Il en faut du talent pour réussir pareil exercice et adapter avec autant de brio en bande dessinée une œuvre aussi complexe et travaillée. Ce genre de gymnastique est souvent périlleux puisqu’il ne tolère pas d’à peu près si l’on veut rester fidèle à l’esprit original de l’œuvre.
Et le défi est de taille lorsque l’on s’attaque à un des pontes de la science fiction, Philip K. Dick, dont nombre des œuvres ont déjà été portées au grand écran sous différents titres (Blade Runner, Total Recall, Planète Hurlante, Minority Report) ou ont tout simplement inspiré d’autres grands succès (The Truman Show, eXistenZ) par quelques uns des plus grands réalisateurs (Ridley Scott, Steven Spielberg, David Cronenberg).
Dans ce triptyque, le talentueux Tony Parker, dessinateur sur quelques tomes de la série Warhammer 40,000, s’attaque au scénario et au dessin à l’une des meilleures adaptations qu’il m’ait été donné de lire.
« Do androïds dream of electric sheep », qui a inspiré le film Blade Runner, est ici adapté avec une grande intelligence et un profond respect pour l’œuvre originale ce qui devrait réjouir les fans de l’œuvre de Philip K. Dick dont je fais partie. Le fait de vouloir conserver le texte intégral du roman pourra certainement rebuter certains lecteurs mais permet a contrario de renforcer ce qui fait souvent défaut aux adaptations à savoir le background psychologique et l’ambiance du récit, ce qui est primordial dans le cas de cet auteur. On retrouve donc des scènes ponctuées par quelques pensées du héros et quelques textes descriptifs qui favorisent grandement l’immersion dans le récit.
L’action se passe dans un futur post apocalyptique ou les hommes ont dû fuir la Terre et coloniser Mars pour échapper aux radiations sévissant sur Terre. Seuls restent les gens catalogués comme « spéciaux » atteints d’une dégénérescence entrainant des déficiences mentales, les réfractaires à l’exode et quelques hommes dont la profession les obligent à rester.
C’est le cas de Rick Deckard dont le métier consiste à traquer et à chasser les androïdes qui se sont enfuis et se cachent sur terre parmi les terriens. Car les androïdes sont devenus de plus en plus perfectionnés pour répondre aux besoins humains et sont donc de plus en plus difficiles à différencier. Offrir un androïde à tout terrien migrant sur Mars est même un des moyens utilisé par le gouvernement pour encourager l’exode de la population. Certains androïdes acceptant mal leurs conditions tentent donc de fuir et de se mêler à la population.
L’histoire pose aussi quelques bases de réflexion sur le vrai sens de « l’humanité », les différences séparant l’humain de l’androïde ne font que s’amenuiser au fur et à mesure de l’avancée technologique. A partir de quand un androïde peut-il faire preuve d’humanité ? Et à l’inverse qu’est ce qui définit l’humanité chez l’Homme ?
Je n’en dis pas plus sur le déroulement de l’histoire mais je ne peux que conseiller à ceux qui apprécient l’univers de P.K. Dick de prolonger l’expérience à travers ses romans.
Côté dessin, rien d’exceptionnel, le style est assez sobre et la colorisation très neutre, cela rend même la lecture plus aisée et j’avoue ne pas avoir prêté trop d’attention aux décors au vu de la quantité de texte à ingurgiter.
Je ne cache pas que ma lecture a été grandement influencée par le fait que j’apprécie énormément les romans de P.K. Dick et j’attends impatiemment la parution des prochains tomes pour me replonger dans cette atmosphère si particulière à son œuvre. Je ne peux donc que recommander la lecture et l’achat de cette série.
Dragon Ball a une place spéciale dans mon cœur. C'est le premier manga que j'ai lu et c'était l'une des œuvres cultes durant mon enfance. Je jouais même à Dragon Ball avec mes amis. Que de bons souvenirs.....
Je pensais que j'aimerai moins une fois plus grand, et c'était le cas durant un moment, mais une relecture récente m'a fait réaliser que j'aimais autant cette série que durant ma jeunesse. Le scénario semble simple, mais il est en fait riche en humour et en aventure. Toriyama a créé au fil des tomes des personnages absolument remarquables et des méchants charismatiques (à l'exception de Cell que je trouve ennuyeux). Mon préféré est sans contredit Boo qui est à la fois amusant et dangereux.
Je dois dire toutefois que je préfère les premiers et derniers tomes qui avaient plus d'humour. Et je n'aime pas trop que la plupart des personnages deviennent des figurants au profit des saiyens.
Graphiquement : magnifique !
La scénarisation ? Également très sympa : l'imagination de l'auteur nous emporte dans un monde de sexualité inhumaine, puisque le fait de fées et d'animaux divers. L'auteur en exploite les différentes morphologies pour mettre en scène de nombreux fantasmes (lesbiens, fantaisiphile, SM soft, ... etc.).
Par rapport à d'autres critiques, je ne pense pas qu'il y ait lieu de se choquer devant la tendance zoophile, pas plus réaliste ici que dans un Barbaralice de Gotlib où l'héroïne se fait prendre par le chat fou... C'est donc franchement pornographique, mais il s'agit avant tout de fantaisie, où de jolies fées sont soumises (ou conquises d'ailleurs) face aux caprices de rats des champs obsédés, face au dard d'une guêpe, ou encore, se retrouvent victime de leur propre narcissisme - excessif, c'est connu - face à un miroir... Un humour omniprésent couronne le tout sans gâcher le côté excitant de certaines scènes.
On sent bien, au final, que les fameuses victimes ne sont pas tant malheureuses de leur sort, ce qui n'a rien à voir avec des BD plus franchement sadiques (je n'ai d'ailleurs pas encore vu de sang dans ce manga).
Excellente série !
Pour moi, une BD mérite le 5/5 cultissime lorsque l'envie de la relire pour la Xième fois peut vous prendre n'importe quand.
C'est le cas de la série XIII...
Dès la lecture des premiers tomes, je suis devenu accroc...Chacun donne envie d'acquérir le suivant !!
L'histoire est en effet passionnante, alambiquée à souhait, parfois même un peu trop, à tel point qu'il me faut retourner dans les tomes précédents pour bien en comprendre les ficelles. C'est ce qui fait aussi le charme de cette BD: comme elle n'est pas "simple", justement, on ne s'en lasse pas.
Il est vrai qu'une fois que l'on sait qui est le No I, l'intrigue perd de son intérêt...fort heureusement tardivement !
Le dessin de Vance me plait bien, même si les premiers tomes ont un peu pris de l'âge, et pour cause ! Il est relativement réaliste: cette BD, on y croit !
Les personnages sont captivants, et pas seulement le héros XIII, car chacun a sa part de mystère: La mangouste, Le colonel Amos, le Major Jones...
Achat conseillé ? OUI !!!
(23)
Bon, on aime ou on n'aime pas...
Si vous cherchez une BD drôle avec un scénar bien ficelé, laissez tomber car il n'y a PAS de scénario !! De ce fait, on peut sans problème lire, relire et rerelire les différentes histoires, tant il est difficile de se rappeler comment elles se terminent (et souvent elles ne se terminent pas !)
J'adore les gags d'Edika qui consistent à mettre en scène un jeu de mots à 2 balles (3 suisses habillés en costume traditionnel qui lui livrent un colis, par exemple...).
Ses albums font partie de ceux qui arrivent à me faire rire, notamment par certaines répliques-qui-tuent (comme de faire dire à un braqueur de banque "et pas un mot de tout ça aux flics, je préfère que tout ça reste entre nous !").
Rien qu'avec les titres des albums, on sait où on met les pieds: "Destins Yaourts", "Concerto pour omoplates", "Pyjama Blouze"...Les fans de l'humour au 36e degré y trouveront leur compte (du style Kamoulox...)
Une petite nuance cependant, une qualité d'album inconstante dans le temps... Pour moi la meilleure période est la période fin 80 - années 90.
Les derniers tomes ne sont pas aussi bien (en fait, quasiment depuis la colorisation) : les dessins sont beaucoup moins travaillés et les gags ont déjà été faits...
Malgré tout, si on veut bien se vider la tête, ça vaut le coup de se prendre un ptit album !
(10)
C'est du très bon !!
Alamo, même si vous connaissez la fin, vous serez pris par la lecture de ce tome 1 où le scénariste Dobbs "renouvelle " le mythe. Ici, ce n'est pas davy crockett le héros mais un certain Louis Rose. Héros ? Hum... Faudra peut être attendre le prochain tome pour connaitre le fin mot de cette histoire. L'auteur nous tenant en haleine de bout en bout.
Coté graphisme, Pezzi et Perovic y font un très bon boulot. Le lecteur aura l'impression d'être présent en ce jour de mars 1836.
Un tome 1 (sur 2) à ne pas manquer !
Moi, je trouve que c'est une bande dessinée généreuse, ça change de ces tome 1 avec une vague présentation des personnage et la suite au prochain numéro. Là il y a tout ce qu'on peut faire avec des bimbos et des chats et même une scène de catch lesbienne !!!
Et j'étais agréablement surpris que les bimbos ne soit pas condamnées à la fin, ce qui est un classique des films d'horreur, au contraire cette fois-ci on met la superficialité sur un piédestal comme une valeur antique présocratique.
Le dessin, il y a des hauts et des bas, comme vous ma préférence va vers les scènes de nuit, mais j'aimais bien la baston finale.
Pour conclure, je répète c'est mauvais genre, et ça ne DOIT pas plaire à tout le monde.
INCONTOURNABLE
Un Manga vraiment INCROYABLE
Malheureusement, beaucoup de personnes y resteront insensibles car le rythme est très très lent et mise fort, à mes yeux, sur la psychologie.
Malgré tout cela reste Mon Manga CULTE
L’invitation est la meilleure bd sur le thème de l’amitié que j’ai pu lire depuis Les Ensembles contraires de Kris. On se pose quelques fois la question sur quel ami on pourrait vraiment compter dans les moments les plus difficiles de notre existence. Chacun a sa vie avec son train-train quotidien. On n’aime pas généralement gérer les problèmes des autres dans notre société hyper individualiste. C’est le règne du chacun pour soi.
Aussi, ce thème et l’idée centrale de l’appel téléphonique pour le coup de la panne m’a bien séduit. La manière d’amener les choses est également très réussie car le lecteur sera surpris par l’évolution du scénario entre les deux personnages principaux. Il y a une réelle maîtrise de la part de l’auteur. Le dessinateur ne s’est pas trop mal débrouillé non plus.
A trop tirer sur la corde pour tester l’amitié, elle finit par casser. On peut en faire l’amère expérience. On peut être également très déçu par des personnes qu’on croyait être nos amis. Une amitié, cela s’entretient également. Il faut partager des moments avec eux même si on vit en couple. Bref, toutes les problématiques liées au thème sont présents pour une réflexion personnelle approfondie au-delà d’une agréable lecture.
J'ai attendu 8 ans avant de découvrir cette oeuvre majeure.
Cette série vous tient toujours en haleine. L'auteur ne se refuse rien (mais alors, rien !), les personnages sont bien campés, attachants ou détestables, un régal.
Si je devais lui reprocher quelque chose, ce serait le manque de logique sur certaines situations ou décisions qui entâchent - un peu - le déroulement de l'histoire. Oh, je vous rassure, rien de bien grave, mais on est parfois étonné des conséquences d'un simple coup de feu alors que les personnages en distribuent par pack de 12 depuis le premier tome, ou l'acuité soudainement accrue des zombies.
Ensuite, je pense que la série est à son apogée, et certains passages ont un goût de déjà-vu, ce qui n'est en l'état pas lassant, mais qui pourrait le devenir.
A part ça.... c'est une immense série qui vous fait vivre toutes les émotions des personnages, et que vous prennez en pleine face !
Un régal :)
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Do androids dream of electric sheep?
Il en faut du talent pour réussir pareil exercice et adapter avec autant de brio en bande dessinée une œuvre aussi complexe et travaillée. Ce genre de gymnastique est souvent périlleux puisqu’il ne tolère pas d’à peu près si l’on veut rester fidèle à l’esprit original de l’œuvre. Et le défi est de taille lorsque l’on s’attaque à un des pontes de la science fiction, Philip K. Dick, dont nombre des œuvres ont déjà été portées au grand écran sous différents titres (Blade Runner, Total Recall, Planète Hurlante, Minority Report) ou ont tout simplement inspiré d’autres grands succès (The Truman Show, eXistenZ) par quelques uns des plus grands réalisateurs (Ridley Scott, Steven Spielberg, David Cronenberg). Dans ce triptyque, le talentueux Tony Parker, dessinateur sur quelques tomes de la série Warhammer 40,000, s’attaque au scénario et au dessin à l’une des meilleures adaptations qu’il m’ait été donné de lire. « Do androïds dream of electric sheep », qui a inspiré le film Blade Runner, est ici adapté avec une grande intelligence et un profond respect pour l’œuvre originale ce qui devrait réjouir les fans de l’œuvre de Philip K. Dick dont je fais partie. Le fait de vouloir conserver le texte intégral du roman pourra certainement rebuter certains lecteurs mais permet a contrario de renforcer ce qui fait souvent défaut aux adaptations à savoir le background psychologique et l’ambiance du récit, ce qui est primordial dans le cas de cet auteur. On retrouve donc des scènes ponctuées par quelques pensées du héros et quelques textes descriptifs qui favorisent grandement l’immersion dans le récit. L’action se passe dans un futur post apocalyptique ou les hommes ont dû fuir la Terre et coloniser Mars pour échapper aux radiations sévissant sur Terre. Seuls restent les gens catalogués comme « spéciaux » atteints d’une dégénérescence entrainant des déficiences mentales, les réfractaires à l’exode et quelques hommes dont la profession les obligent à rester. C’est le cas de Rick Deckard dont le métier consiste à traquer et à chasser les androïdes qui se sont enfuis et se cachent sur terre parmi les terriens. Car les androïdes sont devenus de plus en plus perfectionnés pour répondre aux besoins humains et sont donc de plus en plus difficiles à différencier. Offrir un androïde à tout terrien migrant sur Mars est même un des moyens utilisé par le gouvernement pour encourager l’exode de la population. Certains androïdes acceptant mal leurs conditions tentent donc de fuir et de se mêler à la population. L’histoire pose aussi quelques bases de réflexion sur le vrai sens de « l’humanité », les différences séparant l’humain de l’androïde ne font que s’amenuiser au fur et à mesure de l’avancée technologique. A partir de quand un androïde peut-il faire preuve d’humanité ? Et à l’inverse qu’est ce qui définit l’humanité chez l’Homme ? Je n’en dis pas plus sur le déroulement de l’histoire mais je ne peux que conseiller à ceux qui apprécient l’univers de P.K. Dick de prolonger l’expérience à travers ses romans. Côté dessin, rien d’exceptionnel, le style est assez sobre et la colorisation très neutre, cela rend même la lecture plus aisée et j’avoue ne pas avoir prêté trop d’attention aux décors au vu de la quantité de texte à ingurgiter. Je ne cache pas que ma lecture a été grandement influencée par le fait que j’apprécie énormément les romans de P.K. Dick et j’attends impatiemment la parution des prochains tomes pour me replonger dans cette atmosphère si particulière à son œuvre. Je ne peux donc que recommander la lecture et l’achat de cette série.
Dragon Ball
Dragon Ball a une place spéciale dans mon cœur. C'est le premier manga que j'ai lu et c'était l'une des œuvres cultes durant mon enfance. Je jouais même à Dragon Ball avec mes amis. Que de bons souvenirs..... Je pensais que j'aimerai moins une fois plus grand, et c'était le cas durant un moment, mais une relecture récente m'a fait réaliser que j'aimais autant cette série que durant ma jeunesse. Le scénario semble simple, mais il est en fait riche en humour et en aventure. Toriyama a créé au fil des tomes des personnages absolument remarquables et des méchants charismatiques (à l'exception de Cell que je trouve ennuyeux). Mon préféré est sans contredit Boo qui est à la fois amusant et dangereux. Je dois dire toutefois que je préfère les premiers et derniers tomes qui avaient plus d'humour. Et je n'aime pas trop que la plupart des personnages deviennent des figurants au profit des saiyens.
Bondage fairies
Graphiquement : magnifique ! La scénarisation ? Également très sympa : l'imagination de l'auteur nous emporte dans un monde de sexualité inhumaine, puisque le fait de fées et d'animaux divers. L'auteur en exploite les différentes morphologies pour mettre en scène de nombreux fantasmes (lesbiens, fantaisiphile, SM soft, ... etc.). Par rapport à d'autres critiques, je ne pense pas qu'il y ait lieu de se choquer devant la tendance zoophile, pas plus réaliste ici que dans un Barbaralice de Gotlib où l'héroïne se fait prendre par le chat fou... C'est donc franchement pornographique, mais il s'agit avant tout de fantaisie, où de jolies fées sont soumises (ou conquises d'ailleurs) face aux caprices de rats des champs obsédés, face au dard d'une guêpe, ou encore, se retrouvent victime de leur propre narcissisme - excessif, c'est connu - face à un miroir... Un humour omniprésent couronne le tout sans gâcher le côté excitant de certaines scènes. On sent bien, au final, que les fameuses victimes ne sont pas tant malheureuses de leur sort, ce qui n'a rien à voir avec des BD plus franchement sadiques (je n'ai d'ailleurs pas encore vu de sang dans ce manga). Excellente série !
XIII
Pour moi, une BD mérite le 5/5 cultissime lorsque l'envie de la relire pour la Xième fois peut vous prendre n'importe quand. C'est le cas de la série XIII... Dès la lecture des premiers tomes, je suis devenu accroc...Chacun donne envie d'acquérir le suivant !! L'histoire est en effet passionnante, alambiquée à souhait, parfois même un peu trop, à tel point qu'il me faut retourner dans les tomes précédents pour bien en comprendre les ficelles. C'est ce qui fait aussi le charme de cette BD: comme elle n'est pas "simple", justement, on ne s'en lasse pas. Il est vrai qu'une fois que l'on sait qui est le No I, l'intrigue perd de son intérêt...fort heureusement tardivement ! Le dessin de Vance me plait bien, même si les premiers tomes ont un peu pris de l'âge, et pour cause ! Il est relativement réaliste: cette BD, on y croit ! Les personnages sont captivants, et pas seulement le héros XIII, car chacun a sa part de mystère: La mangouste, Le colonel Amos, le Major Jones... Achat conseillé ? OUI !!! (23)
Edika
Bon, on aime ou on n'aime pas... Si vous cherchez une BD drôle avec un scénar bien ficelé, laissez tomber car il n'y a PAS de scénario !! De ce fait, on peut sans problème lire, relire et rerelire les différentes histoires, tant il est difficile de se rappeler comment elles se terminent (et souvent elles ne se terminent pas !) J'adore les gags d'Edika qui consistent à mettre en scène un jeu de mots à 2 balles (3 suisses habillés en costume traditionnel qui lui livrent un colis, par exemple...). Ses albums font partie de ceux qui arrivent à me faire rire, notamment par certaines répliques-qui-tuent (comme de faire dire à un braqueur de banque "et pas un mot de tout ça aux flics, je préfère que tout ça reste entre nous !"). Rien qu'avec les titres des albums, on sait où on met les pieds: "Destins Yaourts", "Concerto pour omoplates", "Pyjama Blouze"...Les fans de l'humour au 36e degré y trouveront leur compte (du style Kamoulox...) Une petite nuance cependant, une qualité d'album inconstante dans le temps... Pour moi la meilleure période est la période fin 80 - années 90. Les derniers tomes ne sont pas aussi bien (en fait, quasiment depuis la colorisation) : les dessins sont beaucoup moins travaillés et les gags ont déjà été faits... Malgré tout, si on veut bien se vider la tête, ça vaut le coup de se prendre un ptit album ! (10)
Alamo
C'est du très bon !! Alamo, même si vous connaissez la fin, vous serez pris par la lecture de ce tome 1 où le scénariste Dobbs "renouvelle " le mythe. Ici, ce n'est pas davy crockett le héros mais un certain Louis Rose. Héros ? Hum... Faudra peut être attendre le prochain tome pour connaitre le fin mot de cette histoire. L'auteur nous tenant en haleine de bout en bout. Coté graphisme, Pezzi et Perovic y font un très bon boulot. Le lecteur aura l'impression d'être présent en ce jour de mars 1836. Un tome 1 (sur 2) à ne pas manquer !
Bimbos vs. chatons tueurs
Moi, je trouve que c'est une bande dessinée généreuse, ça change de ces tome 1 avec une vague présentation des personnage et la suite au prochain numéro. Là il y a tout ce qu'on peut faire avec des bimbos et des chats et même une scène de catch lesbienne !!! Et j'étais agréablement surpris que les bimbos ne soit pas condamnées à la fin, ce qui est un classique des films d'horreur, au contraire cette fois-ci on met la superficialité sur un piédestal comme une valeur antique présocratique. Le dessin, il y a des hauts et des bas, comme vous ma préférence va vers les scènes de nuit, mais j'aimais bien la baston finale. Pour conclure, je répète c'est mauvais genre, et ça ne DOIT pas plaire à tout le monde.
Vagabond
INCONTOURNABLE Un Manga vraiment INCROYABLE Malheureusement, beaucoup de personnes y resteront insensibles car le rythme est très très lent et mise fort, à mes yeux, sur la psychologie. Malgré tout cela reste Mon Manga CULTE
L'invitation
L’invitation est la meilleure bd sur le thème de l’amitié que j’ai pu lire depuis Les Ensembles contraires de Kris. On se pose quelques fois la question sur quel ami on pourrait vraiment compter dans les moments les plus difficiles de notre existence. Chacun a sa vie avec son train-train quotidien. On n’aime pas généralement gérer les problèmes des autres dans notre société hyper individualiste. C’est le règne du chacun pour soi. Aussi, ce thème et l’idée centrale de l’appel téléphonique pour le coup de la panne m’a bien séduit. La manière d’amener les choses est également très réussie car le lecteur sera surpris par l’évolution du scénario entre les deux personnages principaux. Il y a une réelle maîtrise de la part de l’auteur. Le dessinateur ne s’est pas trop mal débrouillé non plus. A trop tirer sur la corde pour tester l’amitié, elle finit par casser. On peut en faire l’amère expérience. On peut être également très déçu par des personnes qu’on croyait être nos amis. Une amitié, cela s’entretient également. Il faut partager des moments avec eux même si on vit en couple. Bref, toutes les problématiques liées au thème sont présents pour une réflexion personnelle approfondie au-delà d’une agréable lecture.
Walking Dead
J'ai attendu 8 ans avant de découvrir cette oeuvre majeure. Cette série vous tient toujours en haleine. L'auteur ne se refuse rien (mais alors, rien !), les personnages sont bien campés, attachants ou détestables, un régal. Si je devais lui reprocher quelque chose, ce serait le manque de logique sur certaines situations ou décisions qui entâchent - un peu - le déroulement de l'histoire. Oh, je vous rassure, rien de bien grave, mais on est parfois étonné des conséquences d'un simple coup de feu alors que les personnages en distribuent par pack de 12 depuis le premier tome, ou l'acuité soudainement accrue des zombies. Ensuite, je pense que la série est à son apogée, et certains passages ont un goût de déjà-vu, ce qui n'est en l'état pas lassant, mais qui pourrait le devenir. A part ça.... c'est une immense série qui vous fait vivre toutes les émotions des personnages, et que vous prennez en pleine face ! Un régal :)