Whaaaaaaaaaaaan quel pied ! Merci à Wilfrid Lupano et à Virginie Augustin pour ce merveilleux voyage ! "Alim le Tanneur" c'est le ticket gagnant assuré pour un voyage en tapis volant...
Trois tomes sur quatre annoncés de parus, et pourtant, sauf crash calamiteux du fameux tapis dans le dernier tome, cette série flirte déjà avec le culte. Ça tombe bien, c'est le thème central de cette BD ! Alors chers amis croyons, croyons en la réussite de ce 4ème tome, et que cette série mérite dignement sa place sur les hauteurs du panthéon des Immanquables Fantasy de BDthèque !
Car, Mmmm quels parfums dans cette BD ! Et si on en prend plein les yeux, nos narines font aussi le plein de senteurs, en passant du plus doux au plus âcre des relents !
Un parfum d'aventure bien sûr, mais c'est l'ensemble qui m'a conquis ! La trame religieuse omniprésente et omnipotente dans cette société organisée en castes, qui elle sent le souffre. Les personnages : de la pétulante Bul aux délicieuses senteurs de cinnamone, au funeste Torq Djihid et son exhalaison mélangeant sueur et sang, le pire et le meilleur se côtoyant pour nous présenter un large éventail de la nature humaine et de ses bassesses.
Enfin l'univers lui même, d'où émane de prime abord ce vent frais et léger de l'innocence qui se charge petit à petit, pour finir en ouragan et emporter le destin de chacun aux confins de l'empire de Jesameth...
Un monde univers comme ils se font rare en BD, et qui m'a rappelé par moments ma jubilation à la lecture de La Quête de l'Oiseau du Temps (même si la comparaison est audacieuse...). Wilfrid Lupano se révèle donc jusqu'ici un tisseur hors pair, espérons qu'il saura conclure son aventure de façon toute aussi magistrale.
Côté graphisme, là aussi c'est du tout bon ! C'est thé glacé et loukoum à volonté. Franchement, la colorisation m'a époustouflé ! On perçoit tellement la chaleur de la capitale Brahmalem, la rudesse des pays du nord ou encore l'horreur face aux atrocités commises au nom d'un culte... Le duo Virginie Augustin/Geneviève Penloup fonctionne à merveille. Un dessin fin et fouillé, des couleurs somptueuses qui posent les ambiances, et un découpage intelligent qui servent parfaitement le récit : clap clap clap !!! Que du bonheur !
Alors, en attendant un quatrième tome qui saura (je n'en doute pas) clore en beauté ce petit bijou de la l'inégale collection "Terres de Légendes", je vous conseille plus que vivement la lecture de cette excellente série !
*********lecture du tome 4*************
Ouf ! L'honneur est sauf, pas de sacrifice inopiné en perspective !
Le 4e tome tant attendu de ce cycle clos de façon plus que convenable cette magnifique aventure.
"Convenable", oui, car si le scénario reste à la hauteur du début de cette série, graphiquement, on sent quand même un bon coup de mou et quelques imprécisions décevantes, tant la qualité des tomes précédents est impressionnante. Pressée d'en finir Virginie Augustin ? C'est un peu l'impression que ça donne... Dommage.
Mais dans son ensemble, pas d'hésitation à avoir, "Alim le tanneur" est incontournable et mérite largement son classement parmi les meilleures ! Les réponses tombent, toujours comme des couperets et le ton reste toujours aussi cynique.
Bravo et merci pour ces aventures !
Un monde hors du temps pour un humour hors du commun et délicieusement iconoclaste, rempli de références beaucoup plus complexes qu'elles en ont l'air, impliquant la relecture pour y voir la subtile allusion.
Même après bien des relectures, je redécouvre chaque fois des choses nouvelles.
Un style graphique qui n'est, certes pas, le point fort de la série mais qui porte tout à fait honorablement cette ambiance si particulière et si propre à une certaine époque qui laissait un peu de place à l'anti-conformisme et à l'abandon des normes.
De la péniche volante au coucou hors la montagne, cette bande dessinée n'est pas à mettre entre toutes les mains, en tout pas celles des amateurs du premier degré, ils en sortiraient déçus.
Pour le reste, j'encourage vivement à la découverte de tout ce petit univers fantasque.
Même si je ne suis pas accro aux mangas, que ce soit en BD ou Japanimation, je suis une très grande fan des Zelda, surtout sur N64. Les dessins sont très beaux, l'histoire n'est pas mal même si ça ne ressemble pas beaucoup au jeu lui-même. On y découvre aussi les sentiments du jeune Link, une princesse Zelda intelligente et décidée, et Ganondorf le méchant le plus charismatique de l'histoire. Des personnages sympathiques y sont également présents : Impa, Nabooru, Sheik, Saria ; mais d'autres me sont très antipathiques, comme Mido le chef Kokiri, le Roi d'Hyrule, alors allié à Ganondorf qui fait une brève apparition dans la BD, Ingo du ranch Lon-Lon, et Navi la fée est parfois énervante (notamment dans une histoire courte dans le Tome 2) ce qui n'est pas le cas dans le jeu vidéo.
Même si la BD est sublime, je préfère de loin le jeu "Ocarina of Time".
Que dire sur tintin qui n'a pas déjà était dit ?
Pour ma part, Tintin est une série culte car mère fondatrice de ce qui fait la BD aujourd'hui. Malgré toutes les remontrances qui ont été faites à Hergé (racisme notamment), il faut bien remettre le contexte de l'époque, et ne pas oublier les différences avec notre société d'aujourd'hui.
Je trouve le dessin encore d'actualité, même si Tintin demeure un peu trop inexpressif, les autres personnages sont vraiment sympathiques avec un Haddock très drôle, des Dupont et Dupond maladroits mais attachants et un professeur Tournesol loufoque à souhait.
Les différentes aventures de Tintin sont vraiment sympas à lire notamment le diptyque de la lune ou encore les cigares du pharaon.
Tintin restera pour moi une BD essentielle qui a bercé ma jeunesse et bercera surement celle de mes enfants !
Une bd franchement hilarante sur la mythologie de l'enfance, celle de l'enfant lui-même plongé dans son univers fantasmatique de héros, celle aussi de l'adulte qui se souvient avec une émotion mêlée d'un humour ravageur de l'enfant qu'il a été.
C'est du grand art, d'une souplesse graphique étonnante. J'ai ri aux éclats en lisant les deux tomes (avec une préférence pour le 2ème). Si vous avez un frère qui va avoir ou vient d'avoir 40 ans, courez-le lui offrir ; il avalera mieux la pilule.
Un peu comme "La maison des feuilles" de Danielewski en littérature (le roman culte par excellence de ces 10 dernières années), "Jimmy Corrigan" affole un peu exagérément le monde de la bd ; je ne vois pas pourquoi ce serait indépassable, cela n'a aucun sens de le prétendre ; je suis persuadé que les fanatiques de "Jimmy Corrigan" desservent dommageablement cette oeuvre en la portant au pinacle et en créant chez le nouveau lecteur une impatience qui risque bien souvent d'être déçue.
Néanmoins, je n'hésite pas lui à mettre 5 étoiles. C'est une oeuvre réellement impressionnante ; certes, les 100 premières pages sont quelque peu déconcertantes, et beaucoup de lecteurs ont dû lâcher trop tôt ; c'est aussi une bd qui s'apprécie, page par page, partie par partie, et surtout dans son ensemble exceptionnellement cohérent. C'est donc avant tout une bd à relire pour en apprécier pleinement la richesse graphique et la rigueur narrative.
Et puis, si on n'aime pas, je comprends qu'on ait la rage d'avoir payé un tel prix : c'est d'ailleurs un prix scandaleux, pour une édition pas très bien faite...
Initialement lorsque j'ai posté cet avis, j'avais mis 4 étoiles. Et voilà, 4 ans plus tard et après avoir relu tous les tomes un paquet de fois je monte ma note à 5 étoiles. Pourquoi ? Parce que Tony Corso est pour moi la meilleure série du genre. Ni plus ni moins. Dans la grande famille des séries policières mettant en scène des enquêtes sous forme d'albums indépendants ou de diptyques, voici pour moi la référence. Aucune ne me procure autant de plaisir.
Bien sur avant de l'avoir ouvert on sait déjà juste à la couverture que le héros beau gosse va se taper la nana et que les gentils gagnent à la fin... mais tant pis. J'adore le style de Berlion, les dessins sont vraiment bons, les scénario clairs et efficaces. Ni trop complexe (exit les montages financiers incompréhensibles via des sociétés occultes ou les affaires de contre espionnage de la CIA qui revend des missiles aux russes grâce à un agent double, etc...), ni trop prévisible. Juste ce qu'il faut de mystères et de suspens. Les différentes enquêtes m'ont toutes passionné.
J'adore le personnage de Tony Corso, son cynisme est un régal, quelques répliques par ci par là sont décapantes. Plus on avance dans les tomes et plus on découvre un écorché vif, au passé difficile. Ses blessures sont d'ailleurs loin d'être toutes refermées. Cela casse un peu les préjugés que l'on pourrait avoir sur lui aux premiers abords. Au fil des albums on découvre ses amis sur lesquels il peut compter. Ces personnages sont fouillés, ils ne sont pas que là pour lui donner la réplique, ils auront tour à tour un rôle à jouer dans les différentes enquêtes.
Bref c'est un vrai plaisir de me replonger dans chacun des tomes, de pouvoir en lire un sans forcément relire les précédents, ou alors de tous les relire d'affilée selon l'humeur.
J'ai mis du temps à acheter cette bd hors norme... allez savoir pourquoi...
A l'heure où j'écris ces mots, l'ouvrage de Calvo représente pour moi l'un des plus grands, si ce n'est le plus grand chef d'oeuvre du 9ème art !!
Les événements de la seconde guerre mondiale sont parfaitement retranscrits et aucun détail n'échappe à l'auteur.
L'anthropomorphisme des personnages est une franche réussite. Entre notre cigogne nationale Charles de Gaulle, le grand méchant loup Adolf Hitler, son gros porc chef de guerre Hermann Göring ou bien son putois bavard bourreur de crâne Joseph Goebbels, les transpositions ne manquent pas.
Un dessin époustouflant, des couleurs explosives et variées, un papier de très bonne qualité.
Que demander de plus...
WARNING: MASTERPIECE !!!!
Quartier lointain ? C'est l'aboutissement de ce que Taniguchi peut faire. Comment ne pas être sensible à cette histoire. C'est vraiment original.
Dès le départ, j'ai été intrigué par l'histoire de cet homme qui revit son enfance. En redevenant, le garçon de ses 14 ans il va tenter d'empêcher son père de quitter sa maman. On sent que l'auteur est hanté par la rupture des parents. A-t-il vécu ce genre de situation ?
Ce qui est également troublant dans cette histoire, c'est que Hiroshi sait qu'il a 48 ans dans un corps d'adolescent. Tout lui réussit, il plaît aux filles. Tout le monde le trouve changé mais si seulement ils savaient...
Il y a également de l'humour, notamment l'épisode lorsqu'il est ivre chez son ami.
Le scénario est bien maîtrisé du début à la fin sans aucune fausse note.
Vraiment, cette série mérite la plus haute distinction.
A lire et à relire sans modération. Achat conseillé bien entendu !
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Alim le tanneur
Whaaaaaaaaaaaan quel pied ! Merci à Wilfrid Lupano et à Virginie Augustin pour ce merveilleux voyage ! "Alim le Tanneur" c'est le ticket gagnant assuré pour un voyage en tapis volant... Trois tomes sur quatre annoncés de parus, et pourtant, sauf crash calamiteux du fameux tapis dans le dernier tome, cette série flirte déjà avec le culte. Ça tombe bien, c'est le thème central de cette BD ! Alors chers amis croyons, croyons en la réussite de ce 4ème tome, et que cette série mérite dignement sa place sur les hauteurs du panthéon des Immanquables Fantasy de BDthèque ! Car, Mmmm quels parfums dans cette BD ! Et si on en prend plein les yeux, nos narines font aussi le plein de senteurs, en passant du plus doux au plus âcre des relents ! Un parfum d'aventure bien sûr, mais c'est l'ensemble qui m'a conquis ! La trame religieuse omniprésente et omnipotente dans cette société organisée en castes, qui elle sent le souffre. Les personnages : de la pétulante Bul aux délicieuses senteurs de cinnamone, au funeste Torq Djihid et son exhalaison mélangeant sueur et sang, le pire et le meilleur se côtoyant pour nous présenter un large éventail de la nature humaine et de ses bassesses. Enfin l'univers lui même, d'où émane de prime abord ce vent frais et léger de l'innocence qui se charge petit à petit, pour finir en ouragan et emporter le destin de chacun aux confins de l'empire de Jesameth... Un monde univers comme ils se font rare en BD, et qui m'a rappelé par moments ma jubilation à la lecture de La Quête de l'Oiseau du Temps (même si la comparaison est audacieuse...). Wilfrid Lupano se révèle donc jusqu'ici un tisseur hors pair, espérons qu'il saura conclure son aventure de façon toute aussi magistrale. Côté graphisme, là aussi c'est du tout bon ! C'est thé glacé et loukoum à volonté. Franchement, la colorisation m'a époustouflé ! On perçoit tellement la chaleur de la capitale Brahmalem, la rudesse des pays du nord ou encore l'horreur face aux atrocités commises au nom d'un culte... Le duo Virginie Augustin/Geneviève Penloup fonctionne à merveille. Un dessin fin et fouillé, des couleurs somptueuses qui posent les ambiances, et un découpage intelligent qui servent parfaitement le récit : clap clap clap !!! Que du bonheur ! Alors, en attendant un quatrième tome qui saura (je n'en doute pas) clore en beauté ce petit bijou de la l'inégale collection "Terres de Légendes", je vous conseille plus que vivement la lecture de cette excellente série ! *********lecture du tome 4************* Ouf ! L'honneur est sauf, pas de sacrifice inopiné en perspective ! Le 4e tome tant attendu de ce cycle clos de façon plus que convenable cette magnifique aventure. "Convenable", oui, car si le scénario reste à la hauteur du début de cette série, graphiquement, on sent quand même un bon coup de mou et quelques imprécisions décevantes, tant la qualité des tomes précédents est impressionnante. Pressée d'en finir Virginie Augustin ? C'est un peu l'impression que ça donne... Dommage. Mais dans son ensemble, pas d'hésitation à avoir, "Alim le tanneur" est incontournable et mérite largement son classement parmi les meilleures ! Les réponses tombent, toujours comme des couperets et le ton reste toujours aussi cynique. Bravo et merci pour ces aventures !
Le Génie des alpages
Un monde hors du temps pour un humour hors du commun et délicieusement iconoclaste, rempli de références beaucoup plus complexes qu'elles en ont l'air, impliquant la relecture pour y voir la subtile allusion. Même après bien des relectures, je redécouvre chaque fois des choses nouvelles. Un style graphique qui n'est, certes pas, le point fort de la série mais qui porte tout à fait honorablement cette ambiance si particulière et si propre à une certaine époque qui laissait un peu de place à l'anti-conformisme et à l'abandon des normes. De la péniche volante au coucou hors la montagne, cette bande dessinée n'est pas à mettre entre toutes les mains, en tout pas celles des amateurs du premier degré, ils en sortiraient déçus. Pour le reste, j'encourage vivement à la découverte de tout ce petit univers fantasque.
The Legend of Zelda - Ocarina of time
Même si je ne suis pas accro aux mangas, que ce soit en BD ou Japanimation, je suis une très grande fan des Zelda, surtout sur N64. Les dessins sont très beaux, l'histoire n'est pas mal même si ça ne ressemble pas beaucoup au jeu lui-même. On y découvre aussi les sentiments du jeune Link, une princesse Zelda intelligente et décidée, et Ganondorf le méchant le plus charismatique de l'histoire. Des personnages sympathiques y sont également présents : Impa, Nabooru, Sheik, Saria ; mais d'autres me sont très antipathiques, comme Mido le chef Kokiri, le Roi d'Hyrule, alors allié à Ganondorf qui fait une brève apparition dans la BD, Ingo du ranch Lon-Lon, et Navi la fée est parfois énervante (notamment dans une histoire courte dans le Tome 2) ce qui n'est pas le cas dans le jeu vidéo. Même si la BD est sublime, je préfère de loin le jeu "Ocarina of Time".
Les Aventures de Tintin
Que dire sur tintin qui n'a pas déjà était dit ? Pour ma part, Tintin est une série culte car mère fondatrice de ce qui fait la BD aujourd'hui. Malgré toutes les remontrances qui ont été faites à Hergé (racisme notamment), il faut bien remettre le contexte de l'époque, et ne pas oublier les différences avec notre société d'aujourd'hui. Je trouve le dessin encore d'actualité, même si Tintin demeure un peu trop inexpressif, les autres personnages sont vraiment sympathiques avec un Haddock très drôle, des Dupont et Dupond maladroits mais attachants et un professeur Tournesol loufoque à souhait. Les différentes aventures de Tintin sont vraiment sympas à lire notamment le diptyque de la lune ou encore les cigares du pharaon. Tintin restera pour moi une BD essentielle qui a bercé ma jeunesse et bercera surement celle de mes enfants !
Le Petit Christian
Une bd franchement hilarante sur la mythologie de l'enfance, celle de l'enfant lui-même plongé dans son univers fantasmatique de héros, celle aussi de l'adulte qui se souvient avec une émotion mêlée d'un humour ravageur de l'enfant qu'il a été. C'est du grand art, d'une souplesse graphique étonnante. J'ai ri aux éclats en lisant les deux tomes (avec une préférence pour le 2ème). Si vous avez un frère qui va avoir ou vient d'avoir 40 ans, courez-le lui offrir ; il avalera mieux la pilule.
Jimmy Corrigan
Un peu comme "La maison des feuilles" de Danielewski en littérature (le roman culte par excellence de ces 10 dernières années), "Jimmy Corrigan" affole un peu exagérément le monde de la bd ; je ne vois pas pourquoi ce serait indépassable, cela n'a aucun sens de le prétendre ; je suis persuadé que les fanatiques de "Jimmy Corrigan" desservent dommageablement cette oeuvre en la portant au pinacle et en créant chez le nouveau lecteur une impatience qui risque bien souvent d'être déçue. Néanmoins, je n'hésite pas lui à mettre 5 étoiles. C'est une oeuvre réellement impressionnante ; certes, les 100 premières pages sont quelque peu déconcertantes, et beaucoup de lecteurs ont dû lâcher trop tôt ; c'est aussi une bd qui s'apprécie, page par page, partie par partie, et surtout dans son ensemble exceptionnellement cohérent. C'est donc avant tout une bd à relire pour en apprécier pleinement la richesse graphique et la rigueur narrative. Et puis, si on n'aime pas, je comprends qu'on ait la rage d'avoir payé un tel prix : c'est d'ailleurs un prix scandaleux, pour une édition pas très bien faite...
Tony Corso
Initialement lorsque j'ai posté cet avis, j'avais mis 4 étoiles. Et voilà, 4 ans plus tard et après avoir relu tous les tomes un paquet de fois je monte ma note à 5 étoiles. Pourquoi ? Parce que Tony Corso est pour moi la meilleure série du genre. Ni plus ni moins. Dans la grande famille des séries policières mettant en scène des enquêtes sous forme d'albums indépendants ou de diptyques, voici pour moi la référence. Aucune ne me procure autant de plaisir. Bien sur avant de l'avoir ouvert on sait déjà juste à la couverture que le héros beau gosse va se taper la nana et que les gentils gagnent à la fin... mais tant pis. J'adore le style de Berlion, les dessins sont vraiment bons, les scénario clairs et efficaces. Ni trop complexe (exit les montages financiers incompréhensibles via des sociétés occultes ou les affaires de contre espionnage de la CIA qui revend des missiles aux russes grâce à un agent double, etc...), ni trop prévisible. Juste ce qu'il faut de mystères et de suspens. Les différentes enquêtes m'ont toutes passionné. J'adore le personnage de Tony Corso, son cynisme est un régal, quelques répliques par ci par là sont décapantes. Plus on avance dans les tomes et plus on découvre un écorché vif, au passé difficile. Ses blessures sont d'ailleurs loin d'être toutes refermées. Cela casse un peu les préjugés que l'on pourrait avoir sur lui aux premiers abords. Au fil des albums on découvre ses amis sur lesquels il peut compter. Ces personnages sont fouillés, ils ne sont pas que là pour lui donner la réplique, ils auront tour à tour un rôle à jouer dans les différentes enquêtes. Bref c'est un vrai plaisir de me replonger dans chacun des tomes, de pouvoir en lire un sans forcément relire les précédents, ou alors de tous les relire d'affilée selon l'humeur.
La Bête est morte
J'ai mis du temps à acheter cette bd hors norme... allez savoir pourquoi... A l'heure où j'écris ces mots, l'ouvrage de Calvo représente pour moi l'un des plus grands, si ce n'est le plus grand chef d'oeuvre du 9ème art !! Les événements de la seconde guerre mondiale sont parfaitement retranscrits et aucun détail n'échappe à l'auteur. L'anthropomorphisme des personnages est une franche réussite. Entre notre cigogne nationale Charles de Gaulle, le grand méchant loup Adolf Hitler, son gros porc chef de guerre Hermann Göring ou bien son putois bavard bourreur de crâne Joseph Goebbels, les transpositions ne manquent pas. Un dessin époustouflant, des couleurs explosives et variées, un papier de très bonne qualité. Que demander de plus... WARNING: MASTERPIECE !!!!
Alpha... directions / Beta... civilisations/Gamma... visions
Comment décrire Alpha... directions ??? ... Ah !! ça y est je sais : Monumental Titanesque Colossal Prodigieux Herculéen Pharamineux Immense ... Biblique ... MA bible !!
Quartier lointain
Quartier lointain ? C'est l'aboutissement de ce que Taniguchi peut faire. Comment ne pas être sensible à cette histoire. C'est vraiment original. Dès le départ, j'ai été intrigué par l'histoire de cet homme qui revit son enfance. En redevenant, le garçon de ses 14 ans il va tenter d'empêcher son père de quitter sa maman. On sent que l'auteur est hanté par la rupture des parents. A-t-il vécu ce genre de situation ? Ce qui est également troublant dans cette histoire, c'est que Hiroshi sait qu'il a 48 ans dans un corps d'adolescent. Tout lui réussit, il plaît aux filles. Tout le monde le trouve changé mais si seulement ils savaient... Il y a également de l'humour, notamment l'épisode lorsqu'il est ivre chez son ami. Le scénario est bien maîtrisé du début à la fin sans aucune fausse note. Vraiment, cette série mérite la plus haute distinction. A lire et à relire sans modération. Achat conseillé bien entendu !