Attention grosse BD ! Aussi bien par sa taille que par ses qualités.
J’appréhendais un peu de trouver le temps long avant de démarrer ma lecture de ce gros pavé de 600 pages, mais au bout d’une cinquantaine de pages, j’étais complètement immergé dans ce récit que j’ai lu avec délectation.
Rarement j’ai ressenti autant d’empathie pour des personnages en lisant une BD. Il faut dire que le format permet à l’auteur de développer à loisir la psychologie de chacun, avec un réel talent.
Le sujet principal n’a rien d’exceptionnel en lui-même, on suit le passage dans la vie active de jeunes adultes, ayant chacun leur espoir et leur doute. On se prend rapidement d’affection pour Sherman, Ed, Jane, Stephen et leurs compagnons. On retrouve une part de nous même ou de notre entourage dans chacune de leur aventure du quotidien. L’humour est omniprésent, mais peut également parfois laisser la place à des moments d’émotions qui m’ont vraiment touché. L’équilibre est parfait entre les joies et les peines, les rires et les pleurs, tout cela sonne vrai et réel. Ces personnages semblent vivants, et on final on ne serait pas si surpris que ça de les croiser un jour au détour d’une rue.
Le dessin noir et blanc peut paraître assez simple au premier abord, mais je le trouve excellent, les visages et les expressions sont parfaitement retranscris. La mise en page est en générale assez sobre, toutefois certaines planches peuvent s’avérer très audacieuses, pour mieux faire passer l’idée ou l’émotion du moment.
J’ai également beaucoup aimé ces pages apparaissant ponctuellement entre chaque petite histoire, ou l’auteur pose directement à chaque personnage une question personnelle, les réponses de ces derniers sont souvent amusantes et permettent surtout de mieux approfondir leurs caractères.
Au final, j’ai savouré chacune de ces 600 pages avec bonheur, j’ai beaucoup ri et j’ai été touché par ses personnages attachants. Je suis même un peu triste de refermer la dernière page et de devoir les quitter.
Pour ma part, il ne fait aucun doute que cet ouvrage est culte, un pur bonheur de lecture !
Cette histoire de Tezuka est l'une des plus matures créées par l'auteur au cours de sa prolifique carrière : il revisite ici la seconde guerre mondiale et la fin d'Hitler, en introduisant deux personnages fictifs prénommés également Adolf (un jeune juif et un jeune allemand) et dont on va suivre les vies sur plusieurs années, ballotés qu'ils vont être par le fil des évènements historiques.
L'art de la narration de Tezuka est à son paroxysme, et son dessin aussi : finies les tronches rondouillardes et l'humour imagé. Ici, on est dans le sérieux à fond (à quelques très rares exceptions).
Une œuvre maîtresse de l'auteur, dure, froide, inoubliable, indispensable.
Le Syndrome de Warhol c'est : un scénario tarantinesque complètement déjanté signé Renaud Cerqueux (Dérapage) dans lequel 3 tarés traquent sans relâche un mystérieux gros lard crasseux dont le front est marqué du nombre 21, un dessin original et des couleurs explosives.
Le monde sait maintenant ce qu'est devenu The King et personnellement, rien que pour ça je dis : C U L T E ! ! !
Clairement j’aime beaucoup. Il y a vraiment des blagues qui me font éclater de rire. J’adore le visage de Titeuf tout blanc lorsqu’il a fait une ânerie. J’ai malgré tout, le sentiment que Zep avait plus d’inspiration dans les premiers albums, l’un des derniers « Nadia se marie » est plutôt moyen. C’est peut-être le fait que ce soit une grande histoire sur tout l’album ?
Quoiqu’il en soit la série complète mérite un 5/5 !
Cette histoire se passe tout de suite après "Hard Time", ici on retrouve John Constantine le roublard mystificateur dans un environnement sur lequel il n'a pas d'emprise.
L'univers où se situe l'action est particulier c'est le fin fond de la campagne américaine, l'occultisme dans un tel lieu n'a pas voix au chapitre, les gens sont plutôt primaires et n'hésitent pas à régler les problèmes à coup de fusil. A ce propos l'univers créé ici fait très réaliste, on ressent bien l'angoisse et l'éloignement, c'est vraiment inquiétant, on se croirait dans un bon vieux "Slasher".
Loin de la civilisation et de sa ville, Londres, le Hellblazer est en proie au doute, ses pouvoirs ne sont rien en un tel lieu, d'ailleurs dés la première case le ton est donné: dans le cadre une route perdue au milieu de nulle part et une pensée : "Londres me manque".
Si dans "Hard time" Constantine avait le beau rôle, ici c'est une autre paire de manche, bien malgré lui il sera plongé dans un enfer bien concret et se rendra compte qu'il y a des choses contre lesquelles personne ne peut rien.
Les personnages sont tous très travaillés tant au niveau graphique que narratif. Mention pour les deux frères de Chanceux, Richie et Dickie, qui sont deux adeptes de la manière forte et ne reculent devant rien pour arriver à leur fin, même si les passages de cruauté et de barbarie dont ils sont capables sont plus souvent suggérés que montrés, cela produit sans peine son petit effet.
Constantine rencontre également un personnage qui compte pour lui, et on en apprend ainsi un peu sur son passé au travers de flash-back à la fois insouciants et douloureux. Cela apporte en plus un soutien non négligeable à l'intrigue.
Au niveau du fond c'est aussi bon que Hard time tout en étant très différent. Dans "Hard time" Constantine était enfermé mais libre de ses actions, c'est lui qui avait le contrôle, ici il est à la merci de son entourage, il est dérouté alors qu'il est dans un espace de liberté totale, c'est en accord avec l'esprit de la série: la magie ne peut fonctionner que si l'on est prêt à y croire.
Les dessins de Frusin sont à l'opposé du style de Corben, vraiment plus vifs et angulaires, jouant beaucoup sur les effets d'ombre et de lumière ils me font penser à ceux de Risso, même si le trait de Frusin est un peu plus épuré. Quoi qu'il en soit, même si j'ai beaucoup aimé ceux de "Hard time" et qu'ici on change carrément de catégorie graphique c'est vraiment beau.
Les yeux des personnages sont parfois très inquiétants ça colle parfaitement à l'ambiance.
Conclusion : un album que j'ai adoré, une narration pleine de mystère et de suspense, les non-dits sont nombreux et le flou reste entier jusqu'au dénouement, on se sent souvent perdu et c'est une lecture qui ne laisse pas insensible si l'on adhère au genre.
Malgré le prix élevé de L'album, j'en conseille l'achat, bon c'est mieux de commencer par "Hard time" et bien sûr de l'avoir apprécié, si c'est le cas vous ne serez pas déçus.
En plus la couverture, réalisée par Tim Bradstreet (le cover artist habituel de la série) est vraiment très réussie, un détail non négligeable pour un album qui le mérite!
Difficile de ne pas mettre la note maximale à cet album…
Réussi, didactique, technique, intelligent, marquant, décalé, amusant, voilà autant de termes qui définissent cet ouvrage, destiné sans nul doute à toute personne intéressée par la bande dessinée. J’ai trouvé très intéressant de découvrir tous ces procédés tacites qui régissent cette liaison entre le texte, l’image, les séquences, le temps, et tous ces éléments qui font d’un simple album de quelques pages notre passion à tous. Je me souviens avoir particulièrement apprécié le chapitre sur l’ellipse.
Outre le fait de nous présenter cela avec beaucoup d’habilité, l’auteur s’amuse également à créer une mise en page et des dessins tout aussi intéressants. Certes le sujet de ce livre est « la B.D », mais on en vient à oublier que l’auteur a réussi à nous pondre un ouvrage d’une qualité indéniable, dont le sujet, et le support qui présente ce sujet, sont les mêmes.
Seul bémol me concernant, je ne pense pas relire l’album bientôt et ce, malgré le côté divertissant qu’il propose.
Ce one-shot, primé en toute logique, a marqué manifestement pas mal de lecteurs. Monsieur McCloud peut mettre, sans nul doute, un petit belge en plus sur sa cheminée à trophée.
Chapeau bas !
On atteint les sommets de la BD en découvrant ce livre magnifique qui est la suite de L'Aigle sans orteils qui était déjà d'un très bon niveau.
Un excellent coup de crayon qui donne aux visages les expressions si vraies : sourires, tristesse, colère, hargne, etc. Des couleurs pleines de douceur et de poésie. Une histoire qui tient la route comme les cyclistes qui y sont décrits. Ce livre nous fait traverser par les routes du Nord et des Pyrénées lors des années 1910-1920, la grande guerre.
C'est pour ce genre d'ouvrage que l'on aime la BD, alors encore merci à Lax et on est impatient de la suite...
J'ai mis 5/5 et je trouve qu'effectivement One Piece mérite bien son statut d'oeuvre culte.
La lecture peut vraiment se faire de deux manières différentes.
Au premier plan, on a l'humour délirant et décalé dans lequel baigne la série, et au second le lecteur attentif remarquera en toile de fond une histoire qui s'avère très bien ficelé dont l'auteur nous révèle des informations bribe par bribe. Beaucoup d'éléments, ayant du sens où on les rencontre au moment de l'aventure, en reprendront un nouveau insoupçonné parfois 10,20 tomes après.
C'est pour le genre (Shonen) quelque chose de très appréciable qu'a réalisé l'auteur.
On n'assiste pas à une série de cycle cloisonné les uns des autres, l'auteur sait très bien où et comment il veut mener son histoire, chaque élément a sa place pour une raison très précise et l'univers et l'histoire forment ainsi un tout homogène.
L'auteur semble éprouvé une véritable passion pour tous ses personnages (y compris et surtout) les personnages secondaires qui ont tous une place importante dans l'histoire et qui souvent continuent à évoluer dans l'histoire après qu'on les ai quittés.
Le manga n'est pas pour autant exempt de légers défauts.
Au début le trait n'est pas particulièrement exceptionnel, mais il s'améliore grandement au fil des tomes et finit par avoir une patte et un dynamisme très caractéristique.
L'histoire peut sembler un peu longue à démarrer (personnellement de "très sympa" le manga n'est passé à "culte" qu'à partir des tomes 10/11).
Enfin un ou deux passages m'ont un peu déçu par l'absence de mort de certains protagonistes secondaires miraculeusement sauvés...
Mais ces défauts disparaissent devant la qualité et le plaisir que l'on prend à lire ces bientôt 53 tomes sortis en France.
Qu'au final on aime ou pas, il serait dommage de ne pas tenter l'expérience !
Une bande dessinée qui évoque de façon très originale un thème peu courant dans les mangas : L'Égypte antique. On découvre à la lecture un personnage hors norme, un peu oublié par rapport à d'autres pharaons plus connus. Le dessin est très original, le récit rythmé, la narration fluide.
Un cahier à la fin de la bande dessinée nous en apprend un peu plus sur l'Égypte antique et sur Hatshepsout.
A lire absolument !
Ecoutez, c'est un rêve merveilleux, un accès direct à l'imaginaire, un outil magique qui saura aider les jeunes esprits à regarder leur monde autrement, disons avec un plus de folie douce et absurde.
LA BD de mon enfance définitivement.
Je ne peux que recommander, sauf aux rationalistes, pour eux, pas d'espoir.
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De mal en pis
Attention grosse BD ! Aussi bien par sa taille que par ses qualités. J’appréhendais un peu de trouver le temps long avant de démarrer ma lecture de ce gros pavé de 600 pages, mais au bout d’une cinquantaine de pages, j’étais complètement immergé dans ce récit que j’ai lu avec délectation. Rarement j’ai ressenti autant d’empathie pour des personnages en lisant une BD. Il faut dire que le format permet à l’auteur de développer à loisir la psychologie de chacun, avec un réel talent. Le sujet principal n’a rien d’exceptionnel en lui-même, on suit le passage dans la vie active de jeunes adultes, ayant chacun leur espoir et leur doute. On se prend rapidement d’affection pour Sherman, Ed, Jane, Stephen et leurs compagnons. On retrouve une part de nous même ou de notre entourage dans chacune de leur aventure du quotidien. L’humour est omniprésent, mais peut également parfois laisser la place à des moments d’émotions qui m’ont vraiment touché. L’équilibre est parfait entre les joies et les peines, les rires et les pleurs, tout cela sonne vrai et réel. Ces personnages semblent vivants, et on final on ne serait pas si surpris que ça de les croiser un jour au détour d’une rue. Le dessin noir et blanc peut paraître assez simple au premier abord, mais je le trouve excellent, les visages et les expressions sont parfaitement retranscris. La mise en page est en générale assez sobre, toutefois certaines planches peuvent s’avérer très audacieuses, pour mieux faire passer l’idée ou l’émotion du moment. J’ai également beaucoup aimé ces pages apparaissant ponctuellement entre chaque petite histoire, ou l’auteur pose directement à chaque personnage une question personnelle, les réponses de ces derniers sont souvent amusantes et permettent surtout de mieux approfondir leurs caractères. Au final, j’ai savouré chacune de ces 600 pages avec bonheur, j’ai beaucoup ri et j’ai été touché par ses personnages attachants. Je suis même un peu triste de refermer la dernière page et de devoir les quitter. Pour ma part, il ne fait aucun doute que cet ouvrage est culte, un pur bonheur de lecture !
L'Histoire des 3 Adolf
Cette histoire de Tezuka est l'une des plus matures créées par l'auteur au cours de sa prolifique carrière : il revisite ici la seconde guerre mondiale et la fin d'Hitler, en introduisant deux personnages fictifs prénommés également Adolf (un jeune juif et un jeune allemand) et dont on va suivre les vies sur plusieurs années, ballotés qu'ils vont être par le fil des évènements historiques. L'art de la narration de Tezuka est à son paroxysme, et son dessin aussi : finies les tronches rondouillardes et l'humour imagé. Ici, on est dans le sérieux à fond (à quelques très rares exceptions). Une œuvre maîtresse de l'auteur, dure, froide, inoubliable, indispensable.
Le Syndrome de Warhol
Le Syndrome de Warhol c'est : un scénario tarantinesque complètement déjanté signé Renaud Cerqueux (Dérapage) dans lequel 3 tarés traquent sans relâche un mystérieux gros lard crasseux dont le front est marqué du nombre 21, un dessin original et des couleurs explosives. Le monde sait maintenant ce qu'est devenu The King et personnellement, rien que pour ça je dis : C U L T E ! ! !
Titeuf
Clairement j’aime beaucoup. Il y a vraiment des blagues qui me font éclater de rire. J’adore le visage de Titeuf tout blanc lorsqu’il a fait une ânerie. J’ai malgré tout, le sentiment que Zep avait plus d’inspiration dans les premiers albums, l’un des derniers « Nadia se marie » est plutôt moyen. C’est peut-être le fait que ce soit une grande histoire sur tout l’album ? Quoiqu’il en soit la série complète mérite un 5/5 !
Brian Azzarello présente Hellblazer
Cette histoire se passe tout de suite après "Hard Time", ici on retrouve John Constantine le roublard mystificateur dans un environnement sur lequel il n'a pas d'emprise. L'univers où se situe l'action est particulier c'est le fin fond de la campagne américaine, l'occultisme dans un tel lieu n'a pas voix au chapitre, les gens sont plutôt primaires et n'hésitent pas à régler les problèmes à coup de fusil. A ce propos l'univers créé ici fait très réaliste, on ressent bien l'angoisse et l'éloignement, c'est vraiment inquiétant, on se croirait dans un bon vieux "Slasher". Loin de la civilisation et de sa ville, Londres, le Hellblazer est en proie au doute, ses pouvoirs ne sont rien en un tel lieu, d'ailleurs dés la première case le ton est donné: dans le cadre une route perdue au milieu de nulle part et une pensée : "Londres me manque". Si dans "Hard time" Constantine avait le beau rôle, ici c'est une autre paire de manche, bien malgré lui il sera plongé dans un enfer bien concret et se rendra compte qu'il y a des choses contre lesquelles personne ne peut rien. Les personnages sont tous très travaillés tant au niveau graphique que narratif. Mention pour les deux frères de Chanceux, Richie et Dickie, qui sont deux adeptes de la manière forte et ne reculent devant rien pour arriver à leur fin, même si les passages de cruauté et de barbarie dont ils sont capables sont plus souvent suggérés que montrés, cela produit sans peine son petit effet. Constantine rencontre également un personnage qui compte pour lui, et on en apprend ainsi un peu sur son passé au travers de flash-back à la fois insouciants et douloureux. Cela apporte en plus un soutien non négligeable à l'intrigue. Au niveau du fond c'est aussi bon que Hard time tout en étant très différent. Dans "Hard time" Constantine était enfermé mais libre de ses actions, c'est lui qui avait le contrôle, ici il est à la merci de son entourage, il est dérouté alors qu'il est dans un espace de liberté totale, c'est en accord avec l'esprit de la série: la magie ne peut fonctionner que si l'on est prêt à y croire. Les dessins de Frusin sont à l'opposé du style de Corben, vraiment plus vifs et angulaires, jouant beaucoup sur les effets d'ombre et de lumière ils me font penser à ceux de Risso, même si le trait de Frusin est un peu plus épuré. Quoi qu'il en soit, même si j'ai beaucoup aimé ceux de "Hard time" et qu'ici on change carrément de catégorie graphique c'est vraiment beau. Les yeux des personnages sont parfois très inquiétants ça colle parfaitement à l'ambiance. Conclusion : un album que j'ai adoré, une narration pleine de mystère et de suspense, les non-dits sont nombreux et le flou reste entier jusqu'au dénouement, on se sent souvent perdu et c'est une lecture qui ne laisse pas insensible si l'on adhère au genre. Malgré le prix élevé de L'album, j'en conseille l'achat, bon c'est mieux de commencer par "Hard time" et bien sûr de l'avoir apprécié, si c'est le cas vous ne serez pas déçus. En plus la couverture, réalisée par Tim Bradstreet (le cover artist habituel de la série) est vraiment très réussie, un détail non négligeable pour un album qui le mérite!
L'Art Invisible
Difficile de ne pas mettre la note maximale à cet album… Réussi, didactique, technique, intelligent, marquant, décalé, amusant, voilà autant de termes qui définissent cet ouvrage, destiné sans nul doute à toute personne intéressée par la bande dessinée. J’ai trouvé très intéressant de découvrir tous ces procédés tacites qui régissent cette liaison entre le texte, l’image, les séquences, le temps, et tous ces éléments qui font d’un simple album de quelques pages notre passion à tous. Je me souviens avoir particulièrement apprécié le chapitre sur l’ellipse. Outre le fait de nous présenter cela avec beaucoup d’habilité, l’auteur s’amuse également à créer une mise en page et des dessins tout aussi intéressants. Certes le sujet de ce livre est « la B.D », mais on en vient à oublier que l’auteur a réussi à nous pondre un ouvrage d’une qualité indéniable, dont le sujet, et le support qui présente ce sujet, sont les mêmes. Seul bémol me concernant, je ne pense pas relire l’album bientôt et ce, malgré le côté divertissant qu’il propose. Ce one-shot, primé en toute logique, a marqué manifestement pas mal de lecteurs. Monsieur McCloud peut mettre, sans nul doute, un petit belge en plus sur sa cheminée à trophée. Chapeau bas !
Pain d'Alouette
On atteint les sommets de la BD en découvrant ce livre magnifique qui est la suite de L'Aigle sans orteils qui était déjà d'un très bon niveau. Un excellent coup de crayon qui donne aux visages les expressions si vraies : sourires, tristesse, colère, hargne, etc. Des couleurs pleines de douceur et de poésie. Une histoire qui tient la route comme les cyclistes qui y sont décrits. Ce livre nous fait traverser par les routes du Nord et des Pyrénées lors des années 1910-1920, la grande guerre. C'est pour ce genre d'ouvrage que l'on aime la BD, alors encore merci à Lax et on est impatient de la suite...
One Piece
J'ai mis 5/5 et je trouve qu'effectivement One Piece mérite bien son statut d'oeuvre culte. La lecture peut vraiment se faire de deux manières différentes. Au premier plan, on a l'humour délirant et décalé dans lequel baigne la série, et au second le lecteur attentif remarquera en toile de fond une histoire qui s'avère très bien ficelé dont l'auteur nous révèle des informations bribe par bribe. Beaucoup d'éléments, ayant du sens où on les rencontre au moment de l'aventure, en reprendront un nouveau insoupçonné parfois 10,20 tomes après. C'est pour le genre (Shonen) quelque chose de très appréciable qu'a réalisé l'auteur. On n'assiste pas à une série de cycle cloisonné les uns des autres, l'auteur sait très bien où et comment il veut mener son histoire, chaque élément a sa place pour une raison très précise et l'univers et l'histoire forment ainsi un tout homogène. L'auteur semble éprouvé une véritable passion pour tous ses personnages (y compris et surtout) les personnages secondaires qui ont tous une place importante dans l'histoire et qui souvent continuent à évoluer dans l'histoire après qu'on les ai quittés. Le manga n'est pas pour autant exempt de légers défauts. Au début le trait n'est pas particulièrement exceptionnel, mais il s'améliore grandement au fil des tomes et finit par avoir une patte et un dynamisme très caractéristique. L'histoire peut sembler un peu longue à démarrer (personnellement de "très sympa" le manga n'est passé à "culte" qu'à partir des tomes 10/11). Enfin un ou deux passages m'ont un peu déçu par l'absence de mort de certains protagonistes secondaires miraculeusement sauvés... Mais ces défauts disparaissent devant la qualité et le plaisir que l'on prend à lire ces bientôt 53 tomes sortis en France. Qu'au final on aime ou pas, il serait dommage de ne pas tenter l'expérience !
Hatshepsout - Princesse d'Egypte
Une bande dessinée qui évoque de façon très originale un thème peu courant dans les mangas : L'Égypte antique. On découvre à la lecture un personnage hors norme, un peu oublié par rapport à d'autres pharaons plus connus. Le dessin est très original, le récit rythmé, la narration fluide. Un cahier à la fin de la bande dessinée nous en apprend un peu plus sur l'Égypte antique et sur Hatshepsout. A lire absolument !
Philémon
Ecoutez, c'est un rêve merveilleux, un accès direct à l'imaginaire, un outil magique qui saura aider les jeunes esprits à regarder leur monde autrement, disons avec un plus de folie douce et absurde. LA BD de mon enfance définitivement. Je ne peux que recommander, sauf aux rationalistes, pour eux, pas d'espoir.