Remonter dans le passé de cette famille me ferait presque grimper aux rideaux, plus j’avance dans cette série et plus je suis accro. Les personnages, qui gardent une grande part de mystère dans un cycle, se dévoilent dans le précédent, et enfin connaître ce que fut leur histoire est vraiment jouissif, d’autant qu’ils ont tous leur particularité et leur caractère bien distinct. J’avoue même m’être arrêtée à cinq ou six pages de la fin, car je préfère attendre d’avoir toute l’histoire afin de la lire de bout en bout, car la frustration de l’attente est trop insupportable. Ce que j’apprécie aussi c’est que l’histoire des yeux rouges est comme dans La Guerre des Sambre - Hugo et Iris, moins appuyée que dans Sambre, où elle lui donne presque un petit air trop farfelu. Dans cette partie du récit, le personnage de Jeanne-Sophie a été un vrai régal, une femme décidée et un peu garce comme je les aime.
Je ne sais pas où vont s’arrêter les auteurs, mais ils pourraient remonter jusqu’à la préhistoire des Sambre que je serais ravie.
Dans ce triptyque on trouve Bodoin au dessin et malgré des couleurs informatisées le résultat est excellent et en accord avec les autres dessinateurs, on reste dans les mêmes tons de couleurs et le faciès et l’expressivité des personnages sont parfaits, tout comme les décors. J’avoue un peu, que le dessin est aussi grandement responsable de mon addiction à l’épopée des Sambre dans son ensemble, car les visuels sont toujours merveilleux.
Un petit bijou d'humour !
J'ai découvert le malicieux Calvin et son féroce tigre en peluche Hobbes il y a déjà quelques années au cours d'anglais. Depuis je me régale à chaque lecture ou relecture de cette série.
Même si les gags peuvent être parfois répétitifs (déjà 24 albums, c'est un peu inévitable), je ne m'en lasse pas.
On partage la douleur des parents face aux facéties de leur gamin ("Etre parents, c'est vouloir à la fois câliner et étrangler son enfant"), l'enfer vécu par la baby-sitter et par sa voisine souffre-douleur Susie Perkins ("Les filles c'est comme les limaces. Elles doivent bien servir à quelque chose, mais à quoi ?"). Mais on s'attache également au petit Calvin, gamin de 6 ans à l'imagination débordante et à l'intelligence bien développée (ses réflexions philosophiques sont parfois dignes d'un grand penseur, du genre "L'histoire est la fiction que nous inventons pour nous persuader que les événements sont connus et que la vie a un sens."). Ainsi qu'à son tigre, son meilleur ami, fan de thon en boîte, qui prend vie dans son imagination pour l'accompagner dans tous ses jeux... et l'attaquer férocément chaque fois qu'il rentre de l'école ("On peut sortir un tigre de la jungle, mais la jungle ne quitte jamais le tigre").
Une BD truffée d'humour et intelligente dans laquelle les moments de tendresse ne sont pas absents. ("Sans petit bisou, les rêves sont flous").
Le dessin de Bill Waterson est simple et les décors quasi inexistants, mais ça permet justement de mettre l'accent sur les expressions des personnages (la bouille de Calvin devant une assiette d'épinards est tout simplement irrésistible).
Je terminerai en laissant la parole à Calvin : "L'enfance, c'est fait pour gâcher la vie des adultes".
Si vous ne connaissez pas, une série à découvrir de toute urgence !
P.S. : Toutes les citations sont tirées de différents volumes de la série.
Comme Aurelien V, c'est avec cet album que je découvre (enfin !) Toppi. Et quelle claque !
Tous les ingrédients de ce que je peux apprécier dans une production artistique sont ici réunis : le rêve quoi !
J'ai un penchant pour les récits asiatiques, et Toppi ne semble pas en reste. Mon bonheur, c'est que môôôssieur est partageur, et n'est pas avar de son talent pour nous en faire profiter ! C'est sous la forme de quatre récits indépendants qu'il nous livre sa vision d'un magnifique Japon médiéval et fantastique. Moi qui ne suis pas forcément un adepte du format "nouvelle", j'avoue être tombé sous le charme du travail de notre italien.
C'est déconcertant de beauté et de justesse dans l'agencement et la composition des pages. Son trait unique et reconnaissable entre tous, est d'une élégance et d'une créativité comme rarement on en croise dans une vie de lecture. Tout y est posé en contrastes, le noir et le blanc bien sûr, mais également dans les rapports des personnages, dans la taille de leur représentation, dans les planches mêlant savamment un trait fin et réaliste à l'abstrait rappelant par certains côtés le talent pictural d'un Klimt. Courbes et lignes se livrent un combat tortueux mais majestueux pour agencer des planches tout simplement envoutantes, le tout avec une grande fluidité... Stupéfiant !
Alors, si comme moi jusqu'à peu, Toppi n’évoquait rien ni personne en particulier c'est que vous êtes un heureux VEINARD ! Votre horizon n'est pas bouché, et cela prouve qu'il y a encore de merveilleux trésors et des perles étincelantes à aller pêcher de-ci de-là, au gré de vos lectures et des conseils que vous pourrez glaner. Car c'est grâce à BDT que j'ai découvert Toppi en survolant les forums... La curiosité ne sera pour moi jamais un vilain défaut !
Alors, encore chapeau Mr Toppi pour la qualité de votre travail, et bienvenue dans le petit panthéon de mes œuvres "cultes", par le biais de ce magnifique album qu'est "Tanka".
Cette guerre universelle emporte le lecteur dans le monde merveilleux de l’espace temps. Comme les défaillances de la logique scientifique traditionnelle se situent toujours avec des excès de gravité, le lecteur subit une pression incroyable tout le long du récit, une pesanteur particulière qui fait rentrer cette série au Panthéon.
Là où La Guerre Eternelle faisait figure de référence dans le domaine de la science fiction spatiale, Universal war 1 se présente en chef d’œuvre.
Le scénario est un monstre de structure dans lequel tout est pensé, pesé depuis le début. La cohérence globale de l’œuvre fait date dans le genre, les divers travaux présentés dans les tirages spéciaux montrent parfaitement la structure globale cohérente qui unit les différents tomes. Les personnages trouvent une profondeur de plus en plus complexe au gré de l’avancée du récit, et si l’apothéose finale apporte nombre de réponses, signalons également la très forte cohérence scientifique des 3 premiers tomes. Les théories scientifiques exprimées sont des représentations de ce qu’aujourd’hui l’homme n’est pas en mesure de simuler. En revanche dans les tomes suivants, l’auteur glisse sur la théorie pour se concentrer sur l’action et la pratique. Il s’agit de ma seule déception, car du coup notre guide devient un peu trop monsieur super pouvoir super intelligent. Enfin signalons que l’auteur a ce bon goût de faire des personnages imparfaits, non pas des antihéros ordinaires, mais bien des hommes et femmes doués mais incapable d’être omniscientes. De fait émotions et erreurs conduisent à des drames nécessaires pour l’intrigue. Notre scénariste fait mourir ses héros, voire pire, il les transforme en méchants…
Graphiquement, le trait suit le scénario, des vues astronomiques permettent l’envol du lecteur, de même que le travail des plans ciselé avec application. Je ne parle pas de la créativité technologique qui semble aller de soi dans le récit, ni du très beau travail d’encrage qui donne des ambiances si tendues, ni de la colorisation suffisamment neutre pour éviter qu’elle ne devienne trop présente. Vraiment, le seul petit reproche pourrait venir de certains personnages, lors de certaines scènes, inégalement traités.
So what ? Un scénario implacable dans un écrin graphique idoine, le tout dans un univers de science fiction crédible… Cette série mérite la note culte, les relectures permettront de saisir ces multitudes de détails qui peuvent mettre la puce à l’oreille et d’apprécier pleinement la cohérence globale. A lire, relire, acquérir sans attendre pour un voyage temporel inoubliable dans un futur diablement inquiétant mais sacrément trépidant.
(400ème)
Tombé sous le charme de La Quête de l'Oiseau du Temps il y a plus de 20 ans, je n'ai pas réfléchi et j'ai aussitôt plongé sur ces nouveaux tomes racontant les débuts de Bragon dès que le premier d'entre eux est paru.
J'y ai retrouvé avec bonheur le monde d'Akbar. Les versions jeunes des personnages me sont aussitôt apparus très crédibles, parfaitement en lien, physiquement et psychologiquement parlant avec ceux qu'on retrouvera, 40 ans plus vieux, dans la Quête. Et j'ai aussi savouré la façon dont cette avant-quête mettait en place une intrigue globale à première vue indépendante et pourtant complètement liée avec celle à venir de la Quête de l'Oiseau du Temps.
Le dessin de chaque album est superbe, aussi racé que celui de Loisel tout en étant encore plus fin et soigné. On sent à quel point Lidwine, Aouamri et Mallié ont travaillé en commun avec Loisel pour se rapprocher au maximum de son style tout en apportant un soin du détail et des personnalités supplémentaires. C'est avec bonheur que j'ai admiré de nouveaux décors du monde d'Akbar. Ils sont superbes, beaux et évocateurs.
Les scénarios sont denses et offrent de nombreuses références aux évènements futurs, à savoir aux 4 premiers tomes de la série indispensable à mon coeur. C'est avec grande joie que j'y ai découvert ce qui va forger les personnages, objets et décors de la véritable Quête de l'Oiseau du Temps, comment Mara a récupéré le Grimoire des Dieux, comment Bragon a commencé à forger sa réputation, comment Mara et lui ont vécu leurs premières aventures, sa première rencontre avec Bulrog, avec le Rige, etc... Et plein d'autres détails qui ajoutent une telle profondeur à l'univers d'Akbar et à la Quête. En outre, j'ai hâte de découvrir la clé de la mystérieuse intrigue autour de la secte de « l’Ordre des signes ».
Concrètement, j'ai beaucoup aimé le premier tome, j'ai complètement adoré le second et j'ai été un poil déçu par le scénario du troisième.
Mais dans tous les cas, voilà une série qui redonne vie, beauté et intérêt aux personnages de La Quête de l'Oiseau du Temps et à cet univers où il m'est particulièrement agréable de laisser errer mon esprit et mon imaginaire.
Note : 4,5/5
Graphiquement, il y a un net progrès dans ce deuxième cycle (d'ailleurs, ce n'est plus Loisel qui dessine mais, et c'est surprenant d'homogénéité, deux dessinateurs différents qui illustrent les deux premiers tomes de cette "seconde" partie : Lidwine pour le premier, Aouamri pour le deuxième, avec Loisel à la mise en scène et aux couleurs) et la désagréable sensation de flou disparaît complètement à mon grand soulagement.
C'est assez plaisant de retrouver tout ce petit monde rajeuni de quelques années et je suis un peu réconciliée avec Bulrog (faudrait pas que ça grandisse ces petites bêtes-là...).
Le 3è tome du cycle, "La voie du Rige" est une petite perle ! Graphiquement pour commencer : c'est magnifique, la mise en page, ces gros plans sur Bragon qui gagne en maturité au fil des pages, ces papillons rouges dans la forêt : ça m'a donné envie de casser ma tirelire (si ça pouvait suffire) pour me payer une planche originale... L'histoire est grandiose : suspens, émotions fortes, c'est prenant de bout en bout, impossible de lâcher l'album avant d'arriver à la fin malgré l'heure tardive.
Ce deuxième cycle, outre ses qualités propres, m'aura permis de m'attacher à certains personnages (Bragon, le Rige) et de les apprécier à leur juste valeur en deuxième lecture du premier cycle.
Avec ce nouveau cycle, Le Tendre et Loisel, nous content ce qui s’est passé avant la "Quête", on découvre Bragon et Mara jeune, leur apprentissage de la vie et moult autres détails qui enrichissent l’histoire de la quête. Le scénario de ce premier tome est rondement mené et très efficace.
Les dessins de Lidwine sur ce tome 1 sont vraiment très beaux, on dirait du "Loisel".
Pour la couleur, c’est toujours Loisel qui s’y colle est c’est toujours aussi sublime que les derniers tomes du premier cycle.
Pour le tome 2, c’est Aouamri qui reprend le dessin. Vivement que l’album sorte et j’espère qu’on reverra le Rige...
Alors là, attention ! C'est un petit bijou que vous tenez entre vos mains...
Tout d'abord un petit bijou graphique tant le dessin, la mise en page, et la colorisation sont soignés et savamment réfléchis. L'association du pourpre, du blanc et du noir est tout bonnement superbe. Cette BD est sans nul doute l'une des plus belles qu'il m'ait été donné de lire jusqu'à présent.
Côté scénario, même s'il est vrai que l'histoire du 1er tome est légèrement confuse de prime abord, la suite permet de faire le lien entre les différents personnages. Ainsi, l'histoire ne constitue pas la plus grande force de cette œuvre mais plutôt la poésie qui transpire à travers chaque page. En effet, l'histoire d'un héros amnésique à la recherche de son passé n'est pas des plus originales... Les aficionados de culture nippone crieront également au scandale en révélant les nombreuses imperfections dans la description de la culture des samouraïs mais pour moi l'essentiel n'est pas là.
Et quand on pense que l'ensemble est réalisé par un seul homme... Chapeau bas, monsieur Salvério Tenuta ! J'attends la suite avec impatience en espérant que cette incroyable qualité soit toujours de mise.
Après lecture Tome 3 (17/03/2010) :
Ce tome révèle beaucoup d'éléments sur le passé de Raido San. On comprend ainsi mieux le lien qui l'unit au personnage féminin Meiki. Ça saigne également beaucoup plus avec des affrontements où les têtes et les bras volent dans tous les sens et le final (dernière planche) nous promet un affrontement grandiose dans le dernier tome de cette magnifique série. Côté dessin, c'est toujours aussi beau. Un petit bémol toutefois concernant la couverture brillante qui est nettement moins belle que celle des précédents tomes où les lettres brillantes du titre ressortaient mieux sur le fond mat.
Après lecture Tome 4 (30/05/2011) :
Le quatrième et dernier tome clôt la série de belle façon même s'il est vrai que la fin reste convenue. Un peu déçu par le dernier affrontement entre Raïdo San et Nobu Fudo qui est relativement bref. L'ensemble mérite toutefois largement la note de 4/5. A noter que ce dernier tome reprend la très belle couverture des deux premiers tomes.
SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 8,5/10
GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 9/10
NOTE GLOBALE : 17,5/20
J'étais un fan des 4 as quand j'étais petit et aujourd'hui, à plus de 30 ans, j'adore toujours autant ! Mais c'est sûrement de la nostalgie ; j'avoue que les derniers albums (les 20 derniers !) ne sont pas top, on retrouve de temps en temps la saveur des premiers mais l'esprit n'est plus là... J'adore relire les premiers albums. Oui c'est désuet, oui c'est simple, oui c'est bon enfant mais, je sais pas, j'y suis attaché.
Il n'y a pas longtemps la série a été relancée avec "La Ballade des 4 As" qui commence comme un mauvais épisode de Dallas : en effet Lastic a rêvé tous les 40 albums qui ont précédé ! un scandale !
Pourquoi ne pas faire faire comme pour les aventures de Lefranc : faites nous renaître Les 4 As dans les années 60 quand il n'y avait pas de portable et surtout dans l'époque où ils se sentent le mieux !
Pour moi cette série est culte je conseille les premiers albums.
Cette série est franchement particulière. Pour moi, elle est culte.
Cependant elle n’est pas exempte de défaut, le principal étant de réussir à passer la lecture du premier tome, qui est avouons le assez creux en action…
C’est pourquoi je me permets ci après de détailler un peu plus les premier et deuxième tomes.
Si vous voulez un avis plus rapide, ne lisez que le passage sur le tome 7.
En découvrant le premier tome de cette BD, je dois avouer que j'avais un peu peur. Les couleurs sont sombres, l'ambiance, on ne peut pas le rater, est apocalyptique. En ouvrant la BD au hasard des pages, le premier aspect a presque été rebutant.
Mais bon, je l'avais entre les mains, je n’allais pas la jeter !
Donc, c'est parti on s'installe convenablement et on commence par la première page cette fois ci.
Trois pages pleines pages s'enchainent, présentant une tour. Intacte, frappée de plein fouet par un missile ? et s'écroulant. Mouais pas convaincu. Pourtant en se penchant un peu plus sur le travail, il est incroyable ! Le nombre de détails repris à chaque fois afin de refaire le même objet !
Les planches suivantes rivalisent toutes de beauté ! Guenet à la peinture nous livre un impressionnant art book ! Le travail est sidérant ! Heureusement que j'étais déjà assis ! je ne reviendrai pas sur le travail des dessinateurs et coloristes, Le travail reste incroyable de beauté, de précision, de détails, de mise en page de découpage….Bref, tout, absolument tout dans le dessin est EX-CEL-LENT. Même l’arrivée de l’informatique sur les derniers albums , pour moi qui suis plutôt sensible à son utilisation, ne me fait pas changer d’avis sur ce sujet. Une maitrise sidérante !
Coté scénario, ce premier tome nous présente le monde dans lequel nous allons évoluer. Notre mercenaire tueuse qui servira d'héroine nous est introduite presque banalement. complètement immergée dans cet univers qui semble prendre le dessus sur l'histoire.
Et puis finalement son contrat est propre, l'héroine sans peur et sans reproche, froide et méticuleuse dans son travail. On ne sait rien d'elle, on peut tout imaginer. Le pire, comme le pire !(oui deux fois pire). Quel atroce passé a-t-elle subi pour en arriver là ?
On referme le premier tome sans en apprendre plus mais pour ma part avec une seule envie ouvrir le deuxième volume afin d'en découvrir davantage.
Le deuxième tome pourrait être appeler le premier vrai tome de la série avec la mise en place de l'histoire. Donc, pas encore d'action fabuleuse, mais la préparation d'une lutte qui s'annonce épique avec la naissance de l'anté Christ !!! Les scénaristes n'ont ils pas vu trop gros ? Quel client pour une mercenaire tueuse !!!
Mais les premières pages nous laissent découvrir l'héroine sous sa vraie nature, celle d'une jeune fille prise entre deux feux (!!!). Dans un monde où chaque naissance est un miracle, chaque vie un véritable cadeau de Dieu, son frère est gravement malade et sous assistance respiratoire constante. Yiu ne se bat que pour pouvoir payer de nouveaux poumons à son petit frère ! Nous découvrons Yiu à des années lumières de ce que le premier tome nous laissait entrevoir. Non pas froide et sans pitié, mais humaine et sensible. Chapeau les auteurs !
En fait les auteurs nous présentent, en quelque sorte, en parallèle la naissance des deux principaux protagonistes.
Les tomes 3 et 4 sont plus basés sur l’action. Mais cette action fait justement la grande particularité de Yiu. Durant ces 2 albums, le scénario en lui-même n’avance que très peu, je l’avoue et beaucoup pourraient s’en plaindre. Pour moi, nul ennui, mais une immersion impressionnante dans cet univers qu’il faut réussir à savourer à sa juste valeur.
Quelle rage ! quelle hystérie ! Un bouillon de colère, de violence et de haine !
Après la tueuse froide et parfaite du n°1, après la fille sensible qui veut sauver son petit frère du n°2, voici Yiu en tant que fille du diable dans toute sa folie !
Elle qui ne pense qu'à fournir un corps nouveau et meilleur à son petit frère prend de bien grands risques pour sa propre santé ! Un contraste saisissant entre chaque tome où Yiu découvre chaque fois une nouvelle facette.
Le combat est épique.
La haine, la folie, la violence !
La maitrise de ces paramètres par Yiu.
L'intensité des combats et des sentiments arrive à son paroxysme !
Dans le tome 5 la trame apparaît beaucoup plus complexe que prévu et les craintes d'un scénario bâclé au profit d'une oeuvre d'art sont gommés. Une nouvelle puissance entre en jeu et son but est radicalement opposé au triumvirat, mais parfaitement logique à la lumière des croyances religieuses actuelles et futures. Yiu s’impose tant par son scénario que son dessin.
Le tome 6 est une transition qui m’a légèrement déçue en ne faisant que s’appuyer sur toutes les qualités précédentes sans réussir à augmenter son intensité. En même temps surement suis-je devenu trop exigeant en regard de la qualité des tomes passés !
Un dernier tome qui termine magistralement cette série.
Ce 7ème tome est hors norme car il clôt (enfin !?) cette série mère furieuse et enivrante. J’aimerai en dire, faire plus de lien avec le scénario libérateur de ce dernier album, mais cela tiendrait du spoiler.
Yiu est une série culte, une série hors norme par bien des aspects.
Yiu est hors norme par la difficulté que l’on peut avoir à rentrer dans cette histoire
Yiu est hors norme par le background développé, par la profondeur de l’univers et le fourmillement de détails. Bref par la qualité du ciment du scénario. On s’immerge dans cet univers qui rapidement nous submerge, nous étouffe, nous prend à la gorge, nous englouti et nous hypnotise.
Yiu est hors norme par sa qualité graphique. Chaque page, chaque image est un tableau, une fresque, une œuvre véritable qui fourmille de vie, fourmille de détails. La mise en page, le découpage, la maitrise des perspectives, l’utilisation des plongées, contre plongées, la gestion des angles de vue sont hors normes. Un dessin d’une esthétique sûre à l’image de ce dieu d’un bleu électrique qui tranche sur le tons chauds rouge-orangés de cet univers.
Yiu est hors norme par la rage, par la haine, par la violence de son univers chaotique, par son ambiance de fin du monde, par l’énergie qui se dégage de chaque page, par le souffle épique qui brule chaque seconde de ce récit.
Yiu est hors norme par son récit linéaire, par son récit qui avance lentement, montant en puissance, montant en dramaturgie progressivement.
Yiu est hors norme par son manque de rebondissement. Il faut bien l’avouer, si Yiu a un défaut c’est celui là…6 premiers albums dans lesquels seule l’énergie du récit porte à bout de bras un scénario plutôt sans grosses surprises…
Yiu est hors norme maintenant, je peux le dire par le dénouement de cette histoire. Une histoire sans concession du début à la fin. Une histoire qui se termine comme jamais je ne l’aurais imaginé. Maintenant de dire cela, c’est déjà trop en dire. En tout cas, une fin très riche en émotion, très forte, poignante. Le combat entre la bête et Yiu, le lien avec le frère prennent une dimension toute autre. Un bouquet final comme rarement j’ai pu en lire. Une série de rebondissement qui nous prend à la gorge durant toute la première moitié de l’album avant de terminer l’apocalypse et de finir l’histoire sur une note optimiste, la première de cette série, mais qui malgré tout sert le cœur à l’idée de ce que cela représenterait réellement.
A vous tous qui n’avez pas peur de vous perdre dans une série unique, sans nul pareil, sans comparaison possible et tout ce que je viens de dire.
Jetez vous passer ce premier tome d’introduction que nombreux décrivent comme trop long et vous découvrirez une série qui ne pourra pas vous laisser indifférent qui malheureusement par son identité si particulière en rebutera aussi surement plus d’un.
Yiu, je pense que l’on adore ou que l’on déteste. Mais il n’y aura pas de juste milieu.
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La Guerre des Sambre - Werner & Charlotte
Remonter dans le passé de cette famille me ferait presque grimper aux rideaux, plus j’avance dans cette série et plus je suis accro. Les personnages, qui gardent une grande part de mystère dans un cycle, se dévoilent dans le précédent, et enfin connaître ce que fut leur histoire est vraiment jouissif, d’autant qu’ils ont tous leur particularité et leur caractère bien distinct. J’avoue même m’être arrêtée à cinq ou six pages de la fin, car je préfère attendre d’avoir toute l’histoire afin de la lire de bout en bout, car la frustration de l’attente est trop insupportable. Ce que j’apprécie aussi c’est que l’histoire des yeux rouges est comme dans La Guerre des Sambre - Hugo et Iris, moins appuyée que dans Sambre, où elle lui donne presque un petit air trop farfelu. Dans cette partie du récit, le personnage de Jeanne-Sophie a été un vrai régal, une femme décidée et un peu garce comme je les aime. Je ne sais pas où vont s’arrêter les auteurs, mais ils pourraient remonter jusqu’à la préhistoire des Sambre que je serais ravie. Dans ce triptyque on trouve Bodoin au dessin et malgré des couleurs informatisées le résultat est excellent et en accord avec les autres dessinateurs, on reste dans les mêmes tons de couleurs et le faciès et l’expressivité des personnages sont parfaits, tout comme les décors. J’avoue un peu, que le dessin est aussi grandement responsable de mon addiction à l’épopée des Sambre dans son ensemble, car les visuels sont toujours merveilleux.
Calvin et Hobbes
Un petit bijou d'humour ! J'ai découvert le malicieux Calvin et son féroce tigre en peluche Hobbes il y a déjà quelques années au cours d'anglais. Depuis je me régale à chaque lecture ou relecture de cette série. Même si les gags peuvent être parfois répétitifs (déjà 24 albums, c'est un peu inévitable), je ne m'en lasse pas. On partage la douleur des parents face aux facéties de leur gamin ("Etre parents, c'est vouloir à la fois câliner et étrangler son enfant"), l'enfer vécu par la baby-sitter et par sa voisine souffre-douleur Susie Perkins ("Les filles c'est comme les limaces. Elles doivent bien servir à quelque chose, mais à quoi ?"). Mais on s'attache également au petit Calvin, gamin de 6 ans à l'imagination débordante et à l'intelligence bien développée (ses réflexions philosophiques sont parfois dignes d'un grand penseur, du genre "L'histoire est la fiction que nous inventons pour nous persuader que les événements sont connus et que la vie a un sens."). Ainsi qu'à son tigre, son meilleur ami, fan de thon en boîte, qui prend vie dans son imagination pour l'accompagner dans tous ses jeux... et l'attaquer férocément chaque fois qu'il rentre de l'école ("On peut sortir un tigre de la jungle, mais la jungle ne quitte jamais le tigre"). Une BD truffée d'humour et intelligente dans laquelle les moments de tendresse ne sont pas absents. ("Sans petit bisou, les rêves sont flous"). Le dessin de Bill Waterson est simple et les décors quasi inexistants, mais ça permet justement de mettre l'accent sur les expressions des personnages (la bouille de Calvin devant une assiette d'épinards est tout simplement irrésistible). Je terminerai en laissant la parole à Calvin : "L'enfance, c'est fait pour gâcher la vie des adultes". Si vous ne connaissez pas, une série à découvrir de toute urgence ! P.S. : Toutes les citations sont tirées de différents volumes de la série.
Tanka
Comme Aurelien V, c'est avec cet album que je découvre (enfin !) Toppi. Et quelle claque ! Tous les ingrédients de ce que je peux apprécier dans une production artistique sont ici réunis : le rêve quoi ! J'ai un penchant pour les récits asiatiques, et Toppi ne semble pas en reste. Mon bonheur, c'est que môôôssieur est partageur, et n'est pas avar de son talent pour nous en faire profiter ! C'est sous la forme de quatre récits indépendants qu'il nous livre sa vision d'un magnifique Japon médiéval et fantastique. Moi qui ne suis pas forcément un adepte du format "nouvelle", j'avoue être tombé sous le charme du travail de notre italien. C'est déconcertant de beauté et de justesse dans l'agencement et la composition des pages. Son trait unique et reconnaissable entre tous, est d'une élégance et d'une créativité comme rarement on en croise dans une vie de lecture. Tout y est posé en contrastes, le noir et le blanc bien sûr, mais également dans les rapports des personnages, dans la taille de leur représentation, dans les planches mêlant savamment un trait fin et réaliste à l'abstrait rappelant par certains côtés le talent pictural d'un Klimt. Courbes et lignes se livrent un combat tortueux mais majestueux pour agencer des planches tout simplement envoutantes, le tout avec une grande fluidité... Stupéfiant ! Alors, si comme moi jusqu'à peu, Toppi n’évoquait rien ni personne en particulier c'est que vous êtes un heureux VEINARD ! Votre horizon n'est pas bouché, et cela prouve qu'il y a encore de merveilleux trésors et des perles étincelantes à aller pêcher de-ci de-là, au gré de vos lectures et des conseils que vous pourrez glaner. Car c'est grâce à BDT que j'ai découvert Toppi en survolant les forums... La curiosité ne sera pour moi jamais un vilain défaut ! Alors, encore chapeau Mr Toppi pour la qualité de votre travail, et bienvenue dans le petit panthéon de mes œuvres "cultes", par le biais de ce magnifique album qu'est "Tanka".
Universal War One
Cette guerre universelle emporte le lecteur dans le monde merveilleux de l’espace temps. Comme les défaillances de la logique scientifique traditionnelle se situent toujours avec des excès de gravité, le lecteur subit une pression incroyable tout le long du récit, une pesanteur particulière qui fait rentrer cette série au Panthéon. Là où La Guerre Eternelle faisait figure de référence dans le domaine de la science fiction spatiale, Universal war 1 se présente en chef d’œuvre. Le scénario est un monstre de structure dans lequel tout est pensé, pesé depuis le début. La cohérence globale de l’œuvre fait date dans le genre, les divers travaux présentés dans les tirages spéciaux montrent parfaitement la structure globale cohérente qui unit les différents tomes. Les personnages trouvent une profondeur de plus en plus complexe au gré de l’avancée du récit, et si l’apothéose finale apporte nombre de réponses, signalons également la très forte cohérence scientifique des 3 premiers tomes. Les théories scientifiques exprimées sont des représentations de ce qu’aujourd’hui l’homme n’est pas en mesure de simuler. En revanche dans les tomes suivants, l’auteur glisse sur la théorie pour se concentrer sur l’action et la pratique. Il s’agit de ma seule déception, car du coup notre guide devient un peu trop monsieur super pouvoir super intelligent. Enfin signalons que l’auteur a ce bon goût de faire des personnages imparfaits, non pas des antihéros ordinaires, mais bien des hommes et femmes doués mais incapable d’être omniscientes. De fait émotions et erreurs conduisent à des drames nécessaires pour l’intrigue. Notre scénariste fait mourir ses héros, voire pire, il les transforme en méchants… Graphiquement, le trait suit le scénario, des vues astronomiques permettent l’envol du lecteur, de même que le travail des plans ciselé avec application. Je ne parle pas de la créativité technologique qui semble aller de soi dans le récit, ni du très beau travail d’encrage qui donne des ambiances si tendues, ni de la colorisation suffisamment neutre pour éviter qu’elle ne devienne trop présente. Vraiment, le seul petit reproche pourrait venir de certains personnages, lors de certaines scènes, inégalement traités. So what ? Un scénario implacable dans un écrin graphique idoine, le tout dans un univers de science fiction crédible… Cette série mérite la note culte, les relectures permettront de saisir ces multitudes de détails qui peuvent mettre la puce à l’oreille et d’apprécier pleinement la cohérence globale. A lire, relire, acquérir sans attendre pour un voyage temporel inoubliable dans un futur diablement inquiétant mais sacrément trépidant. (400ème)
La Quête de l'Oiseau du Temps - Avant la Quête
Tombé sous le charme de La Quête de l'Oiseau du Temps il y a plus de 20 ans, je n'ai pas réfléchi et j'ai aussitôt plongé sur ces nouveaux tomes racontant les débuts de Bragon dès que le premier d'entre eux est paru. J'y ai retrouvé avec bonheur le monde d'Akbar. Les versions jeunes des personnages me sont aussitôt apparus très crédibles, parfaitement en lien, physiquement et psychologiquement parlant avec ceux qu'on retrouvera, 40 ans plus vieux, dans la Quête. Et j'ai aussi savouré la façon dont cette avant-quête mettait en place une intrigue globale à première vue indépendante et pourtant complètement liée avec celle à venir de la Quête de l'Oiseau du Temps. Le dessin de chaque album est superbe, aussi racé que celui de Loisel tout en étant encore plus fin et soigné. On sent à quel point Lidwine, Aouamri et Mallié ont travaillé en commun avec Loisel pour se rapprocher au maximum de son style tout en apportant un soin du détail et des personnalités supplémentaires. C'est avec bonheur que j'ai admiré de nouveaux décors du monde d'Akbar. Ils sont superbes, beaux et évocateurs. Les scénarios sont denses et offrent de nombreuses références aux évènements futurs, à savoir aux 4 premiers tomes de la série indispensable à mon coeur. C'est avec grande joie que j'y ai découvert ce qui va forger les personnages, objets et décors de la véritable Quête de l'Oiseau du Temps, comment Mara a récupéré le Grimoire des Dieux, comment Bragon a commencé à forger sa réputation, comment Mara et lui ont vécu leurs premières aventures, sa première rencontre avec Bulrog, avec le Rige, etc... Et plein d'autres détails qui ajoutent une telle profondeur à l'univers d'Akbar et à la Quête. En outre, j'ai hâte de découvrir la clé de la mystérieuse intrigue autour de la secte de « l’Ordre des signes ». Concrètement, j'ai beaucoup aimé le premier tome, j'ai complètement adoré le second et j'ai été un poil déçu par le scénario du troisième. Mais dans tous les cas, voilà une série qui redonne vie, beauté et intérêt aux personnages de La Quête de l'Oiseau du Temps et à cet univers où il m'est particulièrement agréable de laisser errer mon esprit et mon imaginaire.
La Quête de l'Oiseau du Temps - Avant la Quête
Note : 4,5/5 Graphiquement, il y a un net progrès dans ce deuxième cycle (d'ailleurs, ce n'est plus Loisel qui dessine mais, et c'est surprenant d'homogénéité, deux dessinateurs différents qui illustrent les deux premiers tomes de cette "seconde" partie : Lidwine pour le premier, Aouamri pour le deuxième, avec Loisel à la mise en scène et aux couleurs) et la désagréable sensation de flou disparaît complètement à mon grand soulagement. C'est assez plaisant de retrouver tout ce petit monde rajeuni de quelques années et je suis un peu réconciliée avec Bulrog (faudrait pas que ça grandisse ces petites bêtes-là...). Le 3è tome du cycle, "La voie du Rige" est une petite perle ! Graphiquement pour commencer : c'est magnifique, la mise en page, ces gros plans sur Bragon qui gagne en maturité au fil des pages, ces papillons rouges dans la forêt : ça m'a donné envie de casser ma tirelire (si ça pouvait suffire) pour me payer une planche originale... L'histoire est grandiose : suspens, émotions fortes, c'est prenant de bout en bout, impossible de lâcher l'album avant d'arriver à la fin malgré l'heure tardive. Ce deuxième cycle, outre ses qualités propres, m'aura permis de m'attacher à certains personnages (Bragon, le Rige) et de les apprécier à leur juste valeur en deuxième lecture du premier cycle.
La Quête de l'Oiseau du Temps - Avant la Quête
Avec ce nouveau cycle, Le Tendre et Loisel, nous content ce qui s’est passé avant la "Quête", on découvre Bragon et Mara jeune, leur apprentissage de la vie et moult autres détails qui enrichissent l’histoire de la quête. Le scénario de ce premier tome est rondement mené et très efficace. Les dessins de Lidwine sur ce tome 1 sont vraiment très beaux, on dirait du "Loisel". Pour la couleur, c’est toujours Loisel qui s’y colle est c’est toujours aussi sublime que les derniers tomes du premier cycle. Pour le tome 2, c’est Aouamri qui reprend le dessin. Vivement que l’album sorte et j’espère qu’on reverra le Rige...
La Légende des nuées écarlates
Alors là, attention ! C'est un petit bijou que vous tenez entre vos mains... Tout d'abord un petit bijou graphique tant le dessin, la mise en page, et la colorisation sont soignés et savamment réfléchis. L'association du pourpre, du blanc et du noir est tout bonnement superbe. Cette BD est sans nul doute l'une des plus belles qu'il m'ait été donné de lire jusqu'à présent. Côté scénario, même s'il est vrai que l'histoire du 1er tome est légèrement confuse de prime abord, la suite permet de faire le lien entre les différents personnages. Ainsi, l'histoire ne constitue pas la plus grande force de cette œuvre mais plutôt la poésie qui transpire à travers chaque page. En effet, l'histoire d'un héros amnésique à la recherche de son passé n'est pas des plus originales... Les aficionados de culture nippone crieront également au scandale en révélant les nombreuses imperfections dans la description de la culture des samouraïs mais pour moi l'essentiel n'est pas là. Et quand on pense que l'ensemble est réalisé par un seul homme... Chapeau bas, monsieur Salvério Tenuta ! J'attends la suite avec impatience en espérant que cette incroyable qualité soit toujours de mise. Après lecture Tome 3 (17/03/2010) : Ce tome révèle beaucoup d'éléments sur le passé de Raido San. On comprend ainsi mieux le lien qui l'unit au personnage féminin Meiki. Ça saigne également beaucoup plus avec des affrontements où les têtes et les bras volent dans tous les sens et le final (dernière planche) nous promet un affrontement grandiose dans le dernier tome de cette magnifique série. Côté dessin, c'est toujours aussi beau. Un petit bémol toutefois concernant la couverture brillante qui est nettement moins belle que celle des précédents tomes où les lettres brillantes du titre ressortaient mieux sur le fond mat. Après lecture Tome 4 (30/05/2011) : Le quatrième et dernier tome clôt la série de belle façon même s'il est vrai que la fin reste convenue. Un peu déçu par le dernier affrontement entre Raïdo San et Nobu Fudo qui est relativement bref. L'ensemble mérite toutefois largement la note de 4/5. A noter que ce dernier tome reprend la très belle couverture des deux premiers tomes. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 8,5/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 9/10 NOTE GLOBALE : 17,5/20
Les 4 As
J'étais un fan des 4 as quand j'étais petit et aujourd'hui, à plus de 30 ans, j'adore toujours autant ! Mais c'est sûrement de la nostalgie ; j'avoue que les derniers albums (les 20 derniers !) ne sont pas top, on retrouve de temps en temps la saveur des premiers mais l'esprit n'est plus là... J'adore relire les premiers albums. Oui c'est désuet, oui c'est simple, oui c'est bon enfant mais, je sais pas, j'y suis attaché. Il n'y a pas longtemps la série a été relancée avec "La Ballade des 4 As" qui commence comme un mauvais épisode de Dallas : en effet Lastic a rêvé tous les 40 albums qui ont précédé ! un scandale ! Pourquoi ne pas faire faire comme pour les aventures de Lefranc : faites nous renaître Les 4 As dans les années 60 quand il n'y avait pas de portable et surtout dans l'époque où ils se sentent le mieux ! Pour moi cette série est culte je conseille les premiers albums.
Yiu
Cette série est franchement particulière. Pour moi, elle est culte. Cependant elle n’est pas exempte de défaut, le principal étant de réussir à passer la lecture du premier tome, qui est avouons le assez creux en action… C’est pourquoi je me permets ci après de détailler un peu plus les premier et deuxième tomes. Si vous voulez un avis plus rapide, ne lisez que le passage sur le tome 7. En découvrant le premier tome de cette BD, je dois avouer que j'avais un peu peur. Les couleurs sont sombres, l'ambiance, on ne peut pas le rater, est apocalyptique. En ouvrant la BD au hasard des pages, le premier aspect a presque été rebutant. Mais bon, je l'avais entre les mains, je n’allais pas la jeter ! Donc, c'est parti on s'installe convenablement et on commence par la première page cette fois ci. Trois pages pleines pages s'enchainent, présentant une tour. Intacte, frappée de plein fouet par un missile ? et s'écroulant. Mouais pas convaincu. Pourtant en se penchant un peu plus sur le travail, il est incroyable ! Le nombre de détails repris à chaque fois afin de refaire le même objet ! Les planches suivantes rivalisent toutes de beauté ! Guenet à la peinture nous livre un impressionnant art book ! Le travail est sidérant ! Heureusement que j'étais déjà assis ! je ne reviendrai pas sur le travail des dessinateurs et coloristes, Le travail reste incroyable de beauté, de précision, de détails, de mise en page de découpage….Bref, tout, absolument tout dans le dessin est EX-CEL-LENT. Même l’arrivée de l’informatique sur les derniers albums , pour moi qui suis plutôt sensible à son utilisation, ne me fait pas changer d’avis sur ce sujet. Une maitrise sidérante ! Coté scénario, ce premier tome nous présente le monde dans lequel nous allons évoluer. Notre mercenaire tueuse qui servira d'héroine nous est introduite presque banalement. complètement immergée dans cet univers qui semble prendre le dessus sur l'histoire. Et puis finalement son contrat est propre, l'héroine sans peur et sans reproche, froide et méticuleuse dans son travail. On ne sait rien d'elle, on peut tout imaginer. Le pire, comme le pire !(oui deux fois pire). Quel atroce passé a-t-elle subi pour en arriver là ? On referme le premier tome sans en apprendre plus mais pour ma part avec une seule envie ouvrir le deuxième volume afin d'en découvrir davantage. Le deuxième tome pourrait être appeler le premier vrai tome de la série avec la mise en place de l'histoire. Donc, pas encore d'action fabuleuse, mais la préparation d'une lutte qui s'annonce épique avec la naissance de l'anté Christ !!! Les scénaristes n'ont ils pas vu trop gros ? Quel client pour une mercenaire tueuse !!! Mais les premières pages nous laissent découvrir l'héroine sous sa vraie nature, celle d'une jeune fille prise entre deux feux (!!!). Dans un monde où chaque naissance est un miracle, chaque vie un véritable cadeau de Dieu, son frère est gravement malade et sous assistance respiratoire constante. Yiu ne se bat que pour pouvoir payer de nouveaux poumons à son petit frère ! Nous découvrons Yiu à des années lumières de ce que le premier tome nous laissait entrevoir. Non pas froide et sans pitié, mais humaine et sensible. Chapeau les auteurs ! En fait les auteurs nous présentent, en quelque sorte, en parallèle la naissance des deux principaux protagonistes. Les tomes 3 et 4 sont plus basés sur l’action. Mais cette action fait justement la grande particularité de Yiu. Durant ces 2 albums, le scénario en lui-même n’avance que très peu, je l’avoue et beaucoup pourraient s’en plaindre. Pour moi, nul ennui, mais une immersion impressionnante dans cet univers qu’il faut réussir à savourer à sa juste valeur. Quelle rage ! quelle hystérie ! Un bouillon de colère, de violence et de haine ! Après la tueuse froide et parfaite du n°1, après la fille sensible qui veut sauver son petit frère du n°2, voici Yiu en tant que fille du diable dans toute sa folie ! Elle qui ne pense qu'à fournir un corps nouveau et meilleur à son petit frère prend de bien grands risques pour sa propre santé ! Un contraste saisissant entre chaque tome où Yiu découvre chaque fois une nouvelle facette. Le combat est épique. La haine, la folie, la violence ! La maitrise de ces paramètres par Yiu. L'intensité des combats et des sentiments arrive à son paroxysme ! Dans le tome 5 la trame apparaît beaucoup plus complexe que prévu et les craintes d'un scénario bâclé au profit d'une oeuvre d'art sont gommés. Une nouvelle puissance entre en jeu et son but est radicalement opposé au triumvirat, mais parfaitement logique à la lumière des croyances religieuses actuelles et futures. Yiu s’impose tant par son scénario que son dessin. Le tome 6 est une transition qui m’a légèrement déçue en ne faisant que s’appuyer sur toutes les qualités précédentes sans réussir à augmenter son intensité. En même temps surement suis-je devenu trop exigeant en regard de la qualité des tomes passés ! Un dernier tome qui termine magistralement cette série. Ce 7ème tome est hors norme car il clôt (enfin !?) cette série mère furieuse et enivrante. J’aimerai en dire, faire plus de lien avec le scénario libérateur de ce dernier album, mais cela tiendrait du spoiler. Yiu est une série culte, une série hors norme par bien des aspects. Yiu est hors norme par la difficulté que l’on peut avoir à rentrer dans cette histoire Yiu est hors norme par le background développé, par la profondeur de l’univers et le fourmillement de détails. Bref par la qualité du ciment du scénario. On s’immerge dans cet univers qui rapidement nous submerge, nous étouffe, nous prend à la gorge, nous englouti et nous hypnotise. Yiu est hors norme par sa qualité graphique. Chaque page, chaque image est un tableau, une fresque, une œuvre véritable qui fourmille de vie, fourmille de détails. La mise en page, le découpage, la maitrise des perspectives, l’utilisation des plongées, contre plongées, la gestion des angles de vue sont hors normes. Un dessin d’une esthétique sûre à l’image de ce dieu d’un bleu électrique qui tranche sur le tons chauds rouge-orangés de cet univers. Yiu est hors norme par la rage, par la haine, par la violence de son univers chaotique, par son ambiance de fin du monde, par l’énergie qui se dégage de chaque page, par le souffle épique qui brule chaque seconde de ce récit. Yiu est hors norme par son récit linéaire, par son récit qui avance lentement, montant en puissance, montant en dramaturgie progressivement. Yiu est hors norme par son manque de rebondissement. Il faut bien l’avouer, si Yiu a un défaut c’est celui là…6 premiers albums dans lesquels seule l’énergie du récit porte à bout de bras un scénario plutôt sans grosses surprises… Yiu est hors norme maintenant, je peux le dire par le dénouement de cette histoire. Une histoire sans concession du début à la fin. Une histoire qui se termine comme jamais je ne l’aurais imaginé. Maintenant de dire cela, c’est déjà trop en dire. En tout cas, une fin très riche en émotion, très forte, poignante. Le combat entre la bête et Yiu, le lien avec le frère prennent une dimension toute autre. Un bouquet final comme rarement j’ai pu en lire. Une série de rebondissement qui nous prend à la gorge durant toute la première moitié de l’album avant de terminer l’apocalypse et de finir l’histoire sur une note optimiste, la première de cette série, mais qui malgré tout sert le cœur à l’idée de ce que cela représenterait réellement. A vous tous qui n’avez pas peur de vous perdre dans une série unique, sans nul pareil, sans comparaison possible et tout ce que je viens de dire. Jetez vous passer ce premier tome d’introduction que nombreux décrivent comme trop long et vous découvrirez une série qui ne pourra pas vous laisser indifférent qui malheureusement par son identité si particulière en rebutera aussi surement plus d’un. Yiu, je pense que l’on adore ou que l’on déteste. Mais il n’y aura pas de juste milieu.