J'ai tout simplement adoré, d'abord j'ai eu cette BD sur eBay pas trop cher ayant peur de la deception et j'ai acheté les autres tomes en librairie et je vous l'assure pour accrocher il faut lire le deuxième tome, car c'est à partir de celui là que tout devient intéressant.
Pour l'histoire mais aussi pour le dessin Ryan Ottley est bien meilleur que Cory Walker, même si les dessins sont un peu similaires, il y a quand même un changement et ce comics devient un peu moins cartoon.
Pour l'histoire, on voit bien que Robert Kirkman est aussi incroyable avec des zombies qu'avec des super-heros. On retrouve une violence un peu moins forte que celle de Walking Dead.
Robert Kirkman a quand même réussi a rendre un comics de super heros banal, original.
Et ce comics est pour moi culte, malgré le fait qu'il soit peu connu, ce qui est dommage puisque c'est une histoire incroyable et j'espère que Kirkman ne laissera tomber pas cette série tout comme Walking Dead.
Avec ce deuxième cycle, Leo nous emmène sur la planète Betelgeuse où la faune et la flore ne sont pas moins étranges que sur Aldébaran. L’univers toujours aussi original et immersif est un régal pour moi qui suis amatrice de science-fiction. On ne s’ennuie pas un seul instant et on ne peut s’empêcher de se demander constamment ce qu’il va arriver à nos personnages. Le secret de la Mantrisse est un peu plus dévoilé et la fin est bien meilleure que dans le cycle Aldébaran.
En somme, une bonne suite que je recommande vivement à ceux qui ont aimé Aldébaran.
Pour moi, c'est simple, la série Aldébaran est une série culte de science-fiction. Tout y est : des dessins simples mais agréables qui conviennent parfaitement à l'univers, des personnages attachants et convaincants, et enfin, une ambiance incroyable. Lorsque j’ai commencé la série, j’avais acheté les 5 tomes car j’avais lu beaucoup de bien sur cette série. Je n’ai pas pu décrocher avant la fin du dernier tome. Et une fois les 5 tomes lus, j’avais l’impression qu’il me fallait absolument les 5 tomes suivant de Bételgeuse pour pouvoir me replonger dans ce monde étrange et immergent.
Ce qui m’a particulièrement plu, c’est que le côté science-fiction est très présent avec les créatures bizarroïdes et les phénomènes mystérieux, mais pas étouffant comme c’est parfois le cas.
Je me pince en lisant certains avis.
Que Natacha ait été un fantasme pour nombre d'ados des années 70 c'est certain... mais c'est surtout une révolution dans la BD franco-belge ! une innovation qui a généré un succès immédiat !
Une héroïne qui pour une fois n’était pas un simple faire-valoir, dans les années 60 ça n'était pas commun. Un environnement original (hôtesse de l'air) justifiant les déplacements tout autour du monde et les scénarios rocambolesques.
Parmi ces scénarios quelques grands morceaux d’anthologie : "instantanés pour Caltech !" par exemple. Le tout servi par un dessin nerveux, efficace, "a la Franquin" que tout le monde voulait maîtriser à l’époque. Les planches de Walthery sont une vraie splendeur avec des scènes d'action dynamique et une foule de détails... (on comprend qu'il ait la réputation d’être en retard quand on voit la profusion de certaines de ses planches).
Les meilleurs albums sont dans le milieu de la série avec comme mention spéciale pour "L'Ile d'Outre Monde"... pour la plastique de l’héroïne. :)
Natacha est une des séries cultes des années 60 avec Spirou et Fantasio ou Astérix. Ma notation est certes un peu sentimentale mais cette BD fait partie que ce que j'emporterais sur une île déserte... (avec une dizaine d'autres).
Rainbow est une série ultra noire qui se déroule dans le Japon des années 50 et 60. On y suit des jeunes japonais en maison de correction et qui vont tout faire pour s'en sortir (notamment suite aux sévices vécus pendant leur emprisonnement).
La série se déroule en 3 arcs principaux, avec les mêmes personnages au centre de chacune des histoires.
Un dessin admirable pour une histoire très dure mettant en avant l'amitié. À ne pas mettre entre toutes les mains toutefois, certaines scènes étant particulièrement marquantes.
Etant fan de tout ce qui touche à la piraterie, j’ai été attiré par cette bd d’une part par l’originalité de son histoire (suite du livre L'Ile au trésor) et d’autre part par sa couverture (pour une fois que les dessins sont aussi bien que la couverture).
Xavier Dorison nous narre ici 1superbe histoire mêlant le mystère, l’aventure, le voyage et des personnages inquiétants. J’ai adoré cette sorte d’huis clos qui se passe la grande partie du récit sur un navire. On peut aussi dire que Dorison est très fort car on ne sait jamais si un personnage est bon ou méchant en commençant par Lady Hastings.
J’ai adoré les dessins de Mathieu Lauffray car ils sont très sombres (couleur rouge, noir) ce qui reflète bien l’ambiance mystérieuse et inquiétante de l’histoire. Chaque personnage a une trogne bien particulière, de vieux bourrus et de vieux loups de mers. Les cadrages sont superbes et dans le tome 3 on se croirait vraiment en amazonie. En résumé les planches sont d’une grande beauté.
Pour conclure vivement le tome 4 et je conseille cette bd à tous.
La sortie de cet album est un petit événement. Voilà pourquoi je me suis décidé à l’acheter. Cette série est une œuvre de jeunesse d’Urasawa ( « Monster », « 21st Century Boys », « 20th Century Boys », « Pluto »), et elle vaut son pesant d’or. Panini a décidé de sortir tout de suite l’édition de luxe, et je les remercie de cette décision, car cela donne un bel album de 300 pages, avec des planches en couleurs. Le papier est un peu fin mais cela ne m’a pas gêné.
Parlons de l’histoire, maintenant. Naoki Urasawa est une sorte de touche à tout, il a exploré la science fiction, l’horreur, mais c’est la première fois qu’il nous livre une telle série. En effet, c’est un manga sportif, qui parle de tennis, mais c’est aussi un drame. En effet, le frère de Miyuki Umino, l’héroïne de ce manga, a cumulé des dettes. Deux Yakusas se rendent chez Miyuki pour lui demander de rentrer dans un bordel pour gagner de l’argent facilement, afin de rembourser. Miyuki décide de devenir une tenniswoman professionnelle. Mais le parcours sera semé d’embûches.
Nous avons ici un premier tome rafraîchissant, drôle et captivant. Les deux petits frères et la petite sœur de Miyuki ajoutent une touche d’humour que l’on ne trouve qu’ici. Les situations sont un peu exagérées, mais en même temps, c’est fait exprès. Le dessin est fluide, un peu moins beau que dans « Pluto », mais les scènes d’action sont très bien rendues.
Alors, un conseil, les réfractaires aux mangas sportifs, lisez tout de même ce « Happy ! », car c’est plus qu’un manga sportif, c’est une tranche de vie en manga (en effet, il n’y a qu’un match de tennis dans ce tome !). Je ne vous dévoile pas tout de cet album, car il y a tant à découvrir, tant de situations drôles, tristes, joyeuses, que je pourrais en écrire un roman !
Bref, ce tome 1, une fois dévoré, me donne vraiment envie de connaître la suite !
Edit après achat et lecture du tome 2 (18 juin 2010):
Le tome 2 continue sur sa lancée, avec une plongée dans le milieu du tennis (sponsors, rivalités entre joueuses....) bref, du tout bon encore, et on est toujours suspendu à cette série.
La suite! viiiiiite!
Edit après l'achat et lecture des tomes 3,4,5,6 et 7:
J'ajoute une étoile. Plus on avance dans l'histoire plus on s'attache aux personnages, l'auteur maîtrise bien son récit, on est scotché de la première à la dernière page. Exemple, j'ai lu les tome 5 et 6 en une seule fois alors qu'il sont longs de plus de 300 pages!Le dessin, même s'il s'améliore dans les prochaines séries de l'auteur, est tout de même très bien maîtrisé. Par contre bémol, plus de pages couleurs à partir du tome 5.
Quel merveille! Drôle, bouleversant, captivant... de la grande comédie dramatique!
It's magic!!
(par contre, il y a des défauts sur la couv du tome 7/ le personnage de la couverture du tome 8 apparait sur le dos et la quatrième de couverture du tome 7, je me demande q'il n'y aurait pas doublon du personnage sur le dos avec le tome 8, mais ce n'est que de l'esthétique, tout ça... ;) )
Les Bidochon, c'est LA caricature des beaufs Français par excellence.
Avec ses personnages désormais bien connus, Binet critique non seulement le français moyen mais aussi:
- l'administration Française et son éternelle paperasserie, ses innombrables bureaux et directoires superflus,
- le milieu télévisuel qui prend les spectateurs pour des imbéciles (que l'on est...)
- le téléshopping qui nous fait acheter n'importe quoi, notamment tout un tas de choses hors de prix et inutiles pour perdre du poids...
- notre dépendance vis-à-vis du téléphone portable
- toutes le bêtises que charrie internet
- ...et j'en passe !!!
Le dessin est simple, en noir et blanc, mais pour dépeindre l'univers de gens simples, quoi de plus normal ??
Le mythique couple formé par Raymonde et Robert est finalement très attachant:
Robert est le beauf de base qui aime par dessus tout la bouffe, pète au lit, et ne supporte pas d'être dérangé par ses voisins ou les sales mioches.
Son côté brute de décoffrage est souvent drôle, comme par exemple lorsqu'il pense "et mon pied au cul, tu le veux???" lorsqu'on lui demande de s'occuper d'un petit à l'hôpital.
Lorsqu'il parvient à jouer l'air de "petit papa noël" sur un orgue électronique, il se sent comme le Mozart des temps modernes.
Raymonde, à l'opposé de Robert, est la ménagère de base dont le rêve le plus fou est de vivre une histoire d'amour digne d'un soap opera. Elle aime la poésie et est affligée par les inattentions de son mari.
Je fais donc partie des fans des Bidochons, et même si parfois, dans ses histoires, Binet part dans des trips inimaginables, c'est toujours un régal que de se plonger dans leurs aventures.
MAJ: après relecture des premiers tomes, je mets la note maximale ! L'humour de Binet est excellent, dans ses phylactères comme dans ses dessins. C'est grinçant à souhaits, du beau foutage de gueule du français moyen, sans être trop trash ni trop vulgaire. Certains répliques sont vraiment bien trouvées. Bravo Monsieur Binet !
(42)
Le combat ordinaire est une BD qui marque. J'ai attendu la sortie de chaque tome avec impatience : on attend de voir comment Marco, le personnage principal va vivre avec ses peurs, ses angoisses, et tout ça.
Plusieurs thématiques traversent cette histoire:
- la création artistique. Marco est photographe et n'a plus l'envie de prendre des photos. De là découlent plein de réflexions intéressantes sur le besoin de créer, le fait que les artistes doivent aussi gagner leur vie.
C'est le besoin de s'engager dans le monde, de prendre parti, qui redonnera l'envie de créer à Marco : il veut rappeler au monde moderne l'existence de laissés pour compte, de victimes collatérales, les métallos des chantiers navals de Bretagne.
Plus tard, pour gagner sa vie et parce qu'il a une fille à nourrir, Marco fera du photo-journalisme dans un journal local de piètre qualité. Travailler pour ceux qu'on aime.
- C'est la mort de son père qui le décide à assumer son propre rôle de conjoint et de papa. Comme dans beaucoup de BD de Larcenet, le rôle du père est prépondérant. Le père de Marco est atteint de la maladie d'Alzheimer, et dans la reviviscence de ses peur passée, il se revoit jeune père, angoissé par ses responsabilités, prêt à fuir, mais se rappelle aussi qu'il choisit de rester, par amour pour sa femme et poussé par le désir de voir grandir ses enfants. Marco est témoin de ça. Il voit dans les angoisses de son père ses propres angoisses, et il fait finalement le choix de surmonter ses peurs.
La filiation artistique est aussi présente: Marco admire des photographes qui sont pour lui ses maîtres. Problème : ce sont de vrais cons dans la vie. Question : peut-on dissocier une oeuvre de son créateur?
- La culpabilité et le remord sont aussi présents. Un personnage vraiment fort est celui du vieux Mesribe, tortionnaire durant la guerre d'Algérie et aujourd'hui petit vieux sympathique et sage, rongé par le remord. Doit-on pardonner et peut-on le faire ?
Un vieil ami du héros vote FN aux élections, sans regretter pour autant...Sa souffrance peut-elle justifier un pardon ? Marco pourras-t-il rester son ami ?
- d'autres thèmes encore: les crises d'angoisses, la fraternité, le racisme, les bienfaits et les difficultés de le vie en banlieue, etc...
Le dessin est très bon je trouve. Ce que j'aime chez Larcenet (comme chez d'autres dessinateurs), c'est qu'il cherche avant tout à rendre ses personnages expressifs, au prix d'un moindre réalisme des traits.
La bonne idée dans cette BD, c'est l'alternance de phases de dessins classiques, pour accompagner le récit, le cours des évènements, et de phases de dessins beaucoup plus travaillés, ne décrivant pas des actions mais plutôt des paysages, des moments, des impressions, pendant lesquelles l'auteur ne raconte plus mais témoigne de ses peurs, de ses questions, de ses angoisses. L'alternance entre ces phases fonctionne très bien.
On se marre bien tout le long, on pleure presque à certains moments. C'est une BD complète.
Pour finir, je me joins à Marco et son frère pour crier, haut et fort: "Maximum Bamboule"!
Voilà, j'ose: 5/5 pour cette BD que j'ai trouvé "énormissime" !
Le dessin est superbe : le nez exorbitant de Gus, les mimiques des personnages chargées d’émotions, les mouvements des corps qui sont rendus à merveille... Blain est décidément un des meilleurs dessinateurs du moment.
Comme ça a déjà été dit, les couleurs sont elles aussi vraiment bien : très tranchées, de grands ensembles unis... original et bien trouvé.
L'histoire est elle aussi super originale, je trouve : trois "outlaws" qui pillent les banques mais qui ont leurs faiblesses, avec les femmes principalement. Ce sont de grands romantiques, et c'est un contraste vraiment marrant avec l'image mythique du hors-la-loi.
Tous les trois sont attachants, et on suit tantôt l'histoire de l'un, tantôt l'histoire de l'autre.
Je relis les tomes 1 et 2 de Gus très souvent et toujours avec plaisir. J'adore cette BD !
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Invincible
J'ai tout simplement adoré, d'abord j'ai eu cette BD sur eBay pas trop cher ayant peur de la deception et j'ai acheté les autres tomes en librairie et je vous l'assure pour accrocher il faut lire le deuxième tome, car c'est à partir de celui là que tout devient intéressant. Pour l'histoire mais aussi pour le dessin Ryan Ottley est bien meilleur que Cory Walker, même si les dessins sont un peu similaires, il y a quand même un changement et ce comics devient un peu moins cartoon. Pour l'histoire, on voit bien que Robert Kirkman est aussi incroyable avec des zombies qu'avec des super-heros. On retrouve une violence un peu moins forte que celle de Walking Dead. Robert Kirkman a quand même réussi a rendre un comics de super heros banal, original. Et ce comics est pour moi culte, malgré le fait qu'il soit peu connu, ce qui est dommage puisque c'est une histoire incroyable et j'espère que Kirkman ne laissera tomber pas cette série tout comme Walking Dead.
Bételgeuse
Avec ce deuxième cycle, Leo nous emmène sur la planète Betelgeuse où la faune et la flore ne sont pas moins étranges que sur Aldébaran. L’univers toujours aussi original et immersif est un régal pour moi qui suis amatrice de science-fiction. On ne s’ennuie pas un seul instant et on ne peut s’empêcher de se demander constamment ce qu’il va arriver à nos personnages. Le secret de la Mantrisse est un peu plus dévoilé et la fin est bien meilleure que dans le cycle Aldébaran. En somme, une bonne suite que je recommande vivement à ceux qui ont aimé Aldébaran.
Aldébaran
Pour moi, c'est simple, la série Aldébaran est une série culte de science-fiction. Tout y est : des dessins simples mais agréables qui conviennent parfaitement à l'univers, des personnages attachants et convaincants, et enfin, une ambiance incroyable. Lorsque j’ai commencé la série, j’avais acheté les 5 tomes car j’avais lu beaucoup de bien sur cette série. Je n’ai pas pu décrocher avant la fin du dernier tome. Et une fois les 5 tomes lus, j’avais l’impression qu’il me fallait absolument les 5 tomes suivant de Bételgeuse pour pouvoir me replonger dans ce monde étrange et immergent. Ce qui m’a particulièrement plu, c’est que le côté science-fiction est très présent avec les créatures bizarroïdes et les phénomènes mystérieux, mais pas étouffant comme c’est parfois le cas.
Natacha
Je me pince en lisant certains avis. Que Natacha ait été un fantasme pour nombre d'ados des années 70 c'est certain... mais c'est surtout une révolution dans la BD franco-belge ! une innovation qui a généré un succès immédiat ! Une héroïne qui pour une fois n’était pas un simple faire-valoir, dans les années 60 ça n'était pas commun. Un environnement original (hôtesse de l'air) justifiant les déplacements tout autour du monde et les scénarios rocambolesques. Parmi ces scénarios quelques grands morceaux d’anthologie : "instantanés pour Caltech !" par exemple. Le tout servi par un dessin nerveux, efficace, "a la Franquin" que tout le monde voulait maîtriser à l’époque. Les planches de Walthery sont une vraie splendeur avec des scènes d'action dynamique et une foule de détails... (on comprend qu'il ait la réputation d’être en retard quand on voit la profusion de certaines de ses planches). Les meilleurs albums sont dans le milieu de la série avec comme mention spéciale pour "L'Ile d'Outre Monde"... pour la plastique de l’héroïne. :) Natacha est une des séries cultes des années 60 avec Spirou et Fantasio ou Astérix. Ma notation est certes un peu sentimentale mais cette BD fait partie que ce que j'emporterais sur une île déserte... (avec une dizaine d'autres).
Rainbow
Rainbow est une série ultra noire qui se déroule dans le Japon des années 50 et 60. On y suit des jeunes japonais en maison de correction et qui vont tout faire pour s'en sortir (notamment suite aux sévices vécus pendant leur emprisonnement). La série se déroule en 3 arcs principaux, avec les mêmes personnages au centre de chacune des histoires. Un dessin admirable pour une histoire très dure mettant en avant l'amitié. À ne pas mettre entre toutes les mains toutefois, certaines scènes étant particulièrement marquantes.
Long John Silver
Etant fan de tout ce qui touche à la piraterie, j’ai été attiré par cette bd d’une part par l’originalité de son histoire (suite du livre L'Ile au trésor) et d’autre part par sa couverture (pour une fois que les dessins sont aussi bien que la couverture). Xavier Dorison nous narre ici 1superbe histoire mêlant le mystère, l’aventure, le voyage et des personnages inquiétants. J’ai adoré cette sorte d’huis clos qui se passe la grande partie du récit sur un navire. On peut aussi dire que Dorison est très fort car on ne sait jamais si un personnage est bon ou méchant en commençant par Lady Hastings. J’ai adoré les dessins de Mathieu Lauffray car ils sont très sombres (couleur rouge, noir) ce qui reflète bien l’ambiance mystérieuse et inquiétante de l’histoire. Chaque personnage a une trogne bien particulière, de vieux bourrus et de vieux loups de mers. Les cadrages sont superbes et dans le tome 3 on se croirait vraiment en amazonie. En résumé les planches sont d’une grande beauté. Pour conclure vivement le tome 4 et je conseille cette bd à tous.
Happy!
La sortie de cet album est un petit événement. Voilà pourquoi je me suis décidé à l’acheter. Cette série est une œuvre de jeunesse d’Urasawa ( « Monster », « 21st Century Boys », « 20th Century Boys », « Pluto »), et elle vaut son pesant d’or. Panini a décidé de sortir tout de suite l’édition de luxe, et je les remercie de cette décision, car cela donne un bel album de 300 pages, avec des planches en couleurs. Le papier est un peu fin mais cela ne m’a pas gêné. Parlons de l’histoire, maintenant. Naoki Urasawa est une sorte de touche à tout, il a exploré la science fiction, l’horreur, mais c’est la première fois qu’il nous livre une telle série. En effet, c’est un manga sportif, qui parle de tennis, mais c’est aussi un drame. En effet, le frère de Miyuki Umino, l’héroïne de ce manga, a cumulé des dettes. Deux Yakusas se rendent chez Miyuki pour lui demander de rentrer dans un bordel pour gagner de l’argent facilement, afin de rembourser. Miyuki décide de devenir une tenniswoman professionnelle. Mais le parcours sera semé d’embûches. Nous avons ici un premier tome rafraîchissant, drôle et captivant. Les deux petits frères et la petite sœur de Miyuki ajoutent une touche d’humour que l’on ne trouve qu’ici. Les situations sont un peu exagérées, mais en même temps, c’est fait exprès. Le dessin est fluide, un peu moins beau que dans « Pluto », mais les scènes d’action sont très bien rendues. Alors, un conseil, les réfractaires aux mangas sportifs, lisez tout de même ce « Happy ! », car c’est plus qu’un manga sportif, c’est une tranche de vie en manga (en effet, il n’y a qu’un match de tennis dans ce tome !). Je ne vous dévoile pas tout de cet album, car il y a tant à découvrir, tant de situations drôles, tristes, joyeuses, que je pourrais en écrire un roman ! Bref, ce tome 1, une fois dévoré, me donne vraiment envie de connaître la suite ! Edit après achat et lecture du tome 2 (18 juin 2010): Le tome 2 continue sur sa lancée, avec une plongée dans le milieu du tennis (sponsors, rivalités entre joueuses....) bref, du tout bon encore, et on est toujours suspendu à cette série. La suite! viiiiiite! Edit après l'achat et lecture des tomes 3,4,5,6 et 7: J'ajoute une étoile. Plus on avance dans l'histoire plus on s'attache aux personnages, l'auteur maîtrise bien son récit, on est scotché de la première à la dernière page. Exemple, j'ai lu les tome 5 et 6 en une seule fois alors qu'il sont longs de plus de 300 pages!Le dessin, même s'il s'améliore dans les prochaines séries de l'auteur, est tout de même très bien maîtrisé. Par contre bémol, plus de pages couleurs à partir du tome 5. Quel merveille! Drôle, bouleversant, captivant... de la grande comédie dramatique! It's magic!! (par contre, il y a des défauts sur la couv du tome 7/ le personnage de la couverture du tome 8 apparait sur le dos et la quatrième de couverture du tome 7, je me demande q'il n'y aurait pas doublon du personnage sur le dos avec le tome 8, mais ce n'est que de l'esthétique, tout ça... ;) )
Les Bidochon
Les Bidochon, c'est LA caricature des beaufs Français par excellence. Avec ses personnages désormais bien connus, Binet critique non seulement le français moyen mais aussi: - l'administration Française et son éternelle paperasserie, ses innombrables bureaux et directoires superflus, - le milieu télévisuel qui prend les spectateurs pour des imbéciles (que l'on est...) - le téléshopping qui nous fait acheter n'importe quoi, notamment tout un tas de choses hors de prix et inutiles pour perdre du poids... - notre dépendance vis-à-vis du téléphone portable - toutes le bêtises que charrie internet - ...et j'en passe !!! Le dessin est simple, en noir et blanc, mais pour dépeindre l'univers de gens simples, quoi de plus normal ?? Le mythique couple formé par Raymonde et Robert est finalement très attachant: Robert est le beauf de base qui aime par dessus tout la bouffe, pète au lit, et ne supporte pas d'être dérangé par ses voisins ou les sales mioches. Son côté brute de décoffrage est souvent drôle, comme par exemple lorsqu'il pense "et mon pied au cul, tu le veux???" lorsqu'on lui demande de s'occuper d'un petit à l'hôpital. Lorsqu'il parvient à jouer l'air de "petit papa noël" sur un orgue électronique, il se sent comme le Mozart des temps modernes. Raymonde, à l'opposé de Robert, est la ménagère de base dont le rêve le plus fou est de vivre une histoire d'amour digne d'un soap opera. Elle aime la poésie et est affligée par les inattentions de son mari. Je fais donc partie des fans des Bidochons, et même si parfois, dans ses histoires, Binet part dans des trips inimaginables, c'est toujours un régal que de se plonger dans leurs aventures. MAJ: après relecture des premiers tomes, je mets la note maximale ! L'humour de Binet est excellent, dans ses phylactères comme dans ses dessins. C'est grinçant à souhaits, du beau foutage de gueule du français moyen, sans être trop trash ni trop vulgaire. Certains répliques sont vraiment bien trouvées. Bravo Monsieur Binet ! (42)
Le Combat ordinaire
Le combat ordinaire est une BD qui marque. J'ai attendu la sortie de chaque tome avec impatience : on attend de voir comment Marco, le personnage principal va vivre avec ses peurs, ses angoisses, et tout ça. Plusieurs thématiques traversent cette histoire: - la création artistique. Marco est photographe et n'a plus l'envie de prendre des photos. De là découlent plein de réflexions intéressantes sur le besoin de créer, le fait que les artistes doivent aussi gagner leur vie. C'est le besoin de s'engager dans le monde, de prendre parti, qui redonnera l'envie de créer à Marco : il veut rappeler au monde moderne l'existence de laissés pour compte, de victimes collatérales, les métallos des chantiers navals de Bretagne. Plus tard, pour gagner sa vie et parce qu'il a une fille à nourrir, Marco fera du photo-journalisme dans un journal local de piètre qualité. Travailler pour ceux qu'on aime. - C'est la mort de son père qui le décide à assumer son propre rôle de conjoint et de papa. Comme dans beaucoup de BD de Larcenet, le rôle du père est prépondérant. Le père de Marco est atteint de la maladie d'Alzheimer, et dans la reviviscence de ses peur passée, il se revoit jeune père, angoissé par ses responsabilités, prêt à fuir, mais se rappelle aussi qu'il choisit de rester, par amour pour sa femme et poussé par le désir de voir grandir ses enfants. Marco est témoin de ça. Il voit dans les angoisses de son père ses propres angoisses, et il fait finalement le choix de surmonter ses peurs. La filiation artistique est aussi présente: Marco admire des photographes qui sont pour lui ses maîtres. Problème : ce sont de vrais cons dans la vie. Question : peut-on dissocier une oeuvre de son créateur? - La culpabilité et le remord sont aussi présents. Un personnage vraiment fort est celui du vieux Mesribe, tortionnaire durant la guerre d'Algérie et aujourd'hui petit vieux sympathique et sage, rongé par le remord. Doit-on pardonner et peut-on le faire ? Un vieil ami du héros vote FN aux élections, sans regretter pour autant...Sa souffrance peut-elle justifier un pardon ? Marco pourras-t-il rester son ami ? - d'autres thèmes encore: les crises d'angoisses, la fraternité, le racisme, les bienfaits et les difficultés de le vie en banlieue, etc... Le dessin est très bon je trouve. Ce que j'aime chez Larcenet (comme chez d'autres dessinateurs), c'est qu'il cherche avant tout à rendre ses personnages expressifs, au prix d'un moindre réalisme des traits. La bonne idée dans cette BD, c'est l'alternance de phases de dessins classiques, pour accompagner le récit, le cours des évènements, et de phases de dessins beaucoup plus travaillés, ne décrivant pas des actions mais plutôt des paysages, des moments, des impressions, pendant lesquelles l'auteur ne raconte plus mais témoigne de ses peurs, de ses questions, de ses angoisses. L'alternance entre ces phases fonctionne très bien. On se marre bien tout le long, on pleure presque à certains moments. C'est une BD complète. Pour finir, je me joins à Marco et son frère pour crier, haut et fort: "Maximum Bamboule"!
Gus
Voilà, j'ose: 5/5 pour cette BD que j'ai trouvé "énormissime" ! Le dessin est superbe : le nez exorbitant de Gus, les mimiques des personnages chargées d’émotions, les mouvements des corps qui sont rendus à merveille... Blain est décidément un des meilleurs dessinateurs du moment. Comme ça a déjà été dit, les couleurs sont elles aussi vraiment bien : très tranchées, de grands ensembles unis... original et bien trouvé. L'histoire est elle aussi super originale, je trouve : trois "outlaws" qui pillent les banques mais qui ont leurs faiblesses, avec les femmes principalement. Ce sont de grands romantiques, et c'est un contraste vraiment marrant avec l'image mythique du hors-la-loi. Tous les trois sont attachants, et on suit tantôt l'histoire de l'un, tantôt l'histoire de l'autre. Je relis les tomes 1 et 2 de Gus très souvent et toujours avec plaisir. J'adore cette BD !