Les derniers avis (7596 avis)

Par Kasha
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Scott Pilgrim
Scott Pilgrim

J'avais déjà entendu parler de cette BD sans m'y intéresser, je pensais que c'était encore un truc pour adolescent boutonneux ennuyeux à mourir... Bon après il y a eu l'adaptation en film par Le Grand.... Le Sublime.... Edgar Wright !!!!! Bref, j'adore ce directeur donc le film a quelque peu éveillé ma curiosité.... mais en fait non, pas plus que ça, je suis un peu passé à côté surement dû aux à priori que j'avais déjà sur la BD. Et puis voilà les vacances de La Toussaint et... je me fais chier, mais alors méchamment ! Je passe mon temps à rien glander chez moi, et là... Je repense à ce film... Je regarde les trailers sur le net... Et ben merde, ça m'a l'air d'être terrible !!! Accordant plus d'importance à l'œuvre originale j'achète le premier tome et mon impression se renforce ! Au niveau des dessins... Franchement j'étais réticent aux premiers abords, mais finalement une fois dépassée la couverture (qui est pas vraiment représentative de ce que fait l'auteur) c'est plutôt joli ! Le noir et le blanc est bien utilisé je trouve, ça peut paraitre très simplifié mais franchement ça donne finalement du caractère et un côté "mignon" aux personnages. Je trouve que c'est très ressemblant à ce que fait Marjane Satrapi (Persepolis...) et aussi, comme l'a dit Ro, à Jamie Hewlett, notamment pour les fringues et l'attitude "bad-ass" qu'on donne. Je ne vois pas du tout par contre où ça fait "manga" ??? Le découpage est classique mais ça marche bien et, du coup la lecture reste fluide. Pour les plans, c'est du bon ! Ils sont originaux et on comprend pourquoi Wright (qui est un metteur en scène talentueux) a choisi de faire cette adaptation. Donc l'histoire tourne autour de Scott Pilgrim, une branloutte de 23 ans, sans travail, bassiste dans un groupe un peu bidon, un peu nerd sur les bords, vivant avec son ami et coloc' gay, Wallace Wells. Bref, c'est un type "normal" (il me fait quelque peu penser à un de mes frères...). Il vient de sortir (en fait, ça fait un an) d'une relation houleuse avec une fille et essaye de se remettre en forme en sortant avec une lycéenne de 17 ans (mon Dieu, mais elle est mineure, mais que fait police secours ?). Mais bon... Juste à ce moment là, il rencontre une autre fille, et là, c'est le coup de foudre direct.... De ce fait, il fait connaissance avec cette muse et entame une relation avec, laissant, au passage, tomber l'autre minette... A première vue, l'histoire a l'air d'être une simple histoire d'amour comique teintée d'un petit peu d'humour "geek" mais.... Ouais bon en fait c'est un peu ça, mais l'humour vaut le détour, ça me refait penser à une autre création de Wright : Spaced. Enfin bon, il y a quand même un hic dans cette relation : pour pouvoir vraiment sortir avec cette fille, Scott devra battre les 7 ex-petits amis maléfiques de celle-ci (bon ça rend mieux en anglais "7 evil exes"). Donc pour résumer l'histoire : on a une belle romance avec un très bon humour parsemé de combats tout droit sortis d'un jeu vidéo. Je pense que cette BD peut plaire à tout le monde pourvu qu'on aime le genre. Un bon récit qui parle de quelque chose par lequel on est tous passé.

31/10/2010 (MAJ le 01/09/2011) (modifier)
Par js
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Codex angélique
Le Codex angélique

Cette BD vient de rentrer dans celles que je préfère. C'est une explosion graphique et une tuerie scénaristique ! Tome 1, première planche : j'adhère d'emblée ! Tout d'abord, un des points très réussi de cette oeuvre est d'avoir su user d'un vocabulaire un peu ancien et d'y avoir mis quelques tournures spécifiques de cette époque, le tout dans un style vraiment soigné et très recherché (c'est grossier et vulgaire mais sans jamais choquer ou sans jamais être cru gratuitement, le tout fait souvent sourire). Pour l'histoire, la fin du premier tome est assez surprenante, et j'ai eu peur d'être déçu par la suite et de perdre le charme initial de la série. Mais non, tous les tomes sont excellents, le scénario tient vraiment la route et l'ensemble m'a conquis de A à Z, sans aucune fausse note à mes yeux. Puis, même si l'histoire fait quelques parallèles avec Jack l'Eventreur, cela est bien amené et ne nuit pas la lecture. Les protagonistes sont vraiment complexes et plein de mystères. Ils en sont attachants, voire fascinants (le jeune héros me fait penser à Arthur Rimbaud). Les rebondissements et la complexité (raisonnable) du scénario rendent la lecture exquise. Le dessin résulte du chef d'oeuvre. Un trait remarquable, des couleurs bien choisies et bien adaptées au scénario. J'ai passé beaucoup de temps sur les planches à scruter tous les détails et à saisir toutes les nuances et tous les jeux d'ombres. Puis le petit dessin d'Anthony Jean (La Licorne) au début d'un des tomes est sympathique (j'adore Jean). Pour couronner la lecture, les auteurs ont mis à la fin de la BD un petit lexique très drôle et très bien trouvé ; histoire de bien finir la lecture. A lire de toute urgence, série excellentissime !

26/08/2011 (modifier)
Par Pacman
Note: 5/5
Couverture de la série Wollodrïn
Wollodrïn

Mon regret en avisant Sept voleurs était de na pas lui voir de suite, hé bien ils semble que les auteurs m'aient exaucé. Et quelle suite! Un pur régal. Tout y est: bon scénario, superbes dessins, suspens, flash blacks et quelques questions bien posées. Je n'ai pas pu m'empêcher de faire le parallèle entre les orcs et les indiens d'Amérique dans les traitements qu'ils subissent. Avec pour touche finale un petit espoir sur le thème du rapprochement des peuples. Un superbe réalisation, pas révolutionnaire, mais superbe.

25/08/2011 (modifier)
Par js
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Trilogie Nikopol
La Trilogie Nikopol

Wow ! L'imagination dont a fait preuve Bilal est plutôt incroyable ! La lecture se fait doucement au début car j'ai eu un petit temps d'adaptation pour le dessin et le scénario très déroutants. Mais après, c'est réellement prenant ! L'histoire est originale sur énormément d'aspects, tant au niveau du scénario que du dessin. C'est bien là la force de ce triptyque : surprendre ! Tout au long de la lecture, l'auteur ne cesse d'innover ; un coup sur un aspect futuriste bien vu, ou sur des bulles originales, ou sur un dessin, ou sur l'allure d'un personnage, ou sur l'organisation de l'histoire.... Bref, on se laisse aller dans ce monde futuriste pas très glorieux et même si parfois le scénario a l'air de perdre le fil conducteur, la lecture n'en souffre nullement et tout le récit est un vrai régal. Pour l'histoire plus politique, chacun y verra ce qu'il veut car je pense que cette BD fait également réfléchir sur pleins d'aspects et qu'une seule lecture ne suffit pas à saisir toutes les subtilités de cette trilogie magnifique. Le dessin de Bilal est reconnaissable de loin. Un dessin plutôt figé mais très précis, très innovant, très coloré. De plus, ici, Bilal se fait vraiment plaisir et organise ses planches de façon intelligente et surprenante. Graphiquement, c'est excellent ! Une trilogie à découvrir et à posséder car elle regorge de tout ce qu'il faut pour être vraiment culte. En finissant la lecture, une envie : relire le tout tant la lecture est riche !

20/08/2011 (modifier)
Couverture de la série Gaston Lagaffe
Gaston Lagaffe

Eeeeeeeeet un 5/5 de plus, bien sûr ! Gaston Lagaffe, c'est un des nombreux témoignages du génie de Franquin. Et oui, car pour réussir à sortir autant d'albums tout en maintenant une qualité indéniable : respect ! Quand on pense à toutes ces séries qui tirent un peu trop sur la ficelle commerciale jusqu'au point de faire de la BD pas drôle... Dans chaque album, il y a forcément un gag qui provoque le rire (et d'innombrables autres qui amènent le sourire). Franquin a su habilement faire évoluer son Gaston et son univers, notamment en rajoutant petit à petit des personnages qui apportent beaucoup au caractère drôle de la série : Mademoiselle Jeanne, Prunelle, De Maesmeker, mais aussi des animaux, tous plus farfelus les uns que les autres : le chat, la mouette, le poisson, le dindon... ! Chaque gag sur la non-signature des contrats me fait m'esclaffer ! Quant au petit chat, Franquin a dû étudier et cotoyer ces félins de près, car son comportement "fou-fou" est très réaliste. Personnellement je suis un grand fan de cette petite bête ! Une autre qualité de Franquin dans cette série est son imagination plus que prolifique. Combien de drôles de machines, plus ou moins utiles, à électricité, à rouages, au charbon, à courroies, a-t-il fait faire à notre célèbre gaffeur ? Chacune est un chef d'oeuvre ! Rajoutez à cela un dessin dynamique, des dialogues bourrés de jeux de mots, et vous obtenez une BD culte. Chapeau Franquin, et merci, où que tu sois ! ( 48 )

19/08/2011 (modifier)
Par Tomeke
Note: 5/5
Couverture de la série Les Aventures de Tintin
Les Aventures de Tintin

Alors que le film s'apprête à sortir, je me rends compte que je n'ai toujours pas avisé ce monument de la BD. Je ne me vois pas lui attribuer une autre note ; cette série a fait - et fait encore - évoluer le 9ème Art. Me concernant, avec Astérix, Tintin est le commencement d'une passion qui dure maintenant depuis près de 25 ans. Pourrais-je préciser le nombre de fois que j'ai lu, re-lu et re-re-lu ses aventures ? Impossible, tout simplement... Chaque histoire était prétexte d'évasion, d'aventure, de rêves et de dépaysement. Je reste épaté par l'engouement que suscite encore aujourd'hui cette série ; c'est phénoménal ! Le graphisme d'Hergé est lui aussi extraordinaire : des personnages simples mais expressifs et singuliers, des décors très fouillés, des couleurs vives mais sobres, tout contribue à rendre ces albums intemporels. Dès lors, peu importe pour moi les débats qui s'articulent autour de l'auteur et de son oeuvre. Je crie haut et fort que cette série fait incontestablement partie de mon enfance et de ma culture ! Merci Hergé...

19/08/2011 (modifier)
Par descombes
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Crochet à Nuages
Le Crochet à Nuages

L'histoire de deux enfants au pays dogon. Voulant bien faire, ils font une bêtise qui met en émoi le village. Tout y est, leur culture, leurs croyances, le bonheur de vivre dans un village "pauvre" d'apparence. Il faut lire sans a priori, ce n'est pas l'Afrique misérable qu'on nous présente trop souvent, mais celle qui a gardé ses traditions et où on vit heureux malgré un environnement si rude, où les enfants connaissent l'amitié indéfectible, celle choisie et qui durera toute la vie. C'est l'Afrique de la solidarité villageoise. J'ai découvert cette BD parce que j'ai voyagé en Afrique, aimé les peuples qui ont gardé leur culture et que je trouve essentiel de faire partager ces découvertes afin de changer le regard de l'occidental trop enclin à ne juger qu'en référence à sa propre culture. Il y a plein d'occasions de faire réfléchir un enfant sur ce qu'il voit ou se passe dans cette BD. Elle est très riche, ne serait ce que de comparer mine de rien l'image des ruelles du village au pied des falaises et celle pleine de vie et joyeuse du marché de la plaine. Sans parler des caricatures dans le comportement des personnages. Tout est bien vu et les dessins sont parfaits. Pour avoir beaucoup lu et vu sur la culture Dogon, je peux dire qu'ethnologiquement parlant, c'est une belle réussite.

17/08/2011 (modifier)
Par Jetjet
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Vieilles Canailles
Vieilles Canailles

Qu’est ce qui pourrait être encore plus enthousiasmant et agréable à lire que Spaghetti Brothers dans le domaine de la comédie féroce et corrosive et ne s’octroyant aucun tabou dans la peinture de cette famille déjantée de déracinés italiens ? Et bien ni plus ni moins que sa conclusion parue en deux tomes et qui se révèle aussi indispensable que réussie. Tout comme 20th Century Boys et son épilogue 21st Century Boys paru en deux tomes, ce dytique nécessite la lecture de la série fleuve d’origine pour bien en comprendre toutes les subtilités et toutes les péripéties de cette famille que j’espère pas comme les autres. Trillo a eu l’idée de génie de se plonger une bonne vingtaine d’années plus tard en mettant à l’honneur un Amerigo vieillissant qui n’a rien perdu de sa « superbe » si je peux m’exprimer en ces termes, car il mérite bien le superlatif employé par Miranda dans son avis précédent pour ses faits d’armes aussi peu glorieux que répugnants. La bonne idée ne se limite pas à cette ellipse temporelle mais également au fait que les histoires nous sont contées sous forme d’anecdotes et de tranches de vie visant à illustrer un livre de mémoires rédigé par le fils ainé de Carmela. On passe donc d’une époque à une autre avec une maîtrise narrative tout à fait exemplaire. La « famille » n’a rien perdu de sa superbe et c’est un régal sans égal que de les redécouvrir sous un nouveau jour ainsi que de découvrir l’évolution des différents protagonistes. Ce serait presque avec regret qu’on arrive à la dernière page malgré le sordide des situations évoquées mais il y a un plaisir coupable de rire et sourire à tous ces excès. En outre, l’auteur a eu le bon goût de trouver une conclusion culottée et satisfaisante en point d’orgue d’une série décidément pas comme les autres. Rien à redire sur le dessin noir et blanc de Mandrafina qui est toujours aussi bon et inspiré… Je suis vraiment sous le charme de ces dessinateurs sud-américains avec Risso et Bernet qui ont également travaillé avec Trillo, la boucle est bouclée ! Un must absolu d’humour noir et grinçant, à lire absolument dans sa totalité peut-être même encore meilleur que Spaghetti Brothers dont les quelques défauts sont gommés ici !

16/08/2011 (modifier)
Couverture de la série Siegfried
Siegfried

Attention série culte ou en devenir ! J’ai apprécié le travail d’Alice sur Le Troisième Testament et je voulais voir ce que ça donnait comme dessinateur et scénariste. Le résultat surpasse mes attentes, pour moi, aujourd’hui, Alex Alice est tout simplement le meilleur. L’histoire d’abord s’inspire à la fois de la légende originaire de Siegfried, de l’anneau des Nibelung, et de l’opéra de Wagner, lui-même inspiré de cette légende. D’ailleurs, Alice s’est essentiellement inspiré de Wagner, ne serait-ce que pour le découpage de l’histoire en trois actes : Siegfried, La Walkyrie et Le crépuscule des dieux. N’en déplaise aux fans il n’y aura que 3 tomes. Je ne vais pas résumer le récit, d’autres l’ont fait avant moi. Si le ton de la série est assez dur (c’est vrai qu’on ne rigole pas beaucoup) c’est parce qu’on est dans une grande fresque où le destin du monde est en jeu. Heureusement qu’il y a Mime, personnage cynique, manipulateur, mais aussi pathétique et lâche, ce qui le rend attachant. Il faut acheter les versions de luxe (seulement si comme moi vous êtes dingue de cette série), pour voir les croquis et les explications d’Alice dans sa recherche des faciès des personnages et des décors. C’est vraiment très intéressant. D’ailleurs le dessin parlons-en. C’est magnifique ! Alice a tout compris de la bande dessinée, le découpage est dynamique et les héros sont animés, on sent qu’on lit une bd quoi ! Pas comme dans d’autres où certes c’est beau mais figé. Au niveau dessin, rien à redire. La couleur, pareil, on passe de l’hiver donc de couleurs froides, au printemps avec mille verts différents. SU-PERBES je vous dis !

11/08/2011 (modifier)
Par Looping
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série W.E.S.T
W.E.S.T

Du Western, de l'occulte, j'aime ce genre de combos improbables qui donne un petit plus à un récit (du genre Comboys et Envahiseurs ou Red Dead Redemption : Undead Rising). Le Pitch est simple: une équipe, une mission et carte blanche pour résoudre l'affaire. Un scénario sommes toutes classique, mais ça fonctionne et moi j'en demande pas beaucoup plus. Rajoutez à ça un chef d'équipe charismatique, une belle docteur, un tueur sanguinaire romantique et un gros bras au grand coeur et l'histoire roule toute seule. L'histoire rebondit toujours au bon moment. La mise en scène est rhytmée, presque filmique. Les mystères sont vraiment mystiques et pas expliqués de façon logique ou scientifique comme dans beaucoup de récits du genre. Ce qui nous permet de mieux nous immerger dans le histoire et d'ajouter de la tension. Le dessin de Rossi est génial et sans conscession, toujours juste et savamment mis en couleurs (il aime le orange). Ceci dit de temps en temps les cases peuvent être un peu surchargées et géner la lecture et la prise d'information. Une deuxième lecture n'est pas nécessaire pour saisir l'intrigue mais elle est intéressante pour resaisir des détails qu'on avaient laissés passer. J'ai acheté la série complète en moins de deux semaines, je n'ai pas pu m'arrêter de lire, et croyez moi je n'éxagère pas. A mettre entre toutes les mains.

10/08/2011 (modifier)