Les derniers avis (7528 avis)

Par Yann135
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Lune de guerre
Lune de guerre

Roulement de tambour s’il vous plaît et trompettes ! Hermann et Jean Van Hamme se sont mariés pour le meilleur ou pour le ... meilleur. Une association magique ! Un peu comme si au cinéma nous avions, réunis sur la même affiche, Clint Eastwood et Harisson Ford ! Le génie de Van Hamme au scénario et le talent d’Hermann au dessin … quelle coopération extraordinaire ! Sur le papier tous les signaux sont au vert pour un album cultissime ! Cela valait le coup que ce projet murisse durant quelques années entre ces deux dinosaures de la bande dessinée. Le rendu est parfait. Je vous l’annonce d’ores et déjà, cette BD ne vous laissera pas indifférent. Jour de fête. Champagne et rires. Rien n’annonce le déchainement de haine, les explosions de rage. Jour de colère. Deux hommes s’opposent pour une broutille. Personne ne veut céder. Les mots sont crachés. La fureur prend le mors aux dents. Les menaces fusent. Tout s’emballe. Et nous voilà au milieu d’un déchainement de violence. Le sang coule … jusqu’à la mort. Un scénario parfait qui nous tient en haleine jusqu’à la fin, magnifié par un dessin sombre et glaçant en adéquation avec le climat suffocant de l’histoire. Le rythme va crescendo pour s’emballer sur les dernières pages. C’est juste sublime. Voilà sans doute ma BD d’Hermann que je préfère. Un petit bijou à lire et à relire.

05/05/2020 (modifier)
Couverture de la série C'était la guerre des tranchées
C'était la guerre des tranchées

Tardi a beaucoup publié sur ce sujet, est sans cesse revenu sur un thème qui lui tient à cœur. Mais, même si aucune de ses autres séries tournant autour du carnage de la première guerre mondiale n’est inintéressante (elles sont toutes au moins « bien faites »), je crois qu’aucune n’atteint l’intensité, la réussite de celle-ci qui, il est vrai, est celle que j’ai lue la première, il y a maintenant très longtemps, et sur laquelle je reviens après l’avoir relue une nouvelle fois. C’est un album bouleversant, écœurant, qui remplit parfaitement le rôle que Tardi avait voulu lui donner, à savoir montrer la bêtise, l’horreur absolue, l’ignoble hypocrisie, l’écœurante abjection de cette guerre, si ce n’est de la guerre en générale. Tardi explique bien qu’il n’a pas voulu faire d’œuvre d’historien. Et que les témoignages directs de poilus lui ont été plus utiles que les travaux des historiens (qu’il ne méprise pas, mais ce n’est pas son propos). C’est ainsi que la longue bibliographie en fin de volume, si elle est très fournie et intéressante, ne cite presqu’aucun historien. Ce sont essentiellement des récits, des romans, et des films évoquant l’horreur des tranchées. Mention spéciale parmi ce bon choix, en ce qui me concerne, à « Johnny got is gun », de Trumbo, et aux « Sentiers de la gloire » de Kubrick (mais voulu par un grand acteur engagé et récemment disparu, Kirk Douglas), des œuvres ou auteurs ayant eu affaire à la censure… Le dessin de Tardi est ici très bon, très caractéristique de son trait à mi-chemin entre le réalisme cru et la caricature. Il atteint ici une force proche par certains aspects de quelques tableaux expressionnistes allemands (d’Otto Grosz par exemple), et donne une vision sidérante de cet enfer sur Terre. C’est sans doute l’œuvre majeure de Tardi, et en tout cas un album absolument à connaître si ce n’est pas déjà le cas. Un album très fort, à la fois engagé et sobre, simple et bouleversant.

04/05/2020 (modifier)
Par dmarger
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Soeur Marie-Thérèse des Batignolles
Soeur Marie-Thérèse des Batignolles

Les dessins exquis de monsieur Maëster, avec ses caricatures, ses tronches sorties d'on ne sait où, ainsi que des scénarii atypiques, font la richesse de cette série. À lire et à relire, grâce aux petits détails disséminés au gré des cases. Bravo !!

29/04/2020 (modifier)
Par Alix
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Revivre
Revivre

De Ugo Bertotti j’avais déjà beaucoup apprécié Le monde d'Aïsha - Luttes et espoirs des femmes au Yémen chez Futuropolis… et j’ai retrouvé les mêmes qualités dans « Revivre », à commencer par cette inébranlable humanité. Il est important de rappeler qu’il s’agit d’une histoire vraie. J’ai entamé ma lecture sans lire le résumé, et m’attendais donc à une « simple » histoire d’immigration clandestine et de réfugiés de guerre… et puis à la fin du premier chapitre, tout bascule : Selma, ayant fuis la guerre en Syrie, débarque en Italie avec sa famille… et décède malheureux après quelques jours à peine, suite à une vilaine blessure à la tête reçue lors de la traversée. Malgré leur douleur et leurs croyances, sa famille décide de faire don de ses organes. Les chapitres suivant nous racontent la vie de 3 italiens gravement malades en attente de greffe depuis des années, qui voient leur calvaire prendre fin « grâce » à la mort de Selma. Le message est puissant et surtout multiple : un rappel (nécessaire ?) sur les horreurs que fuient ces réfugiés. Une réflexion fascinante sur nos idéologies et nos préjugés. Il est possible d’être croyant et moderne. La grosse majorité de ces immigrés sont des gens bons, éduqués. Et quid du raciste occidental qui reçoit le rein d’un « arabe » ? Quelle serait sa réaction s’il savait ? (ce genre de transaction reste habituellement anonyme) Mais surtout, cet album nous rappelle que malgré nos apparences extérieures, biologiquement nous sommes tous de la même espèce. Un rein Syrien ou Palestinien « fonctionne » parfaitement dans le corps d’un occidental. Nous ne sommes pas Français, Syrien, Algérien ou autre… nous sommes humains. Toute autre division est artificielle. Cette compatibilité physiologique est je trouve d’un symbolisme monumental dans le contexte nationaliste actuel. Un témoignage puissant, raconté de façon très juste, sans verser dans le pato ou le larmoyant. Dans le genre, on peut difficilement faire mieux, d’où ma note « à chaud ». A mettre entre toutes les mains.

27/04/2020 (modifier)
Par JC
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Quick et Flupke
Quick et Flupke

Je ne comprends pas les mauvaises revues. Je trouve qu'il y a pas mal de messages cachés dans cette bande dessinée. Il y a le concept du meneur, suiveur, la relation parents enfants, l’incompréhension entre enfants et adultes, l'opposition avec la police. Pour moi tous ces concepts sont encore d’actualité. Bien sûr les voitures sont datées. Et alors ? Je trouve même intéressant de voir les liens avec l’époque actuelle.

23/04/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Okko
Okko

Wououh !!!! "Okko" est pour moi à ce jour une des meilleure série du genre ! Non pas que je sois un spécialiste en ce domaine, mais pratiquant l'aïkido, étant amateur de récits fantastiques, épiques et d'aventure, j'ai été comblé avec le travail de Hub ! "Okko" et ses 3 cycles en 2 tomes sur les éléments est plus que réussi. Espérons que le quatrième cycle du feu ne gâche pas notre plaisir, ce qui paraît heureusement peu probable... Ce qui marque d'abord dans cette série, ce sont les couvertures magnifiques, et leur pouvoir d'attraction qu'elles exercent. Rien que le nom de la série Okko est hypnotique... Et si certaines BD savent nous accrocher par des couvertures puissantes, on est parfois déçu dès la première page (changement de colorisation, de dessinateur, etc.). Mais là, on est vite conforté par le coup de crayon fin et précis de Hub. C'est beau... et ça va durer ! Décors minutieux, paysages assez époustouflants, costumes d'époque fouillés, personnages et créatures de la mythologie nippone vraiment bien rendus : chapeau ! On sent la maîtrise de l'univers ! Et tout ça dans une colorisation très réussie. Côté mise en page, Hub n'est pas en manque d'idées pour composer ses planches. C'est aussi fougueux mais maîtrisé que l'art du combat de notre ronin ; efficace ! Ajoutez à cela un sens du récit et du rythme, et Hub construit au fil de ses cycles un monde dont on s'approprie peu à peu les codes, et dont les personnages principaux se révèlent par touches au fil des pages. Car ce qui fait la réussite de cette série c'est bien la complexité de notre troupe de héros et la singularité de chacun des membres de cette troupe. Sous leurs airs caricaturaux du premier tome, ils se révèlent moins linéaires qu'il n'y paraît. Et même après 3 cycles, des mystères restent entiers... Suspens, quand tu nous tient... Alors, en attendant le dernier cycle de cette excellente série, on ne peut d'ors et déjà que féliciter l'auteur qui maîtrise son projet de bout en bout : peu en sont capable, surtout avec une constance dans le résultat ! Une série qui si elle poursuit dans cette voie méritera amplement à mon goût sa 5e étoile pour faire partie de mes séries "cultes". *** Cycles 4 & 5 *** Ce n'était donc pas 1 mais 2 cycles qui ont suivi les 3 premiers ! En sus du feu, Hob nous fait la surprise d'un dernier cycle sur le vide ! Quelle série mes amis ! Voilà une saga découpée en cycles bouclée en dix tomes maîtrisée de bout en bout. Et pour le coup, pour avoir pu en discuter avec l'auteur, quand on sait que dès le début Hub avait une vision globale de son récit et qu'il savait précisément qu'il ferait 10 tomes, moi je dis chapeau ! Car si chaque cycle pourrait se lire indépendamment avec une histoire dans la trame générale, c'est bien cette dernière qui se tisse au fil des tomes et se conclue de façon magistrale dans le tome 10. Toutes les questions et les mystères distillés au fil des cycles finissent par trouver réponse, et quelles réponses ! Quant au travail graphique, il reste complètement maîtrisé avec la très belle colorisation de Li et nous immerge de bout en bout dans cette puissante saga japonaise. Voilà donc une série de plus à rentrer dans mon petit panthéon des 5 étoiles ! Bienvenue au club :)

01/04/2011 (MAJ le 14/04/2020) (modifier)
Par Yann135
Note: 5/5
Couverture de la série Aldébaran
Aldébaran

Je le savais que ça arriverait un jour. Et le jour est arrivé ! c’était hier soir. Ca y est je vous l’avoue, j’ai plongé. J’ai pourtant essayé de lutter de toutes mes forces. Je bataille déjà avec moi-même depuis de nombreuses semaines. Je suis si faible. J’ai même braillé à qui voulait l’entendre que non ô grand jamais cela ne m’arriverait. Je suis lâche. J’ai perdu. Le confinement a eu raison de toutes mes résolutions. Ma détermination de breton – certains diront entêtement d’autres ténacité – a été balayée d’un revers de manche. Pourrais-je encore me regarder dans la glace ? mais pourquoi ai-je craqué ? 28 jours de confinement et je ne suis plus libre de mon dessein. Ma vie est foutue. Plus de projet à construire. Plus de vie sociale pour un bon moment… Je dois vous dire la vérité. Ne me juger pas trop sévèrement s’il vous plaît. Hier soir, j’ai décidé de relire toutes les BD de Leo ! Vous vous rendez compte dans quoi je me suis fourré ? Aldébaran, Amazonie, Antarès, Kenya, Namibia, Beltégeuse… Je vais donc devoir passer quelques heures dans mon canapé ! Je ne suis surtout pas démoralisé – bien au contraire – surtout si le confinement dure jusqu’à fin juin ! j’ai de quoi m’occuper désormais ! Pour beaucoup les personnes sont trop statiques et sans expressions particulières. Je vous l’accorde, il y a mieux. Mais cela reste pour moi une œuvre majeure de la Bd science-fiction. Aldébaran est une saga captivante avec une multitude de rebondissements. Je savoure donc de nouveau chaque épisode. J’adore le personnage de Kim. Quant aux animaux ou à la flore sortis tout droit de l’imagination débordante de Leo, c’est juste magnifique. Oui Leo – Luiz Eduardo de Oliveira – est un génie et oui je revendique que je suis un aficionado de tous ses albums.

12/04/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 5/5
Couverture de la série Il faut flinguer Ramirez
Il faut flinguer Ramirez

Relecture cet après-midi du cultissime tome 1 « il faut flinguer Ramirez » de Nicolas Petrimaux. Encore une fois un excellent moment de lecture bien calé dans mon transat au soleil. Car il faut le dire haut et fort, cette BD est la meilleure BD de l’année 2018. Album irréprochable. Le graphisme, les couleurs, le découpage tout a été méticuleusement étudié pour en faire une BD mémorable. Suspens garanti. Impossible de connaitre avant la dernière page si Jacques Ramirez employé dans une fabrique d’aspirateurs est un employé modèle ou si il est le pire assassin que le Mexique ait connu. J’attends avec impatience le tome 2. Il devrait paraitre en 2020. A l’automne.

11/04/2020 (modifier)
Par doumé
Note: 5/5
Couverture de la série De Cape et de Crocs
De Cape et de Crocs

Quelle odyssée, De Cape et de Crocs fait partie de mes séries favorites depuis des années. Les dialogues sont rarement le point fort d'une bd, mais là c'est ce qui la démarque et qui lui donne un niveau de qualité rarement atteint. L'auteur s'appuie sur des références littéraires toujours placées au bon moment. Les héros sont inoubliables, l'utilisation d'animaux et de leurs caractères respectifs nous plongent dans un conte ouvrant aux auteurs un monde imaginaire sans aucune limite. L'humour est omniprésent dans les dialogues, les situations et les détails des dessins. Les 4 premiers tomes sont les plus enchanteurs et les plus drôles. Nous sommes captivés par cette aventure pleine de rebondissements, un vrai moment de détente et de plaisirs rarement atteint à la lecture d'une bd. Série à conserver à portée de mains pour des relectures toujours synonymes de plaisir.

11/04/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 5/5
Couverture de la série Le Choucas
Le Choucas

Si il y a bien une série que j’adore, c’est bien celle du Choucas. Le choucas est un drôle d’oiseau. Ce petit corvidé d’un noir intense, qui passe le plus clair de son temps à planer dans les parages alpestres à partir de 2000 m d’altitude. Le chocard à bec jaune… Notre choucas est un détective privé - et comme le dirait Sloane … un ‘mou du genou’ - qui déambule à travers les pages mais à des altitudes subalternes avec sa chemise jaune et son costard noir. Le cocktail de cette série … une atmosphère sombre, un humour décalé avec de multiples références aux ouvrages des éditions Gallimard et sa fameuse ‘série noire’, un graphisme plus qu’honnête et bien évidemment une colorisation avec de nombreuses touches noires et de jaunes. Une série d’histoires jubilatoires. Enfin petit scoop (ou pas). Pour avoir échangé avec Christian Lax lors du dernier festival d’Angoulême, il n’est pas à exclure qu’il reprenne la série.

05/04/2020 (modifier)