Charlotte Impératrice

Note: 3.6/5
(3.6/5 pour 5 avis)

Le destin romancé de Charlotte de Belgique, épouse de Maximilien d'Autriche et future impératrice du Mexique.


1816 - 1871 : De la chute du Premier Empire à la Commune Biographies Les prix lecteurs BDTheque 2018

Élevée par son père Léopold 1erer, Charlotte de Belgique est destinée à faire un glorieux mariage. Pour la jeune femme, le choix s'arrête sur l'archiduc Maximilien d'Autriche, frère cadet de l'empereur François Joseph. Un mariage somptueux vient sceller leur union, qui, disons-le tout de suite, ne sera pas heureuse. Le jeune couple est dépassé par les rivalités dont ils sont le jeu, entre les terribles Habsbourg et le calculateur empereur Napoléon III. Et Maximilien se révèle un homme décevant, à tous points de vue. C'est en faisant face à l'adversité que Charlotte aura finalement l'occasion de quitter les voies d'un chemin tout tracé...

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 24 Août 2018
Statut histoire Série en cours 1 tome paru
Dernière parution : Moins de 2 ans
Couverture de la série Charlotte Impératrice
Les notes (5)
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27/07/2018 | Mac Arthur
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Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

J'ai bien aimé ce premier tome, sans le trouver totalement exceptionnel. En fait, j'aime bien le début et le dernier tiers de l'album, mais le milieu ne m'a pas trop captivé vu qu'on ne fait que survoler la vie de Charlotte et de son mari, notamment lorsqu'il était en charge de Venise. J'ai vraiment bien aimé le coté politique de l'histoire, surtout les manipulations des grandes cours d'Europe. Mes connaissances sur l'empereur du Mexique sont superficielles (en gros ça se résume à il y a eu un empereur et ça s'est mal terminé) donc je ne sais pas ce qui est romancé ou non dans ce récit, mais je m'en fous vu que le scénario est prenant la plupart du temps. Le dessin semi-réaliste est excellent et très bien maîtrisé. J'ai bien envie de lire la suite et voir ce qu'il va arriver au couple au Mexique.

26/04/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Nury au scénario, et Bonhomme au dessin, a priori voilà de quoi attirer le lecteur que je suis, y compris ici, vers un sujet qui ne me passionnait pas de prime abord. Après un départ un peu lent qui a failli me refroidir, je me suis laissé captiver par cette histoire, pour laquelle les deux auteurs ont réussi du bon travail. Le parti-pris de Nury est de placer au centre Charlotte, qui, de victime naïve offerte en sacrifice (son mariage) va se révéler à elle-même et aux autres – avec l’aide à un moment de son frère – et finalement faire de son mari, Maximilien, sa marionnette (il est vrai que tout le monde semble vouloir l'utiliser ainsi !). Ce qui va les entrainer dans une situation ubuesque, lorsque ce dernier accepte de jouer le guignol au Mexique. Je me fiche personnellement de savoir ce que Nury a modifié de la réalité ou de la personnalité des protagonistes, ce n’est pas une étude historique, et l’Histoire n’est ici qu’un prétexte je crois. Quant au dessin de Bonhomme, il est comme toujours classique et bon, du franco-belge semi-réaliste qui aide clairement à fluidifier la lecture. A voir ce que vont en faire les auteurs. Mais pour le moment, c’est un pari globalement réussi. Et je serai là pour la suite. Et réévaluerai sans doute ma note (3,5/5).

17/10/2018 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Une fois n’est pas coutume, je commencerai mon introduction en indiquant les conditions d’acquisition de cette bd. Il m’arrive de lire les avis des autres chroniqueurs de ce site. La couverture est d’ailleurs affichée depuis sa sortie l’été dernier. C’est la bd de la rentrée 2018. Nul ne peut y échapper. Au vu des bonnes critiques, j’ai directement acheté. Bon, en même temps, il faut avouer qu’avec de tels auteurs aux commandes, on peut presque acheter les yeux fermés. La prise de risque est moindre. Voilà comment un site comme bdthèque peut encore influencer des lecteurs. Après, il était intéressant de voir le portrait du personnage historique de Charlotte de Belgique qui a épousé un futur empereur du Mexique en proie à la Révolution. Historiquement, on sait ce qu’il est advenu de ce pion placé par Napoléon III sur le trône de ce pays d’Amérique Centrale. On connait moins la vie de Charlotte qui était la belle-sœur de la fameuse Sissi qui a marqué plusieurs générations au vu de l’image laissé par Romy Schneider. Beaucoup serait étonné de la personnalité dévoilée dans cette œuvre singulière. Je n’ai toujours pas digéré l’épisode du pauvre chien sans vouloir en dire plus. Sur le fond, comme sur la forme, nous sommes au top de ce que l’on peut attendre d’une bonne bande dessinée ce qui est plutôt rare de trouver en ce moment avec toute cette superproduction. J’ai apprécié grandement le graphisme ainsi que le scénario. J’achèterai bien évidemment la suite que j’attends avec une certaine impatience. Mais là, pas de souci, on sait qu’on peut véritablement compter sur les auteurs au top de leur forme.

05/10/2018 (modifier)
Par herve
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur herve

J'ai hésité un peu avant d'acheter cet album pour plusieurs raisons. D'une part, avec le temps, je ne me lance plus guère dans les séries, fussent-elles assez courtes, d'autre part, en feuilletant l'album je n'ai pas trouvé les couleurs réussies. Finalement, j'ai cédé à la tentation sur la version n&b éditée par canal bd (limitée à 1500 exemplaires) et sur les seuls noms de Fabien Nury et Matthieu Bonhomme. On ne présente plus Nury, qui depuis Il était une fois en France à Tyler Cross, en passant par "W.E.S.T." et Katanga, nous offre des scénarii originaux et prenant. Quant à Matthieu Bonhomme, depuis L'Âge de raison, je suis sa carrière de près. Hasard de mes achats, je possède les éditions n&b de Tyler Cross, de Katanga, du "Marquis d'Anaon" et L'Homme qui tua Lucky Luke, alors je ne pouvais que me tourner sur cette édition en n&b. Derrière une couverture assez réussie, les auteurs nous offrent, malgré un titre à la "Sissi" une histoire assez sombre sur le destin de Charlotte, qui épousa Maximilien, futur empereur d’opérette de Mexique, qui connu une fin tragique. Le scénario est habile mêlant récit historique,et fiction avec mariage arrangé et portrait d'un Maximilien, humilié par le poids écrasant d'un frère empereur de l'Empire Austro-Hongrois. Nous avons même droit à un bref aperçu du caractère assez cynique de l'impératrice Elysabeth, loin de l'image du film "Sissi" avec Romy Schneider. Ce décalage est assez amusant et nous offre quelques répliques cinglantes (voir l'épisode du chien) Côté dessin, l'édition n&b permet d'admirer le travail de M.Bonhomme. Des scènes intimes entre les époux, teintées de noir, aux fastes de Venise et de la Scala de Milan, en passant par la double page du mariage, le dessin est superbe. La dernière page se termine sur le visage de Charlotte qui semble plus déterminée que jamais, après avoir subi tant d’événements sur ce premier volume. Cet album n'est sans doute pas l'album de l'année mais j'ai pris un plaisir fou à la lecture de ce premier opus. Une belle surprise. Vivement le prochain volume

27/08/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Cet album se propose de revisiter le destin de Charlotte de Belgique, fille de Léopold 1er (le premier roi des Belges) et épouse de Maximilien d’Autriche (le frère cadet de François-Joseph). Revisiter car, les auteurs l’annoncent d’emblée, certains faits ont été remaniés et d’autres inventés. Je ne sais que penser de ce type de procédé, le problème étant de pouvoir distinguer le vrai du faux. La fiction ne me dérange pas, la réalité historique non plus mais mélanger les deux, c’est prendre le risque de propager des mensonges à propos de personnages réels (même si morts depuis longtemps) et donc de désinformer. A titre personnel, même si je connais un peu l’histoire de la famille royale belge, je suis loin d’être calé en la matière. Du coup, je fais partie de ces lecteurs qui seront incapables de faire le tri dans les multiples informations livrées par cet album. Et, pour être tout à fait franc, de ce que je connais et au vu du caractère extrêmement crédible de cet excellent récit… et bien, je le trouve tout à fait réaliste. Et donc je ne peux m’empêcher de me demander à partir de quand je me fais manipuler. Ceci dit ! Ceci dit, j’ai adoré cet album. La Charlotte de Belgique version Fabien Nury est un personnage extrêmement attachant. Adolescente romantique et pragmatique en même temps, épouse trahie et fragilisée, femme de caractère : elle est tout ça à la fois, et bien plus encore ! C’est un personnage historique incroyablement moderne que nous proposent de découvrir les auteurs. Et à ses côtés Maximilien, le faible, s’en prend plein la tronche. Lui qui voudrait être mais qui n’est pas offre un personnage tout aussi fascinant que Charlotte. Le récit débute, après une rapide évocation de la mort de sa mère, lorsqu’à 16 ans Charlotte doit penser à se marier. Mariage plus ou moins arrangé, orienté en fonction des intérêts politiques du moment (son père n’avait-il pas lui-même consenti à prendre pour épouse Louise d’Orléans afin de ne pas se mettre à dos des Français pas spécialement ravis de la naissance de la Belgique ?) Et nous sommes directement plongés au cœur de cet univers où les intérêts personnels doivent s’effacer devant les devoirs et ambitions politiques des uns et des autres. Le tour de force des auteurs est de rendre cela extrêmement prenant et profondément humain. Loin d’être un récit historique bourré de dates, de faits et de personnages, cette histoire est avant tout celle d’êtres humains, avec leurs forces et leurs faiblesses. Avec un sens de la famille ou du devoir plus ou moins fort selon les personnages, leur éducation et l’amour qu’on leur porte. Et puis comment ne pas se régaler devant une Sissi odieuse et à mille lieux de l’image policée que Romy Schneider lui a offerte le temps de quelques films ? Mais ce récit n’aurait jamais eu pareil effet sur moi sans le dessin de Matthieu Bonhomme ! Ces grandes cases épurées, cette simplicité dans le trait, à l’opposé du dessin historique lambda, apportent une dimension supplémentaire à l’album. Peut-être justement parce que l’attention est portée sur l’émotion, sur le ressenti plutôt que sur la reproduction fidèle d’images figées. Et pourtant les décors ne sont pas oubliés, les cadrages sont soignés, mais ces éléments indispensables sont là pour mettre l’humain en avant plutôt que le contexte historique. De ce point de vue la mise en garde des auteurs en début d’album prend tout son sens : nous sommes devant une re-création plutôt que devant une reproduction. Au final, ce premier tome m’a conquis, malgré les réserves émises au début de cet avis, et je me réjouis de lire la suite ! Un must-have, selon moi, qui devrait plaire tant aux amateurs de récits historiques qu’aux lecteurs de romans graphiques ou de récits d’aventure.

27/07/2018 (modifier)