Il est des bd qui marquent car elles sont le fruit d’une association unique comme on en fait peu. Nous avons en effet le dessinateur de Blacksad avec le scénariste de la série bien aimée De Cape et de Crocs. J’avoue que le résultat est magnifique tant au niveau du scénario assez élaboré qu’au niveau du dessin qui est somptueux.
C’est une bd fort ambitieuse mais qui tient une bonne partie des promesses. Il y a un livre d’origine « La vie de l'Aventurier Don Pablos de Ségovie » qui se passait en Espagne alors que cette suite se passe sur le continent américain. Le titre « Les Indes fourbes » est alors un peu trompeur mais c’est l’effet recherché.
On va plutôt partir à la recherche de l’Eldorado mythique avec une fripouille sympathique. C’est parfois assez amoral mais bon. A retenir le commandement : tu ne travailleras point.
Le dessin de Juanjo Guarnido est parfaitement maîtrisé. Il n’y a rien à jeter car tout est parfaitement maîtrisé. C’est du grand art. Nous avons là l’un des plus grands dessinateurs de la bd actuelle et il le prouve encore par cette nouvelle œuvre. Le travail de mise en aquarelle est également magnifique.
De l’aventure, de l’humour, de l’action, de la bassesse et de la grandeur humaine. Cet album est un concentré de bonheur sur un ton savoureux. C’est d’ailleurs un récit plein de vie et de surprises avec de bonnes trouvailles. Il est vrai que le final est assez étonnant.
Cet album est évidemment un indispensable à acquérir pour tout bédéphile qui se respecte. Nul doute qu’il fera date. En tout cas, c’est un immense plaisir de lecture.
Je recommande vivement de découvrir ce chef d’œuvre injustement oublié, qui avait rencontré assez peu d’écho à sa sortie. « Le Roi des scarabées » est une adaptation librement inspirée du roman « Niels Lyhne », publié en 1880 par l’écrivain et poète danois Jens Peter Jacobsen. Sans avoir lu le livre, difficile de dire si la qualité narrative de l’ouvrage est due à ce dernier ou à Anne-Caroline Pandolfo elle-même. Quoi qu’il en soit, il y a un vrai talent de conteur derrière tout cela, et c’est avec une immense fascination que l’on suit le parcours de cet anti-héros qu’est Aksel, aussi performant en poète lunaire qu’en loser mélancolique. Et il le prouve admirablement : on peut parfaitement être un perdant magnifique et faire montre de panache en délaissant l’ignoble réalité âpre et butée pour la folie douce, envisagée ici comme un refuge merveilleux peuplé de scarabées aux reflets lumineux, « sauvages et raffinés à la fois ».
Aksel, poète blessé et agrippé au monde de l’enfance... L’horloge tournera trop vite pour ce doux tocard contemplatif qui décevra les espoirs trop lourds à porter de sa mère qui voulait voir en lui un futur poète de génie adulé par le monde entier et une planche de salut pour s’extirper de la boue de sa campagne où elle mourrait à petit feu, déçue par un mariage pourtant prometteur… Mais comme par une sorte de malédiction familiale, Aksel va être à l’adolescence totalement subjugué puis aspiré par cet « astre noir » qu’est Fredrik, fils charismatique d’une cousine de son père et talentueux dessinateur promis à une carrière artistique. Aksel scellera très tôt avec Fredrik un pacte d’amitié comme on scelle un pacte avec le diable. Il partagera quelques temps la vie de son complice à Copenhague, mais celui-ci, également désireux de l’encourager dans son art, sera vite consumé par son inclination aux plaisirs terrestres. Son attirance pour l’ivresse et les jolies femmes aura finalement raison de son talent, et cet écorché vif exubérant, « lamentable jouisseur » comme il se définira lui-même, connaîtra une fin tragique, entraînant Aksel vers des gouffres existentiels dont il ne se sortira pas.
Pour mettre en valeur cette histoire prenante traversée par de très beaux personnages, Terkel Risbjerg nous livre un dessin pur, en noir et blanc, comme s’il avait trempé son pinceau dans les tréfonds de son âme, conférant à l’œuvre une qualité poétique remarquable, ce qui est la moindre des choses ici. Alimenté par les sensations, le trait semble inachevé, d’une tournure minimaliste exprimant l’essentiel des choses et des sentiments, avec une splendide évocation des rêves enfantins. C’est très fort, très puissant.
Fidèle à la grande tradition romanesque, ce chef d’œuvre, qui nous immerge dans l’hiver danois du XIXe siècle, suscite une réflexion profonde sur l’identité et la folie en poussant le parcours de chaque personnage vers des extrémités spectaculaires qui laissent le lecteur sidéré. Sous une obscurité apparente liée à un contexte climatique glacial et à la description de destins funestes, une certaine luminosité émerge, de l’ordre peut-être de celle qui se reflète sur les ailes des scarabées.
Une série SF culte d'abord très centrée sur l'action qui a finalement à partir du tome 3 réussi à devenir à mon sens la meilleure histoire traitant du voyage dans le temps, l'auteur développant brillamment sa thèse tout au long des quatre derniers tomes en étant cohérent tout du long. Bravo !
Mais il ne faut pas croire que cette série se limite à une simple démonstration d'un ancien mathématicien. L'intrigue est palpitante, tragique à souhait (tome 4...), pleine de surprises (tomes 3 et 6, notamment) et offre une véritable réflexion sur l'évolution de notre monde, ce futur de 2098 étant parfaitement cohérent avec la direction prise par les institutions mondiales que l'on ressent depuis au moins trente ans.
De plus, les personnages sont très charismatiques et attachants, particulièrement Kalish, Mario, Kate et son père.
Une réussite de bout en bout.
Les notes détaillées des albums :
1. La Genèse ****
2. Le Fruit de la Connaissance ****
3. Caïn et Abel *****
4. Le Déluge *****
5. Babel *****
6. Le Patriarche *****
Kingdom est publié depuis 2006 mais il est passé totalement inaperçu.
Il faut préciser que l'éditeur de ce manga est inconnu. Meian a acquit les doits il y a plusieurs années, sans jamais le publier. Ce n'est que récemment que Meian s'est décidé à proposer l'achat de ce manga en ligne via leur site. Il aura fallu encore attendre quelques mois et d'âpres négociations avant de pouvoir enfin trouver la version française dans les librairies (introuvable chez certains libraires canal BD).
Cette série à reçue le 17e Grand prix du prix Osamu Tezuka en 2013.
L'histoire se déroule dans la chine médiévale, à l'époque des "royaumes combattants" où la Chine était morcelée. Composée de royaumes, de clans qui se déchiraient. Connaisseurs ou non, vous serez initiez à l'art de la guerre avec cette épopée magistrale. Les mouvements de troupes n'auront plus de secret pour vous.
Dès le premier volume, la série est dynamique, il n'y a pas de temps mort, les rebondissements ne s'arrêtent jamais. Ça fuse dans tout les sens pour notre plus grand plaisir.
On suit le jeune Shin ancien servant, qui rencontrera "par hasard" le jeune Ei Sei. Qui n'est autre que le prétendant légitime à la couronne de Quin. Shin accepter de l'aider à retrouver son trône, volé par son frère.
Plus tard, il sera épaulé par deux personnages féminin : Karyo ten qui jouera un rôle majeur dans l'histoire et Kyo kai qui possède un talent très particulier au combat. Shin n'a qu'un rêve, celui de devenir un grand général sous les cieux. Pris sous l'aile du grand général Ouki comme simple petit fantassin, il deviendra chef d'unité puis commandant de 100 hommes. Il gravira petit à petit les échelons grâce à une détermination inébranlable. De nombreux conflits éclatent entre des clans, des armées ou des "pays". On comprend à quel point la Chine était divisé.
La politique et ses stratégies sont également au menu.
Le dessin est vraiment superbe. Au fur et à mesure des volumes, le trait se précise, les scènes de guerres sont époustouflantes de détails. Shin évolue physiquement. Le sens du mouvement est excellent, l'auteur à du passer des nuits blanches sur certaines planches.
Les personnages sont vraiment très bien travaillés, autant physiquement que psychologiquement. Chacun évolue au fil de l'histoire. On s'attache facilement aux différents protagonistes, même lorsqu'il s'agit de personnages secondaires.
On retrouve une galerie de des personnages importants comme des généraux, des chefs de clan, des héros de guerres qui possèdent une aura que le dessin permet de ressentir. L'immersion est totale.
Je précise tout de même qu'il s'agit d'un vrai seinen, il y a beaucoup de lecture, ce qui pourrait décourager certains jeunes lecteurs. Il ne faut pas hésiter à avancer un peu plus loin dans l'histoire.
Pour les amateurs de mangas, ceux qui aiment la chine médiévale, Kingdom est une série incontournable que je classerai parmi les meilleurs séries que j'ai pu lire ces dernières années !
Avis sur les trois premiers tomes sortis à ce jour.
Une véritable fresque de fantasy épique et qui en même temps fait preuve d'une réelle sensibilité. L'univers est original, la narration idem : chaque tome est découpé en chapitres entre lesquels s'incrustent des nouvelles fort bien écrites et qui viennent contribuer très judicieusement à la compréhension et à l'atmosphère du récit. Les personnages sont également très charismatiques.
L'histoire raconte la chute du royaume des Ogres-Dieux et le chaos qui en découle, où les humains de différents camps essaient de s'approprier l'héritier légitime du trône : Petit, fils du roi déchu, rejeté par sa famille car il avait presque la taille d'un humain (mais tout de même plus grand que la moyenne et doté d'une force surhumaine), et qui ne cherche lui qu'à protéger l'humaine qu'il aime et à trouver un clan reculé d'ogres dont il a appris l'existence, par-delà les montagnes qui ceinturent le royaume.
Le tout est brillamment servi par le trait fin et élégant de Gatignol, qui maîtrise parfaitement le noir et blanc et les nuances de gris.
J'aurais noté la série franchement bien sur la base des deux premiers tomes, mais le troisième m'incite à donner la note culte, car l'histoire y prend un tour inattendu et dantesque. J'étais happé comme jamais à sa lecture. La seconde partie du livre est vraiment étouffante et magistrale. Impossible de lâcher le livre. Les auteurs confirment tout le potentiel de leur univers. Une des très grandes séries du moment, et sans doute plus que cela quand les tomes suivants auront confirmé son rang. C'est grâce à des séries comme cela que l'on aime la bande dessinée.
Je note Lanfeust de Troy, des Étoiles et Odyssey comme une seule et même série.
Non pas que je considère que le découpage en cycles soit dénué de sens, mais je trouve finalement qu'il serait dommage de se cantonner à celui de Troy et de ne pas lire les deux suivants par exemple. Chaque cycle, chaque album, enrichit l'univers et renforce le caractère des personnages (sauf celui du héros, héhé !).
En refermant le dernier tome de Lanfeust Odyssey (qui sera bel et bien le dernier cycle, dixit les auteurs), je me suis dit qu'il n'y avait pas beaucoup de séries que j'avais suivi avec la même passion durant tant d'années, avec le même plaisir toujours renouvelé à chaque sortie et en me poilant toujours autant, et ce sur pas moins de vingt-six tomes !
Pour résumer mon avis sur les différents cycles, Troy est une grande aventure avec un grand A, drôle et épique; les Étoiles est mon cycle préféré, cela faisait bizarre au premier tome mais j'ai accroché dès le second, un space opera loufoque où les références et les conneries se bousculent au gré des sauts de planète en planète, avec une véritable évolution de Cixi, personnage le plus charismatique de la série avec le troll Hébus; vient enfin Odyssey qui, après un démarrage un peu raté sur les deux premiers tomes auxquels les auteurs ont finalement su trouver une utilité (géniale !), à partir du troisième tome le cycle a retrouvé tous les ingrédients des deux précédents et en a mélangé différents éléments de manière tout à fait savoureuse.
Une BD culte qui a à mon sens marqué l'Histoire de la BD.
Les notes détaillées des albums :
1. L'Ivoire du Magohamoth ****
2. Thanos l'incongru ****
3. Castel Or-Azur *****
4. Le Paladin d'Eckmül *****
5. Le Frisson de l'Haruspice *****
6. Cixi Impératrice *****
7. Les Pétaures se cachent pour mourir *****
8. La Bête Fabuleuse *****
9. Un, Deux... Troy ! ****
10. Les Tours de Meirrion *****
11. Les Sables d'Abraxar *****
12. Les Buveurs de Mondes *****
13. La Chevauchée des Bactéries *****
14. Le Râle du Flibustier *****
15. Le Secret des Dolphantes *****
16. Le Sang des Comètes *****
17. L'Énigme Or-Azur - Première Partie **
18. L'Énigme Or-Azur - Seconde Partie **
19. Le Banni d'Eckmül *****
20. La Grande Traque *****
21. Le Piège des Sables *****
22. Le Delta Bilieux *****
23. La Méphitique Armada *****
24. Tseu-Hi la Gardienne *****
25. Le Stratège Ingénu *****
26. Un Destin Karaxastin *****
Je note Lanfeust de Troy, des Étoiles et Odyssey comme une seule et même série.
Non pas que je considère que le découpage en cycles soit dénué de sens, mais je trouve finalement qu'il serait dommage de se cantonner à celui de Troy et de ne pas lire les deux suivants par exemple. Chaque cycle, chaque album, enrichit l'univers et renforce le caractère des personnages (sauf celui du héros, héhé !).
En refermant le dernier tome de Lanfeust Odyssey (qui sera bel et bien le dernier cycle, dixit les auteurs), je me suis dit qu'il n'y avait pas beaucoup de séries que j'avais suivi avec la même passion durant tant d'années, avec le même plaisir toujours renouvelé à chaque sortie et en me poilant toujours autant, et ce sur pas moins de vingt-six tomes !
Pour résumer mon avis sur les différents cycles, Troy est une grande aventure avec un grand A, drôle et épique; les Étoiles est mon cycle préféré, cela faisait bizarre au premier tome mais j'ai accroché dès le second, un space opera loufoque où les références et les conneries se bousculent au gré des sauts de planète en planète, avec une véritable évolution de Cixi, personnage le plus charismatique de la série avec le troll Hébus; vient enfin Odyssey qui, après un démarrage un peu raté sur les deux premiers tomes auxquels les auteurs ont finalement su trouver une utilité (géniale !), à partir du troisième tome le cycle a retrouvé tous les ingrédients des deux précédents et en a mélangé différents éléments de manière tout à fait savoureuse.
Une BD culte qui a à mon sens marqué l'Histoire de la BD.
Les notes détaillées des albums :
1. L'Ivoire du Magohamoth ****
2. Thanos l'incongru ****
3. Castel Or-Azur *****
4. Le Paladin d'Eckmül *****
5. Le Frisson de l'Haruspice *****
6. Cixi Impératrice *****
7. Les Pétaures se cachent pour mourir *****
8. La Bête Fabuleuse *****
9. Un, Deux... Troy ! ****
10. Les Tours de Meirrion *****
11. Les Sables d'Abraxar *****
12. Les Buveurs de Mondes *****
13. La Chevauchée des Bactéries *****
14. Le Râle du Flibustier *****
15. Le Secret des Dolphantes *****
16. Le Sang des Comètes *****
17. L'Énigme Or-Azur - Première Partie **
18. L'Énigme Or-Azur - Seconde Partie **
19. Le Banni d'Eckmül *****
20. La Grande Traque *****
21. Le Piège des Sables *****
22. Le Delta Bilieux *****
23. La Méphitique Armada *****
24. Tseu-Hi la Gardienne *****
25. Le Stratège Ingénu *****
26. Un Destin Karaxastin *****
Je note Lanfeust de Troy, des Étoiles et Odyssey comme une seule et même série.
Non pas que je considère que le découpage en cycles soit dénué de sens, mais je trouve finalement qu'il serait dommage de se cantonner à celui de Troy et de ne pas lire les deux suivants par exemple. Chaque cycle, chaque album, enrichit l'univers et renforce le caractère des personnages (sauf celui du héros, héhé !).
En refermant le dernier tome de Lanfeust Odyssey (qui sera bel et bien le dernier cycle, dixit les auteurs), je me suis dit qu'il n'y avait pas beaucoup de séries que j'avais suivies avec la même passion durant tant d'années, avec le même plaisir toujours renouvelé à chaque sortie et en me poilant toujours autant, et ce sur pas moins de vingt-six tomes !
Pour résumer mon avis sur les différents cycles, Troy est une grande aventure avec un grand A, drôle et épique; les Étoiles est mon cycle préféré, cela faisait bizarre au premier tome mais j'ai accroché dès le second, un space opera loufoque où les références et les conneries se bousculent au gré des sauts de planète en planète, avec une véritable évolution de Cixi, personnage le plus charismatique de la série avec le troll Hébus; vient enfin Odyssey qui, après un démarrage un peu raté sur les deux premiers tomes auxquels les auteurs ont finalement su trouver une utilité (géniale !), à partir du troisième tome le cycle a retrouvé tous les ingrédients des deux précédents et en a mélangé différents éléments de manière tout à fait savoureuse.
Une BD culte qui a à mon sens marqué l'Histoire de la BD.
Les notes détaillées des albums :
1. L'Ivoire du Magohamoth ****
2. Thanos l'incongru ****
3. Castel Or-Azur *****
4. Le Paladin d'Eckmül *****
5. Le Frisson de l'Haruspice *****
6. Cixi Impératrice *****
7. Les Pétaures se cachent pour mourir *****
8. La Bête Fabuleuse *****
9. Un, Deux... Troy ! ****
10. Les Tours de Meirrion *****
11. Les Sables d'Abraxar *****
12. Les Buveurs de Mondes *****
13. La Chevauchée des Bactéries *****
14. Le Râle du Flibustier *****
15. Le Secret des Dolphantes *****
16. Le Sang des Comètes *****
17. L'Énigme Or-Azur - Première Partie **
18. L'Énigme Or-Azur - Seconde Partie **
19. Le Banni d'Eckmül *****
20. La Grande Traque *****
21. Le Piège des Sables *****
22. Le Delta Bilieux *****
23. La Méphitique Armada *****
24. Tseu-Hi la Gardienne *****
25. Le Stratège Ingénu *****
26. Un Destin Karaxastin *****
Le parangon du western en bande dessinée. Charlier a signé là avec le génie du dessin Giraud sa meilleure série et carrément l'une des meilleures du neuvième art. Au fil des albums, le héros évolue et vieillit, certaines connaissances refont surface, d'autres disparaissent, le tout au milieu d'intrigues palpitantes et haletantes, magnifiquement illustrées par Giraud qui donne dans ses cases des plans dignes des meilleurs réalisateurs de cinéma (ah ! cette chevauchée des Sioux dans la neige dans 'Général Tête Jaune' ).
Commençant de manière très classique mais déjà de très bonne facture (à l'exception de deux albums plus faibles : les tomes 4 et 6), la série va rapidement évoluer, un rebondissement dans le neuvième tome mettant fin à tout manichéisme dans la série. Les albums cultes s'enchaîneront alors : Général Tête Jaune, le diptyque des Monts de la Superstition, puis viendra un grand cycle d'onze albums, qui débutera par un magistral triptyque au Mexique digne des plus grands films d'aventures, les albums suivants ne déméritant pas.
Et puis quelle galerie de personnages ! Autour de Blueberry, lieutenant courageux mais cynique et bougon, gravitent la superbe Chihuahua Pearl (magnifique couverture du treizième tome !), le tonitruant Jimmy McClure, le baroudeur Red Neck, le charismatique Cochise, l'impitoyable général McAllister (clone de Custer), l'inquiétant Angel Face, tueur en série à la mine d'adolescent...
À la mort de Charlier, Giraud réalisera seul un cycle de cinq albums à Tombstone, dans un tout autre style que son scénariste. Ce cycle divise les amateurs. Je fais partie de ceux qui ont adoré. Des scènes comme la dernière planche de 'Mister Blueberry' ou le combat entre Geronimo et Blueberry m'ont profondément marqué.
Bref, un indispensable du western et de la BD en général. Si d'autres westerns ont réussi à s'élever au niveau des aventures du lieutenant (je pense notamment à Comanche), aucun n'a atteint sa longévité.
Je ne conseille en revanche pas les séries parallèles, Jeunesse et Marshall, qui sont sans âme et purement mercantiles.
Les notes détaillées des albums :
1 - Fort Navajo ****
2 - Tonnerre à l'Ouest ****
3 - L'Aigle Solitaire *****
4 - Le Cavalier Perdu ***
5 - La Piste des Navajos *****
6 - L'Homme à l'Étoile d'Argent ***
7 - Le Cheval de Fer ****
8 - L'Homme au Poing d'Acier *****
9 - La Piste des Sioux *****
10 - Général Tête Jaune *****
11 - La Mine de l'Allemand Perdu *****
12 - Le Spectre aux Balles d'Or *****
13 - Chihuahua Pearl *****
14 - L'Homme qui valait 500.000$ *****
15 - Balade pour un Cercueil *****
16 - Hors-la-Loi *****
17 - Angel Face *****
18 - Nez Cassé *****
19 - La Longue Marche *****
20 - La Tribu Fantôme *****
21 - La Dernière Carte *****
22 - Le Bout de la Piste ****
23 - Arizona Love *****
24 - Mister Blueberry *****
25 - Ombres sur Tombstone *****
26 - Geronimo l'Apache *****
27 - OK Corral *****
28 - Dust *****
LA BD d'humour de référence, selon moi. Celle où Goscinny a pu exprimer l'entièreté de son talent comique à travers ses histoires courtes concises, drôles et jamais ni répétitives ni lassantes. Un véritable enchantement treize albums durant où le génial scénariste a décliné à toutes les sauces ce thème simple du méchant grand vizir qui veut être calife à la place du calife en faisant montre d'une créativité sans faille et d'une science inégalée du calembour. Il a été bien épaulé par le non moins génial Jean Tabary qui a su illustrer à merveille la Bagdad des Mille et une Nuits avec un grand sens du détail et un art dans les trognes pas possibles de ses personnages.
À la mort de Goscinny, Tabary, grâce à son savoir de scénariste acquis sur ses travaux en solo sur ses autres séries Totoche ou Valentin le Vagabond, a su maintenir seul le haut niveau de qualité de la série en proposant des grandes aventures de 44 pages où quiproquos et situations tarabiscotées se succèdent tout azimuts.
Seuls quatre tomes font un peu tâche dans cette brillante série : les Cauchemars, adaptations dispensables en gags de courts sketchs télévisuels de l'émission Iznogoud commente l'actualité, sorte de Guignols de l'info des années 70.
En 2008 et trois ans avant sa mort, Jean Tabary a cédé le pinceau à son fils Nicolas. Les trois albums qu'il a produits épaulé de ses frères et sœurs puis de Canteloup et Vassilian sont très médiocres et ne sont clairement pas de vrais Iznogoud. Ironie du sort, c'est donc la série de Goscinny qui aura le mieux supporté le décès de ce dernier qui se sera vue infliger la reprise la plus nulle suite à la retraite de son dessinateur.
Il va donc de soi que ma note culte se cantonne aux albums de Goscinny et Tabary puis de Jean Tabary seul, soit les vingt-sept premiers tomes (desquels on peut exclure les cauchemars).
Les notes détaillées des albums :
1 - Le Grand Vizir Iznogoud *****
2 - Les Complots du Grand Vizir Iznogoud *****
3 - Les Vacances du Calife *****
4 - Iznogoud l'infâme *****
5 - Des Astres pour Iznogoud *****
6 - Iznogoud et l'ordinateur magique *****
7 - Une Carotte pour Iznogoud *****
8 - Le Jour des Fous *****
9 - Le Tapis Magique *****
10 - Iznogoud l'acharné *****
11 - La Tête de Turc d'Iznogoud *****
12 - Le Conte de Fées d'Iznogoud *****
13 - Je veux être Calife à la place du Calife ! *****
14 - Les Cauchemars d'Iznogoud - tome 1 **
15 - L'Enfance d'Iznogoud *****
16 - Iznogoud et les Femmes *****
17 - Les Cauchemars d'Iznogoud - tome 4 **
18 - Le Complice d'Iznogoud *****
19 - L'Anniversaire d'Iznogoud *****
20 - Iznogoud Enfin Calife ! *****
21 - Le Piège de la Sirène *****
22 - Les Cauchemars d'Iznogoud - tome 2 **
23 - Les Cauchemars d'Iznogoud - tome 3 **
24 - Les Retours d'Iznogoud ****
25 - Qui a tué le Calife ? *****
26 - Un Monstre Sympathique *****
27 - La Faute de l'Ancêtre *****
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Les Indes fourbes
Il est des bd qui marquent car elles sont le fruit d’une association unique comme on en fait peu. Nous avons en effet le dessinateur de Blacksad avec le scénariste de la série bien aimée De Cape et de Crocs. J’avoue que le résultat est magnifique tant au niveau du scénario assez élaboré qu’au niveau du dessin qui est somptueux. C’est une bd fort ambitieuse mais qui tient une bonne partie des promesses. Il y a un livre d’origine « La vie de l'Aventurier Don Pablos de Ségovie » qui se passait en Espagne alors que cette suite se passe sur le continent américain. Le titre « Les Indes fourbes » est alors un peu trompeur mais c’est l’effet recherché. On va plutôt partir à la recherche de l’Eldorado mythique avec une fripouille sympathique. C’est parfois assez amoral mais bon. A retenir le commandement : tu ne travailleras point. Le dessin de Juanjo Guarnido est parfaitement maîtrisé. Il n’y a rien à jeter car tout est parfaitement maîtrisé. C’est du grand art. Nous avons là l’un des plus grands dessinateurs de la bd actuelle et il le prouve encore par cette nouvelle œuvre. Le travail de mise en aquarelle est également magnifique. De l’aventure, de l’humour, de l’action, de la bassesse et de la grandeur humaine. Cet album est un concentré de bonheur sur un ton savoureux. C’est d’ailleurs un récit plein de vie et de surprises avec de bonnes trouvailles. Il est vrai que le final est assez étonnant. Cet album est évidemment un indispensable à acquérir pour tout bédéphile qui se respecte. Nul doute qu’il fera date. En tout cas, c’est un immense plaisir de lecture.
Le Roi des Scarabées
Je recommande vivement de découvrir ce chef d’œuvre injustement oublié, qui avait rencontré assez peu d’écho à sa sortie. « Le Roi des scarabées » est une adaptation librement inspirée du roman « Niels Lyhne », publié en 1880 par l’écrivain et poète danois Jens Peter Jacobsen. Sans avoir lu le livre, difficile de dire si la qualité narrative de l’ouvrage est due à ce dernier ou à Anne-Caroline Pandolfo elle-même. Quoi qu’il en soit, il y a un vrai talent de conteur derrière tout cela, et c’est avec une immense fascination que l’on suit le parcours de cet anti-héros qu’est Aksel, aussi performant en poète lunaire qu’en loser mélancolique. Et il le prouve admirablement : on peut parfaitement être un perdant magnifique et faire montre de panache en délaissant l’ignoble réalité âpre et butée pour la folie douce, envisagée ici comme un refuge merveilleux peuplé de scarabées aux reflets lumineux, « sauvages et raffinés à la fois ». Aksel, poète blessé et agrippé au monde de l’enfance... L’horloge tournera trop vite pour ce doux tocard contemplatif qui décevra les espoirs trop lourds à porter de sa mère qui voulait voir en lui un futur poète de génie adulé par le monde entier et une planche de salut pour s’extirper de la boue de sa campagne où elle mourrait à petit feu, déçue par un mariage pourtant prometteur… Mais comme par une sorte de malédiction familiale, Aksel va être à l’adolescence totalement subjugué puis aspiré par cet « astre noir » qu’est Fredrik, fils charismatique d’une cousine de son père et talentueux dessinateur promis à une carrière artistique. Aksel scellera très tôt avec Fredrik un pacte d’amitié comme on scelle un pacte avec le diable. Il partagera quelques temps la vie de son complice à Copenhague, mais celui-ci, également désireux de l’encourager dans son art, sera vite consumé par son inclination aux plaisirs terrestres. Son attirance pour l’ivresse et les jolies femmes aura finalement raison de son talent, et cet écorché vif exubérant, « lamentable jouisseur » comme il se définira lui-même, connaîtra une fin tragique, entraînant Aksel vers des gouffres existentiels dont il ne se sortira pas. Pour mettre en valeur cette histoire prenante traversée par de très beaux personnages, Terkel Risbjerg nous livre un dessin pur, en noir et blanc, comme s’il avait trempé son pinceau dans les tréfonds de son âme, conférant à l’œuvre une qualité poétique remarquable, ce qui est la moindre des choses ici. Alimenté par les sensations, le trait semble inachevé, d’une tournure minimaliste exprimant l’essentiel des choses et des sentiments, avec une splendide évocation des rêves enfantins. C’est très fort, très puissant. Fidèle à la grande tradition romanesque, ce chef d’œuvre, qui nous immerge dans l’hiver danois du XIXe siècle, suscite une réflexion profonde sur l’identité et la folie en poussant le parcours de chaque personnage vers des extrémités spectaculaires qui laissent le lecteur sidéré. Sous une obscurité apparente liée à un contexte climatique glacial et à la description de destins funestes, une certaine luminosité émerge, de l’ordre peut-être de celle qui se reflète sur les ailes des scarabées.
Universal War One
Une série SF culte d'abord très centrée sur l'action qui a finalement à partir du tome 3 réussi à devenir à mon sens la meilleure histoire traitant du voyage dans le temps, l'auteur développant brillamment sa thèse tout au long des quatre derniers tomes en étant cohérent tout du long. Bravo ! Mais il ne faut pas croire que cette série se limite à une simple démonstration d'un ancien mathématicien. L'intrigue est palpitante, tragique à souhait (tome 4...), pleine de surprises (tomes 3 et 6, notamment) et offre une véritable réflexion sur l'évolution de notre monde, ce futur de 2098 étant parfaitement cohérent avec la direction prise par les institutions mondiales que l'on ressent depuis au moins trente ans. De plus, les personnages sont très charismatiques et attachants, particulièrement Kalish, Mario, Kate et son père. Une réussite de bout en bout. Les notes détaillées des albums : 1. La Genèse **** 2. Le Fruit de la Connaissance **** 3. Caïn et Abel ***** 4. Le Déluge ***** 5. Babel ***** 6. Le Patriarche *****
Kingdom
Kingdom est publié depuis 2006 mais il est passé totalement inaperçu. Il faut préciser que l'éditeur de ce manga est inconnu. Meian a acquit les doits il y a plusieurs années, sans jamais le publier. Ce n'est que récemment que Meian s'est décidé à proposer l'achat de ce manga en ligne via leur site. Il aura fallu encore attendre quelques mois et d'âpres négociations avant de pouvoir enfin trouver la version française dans les librairies (introuvable chez certains libraires canal BD). Cette série à reçue le 17e Grand prix du prix Osamu Tezuka en 2013. L'histoire se déroule dans la chine médiévale, à l'époque des "royaumes combattants" où la Chine était morcelée. Composée de royaumes, de clans qui se déchiraient. Connaisseurs ou non, vous serez initiez à l'art de la guerre avec cette épopée magistrale. Les mouvements de troupes n'auront plus de secret pour vous. Dès le premier volume, la série est dynamique, il n'y a pas de temps mort, les rebondissements ne s'arrêtent jamais. Ça fuse dans tout les sens pour notre plus grand plaisir. On suit le jeune Shin ancien servant, qui rencontrera "par hasard" le jeune Ei Sei. Qui n'est autre que le prétendant légitime à la couronne de Quin. Shin accepter de l'aider à retrouver son trône, volé par son frère. Plus tard, il sera épaulé par deux personnages féminin : Karyo ten qui jouera un rôle majeur dans l'histoire et Kyo kai qui possède un talent très particulier au combat. Shin n'a qu'un rêve, celui de devenir un grand général sous les cieux. Pris sous l'aile du grand général Ouki comme simple petit fantassin, il deviendra chef d'unité puis commandant de 100 hommes. Il gravira petit à petit les échelons grâce à une détermination inébranlable. De nombreux conflits éclatent entre des clans, des armées ou des "pays". On comprend à quel point la Chine était divisé. La politique et ses stratégies sont également au menu. Le dessin est vraiment superbe. Au fur et à mesure des volumes, le trait se précise, les scènes de guerres sont époustouflantes de détails. Shin évolue physiquement. Le sens du mouvement est excellent, l'auteur à du passer des nuits blanches sur certaines planches. Les personnages sont vraiment très bien travaillés, autant physiquement que psychologiquement. Chacun évolue au fil de l'histoire. On s'attache facilement aux différents protagonistes, même lorsqu'il s'agit de personnages secondaires. On retrouve une galerie de des personnages importants comme des généraux, des chefs de clan, des héros de guerres qui possèdent une aura que le dessin permet de ressentir. L'immersion est totale. Je précise tout de même qu'il s'agit d'un vrai seinen, il y a beaucoup de lecture, ce qui pourrait décourager certains jeunes lecteurs. Il ne faut pas hésiter à avancer un peu plus loin dans l'histoire. Pour les amateurs de mangas, ceux qui aiment la chine médiévale, Kingdom est une série incontournable que je classerai parmi les meilleurs séries que j'ai pu lire ces dernières années !
Les Ogres-Dieux
Avis sur les trois premiers tomes sortis à ce jour. Une véritable fresque de fantasy épique et qui en même temps fait preuve d'une réelle sensibilité. L'univers est original, la narration idem : chaque tome est découpé en chapitres entre lesquels s'incrustent des nouvelles fort bien écrites et qui viennent contribuer très judicieusement à la compréhension et à l'atmosphère du récit. Les personnages sont également très charismatiques. L'histoire raconte la chute du royaume des Ogres-Dieux et le chaos qui en découle, où les humains de différents camps essaient de s'approprier l'héritier légitime du trône : Petit, fils du roi déchu, rejeté par sa famille car il avait presque la taille d'un humain (mais tout de même plus grand que la moyenne et doté d'une force surhumaine), et qui ne cherche lui qu'à protéger l'humaine qu'il aime et à trouver un clan reculé d'ogres dont il a appris l'existence, par-delà les montagnes qui ceinturent le royaume. Le tout est brillamment servi par le trait fin et élégant de Gatignol, qui maîtrise parfaitement le noir et blanc et les nuances de gris. J'aurais noté la série franchement bien sur la base des deux premiers tomes, mais le troisième m'incite à donner la note culte, car l'histoire y prend un tour inattendu et dantesque. J'étais happé comme jamais à sa lecture. La seconde partie du livre est vraiment étouffante et magistrale. Impossible de lâcher le livre. Les auteurs confirment tout le potentiel de leur univers. Une des très grandes séries du moment, et sans doute plus que cela quand les tomes suivants auront confirmé son rang. C'est grâce à des séries comme cela que l'on aime la bande dessinée.
Lanfeust Odyssey
Je note Lanfeust de Troy, des Étoiles et Odyssey comme une seule et même série. Non pas que je considère que le découpage en cycles soit dénué de sens, mais je trouve finalement qu'il serait dommage de se cantonner à celui de Troy et de ne pas lire les deux suivants par exemple. Chaque cycle, chaque album, enrichit l'univers et renforce le caractère des personnages (sauf celui du héros, héhé !). En refermant le dernier tome de Lanfeust Odyssey (qui sera bel et bien le dernier cycle, dixit les auteurs), je me suis dit qu'il n'y avait pas beaucoup de séries que j'avais suivi avec la même passion durant tant d'années, avec le même plaisir toujours renouvelé à chaque sortie et en me poilant toujours autant, et ce sur pas moins de vingt-six tomes ! Pour résumer mon avis sur les différents cycles, Troy est une grande aventure avec un grand A, drôle et épique; les Étoiles est mon cycle préféré, cela faisait bizarre au premier tome mais j'ai accroché dès le second, un space opera loufoque où les références et les conneries se bousculent au gré des sauts de planète en planète, avec une véritable évolution de Cixi, personnage le plus charismatique de la série avec le troll Hébus; vient enfin Odyssey qui, après un démarrage un peu raté sur les deux premiers tomes auxquels les auteurs ont finalement su trouver une utilité (géniale !), à partir du troisième tome le cycle a retrouvé tous les ingrédients des deux précédents et en a mélangé différents éléments de manière tout à fait savoureuse. Une BD culte qui a à mon sens marqué l'Histoire de la BD. Les notes détaillées des albums : 1. L'Ivoire du Magohamoth **** 2. Thanos l'incongru **** 3. Castel Or-Azur ***** 4. Le Paladin d'Eckmül ***** 5. Le Frisson de l'Haruspice ***** 6. Cixi Impératrice ***** 7. Les Pétaures se cachent pour mourir ***** 8. La Bête Fabuleuse ***** 9. Un, Deux... Troy ! **** 10. Les Tours de Meirrion ***** 11. Les Sables d'Abraxar ***** 12. Les Buveurs de Mondes ***** 13. La Chevauchée des Bactéries ***** 14. Le Râle du Flibustier ***** 15. Le Secret des Dolphantes ***** 16. Le Sang des Comètes ***** 17. L'Énigme Or-Azur - Première Partie ** 18. L'Énigme Or-Azur - Seconde Partie ** 19. Le Banni d'Eckmül ***** 20. La Grande Traque ***** 21. Le Piège des Sables ***** 22. Le Delta Bilieux ***** 23. La Méphitique Armada ***** 24. Tseu-Hi la Gardienne ***** 25. Le Stratège Ingénu ***** 26. Un Destin Karaxastin *****
Lanfeust des Etoiles
Je note Lanfeust de Troy, des Étoiles et Odyssey comme une seule et même série. Non pas que je considère que le découpage en cycles soit dénué de sens, mais je trouve finalement qu'il serait dommage de se cantonner à celui de Troy et de ne pas lire les deux suivants par exemple. Chaque cycle, chaque album, enrichit l'univers et renforce le caractère des personnages (sauf celui du héros, héhé !). En refermant le dernier tome de Lanfeust Odyssey (qui sera bel et bien le dernier cycle, dixit les auteurs), je me suis dit qu'il n'y avait pas beaucoup de séries que j'avais suivi avec la même passion durant tant d'années, avec le même plaisir toujours renouvelé à chaque sortie et en me poilant toujours autant, et ce sur pas moins de vingt-six tomes ! Pour résumer mon avis sur les différents cycles, Troy est une grande aventure avec un grand A, drôle et épique; les Étoiles est mon cycle préféré, cela faisait bizarre au premier tome mais j'ai accroché dès le second, un space opera loufoque où les références et les conneries se bousculent au gré des sauts de planète en planète, avec une véritable évolution de Cixi, personnage le plus charismatique de la série avec le troll Hébus; vient enfin Odyssey qui, après un démarrage un peu raté sur les deux premiers tomes auxquels les auteurs ont finalement su trouver une utilité (géniale !), à partir du troisième tome le cycle a retrouvé tous les ingrédients des deux précédents et en a mélangé différents éléments de manière tout à fait savoureuse. Une BD culte qui a à mon sens marqué l'Histoire de la BD. Les notes détaillées des albums : 1. L'Ivoire du Magohamoth **** 2. Thanos l'incongru **** 3. Castel Or-Azur ***** 4. Le Paladin d'Eckmül ***** 5. Le Frisson de l'Haruspice ***** 6. Cixi Impératrice ***** 7. Les Pétaures se cachent pour mourir ***** 8. La Bête Fabuleuse ***** 9. Un, Deux... Troy ! **** 10. Les Tours de Meirrion ***** 11. Les Sables d'Abraxar ***** 12. Les Buveurs de Mondes ***** 13. La Chevauchée des Bactéries ***** 14. Le Râle du Flibustier ***** 15. Le Secret des Dolphantes ***** 16. Le Sang des Comètes ***** 17. L'Énigme Or-Azur - Première Partie ** 18. L'Énigme Or-Azur - Seconde Partie ** 19. Le Banni d'Eckmül ***** 20. La Grande Traque ***** 21. Le Piège des Sables ***** 22. Le Delta Bilieux ***** 23. La Méphitique Armada ***** 24. Tseu-Hi la Gardienne ***** 25. Le Stratège Ingénu ***** 26. Un Destin Karaxastin *****
Lanfeust de Troy
Je note Lanfeust de Troy, des Étoiles et Odyssey comme une seule et même série. Non pas que je considère que le découpage en cycles soit dénué de sens, mais je trouve finalement qu'il serait dommage de se cantonner à celui de Troy et de ne pas lire les deux suivants par exemple. Chaque cycle, chaque album, enrichit l'univers et renforce le caractère des personnages (sauf celui du héros, héhé !). En refermant le dernier tome de Lanfeust Odyssey (qui sera bel et bien le dernier cycle, dixit les auteurs), je me suis dit qu'il n'y avait pas beaucoup de séries que j'avais suivies avec la même passion durant tant d'années, avec le même plaisir toujours renouvelé à chaque sortie et en me poilant toujours autant, et ce sur pas moins de vingt-six tomes ! Pour résumer mon avis sur les différents cycles, Troy est une grande aventure avec un grand A, drôle et épique; les Étoiles est mon cycle préféré, cela faisait bizarre au premier tome mais j'ai accroché dès le second, un space opera loufoque où les références et les conneries se bousculent au gré des sauts de planète en planète, avec une véritable évolution de Cixi, personnage le plus charismatique de la série avec le troll Hébus; vient enfin Odyssey qui, après un démarrage un peu raté sur les deux premiers tomes auxquels les auteurs ont finalement su trouver une utilité (géniale !), à partir du troisième tome le cycle a retrouvé tous les ingrédients des deux précédents et en a mélangé différents éléments de manière tout à fait savoureuse. Une BD culte qui a à mon sens marqué l'Histoire de la BD. Les notes détaillées des albums : 1. L'Ivoire du Magohamoth **** 2. Thanos l'incongru **** 3. Castel Or-Azur ***** 4. Le Paladin d'Eckmül ***** 5. Le Frisson de l'Haruspice ***** 6. Cixi Impératrice ***** 7. Les Pétaures se cachent pour mourir ***** 8. La Bête Fabuleuse ***** 9. Un, Deux... Troy ! **** 10. Les Tours de Meirrion ***** 11. Les Sables d'Abraxar ***** 12. Les Buveurs de Mondes ***** 13. La Chevauchée des Bactéries ***** 14. Le Râle du Flibustier ***** 15. Le Secret des Dolphantes ***** 16. Le Sang des Comètes ***** 17. L'Énigme Or-Azur - Première Partie ** 18. L'Énigme Or-Azur - Seconde Partie ** 19. Le Banni d'Eckmül ***** 20. La Grande Traque ***** 21. Le Piège des Sables ***** 22. Le Delta Bilieux ***** 23. La Méphitique Armada ***** 24. Tseu-Hi la Gardienne ***** 25. Le Stratège Ingénu ***** 26. Un Destin Karaxastin *****
Blueberry
Le parangon du western en bande dessinée. Charlier a signé là avec le génie du dessin Giraud sa meilleure série et carrément l'une des meilleures du neuvième art. Au fil des albums, le héros évolue et vieillit, certaines connaissances refont surface, d'autres disparaissent, le tout au milieu d'intrigues palpitantes et haletantes, magnifiquement illustrées par Giraud qui donne dans ses cases des plans dignes des meilleurs réalisateurs de cinéma (ah ! cette chevauchée des Sioux dans la neige dans 'Général Tête Jaune' ). Commençant de manière très classique mais déjà de très bonne facture (à l'exception de deux albums plus faibles : les tomes 4 et 6), la série va rapidement évoluer, un rebondissement dans le neuvième tome mettant fin à tout manichéisme dans la série. Les albums cultes s'enchaîneront alors : Général Tête Jaune, le diptyque des Monts de la Superstition, puis viendra un grand cycle d'onze albums, qui débutera par un magistral triptyque au Mexique digne des plus grands films d'aventures, les albums suivants ne déméritant pas. Et puis quelle galerie de personnages ! Autour de Blueberry, lieutenant courageux mais cynique et bougon, gravitent la superbe Chihuahua Pearl (magnifique couverture du treizième tome !), le tonitruant Jimmy McClure, le baroudeur Red Neck, le charismatique Cochise, l'impitoyable général McAllister (clone de Custer), l'inquiétant Angel Face, tueur en série à la mine d'adolescent... À la mort de Charlier, Giraud réalisera seul un cycle de cinq albums à Tombstone, dans un tout autre style que son scénariste. Ce cycle divise les amateurs. Je fais partie de ceux qui ont adoré. Des scènes comme la dernière planche de 'Mister Blueberry' ou le combat entre Geronimo et Blueberry m'ont profondément marqué. Bref, un indispensable du western et de la BD en général. Si d'autres westerns ont réussi à s'élever au niveau des aventures du lieutenant (je pense notamment à Comanche), aucun n'a atteint sa longévité. Je ne conseille en revanche pas les séries parallèles, Jeunesse et Marshall, qui sont sans âme et purement mercantiles. Les notes détaillées des albums : 1 - Fort Navajo **** 2 - Tonnerre à l'Ouest **** 3 - L'Aigle Solitaire ***** 4 - Le Cavalier Perdu *** 5 - La Piste des Navajos ***** 6 - L'Homme à l'Étoile d'Argent *** 7 - Le Cheval de Fer **** 8 - L'Homme au Poing d'Acier ***** 9 - La Piste des Sioux ***** 10 - Général Tête Jaune ***** 11 - La Mine de l'Allemand Perdu ***** 12 - Le Spectre aux Balles d'Or ***** 13 - Chihuahua Pearl ***** 14 - L'Homme qui valait 500.000$ ***** 15 - Balade pour un Cercueil ***** 16 - Hors-la-Loi ***** 17 - Angel Face ***** 18 - Nez Cassé ***** 19 - La Longue Marche ***** 20 - La Tribu Fantôme ***** 21 - La Dernière Carte ***** 22 - Le Bout de la Piste **** 23 - Arizona Love ***** 24 - Mister Blueberry ***** 25 - Ombres sur Tombstone ***** 26 - Geronimo l'Apache ***** 27 - OK Corral ***** 28 - Dust *****
Iznogoud
LA BD d'humour de référence, selon moi. Celle où Goscinny a pu exprimer l'entièreté de son talent comique à travers ses histoires courtes concises, drôles et jamais ni répétitives ni lassantes. Un véritable enchantement treize albums durant où le génial scénariste a décliné à toutes les sauces ce thème simple du méchant grand vizir qui veut être calife à la place du calife en faisant montre d'une créativité sans faille et d'une science inégalée du calembour. Il a été bien épaulé par le non moins génial Jean Tabary qui a su illustrer à merveille la Bagdad des Mille et une Nuits avec un grand sens du détail et un art dans les trognes pas possibles de ses personnages. À la mort de Goscinny, Tabary, grâce à son savoir de scénariste acquis sur ses travaux en solo sur ses autres séries Totoche ou Valentin le Vagabond, a su maintenir seul le haut niveau de qualité de la série en proposant des grandes aventures de 44 pages où quiproquos et situations tarabiscotées se succèdent tout azimuts. Seuls quatre tomes font un peu tâche dans cette brillante série : les Cauchemars, adaptations dispensables en gags de courts sketchs télévisuels de l'émission Iznogoud commente l'actualité, sorte de Guignols de l'info des années 70. En 2008 et trois ans avant sa mort, Jean Tabary a cédé le pinceau à son fils Nicolas. Les trois albums qu'il a produits épaulé de ses frères et sœurs puis de Canteloup et Vassilian sont très médiocres et ne sont clairement pas de vrais Iznogoud. Ironie du sort, c'est donc la série de Goscinny qui aura le mieux supporté le décès de ce dernier qui se sera vue infliger la reprise la plus nulle suite à la retraite de son dessinateur. Il va donc de soi que ma note culte se cantonne aux albums de Goscinny et Tabary puis de Jean Tabary seul, soit les vingt-sept premiers tomes (desquels on peut exclure les cauchemars). Les notes détaillées des albums : 1 - Le Grand Vizir Iznogoud ***** 2 - Les Complots du Grand Vizir Iznogoud ***** 3 - Les Vacances du Calife ***** 4 - Iznogoud l'infâme ***** 5 - Des Astres pour Iznogoud ***** 6 - Iznogoud et l'ordinateur magique ***** 7 - Une Carotte pour Iznogoud ***** 8 - Le Jour des Fous ***** 9 - Le Tapis Magique ***** 10 - Iznogoud l'acharné ***** 11 - La Tête de Turc d'Iznogoud ***** 12 - Le Conte de Fées d'Iznogoud ***** 13 - Je veux être Calife à la place du Calife ! ***** 14 - Les Cauchemars d'Iznogoud - tome 1 ** 15 - L'Enfance d'Iznogoud ***** 16 - Iznogoud et les Femmes ***** 17 - Les Cauchemars d'Iznogoud - tome 4 ** 18 - Le Complice d'Iznogoud ***** 19 - L'Anniversaire d'Iznogoud ***** 20 - Iznogoud Enfin Calife ! ***** 21 - Le Piège de la Sirène ***** 22 - Les Cauchemars d'Iznogoud - tome 2 ** 23 - Les Cauchemars d'Iznogoud - tome 3 ** 24 - Les Retours d'Iznogoud **** 25 - Qui a tué le Calife ? ***** 26 - Un Monstre Sympathique ***** 27 - La Faute de l'Ancêtre *****