Les derniers avis (7534 avis)

Par Ems
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Daredevil / Echo - Quête de Vision (Daredevil - Echo)
Daredevil / Echo - Quête de Vision (Daredevil - Echo)

"Daredevil - Echo" est un ovni dans tous les sens du terme. Graphiquement on est à mi-chemin entre le comics et l'art et essai. Il faut un temps d'adaptation assez rapide avant que le graphisme se transforme d'une énigme en régal pour les yeux. Les styles divergent souvent et démontrent le talent hors norme de l'auteur. Ces changements ne se font pas sans raison, ils sont explicites ou fusionnels avec le texte. Daredevil n'apparait que rarement en guest star, on peut considérer qu'il ne sert que pour sa franchise commerciale afin de booster les ventes. Pourtant, ce one shot est pourvu d'arguments de qualité et ne doit une reconnaissance méritée qu'à lui même. On suit le parcours initiatique du personnage d'Echo à la recherche d'elle-même, de ses origines et de la mémoire de son père. Il y a peu d'action, cette histoire est un concentré d'art et de réflexion. Les sujets de la surdité et sur les amérindiens sont développés avec brio. Ils servent d'ailleurs de bases directes ou indirectes à cette histoire intemporelle et universelle. Dans la seconde partie, la quête va lui faire rencontrer Wolverine qui lui donnera les clés pour comprendre l'héritage que lui a légué son père. Cette lecture est une expérience hors norme demandant beaucoup d'attention car le découpage instinctif ne répond pas à des règles techniques classiques. Les propos sont le fruit de mûres réflexions, la narration est fluide malgré les chemins détournés qu'elle utilise. On est à mille lieux du comics de super-héros, ce récit ne rentre pas dans un genre particulier, il s'apparenterait quand même davantage aux romans graphiques sur certains points. Je reste pantois devant tant de classe, d'originalité et de talent. Comment un seul artiste arrive à sublimer toutes les facettes du 9ème art sur un seul opus ? "Daredevil - Echo" ne laissera personne indifférent, les avis seront tranchés à défaut d'être unanimes. Il faut être prêt à vivre une expérience unique loin de codes qui régissent le secteur. Cette oeuvre ne se lit pas, elle se ressent. Gros coup de coeur !!!

25/04/2011 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série Léa ne se souvient pas comment fonctionne l'aspirateur
Léa ne se souvient pas comment fonctionne l'aspirateur

Waoh ! Enfin un roman graphique qui se distingue des autres par son originalité et sa maturité d'écriture. Et pourtant le titre ne m'avait guère inspiré. A y réfléchir de près, on se demande pourquoi Léa ne se souvient pas comment fonctionne l'aspirateur ? Elle vient de se marier et doit s'occuper aussi bien de l'intérieur que de son mari. C'est plutôt génant quand on se rend compte que c'est bien l'ensemble des appareils électro-ménagers qu'elle ne sait plus faire fonctionner. Cela commence par la cafetière électrique le matin et le grille-pain pour les biscottes. Tout ceci va conduire à un futur divorce programmé avec les reproches de son mari... C'est alors qu'intervient un écrivain en mal d'inspiration. Il va se servir d'un journal intime foutu à la poubelle pour bâtir son idée de nouveau roman qui connaîtra un succès escompté. Derrière ce titre naïf, se cache un véritable drame psychologique qui va nous tenir en haleine jusqu'au bout. Le dessin réaliste tout en crayonné crée une belle ambiance à travers le regard subjectif de cet écrivain à qui rien ne réussissait. Léa va changer sa vie et lui apporter la notoriété dont il rêvait. Cela va devenir au fil des années son obsession secrète. Mais quelle est donc cette pathologie psychique ? Cette bd nous entraînera vers un drame intimiste poignant dont la conclusion sera magistrale. Je ne vais pas en dire plus. A vous de découvrir Léa et de percer le mystère de son blocage devant les appareils électro ménagers.

23/04/2011 (modifier)
Par Jetjet
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Preacher
Preacher

Preacher ? Quel drôle de titre pour un comics ! Là où le grand public est habitué à y lire le nom des superhéros cagoulés et enturbannés avec un bel accent ricain, ici on a droit à un titre religieux qui rime en français avec Branleur !!! :) Il faut dire que Jesse Custer est un drôle de pasteur... Alcoolique et porté autant sur les femmes que sur les Marlboro, il ne trouve rien de mieux le jour où il remet sa foi en question que de se faire posséder par une entité mi maléfique mi angélique... qui va redonner un sens à sa vie : retrouver le créateur afin de lui botter les fesses !!! Et ne pourrait-on rêver de mieux pour ce but que de se faire accompagner par un vampire irlandais bagarreur et une ex petite amie devenue tueuse à gages par dépit amoureux ? Mais cette longue quête le baladant du Texas consanguin à la Nouvelle Orléans ensorcelée sans oublier un New York psychopathe et un territoire français annexé par sa sainteté le Pape ne serait qu'une promenade pour étudiants attardés si ce bon pasteur n'avait le chic de croiser tout ce que la planète porte de plus dégénérés comme être humains !!! Si ces quelques lignes vous paraissent déjà insipides, inutile de lire plus loin car cette bd ne sera pas faite pour vous. Si par contre et d'aventure, ces quelques lignes vous font sourire ou halluciner, bienvenu dans le petit monde du Preacher, le plus joli doigt tendu à la crasse, l'irrévérence et à la vulgarité absolue... Garth Ennis est un cas à part. Il a réussi le pari insensé de bouleverser les codes du comics, de rédiger le plus grand nombre d'insultes et de blasphèmes et de soulever nombre de tabous en dessous du nombril dans un road movie déjanté, trash et purement jubilatoire ! Le tout pourrait bien ressembler à un artifice ou à une blague mais et c'est là toute la maitrise de son oeuvre c'est tout à fait l'effet inverse qui se produit avec une addiction à la lecture qui fait tourner les pages à la vitesse de mes sourires esquissés... Car non seulement Ennis raconte une histoire qui se tient dans un cadre purement fantastique et de roman noir, très noir mais il arrive aussi à y insérer quelques lignes de poésie en plein milieu du Purin (ou du linceul de Turin au choix ! :) ) avec une histoire d'amour pas banale, quelques réflexions sur les libertés individuelles et une certaine approche de l'amitié... Bien sur au passage il enfonce quelques principes fondamentaux. Ici les coups de poing assénés aux méchants font du bien au lecteur. Ici les flingues ne blessent pas mais mutilent la victime avec option rouge vermillon du plus bel effet. Ici les situations ne sont pas banales mais volontairement choquantes et dérangeantes voire inédites. Ici on est pleinement dans une bande dessinée adulte et la notion de "public averti" prend pleinement tout son sens... Et ce mélange improbable qui me rappelle beaucoup le film True Romance marche parfaitement bien car Ennis sait à la fois ce qu'il raconte et où il va... La mise en scène est d'une rare intelligence car tous les personnages principaux comme secondaires sont parfaitement écrits à défaut d'être justifiés. Le dégout succède au rire et le rire succède au suspens qui succède à l'action et j'ai rarement eu le souvenir d'être aussi écarquillé à chaque page tournée ! Pourtant les dessins sont plutôt quelconques et les décors assez succincts sans parler d'une mise en couleur très années 90. On est loin des magnifiques dessins d'une oeuvre comme The Last Days of American Crime dans un registre similaire par exemple ce qui fait que je défie quiconque feuilletant un bouquin du Preacher d'être épaté ou attiré par son contenu... Mais une fois la lecture entamée, difficile de poser les yeux ailleurs ou de s'en écarter tant l'intérêt va en grandissant avec une mention spéciale sur le passage très dur de l'enfance du Prêcheur ou de sa participation pour faire le ménage dans la ville de Salvation. La fin sera explosive tout en étant plus calme (ou mature ?) et présente la grande qualité de résoudre toutes les intrigues ainsi que de sceller le destin de chaque personnage et ne serait-ce que pour cela Preacher est une oeuvre unique qui se prêtera volontiers à plusieurs relectures.... Qu'il va être difficile pour moi de relire des bouquins plus légers par après tant cette expérience est devenue aussi marquante ! Il est à noter que sans être manichéen, Ennis flirte constamment entre l'incorrect et le malsain sans tomber les deux pieds dedans à la façon d'un Jodorowsky pour n'en citer qu'un. Pas de misogynie ou de racisme, simplement des personnes libres de toute autorité et non pas dénuées de morale cherchant simplement à vivre... Et tant pis si le Rouge et le Noir en prennent pour leur grade, pour de si bons moments passés en la compagnie du Révérend Custer et de sa bande de tarés je serais prêt à en redemander d'autant plus que la relecture me parait tout à fait recommendable dans quelques temps ! Alors Preacher, moralisateur et barbant ? Non juste libérateur et jubilatoire ! Merci Garth Ennis ! Oscillant clairement entre foutraque jouissif, road movie horrifique, plaidoyer sur l'amitié ou histoire d'amour émouvante, il s'agit très clairement de l'un des tous meilleurs VOIRE le meilleur comics lu et en faire l'impasse serait péché. :)

10/03/2011 (MAJ le 21/04/2011) (modifier)
Couverture de la série La Trilogie Nikopol
La Trilogie Nikopol

Bilal réussit là pour moi un coup de maître en réussissant à mettre en scène une histoire mêlant judicieusement science-fiction et mythologie Les dessins du tome 1, datant des années 80 ont un peu vieilli, mais la qualité de l'album n'en souffre pas...ceux des 2 autres tomes sont tout simplement une succession de chef d'oeuvre (mention spéciale au tome 2). Un univers particulier, guerrier, noir, mais riche, à la Bilal. L'imagination de l'auteur nous plonge dans un futur où l'humanité a évolué sans changer dans ses travers: despotisme, guerres de religion, violence, changements climatiques...Le détail est même poussé jusque dans le langage des personnages (avec des néologismes) dans le tome 1 et la manie des échelles de mesure dans le tome 3. J'ai dû lire et relire cette série pour essayer d'en saisir toutes les subtilités notamment pour le tome 2 (La femme piège) (et encore !) Gros coup de coeur pour moi pour le tome 3 où la fusion entre Horus et Nikopol est passionnante. La relation entre ces deux personnages est captivante, de dominant-dominé, on passe progressivement à une véritable symbiose avec une interdépendance. Horus est un personnage fascinant: dieu rebelle et déchu, avec un côté humain finalement, il finit par jeter un regard très philosophe sur l'être humain. (3)

05/04/2011 (MAJ le 20/04/2011) (modifier)
Par rige666
Note: 5/5
Couverture de la série From Hell
From Hell

C'est sûr, il ne faut pas commencer la BD avec From Hell : 600 pages, en noir et blanc avec un graphisme peu accessible. Mais quel chef d'oeuvre ! L'histoire est juste passionante (théorie, même s'il n'est pas historique mais s'appuyant sur des faits historiques, est plus qu'intéressante). L'ambiance du Londres du 19ème sciècle est glauque et sombre. Tout est détaillé (architecture, quartier, vie des personnages) pour nous faire ressentir le vie dans ce climat de peur et nous mettre dans l'ambiance. Le dessins même s'il semble difficile de s'y plonger, fait bien ressentir cette ambiance étouffante (abondance du trait, fouilli, sombre, sale...) et se prête très bien à l'histoire. Le fond et la forme s'accordent parfaitement. Moore est un auteur de génie et From Hell est pour moi sa meilleure oeuvre.

20/04/2011 (modifier)
Par Leo7
Note: 5/5
Couverture de la série Le Chant des Stryges
Le Chant des Stryges

Excellente série. Le premier cycle est vraiment bien construit avec des personnages intéressants, et des questions encore en suspens. La lecture est fluide, le scénario tient en haleine et le dessin est plus que convenable. Le second cycle apporte son lot nouveau de personnages, pas tous réussis... Cependant, le scénario continue d'être en béton et pousse à la lecture compulsive ! Reste maintenant à voir ce que le troisième et dernier cycle va apporter comme réponses, et, sûrement, comme nouvelles intrigues. Un défaut cependant, le changement fréquent de coloristes tout au long de la série. Sinon c'est du tout bon, vous pouvez y aller, si ce n'est déjà fait, les yeux fermés ! (enfin, façon de parler !)

19/04/2011 (modifier)
Par totoro
Note: 5/5
Couverture de la série Jolies ténèbres
Jolies ténèbres

Une petite merveille d'humour noir, dont les ressorts reposent principalement sur la gratuité : gratuité d'un macabre poussé à l'extrême et du choix d'un graphisme enfantin et coloré ; gratuité des situations (qui sont ces personnages vivant dans le cadavre d'une petite fille dont le corps pourrit lentement tout au long de l'album ? qui est cette petite fille ? on ne le saura jamais, et, franchement, c'est tant mieux) ; gratuité du découpage narratif, syncopé, jouant sur les accélérations et les ellipses avec brio. Au final, on ressort de cette lecture un peu secoué, comme devant l'intrusion violente du thème de la mort, - une mort amorale et caustique, - dans un univers enfantin ; j'ai enfin soigneusement caché le livre pour que, surtout, mes enfants ne tombent pas dessus...

19/04/2011 (modifier)
Couverture de la série Pyongyang
Pyongyang

Bienvenue en Absurdie. Le récit de Guy Delisle est édifiant et amusant à la fois. Et c’est là tout le génie de l’auteur lorsqu’il réalise ce genre de carnet de voyage. En effet, l’artiste a l’art de nous décrire en peu de mots toute l’absurdité d’une situation sans se montrer hautain ou professoral. Il observe, compare et s’amuse, tout en gardant une certaine tendresse pour les personnages rencontrés. Le simple fait d’emporter « 1984 » comme livre de chevet en Corée du Nord donne un bon aperçu de l’humour du gaillard. Au niveau du dessin, ce n’est pas beau mais efficace ! Le trait est minimaliste mais suffisamment expressif pour saisir l’état d’esprit des personnages. Ce n’est cependant pas là que réside la force du récit… Quoique, avec un style trop fouillé, le rythme de lecture aurait sans douté été différent et, par conséquent, moins adapté à la narration enjouée de l’auteur. La narration, tiens, parlons en de la narration ! C’est de la super-glue, cette narration. Une fois la lecture entamée, pas moyen de lâcher l’objet. Drôle, vivante, elle ne surcharge pas les cases. On se dit « bon, allez, je lis encore deux, trois pages, puis j’arrête »… et on continue jusqu’au terme car il se passe toujours quelque chose d’amusant et/ou d’étonnant. Drôle et vivant, ce récit est aussi très instructif et je sors de cette lecture en ayant le sentiment d’un peu mieux connaître la Corée du Nord. Edifiant et amusant, tout en restant humain, un très grand récit ! A lire et à posséder !

18/04/2011 (modifier)
Par lili21
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Combat ordinaire
Le Combat ordinaire

Le Combat ordinaire, j'en avais beaucoup entendu parler et je viens seulement de le lire. Ne faites pas comme moi, n'attendez pas plus longtemps ! Cette série est, pour moi, un chef d'oeuvre ! Le sujet qui peut paraître simple, anodin est la vie ou comment vivre avec ses angoisses, ses désirs, ses frustations, les décalages entre les attentes et la réalité, etc... Larcenet signe un bijou de sensibilité et d'introspection. J'ai apprécié le dessin très souple, les couleurs qui donnent à la BD un certain dynamisme. J'ai trouvé très intéressant l'alternance de traits entre la vie de Marco et ses angoisses et interrogations, et oui, la vie n'est pas toujours linéaire et uniforme !

17/04/2011 (modifier)
Par oliv
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Réducteur de vitesse
Le Réducteur de vitesse

Le réducteur de vitesse est une des meilleures BD que j'ai pu lire et relire. Elle possède un certain style mais à mon avis tout à fait accessible, rien d'hyperexotique qui pourrait l'écarter de la mention BD culte, elle est sans aucun doute "très inspirée" en plus d'être inspirée d'une expérience vécue. C'est du génie de savoir placer une histoire et des personnages dans un monde particulièrement dur et cruel, parfois cauchemardesque (les énormes bateaux de guerre métalliques, des machines, les tuyaux, les fusilliers marins violents, etc..) sans tomber dans le drame absolu, le glauque, le désespérant.. Les personnages principaux portent une innocence et une humanité qui les rendent très sympathiques. Le principal personnage qui est inspiré de Blain lui même (Christophe Blain révèle dans une introduction avoir été "peintre de la marine" lors de son service militaire, et s'inspirer de son expérience pour cette histoire) est un artiste, dessinateur; un de ses compagnons de couchette avec qui il sympathise davantage, est écrivain. Il y a une volonté de préserver l'imaginaire, des aspects de l'enfance, dans un univers de guerre et de guerriers. Un univers de machines démesurées et dangereuses, mais qui peuvent aussi se révéler fragiles quand elles embarquent de jeunes gens à peine adultes, un peu innocents, un peu maladroits, à peine rebelles et pas forcément conscients de l'être (une particularité des artistes souvent) ne faisant rien d'autre que vouloir se préserver du mal de mer, éviter les corvées, la violence des fusilliers.. Et se perdre dans un bâtiment aussi gigantesque que mystérieux. (Dans l'intro Christophe Blain explique avoir choisi de dessiner plus un bateau de guerre inspiré des jouets en métal d'autrefois, qu'un bâtiment de la marine ayant existé, et ça marche). Les personnages sont assez crédibles pour qu'on puisse se sentir proche et les accompagner dans leurs péripéties. Mais on peut aussi y voir une sorte de conte. Les dessins sont simples, ils peuvent faire penser à une BD pour jeunes, mais les personnages sont expressifs, les ambiances sont bien rendues, c'est peut-être justement le côté minimaliste, le trait qui va a l'essentiel ajoute à la la force de cette œuvre. L'évocation de ce grand bateau, de ces machines, dans une forme un peu naïve, peut réveiller des ambiances et des rêveries de l'enfance un peu angoissantes, mystérieuses, ça se lit comme un rêve, il faudrait dire un mauvais rêve, mais d'où on ne souhaite pas s'échapper sans savoir comment les quelques camarades maladroits, rêveurs, et si proches de nous vont pouvoir s'en sortir, ce n'est d'ailleurs pas un cauchemar brut, il y a toujours des portes et des espoirs qui s'ouvrent. Ce n'est donc pas du masochisme de le lire et le relire, on peut l'offrir sans crainte à des adolescents comme à des adultes. Si je devais le relier à d'autres artistes je dirais Sfar, Thiriet, Hergé, disons un mélange des trois. Mais ça reste une œuvre unique et je confirme que pour moi c'est un chef-d'œuvre, une histoire à la fois simple et très forte, que l'on peut s'approprier facilement.

16/04/2011 (modifier)