Les derniers avis (7654 avis)

Couverture de la série Blast
Blast

Blast. Que dire qui n'ait été dit ?! En 4 énormes volumes, Blast nous fait vivre une partie de la vie d'un homme. De ses angoisses. De ses questions existentielles. De la réponse peu conventionnelle qu'il leur apporte. En 4 énormes volumes, Blast nous fait retracer le parcours de cet homme. De cet homme pour lequel on ne peut guère éprouver de sympathie. De cet homme dont on peut difficilement se sentir proche. De cet homme plus que mal dans sa peau. De cet homme alcoolique. De cet homme drogué. De cet homme fou. En 4 énormes volumes, Blast nous fait vivre ces choses, nous plonge au coeur de cette folie. En 4 énormes volumes, Blast nous confronte à des conduites extrêmes, nous met face à notre répulsion, notre dégoût, et nous pose des questions dérangeantes de façon aiguë. En 4 énormes volumes, Blast pourrait presque créer de l'empathie pour cet homme, et pourrait presque nous le faire comprendre. Mais en 4 énormes volumes, Blast recèle aussi son secret. Et si le dernier tome m'a presque déçu par le retour à la réalité qu'il donne, il m'est impossible de ne pas être soufflé par l'ampleur de cette oeuvre et le talent qu'elle recèle.

24/02/2021 (modifier)
Par Matagot
Note: 5/5
Couverture de la série Aldébaran
Aldébaran

Un monde original et extrêmement riche où se côtoient des personnages intéressants et attachants. Quelquefois ils sont trop simples, comme Pad, attachant parce que déjà rencontré dans d’autres histoires, Kim l’heroine est forcément plus intéressante quoi que peu loquace on la découvre d’album en album. Au final et dans tous les cas la taille de l’œuvre de Léo force le respect, méritant définitivement le détour.

21/02/2021 (modifier)
Par Matagot
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Batman - The Dark Knight returns
Batman - The Dark Knight returns

Dans son contexte historique cette œuvre est encore plus appréciable, d’autres ici l’on bien explique. Le scénario de Batman vieillissant était une idée de génie et les pages retranscrivent à merveille le combat d’un Homme faisant face à l’âge et qui refuse de s’avouer vaincu. Et le dessin puissant et dur ne laissera pas indifférent, j’aime infiniment ce qu’il apporte à Batman même si parfois je le trouve moche, souvent je le trouve emblématique et incomparable. Inégal, sans doute mais excellent. Bref. Un monument.

21/02/2021 (modifier)
Par Matagot
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Watchmen
Watchmen

Et tout ça malgré un dessin qui me laisse souvent de marbre... sans doute avec intelligence pour laisser assez de place à son histoire. Vraiment, quelle claque que ce scénario ! Des personnages semblant inspirés de des héros classiques (Batman, Punisher...) révèlent leur coté sombre, naïf, humain ou inhumain. Tout y passe avec finesse, le bien, le mal, la fin qui justifie les moyens. Rien à dire pour moi, il faut lire et relire Watchmen.

21/02/2021 (modifier)
Par Matagot
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Ogres-Dieux
Les Ogres-Dieux

Tout est quasiment parfait ici pour moi. L’édition est magnifique, l’objet est superbe, la matière parfaite, l’impression excellente. Le scénario est subtil, raconté par petit à petit et il faut rester concentré de bout en bout. Le dessin est terrifiant, presque doux souvent et cruel pourtant, idéal en somme pour cette œuvre massive a plus d’un titre. Déjà lu et relu il sortira souvent de son étagère.

21/02/2021 (modifier)
Par Matagot
Note: 5/5
Couverture de la série Le Grand Pouvoir du Chninkel
Le Grand Pouvoir du Chninkel

Une œuvre magnifique de bout en bout, à la fois graphiquement en terme de scénario. La réflexion est fine, la toile de fond de l’histoire fantastico-biblique laisse le manichéisme de côté avec un anti hero aussi veule que courageux. Le Chninkel est tellement humain qu’on en oublierai qu’il ne l’est pas, et c’est ce qui rend cette histoire fascinante.

21/02/2021 (modifier)
Par Solo
Note: 5/5
Couverture de la série Corto Maltese
Corto Maltese

Quasiment rien à ajouter au commentaire de gruizzli que je partage et que je vous invite à lire. Corto Maltese réunit tout ce qui me permet d’être sur mon nuage, il nourrit les envies de voyage tout en restant dans son canapé. Cette rêverie est un vrai bonheur.

19/02/2021 (modifier)
Par Josq
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Batman - White Knight
Batman - White Knight

Le Joker, un gentil ? Complètement rocambolesque ! Et pourtant, c'est le point de départ de cette série imaginée par Sean Murphy, et qui fera date dans l'histoire de Batman. C'est monumental, et à tel point que je ne comprends même pas qu'on ne nous ait pas déjà annoncé une adaptation au cinéma... On présente trop facilement ce comics comme un renversement des rôles entre Batman et le Joker, mais c'est faux. Batman ne devient pas le bad guy de l'histoire, et le Joker n'en devient pas le grand gentil, c'est beaucoup plus subtil que ça. Non, le personnage que l'on découvre réellement et sur qui toute l'histoire est centrée n'est pas le Joker, mais bien Jack Napier, c'est-à-dire sa version humaine, tout autant qu'on découvre une nouvelle facette de Harleen Quinzel, que Murphy propulse au rang des personnages les mieux écrits et les plus attachants de tout l'univers DC. De fait, ce qui frappe instantanément, c'est le soin extrême apporté à l'écriture des personnages. Je n'avais plus ressenti une telle intelligence d'écriture depuis la claque Watchmen (même si on est un petit cran en-dessous d'Alan Moore) ! Ici, les dialogues, que je craignais un peu trop démonstratifs au début, se révèlent d'une intelligence prodigieuse, introduisant des dilemmes insoupçonnés chez chacun des personnages, et étoffant leur relation avec une subtilité étonnante. La dualité schizophrénique entre Jack Napier et le Joker est bien sûr au centre de l'intrigue. Traitée de manière certes classique, l'éclairage nouveau qu'elle apporte sur la personnalité de Napier n'en est pas moins profondément original, et permet finalement d'aborder le personnage de manière totalement inattendue. La fascination qu'il exerce soudain sur Nightwing, Jim Gordon, Duke Thomas et à leur suite le lecteur, est merveilleusement retranscrite. Contrairement à ce qu'on aurait pu craindre, le revirement de Napier, passant du statut d'ennemi public n°1 à celui de sauveur de Gotham City n'a rien d'artificiel. Sean Murphy développe à partir de ce point de départ une réflexion extrêmement bien menée sur le repentir dont une personne est capable, le pardon que la société et les institutions sont capables de lui accorder ou non, la complexité de l'âme humaine et de la justice, etc... On retrouve toute l'intelligence dont Christopher Nolan a imprégné durablement l'univers Batman dans ses célèbres adaptations. Véritable plongée au fond de la psyché humaine, Batman - White Knight nous propose ainsi, au-delà du seul Napier qui accapare certes une bonne partie de notre attention, toute une galerie de personnages torturés, nous exposant merveilleusement les doutes et les interrogations de chacun. Le parcours de Bruce Wayne est évidemment particulièrement soigné lui aussi, et ses hésitations nous agitent les méninges plus qu'on ne voudrait l'avouer, que ce soit lorsqu'il se demande si on doit imposer des limites à Batman ou non, ou lorsqu'il découvre que le passé de sa famille est peut-être moins glorieux qu'il ne le croyait. Enfin, Harleen Quinzel connaît la même évolution que le Joker, et le fait d'avoir scindé en deux personnes distinctes le personnage de Harley Quinn est une vraie réussite, tant Quinzel gagne ainsi une humanité incroyable. Comme dans toute bonne histoire de super-héros, ce qui est particulièrement bien pensé, dans ce Batman - White Knight, c'est la manière de montrer des personnages qui ont brouillé les limites entre le Bien et le Mal, si tant est que ces notions existent en-dehors de nous. Sean Murphy déploie ainsi toute l'étendue de ses capacités réflexives dans des scènes toutes plus cultes les unes que les autres, multipliant les dialogues d'une ambiguïté profondément marquante. Rares sont les comics qui réussissent à ce point à maîtriser les arcs narratifs d'un tel nombre de personnages ! Sean Murphy s'en tire haut la main et même si la plupart des méchants ne se verront pas très développés, l'auteur sait valoriser chacun des personnages essentiels à l'intrigue, tout en multipliant les clins d'oeils et les emprunts à l'univers DC. Narrativement, donc, Batman - White Knight est tout autant une merveille que sur le plan philosophique. On se prend rapidement à la narration, parfaitement dosée, et l'on suit avec le même intérêt les échanges verbaux parfois denses et musclés et les séquences d'action, dantesques à souhait. Le trait de Sean Murphy n'a rien à envier aux plus grands noms du comics, des grands noms aux côtés desquels Murphy semble tout prêt à ajouter le sien. Graphiquement, Batman - White Knight est à la hauteur de l'événement qu'il entend créer dans l'univers DC. Son dessin est sombre et glauque à souhait, comme on s'y attend lorsqu'on plonge dans le Gotham réaliste aux antipodes des films de Burton. Les traits des personnages sont excellents et correspondent parfaitement aux différents caractères, revêtant une personnalité forte, de la brutalité rentrée d'un Batman à la délicatesse infinie d'une Harleen Quinzel en passant par cette noblesse machiavélique qui caractérise tant Jack Napier/le Joker. Développant un univers sombre et fascinant à souhait, Batman - White Knight est donc une véritable perle graphique. Ainsi, le comics de Sean Murphy fera date dans tout l'univers DC de par la puissance de ses choix narratifs et scénaristiques radicaux, ne ménageant pas des personnages qu'on apprécie et qu'on connaît, tout en les redécouvrant pourtant sous un jour tout-à-fait nouveau ici. Réussir à apporter une bonne dose de nouveauté sans jamais trahir le classicisme d'un des univers de bande dessinée les plus connus, tel était le défi de Sean Murphy en s'attaquant à un tel monument. Telle est la réussite magistrale de son oeuvre.

17/02/2021 (modifier)
Couverture de la série L'Odyssée d'Hakim
L'Odyssée d'Hakim

Comment pouvons-nous ressentir un tel détachement face à ces milliers de migrants qui, en tentant de fuir leur pays, finissent par se noyer en Méditerranée ? Qui sont ces gens ? Que fuient-ils vraiment ? C’est en se posant ces questions, et en s’interrogeant face à sa propre indifférence que Fabien Toulmé a décidé d’aller à la rencontre d’un réfugié, pour recueillir le témoignage de son exil. Il nous raconte donc dans cette bande dessinée l’histoire d’Hakim, un Syrien ayant quitté son pays en guerre. Ce récit, qui mêle le parcours d’Hakim et des extraits des entretiens qu’il a eu avec Fabien Toulmé, permet d’en apprendre un peu plus sur le contexte historique qui a mené à l’éclatement de la guerre en Syrie. En suivant le périple d’Hakim, on comprend mieux les circonstances qui peuvent amener un homme à quitter son pays. Le trait simple mais très efficace de l’auteur parvient parfaitement à retranscrire l’ambiance des différents pays, les émotions des personnages, mais aussi la violence dans certaines scènes très marquantes. Une bande dessinée forte, nécessaire à l’heure actuelle, pour nous rappeler que ces migrants ne sont pas des vulgaires numéros, mais des personnes avec des aspirations très semblables aux nôtres. Des humains, tout simplement. *** Après la lecture des tomes 2 et 3, je confirme que "L'Odyssée d'Hakim" est une excellente bande dessinée dont la lecture me semble nécessaire (d'autant plus actuellement, alors que l'omniprésence des sujets consacrés au Covid dans les médias tend à nous faire oublier les autres problèmes, hélas toujours d'actualité). Toutes les personnes qui jugent à la hâte les migrants qui, selon eux, viendraient en France juste pour profiter des prestations sociales seraient bien inspirées de lire cette histoire. Ils comprendraient sans doute mieux que la situation est bien plus complexe, que beaucoup de migrants quittent leur pays à contrecœur parce qu'ils ne voient plus d'autre alternative. Lorsque Hakim quitte son pays et sa famille c'est pour sa propre survie, et il est persuadé de revenir rapidement une fois que la situation se sera arrangée... et l'idée de venir jusqu'en France ne s'imposera que plus plus tard dans son parcours. Je suis toujours aussi convaincue par le dessin de Fabien Toulmé qui pourrait paraître un peu trop léger pour traiter un sujet aussi grave, mais je crois au contraire qu'il permet de rendre l'histoire plus soutenable. Et je tiens aussi à souligner son talent de narrateur : la lecture est fluide, et il apporte une cohérence dans le récit en évitant le catalogue d'événements comme cela peut parfois être le cas dans les récits relatant des histoires vraies. Un grand merci à Hakim d'avoir accepté de se livrer entièrement pour partager son histoire, et à Fabien Toulmé d'avoir su la retranscrire avec autant de sensibilité.

22/02/2019 (MAJ le 15/02/2021) (modifier)
Par Benjie
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Quartier lointain
Quartier lointain

Hiroshi, 48 ans, père de famille récupère péniblement d’une soirée bien arrosée. Alors qu’il se trompe de train en rentrant chez lui, il réalise qu’il roule vers Kurayoshi, la ville de son enfance. Ce bond en arrière dans le temps le ramène à son adolescence. Il a 14 ans mais continue d’analyser les situations avec sa maturité de 48 ans et tous ses souvenirs. Il retrouve ses parents, ses copains, sa petite amie, son collège… Ce voyage intérieur pourrait-il être pour lui l’occasion de réparer les erreurs du passé, d'empêcher la disparition inexpliquée de son père. Que s’est-il passé ce jour-là ? Qu’est-ce qui a mené à la déchirure de sa famille ? Quarter lointain nous invite à la réflexion sur l’enfance, la famille, les choix de nos parents, les questions sans réponses, la mort. Jiro Taniguchi livre à notre réflexion les thèmes qui lui sont chers : le passé, les traditions, le temps qui passe, les villes qui se modernisent. Hiroshi est à la croisée des chemins et réfléchit aux choix qu’il a fait. Un très beau récit qui monte lentement en tension.

13/02/2021 (modifier)