Les derniers avis (7522 avis)

Par doumé
Note: 5/5
Couverture de la série Monstres
Monstres

Monstrueux ! Un album d'une intensité émotionnelle rarement atteinte pour un album de 360 pages, l'auteur nous fait plonger dans des drames humains où la violence est omniprésente. Les personnages sont victimes de leurs histoires à travers plusieurs générations.Des lésions post traumatiques ou de chocs liés à l'enfance, tous les personnages vivent un enfer administré par des militaires qui n'ont qu'un objectif concevoir le soldat parfait en s'adonnant à des expérimentations sur des cobayes humains. L'histoire s'étale sur plusieurs décennies et nous est racontée sans respecter la chronologie des événements. L'auteur utilise les changements d'époque avec beaucoup de talent pour nous faire vivre les angoisses de ses personnages et nous distille petit à petit des indices pour découvrir l'origine de leurs folies. En toile de fond, l'auteur dénonce plusieurs thèmes: l'alcoolisme, les violences faites aux femmes et aux enfants, la folie de la guerre qui détruit les hommes et l'auteur ne fait pas dans la dentelle, c'est sans filtre et brutal. Le dessin est en noir et blanc avec des cases très détaillées, les décors et les représentations des personnages à travers les ages sont vraiment réussis. Un niveau de qualité impressionnant pendant 360 pages qui doit représenter pour l'auteur un travail considérable. Une descente dans l'enfer créé par Barry Windsor-Smith où la noirceur humaine parait ne pas avoir de limite.

30/01/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Monstres
Monstres

Barry Windsor-Smith n'est pas un débutant dans le monde du comics. J'ai déjà pu apprécier son talent sur les X-MEN, Machine Man, Conan (allez voir Conan le Barbare - Les Clous rouges) et Wolverine, en particulier son Wolverine - Arme X où il est également au scénario avec aussi en toile de fond "la transformation d'un homme en arme de guerre". L'histoire de Bobby Bailley de 1947 à 1964, de son enfance à sa mutation en monstre. Une histoire non linéaire qui prend aux tripes. J'y ai retrouvé certaines similitudes avec le Frankenstein de Mary Shelley, il s'en dégage une puissance émotionnelle qui ne m'a pas laissé indifférent. Un scénario diabolique où rien n'est laissé au hasard, tous les personnages se croisent et se recroisent à des périodes différentes pour mieux nous donner toutes les clefs de ce drame. J'ai particulièrement aimé la touche de fantastique et les passages avec le journal de Janet, la mère de Bobby, avec tantôt de l'espoir, de la détresse et de la résignation. Poignant. Comme Alix, je me suis fait avoir plusieurs fois dans le sens de lecture des bulles, le seul point négatif. Qui sont les monstres ? Le noir et blanc de Barry Windsor-Smith est précis, détaillé, fluide et sombre lorsqu'il le faut. Il en émane une atmosphère dramatique digne des films noirs hollywoodien. 360 pages du même niveau. Un artiste au sommet de son art. Une œuvre marquante. BWS est une mine d'or et ce comics sa plus belle pépite. Coup de cœur et 5 étoiles.

30/01/2022 (modifier)
Par Alix
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Monstres
Monstres

Quelle histoire, et quel album ! Alerté par les deux avis 5/5 postés à ce jour, je me suis précipité sur ce pavé. Je ressors marqué de ma lecture et rajoute mon 5/5 à l’édifice. L’histoire est sombre au possible, et raconte les horreurs vécues par Bobby Bailey, monstre crée par des expérimentations scientifiques qui ont mal tourné. Mais voilà, l’album se nomme « Monstres » au pluriel : l’auteur nous fait en effet découvrir une galerie de personnages peu recommandables, à commencer par le père de Bobby… mais pas de manichéisme, juste des hommes faibles et torturés (le père souffre de troubles du stress post-traumatique). Et une vie d’enfant brisée à jamais. Certains détails m’ont presque fait enlever une étoile. La narration est certes maitrisée voire impressionnante, mais les phylactères ne sont pas toujours clairement agencés, et je les ai souvent lus dans le désordre. De même, j’ai lu la VO, et je ne suis pas fan du tic narratif qui consiste mélanger les langues pour montrer qu’un personnage est étranger (ici, la belle-sœur française et ses « calme-toi, your sister needs you »)… d’autant plus que le français utilisé est parfois approximatif. Mais je me retrouve incapable de ne pas mettre la note maximale. La lecture est certes longue et parfois ardue, mais j’en suis ressortie sonné. J’ai beaucoup aimé les touches de fantastique, et la fin du récit est magnifique et m’a beaucoup ému. Quant au dessin, il faut certes aimer le style, et il est aussi noir que le récit, mais bon-sang, regardez-moi ces planches ! Un album que je ne suis pas près d’oublier.

29/01/2022 (modifier)
Par sloane
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Frankenstein (Bess)
Frankenstein (Bess)

Que dire, que dire. Du grand art absolu tant au niveau de la narration que du rendu graphique. Après un Dracula absolument fabuleux Georges Bess récidive avec ce Frankenstein que sans nul doute Mary Shelley n'aurait pas renié. Il est intéressant de noter que dans l'imaginaire collectif Frankenstein c'est le monstre, alors que bien sûr il n'est que le créateur de cet être hideux en quête d'humanité. en fait si l'on y regarde de plus près la vox populi a en partie raison le monstre est bien le créateur. Dans la lignée directe de son Dracula l'auteur propose une adaptation somptueuse ou toute la magie du noir et blanc nous explose au visage avec des planches d'une beauté qui laisse presque sidéré. Le trait est comme je l'aime, vif, acéré. Les images du Groenland sont à tomber. Une double lecture pour moi; une pour lire l'histoire et une deuxième nettement plus longue pour m'en mettre plein les yeux. La note suprême est obligatoire

29/01/2022 (modifier)
Par SandraT
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Un océan d'amour
Un océan d'amour

Un livre tout simplement magnifique ! Un vrai coup de cœur. Cette histoire sans texte est juste superbe. Les deux héros habitent en bretagne. Monsieur est pêcheur et disparait en mer. Sa femme va alors tout faire pour retrouver son mari. S'en suit alors une aventure extraordinaire sous couvert d'écologie et d'amour bien sur. Il y a de l'humour, des émotions, un message fort, bref un des meilleurs albums encore à ce jour.

25/01/2022 (modifier)
Par Simael
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Spectateur
Le Spectateur

J'ai vraiment adoré ce livre. Le trait est fort et le scénario très fluide. Nous suivons la vie d'un jeune homme un peu différent qui ne parle pas et s'exprime uniquement à travers le dessin ou écriture. Nous voyons le monde avec ses yeux ce qui est vraiment très bien pensé. C'est une oeuvre à découvrir !

22/01/2022 (modifier)
Par Simael
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Silence de l'Ombre
Le Silence de l'Ombre

Je viens de découvrir ce livre ainsi que sa dessinatrice. Il s'agit d'une histoire racontée sous forme de conte sur un sujet plutôt difficile : la mort, et le deuil plus généralement. J'ai été agréablement surpris par les dessins vraiment beaux et assez atypiques dans la BD. Ils semblent au départ un peu hésitants mais deviennent de plus en plus beaux par la suite, un réel coup de coeur pour moi. Le scénario lui est plutôt jeunesse mais emmené de manière très douce, ce qui ravira les plus jeunes.

22/01/2022 (modifier)
Par Solo
Note: 5/5
Couverture de la série Le Rapport de Brodeck
Le Rapport de Brodeck

Mes avis peuvent être assez courts quand il s’agit de décrire ce que je considère comme un chef d’œuvre. Et là encore, je perds les mots pour expliquer les choses. Je m'excuse donc par avance si l'avis n'apporte pas grand chose de factuel. Les planètes sont alignées, l’auteur a certainement tout compris du roman, à tel point que la lecture de l’œuvre originale m’apparaît inutile. Des adaptations réussies comme celle-ci me fait penser à ce qu’Otis Redding disait d’Aretha Franklin, avant de chanter sur scène la célèbre chanson « Respect » : « La prochaine chanson est une chanson qu’une fille a emmenée loin de moi. Une bonne amie, cette fille, elle m’a juste pris la chanson. Mais je vais quand même la jouer. » Je comprendrais si Philippe Claudel ressent la même chose. Lire le roman pour confirmer. J'ai bien l'impression que Manu Larcenet a tout simplement « pris » cette histoire à son propriétaire. Comme Aretha Franklin, l’adaptation ici apporte un supplément d’âme. Bien sûr, le dessin y est forcément pour quelque chose. Impossible pour moi de parcourir cette histoire à la hâte (en soi, le récit n’est pas dense). Toute la profondeur qui se cache derrière chaque case amène à s’arrêter un moment pour contempler. Et comme l’histoire est très (très) sombre et chaotique, une lecture éclatée ne fait pas de mal non plus. La dernière fois que j’ai lu d’une traite une histoire BD visant la noirceur que peut avoir l’humanité, c’était Le Roi des Mouches, et je me souviens avoir pris cher émotionnellement. La comparaison est bancale, mais tout ça pour dire que j’ai préféré ne pas tout ingurgiter. C'est un récit marquant, implacable et bouleversant. J’ai déjà envie de le relire… Bravo à l’auteur, un talent qui laisse sans voix.

21/01/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Maudit sois-tu
Maudit sois-tu

Mise à jour suite à la lecture du dernier tome. Je vais faire mon ronchon, y a des coups de pieds au cul qui se perdent ! Je vous exhorte à vous pencher sur ce fabuleux "Maudit sois-tu" qui porte bien son triste nom. Une très très belle surprise, tant d'un point de vue du scénario que du dessin. J'ai dévoré les 2 albums à la suite sans pouvoir décrocher et ce jour le dernier opus qui clos de façon remarquable ce superbe triptyque. La boucle est bouclée avec pour fil conducteur ..... une broche. Philippe Pélaez mène d'une main de maître son scénario avec une narration fluide et cette idée de mélanger personnages fictifs et réels est ingénieuse. Ce récit à rebours est une mécanique infernale. Une véritable horloge suisse. j'ai été happé par cette folle histoire. Histoire intrigante, dérangeante et surprenante. Toutes les pièces du puzzle s'imbriquent. C'est diabolique ! Tome 1 : 2019, un meurtre dans les égouts de Londres, et à partir de là une intrigue à multiples rebondissements se met en place. Chasse à l'homme. Dîner mondain. Expérience à la Frankenstein... Un oligarque russe veut se venger pour laver la honte qui gangrène sa famille. Pour cela, il va réunir les 4 descendants de ceux, qui 170 ans auparavant, sont la cause de son déshonneur. Tome 2 : 1848, le docteur Moreau aidé du comte Zaroff réunit dans son manoir Mary Shelley, Émily Brontë, Richard Burton et Charles Darwin. Il veut présenter le résultat de ses expériences à ses illustres invités. Il n'aura pas le résultat escompté. Tome 3 : 1815 à 1822, Mary Shelley, Lord Byron, John Polidori, Joseph Burton et le docteur Darwin. On y découvre la création du roman de Frankenstein, ce qui donnera des idées à certains pour passer de la fiction à la réalité. Un tome plus intimiste qui joue sur les fêlures de Mary. Une narration non linéaire faite de nombreux flash-back. Je découvre le dessin de Carlos Puerta et je dois dire que son style réaliste est parfaitement maîtrisé, même si j'ai eu un peu de mal au début avec les visages. La colorisation "sépia" fait ressortir une ambiance oppressante digne des meilleurs thrillers. Il a su donner une âme à chaque période du récit. Envoûtant. Etes-vous prêt(e) pour une expérience où le réel et l'imaginaire s’entrechoquent ? Je rehausse ma note d'une étoile et nouveau coup de cœur.

27/06/2021 (MAJ le 20/01/2022) (modifier)
Par Hervé
Note: 5/5
Couverture de la série Gaston Lagaffe
Gaston Lagaffe

Depuis longtemps, Gaston Lagaffe a accompagné ma vie. Je me souviens des albums qui trainaient ici ou là dans la maison familiale de vacances que je partageais avec mes cousins lorsque nous avions une quinzaine d’année, albums que l’on s’échangeait le soir. Avec le temps, j’ai acheté peu à peu les recueils de Gaston, mais dont les éditions ou les numérotations changeaient au fil des ans, si bien que j’avais une collection assez disparate des Gaston. Il a fallu que les éditions Hachette proposent une édition assez belle en 2015, avec frise et dos toilé, pour qu’enfin, je puisse acquérir la collection complète, collection qui a fini dans les mains de mon père qui ne se lassait pas de lire Gaston Lagaffe, et était assez admiratif de travail réalisé par les éditions Hachette. J’ai, à la mort de mon père, récupéré l’ensemble de la collection Gaston Lagaffe, mais je n’ai pas résisté à l’envie d’acquérir l’intégrale Gaston, qui vient d’être rééditée dernièrement sous une nouvelle couverture. Bien sûr, le format est plus petit, mais cela n’est pas dérangeant, et la présence de suppléments publiés dans le journal "Spirou" est un atout de cette édition. Avec Les Tuniques Bleues, Sammy ou Le Scrameustache, les pages consacrées à Gaston étaient celles que j’attendais le plus dans le journal Spirou dans les années 70. J’avoue avoir un faible pour les histoires de Gaston Lagaffe avec Fantasio, en particulier celles liées à la signature des contrats avec de Mesmaeker ou encore avec le gaffophone. Les planches de l’époque avec l’alter ego en latex de Gaston me font encore hurler de rire, même après moults lectures ! Au fil des pages, on se demande encore comment Franquin a pu produire tant de gags sur tant d’années, en multipliant les séries (Spirou et Fantasio, Modeste et Pompon) Au fil des albums et des années, le dessin de Franquin devient plus nerveux, ce qui coïncide presque avec l’arrivée de Prunelle sur le devant de la scène, et les décors plus fouillés. Les thèmes évoluent également avec le temps, de la flemmardise sympathique au bureau, Gaston devient un chantre de l’écologie avant l’heure et un adversaire acharné des parcmètres (c’est peut-être d’ailleurs, les gags qui avaient moins de résonances pour moi à l’époque –j’avais 13 ans- ) J’ai relu les 913 gags de Gaston Lagaffe présents dans cette intégrale, et je suis toujours aussi admiratif du travail de Franquin, que je place au sommet de mon panthéon avec Hergé, Jacobs, Peyo et Tillieux. Et on ne peut que souligner l’honnêteté et le courage de Franquin, lorsqu’il met en avant les noms de Jidéhem ou d’Yvan Delporte sur la couverture de ses albums, à une époque où les co-auteurs n’avaient pas droit de cité C’est une série qui ne vieillit pas avec le temps, et qui traverse les générations, j’en suis la preuve. Avec des personnages secondaires à jamais gravés dans la mémoire des lecteurs, Mademoiselle Jeanne, Monsieur Boulier, Lebrac, De Mesmaeker, Labévue, Longtarin, Prunelle et Fantasio, Franquin a inscrit dans le monde du 9ème art, une œuvre inoubliable et magistrale avec son Gaston Lagaffe . Cette intégrale est une occasion unique, pour ceux qui ne connaissent pas encore l’œuvre de Franquin, et pour les autres aussi, de découvrir ou de relire les aventures de Gaston En un mot, chef d’œuvre !

18/01/2022 (MAJ le 18/01/2022) (modifier)