Les derniers avis (7655 avis)

Par Quentin
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Passion des Anabaptistes
La Passion des Anabaptistes

Je viens de lire Joss Fritz et Thomas Muntzer, les 2 premiers tomes de la passion des anabaptistes (achat surtout motivé après ma lecture de l'excellentissime Fritz Haber de Vandermeulen). Les auteurs nous invitent à un voyage au début du 16e siècle, au moment de la réforme protestante initiée par Luther. On suit Joss Fritz et Thomas Muntzer, deux prédicateurs anabaptistes qui vivaient leur foi en parlant directement avec Dieu sans passer par l'intermédiaire d'un prêtre ou de Saintes écritures, et qui préchaient un communisme primitif. Surfant sur le mécontentement populaire répandu à l'époque dans toute l'Europe du Nord, ces mouvements ont tenté de prendre le pouvoir par des révoltes populaires, lynchant moines et princes et saccageant églises et chateaux sur leur passage. Tout cela finit très mal et ils se font massacrer dans un énorme bain de sang, applaudi par Luther qui est tout aussi illuminé qu'eux mais qui préfère faire alliance avec les princes plutôt qu'avec le peuple. Les albums sont en très grand format, les dessins s'inspirent de l'iconographie du 15e-16e siècle et les textes reproduisent la lettrine de l'époque, ce qui fait que les BD se présentent comme de beaux objets et qu'on ressent une sorte de dépaysement historique lors de la lecture, même si la forme, la présentation, et une bonne partie du discours restent moderne. Vandermeulen est une fois de plus fort bien documenté et choisit avec soin les nombreuses citations d'époque, tout en explicitant le contexte, ce qui donne une excellente profondeur historique au récit. Les dessins sont très noirs, pas toujours facile à déchiffrer, mais font parfois merveille, surtout lors des scènes dessinées en pleines page. Le récit n'a pas du tout la même densité qu'avait Fritz Haber, sans doute à cause de la pauvreté des documents historiques sur les mouvements anabaptistes et à cause de la difficulté de se mettre dans la peau de gens vivant il y a cinq siècles, mais la volonté de s'inspirer de l'iconographie et de l'imprimerie du 16e siècle compensent quelque peu cette faiblesse. Au total une excellente lecture, instructive, à la présentation intéressante, sur un moment très important de l'histoire de la civilisation occidentale qui mériterait d'être beaucoup mieux connu. Une série sans doute appelée à devenir culte, comme l'est devenue la série Fritz Haber.

06/08/2015 (modifier)
Par Jetjet
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Aâma
Aâma

Lupus devait autant à Star Wars que David Guetta à Mozart dans un tout autre registre et après avoir grandement apprécié cette œuvre (celle de Peeters et pas du maître de la clé USB !), j’ai enchaîné directement mes lectures avec Aâma dont le début m’a déconcerté avec une couleur et des lignes de dialogue soutenus soit tout l’inverse de l’œuvre précédente. A première vue, l’histoire aurait pu se passer dans le même univers que Lupus mais Peeters brouille rapidement les cartes par un premier tome d’exposition assez surprenant, voire même déstabilisant en usant de flashbacks et sans donner une ligne directrice bien définie. Pourtant à l’issue du quatrième tome et après avoir refermé la dernière page, je ne peux que m’incliner devant une telle narration qui aurait rendu en son temps Moebius fou de jalousie… Verloc Nim est un loser, un marginal refusant toute forme de « progrès » technologique. Après avoir perdu son commerce (une librairie remplie de vieux livres désuets) et sa famille (la mère de son unique enfant s’est barrée pour un autre et l’interdit de voir sa fille), c’est par le plus grand des hasards que son frère et Churchill, singe robot fumant le cigare, vont l’entrainer pour le distraire sur la planète Ona(ji) pour une mission sans grande envergure. La planète va se révéler inhospitalière et offrir des rebondissements plutôt inattendus pour Verloc qui n’en reviendra pas indemne. Frederik Peeters est un magicien, si la science-fiction l’intéresse moins que les personnages haut en couleurs qu’il met en scène avec leurs états d’âme, il n’en oublie pas pour autant l’aventure et le rêve. Chaque tome est complètement différent du précédent et les dessins gagnent en détails, en mouvements jusqu’au feu d’artifice final renvoyant tout autant à 2001, l’Odyssée de l’Espace qu’à Akira dans une conclusion surprenante. À la fois terriblement éloigné de Lupus comme finalement très proche, Aâma est unique en son genre. Il s’agit de la dernière preuve en date que Frederik Peeters est surement un des meilleurs auteurs de sa génération quelque soit le sujet abordé. Tout simplement incontournable.

03/08/2015 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Sculpteur
Le Sculpteur

Enfin ! Enfin une oeuvre que je peux qualifier de culte car elle remplit tous les critères au-delà de l'imaginable. Il en aura fallu du temps à Scott McCloud qui n'avait plus rien réalisé depuis L'Art Invisible où il nous enseignait les rudiments de la bande dessinée. C'était un peu comme un professeur qui n'avait rien à son actif. Cependant, je veux bien attendre si c'est pour réaliser ce chef d'oeuvre aussi magnifique que la beauté du diable. J'ai abordé la lecture du Sculpteur sans m'attendre à grand chose de particulier. Et c'est là qu'arrive la grande surprise. Nous avons une oeuvre qui frise la perfection graphique et narrative. C'est comme la grâce ! La technique employée par l'auteur impressionne véritablement. Le thème sera celui de l'art et la création mais sous un angle plus personnel et intime. Nous avons un jeune homme -David Smith- à qui rien ne réussit. Il faut dire qu'il n'a pas eu de chance dans sa vie avec la perte tragique des membres de sa famille. Il ne sait pas parler aux femmes et son meilleur ami est homo. Il semble être totalement paumé. On a pitié pour lui car on sent qu'il a envie de se réaliser pour son art -la sculpture- jusqu'à l'extrême. Il va rencontrer un homme qui va changer à jamais le court de son destin en lui offrant un pouvoir spécial de création. Le mythe de Faust est complètement revisité de la manière la plus moderne et originale. Le temps sera désormais compté. Par ailleurs, le lecteur va vivre l'une des plus belles et déchirantes histoires d'amour. Tout cela est magnifié par le trait riche et précis de l'auteur qui n'a décidément plus rien à prouver. Le sculpteur est tout simplement magistral. Je suis un lecteur râleur qui n'hésite pas à descendre la médiocrité. Or en l'occurrence, j'ai fait la rencontre avec un roman graphique exceptionnel de par sa maîtrise et son aboutissement. Je l'ai emprunté tout d'abord puis sitôt terminé, je me suis précipité chez le libraire pour l'acquérir absolument. Ce sont des choses qui ne m'arrivent généralement pas. Aurais-je également vendu mon âme au diable ? Note dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.5/5

02/08/2015 (modifier)
Par kanibal
Note: 5/5
Couverture de la série Fleurs de Pierre
Fleurs de Pierre

On sent qu'il y a eu un travail de recherche assez minutieux, Sakaguchi nous plonge dans l'horreur de la guerre : la brutalité du régime nazi. Rien ne nous est épargné de toute cette haine latente qui rongeait cette mosaïque de peuples qui formait la Yougoslavie. Là je me demande comment un éditeur peut se permettre d’arrêter une série avec un tel potentiel car il ne s'agit pas d'un simple divertissement. J'aime bien les dessins de Sakaguchi. Certains de ses personnages ont toujours des têtes d'ahuris, ce qui fait sourire et détend le côté oppressant de certaines situations. Je mets 5/5 car au vu de ces 3 premiers tomes, l'histoire ne peut que monter en puissance. Pour l'achat, non car la suite ne viendra jamais, ce qui est fort dommage.

01/08/2015 (modifier)
Couverture de la série Le Château des étoiles
Le Château des étoiles

Au croisement de Ghibli et Jules Verne, avec la maestria artistique pastellée d'Alex Alice, le château des étoiles est une pure réussite enfantine et poétique habile en contre pieds et où les partis pris non-cartésiens passent comme une lettre à la poste. A cela s'ajoute la réinvention de la gazette épisodique qui en appelle beaucoup d'autre j'espère.

30/07/2015 (modifier)
Couverture de la série Le Trône d'argile
Le Trône d'argile

Avis après le tome 6 : Une série historique sur la guerre de cent ans, un parti pris audacieux d'explications rationnelles sur le phénomène Jeanne d'Arc, des intrigues de château et des personnages forts. Moi, il m'en faut pas plus pour me contenter, et même si des largesses avec l'Histoire sont prises, je ne boude pas mon plaisir avec le trône d'argile. Le dessin très académique sur les 3-4 premiers tomes prend une ampleur grandiose sur les 5 et 6, à l'image des couvertures somptueuses. A boire et à manger dans cette série, et sans modération. Deux points plus négatifs cependant : des raccourcis temporels qui auraient gagné quelques explications et il ne reste a priori qu'un volet à sortir.

30/07/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Trône d'argile
Le Trône d'argile

Pour mon avis n° 800, il fallait quelque chose de vraiment important et c'est donc sur cette magnifique série historique que je me décide à dire quelques mots. D'aucuns l'ont dit avant moi, voilà donc une série pour l'instant en six tomes, qui renouvelle totalement le genre de la BD historique. Alors oui, pour une autre époque il y avait le grandiose Murena. Mais en ce qui concerne l'histoire de France, je ne vois à ce jour aucune série qui arrive à la cheville de celle-ci. Et quoi ?, me direz vous, et Les Chemins de Malefosse, et Les 7 vies de l'épervier, et toutes les autres répertoriées dans le thème des immanquables historiques. Oui mais non, pourquoi détacher celle-ci ?, celles citées plus haut sont bien plus qu'honorables. Mon avis est que pour la première fois et dans un style moderne, une série sait et arrive à vous passionner pour une histoire réelle. De faits historiques, elle vous fait un roman, une épopée, un truc auquel on devient accro avec une seule envie, que va t-il se passer après ? Comment une histoire que nous avons pour la plupart effleurée au cours de nos humanités est-elle rendue aussi passionnante ? Rappelons-nous nos cours d'histoire ! Jeanne d'Arc était bien sûr évoquée (grandeur de la France et icône nationale obligent !) et puis basta ! Nous apprenions que les Anglais étaient très méchants et hop suite du programme, nous attaquions sur le siècle de Louis XIV. Ah joie de l'apprentissage non chronologique des choses. Mais revenons à ce "Trône d'argile", c'est donc l'esprit vierge de toutes connaissances historiques sur la période que je me suis lancé dans cette lecture. A cette époque la France est dans un état de déliquescence complet. Des querelles territoriales et de prise de pouvoir sont à l’œuvre partout et il faudra encore attendre longtemps avant que la notion d’État-nation telle que nous la connaissons aujourd'hui prenne tout son sens. Avec cette lecture je ne peux m'empêcher de penser qu'une alchimie particulière a du avoir lieu. OK, j'aime l'histoire, elle éclaire de bien des manières l'actualité d'aujourd'hui ; et pour moi le grand succès de cette série vient de sa construction d'une part et de son graphisme hallucinant de véracité d'autre part. Au fil des six tomes pas de grandes batailles, pas de combats échevelés, des affrontements certes mais beaucoup d'évènements se règlent finalement dans les coulisses où œuvrent des personnages, tous ayant existé, qui trament des complots visant à leur faire acquérir plus de pouvoir, tandis que d'autres plus nobles pensent avant tout au destin de leur pays. Je suis un grand fan d'héroic-fantaisy et j'aime bien ces grosses bastons un peu bourines où le sang gicle ; je ne vous ferais pas l’offense de citer une autre histoire de trône ! Ici point de tout cela mais j'ai quand même fortement apprécié ce foisonnement de liens, d'intrigues qui se lient, se délient au fil du temps, des acteurs et de leurs ambitions. L'ensemble est parfaitement construit avec une rigueur qui ne se dément jamais. Dire que l'on apprend des choses est un euphémisme mais jamais ce n'est didactique au sens chiant du terme. Un mot sur le dessin que personnellement je qualifierai de grandiose, en tout état de cause il est en parfaite adéquation avec l'histoire. D'un bout à l'autre de la "chaine" il est d'une extrême précision, (il n'y manque pas un bouton de guêtre !) mais il sait rester vivant dynamique et certaines planches méritent vraiment un coup d’œil attentif. Que dire de plus qui n'est pas déjà été dit ? Si, outre l'achat plus que conseillé bien sur, un petit conseil ou plutôt une proposition aux gens savants qui concoctent les programmes scolaires : que diriez-vous, messieurs, de mettre au programme ce type d'ouvrage ? Ne pensez vous pas que cela pourrait aider quelques-unes de nos chères têtes blondes à se réconcilier avec l'histoire ?

30/07/2015 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Daytripper (au jour le jour)
Daytripper (au jour le jour)

Si un jour vous recevez "Daytripper" en cadeau, chérissez celui qui vous l’a offert (merci mon Pierrot !). Et si ce chef d’œuvre vous tombe dans les mains par hasard, chérissez la vie, tout simplement. Car après une telle lecture, il y a de fortes chances que vous ne voyiez plus les choses tout à fait comme avant. A travers Brás, le lecteur se verra rappeler certaines évidences fondamentales – car c’est bien connu, c’est souvent l’habitude qui nous fait oublier ce qui se trouve sous nos yeux – en se mettant dans la peau du personnage, d’autant plus facilement que celui-ci facilite l’identification par son côté anti-héros humain et attachant. La trame est à la fois simple et très originale. Découpé en dix chapitres, chacun d’entre eux constituant une nouvelle se terminant par la mort de Brás à un âge différent avec des causes diverses, ce récit leitmotivique souligne notre condition éphémère comme pour mieux nous faire assimiler cette maxime pleine de sagesse : vivons « au jour le jour », comme si chaque jour était le dernier. A l’aide d’un trait voluptueux, Fábio Moon et Gabriel Bá nous offrent là une histoire généreuse, sensuelle et profonde comme le Brésil, où l’âpreté du monde et son corollaire, le désenchantement, rencontrent le sacré puis s’effacent devant lui. La mise en couleurs de Dave Stewart reste sobre et élégante, tout en contrastes comme la vie peut l’être. Il semble que rien ne manque à cette œuvre très aboutie, qui bénéficie par ailleurs de textes et dialogues d’une grande qualité. Il y aurait encore beaucoup à dire, tant cette production recèle de richesses. Mais afin d’éviter que la présente chronique n’empiète sur cet objet magnifique, une simple liste d’adjectifs devrait suffire à définir "Daytripper", même si celle-ci ne saurait être exhaustive. Harmonieux, humain, humble, fraternel, sensible, vibrant, poétique, lumineux, poignant, tragique, merveilleux… Au final, cette « excursion d’un jour » se révélera un véritable baume sur nos « coração » soucieux, un baume capable de suspendre pour un instant le temps de nos vies, aussi éphémères qu’un éclair dans le ciel infini. C’est pourquoi, nous disent les auteurs, pour réaliser nos rêves, nous devons vivre notre vie, et ne pas rester passifs par peur de l’échec. Vivre. « Se réveiller. Avant qu’il ne soit trop tard. » Demeurer humbles. Apprécier la beauté du monde dans les choses les plus simples. Récompensé par un Eisner Award, préfacé par Cyril Pedrosa et postfacé par Craig Thompson, excusez du peu !, "Daytripper" s’impose incontestablement comme une œuvre majeure du neuvième art brésilien et plus généralement planétaire. L'ouvrage m’aura par ailleurs permis de découvrir non seulement la production de ce pays mais également deux auteurs de grand talent.

29/07/2015 (modifier)
Par Yannock
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Château des étoiles
Le Château des étoiles

L'aventure a commencé début 2014 lorsqu'au salon de la bd d’Angoulême, au détour d'un stand, je suis tombé totalement amoureux d'une affiche, reprenant la couverture du premier tome de cette magnifique bd. Grand amateur de Jules Verne et du steampunk, cette affiche et le contenu hétéroclite du stand me renvoya mes lectures de 20.000 lieues sous les mers en pleine mémoire... Je savais déjà avant sa sortie que j'allais l'aimer, cette bd. Quelques mois plus tard, je n'ai pas été déçu, bien au contraire : la sortie originale au format gazette, donnant un petit plus à l'ambiance de l'histoire, permet de goûter aux fabuleuses images que nous offre Alex Alice en format XXL ! L'histoire est à l'image des romans de Verne, accessible à tous les âges, pleine d'aventure, même si la thématique fleure le déjà vu (notamment avec l'excellent De Cape et de Crocs et son voyage lunaire). Les personnages sont attachants, le soin apporté à la conception de l'Ethernef est tout bonnement génial, cet appareil est un mélange bien dosé du Nautilus de Nemo (le capitaine, pas le poisson !) et du Grand Condor d'Esteban, Tao et Zia, une vrai réussite. Visuellement, c'est superbe, avec certaines planches sortant vraiment du lot (la double page du feu d'artifice sur le château du Rocher du Cygne est magnifique). Je conseille l'achat non pas les yeux fermés car il serait dommage d'en rater une miette, mais au contraire les mirettes grandes ouvertes et l’âme aventureuse, vous ne serez pas déçus. Pour les plus réticents à l'achat et sur une note moins enchantée et plus matérielle, les 6 gazettes reprenant la totalité de l'histoire étalée sur 2 tomes "classiques", coûtent un peu moins de 3 euros l’unité, soit moins de 18 euros pour l'histoire complète dans son format le plus original et plaisant. Faites-vous une fleur, vous ne regretterez pas le voyage à bord de l'Ethernef ! Graphisme : 5/5 Scénario : 4/5 Bonus coup de cœur (pour l'Ambiance, le Format, et l'Ethernef) : 6/5 Le compte est bon, 5/5 !

20/07/2015 (modifier)
Par Jetjet
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Lupus
Lupus

Sanaa demande à Lupus pourquoi il cherche à se droguer tout le temps. Lupus lui répond qu’il n’a pas trouvé plus simple pour ne pas ressembler à tout le monde. Voilà, avec ce court passage essentiel, tout est dit ou presque dans le chef d’œuvre de Frederik Peeters. Ce que vous ne trouverez pas dans cette odyssée intergalactique ce sont des courses poursuites dans l’espace, des termes technologiques incompréhensibles et des batailles de l’univers. Non, par contre ce qu’on vous y garantit c’est un dépaysement total, un univers crédible et vivant, de jolies rencontres impromptues et pas mal de flottement, de questions pertinentes parfois sans réponse et de passer du rire aux larmes sans jamais s’y ennuyer. Peeters soigne ses décors et rend le tout aussi crédible que poétique dans un noir et blanc charbonneux des plus inspirés et complètement réussi. Que Lupus et Tony aillent pécher des poissons monstrueux pour tuer l’ennui ou que Sanaa, la jeune fille qu’ils recueillent et dont Lupus tombe amoureux, soit aussi charmante que mystérieuse, ne cherchez pas un dénouement heureux, logique mais une belle ouverture et une odyssée digne des meilleurs road trips. Lupus est un chef d’œuvre parfaitement achevé qui donne envie, une fois la lecture achevée, de sourire tout en regardant vers le ciel quelque part entre les étoiles...

20/07/2015 (modifier)