Je viens de m'enfiler les cinq volumes en cinq jours et vraiment j'ai adoré.
Les avis précédents parlent en premier lieu du dessin. C'est vrai qu'il est très beau ( on ressent bien le vent, le froid et la hauteur impressionnante de ces montagnes), mais c'est le scénario qui m'a vraiment scotché. N'étant pas un amateur d'escalade, j'ai pourtant vécu l'histoire de ces grands alpinistes avec beaucoup d'émotion, les encourageant dans leurs ascensions, craignant leur chute... L'intrigue autour de la découverte de l'appareil photo ayant appartenu à un des premiers grands alpinistes m'a aussi captivé, voulant absolument savoir si Mallory avait réussi à atteindre le sommet ou non... Et surtout je me suis fortement attaché au personnage charismatique et "surhumain" de Habu Joji.
Mon seul petit bémol concernerait le tome 3 qui tombe trop dans le "banditisme" avec l'enlèvement de la jeune fille, mais bon le reste du tome est quand même très bon.
Je trouve des similitudes avec l'excellent L'aigle sans orteil de Lax qui traite aussi du dépassement de soi à travers un sport .
Qu'il est bon ce Taniguchi!
Ceci est une biographie d'un auteur qui a dû affronter une terrible maladie d'ordre neurologique alors qu'elle venait de rentrer à la faculté pour poursuivre des études. Soudain, toute sa vie a basculé dans l'enfer. C'est ce terrible combat qui nous est raconté de façon intimiste en rassemblant les faits et les impressions ainsi que le témoignages de ses parents pour relater ces années qui vont constituer la fameuse parenthèse.
Il me semble clair que la majorité des lecteurs passera à côté comme prouve le fait que cette bd ne soit pas encore avisée. On n'aime pas s'intéresser particulièrement à la maladie car ce n'est pas positif et ce n'est pas ce que le lecteur recherche en terme de dépaysement. Par contre, cet ouvrage intéressera, outre ceux qui sont passés par là, l'entourage et les proches d'un malade. En l'occurrence, il s'agit de l'épilepsie.
Cette BD s'est quand même vue attribuée quelques prix prestigieux dont le fauve d'Angoulême 2011 dans la catégorie "révélation". C'est en effet le premier ouvrage d'Elodie Durant qui a étudié l'école des arts décoratifs de Strasbourg en suivant les cours de Joseph Béhé.
J'ai été particulièrement touché par ce témoignage qui ne joue pas la carte du sentimentalisme mais celui de décrire précisément ce que l'on ressent quand on oublie peu à peu, qu'on régresse totalement et qu'on perd la mémoire au point de ne plus savoir qui on est.
Curieusement, il ne m'a pas fallu longtemps pour écouter toutes les confidences de cet auteur. Elle arrive tout de suite à nous faire basculer dans sa pensée avec une narration particulièrement efficace. On va vivre avec elle de douloureux moments entre la perte de l'esprit et de la raison. Il y aura une charge émotionnelle évidente pour peu qu'on veille l'accepter. Un très beau témoignage car au bout de tout cela, il y aura de l'espoir car on peut toujours vaincre la maladie...
J'adore.
C'est beau, les dessins sont magnifiques, le scénario prend bien. Et en plus, on apprend un tas de choses historiquement parlant.
Il y a eu plusieurs coloristes, je préfère nettement le travail de Jérémy Petiqueux.
Du grand travail.
Je fais partie de ceux qui, à chaque fois que j'achète une nouveau tome, relis tout depuis le début et j'ai toujours un immense plaisir à me replonger dans cette grande histoire et de retrouver tous ces personnages !
L'une des meilleures BD de ces derniers temps ! Et je trouve qu'elle marque de son empreinte la culture BD, d'où la note 5/5.
Fan.
Gotlib, c'est un point d'ancrage en BD. Son œuvre est absolument incontournable. Si vous ne connaissez pas, à découvrir à tout prix.
L'humour décalé, dont Gotlib a toujours et fort volontairement reconnu l'influence de MAD - dont Kurtzman -, ne plaira probablement pas aux inconditionnels du premier degré, mais les autres seront servis à souhait.
Ce n'est pas un humour qui a comme objectif de faire rire aux éclats - sauf, peut-être, pour Slowburn Gag, qui me fait tomber de ma chaise à force de rire -, mais c'est de la cuisine raffinée : on en reprend continuellement, et on savoure à petites bouchées. Qualité suprême : on y découvre encore des choses même après l'avoir lu nombre de fois. Franquin et Astérix (de Goscinny) ont cette qualité.
Le second degré y règne en maître, des scientifiques qui n'y connaissent rien et qui disent n'importe quoi d'un air des plus sérieux, aux extraterrestres glacés et sophistiqués qui ont dix doigts comme nous - bon, huit dans une main et deux dans l'autre, mais on ne peut pas tout avoir.
Et Gotlib dessine très très bien. Techniquement irréprochable, même quand les doigts ont quatre phalanges - quand je dis second degré, c'est aussi ça. On pense à Wally Wood, pour la qualité et la justesse du trait.
Bref, Gotlib, ce n'est pas du burlesque, mais de la bonne humeur qui vous prend aux tripes. Absolument jouissif.
Extraordinaire opus...
Le dessin de Boucq, reconnaissable au premier coup d'œil, est tout simplement parfait dans son genre. Quelle maîtrise des êtres vivants, du mouvement, des décors ! Et surtout, quel talent de caricaturiste !
Au niveau du contenu, c'est du lourd. On y trouve la première apparition que je connaisse de Jérôme Moucherot, agent d'assurance (surnommé le Tigre du Bengale par sa femme). L'histoire "Pachyderme que ça" est complètement délirante et en même temps tellement réelle... C'est une espèce d'humour tellement grinçant qu'il en devient tragique, ça fout vraiment les jetons. Il y a quelques autres idées assez excellentes, comme "Briefing", "Une perspective laborieuse" ou "Le repos du guerrier"... Je n'en dévoilerai pas plus.
Un des bons points des œuvres de Boucq de cette époque, c'est qu'il s'agit de petites histoires indépendantes, chacune partant d'une bonne idée, menant cette idée où elle doit aller et pas plus loin. Du coup c'est dense et très inventif.
L'univers laisse une place énorme à l'absurde. Je ne sais pas si c'est l'époque ou quoi, mais j'ai l'impression qu'on pourrait le rattacher à une vague passant par des choses comme Avatars et coquecigrues d'Alexis (sorti peu après) ou Quotidien délirant de Prado (comme PouetLaChouette l'a déjà remarqué) et puisant de lointaines sources dans l'incontournable œuvre de Fred (Philémon, "Le fond de l'air est frais", etc.) - même si ce recueil de Boucq est unique et très personnel !
Les autres histoires sont un peu moins fortes... Alors, quatre ou cinq étoiles ? D'une part, rien qu'avec celles citées précédemment, ça vaut bien les cinq. D'autre part, j'ai lu et relu cette BD pendant mon adolescence et une partie de l'imaginaire de Boucq s'est vraiment "imprimé" en moi ; il me semble que c'est la définition même d'une BD "culte". Par conséquent : cinq étoiles, adjugé, vendu !
Je suis véritablement tombé sous le charme de cet album, qui est prenant, engageant, et surprenant. Une enquête inquiétante dans un univers carcéral et psychiatrique, deux flics qui enquêtent sur la disparition d'une patiente/détenue, un polar noir terriblement bien construit : voici toutes les promesses de cet album. J'ai été immergé dans cette ambiance glauque et claustrophobique, j'ai été aspiré par cette intrigue qui se découvre davantage à chaque page, qui s'effeuille pour le plus grand plaisir du lecteur. La fin se veut surprenante mais je n'ai pas pu m'empêcher de la deviner. Mais même si on peut la juger prévisible, elle ne peut que renforcer cette impression d'une construction sans faille. Les indices sont en effet distillés ici et là, faisant émerger en moi progressivement l'idée de la fin de cet album, faisant monter la pression jusqu'à la révélation finale, libératrice. Cet album est de ceux dont on se dit qu'une seule lecture suffit : une fois la fin connue, on se dit que le plaisir de lecture doit être amoindri. Et pourtant, je me suis surpris à me repasser certains passages, pour m'assurer de toute la cohérence de cette histoire. Seules les deux dernières réflexions de l'ouvrage me semblent encore un peu obscures, comme si l'ouvrage ne m'avait pas encore tout révélé. Dans l'ensemble, j'ai découvert dans cet album une véritable enquête menée de main de maître et surtout, une superbe ambiance oppressante à souhait.
Une ambiance à laquelle participe le dessin. Je ne suis pas forcément fan des illustrations à l'aquarelle, qui rendent toujours difficile, selon moi, l'identification des personnages d'une page à l'autre. Et pourtant, ce dessin prend ici toute sa place, et reflète une ambiance torturée qui colle parfaitement à cet univers de centre psychiatrique carcéral. C'est sombre et intime, les rêves sont parfaitement identifiables, et après lecture, je me dit qu'un dessin plus classique aurait peut-être desservi l'histoire. Je trouve que le dessin, ce dessin, met véritablement en lumière tout ce qui doit être caché, et concourre à cette atmosphère oppressante à laquelle on veut nous faire participer. Seuls les passages d'obscurité totale, notamment lors de la coupure de courant, sont trop sombres, à mon avis, pour apprécier toujours la finesse du trait.
Cet album est vraiment bien foutu, et il m'a impressionné, tant par l'intrigue que par sa construction, tant par l'univers que par sa mise en image.
Cette série est vraiment TOP !
On s'attache aux personnages, se retrouve en eux , le père qui a abandonné, le beau père qui déprime, la mere débordée, l'adolescente qui ne sait plus où elle en est...
Lou grandit à chaque tome, ses amis et son environnement aussi. Ces bds sont très réalistes et trés bien.
Je les conseille aux ados.
Voilà voilà !
Je dirai même plus : Culte à 200% !!! Tout d'abord, un graphisme caligarien-baroque coloré à l’ancienne, wouhaaw il est impossible de ne pas se laisser séduire par ce chef d'oeuvre qui nous plonge dans un rêve merveilleux. Un feu d'artifice de formes et de couleurs, une bombe atomique ! L'artiste Alban Guillemois réalise ici du jamais vu en BD !
Tous parlent d'une reprise de "l'île mystérieuse" de Jules Verne, ok pour le point de départ de l'oeuvre, mais en fait, nous en sommes loin !!! L'auteur a incorporé dans un scénario, complètement hallucinant (digne des Monthy Python), des références contemporaines cinématographiques et télévisuels (je pense à Lost, à Retour vers le futur et aux chasses du comte Zaroff...) aussi parfois à la peinture "Picasso" et "Klimt" et à l'art de la magie (certains pourront reconnaître le "carton fantastique de Robert-Houdin" (célèbre magicien), exposé à la cinémathèque française). De l’esprit, du rêve et de la culture à revendre cette bande dessinée !
L'idée géniale demeure assurément dans la présence fantastique du dictateur communiste Kim Jong-Il qui prépare un complot contre l’Amérique capitaliste au moyen du triangle des Bermudes. L'arrivée du docteur Emmett Brown de "Princeton Univercity" et de son épouse Clara, tous deux de retour du futur ! Trop fort ! Il ne manquait plus que la présence du célèbre magicien et cinéaste Georges Méliès et de son équipage, une gentille princesse indienne, un officier allemand, un "jeune Werther" appelé Murnau et un chien savant, pour compléter ce tableau délirant et enfin comprendre que, nous lecteur, devons tenter l'aventure afin d'apprécier l'ampleur de cet ouvrage extraordinaire !
Après avoir lu Namor : voyage au fond des mers et Loki, je me devais de découvrir le troisième comics publié de Esad Ribic.
J'attendais beaucoup après le flop de Loki qui ne mettait pas en valeur son dessin ou qui pour être plus précis ne lui apportait pas le scénario en rapport avec sa maestria graphique.
Avec "Silver Surfer - Requiem", le tir est corrigé. Ce fut la claque tant attendue :)
Graphiquement c'est une pure tuerie. C'est vrai que l'on retrouve des similitudes entre ces planches et celle de Ross, mais en terme de lisibilité c'est bien au dessus, les cases voire planches sont pleinement exploitées sans nuire à la narration.
Il y a une parfaite osmose entre le scénario et le dessin.
L'histoire est superbe également, le titre de requiem n'est pas usurpé. La lente agonie du Silver Surfer vers une mort annoncée passe par des rencontres, des souvenirs, des actions et un final surprenant. Beaucoup de thèmes sont abordés avec intelligence. On accompagne le surfer d'argent dans ses questionnements, il s'avère profondément humain à la limite de l'utopie. La lecture est riche et le récit est des plus agréables à lire.
Je retiens une unicité du récit où les auteurs ont donné le meilleur d'eux-mêmes pour offrir ce superbe récit rendant hommage à un personnage hors norme.
Ce one shot fait réfléchir tout en s'appréciant simplement.
J'ai rarement été aussi satisfait et enthousiaste suite à une lecture.
J'espère que Panini rééditera ce superbe album quasi-introuvable car épuisé rapidement après sa sortie. Il serait dommage de ne pas donner l'accès au plus grand nombre à cette merveille.
Je ne conseille pas l'achat puisque j'écume le web pour les offrir à mes proches, une manière de tisser une relation avec eux avec un même objet, une même pensée.
Vincent Hardy fait parti de mon trois, c'est du lourd, du barré, du dément, de l'invraisemblable, du délirant, de l'imaginaire ! Faut savoir se laisser porter par les dessins et la créativité sans limite de Vincent. J'aurais tellement aimé qu'il sorte d'autres BD.
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Le Sommet des dieux
Je viens de m'enfiler les cinq volumes en cinq jours et vraiment j'ai adoré. Les avis précédents parlent en premier lieu du dessin. C'est vrai qu'il est très beau ( on ressent bien le vent, le froid et la hauteur impressionnante de ces montagnes), mais c'est le scénario qui m'a vraiment scotché. N'étant pas un amateur d'escalade, j'ai pourtant vécu l'histoire de ces grands alpinistes avec beaucoup d'émotion, les encourageant dans leurs ascensions, craignant leur chute... L'intrigue autour de la découverte de l'appareil photo ayant appartenu à un des premiers grands alpinistes m'a aussi captivé, voulant absolument savoir si Mallory avait réussi à atteindre le sommet ou non... Et surtout je me suis fortement attaché au personnage charismatique et "surhumain" de Habu Joji. Mon seul petit bémol concernerait le tome 3 qui tombe trop dans le "banditisme" avec l'enlèvement de la jeune fille, mais bon le reste du tome est quand même très bon. Je trouve des similitudes avec l'excellent L'aigle sans orteil de Lax qui traite aussi du dépassement de soi à travers un sport . Qu'il est bon ce Taniguchi!
La parenthèse
Ceci est une biographie d'un auteur qui a dû affronter une terrible maladie d'ordre neurologique alors qu'elle venait de rentrer à la faculté pour poursuivre des études. Soudain, toute sa vie a basculé dans l'enfer. C'est ce terrible combat qui nous est raconté de façon intimiste en rassemblant les faits et les impressions ainsi que le témoignages de ses parents pour relater ces années qui vont constituer la fameuse parenthèse. Il me semble clair que la majorité des lecteurs passera à côté comme prouve le fait que cette bd ne soit pas encore avisée. On n'aime pas s'intéresser particulièrement à la maladie car ce n'est pas positif et ce n'est pas ce que le lecteur recherche en terme de dépaysement. Par contre, cet ouvrage intéressera, outre ceux qui sont passés par là, l'entourage et les proches d'un malade. En l'occurrence, il s'agit de l'épilepsie. Cette BD s'est quand même vue attribuée quelques prix prestigieux dont le fauve d'Angoulême 2011 dans la catégorie "révélation". C'est en effet le premier ouvrage d'Elodie Durant qui a étudié l'école des arts décoratifs de Strasbourg en suivant les cours de Joseph Béhé. J'ai été particulièrement touché par ce témoignage qui ne joue pas la carte du sentimentalisme mais celui de décrire précisément ce que l'on ressent quand on oublie peu à peu, qu'on régresse totalement et qu'on perd la mémoire au point de ne plus savoir qui on est. Curieusement, il ne m'a pas fallu longtemps pour écouter toutes les confidences de cet auteur. Elle arrive tout de suite à nous faire basculer dans sa pensée avec une narration particulièrement efficace. On va vivre avec elle de douloureux moments entre la perte de l'esprit et de la raison. Il y aura une charge émotionnelle évidente pour peu qu'on veille l'accepter. Un très beau témoignage car au bout de tout cela, il y aura de l'espoir car on peut toujours vaincre la maladie...
Murena
J'adore. C'est beau, les dessins sont magnifiques, le scénario prend bien. Et en plus, on apprend un tas de choses historiquement parlant. Il y a eu plusieurs coloristes, je préfère nettement le travail de Jérémy Petiqueux. Du grand travail. Je fais partie de ceux qui, à chaque fois que j'achète une nouveau tome, relis tout depuis le début et j'ai toujours un immense plaisir à me replonger dans cette grande histoire et de retrouver tous ces personnages ! L'une des meilleures BD de ces derniers temps ! Et je trouve qu'elle marque de son empreinte la culture BD, d'où la note 5/5. Fan.
Rubrique-à-Brac
Gotlib, c'est un point d'ancrage en BD. Son œuvre est absolument incontournable. Si vous ne connaissez pas, à découvrir à tout prix. L'humour décalé, dont Gotlib a toujours et fort volontairement reconnu l'influence de MAD - dont Kurtzman -, ne plaira probablement pas aux inconditionnels du premier degré, mais les autres seront servis à souhait. Ce n'est pas un humour qui a comme objectif de faire rire aux éclats - sauf, peut-être, pour Slowburn Gag, qui me fait tomber de ma chaise à force de rire -, mais c'est de la cuisine raffinée : on en reprend continuellement, et on savoure à petites bouchées. Qualité suprême : on y découvre encore des choses même après l'avoir lu nombre de fois. Franquin et Astérix (de Goscinny) ont cette qualité. Le second degré y règne en maître, des scientifiques qui n'y connaissent rien et qui disent n'importe quoi d'un air des plus sérieux, aux extraterrestres glacés et sophistiqués qui ont dix doigts comme nous - bon, huit dans une main et deux dans l'autre, mais on ne peut pas tout avoir. Et Gotlib dessine très très bien. Techniquement irréprochable, même quand les doigts ont quatre phalanges - quand je dis second degré, c'est aussi ça. On pense à Wally Wood, pour la qualité et la justesse du trait. Bref, Gotlib, ce n'est pas du burlesque, mais de la bonne humeur qui vous prend aux tripes. Absolument jouissif.
La Dérisoire effervescence des comprimés
Extraordinaire opus... Le dessin de Boucq, reconnaissable au premier coup d'œil, est tout simplement parfait dans son genre. Quelle maîtrise des êtres vivants, du mouvement, des décors ! Et surtout, quel talent de caricaturiste ! Au niveau du contenu, c'est du lourd. On y trouve la première apparition que je connaisse de Jérôme Moucherot, agent d'assurance (surnommé le Tigre du Bengale par sa femme). L'histoire "Pachyderme que ça" est complètement délirante et en même temps tellement réelle... C'est une espèce d'humour tellement grinçant qu'il en devient tragique, ça fout vraiment les jetons. Il y a quelques autres idées assez excellentes, comme "Briefing", "Une perspective laborieuse" ou "Le repos du guerrier"... Je n'en dévoilerai pas plus. Un des bons points des œuvres de Boucq de cette époque, c'est qu'il s'agit de petites histoires indépendantes, chacune partant d'une bonne idée, menant cette idée où elle doit aller et pas plus loin. Du coup c'est dense et très inventif. L'univers laisse une place énorme à l'absurde. Je ne sais pas si c'est l'époque ou quoi, mais j'ai l'impression qu'on pourrait le rattacher à une vague passant par des choses comme Avatars et coquecigrues d'Alexis (sorti peu après) ou Quotidien délirant de Prado (comme PouetLaChouette l'a déjà remarqué) et puisant de lointaines sources dans l'incontournable œuvre de Fred (Philémon, "Le fond de l'air est frais", etc.) - même si ce recueil de Boucq est unique et très personnel ! Les autres histoires sont un peu moins fortes... Alors, quatre ou cinq étoiles ? D'une part, rien qu'avec celles citées précédemment, ça vaut bien les cinq. D'autre part, j'ai lu et relu cette BD pendant mon adolescence et une partie de l'imaginaire de Boucq s'est vraiment "imprimé" en moi ; il me semble que c'est la définition même d'une BD "culte". Par conséquent : cinq étoiles, adjugé, vendu !
Shutter Island
Je suis véritablement tombé sous le charme de cet album, qui est prenant, engageant, et surprenant. Une enquête inquiétante dans un univers carcéral et psychiatrique, deux flics qui enquêtent sur la disparition d'une patiente/détenue, un polar noir terriblement bien construit : voici toutes les promesses de cet album. J'ai été immergé dans cette ambiance glauque et claustrophobique, j'ai été aspiré par cette intrigue qui se découvre davantage à chaque page, qui s'effeuille pour le plus grand plaisir du lecteur. La fin se veut surprenante mais je n'ai pas pu m'empêcher de la deviner. Mais même si on peut la juger prévisible, elle ne peut que renforcer cette impression d'une construction sans faille. Les indices sont en effet distillés ici et là, faisant émerger en moi progressivement l'idée de la fin de cet album, faisant monter la pression jusqu'à la révélation finale, libératrice. Cet album est de ceux dont on se dit qu'une seule lecture suffit : une fois la fin connue, on se dit que le plaisir de lecture doit être amoindri. Et pourtant, je me suis surpris à me repasser certains passages, pour m'assurer de toute la cohérence de cette histoire. Seules les deux dernières réflexions de l'ouvrage me semblent encore un peu obscures, comme si l'ouvrage ne m'avait pas encore tout révélé. Dans l'ensemble, j'ai découvert dans cet album une véritable enquête menée de main de maître et surtout, une superbe ambiance oppressante à souhait. Une ambiance à laquelle participe le dessin. Je ne suis pas forcément fan des illustrations à l'aquarelle, qui rendent toujours difficile, selon moi, l'identification des personnages d'une page à l'autre. Et pourtant, ce dessin prend ici toute sa place, et reflète une ambiance torturée qui colle parfaitement à cet univers de centre psychiatrique carcéral. C'est sombre et intime, les rêves sont parfaitement identifiables, et après lecture, je me dit qu'un dessin plus classique aurait peut-être desservi l'histoire. Je trouve que le dessin, ce dessin, met véritablement en lumière tout ce qui doit être caché, et concourre à cette atmosphère oppressante à laquelle on veut nous faire participer. Seuls les passages d'obscurité totale, notamment lors de la coupure de courant, sont trop sombres, à mon avis, pour apprécier toujours la finesse du trait. Cet album est vraiment bien foutu, et il m'a impressionné, tant par l'intrigue que par sa construction, tant par l'univers que par sa mise en image.
Lou !
Cette série est vraiment TOP ! On s'attache aux personnages, se retrouve en eux , le père qui a abandonné, le beau père qui déprime, la mere débordée, l'adolescente qui ne sait plus où elle en est... Lou grandit à chaque tome, ses amis et son environnement aussi. Ces bds sont très réalistes et trés bien. Je les conseille aux ados. Voilà voilà !
L'Ile aux Mille Mystères
Je dirai même plus : Culte à 200% !!! Tout d'abord, un graphisme caligarien-baroque coloré à l’ancienne, wouhaaw il est impossible de ne pas se laisser séduire par ce chef d'oeuvre qui nous plonge dans un rêve merveilleux. Un feu d'artifice de formes et de couleurs, une bombe atomique ! L'artiste Alban Guillemois réalise ici du jamais vu en BD ! Tous parlent d'une reprise de "l'île mystérieuse" de Jules Verne, ok pour le point de départ de l'oeuvre, mais en fait, nous en sommes loin !!! L'auteur a incorporé dans un scénario, complètement hallucinant (digne des Monthy Python), des références contemporaines cinématographiques et télévisuels (je pense à Lost, à Retour vers le futur et aux chasses du comte Zaroff...) aussi parfois à la peinture "Picasso" et "Klimt" et à l'art de la magie (certains pourront reconnaître le "carton fantastique de Robert-Houdin" (célèbre magicien), exposé à la cinémathèque française). De l’esprit, du rêve et de la culture à revendre cette bande dessinée ! L'idée géniale demeure assurément dans la présence fantastique du dictateur communiste Kim Jong-Il qui prépare un complot contre l’Amérique capitaliste au moyen du triangle des Bermudes. L'arrivée du docteur Emmett Brown de "Princeton Univercity" et de son épouse Clara, tous deux de retour du futur ! Trop fort ! Il ne manquait plus que la présence du célèbre magicien et cinéaste Georges Méliès et de son équipage, une gentille princesse indienne, un officier allemand, un "jeune Werther" appelé Murnau et un chien savant, pour compléter ce tableau délirant et enfin comprendre que, nous lecteur, devons tenter l'aventure afin d'apprécier l'ampleur de cet ouvrage extraordinaire !
Silver Surfer - Requiem
Après avoir lu Namor : voyage au fond des mers et Loki, je me devais de découvrir le troisième comics publié de Esad Ribic. J'attendais beaucoup après le flop de Loki qui ne mettait pas en valeur son dessin ou qui pour être plus précis ne lui apportait pas le scénario en rapport avec sa maestria graphique. Avec "Silver Surfer - Requiem", le tir est corrigé. Ce fut la claque tant attendue :) Graphiquement c'est une pure tuerie. C'est vrai que l'on retrouve des similitudes entre ces planches et celle de Ross, mais en terme de lisibilité c'est bien au dessus, les cases voire planches sont pleinement exploitées sans nuire à la narration. Il y a une parfaite osmose entre le scénario et le dessin. L'histoire est superbe également, le titre de requiem n'est pas usurpé. La lente agonie du Silver Surfer vers une mort annoncée passe par des rencontres, des souvenirs, des actions et un final surprenant. Beaucoup de thèmes sont abordés avec intelligence. On accompagne le surfer d'argent dans ses questionnements, il s'avère profondément humain à la limite de l'utopie. La lecture est riche et le récit est des plus agréables à lire. Je retiens une unicité du récit où les auteurs ont donné le meilleur d'eux-mêmes pour offrir ce superbe récit rendant hommage à un personnage hors norme. Ce one shot fait réfléchir tout en s'appréciant simplement. J'ai rarement été aussi satisfait et enthousiaste suite à une lecture. J'espère que Panini rééditera ce superbe album quasi-introuvable car épuisé rapidement après sa sortie. Il serait dommage de ne pas donner l'accès au plus grand nombre à cette merveille.
Le courseur et autres histoires drôles
Je ne conseille pas l'achat puisque j'écume le web pour les offrir à mes proches, une manière de tisser une relation avec eux avec un même objet, une même pensée. Vincent Hardy fait parti de mon trois, c'est du lourd, du barré, du dément, de l'invraisemblable, du délirant, de l'imaginaire ! Faut savoir se laisser porter par les dessins et la créativité sans limite de Vincent. J'aurais tellement aimé qu'il sorte d'autres BD.