Les derniers avis (7596 avis)

Par Jetjet
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Marche du crabe
La Marche du crabe

L’auteur à la palette infographique des demoiselles girondes de Péchés mignons a troqué ses blagues coquines pour les Cancer Simplicimus Vulgaris ou crabes carrés de Gironde ! :) Adieu les petites demoiselles rondelettes et sexys et bienvenue à ces petits crabes angulaires dont la principale particularité est de se mouvoir selon une ligne droite sans changer de direction ! Alors forcément pour les rencontres avec les individus de la même espèce, les chances sont plutôt infimes qu’il s’agisse de la reproduction ou de jouer quelques accords de guitare ! Ces petits crabes sont si atypiques de par ce comportement unique qu’ils ne se donnent même pas la peine de se nommer, tablant leur quotidien comme leur avenir sur le hasard de rencontres improbables… Les huitres les exaspèrent en répétant bêtement ce qu’elles entendent, les humains les chahutent et les autres espèces veulent les asservir en jouant de leur faible mobilité sur un axe !!! Mais tout cela va changer lorsque Bateau et Soleil, deux de nos principaux protagonistes vont comprendre qu’ils peuvent interférer perpendiculairement à leur destinée l’un soulevant l’autre… Dès lors l’histoire va rudement s’accélérer sous la plage de Royan avec une équipe de journalistes motivée par la non évolution de cette espèce et les autres habitants de la plage visiblement pas enclins à laisser nos petits crabes faire preuve d’ingéniosité…. Vous l’aurez compris, je suis complètement tombé sous le charme de cette série atypique, pleine de poésie et bourrée d’humour par le grotesque des situations. Surprenant qu’Arthur de Pins abandonne la facilité des gags de ses petites cochonnes rondelettes pour l’odyssée de crabes évoluant dans un décor à deux dimensions se prétant tout à fait à leurs aventures ! C’est rudement malin et le graphisme tout en informatique se prête volontiers à ces aventures qui vous feront sourire à plus d’une reprise car loin de tourner en rond là où on ne peut se déplacer que de gauche à droite et de droite à gauche, les situations se renouvèlent avec des dialogues familiers mais hauts en couleur… Le montage est parfait, mettant en relief des flashbacks improbables et bourrés d’humour ! Ce premier tome pourrait se suffire à lui-même tant le contenu rassasie les papilles ! La chute donne envie d’en savoir plus mais en l’état c’est une véritable bouffée d’air frais printanier qui nous est offerte sur un plateau de fruits de mer… Le crabe c’est bon, bouffez en surtout à travers ce bouquin à offrir et à s’offrir. Voilà un scénario parfait pour les studios Pixar en manque d’inspiration actuellement avec leur séquelles. Merci à Arthur de Pins pour avoir fait de l’infiniment petit un si grand divertissement ! :)

30/05/2011 (modifier)
Par Ems
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Planetary
Planetary

Après la lecture de la série complète soit les 5 tomes. Cette série est tout simplement énorme. Le scénario est dense et complexe tout en étant divertissant. Le marque-ta-page du tome 5 résume bien cette série : on voit le personnage central, Elijah Snow, en train de mettre la dernière pièce d'un puzzle. Chaque chapitre est une petite histoire à part entière et peut être assimilé à une pièce d'un puzzle géant. Il faut suivre pour bien comprendre les tenants et les aboutissants. Je me suis régalé, il y a quelques chapitres d'anthologie et la lecture procure un plaisir constant et tenace de bout en bout. Graphiquement, on frôle la perfection, c'est superbe en tout point. Devant une telle copie, je dois me rendre à l'évidence, c'est un 5/5 mérité. Cette série prend son sens sur la durée, il faut aller au bout pour comprendre et juger. Le récit n'est pas linéaire, de nombreuses surprises sont éparpillées au fil des chapitres au nombre de 27. L'univers Wildstorm démontre à nouveau toute sa richesse et son potentiel. Cette série est si bonne qu'il serait souhaitable d'en rester là et ne pas gâcher ce nom pour de simples raisons financières.

29/05/2011 (modifier)
Couverture de la série Le Chien Gardien d'étoiles
Le Chien Gardien d'étoiles

J'aime les tournesols et les chiens. J'y peux rien ça toujours été comme cela... Et là, paf. Une magnifique couverture avec un petit chien blanc dans un champ de tournesol. Donc, obligé, j'ai acheté le livre. Et là... bin un simple coup de cœur. Je suis rentré totalement dans cette petite histoire "aux grands sentiments". D'accord on tire facilement sur la corde des sentiments. Mais Je m'en fous. C'est bon, agréable, il y a de l'humanité dans cette bd. Depuis que je l'ai lu elle reste encore dans un coin de mon petit cerveau, à l'abri prêt à se réveiller . Une belle grande petite chose. A lire et à relire...

21/05/2011 (MAJ le 27/05/2011) (modifier)
Par Gaendoul
Note: 5/5
Couverture de la série Sanctuary
Sanctuary

Sanctuary est un manga très particulier. Tout d'abord parce qu'il traite avant tout de la mafia japonaise, les yakuza et que cela ne plaira pas à tout le monde. Ensuite parce qu'il fait intervenir énormément d'éléments de politique et des sentiments ne pouvant être compris que lorsque l'on connait un minimum le japon. Si on arrive à se mettre dans les conditions favorables pour comprendre les enjeux et les buts des deux héros, on part pour une sacrée traversée et cela ne s'achève qu'avec la fin du dernier tome. L'histoire est très bien menée, les dessins très bons (mention spéciale aux expressions des visages qui sont très très réussies) et le tout fort dynamique. Contrairement à ce qui a été dit dans certains avis, la violence est loin d'être omniprésente et n'est jamais gratuite. Il y'a relativement peu de scènes réellement violentes ou de "sexe", et c'est peut être le début de l'histoire qui peut donner cette impression (ce qui me fait penser que les avis en question proviennent de gens n'ayant pas lu l'oeuvre dans son intégralité). En lisant ce manga, on ne peut s'empêcher de penser à des oeuvres comme Election ou Le parrain... ce qui est plutôt bon signe. Bref, c'est vraiment très très bon et entraînant et je conseille à tous ceux qui aiment le manga ou les histoires de mafia.

26/05/2011 (modifier)
Par Jetjet
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Belle Mort
La Belle Mort

Inclassable, onirique et simplement beau… Voilà ce qui ressort de ma lecture de cette toute nouvelle œuvre d’un auteur prometteur et qu’il faudra surveiller. Après il est certain que cela ne plaira pas à tout le monde car l’auteur décide de prendre à revers les ressorts d’un canevas somme toute classique pour aller peut être bien au-delà. Ce qui peut déstabiliser certaines personnes comme en ravir d’autres comme c’est le cas pour moi. La Belle Mort se place en pleine dépression post-apocalyptique après une mystérieuse invasion d’insectes géants sur terre et ayant annihilé la totalité de l’espèce humaine. Attention on se situe bien plus dans un contexte kafkaien que le cultissime Starship Troopers. Ne reste plus qu’une poignée d’individus cherchant à survivre le plus longtemps possible et sans véritable dessein en déambulant tels des funambules dans les rues désertes d’une gigantesque mégalopole aux immeubles imposants. Passé une introduction qui reprend les mécanismes de celle de Zombies de Cholet, la première partie va s’attacher autour d’un trio improbable dont chaque protagoniste est tour à tour attachant ou exaspérant. La menace insecte sera plus suggérée que réellement montrée ce qui nous octroie de belles pages dévoilant un trait anguleux et superbe d’une cité étouffante me rappelant le style d’Amer Béton. Le contraste entre personnages constamment en activité et béton inamovible est tout simplement saisissant. La découverte d’une femme encore vivante va bouleverser le train train quotidien et mélancolique des premières pages pour nous dévoiler via un montage maitrisé le passé de ces personnages torturés avant la catastrophe… et accélérer l’issue finale dans une conclusion inattendue que n’aurait pas renié l’Otomo d’Akira… Tout en mêlant destinées et rencontres fortuites… Avec toutes les multiples références auquel fait allusion Jérémie Sublet dont également « Je suis une légende » dont la conclusion peut éventuellement se rapprocher, on pourrait craindre une overdose de bonnes intentions de la part de Mathieu Bablet mais ce dernier a l’élégance de donner un souffle unique à son bébé en lui insufflant une ligne narrative éclatée et poétique. L'auteur accentue la perte de repères par celle de la gravité. Une course sur des immeubles effondrés en est un bel exemple et transpose le lecteur dans un état flottant presque léthargique loin d’être désagréable… J’applaudis vivement des deux mains pour tant d’audace là où d’autres auteurs se seraient perdus en route… Le message messianique passe plutôt bien car dénué de tout manichéisme... Il n'y aura pas d'explication à tout, en tous cas pas d'explication rationnelle mais à l'instar de certaines grandes oeuvres le plaisir est ailleurs... essentiellement sensoriel. Les autres ne resteront en tous cas pas insensibles aux couleurs pastel de cette ville vidée de toute vie mais non pas de substance… La Belle Mort est un bel ouvrage alors qu'il n'aurait pu être qu'un péché de jeunesse. Mathieu Bablet vient de se faire une jolie carte de visite pour une Belle Naissance artistique… J’espère qu’il va trouver son public, c’est en tous cas tout le mal que je lui souhaite. Parfois les coups de coeur ne s'expliquent pas...

26/05/2011 (modifier)
Par mykiwell
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Hellboy
Hellboy

Ce ne sont, peut être, pas ici les meilleurs planches que Mignola aura consacré à sa série Hellboy, mais cela équivaut déjà à une formidable démonstration de bande dessinée.. Le graphisme épuré, au bord de la bichromie, presque stylisé, l'utilisation virtuose des contrastes, des cases silencieuses mémorables, les cadrages cinématographiques aux petits oignons, les dialogues laconiques parfaitement dans le ton, un dessin parfois, devant lequel on tombe en arrêt. L'auteur élevé aux super héros s'est nourri de Poe, de Lovecraft, de tout ceux dont se sont nourri ces auteurs, des sagas, de la bible et de l'ésotérisme, du folklore en général et de contes particuliers pour élaborer un univers sur lequel plane la menace biblique d'un anéantissement inéluctable. À moins que... Au-delà de son hallucinante maturité graphique, la force de Mignola réside dans l'invention d'une cosmogonie où peuvent cohabiter sans heurts l'Ancien Testament et la geste Arthurienne, l'Edda poétique et les contes Japonais, des vampires et des souris qui parlent, des nazis et quelques discrets extraterrestres, Raspoutine et des créatures lovecraftiennes... Dans un enthousiasme communicatif l'auteur fait feu de tout bois, et on traverse de multiples histoires, brèves ou considérables, qui s'accordent petit à petit au destin complexe du héros. Envoyé sur Terre pour y déclencher l'apocalypse, Hellboy questionne sans cesse son libre arbitre, et s'emploie à briser la chaîne de sa destinée au fil de multiples rencontres qui le confrontent aux subtilités sinistres et indifférentes d'un monde surnaturel en déclin. Aux énigmes millénaires de la sorcellerie et de la féérie, Hellboy répond à coup de gnions et de répliques lapidaires - comme pour mieux marquer sa différence et son adhésion totale au parti des hommes. L'ampleur du récit offre une variété de situations quasi inépuisable ; les flash-backs y sont nombreux, les "seconds rôles" très fouillés et l'action musclée savamment tempérée de pages parfois poétiques, et souvent épiques : influence sous-jacente des légendes et des mythologies du monde qui semblent être le point de départ de chacune des histoires de la série. C'est du gros son. Du très gros son. PS : L'adaptation ciné parle vraisemblablement d'autre chose...

24/05/2011 (MAJ le 24/05/2011) (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série Far Away
Far Away

Far away est déjà en soi un titre puissament évocateur... celui d'un long voyage à travers le Canada et les Etats-Unis. Il a suffit qu'un camion se coince dans la neige au détour d'un virage abrupt sur une route forestière canadienne pour que naisse la plus belle et émouvante des histoires d'amour. C'est magistral et magnifique à la fois ! Graphiquement, j'ai apprécié le style tout en douceur ainsi que les couleurs en aquarelle qui rendent les paysages plus beaux que jamais. La lisibilité est d'une telle clarté qu'elle procure tout de suite une sensation de bien-être. Cette lecture n'a qu'une seule dimension mais une fois la dernière page fermée, on rêve encore. Pureté et simplicité: cette oeuvre romantique regorge de bien des atouts. Les auteurs nous livrent une aventure mélancolique douce et enivrante. Outre un road movie, c'est franchement la plus belle des love stories ! Une lecture à savourer ! Une tranche de vie que l'on n'oubliera pas ! Epoustouflant ! Un vrai coup de coeur !

19/05/2011 (modifier)
Couverture de la série Doppelgänger - Le Double Maléfique
Doppelgänger - Le Double Maléfique

J'ai beaucoup aimé, que ce soit le scénario, le dessin ou la couleur. Je commence par le scénario. Il est prenant, il y a vraiment du suspense, les personnages ont une très grande personnalité, le scénario est de grande qualité. Le dessin de Christophe Bec à beau être fait d'après photo pour cette BD, je m'en fiche. C'est pas la façon dont tu fais ton dessin qui compte, c'est le résultat et que dire du résultat, j'adore, comparé à Ponzio dont je ne suis pas fan du rendu. Les couleurs de Sébastien Gérard sont très maîtrisées. C'est un des coloristes dont j'apprécie le plus le travail. Ses couleurs sont naturelles. Il a une très bonne gamme de couleurs et il peint très bien. Vivement août pour la fin de ce diptyque (j'apprécie que ce soit un diptyque, aussi je trouve ça mieux que les séries ou les auteurs rallongent, nous font de la mixture et les scénarios au final sont plus que décevants). Je conseille vraiment cet album. Je n'ai pas hésité une seconde pour me le prendre. PS : comparé à la première série qu'ils ont faite ensemble, Dragan, "Doppelgänger" n'a rien à voir.

17/05/2011 (modifier)
Par Superjé
Note: 5/5
Couverture de la série Ayako
Ayako

Osamu Tezuka est un de mes auteurs préférés. Après avoir lu le manga que je considérais comme son chef-d'œuvre, qu'est L'histoire des 3 Adolf et avant de lire celle que beaucoup de monde considère comme sa BD majeure ("La vie de Bouddha"), et d'autres plus vieilles et plus mineurs (Prince Norman, Next World, etc.…), j'avais envie de lire une, un peu moins connue, mais que je trouve vraiment excellente : "Ayako". Et c'est même meilleur que dans mon souvenir, c'est pourquoi je modifie mon avis en lui donnant la note maximal. D'abord il y a le dessin de Tezuka assez génial, il arrive à faire évoluer des personnes sur des dizaines d'années (ce qui est un exercice véritablement complexe, surtout avec des enfants ou des espions qui doivent changer de look souvent), tout en gardant leurs similarités au niveau du visages. Les décors sont soignés, le trait est fin : moi je suis fan. Et le scénario est un régal, c'est un drame poignant, où évoluera la pure et candide Ayako entouré d'ordures de la pire espèce qui sont sa famille, le tout s'encrant dans le Japon de l'après guerre (un décor historique, donc). On suit les aventures de plusieurs protagonistes (qu'on adorera détester pour la plupart). Et même si je trouve le début du troisième tome un peu en deçà niveau "plaisir" de lecture, le final remonte le niveau : il est génial, triste et poignant à souhait. Une des meilleurs sagas que j'ai pu lire. Un grand bravo à Tezuka pour cette œuvre forte.

18/09/2007 (MAJ le 14/05/2011) (modifier)
Par PAco
Note: 5/5
Couverture de la série Silence
Silence

Après avoir longtemps hésité entre La Belette et "Silence", mon cœur a finalement penché du côté de "Silence" pour choisir celle qui ferait partie de mes "BD cultes". Dur de départager les deux albums de Comès qui m'ont ouvert un nouveau pan de la BD : celui du noir & blanc. Et de quelle sublime manière. Avec "Silence", Comès compose un petit bijou d'orfèvrerie, tant par son talent de conteur que par la qualité de son dessin noir & blanc. A part Hugo Pratt, peu d'auteurs m'ont laissé une telle impression de maîtrise et de fluidité dans leur ligne. Une fois entamé, il nous suffit de poser le regard là où Comès nous convie, en glissant de case en case à travers le récit qu'il tisse somptueusement tout en aplat : quelle fluidité ! Ajoutez à cela des personnages dont seul Comès a la recette, où secrets, différence et fantastique habillent nos protagonistes. Puis, lâchez notre joyeuse bande de fous et d'ingénus dans une campagne profonde chargée d'une lourde Histoire et vous avez votre décor... Le talent fait le reste... Alors, plutôt que de m'étendre davantage sur la qualité de cette BD, je ne ferai que confirmer les nombreux avis qui abondent dans ce sens et apporter ma petite pierre au cairn de l'autel que mérite Mr Comès pour l'immensité de son talent de conteur et le sorcier du noir & blanc qu'il est. Merci.

13/05/2011 (modifier)