Les derniers avis (7534 avis)

Par sejy
Note: 5/5
Couverture de la série Foligatto
Foligatto

Culte ! Oui môssieur, culte ! Mais avant de faire place à une dialectique bancale, je débuterai par un pruneau tiré dans les arpions : mon avis ne vaut rien. Car dès les premières cases je fus perfidement dupé. Marabouté par le pinceau chamanique de Saint Nicolas De Crecy et son esthétisme vertigineux, absolu. Le regard halluciné, nimbant ma volonté d’un népotisme irréversible, j’édictai qu’il émanerait une théorie, une portée à toute élucubration du scénario, et que chacune serait éblouissante. En néo gold-member du club de la mauvaise foi et la partialité réunies, j’ose clamer : cet album est un chef-d’œuvre… et tout s’y défend. Ouvrez grands les yeux, laissez s’évaporer la logique. C’est l’œuvre qui vous le crie, dès la scène d’ouverture. Une église délabrée, et déjà l’on dénie Dieu. Une foule de corps mutilés, de trognes pustulées et souffreteuses s’étripant autour d’un combat de coqs, les prémices d’un théâtre violent et cruel où s’agiteront des marionnettes marginales et puantes. Et quand, au milieu du tohu-bohu, un zozo fraîchement décapité vide les lieux, l’air de rien, la clope au bec de sa caboche tenue en bandoulière, les balises s’exhibent soudainement sans équivoque : ici se joue l’absurde. Un opéra bizarre, qui méprise mes attentes, mes aspirations profondes à la clarté. Mais une étrange sensation me murmure que ce non-sens n’est qu’un apparat. En témoignent le ludisme et la richesse des facéties langagières de son bavardage, bien plus cohérent que ce qu’il laisse entrevoir. Un idiome déstructuré, symbolisme d’une communication qui s’effondre. Dans l’exposition de cette société nécrosée et iconoclaste, au cœur de ses mœurs décadentes insanes, dans l’exutoire féroce de son carnaval bigarré, je discerne tant de signes, de manières d’être et d’agir, indices qui me ramènent inexorablement à ma condition d’homme. Chercherait-on à m’enfoncer le pif dans mon caca ? Dans le miroir que tu tends, qu’essaies-tu de montrer Foligatto ? Voici le fou, l’assassin. Voici celui capable de beauté et de barbarie, de passion ou d’horreur. Voici une bête malade, voici l’être humain ? Un manifeste qui ne passerait pas sans la démesure géniale du graphisme. Chef d’orchestre de la narration, le trait kaléidoscopique interprète une symphonie visuelle baroque qui m’a avalé tout cru. Caméléon du style et de la couleur, son expressionnisme flamboyant et nauséeux s’exprime sans concession dans une outrance caricaturale, dans des représentations disgracieuses et l’exhibition de mimiques et de tares se dégustant comme autant de bourlingues en territoire Groszien. La prolifération de détails, dans des cases vomissant les objets, exprime l’étouffement, l’attachement matériel et son vide spirituel. Chaque tableau initie une allégorie picturale puissante et contraste avec la mise en scène cohérente d’une mégapole aux architectures précises et réalistes. Un retour sur terre, une identification qui s’affirme dans l’éloquence de certaines figurations du sentiment. L’inexorable tristesse qui émane du faciès figé et lunaire de Foligatto ou la confidence muette de ses souvenirs enfantins délivrent des instants particulièrement poignants et humains. Conte pernicieux irrationnel, sauvagerie lyrique ou encore poème horrifique, cette longue métaphore existentialiste en technicolor mérite qu’on lui dédie quelques acharnements. Au moins pour la simple gourmandise des mirettes, sinon pour le bonheur d’y dénicher un chemin, son chemin (attention à la hernie cérébrale). À force de relectures, je peux à présent me délecter de ses évidences, et, si quelques scènes ou répliques pataugent encore dans le brouillard, dans un acquiescement complice et faux-cul je mime la compréhension, emporté, abandonné aux émotions viscérales libérées par le dessin. Culte ! Oui môssieur, culte ! … mais vous n’êtes pas obligé de me croire.

16/04/2011 (modifier)
Par AqME
Note: 5/5
Couverture de la série Walking Dead
Walking Dead

Fan depuis très longtemps des zombies et autres morts-vivants, c'est donc avec une avidité certaine que je me suis procuré les treize tomes des Walking Dead. Avec un début classique mais accrocheur, une histoire dramatique pour le héros principal et un fil rouge sur la venue des zombies sur notre planète, Walking dead s'impose d'emblée comme une œuvre majeure sur le mythe du bouffeur de chair fraîche mais aussi sur les différentes psychologies que pourraient adopter l'homme suite à un drame terrible. Le scénario peut sembler simpliste de prime abord, avec un début ressemblant étrangement à du 28 jours plus tard, puis une suite tirant sur le survival en milieu zombie. Mais Kirkman a l'intelligence de ne pas s'arrêter en si bon chemin. Effectivement, le héros principal, flic de son état, va essayer de retrouver sa femme et son gosse pour les sortir de cet enfer. Il trouve alors une "colonie" de quelques personnes qui vivotent dans un coin près d'Atlanta. Si on peut être déçu par le fait qu'il y retrouve comme par hasard sa femme et son gamin, on voit très vite où veut en venir le scénariste. Petit à petit, les zombies vont disparaître de la trame principale pour ne devenir que des fantômes psychologiques qui bouffent l'existence des différents protagonistes. Jalousie, survie, loi du plus fort et du mieux armé, pétage de plombs, bref tous les symptômes du dégradation et d'une vie en communauté en milieu hostile. Mais force est de constater que le tout est très crédible et qu'en plus, les zombies sont toujours présents dans la réalité et Kirkman n'oublie pas de nous le rappeler, notamment en organisant des sorties pour les vivres ou encore quelques attaques bien sanglantes. Chaque personnage est d'une épaisseur incroyable, et possède un passé que l'on souhaite vraiment savoir. On s'attache très facilement à eux et on a vraiment envie de voir tout ce petit monde s'en sortir. Autre point fort du scénario, on n'a pas de limites. La vie est dangereuse et personne n'est épargné. Beaucoup de monde y passent et notamment les femmes et les enfants. Kirkman n'hésite pas un seule seconde à faire décapiter des jumelles par un psychopathe ou encore à faire tuer un nouveau-né. Moment fort et d'une grande puissance sentimentale malgré l'enfer environnant. Pour une fois, le mort-vivant met en exergue nos sentiments les plus noirs et les plus profonds et jouent même avec les nerfs du lecteur. Les dessins de Charlie Adlard sont relativement bien foutus. Les traits sont dynamiques, on lit bien les émotions dans les regards des personnages, et le noir et blanc sert finalement très bien la série, nous plongeant dans un gris qui surligne encore plus la tristesse et le nihilisme du récit. Les aplats de noir sont réussis et les zombies sont franchement bien foutus. De plus, on reconnait au premier coup d'œil les différents protagonistes, malgré leur nombre impressionnant. Enfin, le dessin devient de plus en plus intéressant au fil des tomes et on sent que ce jeune dessinateur maîtrise de mieux en mieux son outil. Au final, Walking dead demeure et demeurera une œuvre majeure dans l'univers du zombies et du survival mais aussi dans les différents états d'âme que peuvent adopter les humains lorsqu'ils vivent dans une communauté en milieu hostile et dangereux. Intelligent, réaliste, nihiliste, rythmé, Walking dead est vraiment une perle noire brute pour tous les fans de zombies.

13/04/2011 (modifier)
Par Erwelyn
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Nosferatu (Soleil)
Nosferatu (Soleil)

Coup de cœur pour cette énième variation vampirique. Depuis la série Rapaces de Marini et le Dracula, le prince valaque Vlad Tepes de Pascal Croci, je n'avais pas été autant séduite par une bande-dessinée sur ce sujet. Un tome 1 prometteur qui d'entrée nous plonge dans les méandres d'un passé lointain où le vampire Nosferatu fait ses premières victimes. Quelques siècles plus tard, à Bombay, le voilà qui s'éveille à nouveau, encore plus puissant alors qu'un autre esprit vengeur a lui aussi traversé l'Histoire pensant s'être à jamais débarrassé de celui qui l'a transformé. C'est donc dans notre présent que va se jouer l'avenir de la race des vampires car tous sont aussi pourchassés surveillés par une mystérieuse organisation. Le sujet est traité avec un grand modernisme même si les fondamentaux du mythe restent présents : crucifix, pieux et lumière du jour en guise d'arme absolue. Sans doute la richesse des décors, des personnages et du scénario extrêmement dense et sombre à souhait pour un premier opus font de ce dernier un thriller fantastique - doublé d'une histoire passionnelle - absolument fascinant qu'on ne lâche qu'avec frustration. Vivement une suite rapide pour satisfaire les plus avides.

11/04/2011 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série Polina
Polina

Quand la grâce s'allie à la beauté, cela donne Polina. Rarement une oeuvre n'avait été aussi puissante par une espèce de retenue de sentiments. Ne pas montrer qu'on a mal lorsqu'on teste la souplesse du mouvement. Un dur apprentissage de la danse va commencer pour une petite fille de 6 ans déjà en compétition. On va suivre un parcours exceptionnel qui mènera de Berlin à Paris tout en démarrant dans une petite académie de danse en Russie. Un récit réaliste qui transmet une vraie émotion liée à des personnages attachants. Cela ne sera pas de tout repos dans le monde de la danse où diverses interprétations peuvent exister et s'opposer. Polina va tout donner grâce à un professeur hors norme et d'une grande exigence. De l'effort va naître une grande ballerine reconnue internationalement ! Cette bd est à ce jour la meilleure réussite de son auteur qui a déjà tant fait parler de lui en bien ou en mal. En l'espèce, son talent explose littéralement à la figure. C'est beau et c'est mâture. Que dis-je ? C'est véritablement sublime ! Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4,5/5 - Note Globale: 4.5/5

07/04/2011 (modifier)
Couverture de la série Les Aventures de Tintin
Les Aventures de Tintin

Qu'est ce que vous voulez que je dise à part paraphraser ceux qui ont déjà mis 5/5 à cette série reconnue mondialement depuis tant d'années ??? Une série à redécouvrir périodiquement, s'imprégner du mode de vie du début puis du milieu du XXe siècle me plait assez bien. Quant à la justesse des informations géographiques, et graphiques, la richesse du lexique Hadockien, l'ingéniosité Tournesolienne, la réputation d'Hergé n'est plus à faire... A consommer sans modération. ( 8 )

05/04/2011 (modifier)
Par Kokox
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Sutures
Sutures

Je ne saurais trop vous recommander ce témoignage déchirant, intimiste, bouleversant et sublime d'émotion juste, qu'est "Sutures". Les mots me manquent en vérité pour en rajouter plus que cela à ce très beau moment que j'ai passé aux côtés de David Small et de sa jeunesse atrophiée. Je viens de terminer ce "cri respectueux" à six heures du matin. J'écris ces lignes à six heures onze, et tout comme David je reste sans voix. Et ne puis encore qu'écrire : "Merci infiniment !"

05/04/2011 (modifier)
Couverture de la série Canardo
Canardo

Existe-t-il beaucoup de séries plus inégales que Canardo ? Les meilleurs Canardo, c'est noir, drôle, romantique, grinçant, poétique, fangeux, brutal, mis en abîme, cynique, amoral, tendre, philosophique, social, politique, etc. etc. Les Canardo que j'aime moins, ce sont des polars qui ne se lisent pas trop mal mais qui sont frustrants quand on est un grand fan des meilleurs moments de la série ! Le tome 0, "Premières enquêtes", est un peu à part. Le dessin en noir et blanc, très nerveux et caricatural, est à mettre dans le même coffre aux trésors que les Idées Noires de Franquin. Les histoires courtes sont variées, absurdes, grotesques, rêveuses ou noires. Ensuite, on a les Canardo "première génération", au moins jusqu'au tome 5, "L'Amerzone". Malgré l'intervalle temporel de 4 ans, on pourrait éventuellement y rattacher le tome 6, "La cadillac blanche". Il s'agit rarement de polars classiques. Canardo est généralement embarqué, tant bien que mal, dans une aventure qui le dépasse plus ou moins, sans toutefois qu'il soit présenté comme un anti-héros incapable : anti-héros oui, incapable pas vraiment ! Mais le pouvoir de la tragédie est souvent trop fort pour qu'un simple canard, même héros de bandes dessinées, puisse l'empêcher... Quand il y a une énigme policière, sa résolution passe presque au second plan, l'intérêt principale résidant dans les personnages, l'ambiance, les dialogues, bref tout l'univers mis en place par Sokal. Si message il y a, c'est souvent volontairement brouillé, le modèle absolu du genre étant "L'Amerzone", où le délire écologico-mystique du professeur Valembois est tout aussi convaincant que le monologue de Canardo qui s'y oppose, tout comme le sont également les songes de Carmen à la fin de l'album. Loin de discréditer l'univers, les saillies d'humour noires en renforcent au contraire l'accroche, la noire absurdité, bref une forme de réalisme outrancier. Le virage amorcé avec "La cadillac blanche" (ah ah ah) se poursuit avec le tome 7, "L'île noyée", et continue sa lancée jusqu'au tome 9, "Le caniveau sans lune", après lequel il y a de nouveau un trou de 4 ans. Les scénarios sont plus conformes au schéma type du polar : un meurtre, une disparition ou autre événement répréhensible, puis une enquête et sa résolution. La plus-value de cette deuxième génération reste l'univers de Sokal : un traitement très personnel de l'absurdité de la guerre dans "La cadillac blanche", de la fin d'un microcosme dans "L'île noyée", des dérives de l'industrie pharmaceutique dans "Le canal de l'angoisse", des rapports entre classes sociales dans "Le caniveau sans lune". Le tome 10, "La fille qui rêvait d'horizon", amorce la "troisième génération". La série s'ancre plus explicitement dans notre monde actuel, par exemple avec les références à peine voilées à "Alerte à Malibu" et sa Pamela Anderson. Dans le tome 11, "Un misérable petit tas de secrets", et pour la première fois dans la série *, le nom d'un pays réel est cité, l'Allemagne, et il est manifeste que l'histoire se passe en France ; de plus, et pour la première fois également, la série est explicitement située dans le temps, dans les années 1990-2000. Par la suite, les références à notre monde se multiplient. Je regrette l'évolution de cette série. Au départ, les statuts existentiels de Canardo, des autres animaux et de l'homme n'étaient pas très clairs, et tant mieux ! Le monde des bêtes mélangeait des caractéristiques animales (les références au poulailler, aux chats d'agrément du tsar, etc.) et beaucoup d'aspects bien humains. L'homme, plus ou moins présent, était à mi-chemin entre une allégorie divine ("La Mort Douce") et un simple bougre ("Noces de brume"). Et c'était très bien d'avoir toutes ces ambiguïtés ! Au contraire, dans les tomes récents, il n'y a plus d'humains du tout et les personnages sont juste des humains avec des têtes d'animaux. Quel dommage ! Au passage, en se rapprochant de la réalité, la satire sociale est peut-être devenue plus pertinente, je ne sais pas ; mais en tout cas, je trouve qu'éclate moins la capacité de l'auteur à transfigurer le monde réel pour en créer un nouveau, plus distant, plus caricatural peut-être, et cependant - ou précisément pour ces raisons - plus apte à servir d'illustrations à ses rêves, ses blessures, ses espoirs et ses dégoûts... Au final, une fois n'est pas coutume, voici ma note pour chacun des albums. Première génération : 1979-1986 0 : 1 : 2 : 3 : (oups pardon) 4 : 5 : (zut, flûte et saperlotte, décidément mon clavier est enrayé) Deuxième génération : 1990-1995 6 : 7 : 8 : 9 : Troisième génération : 1999-présent 10 : 11 : 12 : 13 : 14 : 15 : 16 : 17 : 18 : 19 : Au vu de ces notes, vous vous demanderez peut-être pourquoi j'attribue 5 étoiles à la série. Eh bien, tout simplement parce que "La Mort Douce" est dans le peloton de têtes des œuvres qui m'ont le plus marqué, parce que je continue à chialer comme une fontaine en lisant "L'Amerzone", parce que Raspoutine est un des gros vilains les plus réussis du monde de la BD, parce que, parce que, parce que... Donc cela ne s'applique pas à la moyenne mais aux meilleurs moments. De même, mon conseil d'achat est à nuancer : il me semble que les tomes 0 à 5 devraient figurer dans toute bd-thèque digne de ce nom ; les tomes 6 à 9 sont recommandés ; et les tomes 10 à 19, uniquement si comme moi vous avez un attachement particulier pour le plus cynique des canards. * P.S. : C'est inexact. En réalité, la Russie est citée dans "La Marque de Raspoutine" et "Noces de Brume". Mais je me rattraperais aux branches en disant que dans ces tomes-ci, il s'agit d'une Sibérie imaginaire et même érigée en mythe, alors que dans "Un misérable petit tas de secrets", il s'agit d'une France et d'une Allemagne bien réelles.

01/04/2011 (modifier)
Par Jetjet
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Maïa
Maïa

Pas la peine de savoir jouer au Cluedo pour pouvoir apprécier l’œuvre du Colonel Moutarde qui suit :) Au croisement de plusieurs influences, Maia est une série pour filles mais également pour tout public de très grande qualité. Ça commence comme Harry Potter dont Maia emprunte les origines orphelines et le destin unique tout tracé d’héroïne malgré elle. Mais que l’on ne s’y méprenne pas, là où le magicien myope perdait de sa grâce et de son originalité au fil des pages pour devenir un personnage quasi shakespearien, Maia prend des allures de friandise acidulée avec ces belles couleurs et les rondeurs toutes en nuances de ces personnages aux grands yeux écarquillés qui me rappelle le style des Powerpuff Girls. Car si le dessin est une franche réussite empruntant tout à la fois au manga pour le comique de situation (certaines expressions parlent d’elles mêmes et prêtent à sourire dans le bon sens du terme) et à un style de trait bien défini, le scénario n’est pas en reste. Maia petite orpheline et bonne élève timide se retrouve dans une quète de la boite de Pandore dont elle est la gardienne malgré elle. Mon seul regret ? Les décors sont très sommaires ce qui ne veut pas dire qu’ils soient moches mais à l’instar d’un bon comics, l’effort repose sur les personnages et toute la palette de leurs émotions. Ce qui est particulièrement divertissant c’est que Maia est pour ce faire assistée de mini divinités mythologiques qu’elle est la seule à voir et à entendre, ce qui engendre des situations loin d’être tristes car elles ont toutes les 4 un caractère unique bien trempée. J’ai une petite préférence pour Mars, un mini taureau râleur et au grand cœur dont le seul dessin est à croquer ! Flanquée d’une cousine aux antipodes mais au grand cœur, c’est parti pour des aventures avec un lot de méchants pas trop méchants et des premiers émois amoureux mais rien n’est mièvre ou inintéressant. Il y a même quelques passages plutôt sensibles et bien amenés rapidement contrebalancés par un retour à la gaudriole…. Très très fort ! Outre le charme véritable que m’a procuré cette lecture, c’est toujours avec un petit pincement au cœur que j’arrive à la dernière page avec l’envie d’en lire la suite. Ma fille de 11 ans a fortement apprécié ce que j’estime être le futur Freak’s Squeele pour enfants. Une série qui ne demande qu’à être davantage connue aussi ne vous arrêtez pas aux préjugés « littérature pour enfants » car des œuvres intelligentes et drôles comme celle-ci j’en redemande tous les jours. Un futur classique en devenir, faites moi confiance :)

28/03/2011 (modifier)
Par Matsand
Note: 5/5
Couverture de la série Green Manor
Green Manor

Une série à découvrir ou redécouvrir avec la sortie de l'intégrale (l'objet/livre est magnifique) ! Fabien Velhman est certainement l'un des meilleurs scénaristes de sa génération. Ses multiples histoires courtes qui revisitent l'élégance du crime nous entrainent dans des récits surprenants qui sont un vrai régal. Les retournements de situations sont nombreux, inattendus, les dialogues toujours réussis et les personnages sont impayables. Le dessin et la couleur sont aussi d'une très grande qualité. Denis Bodart est ici au sommet de son art, élégant et juste. Son travail fait mouche. Un divertissement d'une grande classe !

27/03/2011 (modifier)
Couverture de la série La Nef des fous
La Nef des fous

Magique ! C'est le premier mot qui me vient à l'esprit en pensant à cette série. Dès les premières cases je suis tombée en admiration devant le dessin de Turf. Des couleurs superbes, des dessins bourrés de petits détails que ce soit dans n'importe lequel des trois univers qu'il mêle habilement (l'intérieur de la nef, les rêves des personnages ou le monde extérieur). Le scénario avait tout pour me plaire aussi. Son imagination débordante lui a permis de créer un monde imaginaire sublime rempli de personnages plus attachants les uns que les autres (j'ai adoré également le tome supplémentaire racontant la jeunesse du Roy). L'humour est omniprésent dans tous les tomes. Même si les derniers tomes m'ont un tout petit peu moins convaincue, ça reste une grande découverte que je recommande de lire de toute urgence !

27/03/2011 (modifier)