Les derniers avis (7527 avis)

Par Gaston
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Konosuba - Sois béni monde merveilleux !
Konosuba - Sois béni monde merveilleux !

Enfin, sort en langue française l'adaptation en manga d'un des meilleurs light novels jamais créés ! Habituellement, je ne suis pas du genre à mettre 5 étoiles à une série qui vient de sortir, particulièrement pour les longs mangas, j'attends au moins qu'une dizaine de tomes soient disponibles, mais là Konosuba est l'exception à la règle avec Iruma-Kun qui va sortir à la rentrée. Oh joie cette année ne sera pas totalement merdique ! J'ai découvert la franchise avec la première saison de l'anime. Au début, j'ai regardé par curiosité et sans grande conviction et puis au fil des épisodes je suis complètement tombé amoureux de cet univers. J'ai alors recherché le light novel sur internet et aussi les différents mangas et spin-off de la série dont celui-ci, qui adapte bien la série mère. J'ai ensuite écouté avec plaisir la seconde saison et aussi le film qui est un des meilleurs films d'animation que j'ai vus ! D'ailleurs, le scénariste de Pulp Fiction adore le film donc ça prouve que j'ai bon goût ! De quoi parle Konosuba ? Et ben un jour un jeune Japonais meurt et va se réincarner dans un univers de fantasy rpg et il va sauver le monde. En gros, l'intrigue la plus banale depuis une dizaine d'années au Japon, où on retrouve ce schéma dans des centaines de séries à travers différents médiums. En plus, le gars il se retrouve entouré de belles filles, que c'est cliché tout ça ! Sauf que la série est avant tout une comédie et tourne les clichés du genre en ridicule. Ainsi, Kazuma, le héros, est très loin du modèle style du jeune héros japonais valeureux et chaste. C'est un pervers qui agit souvent comme un gros con, même s'il a bon cœur par moment, et les filles qui l'entourent sont vraiment les pires compagnons qu'on puisse imaginer. Par exemple, Megumin la mage est très bonne avec un sort d'explosion et c'est le seul truc qu'elle sait faire, et en plus elle ne peut jeter le sort d'une fois par jour ! Il y a de l'originalité dans le scénario, les situations sont imprévisibles et le scénario est vite prenant. Même si c'est avant tout une comédie, il y a tout de même des moments sérieux et des scènes d'action, comme dans toute bonne fantasy qui se respecte. Les personnages vont se développer au fil des tomes et ne sont pas juste là pour faire les mêmes blagues encore et encore comme c'est le cas avec certaines séries japonaises. On n'hésite pas à aller à l'encontre de certains clichés. Par exemple, Kazuma est entouré principalement par trois femmes, Aqua, Darkness et Megumin. Si les deux dernières vont développer des sentiments amoureux pour lui, cela prend plus de temps qu'avec un manga harem normal où parfois les filles tombent amoureuses du héros juste parce qu'il a été gentil avec elles ou parce qu'il les a sauvées d'une situation dangereuse. Pour ce qui est d'Aqua, alors qu'elle a le rôle désigné de la fille qui passe son temps à détester le héros alors que dans le fond elle l'aime, et ben ici ils vont juste rester des amis. J'ai lu les 8 premiers tomes de ce manga (la traduction est un peu en retard) et c'est vraiment fidèle à la série. L'humour est excellent et se renouvelle bien, il y a de l'imagination, notamment au niveau des ennemis et la manière dont le groupe les bat. Le dessin est bon, bien mieux que certaines adaptations de light novels qui ont un dessin vraiment moyen. Bref, j'adore cet univers, les personnages sont attachants malgré leurs défauts, et c'est une de mes séries cultes que je suis content de partager sur ce site !

29/06/2020 (modifier)
Par Josq
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Johan et Pirlouit
Johan et Pirlouit

Autant j'aime Les Schtroumpfs ou Benoit Brisefer, autant le véritable chef-d'oeuvre de Peyo reste sans conteste à mes yeux Johan et Pirlouit. C'est en tous cas celle où l'auteur/dessinateur me semble démontrer le plus son incroyable talent de narrateur et de créateur d'images. Si les deux premiers tomes sont très classiques, la saga décolle dès Le Lutin du Bois aux Roches avec l'introduction du véritable personnage culte de cette bande dessinée : Pirlouit. Personnage comique avant tout, ce dernier n'est toutefois pas enfermé dans ce rôle par l'auteur, qui sait l'utiliser aussi bien pour incarner son humour irrésistible que pour faire avancer l'intrigue quand il le faut. Il permet de mieux mettre en relief Johan, véritable héros de la série, qui menace, comme tout bon personnage principal de cette époque, de se révéler trop lisse car trop parfait. Le mettre en duo avec Pirlouit est la meilleure idée que Peyo ait eue, tant l'alchimie entre les deux personnages est excellente, et joue beaucoup sur l'attachement qu'on leur porte. Ainsi, fort de personnages hauts en couleurs (même les plus secondaires le sont), Johan et Pirlouit peut s'appuyer sur tous les codes du récit médiéval, avec ses complots autour du pouvoir, ses bandits de grand-chemin, ses rois débonnaires et ses chevaliers intrépides, mais aussi sa mythologie fantastique. Alternant les récits plus réalistes avec des intrigues où le surnaturel occupe une grande place, Peyo sait varier les plaisirs en ne tombant jamais dans la redondance, et en renouvelant constamment ses scénarios. Son trait évolue merveilleusement au fur et à mesure de la série, et passés les premiers tomes où le dessin est bon mais pas encore arrivé à maturité, on se régale devant chaque case, tant Peyo a l’œil pour donner corps à son atmosphère médiévale, en apportant un soin tout particulier à chaque détail de chaque case, mais sans surcharger ces dernières. Il trouve un équilibre graphique qui nous rappelle à quel point il est un grand auteur. Du tome 3 au tome 8, donc, on a d'excellents albums, drôles, originaux et captivants. Mais l'âge d'or de la saga réside clairement selon moi dans les tomes 9 à 13, qui se révèlent chacun d'une perfection absolue. Avec l'arrivée des Schtroumpfs dans la saga, Peyo fait décoller cette dernière vers des horizons grandioses. Développant tout leur potentiel comique au fur et à mesure de ces tomes, l'auteur sait les garder au second plan du scénario en gardant ce dernier à échelle humaine. Ainsi, ils viennent renforcer des intrigues déjà de (très) grande qualité. En effet, les scénarios restent toujours très originaux, s'appuyant sur la propension de Pirlouit à faire toutes les bêtises possibles et imaginables et l'environnement magique dans lequel évoluent les personnages. Cela nous occasionne de véritables chefs-d'oeuvre tels que La Guerre des sept fontaines ou Le Sortilège de Maltrochu, à mon sens les deux plus hauts sommets de la saga, dont chaque tome constitue toutefois chacun son tour un sommet à part entière. Enfin bref, pour moi, malgré certains tomes un peu moins bons, Johan et Pirlouit reste une des sagas les plus cultes, et une de celles dont j'ai le plus usé les tomes. C'est toujours un plaisir de s'y replonger, le temps d'une ou plusieurs histoires ! A noter que la reprise par Thierry Culliford n'est pas mauvaise. Evidemment, on est toujours loin des récits de son père, mais n'ayant pas multiplié les albums comme il fera avec Les Schtroumpfs ou Benoit Brisefer, il a réussi à entretenir l'atmosphère globale de la saga sur ses 4 tomes, avec ses forces et ses faiblesses, mais toujours avec fidélité. Donc si on s'attend à une baisse de qualité par rapport aux 13 tomes précédents, ceux écrits par Thierry Culliford constituent un prolongement qui n'a rien de honteux. En tous cas, ce qui est sûr, c'est que les 13 tomes de Peyo sont des incontournables de la BD franco-belge !!!

26/06/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 5/5
Couverture de la série Gaston Lagaffe
Gaston Lagaffe

M’enfin ! Voilà une série cultissime ! Elle a bercé mon enfance, mon adolescence et encore aujourd’hui je me délecte des gaffes (913 au total – si si j'ai compté !) de cet employé de bureau du journal de Spirou, le plus grand des fainéants, j’ai nommé Gaston Lagaffe ! Fantasio est d’abord son boss. Mais il disparaitra quand André Franquin arrêtera de dessiner les aventures de Spirou et Frantasio. C’est Prunelle qui le remplacera. Des gags magnifiques à gogo, certains sont récurrents notamment la signature, ou plutôt la non signature des contrats par M. de Mesmaeker, voilà la recette du succès de la série. L’ordre des publications est un capharnaüm ! La série originale est 0, 2, 3, 4, 1, 5, 6, 7, 8, R1, 9, R2, 10, R3, 11, R4, 12, 13, 14, R0, R5, 15. Vous y comprenez quelques choses ? La série n’a pas eu de numéro 5 en format standard – pas en format à l’italienne – pendant presque 20 ans ! Il avait sans doute embauché un stagiaire chez Dupuis ! Regardez le journal de Spirou no 989. il y a un communiqué de Fantasio qui annonce « Attention ! Depuis quelques semaines, un personnage bizarre erre dans les pages du journal. Nous ignorons tout de lui. Nous savons simplement qu'il s'appelle Gaston. Tenez-le à l'œil ! Il m'a l'air d'un drôle de type » . Semaine suivante voici le dialogue entre Gaston et Spirou : – Qui êtes-vous ? – Gaston. – Qu'est-ce que vous faites ici ? – J'attends. – Vous attendez quoi ? – J'sais pas… J'attends… – Qui vous a envoyé ? – On m'a dit de venir… – Qui ? – Sais plus… – De venir pour faire quoi ? – Pour travailler… – Travailler comment ? – Sais pas… On m'a engagé… – Mais vous êtes bien sûr que c'est ici que vous devez venir ? – Beuh… Et voilà comment Gaston arrive dans le monde fantastique de la BD ! c’était en mars 1957 ! Merveilleux, formidable, magnifique, inouïe … je ne peux qu’utiliser que des superlatifs pour cette série. A lire, à relire sans hésiter une seule seconde !

26/06/2020 (modifier)
Par PatrikGC
Note: 5/5
Couverture de la série Franka
Franka

Et bien moi, j'aime plus que beaucoup, ça fera une bonne moyenne :p Franka, 3 périodes de ma vie en BD (environ 10 ans entre chaque) : - J'ai découvert cette charmante néerlandaise dans les pages de Spirou vers la fin des années 70 ou début 80, je ne sais plus. C'était mignon, tout rond avec des dessins ultra fouillés et des scénarios béton. - Puis des années plus tard, les Humanoïdes ont sorti 2 albums. Franka avait bien changé graphiquement mais les dessins et les scénarios n'avaient pas faibli. Bref, les BD restaient toujours denses. - Puis un beau jour, je me suis procuré quelques albums en néerlandais, et j'ai pu suivre l'évolution graphique de l'auteur. Je n'ai pas regretté lire en VO. Je regrette simplement que Franka n'ait plus été traduite. Je place Franka parmi les très bonnes BD à l'ancienne, dans le style ligne claire. Certains n'aimeront pas. ---Ajout 06/2020--- BDMust traduit depuis quelques années en français cette BD. Malheureusement pour moi, je n'étais pas au courant, et certains albums étaient déjà épuisés ou sont actuellement disponibles à des prix prohibitifs. Je passerai sous silence certaines "techniques commerciales" que je trouve douteuses. Bon, j'ai bien divers albums en VO, mais en français dans un bel album cartonné rigide, c'est "plus mieux". Certains albums sont trop "jet set", ça nuit à la crédibilité. On dirait que Franka dispose parfois d'une carte MasterSuperGold afin de s'acheter tout ce qu'elle souhaite, alors que dans d'autres albums (surtout les premiers), elle dit se serrer la ceinture, assez désargentée. Elle se retrouve facilement à l'autre bout du monde avec facilité, et il semble très facile pour elle d'aller passer un petit weekend sur un coup de tête au Portugal ou en Italie, alors qu'elle habite aux Pays-Bas. Bon, c'est vrai qu'elle n'est plus secrétaire et qu'elle s'est mise à son compte... :) Les intrigues sont parfois tordues, avec ci et là d'étranges facilités. Néanmoins, Henk Kuijpers s'est assurément documenté, et son dessin fourmille de mille détails, ce qui fait qu'on peut relire plusieurs fois la même planche et y dénicher encore de nouvelles choses. De ce côté-là, on n'est pas volé ! Franka est l'une des rares héroïnes de papier à avoir vécu un sacré coup de foudre, et vivre ensuite quelques aventures avec son petit ami attitré. C'est aussi l'une des premières fois que je vois un auteur résoudre de la sorte un commencement de problème de couple... Parfois, Henk Kuijpers dénude trop facilement son héroïne, et pas qu'elle. Il est vrai que son public a changé, il est nettement plus adulte. Avec sa silhouette devenue allongée, Franka fait trop mannequin, et dans certaines cases, j'ai quelques doutes sur ses proportions... Un peu comme pour Yoko Tsuno, je préfère la Franka du début, au trait plus rond, aux aventures plus plausibles.

09/12/2007 (MAJ le 22/06/2020) (modifier)
Par Erik
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Charlotte Impératrice
Charlotte Impératrice

Une fois n’est pas coutume, je commencerai mon introduction en indiquant les conditions d’acquisition de cette bd. Il m’arrive de lire les avis des autres chroniqueurs de ce site. La couverture a d’ailleurs été affichée depuis sa sortie l’été dernier. C’est la bd de la rentrée 2018. Nul ne peut y échapper. Au vu des bonnes critiques, j’ai directement acheté. Bon, en même temps, il faut avouer qu’avec de tels auteurs aux commandes, on peut presque acheter les yeux fermés. La prise de risque est moindre. Voilà comment un site comme bdthèque peut encore influencer des lecteurs. Tome 1: La princesse et l'archiduc Après, il était intéressant de voir le portrait du personnage historique de Charlotte de Belgique qui a épousé un futur empereur du Mexique en proie à la Révolution. Historiquement, on sait ce qu’il est advenu de ce pion placé par Napoléon III sur le trône de ce pays d’Amérique Centrale. On connait moins la vie de Charlotte qui était la belle-sœur de la fameuse Sissi qui a marqué plusieurs générations au vu de l’image laissé par Romy Schneider. Beaucoup serait étonné de la personnalité dévoilée d'Elisabeth dans cette œuvre singulière. Je n’ai toujours pas digéré l’épisode du pauvre chien sans vouloir en dire plus. Sur le fond, comme sur la forme, nous sommes au top de ce que l’on peut attendre d’une bonne bande dessinée ce qui est plutôt rare de trouver en ce moment avec toute cette superproduction. J’ai apprécié grandement le graphisme ainsi que le scénario. J’achèterai bien évidemment la suite que j’attends avec une certaine impatience. Mais là, pas de souci, on sait qu’on peut véritablement compter sur les auteurs au top de leur forme. Tome 2 : L'Empire Ce second tome confirme pour moi l'excellente impression laissée par le premier opus. Du coup, je passe la note à 5 étoiles, non pas dans un élan de générosité, mais surtout pour consacrer une bd désormais culte. Il s'agit de récompenser le travail des auteurs par la reconnaissance. L'action se situe durant les années mexicaines. Charlotte va devenir l'impératrice pendant que son pitoyable mari s'adonne à ses plaisirs vils et stupides en mauvaise compagnie. L'intrigue va évoluer tout le long de ce tome entre l'arrivée et les années de règne dans un état en proie à la guérilla sur fond de révolution en marche. Il y a comme un véritable souffle épique qui fait du bien. On découvre que la charmante Charlotte n'avait rien à envier à sa belle-soeur Sissi. Les décisions politiques qu'elle prend sont généreuses tout en étant avant-gardiste. On sait qu'elles couteront très chers. Elle n'a ni le soutien de l'armée, ni du clergé. Cela va être très difficile pour la suite. Le graphisme est toujours aussi agréable avec des couleurs chaudes qui retranscrivent la chaleur du Mexique. Bref, c'est la série que je recommande à tous les lecteurs de la nouvelle génération. Fabien Nury et Mathieu Bonhomme ne décoivent pas, bien au contraire ! Note Dessin: 4,5/5 - Note Scénario: 4,5/5 - Note Globale: 4,5/5

05/10/2018 (MAJ le 21/06/2020) (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série Les 5 Terres
Les 5 Terres

J'attendais une série comme celle-là depuis bien longtemps. Il faut dire qu'elle a tout pour séduire avec ces personnages animaliers anthropomorphes, dans un univers médiéval-fantastique. Il y a également un croisement avec une intrigue à la Game of Thrones dont les auteurs s'inspirent sans se cacher ce qui n'est pas pour me déplaire tant que la qualité est bien présente sur le fond et la forme. Tome 1 : De toutes mes forces Le premier tome se termine d'ailleurs sur un coup de théâtre ahurissant que je n'avais pas vu venir. A chaque fois, le lecteur est pris de court. Il croit qu'une scène se terminera comme il se l'imagine mais ce n'est pas toujours le cas. Il y a un véritable effet de surprise à de nombreuses reprises qui déjoue tout les pronostics. J'aurais cependant deux bémols sur la forme à apporter : - Dans la postface, on nous indique qu'il y a eu une bataille à Drakhenor. Or, dans le récit, il s'agit bien de Dhakenor. Une petite faute de frappe est venue se glisser ce qui peut entraîner le lecteur dans une petite incompréhension. - Par ailleurs, une carte des 5 terres est dessinée ce qui nous permet de prendre connaissance de la typologie des lieux d'action. On remarquera un point désignant une ville non nommée sur le continent d'Ithara. Or, on remarquera que ce point a totalement disparu dans la carte du second tome. C'est vrai que ce ne sont que des détails mais c'est cela qui fait ou pas la qualité d'une oeuvre. C'est dommage qu'il n'y a personne de compétent pour relire et signaler ces fautes qui alourdissent l'oeuvre avant sa publication. Tome 2 : Quelqu'un de vivant Pour autant, je suis très enthousiaste sur le scénario qui m'a littéralement subjugué. Les dessins sont également extraordinaires jusque dans les détails. On y croit à ces animaux qui ont des comportements si humains. Le second tome se poursuit en complexifiant davantage la situation entre les différents protagonistes. Il faut dire qu'il y a une multiplication de personnages et chacun joue un rôle bien particulier qu'il nous faut suivre pour bien comprendre l'intrigue qui gagne d'ailleurs en profondeur. On peut dire que le scénario est assez bien ficelé, avec également des personnages qui sont très intéressants. Cependant, comme dans la célèbre série Game of Thrones, les prétendants au trône ou les occupants à ce poste suprême ne font pas long feu. Le final est encore une fois assez surprenant. Tome 3 : L'amour d'un imbécile Il faut apprécier ce genre de saga médiévale sur fond de complots politiques et de manigances pour accéder au pouvoir. Ce troisième tome sera aussi riche que fascinant à bien des égards. Je rehausse la note à 5 étoiles en accordant le maximum pour une série ambitieuse qui le mérite incontestablement. C'est également mon coup de coeur du moment. Les lions envisagent un putsch pour faire tomber les tigres déjà durement éprouvés. Néanmoins, le jeune héritier Méderion a bien plus d'un tour dans son sac pour délivrer une leçon digne de ce nom afin de se débarrasser de la totalité de ses adversaires internes. Tome 4 : La même férocité Cette série s'avère comme la meilleure tout confondue de la prochaine décennie. Il est vrai que chacun des tomes n'a point déçu dans un genre fantasy animalière emprunt d'un soupçon à la "Game of thrones". Nous sommes au quatrième tome et on découvre encore une nouvelle intrigue qui pourrait faire basculer le pouvoir royal du jeune tigre Médérion. Or, ce dernier s'est plutôt bien débrouiller jusqu'à présent. Il a prouvé une certaine habileté politique à la manière du prince de Machiavel en ayant prémédité chacun de ses actes et surtout dans l'art de la manipulation des foules et autre assemblée constituante. Il est bien dommage de découvrir une facette que l'on va pas trop appréciée avec cette cruauté insoupçonnée non pas que le pouvoir corrompt. Je suis toujours autant bluffé par autant d'ingéniosité au niveau de ce scénario. On va suivre trois intrigues différentes qui se chevauchent : celle du jeune roi et de sa nouvelle ombre idéaliste, le petit groupe d'otages bien décidé à réaliser leur évasion d'Angléon et la traque de la princesse en fuite. Il est dommage d'avoir un peu perdu les autres province de ce royaume complexe à gouverner. Au niveau graphisme, c'est toujours la perfection et surtout la qualité que l'on attend. Rien à redire car la maîtrise est bien présente. C'est tout simplement somptueux à souhait. Au final, un tome plein de surprise qui a su me convaincre en ma qualité de lecteur fan. Tome 5 : L'objet de votre haine Cette série est incontestablement l'une des meilleures de ces dernières années avec un plaisir de lecture toujours aussi présent d'un tome à l'autre. On peut se féliciter d'un rythme de parution plutôt rapide et d'une qualité graphique incomparable avec des personnages animaliers qui font très humains. Que dire également d'un découpage des planches qui respectent la cohérence du scénario ? C'est époustouflant. Dans les trois premiers tomes, on a assisté à une valse du pouvoir à Angléon avec pas moins de trois monarques différents. Depuis trois tomes, malgré la tentative d'un coup d'état, le jeune roi Méderion se maintient au pouvoir mais cela lui coûte plutôt cher. Il faut procéder à des arrestations parmi les étudiants dont la révolte était pourtant légitime. On commence à voir une césure dans son couple au sens large qu'il compose avec son ombre Térys. A noter que c'est la critique d'un pouvoir monarchique absolue même si un conseil composé de nobles élus conseillent le monarque dans la gestion du royaume. J'ai bien aimé car on va jusqu'au fond des choses dans l'analyse de ce que doit être le pouvoir. Il s'agit de transformer une société profondément inégalitaire. Or, le jeune roi ne croit pas du tout à l'égalité. C'est un concept qui lui est étranger. Pour autant, ses arguments sonnent comme une évidence car l'égalité n'a jamais existé dans la nature entre les forts et les faibles. Il y a également la disgrâce provoqué par la trahison familiale car on sait comment le jeune Méderion a fini par occuper le trône. Il ne croit pas non plus au peuple qui n'a aucune sagesse pour prendre les décisions qui s'imposent. Bref, on s'aperçoit qu'au bout de la logique, il ne faut pas simplement vouloir changer les choses mais le faire concrètement en accordant plus de pouvoir au peuple dans l'égalité. Ce jeune roi veut cependant réformer les choses mais cela ne peut pas se faire du jour au lendemain. Il a besoin de temps pour abolir certains privilèges. Il a besoin également de réaffirmer son autorité pour se maintenir au pouvoir et ne pas être destituer de ses fonctions. Il sait qu'une minorité active et déterminé peut faire basculer une majorité indécise. On l'a vu récemment avec les partisans de Donald Trump au sein de la plus grande démocratie au monde. Il s'agit pour le jeune roi de ne pas remettre en cause les institutions. Plus que jamais tout ces thèmes sont d'actualité au sein même de notre monde. C'est en cela que cette série fort intelligente pose les bonnes questions. L'objet de votre haine ne sera pas l'épisode le plus riche de la saga mais certainement le plus remarquable pour la qualité de son univers. Tome 6 : Pas la force Ce premier cycle vient de s'achever tout en apothéose. Encore une fois, le récit va prendre non seulement une accélération mais également une toute autre tournure à la merci d'un événement qui retourne incontestablement la situation du royaume d'Angléon. Je ne l'avais pas vu venir malgré des signes précurseurs et cela m'a plutôt marqué. C'est vrai qu'après coup, on se dit que cela devait bien arriver. Cela nous fait dire qu'un dirigeant ne reçoit jamais une gifle pour rien même si l'acte est tout à fait répréhensible et condamnable. Il paye le prix de la contestation populaire suite à de difficiles décisions politiques prises. C'est tout à fait d'actualité. Je rêve d'une adaptation au cinéma de cette saga digne de la série désormais culte « Game of thrones ». Cela serait une bonne idée mais attendons également la suite et surtout la fin. Evidemment, je donne la note maximum car on a atteint la perfection à tous les niveaux : un dessin magnifiques, des personnages très intéressants aussi bien les uns que les autres, un rythme de parution rapide, une intrigue qui donne envie de poursuivre. Tome 7 : L'heure du cadeau Ce septième tome inaugure le second cycle après celui des félins d'Angléon. Nous voici parmi les primates. Nous connaissons déjà un personnage à savoir Keona qui revient d'Angléon libéré par la nouvelle reine et qui va rejoindre son peuple et notamment sa mère qui règne sur ce royaume. Pour autant, on va se concentrer surtout sur Alissa qui est libéré de prison après 5 années et qui rejoint son clan avec son oncle à la tête. On se demande si Alissa ne serait pas la première fille de la reine car celle-ci n'est pas mentionné dans la présentation des personnages. C'est assez étrange et cela prête à confusion. Je dois dire que j'ai eu à plaisir de découvrir ce nouveau monde qui semble entouré par une immense jungle où des recherches archéologiques sont entrepris pour découvrir des racines. Il y a également une dimension moins politique que dans le premier cycle bien qu'on puisse percevoir quelques bribes. Je trouve que c'est suffisamment bien dosé. Il se passera des choses moins fracassantes que dans le premier cycle également comme pour mieux nous présenter les personnages. C'est un tome qui prend un peu plus de temps avec une multitude de protagonistes poursuivant des objectifs variés. Ce n'est pas plus mal. Pour le graphisme, c'est toujours aussi somptueux. Je suis toujours aussi impressionné par la finesse du dessin et de ces personnages qui ressemblent presque à des humains et dont on capte toutes les émotions. Le découpage entre les scènes est également impeccablement réalisé. Bref, les intrigues sont bien ficelées. C'est un second cycle qui semble repartir à zéro pour nous offrir le meilleur après un premier cycle magistral. Au final, une saga qu'on ne manquera pas de suivre tant la perfection semble être atteinte grâce aux talents des auteurs. Note Dessin : 5/5 – Note Scénario : 5/5 – Note Globale : 5/5

24/02/2020 (MAJ le 21/06/2020) (modifier)
Par sloane
Note: 5/5
Couverture de la série Astérix
Astérix

Ben oui j'ai la sensation d'arriver après la bataille. Treize pages d'avis pour cette série intemporelle.Que dire de plus, qu'ajouter au concert de louanges. Je signale que j'ai arrêté de lire "Astérix" après le tome "Astérix chez Rahâzade". Alors si osons tout de même: Génie des situations, des dialogues, des personnages, culte quoi.

18/06/2020 (modifier)
Par Josq
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Yoko Tsuno
Yoko Tsuno

Bon, je ne suis pas forcément très neutre sur ce coup-là, Yoko Tsuno, c'est toute mon enfance ! J'ai grandi avec, et j'ai rêvé un nombre incalculable fois en suivant ses aventures. J'aime beaucoup l'éclectisme des aventures, du policier à la science-fiction et au space opera, qui permet vraiment de rêver de différentes manières, selon notre envie du moment. Je pense que selon ce qu'on a envie de lire sur le moment, on trouvera toujours un tome de la saga qui correspond à cette envie. Avec Spirou et Fantasio ou Blake et Mortimer, Yoko Tsuno fait partie de mes grands classiques de l'Aventure en BD (avec un grand A). Roger Leloup a trouvé une formule merveilleuse qui fait mouche presque à chaque album. Déjà, son trio de personnages principaux témoigne d'une bonne alchimie. Si j'ai toujours trouvé dommage que le pauvre Vic soit constamment réduit à un rôle utilitaire qui le fait disparaître au profit des deux autres, il y a quand même un assez bon équilibre entre les trois, qui leur permet de tempérer les ardeurs des deux autres. Yoko Tsuno est une héroïne un peu trop parfaite, mais il arrive qu'elle fasse des erreurs, et Pol, qui sert avant tout de comic relief, a toutefois toujours une utilité dans l'intrigue. Et surtout, ce sont des personnages qui ont des sentiments : à ce titre, mon tome préféré, La Fille du vent, fait partie des rares bandes dessinées ayant réussi à me faire ressentir une véritable émotion qui me serre le cœur pour le sort des personnages. C'est assez rare dans la saga, certes, mais parfois, l'auteur sait insuffler de beaux sentiments (qui peuvent d'ailleurs friser le mielleux par moments) dans ses récits et leur offrir occasionnellement une jolie morale, particulièrement lorsqu'il flirte avec le space opera. Les intrigues, elles, sont bien élaborées, et réussissent à surprendre et à se montrer toujours originales en étant rarement tirées par les cheveux. A noter, tout de même, que depuis les années 2000, la saga a tendance à s'essouffler, mieux vaut s'arrêter à La Pagode des brumes pour ne pas commencer à voir la baisse de qualité, due à un trop plein de personnages secondaires et à une surcharge des intrigues, qui en deviennent trop complexes. Au niveau du dessin, le trait de Roger Leloup est d'une maîtrise impressionnante, et donne des dessins extrêmement élégants. Adoptant un style plus réaliste à partir du tome 5, les personnages sont bien proportionnés, et la volonté d'un style plutôt réaliste donne de très belles images, par une jolie colorisation. Les décors ne sont d'ailleurs pas en reste, et Leloup ne se prive pas pour nous donner l'occasion de contempler plus en détail le cadre dans lequel agissent les personnages, ce qui donne une dimension plus spectaculaire à la bande dessinée. Enfin bref, qu'elle fasse dans le thriller, le fantastique, la science-fiction ou le space opera, la saga de Roger Leloup accomplit sa tâche de manière absolument parfaite. On se prend toujours très facilement aux récits, chaque histoire apporte son lot de rêve et de frissons, et une fois qu'on a fermée n'importe quel tome, on a toujours envie de continuer à découvrir cet univers fascinant. Au bilan, je n'hésite pas à dire que Yoko Tsuno est un monument du neuvième art, par ses qualités narratives et graphiques indéniables. Toutefois, si elle est parfaite pour accompagner la grande enfance et l'adolescence, il est peut-être moins indispensable de découvrir la saga une fois adulte.

17/06/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série XIII
XIII

Déjà 194 avis sur cette série ! Il n’y a pas mieux dans BDthèque. Allez zou je vais m’y coller aussi. le compteur va passer à 195 ! XIII est une série initiée par Jean Van Hamme au scénario et William Vance au dessin. Le premier album – le jour du soleil noir - est publié en 1984. Il y a presque 40 ans ! La série se déroule aux Etats-Unis. C’est l’histoire d’un amnésique, blessé par balle à la tempe, qui ne se souvient plus de son nom et la signification de son mystérieux tatouage au-dessus de la clavicule gauche, le chiffre « XIII ». Très rapidement il découvre qu’un tueur à gage cherche à l’éliminer. Il se met à la recherche de son identité. Il découvre un vaste complot à l’origine de l’assassinat du président des Etats Unis ! Jean Van Hamme s’inspire du roman de Robert Ludlum, « la mémoire dans la peau » ainsi que de l'assassinat du président américain John Fitzgerald Kennedy à Dallas le 22 novembre 1963. Durant 19 albums, nous suivrons les aventures haletantes de notre héros. Je dis bien 19 albums car pour moi, l’album « le dernier round » clos le cycle 1. Le second cycle, à partir de l’album 20 « le jour du Mayflower » est repris par Yves Sente et Youri Jigounov. Au-delà des albums XIII, quand on veut tirer le filon jusqu’à la corde d’un succès, on voit aussi apparaitre la publication d’une série dérivée nommée XIII Mystery. Différents auteurs interviennent pour parcourir le passé de certains protagonistes importants de la série. Considérant que la saga est terminée depuis bien longtemps, mon avis portera sur les 19 premiers tomes. On peut en effet se passer des albums récapitulatifs des différents épisodes. C’est une série culte. Je m’agenouille devant le crayonné de William Vance. Incroyable. J’adore. L’histoire est un vrai thriller captivant. L’intrigue est un peu alambiquée mais lisible et les rebondissements nombreux. Ne rechignons pas à prendre du plaisir en re lisant les aventures de XIII. C'est un petit bonbon sucré cette série jubilatoire.

17/06/2020 (modifier)
Par Alix
Note: 5/5
Couverture de la série La Quête de l'Oiseau du Temps
La Quête de l'Oiseau du Temps

J’avais attribué la note maximale à cette série lors de ma première lecture… j’avais alors 25 ans. Je viens de la relire presque 20 ans plus tard (du haut de mes 44 ans), et la note ne change pas. Il y a certes un élément de nostalgie, mais pas que. « La Quête de l'Oiseau du Temps » a selon moi merveilleusement bien vieilli, et mérite amplement son statut de « série culte ». L’histoire est prenante au possible, et nous fait découvrir une variété incroyable de contrées magnifiques. Chaque vallée possède sa faune, sa flore, ses couleurs et ses peuples. J'ai personnellement adoré l'épisode sur les terres du Rige, vraiment passionnant. Les différents protagonistes sont très attachants car ils ont tous un caractère bien défini, bien propre. Pelisse est courageuse et semble un peu innocente, comme coupée du monde (même si j’avoue qu’elle devient un peu agaçante dans le dernier tome). Bragon est fier et tout le temps de mauvaise humeur. L'inconnu masqué est très peureux et apporte un élément d’humour. Bulrog est cruel et mystérieux... Mais ces traits de caractères ne sont pas figés, et on leurs découvre de nouvelles facettes au cours de l'histoire. Enfin mention spéciale pour la fin, qui réserve plusieurs surprises de taille... Le dessin de Loisel monte en puissance au fil des tomes, pour finir en apothéose dans un tome 4 vraiment magnifique. Une série immanquable pour les amateurs du genre, terminée en 4 tomes (pas de rallonges comme c’est souvent le cas de nos jours). Culte !

24/04/2001 (MAJ le 15/06/2020) (modifier)