suis loin d'être un fan de Batman capable de vous retranscrire la chronologie des sorties comme des fous se sont amusés à le faire sur le forum BD. Non c'est tout simplement que ce comics possède une profondeur inouïe et que l'on retrouve rarement dans des ouvrages grand public.
A travers cette aventure de Batman, Miller va transcender le Dark Knight au sens propre du terme pour l'élever au rang de symbole. Égérie de la morale, de la justice, et non serviteur surpuissant au service la Loi, il incarne au contraire les sévices des lois. Miller brosse le portrait d'une Amérique décadente, pervertie, dont les vices sont trop nombreux pour être résumés ici. La Loi, censée protéger les hommes, montre son côté obscur, pervers. Elle dresse en réalité les hommes contre leurs semblables, toujours plus sans que personne ne bronche. Alors, sous couvert de protéger la morale puritaine et hypocrite, hommes de loi et politiques, détenteurs d’un quelconque pouvoir, opposent massivement à ce véritable défenseur de l’Homme des discours pernicieux et complexes, une logique spécieuse qui n’a d’autre but que de les rassurer eux-mêmes et de convaincre leurs bons citoyens.
Après tout, le seul crime de Batman n'est-il pas de sortir de la norme et des carcans de la société ? Lui reproche-t-on seulement ses actes ou le symbole qu'il incarne, celui de la justice à l'état le plus pur ? Mais loin de souscrire à un discours univoque et trop pédant, loin d’affirmer sa foi en le sens inné et aigu de la justice en l’Homme, Miller nous montre clairement que la voie de la justice n’est ni aisée, ni évidente. Son Gang des Mutants en témoigne, de grands principes sans réflexion ne sont rien, pire ils sont même dénaturés. Alors quand la catastrophe surgit et que Gotham s'embrase, que l'esprit humain perd son chemin, Batman, dépositaire d'une réflexion mature et méditée, intervient et dompte le chaos.
On pourrait dire bien d’autres choses de Dark Knight Returns. On pourrait critiquer le dessin parfois imprécis de Miller, qui contraste nettement avec ces planches qui mettent superbement en valeur Batman au détour d’une page ; on pourrait détailler plus longuement cette réflexion sur le vieillissement des super-héros jusque-là éternellement jeunes. Mais il y a tellement à dire, et surtout à voir, que le mieux reste de lire ce chef d’œuvre où le Dark Knight n’a jamais si bien et si mal porté son nom, à la fois part obscur de l’Homme nécessaire à l’accomplissement de la justice transcendante, et chevalier blanc de Gotham et de l’Humanité.
Exceptionnel ! Le meilleur manga que j’aie lu !
Je me réjouis d'écrire un avis sur cet immense chef-d'œuvre.
C’est la seconde fois que je lis "Quartier Lointain", la première fois c'était dans les petits albums de la collection « Écritures » : j'avais déjà plus qu'adoré, et chose qu'à l'époque était rare : cette BD m'avait complètement bouleversé. J'avais les larmes aux yeux à la fin de l'album et je n’avais ressenti ça avec n'importe quel forme d'arts (films, musiques, livres etc.). Et depuis tous se temps là, je conseillais "Quartier Lointain" a toutes les personnes possibles, si bien que le C.D.I. de mon collège avait acheté l'intégrale.
Finalement trois ans plus tard je me décide : je relis cette petite merveille dans son format intégrale.
Bon au début, j'avais un peu peur d'être déçus par rapport au souvenir que j’en avais. Mais très vite, j'ai retrouvé ce bonheur que j'avais eu à la lecture.
Jamais je n'avais été aussi emporté par une histoire : en la lisant, en est transporté dans les années 60 au Japon dans une modeste famille. Le scénario est parfaitement construit, très bien écrit. On partage les sentiments du héros. Au fil des pages, je sentais cette petite émotion qui grandissait en moi, pour finir (tout comme à la 1ère lecture) par exploser au dernier chapitre : pareille que la première fois, les larmes aux yeux, et une vague de bonheur qui traversa mon corps. C'est quand même une réussite, que connaissant l'histoire, il se passe la même chose que la première fois.
Le tout est servi par un dessin sublime ; il est parfaitement maîtrisé (proportions, décors, personnages, sentiments : comme toujours avec Taniguchi), c’est très beau.
De plus cet édition est très belle : un gros livre, une très belle couverture, les premières pages en couleurs (d'ailleurs très belles, on regrette que tout l'album ne soit pas en couleurs, mais je crois que l'histoire est mieux servis en noir et blanc).
Bon pour l'avis, je vais m'arrêter là (c'est toujours dur d'exprimer les sentiments qu'on a ressentis devant une telle œuvre), je n'ai qu’un conseille à vous donner : lisez cette histoire. Cet album est ma BD préféré et celle qui, pour moi, se rapproche le plus de la perfection.
Tome 1 : 4/5
Tome 2 : 5/5
Intégrale : 5/5
Je peux le dire maintenant après avoir lu la série en entier : Death Note est vraiment une de mes séries préférées.
Death Note c'est un scénario fin, construit, intelligent, recherché suivi dans dessin joli, maîtrisé, grandiose, dynamique. Je ne trouve pas les mots pour exprimer mon ressenti.
Je vais essayer de construire mon avis autour des différentes phases de la série. Tout d'abord les premiers tomes, ils introduisent cette histoire. Le scénario est accrocheur mais surtout les auteurs arrivent à amener tous ces éléments subtilement et intelligemment. C'est réfléchi et bien pensé. J'ai tout de suite accroché et je suis devenu rapidement fan.
Puis arrivent les tomes 3 et 4 puis 6 et 7, les meilleurs de la série. On y découvre de nouveaux pans de l'histoire. Tsugumi Obha sait se réinventer continuellement, et nous tenir toujours en haleine. Le tome 5 baisse un tout petit peu en qualité et on arrive à la fin du premier cycle : une fin de cycle GRANDIOSE, PHÉNOMÉNALE, EXTRAORDINAIRE. Elle est magnifiquement orchestrée. À tous ceux qui ont décroché de cette série pour je ne sais quelle(s) raison(s), je leur conseille vivement d'aller jusqu'au tome 7, juste pour voir cette fin, quitte à sauter le(s) tome(s) 4/5/6.
La seconde partie de ce tome 7 nous emmène dans le second cycle, 4 ans plus tard dans un futur proche de l'époque où les tomes ont été écrits.
Je suis un peu déçu par ce second cycle qui reprend beaucoup d’éléments du premier cycle (avec quand même beaucoup plus d'action) et je trouve que les tomes 8,9 et 10 baissent en qualité (surtout du scénario), la fin (11 et 12) est vraiment excellente.
La fin de la série est vraiment à couper le souffle, aussi impressionnante et bien orchestrée que la fin du 1er cycle, mais avec beaucoup plus d'émotion. On referme le dernier tome avec un pincement au cœur. La folie de Light est parfaitement imaginée/dessinée.
Un dernier petit mot, pour les fans de "Death Note", jetez-vous sur le tome 13 rempli de bonus vraiment intéréssants (dont la première histoire de Death Note, le prototype de la série sans Light).
Cette série reste en général constante au niveau de la qualité du dessin, de la profondeur des personnages et du scénario.
Quelques détails sur ma note : Premier tome : 4.5/5
Le premier cycle : 5/5
Le second cycle : 4/5
Dernier tome : 5/5
Tome Bonus : 5/5
Pour les amateurs de polar/thriller avec un peu de fantastique : A LIRE !!!!! J'adore !
Ah cette série m'a enchanté dès le départ quand j'étais tout jeune. Même si les doublages français étaient épouvantables, je trépignais d'impatience devant chaque nouvel épisode, et c'est donc tout naturellement que j'ai commencé la collection papier dès sa première édition en France! J'en suis maintenant à la dernière édition. Hum c'est un peu du fanatisme tout ça! Mais les qualités de la série sont simples et efficaces.
Un scénario très simple mais accrocheur, des personnages au look UNIQUE, contrairement aux mangas récents dont beaucoup d'auteurs ont des styles trop proches les uns des autres (ex : Fairy tail & One Piece ou Satan 666 et Naruto, même s'il s'agit de frères jumeaux dans le dernier cas) et aux caractères bien trempés, ainsi qu'un dessin d'une clarté exceptionnelle. Ainsi, il n'est pas rare que dans Naruto, One Piece ou encore Gunnm, je doive me concentrer pour comprendre à qui appartient ce pied ou cette main des deux protagonistes qui s'affrontent, quand dans "Dragon Ball", ce problème n'existe tout simplement pas.
De plus, l'humour ravageur et les nombreux rebondissements (évidemment aujourd'hui tout le monde connait les super saïyens, mais avouez que la toute 1ère fois que vous en avez vu un, cela fait un choc!), et l'impact visuel du dessin de Toriyama, intemporel (contrairement à celui de Kurumada ou Takahashi, des mangakas de sa génération, mais dont on voit au premier coup d'œil que leurs mangas sont des années 80), expliquent sans doute le succès incroyable de cette série. (Je me suis surpris il y a quelques jours à voir que les jouets offerts dans le menu enfant de Quick étaient des jouets Dragon Ball! en 2010! Tout est dit.)
(!) Attention cependant si vous comptez vous les procurer, optez pour la 3ème ou 4ème édition: en effet, les deux premières sont traduites de manière épouvantable (jurons, grossièreté), tandis que les deux dernières sont bien plus fidèles aux textes originaux, bien plus intéressant et bourrés de jeux de mots qu'affectionne l'auteur (cependant, ce sont souvent des jeux de mots propres à la culture japonaise, et qui n'ont guère de sens chez nous, donc merci à Glénat pour les explications propres à chaque gag!) Les 2 premières éditions n'ont d'ailleurs pas aidé à donner une bonne image du manga en France....
Très très bonne série que je relis régulièrement.
Ne surtout pas croire que c'est réservé a un public jeune car édité chez Dupuis, c'est une histoire complexe et très originale autour du fantastique. Une histoire qui me surprend à chaque album, alors que pour me surprendre... amateur de fantastique depuis 40 ans à travers la BD, les livres et le jeu de rôle, je suis rompu aux scénarios et aux intrigues tordues et "originales".
Avec "Les démons d'Alexia" je suis épaté à chaque fois et actuellement j'en suis au numéro 6.
Le scenario est l'argument numéro un de cette série (loin devant un Le Décalogue ou Le Triangle Secret par exemple) mais le dessin est splendide pour qui aime l'école franco-belge ! Je recommande chaudement !
Le film sortant en ce moment, "Shutter Island" est revenu dans ma mémoire comme un flash, et comme une BD que je ne suis pas près d'oublier.
Car quand on lit de telles œuvres, si dérangeante qu'elle soit on ne peut que être retourné à la lecture, bouleversé même.
Alors ? Par quoi commencer ma critique ? Par ce que l'on voit au début, le dessin... Je trouve le dessin de De Metter à la limite de l'expérimental. Bien souvent on voit les traits du crayonnés (ce qui m'avait frappé). Cependant je m'y suis vite habitué. De plus les couleurs directes (en aquarelle) sont vraiment bien choisies : que dans des nuances de gris, vert kaki et marron. Et qu'elle maîtrise !! Je ne dirais qu'une chose, c'est vraiment un graphisme hors du commun mais aussi et surtout extrêmement beau, envoûtant. L’ambiance rendue par les couleurs est glauque, pesante, suffocante même !
Au niveau du scénario, c’est génial. L’adaptation est parfaitement réussie, c’est écrit d’une main de maître. Le récit jongle entre action, rebondissements, coups de théâtre, tortures. On s'immisce dans la tête du personnage, on partage sa souffrance. On récent cette BD au fond de nos tripes.
Le meilleur polar que j’ai lu, extrêmement bien réalisé. A lire, tout simplement, ne passez pas à côté de cette œuvre exceptionnelle !
Chabouté a pris tout son temps pour nous livrer une bd énorme !
Il a choisi un thème original pour le traiter avec toute la noirceur et la subtilité dont il est capable.
Le dessin sert de manière très juste ce récit riche, construit autour de la fantasmagorie de la solitude.
Le silence prend une place tellement importante que les phrases en deviennent éblouissantes. Un simple boum sert de fil rouge, scandant la vie du personnage principal.
Ce que j'ai préféré c'est la leçon d'humanité qui conclut magistralement cette histoire en noir et blanc.
Quel talent, mais quel talent !!!!
Arriver à raconter une histoire futuriste sur les robots les plus forts du monde... sans action, c'est très très très fort.
Les moments d'émotion sont d'une intensité rare, notamment avec les robots d'ancienne génération (à visage non humain)... c'est tout bonnement incroyable d'arriver à raconter des histoires poignantes comme ça, et de retranscrire les semblants d'émotion sur des boîtes de métal inexpressives !
Moi, je vous le dis : quel talent cet Urasawa !
Et si Tezuka était encore là, il l'acclamerait sans doute lui aussi.
Et je ne parle même pas d'Astro, extraordinairement "beau" et craquant.
Ni des allusions à certains autres personnages de l'univers de Tezuka, comme Black Jack.
For-mi-da-ble !
Et quand on entend Urasawa dire en interview qu'il aimerait atteindre un jour le niveau de narration de Tezuka sur son Phénix, l'oiseau de feu, ça en dit long sur les talents de l'auteur... et on ne peut qu'espérer qu'il y arrive un jour pour le plus grand bonheur de ses lecteurs !
"Moi, j'avais le cœur gros... moi, le robot..." - Gesicht (Pluto)
Note : 5/5 (parce qu'il n'y a pas plus).
PS : j'ai oublié de préciser que je n'aime pas du tout la SF, et que je n'ai jamais apprécié Astro le petit Robot.
Excellent !!!
Je n'avais pas lu le résumé avant d'attaquer la lecture de ce gros pavé et je suis allée de bonnes surprises en bonnes surprises tout au long de ma lecture. Et pourtant, au bout d'une trentaine de pages, j'ai failli arrêter, pensant être en train de lire un recueil d'histoires courtes aux chutes foireuses et précipitées. Et puis d'un seul coup, au troisième chapitre, commence à se dessiner quelque chose de vraiment épatant !
On part avec une pelote de laine complètement déroulée et en vrac et au fil des pages tout se raccorde parfaitement et minutieusement, c'est vraiment le pied !
Tout, jusqu'à la conclusion finale, est millimétré et véritablement jouissif ! J'ai vraiment été prise au dépourvu par cette lecture, une très bonne surprise. Pour ne rien gâcher, le dessin est une vraie réussite, tant au niveau du trait que de la "couleur". Il faut lire ça, absolument !!
Je n'ai strictement rien à redire, à part que le format est franchement trop petit pour un dessin de cette qualité ! Mais 5/5 quand même, sans hésiter.
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Arq
Et voilà que je replonge dans Andreas ! Andreas est l'un des rares auteurs que je me réserve et que je prends soin d'oublier tant que faire se peut, pour mieux en apprécier mes relectures. Car après réflexion, pour essayer de déterminer ce qui caractérisait mes « 5 étoiles » et le statut de « culte » qui va de paire, je crois que j'ai fini par trouver cet argument majeur : c'est une série que je peux soigneusement ranger sur le hauteurs de ma bibliothèque et que je tente d'oublier le plus longtemps possible, pour la redécouvrir avec autant de fraicheur possible et se faire surprendre à nouveau... (J'ai donc encore quelques belles critiques « cultes » à pondre sous le coude, mais soyez patients !) Et avec "Arq", ça marche parfaitement ! Que dis-je, ça fonctionne même encore mieux ! Un détail par-ci que l'on avait zappé ; une réplique "anodine" par là qui tout d'un coup (re)prend tout son sens : rien n'est gratuit. Andreas nous sort le grand jeu pour construire rien moins qu'un nouveau monde. Et lequel ! Car la SF et le fantastique nous en ont réservés des univers (lointains, parallèles, oubliés, engloutis, virtuels et j'en oublie...), mais Andreas parvient encore à nous surprendre. Et ce monde (je ne veux pas trop en dévoiler non plus) d'une rare complexité, est d'une solidité à toute épreuve... Andreas, en démiurge averti qu'il est, ne se la joue pas à la petite semaine avec 3 clous, 3 planches et une couche d'enduit pour colmater le tout ! La cosmogonie qu'il bâtit se fait sur des fondations des plus solides et parées à toute épreuve ! Et ce monde il nous le fait découvrir tout en douceur... ou presque. Car ce ne sont pas les rebondissements , ni les changements impromptus qui manquent ! Ce monde est vivant, et ce n'est rien de le dire ! Tout se construit comme un tableau de Seurat, par touches de couleur juxtaposées : prises une à une, celles-ci restent inefficaces, mais elles composent pourtant au final une toile de maître... Et graphiquement, Andreas continue de nous étonner. Sans cesse à rechercher, à explorer de nouvelles facettes et de nouvelles façon de lier contenu et contenant, quitte à faire plier son éditeur à ses exigences, comme il nous l'expliquait lors d'une rencontre à Nantes il y a peu. Le format des tomes change en cours de parution, les pages de garde servent à imprimer les résumés des tomes précédents, la narration se fait de droite à gauche sur les doubles pages, etc. Rien n'est figé, tout évolue ! C'est de nos jours trop rare pour passer à côté d'une telle qualité. Andreas est pour moi l’auteur contemporain majeur capable de tels découpages, tout en gardant un tel degré de narration. Alors si vous aimez les expériences, si vous vous sentez l’âme d’un aventurier et d’un explorateur d’univers étrange mais maîtrisé, passez cette porte tarabustée et laissez-vous glisser jusqu’au bout en ayant toujours l’œil en coin pour ne rien rater de ce qui vous attend !
Batman - The Dark Knight returns
Allez je me lance et je balance le culte, ou tout du moins presque culte. Pour moi cet album n'en mérite pas moins. Pourtant je suis loin d'être un fan de Batman capable de vous retranscrire la chronologie des sorties comme des fous se sont amusés à le faire sur le forum BD. Non c'est tout simplement que ce comics possède une profondeur inouïe et que l'on retrouve rarement dans des ouvrages grand public. A travers cette aventure de Batman, Miller va transcender le Dark Knight au sens propre du terme pour l'élever au rang de symbole. Égérie de la morale, de la justice, et non serviteur surpuissant au service la Loi, il incarne au contraire les sévices des lois. Miller brosse le portrait d'une Amérique décadente, pervertie, dont les vices sont trop nombreux pour être résumés ici. La Loi, censée protéger les hommes, montre son côté obscur, pervers. Elle dresse en réalité les hommes contre leurs semblables, toujours plus sans que personne ne bronche. Alors, sous couvert de protéger la morale puritaine et hypocrite, hommes de loi et politiques, détenteurs d’un quelconque pouvoir, opposent massivement à ce véritable défenseur de l’Homme des discours pernicieux et complexes, une logique spécieuse qui n’a d’autre but que de les rassurer eux-mêmes et de convaincre leurs bons citoyens. Après tout, le seul crime de Batman n'est-il pas de sortir de la norme et des carcans de la société ? Lui reproche-t-on seulement ses actes ou le symbole qu'il incarne, celui de la justice à l'état le plus pur ? Mais loin de souscrire à un discours univoque et trop pédant, loin d’affirmer sa foi en le sens inné et aigu de la justice en l’Homme, Miller nous montre clairement que la voie de la justice n’est ni aisée, ni évidente. Son Gang des Mutants en témoigne, de grands principes sans réflexion ne sont rien, pire ils sont même dénaturés. Alors quand la catastrophe surgit et que Gotham s'embrase, que l'esprit humain perd son chemin, Batman, dépositaire d'une réflexion mature et méditée, intervient et dompte le chaos. On pourrait dire bien d’autres choses de Dark Knight Returns. On pourrait critiquer le dessin parfois imprécis de Miller, qui contraste nettement avec ces planches qui mettent superbement en valeur Batman au détour d’une page ; on pourrait détailler plus longuement cette réflexion sur le vieillissement des super-héros jusque-là éternellement jeunes. Mais il y a tellement à dire, et surtout à voir, que le mieux reste de lire ce chef d’œuvre où le Dark Knight n’a jamais si bien et si mal porté son nom, à la fois part obscur de l’Homme nécessaire à l’accomplissement de la justice transcendante, et chevalier blanc de Gotham et de l’Humanité.
Quartier lointain
Exceptionnel ! Le meilleur manga que j’aie lu ! Je me réjouis d'écrire un avis sur cet immense chef-d'œuvre. C’est la seconde fois que je lis "Quartier Lointain", la première fois c'était dans les petits albums de la collection « Écritures » : j'avais déjà plus qu'adoré, et chose qu'à l'époque était rare : cette BD m'avait complètement bouleversé. J'avais les larmes aux yeux à la fin de l'album et je n’avais ressenti ça avec n'importe quel forme d'arts (films, musiques, livres etc.). Et depuis tous se temps là, je conseillais "Quartier Lointain" a toutes les personnes possibles, si bien que le C.D.I. de mon collège avait acheté l'intégrale. Finalement trois ans plus tard je me décide : je relis cette petite merveille dans son format intégrale. Bon au début, j'avais un peu peur d'être déçus par rapport au souvenir que j’en avais. Mais très vite, j'ai retrouvé ce bonheur que j'avais eu à la lecture. Jamais je n'avais été aussi emporté par une histoire : en la lisant, en est transporté dans les années 60 au Japon dans une modeste famille. Le scénario est parfaitement construit, très bien écrit. On partage les sentiments du héros. Au fil des pages, je sentais cette petite émotion qui grandissait en moi, pour finir (tout comme à la 1ère lecture) par exploser au dernier chapitre : pareille que la première fois, les larmes aux yeux, et une vague de bonheur qui traversa mon corps. C'est quand même une réussite, que connaissant l'histoire, il se passe la même chose que la première fois. Le tout est servi par un dessin sublime ; il est parfaitement maîtrisé (proportions, décors, personnages, sentiments : comme toujours avec Taniguchi), c’est très beau. De plus cet édition est très belle : un gros livre, une très belle couverture, les premières pages en couleurs (d'ailleurs très belles, on regrette que tout l'album ne soit pas en couleurs, mais je crois que l'histoire est mieux servis en noir et blanc). Bon pour l'avis, je vais m'arrêter là (c'est toujours dur d'exprimer les sentiments qu'on a ressentis devant une telle œuvre), je n'ai qu’un conseille à vous donner : lisez cette histoire. Cet album est ma BD préféré et celle qui, pour moi, se rapproche le plus de la perfection. Tome 1 : 4/5 Tome 2 : 5/5 Intégrale : 5/5
Death Note
Je peux le dire maintenant après avoir lu la série en entier : Death Note est vraiment une de mes séries préférées. Death Note c'est un scénario fin, construit, intelligent, recherché suivi dans dessin joli, maîtrisé, grandiose, dynamique. Je ne trouve pas les mots pour exprimer mon ressenti. Je vais essayer de construire mon avis autour des différentes phases de la série. Tout d'abord les premiers tomes, ils introduisent cette histoire. Le scénario est accrocheur mais surtout les auteurs arrivent à amener tous ces éléments subtilement et intelligemment. C'est réfléchi et bien pensé. J'ai tout de suite accroché et je suis devenu rapidement fan. Puis arrivent les tomes 3 et 4 puis 6 et 7, les meilleurs de la série. On y découvre de nouveaux pans de l'histoire. Tsugumi Obha sait se réinventer continuellement, et nous tenir toujours en haleine. Le tome 5 baisse un tout petit peu en qualité et on arrive à la fin du premier cycle : une fin de cycle GRANDIOSE, PHÉNOMÉNALE, EXTRAORDINAIRE. Elle est magnifiquement orchestrée. À tous ceux qui ont décroché de cette série pour je ne sais quelle(s) raison(s), je leur conseille vivement d'aller jusqu'au tome 7, juste pour voir cette fin, quitte à sauter le(s) tome(s) 4/5/6. La seconde partie de ce tome 7 nous emmène dans le second cycle, 4 ans plus tard dans un futur proche de l'époque où les tomes ont été écrits. Je suis un peu déçu par ce second cycle qui reprend beaucoup d’éléments du premier cycle (avec quand même beaucoup plus d'action) et je trouve que les tomes 8,9 et 10 baissent en qualité (surtout du scénario), la fin (11 et 12) est vraiment excellente. La fin de la série est vraiment à couper le souffle, aussi impressionnante et bien orchestrée que la fin du 1er cycle, mais avec beaucoup plus d'émotion. On referme le dernier tome avec un pincement au cœur. La folie de Light est parfaitement imaginée/dessinée. Un dernier petit mot, pour les fans de "Death Note", jetez-vous sur le tome 13 rempli de bonus vraiment intéréssants (dont la première histoire de Death Note, le prototype de la série sans Light). Cette série reste en général constante au niveau de la qualité du dessin, de la profondeur des personnages et du scénario. Quelques détails sur ma note : Premier tome : 4.5/5 Le premier cycle : 5/5 Le second cycle : 4/5 Dernier tome : 5/5 Tome Bonus : 5/5 Pour les amateurs de polar/thriller avec un peu de fantastique : A LIRE !!!!! J'adore !
Dragon Ball
Ah cette série m'a enchanté dès le départ quand j'étais tout jeune. Même si les doublages français étaient épouvantables, je trépignais d'impatience devant chaque nouvel épisode, et c'est donc tout naturellement que j'ai commencé la collection papier dès sa première édition en France! J'en suis maintenant à la dernière édition. Hum c'est un peu du fanatisme tout ça! Mais les qualités de la série sont simples et efficaces. Un scénario très simple mais accrocheur, des personnages au look UNIQUE, contrairement aux mangas récents dont beaucoup d'auteurs ont des styles trop proches les uns des autres (ex : Fairy tail & One Piece ou Satan 666 et Naruto, même s'il s'agit de frères jumeaux dans le dernier cas) et aux caractères bien trempés, ainsi qu'un dessin d'une clarté exceptionnelle. Ainsi, il n'est pas rare que dans Naruto, One Piece ou encore Gunnm, je doive me concentrer pour comprendre à qui appartient ce pied ou cette main des deux protagonistes qui s'affrontent, quand dans "Dragon Ball", ce problème n'existe tout simplement pas. De plus, l'humour ravageur et les nombreux rebondissements (évidemment aujourd'hui tout le monde connait les super saïyens, mais avouez que la toute 1ère fois que vous en avez vu un, cela fait un choc!), et l'impact visuel du dessin de Toriyama, intemporel (contrairement à celui de Kurumada ou Takahashi, des mangakas de sa génération, mais dont on voit au premier coup d'œil que leurs mangas sont des années 80), expliquent sans doute le succès incroyable de cette série. (Je me suis surpris il y a quelques jours à voir que les jouets offerts dans le menu enfant de Quick étaient des jouets Dragon Ball! en 2010! Tout est dit.) (!) Attention cependant si vous comptez vous les procurer, optez pour la 3ème ou 4ème édition: en effet, les deux premières sont traduites de manière épouvantable (jurons, grossièreté), tandis que les deux dernières sont bien plus fidèles aux textes originaux, bien plus intéressant et bourrés de jeux de mots qu'affectionne l'auteur (cependant, ce sont souvent des jeux de mots propres à la culture japonaise, et qui n'ont guère de sens chez nous, donc merci à Glénat pour les explications propres à chaque gag!) Les 2 premières éditions n'ont d'ailleurs pas aidé à donner une bonne image du manga en France....
Les Démons d'Alexia
Très très bonne série que je relis régulièrement. Ne surtout pas croire que c'est réservé a un public jeune car édité chez Dupuis, c'est une histoire complexe et très originale autour du fantastique. Une histoire qui me surprend à chaque album, alors que pour me surprendre... amateur de fantastique depuis 40 ans à travers la BD, les livres et le jeu de rôle, je suis rompu aux scénarios et aux intrigues tordues et "originales". Avec "Les démons d'Alexia" je suis épaté à chaque fois et actuellement j'en suis au numéro 6. Le scenario est l'argument numéro un de cette série (loin devant un Le Décalogue ou Le Triangle Secret par exemple) mais le dessin est splendide pour qui aime l'école franco-belge ! Je recommande chaudement !
Shutter Island
Le film sortant en ce moment, "Shutter Island" est revenu dans ma mémoire comme un flash, et comme une BD que je ne suis pas près d'oublier. Car quand on lit de telles œuvres, si dérangeante qu'elle soit on ne peut que être retourné à la lecture, bouleversé même. Alors ? Par quoi commencer ma critique ? Par ce que l'on voit au début, le dessin... Je trouve le dessin de De Metter à la limite de l'expérimental. Bien souvent on voit les traits du crayonnés (ce qui m'avait frappé). Cependant je m'y suis vite habitué. De plus les couleurs directes (en aquarelle) sont vraiment bien choisies : que dans des nuances de gris, vert kaki et marron. Et qu'elle maîtrise !! Je ne dirais qu'une chose, c'est vraiment un graphisme hors du commun mais aussi et surtout extrêmement beau, envoûtant. L’ambiance rendue par les couleurs est glauque, pesante, suffocante même ! Au niveau du scénario, c’est génial. L’adaptation est parfaitement réussie, c’est écrit d’une main de maître. Le récit jongle entre action, rebondissements, coups de théâtre, tortures. On s'immisce dans la tête du personnage, on partage sa souffrance. On récent cette BD au fond de nos tripes. Le meilleur polar que j’ai lu, extrêmement bien réalisé. A lire, tout simplement, ne passez pas à côté de cette œuvre exceptionnelle !
Tout seul
Chabouté a pris tout son temps pour nous livrer une bd énorme ! Il a choisi un thème original pour le traiter avec toute la noirceur et la subtilité dont il est capable. Le dessin sert de manière très juste ce récit riche, construit autour de la fantasmagorie de la solitude. Le silence prend une place tellement importante que les phrases en deviennent éblouissantes. Un simple boum sert de fil rouge, scandant la vie du personnage principal. Ce que j'ai préféré c'est la leçon d'humanité qui conclut magistralement cette histoire en noir et blanc.
Pluto
Quel talent, mais quel talent !!!! Arriver à raconter une histoire futuriste sur les robots les plus forts du monde... sans action, c'est très très très fort. Les moments d'émotion sont d'une intensité rare, notamment avec les robots d'ancienne génération (à visage non humain)... c'est tout bonnement incroyable d'arriver à raconter des histoires poignantes comme ça, et de retranscrire les semblants d'émotion sur des boîtes de métal inexpressives ! Moi, je vous le dis : quel talent cet Urasawa ! Et si Tezuka était encore là, il l'acclamerait sans doute lui aussi. Et je ne parle même pas d'Astro, extraordinairement "beau" et craquant. Ni des allusions à certains autres personnages de l'univers de Tezuka, comme Black Jack. For-mi-da-ble ! Et quand on entend Urasawa dire en interview qu'il aimerait atteindre un jour le niveau de narration de Tezuka sur son Phénix, l'oiseau de feu, ça en dit long sur les talents de l'auteur... et on ne peut qu'espérer qu'il y arrive un jour pour le plus grand bonheur de ses lecteurs !
Braquages et Bras Cassés
Excellent !!! Je n'avais pas lu le résumé avant d'attaquer la lecture de ce gros pavé et je suis allée de bonnes surprises en bonnes surprises tout au long de ma lecture. Et pourtant, au bout d'une trentaine de pages, j'ai failli arrêter, pensant être en train de lire un recueil d'histoires courtes aux chutes foireuses et précipitées. Et puis d'un seul coup, au troisième chapitre, commence à se dessiner quelque chose de vraiment épatant ! On part avec une pelote de laine complètement déroulée et en vrac et au fil des pages tout se raccorde parfaitement et minutieusement, c'est vraiment le pied ! Tout, jusqu'à la conclusion finale, est millimétré et véritablement jouissif ! J'ai vraiment été prise au dépourvu par cette lecture, une très bonne surprise. Pour ne rien gâcher, le dessin est une vraie réussite, tant au niveau du trait que de la "couleur". Il faut lire ça, absolument !! Je n'ai strictement rien à redire, à part que le format est franchement trop petit pour un dessin de cette qualité ! Mais 5/5 quand même, sans hésiter.