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Couverture de la série Powers
Powers

Et ben ! C'est un petit coup de coeur ce Powers. C'est bien la première fois que je vois un découpage et une narration appliquée aux bulles. Dans Powers vous passez votre temps à vous accrocher aux dialogues. C'est subtil, ca répond et en même temps ça vous emmène d'une case à l'autre d'une page à l'autre. Le découpage est souvent virtuose et les dessins cartoonesques et irréguliers ne sont jamais un obstacle. C'est agréable car c'est souvent léger mais toujours dense. Au final ce qui est intéressant c'est moins le scénario que le tac au tac et la dynamique de cette narration dialoguée. D'habitude on gagne en fluidité en enlevant du texte. Là c'est tout l'inverse. Le récit tient la route grâce aux bulles qui ne polluent jamais le déroulé de l'intrigue mais en contraire, en font toute l'architecture. Powers finalement, c'est un peu comme un plan séquence mais sans le silence. C'est à la fois déroutant et convainquant. note : je confirme la remarque de Ro sur l'édition Semic. Le Tome 1 s'est désintégré entre mes mains xD. ... après lecture du Tome 5. Je suis complètement accroc. Bendis est grand ! Et plus Oeming s'obstine dans son dessin plus on reconnait son talent. On sent un duo qui s'apporte mutuellement. désormais ca crève les yeux, Powers me semble une oeuvre culte.

10/04/2010 (modifier)
Par zbah
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Survivant
Survivant

Attention, manga OVNI. Disons-le de suite, Survivant aura son public, et ses détracteurs, ou plutôt que détracteurs, des gens qui passeront complètement à côté. C'est un ouvrage ascétique qui nous est servi ici, 10 tomes, longs, lents, un petit format où on se fait mal aux yeux, un noir et blanc tranché, parfois confus. Un jeune homme (14 ans au début), et un groupe d'amis visitent une grotte un week-end. Un tremblement de terre, il se retrouve seul, perdu, plus personne, un tsunami submerge la montagne qui, devenue île, isole le jeune homme. Que s'est il passé, comment va-t-il survivre ? On ne sait rien de plus que notre héros, et c'est parti pour un récit de survie qui a pour personnage principal la Nature. Tout réapprendre, la sortie de la grotte est une sorte de nouvelle naissance (l'auteur ne s'en est pas caché, vue la forme de l'ouverture), et les premiers pas de notre nouvel homme seront difficiles, âprement difficiles. Peu d'action, on suit le survivant dans ses échecs, comme ses réussites, et la réussite s'acquiert ici, forcément, après une bonne dose d'échecs. Le héros doit être patient, le lecteur aussi. C'est un ouvrage brut de décoffrage, tout a son importance quand on est réduit à survivre : aller à la selle, faire pipi, se nourrir, se protéger, tout acte du "quotidien" prend des proportions insoupçonnées. Tout est ici retranscrit aux petits oignons, une psychologie forte en non-dits, des situations que leur simplicité rend épiques. La nature devient source de peur et d'oppression, l'homme souverain se voit relégué en bas de l'échelle. Seuls les forts s'en sortent (l'ouvrage est plutôt darwiniste), une rencontre avec une rescapée au deuxième tome viendra appuyer cet axiome (très bel exemple de déliquessence psychologique). Je me suis abîmé dans la lecture de ce manga, j'ai été happé. C'est poignant, intéressant, éducatif, de bout en bout. Pourtant c'est rempli de faiblesses, le format trop petit, le dessin parfois inidentifiable sur certaines planches, des visages pas très expressifs, un caractère très "constipé" (manque de nutrition ? [rires] ) de tous les protagonistes (oui il y aura d'autres survivants...), l'auteur n'est pas un grand dialoguiste non plus, et le ton est un petit peu trop détaché et scolaire dans les commentaires qui jalonnent l'ouvrage. Tant pis, pour les défauts, on ne vit qu'une fois ! Note maximale, must-have, coup de cœur et tout le bazar, Satoru, tu le mérites, tu en as vraiment trop bavé, et nous avec.

06/04/2010 (modifier)
Par js
Note: 5/5
Couverture de la série Légendes des Contrées Oubliées
Légendes des Contrées Oubliées

Voilà de bien belles légendes ! Un pur moment de lecture, tant pour l'imaginaire que pour les yeux ! Le dessin de Ségur est vraiment propre ! Je crois n'avoir rien à ajouter dessus. Des petites cases avec des petites créatures ou des petits détails du décor sont omniprésentes, ce qui nous plonge un peu plus à chaque page dans l'univers des contrées oubliées. Les couleurs sont maîtrisées et les ambiances varient de la noirceur des ténèbres aux chatoyantes couleurs d'Alinor. Cependant, j'aurais aimé un découpage parfois moins 'carré' des planches... Mais le résultat n'en reste pas moins excellent !!! Le scénario est bien pensé. Une histoire d'heroïc-fantasy dans les règles de l'art. Je pense surtout aux personnages qui sont vraiment excellents. Des caractères pas forcément recherchés, mais des relations qui s'affinent au fur et à mesure de l'histoire. La série ne serait sans doute pas ce qu'elle est sans MorkaÏ et Hürl, les deux figures emblématiques et ésotériques de la série, à mon sens. Mais il n'en demeure pas moins que les autres personnages ont leur part dans le succès des Légendes des Contrées Oubliées. L'histoire avance avec de nombreux rebondissements mais laisse une petite note amère de "trop facile". Mais tout au long de la lecture, on se laisse entrainer dans cette aventure trépidante, pleine de sursauts, avec ses touches d'amour et d'humour... Une BD que je conseille fortement à tout lecteur !!! C'est un BD culte... Le genre de BD où je reste quelques secondes bouche-bée à la dernière page !

05/04/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série Pandora Box
Pandora Box

Les mythes anciens (les 7 pêchés capitaux et l’espérance) à travers la dénonciation de notre monde technologique et ses dangers : quel concept original ! Des dessinateurs différents mais un seul scénariste très ambitieux et talentueux : Alcante qu'on suivra d'ailleurs avec attention. Les derniers tomes sont cependant un peu moins bons que les premiers qui avaient placés la barre assez haute. En huit albums mis en images par sept dessinateurs différents, Pandora Box nous montre comment le progrès dévoyé peut avilir l’homme et nuire à l’humanité. - Tome 1 (l'orgueil) : En pleine campagne présidentielle, un détective est chargé de trouver des détails gênant dans la vie du président des Etats-Unis sortant. Un premier récit intelligent et magistralement construit. - Tome 2 (la paresse) : Paris Troy, un sprinter blessé lors d'un entraînement, songe au dopage pour revenir sur le devant de la scène. Un savant mélange de thèmes et références ! - Tome 3 (la gourmandise): La gourmandise, 3e pêché capital de la série, vue à travers une peinture alarmante de notre société de consommation. Une intrigue politico écologique didactique et palpitante. - Tome 4 (la luxure): Concepteur d'un procédé virtuel révolutionnaire, un réalisateur étend son invention au cybersex. Illustration du 4e pêché capital, dans un nouveau récit frissonnant... - Tome 5 (l'avarice): Un requin de la finance s'aperçoit trop tard que l'amas de richesses n'est rien comparé à son amour paternel. Une critique savante d'un des pires maux de nos économies de marché, sur fond de légende mythologique... - Tome 6 (l'envie): Tibor et sa femme apprennent soudain qu'ils sont des androïdes à qui on a implanté des existences artificielles. Au delà de l'« envie », Alcante déborde sur un thème classique de SF... - Tome 7 (la colère) : De l'usage des armes bactériologiques pour illustrer la colère et le mythe de Pandore. Un dernier péché pertinemment illustré par Alcante, pour clore ces chroniques d'un monde en crise... - Tome 8 (l'espérance) : Sous des averses infernales, alors qu'un barrage menace de céder, un journaliste enquête sur le clone du président Shimmer. Conclusion d'une série magistrale, sur une note d'espoir. C'est une BD qui va s’imposer avec le temps … Assurément ! J’ai beaucoup aimé ce nouveau concept. De même que le dessin qui reste très correct et cohérent malgré la succession de différents dessinateurs (rien à voir avec Le Triangle Secret par exemple). Une lecture qui se recommande très chaudement ! :) Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.25/5

14/02/2007 (MAJ le 04/04/2010) (modifier)
Par ArzaK
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Derniers jours d'un immortel
Les Derniers jours d'un immortel

Pour moi aussi, ce fut une passionnante lecture. « Les derniers jours d’un immortel » est un album original et surprenant qui évoquera autant les univers de Léo que l’existentialisme et l’anthropologie façon Claude Levi-Strauss. Le travail de Fabien Vehlmann est très impressionnant sur cet album. Décidément, il est l’un des scénaristes les plus doués de sa génération.

03/04/2010 (modifier)
Par jaydee
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Okko
Okko

Voila une de mes bandes dessinées préférées du moment, et je pense en toute objectivité une des plus prometteuses.... Les histoires sont en deux tomes, chacun consacré à un élément (10 tomes prévus, avec le néant en dernier cycle). On suit les aventures de Okko un ronin (samurai sans honneur), noburo le guerrier démon, le moine Noshin et son apprenti Tikku. Tout d'abord, je tiens à signaler que les personnages sont parfaitement complémentaires, certains apportant de l'humour, d'autres de la profondeur au récit, de plus leurs capacités respectives leur donnent une grande force d'action. Chaque cycle nous présente aussi de nouveaux personnages, très intéressants, et comblant l'onomastique définitivement réussie de ces aventures. L'histoire débute fort, on est tout de suite plongés dans ces aventures, bien que les premiers tomes soient inférieurs aux seconds pour les deux premiers cycles. Le premier cycle est agréable, met très bien en place les principaux protagonistes et le monde (qui est le Japon des Samurai, avec quelques ingrédients fantasy), et offre des aventures très plaisantes. Le second commence moins bien, le premier tome du cycle traine un peu en longueur selon moi, mais le tir est parfaitement corrigé avec le quatrième tome, le meilleur de la série, une référence en matière de scénario et d'aventures ! Enfin, le troisième cycle commence très fort et le prochain tome à paraitre promet d'être passionnant. Ce cycle nous explique un peu plus du passé de Okko, et donne beaucoup de profondeur à la série, nous fait encore plus accrocher ! Le dessin est très réussi, quoique conventionnel, et le découpage est très lisible et dynamique. Bref, si vous ne connaissez pas encore, courrez l'acheter, vous ne serez pas déçus !

02/04/2010 (modifier)
Par Belhou
Note: 5/5
Couverture de la série La Vedette
La Vedette

Mon album a été dédicacé par Malo Louarn, un breton dans l'âme. Cet album que je trouve génial tant les situations et les jeux de mots sont à se tordre de rire! J'aime beaucoup Dupaxon (c'est 50% de l'équipe !) et Popov, le Canonnier de Vodkagrad, qui sont des personnages comiques. Bref, un album génial à conseiller à tout le monde! Suite dans le second tome de ce dyptique : Le canonnier de Vodkagrad. Rappelons que cet album a été prépublié dans le Journal de Spirou en 1980, et a donc cotoyé les trésors des éditions Dupuis...

01/04/2010 (modifier)
Par Electro
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Swamp Thing
Swamp Thing

C'est quand même assez énorme. Moore débarque sur la série pour reprendre la suite de Martin Pasko. A l'époque, la série avait été relancée pour la sortie du film, et l'auteur avait enchainé 19 numéros avant de passer le relais. C'est alors que Moore débarque. Il clôt une partie de subplot laissé en jachère par Pasko, et pose déjà les jalons vers sa propre histoire, qui commence véritablement au #21. Et là, c'est un peu la folie. En effet, Moore va complètement redéfinir le personnage et même la nature même du personnage rien que dans cet épisode. Fini le Alec Hallond transformé en plante. Exit l'être humain. D'ailleurs, c'est exactement de que l'auteur fait, il dépouille son personnage de toute humanité. S'en suit un premier arc où le Swamp Thing va venir affronter Jason Woodrue, un autre être lié aux plantes. Et là, Moore va faire encore très fort. Il va utiliser la dualité entre les deux personnages pour continuer à redéfinir ce qui est désormais son perso. Il va jouer sur le lien entre les deux personnages, ce qui les lie, la nature, leur inhumanité et pousser cela jusqu'à l'extrême pour Woodrue. C'est juste de la folie. C'est d'ailleurs grâce à cette folie qu'il va rendre un peu d'humanité au Swamp Thing. Lors de l'arc qui clôt ce tome, le Swamp Thing affrontera un démon qui se nourri de la peur. Il y fera équipe avec Etrigan. Ici l'arc est bien plus posé que le précédent, même s'il comporte des scènes de folie, comme celle ou l'on comprend pourquoi l'enfant à moitié fou veut toujours tout épeler. Dans le même temps, il utilise aussi le cast de la série pour poser d'autres intrigues ou montrer différentes facettes de son héros. Il y a Abby, dont la relation avec le Swamp Thing est de plus en plus ambigüe. Ou son mari, Matt, qui sombre et sombre jusqu'à l'irréparable. A travers la galerie de personnages de ce premier volume, on se rend compte d'une chose assez frappante. Après en avoir fait un pur monstre et l'avoir dépouillé de toute humanité, Moore fait de son personnage celui qui a l'air le plus humain de tous. Que ce soit Woodrue qui finira par fondre un fusible et rejeter violemment son humanité, la JLA qui lors de sa courte apparition semble jauger les humains de très haut dans leur satellite tels des Dieux, ou même Matt, ses visions et son alcoolisme, Swamp Thing apparait clairement comme le plus humain de tous. Au dessin, Stephen Bissette et John Totleben, c'est beau. Évidemment, c'est très spécial, j'en convient (presque). Mais qu'est-ce-que c'est beau et plein de cadrages, de pages, assez expérimentales, de splash ou tout est fondu en un dessin pour une séquence. D'ailleurs, les pages avec le titre intégré au dessin sont très souvent excellentes. Le Swamp Thing est fort, massif et plein d'humanité dans le regard (juste la couv' bordel, regardez ses yeux !). Et Abby est belle. Et encore une fois, ce dessin très particulier colle parfaitement au scénario de Moore et à la folie qui s'en dégage. Un petit mot vite fait sur l'édition. Donc comme dit plus haut, c'est apparemment la première édition à intégrer cette épisode 20 où Moore finit le taf de Pasko. Même si le livre s'ouvre donc en pleine bataille, ça reste hyper compréhensible. Il y a deux introductions, l'une de Len Wein qui raconte un peu l'histoire de la série et du perso (l'anecdote sur sa création est très sympa, l'autre est de Ramsey Campbell.) L'édition est vraiment très belle, papier de bonne qualité, traduction soignée. Pour finir, que dire, sinon lisez ce truc. Moore qui s'est un peu fait spécialiste de la reprise de perso nous livre ici un récit fort sur tous les points, et qui ne comporte pas encore cette manie qu'a l'auteur a de vouloir en faire le plus possible et des fois trop. Ça reste simple, posé et très accessible. Et pourtant, très fort, dense et magnifique. Ajoutez à cela les dessins absolument magnifiques de Bissette et Totleben et vous aurez un ouvrage incontournable à mon goût.

01/04/2010 (modifier)
Par Ems
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Derniers jours d'un immortel
Les Derniers jours d'un immortel

Unique et si grandiose. Je n'ai pas souvenir de m'être à ce point immergé dans une BD. L'univers et l'ambiance du récit sont extrêmement riches. Les dialogues sont d'une finesse et leur contenu d'une rare intelligence. Beaucoup de sujets sont abordés de façon imagée. Le personnage principal est un policier philosophe a qui l'on charge de résoudre une enquête très complexe. Le résultat peut empêcher un conflit entre deux races vivant sur une même planète. Dans les faits, c'est bien plus complexe, pourtant la lecture coule de source. Le dessin est épuré mais créé un environnement si personnel. Il est au service du scénario mais lui apporte un plus indéniable. C'est purement subjectif car au premier abord le ressenti visuel n'est pas exceptionnel. Il y a une osmose dans le travail des auteurs dans ce récit. Le résultat est bluffant, le lecteur est entrainé dans une autre dimension le temps de cette lecture. J'en redemande car une suite serait à envisager tant l'univers mis en place et le personnage d'Elijah sont intéressants. Mais malheureusement dans le final il y a un élément qui ne laisse pas cette opportunité possible. Du très très grand, merci aux auteurs et à Futuropolis.

31/03/2010 (modifier)
Par Thaugor
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Julius Corentin Acquefacques
Julius Corentin Acquefacques

Julius Corentin Acquefacques est un anti-héros qui évolue dans un univers imaginaire qui permet d'aborder pas mal de thèmes philosophiques sur notre position (en terme de dimension), sur le temps (le futur est-il déjà écrit ?)... et bien d'autres sujets. Après la lecture du premier tome, je me suis dit « cet auteur est génial ». Il a en effet une façon très particulière et très simple d'aborder des sujets compliqués, et après chaque lecture d'un tome, je me suis posé pour réfléchir à la façon de voir de l'auteur. Chaque tome peut être lu indépendamment des autres (car les histoires ne sont pas liées) et aborde un thème principal (le temps, la 3D, la couleur, etc) mais toujours dans l'univers imaginaire de Julius et avec une originalité particulière dans la conception de la bd. De plus, l'univers dans lequel vit Julius est une satyre de notre monde sur bien des points intéressants où le vice est poussé jusqu'à son extrême : la crise du logement qui atteint un summum ou l'administration qui développe des principes absurdes. J'aime beaucoup cette façon de faire. Quant au dessin, le noir et blanc, les jeux d'ombre et le trait épais renforcent le côté mystérieux et bizarre de ce monde. Pour moi, c'est vraiment un incontournable. Il est vrai que c'est très particulier, donc on aime ou on n'aime pas, mais il faut l'avoir lu. Une vrai découverte !

31/03/2010 (modifier)