Les derniers avis (7527 avis)

Par Gaston
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Lucky Luke
Lucky Luke

Après avoir relu dernièrement plusieurs albums de Lucky Luke, j'ai pris la résolution de refaire mon avis. Cela faisait déjà quelques temps que je pensais monter ma note et mettre la note maximale, mais j'avais des scrupules parce que si la série contient des chef d’œuvres , il y a aussi beaucoup d'albums moyens voire même carrément mauvais. La relecture récente d'une dizaine d'albums qui font partie de mes préférés m'a montré que malgré tous les mauvais albums, cette série mérite la note culte. Déjà, Lucky Luke est un des personnages les plus connus de la BD Franco-Belge, le nombre de produits dérivés de son univers le montre. Ensuite, l'arrivée de Goscinny a propulsé cette série, qui était sympathique lorsque Morris animait tout seul, vers des sommets que peu ont égalé dans la production de BD pour jeunes. Les personnages et les situations cultes sont légions dans ses albums et même ceux que je trouve moyens ont toujours une ou deux scènes d'anthologie. Il est aidé par Morris qui est en pleine forme au niveau du graphisme. Selon moi, il était le deuxième meilleur dessinateur de l'école Marcinelle des années 50-60, derrière Franquin qui est imbattable. L'humour est excellent et c'est une des BD qui me fait le plus marrer. Les Dalton et Ran Tan Plan font partie des meilleurs personnages de crétins jamais inventés. Ma période préférée est lorsque la série déménage chez Dargaud où Goscinny n'ayant plus Monsieur Dupuis sur le dos, va écrire des scénarios avec un ton plus mature comme Canyon Apache, Chasseur de primes et La guérison des Dalton. Malheureusement, suite à la mort de Goscinny, cela devient moins bon quoique contrairement à d'autres je ne jette pas tout ce qu'il s'est fait ensuite, probablement parce que j'ai aussi grandi avec ces albums. La période post-Goscinny de Dargaud est globalement bonne en dehors des albums d'histoires courtes et les adaptations en BD des films d'animations des années 70. Ces albums sont tout simplement mauvais et on voit très bien à quel point Lucky Luke était devenu une machine à fric. Ensuite, vient la période des années 90 avec Lucky Production/Comics. Si certains albums ont encore un scénario correct (le dernier album qui tient la route selon moi est O.K. Corral), le dessin de Morris va malheureusement perdre de sa superbe, notamment lorsqu'il va se mettre à faire du copier-coller. Une autre série victime de son succès. Il reste tout de même une bonne partie que j'adore. Culte malgré tout !

20/09/2007 (MAJ le 08/06/2020) (modifier)
Par Jetjet
Note: 5/5
Couverture de la série Nemo
Nemo

Il n'est pas toujours si aisé d'adapter un classique de la littérature. C'est pourtant le pari de Brüno à l'aube des années 2000 alors qu'il n'était pas encore la superstar des Tyler Cross de Fabien Nury ou de ses nombreuses fructueuses collaborations avec Appollo. En se réappropriant le récit maritime de Jules Verne, 20 000 lieues sous les mers, Brüno prend le pari de simplifier l'histoire sur la première moitié pour mieux s'en détourner dans une seconde partie qui scandalisera les puristes mais ravira les audacieux. En effet après tout, son récit fleuve de 160 pages s'appelle Nemo comme le fameux Capitaine du Nautilus et ne conserve pas le titre d'origine ce qui aurait pu nous mettre la puce à l'oreille. Il s'agira en effet de la même aventure connue de tous mais sur une voie parallèle. Les personnages sont perçus différemment mais les rôles principaux restent identiques : on y trouve le Professeur Aronnax qui sera émerveillé par la technique et les découvertes aquatiques, Ned Land, l'homme de main épris de liberté et le sage domestique féru de culture, le bien nommé Conseil. Et évidemment Nemo représenté comme le diable ou le mal absolu dans ses premières apparitions mais surtout un redoutable tacticien ou calculateur au remarquable sang froid quelque soit le danger. Et il s'en passe des choses sur ses 4 tomes dessinés de main de maître par un auteur qui signait ici sa première grosse réussite sur près de 160 pages, un dépaysement total dans un monde bleu silencieux enchanteur mais également parfois terne comme pour mieux distinguer le monde du Nautilus de la civilisation au dessus constamment belliqueuse et agressive. Le dessin de Brüno est comme toujours toujours aussi lisible dans le découpage que dans le trait simple mais précis. Chaque menace utilise un fond rouge comme pour contraster avec le bleu vert marin, Nemo communique avec son équipage constitué de clones par des signalisations ou onomatopées. Le résultat est à la fois intriguant et séduisant. Et lorsque l'on s'éloigne du récit d'origine par quelques artifices surprenants qu'il serait bien dommage de relever ici, c'est pour mieux nous en imprimer la rétine et la mémoire par une certaine forme de mélancolie dont seul Brüno a le secret et qu'il utilise savamment. Il est à noter que les couleurs de Laurence Croix sont réussies mais que l'intégrale en noir & blanc remontée pour une édition dite à l'italienne est tout aussi savoureuse mais quelque soit la version que vous lirez, attendez vous à un petit chef d'oeuvre ni plus ni moins.

02/06/2020 (modifier)
Par AlainM
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Bombe
La Bombe

Au départ, je n’étais que moyennement intéressé à lire cette brique de près de 500 pages. Outre la longueur de l’ouvrage, le sujet, un des plus déprimants qui puisse exister (la guerre, le risque nucléaire et l’anéantissement possible de l’humanité), a été tellement de fois évoqué tant au cinéma, dans la littérature, les chansons que l’on peut se demander ce que cette BD peut apporter de neuf. Comme les critiques lues sur internet étaient excellentes, je me suis dit que cette BD valait sans doute la peine d’être lue. Et, en effet, c’est le cas. Bien que le scénario suive la réalité historique de très près, il contient quelques libertés qui rendent la lecture plus vivante. Première de ces libertés : le héros principal n’est pas un quelconque savant prestigieux, un chef militaire ou un politicien. Non, rien de tout cela. L’histoire est racontée par … l’uranium lui-même qui, depuis plus de 4 milliards d’années, attend son heure de gloire. Approche originale qui ne nuit en rien au bon déroulement des événements qui commencent réellement à Berlin en 1933. Je ne vais pas vous raconter ici l’histoire de la bombe mais je peux vous dire que j’ai été surpris par la quantité d’intervenants de multiples pays qui ont été à l'origine de la réalisation de la première bombe atomique. Paradoxalement, il est surprenant de voir à quel point certaines décisions ont été prises grâce à (ou à cause de) un très petit nombre de personnes, Leó Szilàrd ou Enrico Fermi par exemple, sans qui l’Histoire aurait sans doute été toute autre. Il s’en est d’ailleurs fallu de peu pour que les nazis ne possèdent la bombe avant tout le monde si leur politique folle n’avait poussé certains de leurs savants les plus prestigieux dans les bras des Américains. Ces mêmes Américains qui n’ont pas compris tout de suite l’immense chance qu’ils avaient d’accueillir de tels talents sur leur sol. En lisant cette œuvre, on apprend énormément de choses : des faits historiques majeurs bien sûr mais aussi des anecdotes intéressantes (l’origine de l’uranium par exemple, le rôle d’Einstein, l'utilisation de cobayes humains, ...). On voit aussi comment les décisions sont prises au plus haut niveau des États (essentiellement aux USA) et comment les militaires ont imposé leur façon de voir aux scientifiques. Cette BD est un chef d’œuvre tant au niveau du scénario que du dessin. A lire absolument !

31/05/2020 (modifier)
Couverture de la série Les Crannibales
Les Crannibales

Surpris par tant d'avis négatifs, je tiens à dire combien j'aime cette série, regrettant qu'elle se soit interrompue après 8 tomes, alors qu'elle était loin de s'essouffler. C'est du pur délire, mais il s'en dégage par moments une critique sociale à souligner. Le dessin de Fournier est en parfaite symbiose avec l'humour de Zidrou, et si je comprends que les bouches détachées peuvent surprendre, pourquoi pas après tout! Il faut souligner aussi la diversité des gags et des contextes évoqués, qui font que le côté répétitif n'a rien de lassant, c'est le principe de la variation sur un thème magistralement traité. Qui se plaindrait des innombrables gags de Gaston avec De Mesmaeker? Il était courageux aussi de la part du journal Spirou de publier une série qui risquait de choquer certains lecteurs, mais pour moi son côté tout à fait surréaliste devrait la mettre à l'abri de toute critique moralisatrice. Merci à Fournier et Zidrou pour les bons moments qu'ils m'ont fait passer avec ces albums que j'ai souvent relus et fait connaître à d'autres.

29/05/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Batman - Mad Love
Batman - Mad Love

Harley Quinn est l'un de mes personnages de comics préférés. Il fallait donc que je lise cet album racontant comment elle a rencontré le Joker et en est tombée amoureuse. En effet, j'avais déjà vu l'adaptation de cette histoire dans le dessin animé des années 90 et ma bibliothèque possède déjà un album contenant cette histoire (un album en anglais), mais bon je voulais lire la traduction française parce que c'est elle que j'avise ici. L'histoire sur Harley Quinn est excellente et contient tous les éléments que j'aime dans le dessin animé des années 90 : un bon mélange de sérieux, d'un peu d'humour, de psychologie et d'action. Les personnages sont intéressants et la psychologie d'Harley Quinn est bien exploitée. L'histoire est prenante et fluide. Pour la première fois, on apprenait les origines d'Harley Quinn et comme souvent avec les méchants de Batman, son histoire est tragique et rend le personnage complexe. Pour la petite histoire, ce récit sera plus tard adapté dans la seconde série animée de Batman des années 90 et avec le même titre et c'est intéressant de voir les ressemblances et les petites différences dans le scénario. J'adore le dessin que je trouve dynamique et efficace. On a droit à des bonus, il y a deux histoire courtes, le story-board de Mad Love en noir et blanc et la version couleur originale avec des commentaires de Bruce Timm. C'est intéressant.

03/04/2016 (MAJ le 23/05/2020) (modifier)
Par Gaston
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Superman - Bon anniversaire Superman
Superman - Bon anniversaire Superman

Durant le confinement, je me suis mis à relire une bonne centaine de bandes dessinée dont ce one-shot. Plus je le relis, plus je l'adore. La meilleure histoire de Superman que j'ai lue jusqu'à maintenant. En seulement une quarantaine de pages, Alan Moore crée un excellent scénario qui est assez intelligent. Par exemple, il montre une version possible d'une planète Krypton qui n'a pas explosé et tout n'est pas parfait comme cela serait le cas avec un autre scénariste qui se contenterait de montrer un monde rose-bonbon où tout il est beau, tout le monde il est gentil. Les personnages sont bien utilisés. Mongul a son plus beau rôle de méchant et c'est un des moments de gloire de Jason Todd, un Robin qui a été tué trop rapidement et trop gratuitement à mon goût. La narration est maîtrisée de main de maître et le dessin de Dave Gibbons est excellent. Cela ne mérite peut-être pas la note maximale, mais elle fait partie de mes comics cultes. Ce petit récit m'a donné plus d'émotions en 40 petites pages que certaines séries qui durent 40 tomes ! Un très bon moment de lecture, quoique pour apprécier je pense qu'il faut aimer les histoires de super-héros et rentrer dans les codes du genre.

05/07/2009 (MAJ le 23/05/2020) (modifier)
Par Kadath
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Mahâbhârata
Le Mahâbhârata

Avant de noter ce Mahabharata 5 étoiles, je me suis posé la question de savoir ce qu’est une BD culte. Une BD culte ce peut être une BD qui révolutionne un genre et qui marque son époque. Ce n’est peut-être pas le cas ici. Mais une BD culte c’est aussi une BD qui vous reste dans la tête longtemps après sa lecture. Une BD qu’on prend plaisir à rouvrir. Pas toujours pour la relire intégralement (cette BD fait quand même 440 pages) mais pour relire des passages, pour admirer certaines planches, certaines cases. Car le dessin de Jean-Marie Michaud est ici excellent, avec une belle construction de planches très dynamiques et variées et, de temps à autre, de superbes planches en pleine page. Le dessin est réalisé en couleurs directes sur du papier kraft et les planches laissent apparaître cette texture du kraft par endroits au gré des planches. Le Mahabharata est un livre dont le narrateur est également personnage et géniteur de la famille de rois et de héros qui vont s’affronter sous le regard des Dieux du panthéon indien (sous leurs regards mais aussi manipulés par Krishna...) Le fait de faire apparaître dans les planches la texture du papier n’est donc, je pense, pas innocent et illustre les liens étroits entre le livre / la réalité, le narrateur / le géniteur / le personnage... je trouve que c’est vraiment très bien vu ! Avant ma lecture je ne connaissais rien du Mahabharata et je n’avais pas lu non plus le livre de Jean-Claude Carrière, dont la BD est adaptée. Je ne sais donc pas à quel point cette adaptation est fidèle (que ce soit au livre de Carrière ou à l’immense fresque indienne). Pour son Mahabharata, Carrière voulait rendre accessible la trame narrative principale en faisant abstraction de nombreuses trames secondaires. L’adaptation en BD de Jean-Marie Michaud est effectivement très fluide et réussit à rendre accessible une partie de cette mythologie. Dans les premières planches, l’auteur parvient à faire passer avec humour une présentation des nombreux personnages qui aurait pu être rébarbative. Et après cette présentation, nous voilà embarqués dans une grande fresque mythologique, d’une mythologie que je ne connaissais pas... et personnellement, je n’ai pas lâché le bouquin jusqu’à la dernière page. Comme Ro, j’ai noté les anachronismes. J’ai particulièrement apprécié cette partition de Jean-Sebastien Bach, au chevet d’un Krishna endormi... tout cela donne une dimension intemporelle à l’histoire... Lecture vivement conseillée à tout amateur de mythologie, de grandes épopées, de culture indienne, ... En fait je conseillerais même à tout amateur de BD !

22/05/2020 (modifier)
Par Drifteur
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Nightwing rebirth
Nightwing rebirth

Nightwing Rebirth a été vraiment cool à lire. La suite de l’histoire de Grayson est captivante. Il décide de devenir le protecteur de Blüdhaven et même de faire devenir une équipe de Vilains en héros. Ça montre bien que Grayson est un grand leader (en même temps il est chef des Titans et même a été chef de la JLA à un moment donné donc une petite équipe est facile pour lui). Les illustrations, rien a dire, c’est toujours aussi beau, même plus qu’un Marvel, en tant que fan de Nightwing (c’est mon perso DC préféré), l’histoire est super: 20/20. Cependant en VF la série est finie, mais en VO l’histoire continue, donc si vous voulez la suite ça sera en Anglais .

19/05/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série DMZ
DMZ

J’ai découvert cette série un peu par hasard, en fouinant dans une librairie spécialisée, il y a quelques années, dans le rayon d’urban comics. Tu achètes le tome 1 … pour voir. Et la suite vous la connaissez … tu deviens addict immédiatement. Du coup tu achètes les 11 albums d’un seul coup immédiatement ! DMZ qui désigne DeMilitarised Zone, est l’histoire, dans un futur proche, d’une nouvelle guerre de sécession. Un jeune journaliste stagiaire est plongé en territoire hostile. Le dilemme ? Fuir Manhattan pour sauver sa peau, ou être l’unique reporter, témoin de cette ville, transformée en la zone la plus dangereuse au monde. Vous prenez donc immédiatement, dès les premières pages un uppercut au foie. Vous rentrez dans cette guerre par la grande porte. Accrochez-vous, mettez vos ceintures, il y a des turbulences en vue. Graphiquement c’est du lourd ! Aux dessins ... Riccardo Bruchielli (Briand Wood pour la couverture). Le trait est saccadé et les décors détaillés. J’adore. Pour les portraits ? une réussite indéniable. Les expressions sont particulièrement réussies. Et que dire de la colorisation ? Jeromy Cox est sans doute l'un des meilleurs (« Aquaman », « Batman » , « Justice league », « spiderman »…) Quant au scénario, il tient la route. L’histoire ne s’essouffle pas, bien au contraire, au fur et à mesure des albums. Bien au contraire je vous dis. Rebondissements multiples, suspens haletant, pas de temps morts … Je suis fan absolu de DMZ. Je recommande vivement.

08/05/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Lune de guerre
Lune de guerre

Roulement de tambour s’il vous plaît et trompettes ! Hermann et Jean Van Hamme se sont mariés pour le meilleur ou pour le ... meilleur. Une association magique ! Un peu comme si au cinéma nous avions, réunis sur la même affiche, Clint Eastwood et Harisson Ford ! Le génie de Van Hamme au scénario et le talent d’Hermann au dessin … quelle coopération extraordinaire ! Sur le papier tous les signaux sont au vert pour un album cultissime ! Cela valait le coup que ce projet murisse durant quelques années entre ces deux dinosaures de la bande dessinée. Le rendu est parfait. Je vous l’annonce d’ores et déjà, cette BD ne vous laissera pas indifférent. Jour de fête. Champagne et rires. Rien n’annonce le déchainement de haine, les explosions de rage. Jour de colère. Deux hommes s’opposent pour une broutille. Personne ne veut céder. Les mots sont crachés. La fureur prend le mors aux dents. Les menaces fusent. Tout s’emballe. Et nous voilà au milieu d’un déchainement de violence. Le sang coule … jusqu’à la mort. Un scénario parfait qui nous tient en haleine jusqu’à la fin, magnifié par un dessin sombre et glaçant en adéquation avec le climat suffocant de l’histoire. Le rythme va crescendo pour s’emballer sur les dernières pages. C’est juste sublime. Voilà sans doute ma BD d’Hermann que je préfère. Un petit bijou à lire et à relire.

05/05/2020 (modifier)