Bienvenue dans l'histoire drôlement cauchemardesque d'un manoir hanté, demeure d'un savant fou où cohabitent fantômes, squelettes et monstres (plus ou moins radioactifs) ...Une BD pleine d'humour, des dessins bien exécutés, un création qui attise l'imagination...un univers à découvrir !
Lecture agréable où le rire est présent :
Il y a un humour absurde comme je l’aime parfois, avec des situations loufoques, les personnages sont tous ridicules et opposés à ce que l’on voit dans les romans de chevalerie classiques. L’auteur glisse de nombreuses références à certains classiques qui sont bien amenées et permettent encore plus de rire
Un bon moment de détente, crée par un auteur ayant fait rire trois générations dans ma famille et que je conseille.
Et je vous conseille aussi Le Génie des alpages du même auteur, ayant la même ambiance
J'allais en librairie pour commander la BD de Beethoven - Le prix de la liberté. Je ne suis pas sorti les mains vides! J'avais lu que le duo d'auteurs avait ce projet sur Jimi Hendrix, mais je ne m'attendais pas à voir l'ouvrage dans les rayons.
Il faut commencer par préciser que le travail bien fait commence dès la fabrication de cette BD, au format carré. Rare et tellement plaisant, ça colle beaucoup trop bien avec le remplissage du dessin, qui gagne en matière grâce au papier épais. La couverture toilée est sobre et classe. On est sur un petit plaisir du toucher.
C'est le seul duo d'auteurs capable de couper mon cerveau en deux. Dupont me donne envie de dévorer les planches pour le style narratif exceptionnel et son écriture à la fois tranchante et fluide. Et Mezzo me fait rester sur chaque case à contempler ces petits tableaux qui nous sont offerts. Cette osmose a par ailleurs un double intérêt pour les lecteurs:
- mettre en avant une quantité infinie d'informations sur l'histoire du blues : salles de concert, vinyles, relations entre les stars, chansons du moment...
- tenter de raconter ce récit qui pourrait permettre aux plus néophytes d'y trouver son compte
Avec Robert Johnson (voir Love in Vain), l'histoire est racontée telle une légende, essentiellement parce-que les archives ne sont pas très fournies pour les artistes noirs des années 20. Ici, l'ère contemporaine a évolué: le blues emporte tout le monde et les enregistrements/écrits foisonnent. On peut donc profiter d'une pléthore de références habillant subtilement le récit. Pour moi, c'est une jouissance de trouver toute cette mine d'informations. Je n'aime pas le côté people accolé aux célébrités, mais là comprenez que les plus grands esprits se rencontrent... C'est l'apogée du blues, l'avènement de la guitare électrique, l'affirmation et l'émancipation de la "black culture" par la musique. Et c'est aussi une période de rude concurrence où la communauté noire voyait la musique comme un moyen permettant de quitter la misère et l'anonymat. C'est donc une période majeure pour le monde musical, et les auteurs savent bien nous le rappeler.
Voilà dans quoi se trouve Jimi Hendrix. Pour lui, la vie aura toujours été une galère prête à chavirer. Je pense que les personnes moins fans du thème trouveront des répétitions (échec > succès > échec ...). Mais vous voyez bien que je ne compte pas donner une seule critique négative. L'évolution du personnage est parfaite, la réussite de ce Jimi est aussi bien graphique que psychologique. On a le sentiment de suivre ses pas comme si l'on marchait à ses côtés. Niveau structure du récit, le dosage donné à chaque période de sa vie est idéal pour moi, sachant qu'un deuxième tome reste à publier. Un deuxième tome, rendez-vous compte, je nage en plein bonheur...
Pour le dessin, qu'est-ce qui n'a pas encore été dit... On reconnaît Mezzo et sa patte continue d'évoluer. Il faut lire Love in Vain. Désolé mais c'est un ordre (pour votre bien ceci dit). Avec Kiss the Sky, une quantité pharaoniques de célébrités nous est présentée. Le risque était de se perdre à différencier tous ces personnages placés au milieu de scènes bondées. Eh bah non! Même pas! Le talent c'est le travail, et je serais tenté de dire que Mezzo a dû en suer pour crayonner tout ce casting. Je crois qu'il a poussé encore plus loin le réalisme dans son trait pour permettre des distinctions aussi limpides. Les portraits, les expressions, les comportements corporels, les guitares... Un vrai travail d'historien avec le point de vue artistique. J'ai vraiment baigné dans cet univers graphique. Et puis, les femmes... je ne devrais pas les limiter à l'esthétisme car elles ont une part très importante dans le récit, mais 'My word!' qu'elles sont belles!
L'attente des publications signées par Mezzo peut sembler outrageusement longue. Mais il suffit de voir le résultat de son travail pour comprendre et adhérer à la fréquence de ses créations. Jean Michel Dupont place la barre aussi haute, car il participe aussi bien à la mise en situation qu'au ton du récit. Ces deux-là se sont bien trouvés. Le dessin répond au texte, et inversement, comme l'art du contre-point que l'on retrouve en musique. Un travail d'orfèvre. Il est évident que les auteurs respectent profondément le guitariste, en offrant une biographie singulière et très personnelle, en plaçant les consommations de drogue en retrait du scénario. Et c'est un fait assez rare pour être souligner, parce-que j'en ai un peu marre de l'image facile du "drogué" qui est injustement retenue plus que tout le reste.
Pour les amoureux du blues, c'est un must-have qu'il faut acheter les yeux fermés. Les références sont infinies et les friandes anecdotes de l'époque ne vous lasseront jamais. Pour les lecteurs un peu moins branchés sur cette musique, la sécurité serait plutôt de l'emprunter dans un premier temps.
L'histoire de Jimi Hendrix, du blues/rock et de la black music racontée dans une petite œuvre d'art de 24,5€.
Avant de commencer à lire cette collection de BD, je connaissais déjà Liu Cixin pour avoir lu les 3 Corps, son oeuvre la plus connue. Et c'est un livre qui m'a clairement marqué avec une SF, plutôt "hard" très éloignée de la SF occidentale, au scénario très original et très bien tenu, mais également un problème sur les personnages du bouquin développés de façon complètement superficielle et indigente. Pas de héros qui va sauver l'humanité à la seule force de son courage et son talent. Ici, les personnages, que je ne peux même pas appeler "héros" sont principalement des spectateurs de la très grande Histoire qui est en train de se jouer et en fait on en apprend pas grand-chose sur eux.
Et cette première BD de cette collection sur Liu Cixin m'a énormément rappelé les 3 corps.
Le soleil est en train de mourir, sa transformation prochaine en géante rouge va inéluctablement rendre le système solaire inhabitable, et l'humanité tente de trouver les moyens de s'en sortir. Le scénario est vraiment original, solide, et aux enjeux gigantesques, à la fois triste et avec de l'espoir. D'un autre côté, il y a le même défaut que les 3 corps, c'est à dire des personnages complètement indigents, interchangeables, qui ne sont que des spectateurs de la grande histoire et n'y jouent qu'un rôle inexistant ou minime. La BD fait pas loin de 150 pages et un kilo et il les faut bien pour développer son histoire assez intense. Par ailleurs les dessins sont absolument splendides et même si je n'ai pas lu la nouvelle originale, je pense qu'on doit vraiment y gagner avec la BD tant tous les évènements sont montrés de façon grandiose. Malgré ce problème des personnages inintéressants, fréquent chez Liu Cixin, et qui je trouve, rend la lecture un peu plus difficile que la SF occidentale, je mets quand même 5 étoiles car l'histoire est vraiment bien pensée.
Ah, La Fée Aveline, c'est toute une partie de mon adolescence... J'ai lu cet album assez tôt, et contrairement à beaucoup, je pense, j'ai pu découvrir cette oeuvre de Goscinny simultanément aux Lucky Luke et Astérix, ce qui explique probablement pourquoi je la trouve aussi culte.
Mais indépendamment du souvenir d'enfance, j'adore La Fée Aveline, car je trouve qu'on est tout simplement sur une des oeuvres les plus matures de Goscinny. Adoptant une tonalité plus adulte, on n'est certes pas encore au niveau de l'oeuvre fleuve de Goscinny (mais jamais publié en albums, qu'attendent les ayants droit ?), Docteur Gaudéamus, et de ses vaudevillesques histoires (passagères) de femmes et d'adultère, mais on sent que l'auteur ne cherche pas spécialement ici à draguer un public enfantin. C'est peut-être aussi ce qui me fascinait à l'époque où je commençai à découvrir le monde des adultes et c'est ce qui rend cette Fée Aveline si particulière et assez unique au sein l'oeuvre de mon auteur favori.
Attention, on est évidemment loin de la série "pour adultes", mais cette maturité de ton est en fait nécessaire pour mieux exploiter le décalage que Goscinny instaure dans ses récits, et surtout pour mieux diffuser sa vision étonnamment satirique du monde et de la société de son époque. Ce qu'il va dénoncer ou simplement croquer de manière affectueuse, ce sont tous les travers d'un monde d'adultes, d'où le fait qu'il vaut mieux avoir cette maturité nécessaire pour mieux goûter le sel des gags de l'auteur. D'où le fait aussi que pour mettre en place un décalage maximal, il faut faire entrer en collision deux mondes qui sont complètement opposés l'un à l'autre. Cette opposition, on l'a déjà vue ailleurs, mais elle trouve ici une de ses meilleures incarnations, c'est donc celle entre le monde réel et l'univers des contes de fées.
Goscinny s'amuse sans cesse du décalage permanent qu'on va pouvoir trouver entre l'univers sucré et naïf des contes à la Perrault et notre monde désenchanté. Il s'en amuse, mais n'hésite pas non plus à dénoncer ce qu'il voit, et comme le dit bamiléké dans son avis, l'auteur a une vision étonnamment moderne du monde qui l'entoure, et sa vision des rapports hommes/femmes est franchement intéressante, faisant écho avec les débats que notre actualité connaît aujourd'hui. A la manière des meilleurs apologues, Goscinny met en scène une sorte de Candide moderne et donc actualisé, au travers de ce personnage de fée qui découvre un monde dont elle ignore tous les codes, et c'est d'une pertinence que n'égale que l'humour avec lequel c'est mis en scène.
Le papa d'Astérix promène donc son regard acéré sur un monde pris dans une sorte de frénésie incontrôlée, un monde où tout va trop vite et où aucune place n'est laissée aux rêves. Il multiplie alors tous les outils narratifs dont il raffole : jeux de mots à foison, multiplication des "anachronismes" (pour peu qu'on puisse dater l'univers des contes de fées), choc des cultures radical, situations cocasses à hurler de rire...
Jamais méchant, mais jamais consensuel, Goscinny nous offre donc un beau voyage en absurdie, et nous propose de poser un regard renouvelé sur le monde qu'on traverse au quotidien. Mais si l'ami René nous pousse à cela, ce n'est pas pour détruire, plutôt pour (re)construire quelque chose. Cette chose qu'on a perdue, et qu'il illustre à merveille ici, c'est cette capacité d'imagination, ce pouvoir de rêver, cette volonté de s'évader qui caractérise la fée Aveline. Elle vient d'un monde où tout est possible et ne comprend pas pourquoi les humains vivent tous ainsi, sans jamais chercher à s'élever au-dessus de leur médiocrité ambiante, de ce quotidien morne où personne n'est réellement heureux.
Le dessin de Coq est sans aucun doute une des plus belles armes de cette bande dessinée pour illustrer le message, ou plutôt la vision du monde, qu'elle véhicule. En effet, le dessinateur espagnol a une nouvelle fois recours à ce trait d'une élégance rare, à la fois très rigoureux et très épuré, qui donne merveilleusement corps à l'imaginaire de Goscinny, que ce soit dans son ton réaliste ou dans sa fantaisie débridée. Sous la plume de Coq, notre monde et notre quotidien sont magnifiés, et leur laideur disparaît sous un éblouissant vernis de poésie.
Ainsi, à l'image de son héroïne, Goscinny opère un renversement titanesque : la normalité, ce n'est plus "métro, boulot, dodo", c'est "carrosse, loisirs, château". En nous immisçant dans cet univers de contes de fée, l'auteur nous montre ce qu'il recherche partout dans notre monde : cette petite étincelle de bonheur qui change tout. Et comme dans toute son oeuvre, il la concrétise avec un art consommé.
Finalement, s'il fallait résumer ce chef-d'oeuvre de Goscinny, on ne pourrait guère trouver mieux que cette magnifique phrase de Chesterton, que j'aime souvent à rappeler :
"Notre monde ne manque pas de merveilles, mais seulement du désir d'être émerveillé."
J'ai une infinie sympathie pour cette série.
Vanyda y évoque merveilleusement l'adolescence et les bouleversements rencontrés durant cette période : le corps qui se transforme, la découverte du sentiment amoureux, la personnalité qui se fixe, les amitiés qui évoluent en conséquence... Cela est réalisé avec une délicatesse rare, proche de celle vue dans l'inégalée série TV "My so-called life" / "Angéla 15 ans".
Vanyda parvient grâce à un trait rond, aérien et volontiers enfantin, à une mise en page dynamique et légère, à des cadrages réinterrogeant les situations, à signifier des sentiments aussi vaporeux que la timidité, le trouble, l’amour naissant, à donner vie au bouillonnement intérieur, aux doutes tus, à esquisser des sentiments éphémères.
Avec bienveillance, Vanyda invite son lecteur dans l’intimité de personnages devenus familiers, révélant une complicité douce et silencieuse, chaude comme des souvenirs nostalgiquement suspendus, belle comme une vérité malicieusement reconnue.
"La Grande arnaque" est une merveille absolue.
Cela fourmille d'idées grandioses et d'extravagances heureuses.
Le mélange des genres (thriller politique, tragédie, historique, romance...), le jeu formellement incroyable avec la narration (faisant se déplacer le point de vue entre ici un acteur résigné à être la voix du pouvoir, là un chœur antique, etc.), l'horrible personnage de l'Iguane (véritable personnification visuelle de la terreur), cette manière de mêler les petites et la grande Histoire, les hommages au cinéma et à la littérature... Tout se renforce pour tout à la fois décrire dans leur mythologie le fonctionnement des dictatures, dénoncer avec une pertinence folle celle argentine et construire un thriller nerveux d'une habileté rare.
Chef d’œuvre indispensable qui mériterait d'être étudié en fac de lettres tout autant qu'en école d'Art.
Naturellement, ce coup de génie ne put être égalé, et la suite intitulée "l'Iguane", sans démériter, ne put atteindre un tel sommet.
L’Undertaker est un personnage qui a du caractère, de la répartie et des citations plus qu’approximatives ! Dès le premier diptyque, ça démarre fort. Undertaker est une série qui se dit inspirée de Blueberry, ce n’est pas rien, et on espère qu’elle tiendra la route jusqu’au bout. Jonas Crow est un croque mort qui a le sens des affaires. Appelé pour enterrer un client – jusque-là, rien de plus normal – il se retrouve embarqué dans une course-poursuite rocambolesque. Les personnages sont bien campés, ils prennent leur place dans l’histoire et sont intéressants. Le croque mort, pour commencer, est un homme cynique au passé trouble que l’on va découvrir au fil des tomes. Les personnages secondaires sont très bons eux-aussi en particulier les personnages féminins qui ont des caractères forts et une vraie présence dans le scénario. Dans le second diptyque, le scénario se fait plus sombre. L’histoire de chaque personnage est approfondie et la tension dramatique augmente surtout avec les nombreuses scènes de nuit, à la lueur des feux de camps. Ca crée une intimité propice aux révélations. Même si on retrouve une forme de course-poursuite, la dimension psychologique de ces deux albums et la personnalité puissante de Jeronimus Quint proposent un scénario qui réussit à bien évoluer. Le troisième diptyque apporte son lot de nouveaux personnages et de révélations. C’est vraiment une bonne série. Reste à espérer qu’elle saura s’arrêter à temps avant de commencer à s’étirer en longueur et à se répéter, ce serait dommage. Du côté du dessin, j'ai vraiment beaucoup aimé : les visages des personnages sont très expressifs, les décors somptueux, les ambiances très réussies. Tout ça est très bon.
Une Maternité rouge est une des lectures que j'ai préférées cette année. C'est pourquoi je n'hésite pas à mettre la note max.
Je trouve que Lax est aussi bon dans son scénario que dans son graphisme. Il possède une maîtrise dans les deux domaines qui fait de cet artiste un créateur d'oeuvres originales qui laissent rarement indifférentes.
Lax s'empare ici du thème des migrants qui traversent l'Afrique et la mer au péril de leur vie. C'est le thème émotionnel central du récit même si Lax n'en rajoute pas. Du racket, des meurtres, des viols, des noyades ou de l'esclavagisme tout a été dit de nombreuses fois dans divers média.
Alou est le témoin de ces misères sans en être la victime. Son impuissance est notre impuissance à sauver ces pauvres enfants transportés dans cet enfer. Le graphisme de Lax est tellement beau et précis que son récit est proche du réalisme d'un documentaire photographique.
Mais Lax exploite aussi le thème sensible de la captation des oeuvres d'art qui peuplent nos si beaux musées. Point de manichéisme dans l'approche de l'auteur. Si la barbarie des intégristes n'a aucune légitimité, le soin avec lequel les oeuvres illégitimement acquises sont traitées, permet le débat.
Lax ne propose pas de réponse toute faite. Comme tout artiste il doit apprécier les efforts fait par l'Etat pour sauvegarder tous les patrimoines. La culture a toujours été un rempart contre la barbarie et sauver une statuette Dogon c'est bien plus que présenter un ornement supplémentaire aux écoliers parisiens. Comme le dit Lax c'est le murmure des peuples que l'on écoute pour les aimer et les respecter.
Le graphisme de Lax est à son summum. Les planches du delta du Niger, le marché africain ou la traversée de la Méditerranée sont à couper le souffle. Lax nous propose une galerie de beaux visages où la souffrance des épreuves pour les migrants ou celle de l'impuissance pour les bénévoles se lit aussi facilement qu'un texte.
Une très belle série qui m'a beaucoup touché. C'est souvent le cas avec ce merveilleux auteur.
J'ai connu March comes in like a lion via son adaptation en anime et ai par la suite lu les mangas car j'étais tombé amoureux de cet univers et de ses personnages.
Ce qui fait la force de ce manga, en effet, ce n'est ni le fait que le héros soit un joueur professionnel de Shogi ni le fait qu'il soit orphelin. Nous ne sommes pas ici en présence d'un shonen à la Hikaru No Go et l'intérêt principal de ce manga est la tranche de vie des personnages et les relations qu'ils entretiennent, leur évolution et leur vie malgré les obstacles et les difficultés. Les personnages secondaires sont tous très intéressants et bien développés.
On partage la vie de Rei Kiriyama, ses doutes, ses rencontres, ses joies et ses peines et sans s'en rendre compte, 16 tomes sont terminés et il faut attendre impatiemment la suite qui tarde toujours trop à arriver.
J'ai lu les 16 tomes en quelques semaines et je recommande vivement ce manga à tous :)
RIP Bunchan <3
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Maudit manoir
Bienvenue dans l'histoire drôlement cauchemardesque d'un manoir hanté, demeure d'un savant fou où cohabitent fantômes, squelettes et monstres (plus ou moins radioactifs) ...Une BD pleine d'humour, des dessins bien exécutés, un création qui attise l'imagination...un univers à découvrir !
Les Aveugles
Lecture agréable où le rire est présent : Il y a un humour absurde comme je l’aime parfois, avec des situations loufoques, les personnages sont tous ridicules et opposés à ce que l’on voit dans les romans de chevalerie classiques. L’auteur glisse de nombreuses références à certains classiques qui sont bien amenées et permettent encore plus de rire Un bon moment de détente, crée par un auteur ayant fait rire trois générations dans ma famille et que je conseille. Et je vous conseille aussi Le Génie des alpages du même auteur, ayant la même ambiance
Kiss the Sky
J'allais en librairie pour commander la BD de Beethoven - Le prix de la liberté. Je ne suis pas sorti les mains vides! J'avais lu que le duo d'auteurs avait ce projet sur Jimi Hendrix, mais je ne m'attendais pas à voir l'ouvrage dans les rayons. Il faut commencer par préciser que le travail bien fait commence dès la fabrication de cette BD, au format carré. Rare et tellement plaisant, ça colle beaucoup trop bien avec le remplissage du dessin, qui gagne en matière grâce au papier épais. La couverture toilée est sobre et classe. On est sur un petit plaisir du toucher. C'est le seul duo d'auteurs capable de couper mon cerveau en deux. Dupont me donne envie de dévorer les planches pour le style narratif exceptionnel et son écriture à la fois tranchante et fluide. Et Mezzo me fait rester sur chaque case à contempler ces petits tableaux qui nous sont offerts. Cette osmose a par ailleurs un double intérêt pour les lecteurs: - mettre en avant une quantité infinie d'informations sur l'histoire du blues : salles de concert, vinyles, relations entre les stars, chansons du moment... - tenter de raconter ce récit qui pourrait permettre aux plus néophytes d'y trouver son compte Avec Robert Johnson (voir Love in Vain), l'histoire est racontée telle une légende, essentiellement parce-que les archives ne sont pas très fournies pour les artistes noirs des années 20. Ici, l'ère contemporaine a évolué: le blues emporte tout le monde et les enregistrements/écrits foisonnent. On peut donc profiter d'une pléthore de références habillant subtilement le récit. Pour moi, c'est une jouissance de trouver toute cette mine d'informations. Je n'aime pas le côté people accolé aux célébrités, mais là comprenez que les plus grands esprits se rencontrent... C'est l'apogée du blues, l'avènement de la guitare électrique, l'affirmation et l'émancipation de la "black culture" par la musique. Et c'est aussi une période de rude concurrence où la communauté noire voyait la musique comme un moyen permettant de quitter la misère et l'anonymat. C'est donc une période majeure pour le monde musical, et les auteurs savent bien nous le rappeler. Voilà dans quoi se trouve Jimi Hendrix. Pour lui, la vie aura toujours été une galère prête à chavirer. Je pense que les personnes moins fans du thème trouveront des répétitions (échec > succès > échec ...). Mais vous voyez bien que je ne compte pas donner une seule critique négative. L'évolution du personnage est parfaite, la réussite de ce Jimi est aussi bien graphique que psychologique. On a le sentiment de suivre ses pas comme si l'on marchait à ses côtés. Niveau structure du récit, le dosage donné à chaque période de sa vie est idéal pour moi, sachant qu'un deuxième tome reste à publier. Un deuxième tome, rendez-vous compte, je nage en plein bonheur... Pour le dessin, qu'est-ce qui n'a pas encore été dit... On reconnaît Mezzo et sa patte continue d'évoluer. Il faut lire Love in Vain. Désolé mais c'est un ordre (pour votre bien ceci dit). Avec Kiss the Sky, une quantité pharaoniques de célébrités nous est présentée. Le risque était de se perdre à différencier tous ces personnages placés au milieu de scènes bondées. Eh bah non! Même pas! Le talent c'est le travail, et je serais tenté de dire que Mezzo a dû en suer pour crayonner tout ce casting. Je crois qu'il a poussé encore plus loin le réalisme dans son trait pour permettre des distinctions aussi limpides. Les portraits, les expressions, les comportements corporels, les guitares... Un vrai travail d'historien avec le point de vue artistique. J'ai vraiment baigné dans cet univers graphique. Et puis, les femmes... je ne devrais pas les limiter à l'esthétisme car elles ont une part très importante dans le récit, mais 'My word!' qu'elles sont belles! L'attente des publications signées par Mezzo peut sembler outrageusement longue. Mais il suffit de voir le résultat de son travail pour comprendre et adhérer à la fréquence de ses créations. Jean Michel Dupont place la barre aussi haute, car il participe aussi bien à la mise en situation qu'au ton du récit. Ces deux-là se sont bien trouvés. Le dessin répond au texte, et inversement, comme l'art du contre-point que l'on retrouve en musique. Un travail d'orfèvre. Il est évident que les auteurs respectent profondément le guitariste, en offrant une biographie singulière et très personnelle, en plaçant les consommations de drogue en retrait du scénario. Et c'est un fait assez rare pour être souligner, parce-que j'en ai un peu marre de l'image facile du "drogué" qui est injustement retenue plus que tout le reste. Pour les amoureux du blues, c'est un must-have qu'il faut acheter les yeux fermés. Les références sont infinies et les friandes anecdotes de l'époque ne vous lasseront jamais. Pour les lecteurs un peu moins branchés sur cette musique, la sécurité serait plutôt de l'emprunter dans un premier temps. L'histoire de Jimi Hendrix, du blues/rock et de la black music racontée dans une petite œuvre d'art de 24,5€.
La Terre Vagabonde
Avant de commencer à lire cette collection de BD, je connaissais déjà Liu Cixin pour avoir lu les 3 Corps, son oeuvre la plus connue. Et c'est un livre qui m'a clairement marqué avec une SF, plutôt "hard" très éloignée de la SF occidentale, au scénario très original et très bien tenu, mais également un problème sur les personnages du bouquin développés de façon complètement superficielle et indigente. Pas de héros qui va sauver l'humanité à la seule force de son courage et son talent. Ici, les personnages, que je ne peux même pas appeler "héros" sont principalement des spectateurs de la très grande Histoire qui est en train de se jouer et en fait on en apprend pas grand-chose sur eux. Et cette première BD de cette collection sur Liu Cixin m'a énormément rappelé les 3 corps. Le soleil est en train de mourir, sa transformation prochaine en géante rouge va inéluctablement rendre le système solaire inhabitable, et l'humanité tente de trouver les moyens de s'en sortir. Le scénario est vraiment original, solide, et aux enjeux gigantesques, à la fois triste et avec de l'espoir. D'un autre côté, il y a le même défaut que les 3 corps, c'est à dire des personnages complètement indigents, interchangeables, qui ne sont que des spectateurs de la grande histoire et n'y jouent qu'un rôle inexistant ou minime. La BD fait pas loin de 150 pages et un kilo et il les faut bien pour développer son histoire assez intense. Par ailleurs les dessins sont absolument splendides et même si je n'ai pas lu la nouvelle originale, je pense qu'on doit vraiment y gagner avec la BD tant tous les évènements sont montrés de façon grandiose. Malgré ce problème des personnages inintéressants, fréquent chez Liu Cixin, et qui je trouve, rend la lecture un peu plus difficile que la SF occidentale, je mets quand même 5 étoiles car l'histoire est vraiment bien pensée.
La Fée Aveline
Ah, La Fée Aveline, c'est toute une partie de mon adolescence... J'ai lu cet album assez tôt, et contrairement à beaucoup, je pense, j'ai pu découvrir cette oeuvre de Goscinny simultanément aux Lucky Luke et Astérix, ce qui explique probablement pourquoi je la trouve aussi culte. Mais indépendamment du souvenir d'enfance, j'adore La Fée Aveline, car je trouve qu'on est tout simplement sur une des oeuvres les plus matures de Goscinny. Adoptant une tonalité plus adulte, on n'est certes pas encore au niveau de l'oeuvre fleuve de Goscinny (mais jamais publié en albums, qu'attendent les ayants droit ?), Docteur Gaudéamus, et de ses vaudevillesques histoires (passagères) de femmes et d'adultère, mais on sent que l'auteur ne cherche pas spécialement ici à draguer un public enfantin. C'est peut-être aussi ce qui me fascinait à l'époque où je commençai à découvrir le monde des adultes et c'est ce qui rend cette Fée Aveline si particulière et assez unique au sein l'oeuvre de mon auteur favori. Attention, on est évidemment loin de la série "pour adultes", mais cette maturité de ton est en fait nécessaire pour mieux exploiter le décalage que Goscinny instaure dans ses récits, et surtout pour mieux diffuser sa vision étonnamment satirique du monde et de la société de son époque. Ce qu'il va dénoncer ou simplement croquer de manière affectueuse, ce sont tous les travers d'un monde d'adultes, d'où le fait qu'il vaut mieux avoir cette maturité nécessaire pour mieux goûter le sel des gags de l'auteur. D'où le fait aussi que pour mettre en place un décalage maximal, il faut faire entrer en collision deux mondes qui sont complètement opposés l'un à l'autre. Cette opposition, on l'a déjà vue ailleurs, mais elle trouve ici une de ses meilleures incarnations, c'est donc celle entre le monde réel et l'univers des contes de fées. Goscinny s'amuse sans cesse du décalage permanent qu'on va pouvoir trouver entre l'univers sucré et naïf des contes à la Perrault et notre monde désenchanté. Il s'en amuse, mais n'hésite pas non plus à dénoncer ce qu'il voit, et comme le dit bamiléké dans son avis, l'auteur a une vision étonnamment moderne du monde qui l'entoure, et sa vision des rapports hommes/femmes est franchement intéressante, faisant écho avec les débats que notre actualité connaît aujourd'hui. A la manière des meilleurs apologues, Goscinny met en scène une sorte de Candide moderne et donc actualisé, au travers de ce personnage de fée qui découvre un monde dont elle ignore tous les codes, et c'est d'une pertinence que n'égale que l'humour avec lequel c'est mis en scène. Le papa d'Astérix promène donc son regard acéré sur un monde pris dans une sorte de frénésie incontrôlée, un monde où tout va trop vite et où aucune place n'est laissée aux rêves. Il multiplie alors tous les outils narratifs dont il raffole : jeux de mots à foison, multiplication des "anachronismes" (pour peu qu'on puisse dater l'univers des contes de fées), choc des cultures radical, situations cocasses à hurler de rire... Jamais méchant, mais jamais consensuel, Goscinny nous offre donc un beau voyage en absurdie, et nous propose de poser un regard renouvelé sur le monde qu'on traverse au quotidien. Mais si l'ami René nous pousse à cela, ce n'est pas pour détruire, plutôt pour (re)construire quelque chose. Cette chose qu'on a perdue, et qu'il illustre à merveille ici, c'est cette capacité d'imagination, ce pouvoir de rêver, cette volonté de s'évader qui caractérise la fée Aveline. Elle vient d'un monde où tout est possible et ne comprend pas pourquoi les humains vivent tous ainsi, sans jamais chercher à s'élever au-dessus de leur médiocrité ambiante, de ce quotidien morne où personne n'est réellement heureux. Le dessin de Coq est sans aucun doute une des plus belles armes de cette bande dessinée pour illustrer le message, ou plutôt la vision du monde, qu'elle véhicule. En effet, le dessinateur espagnol a une nouvelle fois recours à ce trait d'une élégance rare, à la fois très rigoureux et très épuré, qui donne merveilleusement corps à l'imaginaire de Goscinny, que ce soit dans son ton réaliste ou dans sa fantaisie débridée. Sous la plume de Coq, notre monde et notre quotidien sont magnifiés, et leur laideur disparaît sous un éblouissant vernis de poésie. Ainsi, à l'image de son héroïne, Goscinny opère un renversement titanesque : la normalité, ce n'est plus "métro, boulot, dodo", c'est "carrosse, loisirs, château". En nous immisçant dans cet univers de contes de fée, l'auteur nous montre ce qu'il recherche partout dans notre monde : cette petite étincelle de bonheur qui change tout. Et comme dans toute son oeuvre, il la concrétise avec un art consommé. Finalement, s'il fallait résumer ce chef-d'oeuvre de Goscinny, on ne pourrait guère trouver mieux que cette magnifique phrase de Chesterton, que j'aime souvent à rappeler : "Notre monde ne manque pas de merveilles, mais seulement du désir d'être émerveillé."
Celle que...
J'ai une infinie sympathie pour cette série. Vanyda y évoque merveilleusement l'adolescence et les bouleversements rencontrés durant cette période : le corps qui se transforme, la découverte du sentiment amoureux, la personnalité qui se fixe, les amitiés qui évoluent en conséquence... Cela est réalisé avec une délicatesse rare, proche de celle vue dans l'inégalée série TV "My so-called life" / "Angéla 15 ans". Vanyda parvient grâce à un trait rond, aérien et volontiers enfantin, à une mise en page dynamique et légère, à des cadrages réinterrogeant les situations, à signifier des sentiments aussi vaporeux que la timidité, le trouble, l’amour naissant, à donner vie au bouillonnement intérieur, aux doutes tus, à esquisser des sentiments éphémères. Avec bienveillance, Vanyda invite son lecteur dans l’intimité de personnages devenus familiers, révélant une complicité douce et silencieuse, chaude comme des souvenirs nostalgiquement suspendus, belle comme une vérité malicieusement reconnue.
La Grande Arnaque
"La Grande arnaque" est une merveille absolue. Cela fourmille d'idées grandioses et d'extravagances heureuses. Le mélange des genres (thriller politique, tragédie, historique, romance...), le jeu formellement incroyable avec la narration (faisant se déplacer le point de vue entre ici un acteur résigné à être la voix du pouvoir, là un chœur antique, etc.), l'horrible personnage de l'Iguane (véritable personnification visuelle de la terreur), cette manière de mêler les petites et la grande Histoire, les hommages au cinéma et à la littérature... Tout se renforce pour tout à la fois décrire dans leur mythologie le fonctionnement des dictatures, dénoncer avec une pertinence folle celle argentine et construire un thriller nerveux d'une habileté rare. Chef d’œuvre indispensable qui mériterait d'être étudié en fac de lettres tout autant qu'en école d'Art. Naturellement, ce coup de génie ne put être égalé, et la suite intitulée "l'Iguane", sans démériter, ne put atteindre un tel sommet.
Undertaker
L’Undertaker est un personnage qui a du caractère, de la répartie et des citations plus qu’approximatives ! Dès le premier diptyque, ça démarre fort. Undertaker est une série qui se dit inspirée de Blueberry, ce n’est pas rien, et on espère qu’elle tiendra la route jusqu’au bout. Jonas Crow est un croque mort qui a le sens des affaires. Appelé pour enterrer un client – jusque-là, rien de plus normal – il se retrouve embarqué dans une course-poursuite rocambolesque. Les personnages sont bien campés, ils prennent leur place dans l’histoire et sont intéressants. Le croque mort, pour commencer, est un homme cynique au passé trouble que l’on va découvrir au fil des tomes. Les personnages secondaires sont très bons eux-aussi en particulier les personnages féminins qui ont des caractères forts et une vraie présence dans le scénario. Dans le second diptyque, le scénario se fait plus sombre. L’histoire de chaque personnage est approfondie et la tension dramatique augmente surtout avec les nombreuses scènes de nuit, à la lueur des feux de camps. Ca crée une intimité propice aux révélations. Même si on retrouve une forme de course-poursuite, la dimension psychologique de ces deux albums et la personnalité puissante de Jeronimus Quint proposent un scénario qui réussit à bien évoluer. Le troisième diptyque apporte son lot de nouveaux personnages et de révélations. C’est vraiment une bonne série. Reste à espérer qu’elle saura s’arrêter à temps avant de commencer à s’étirer en longueur et à se répéter, ce serait dommage. Du côté du dessin, j'ai vraiment beaucoup aimé : les visages des personnages sont très expressifs, les décors somptueux, les ambiances très réussies. Tout ça est très bon.
Une maternité rouge
Une Maternité rouge est une des lectures que j'ai préférées cette année. C'est pourquoi je n'hésite pas à mettre la note max. Je trouve que Lax est aussi bon dans son scénario que dans son graphisme. Il possède une maîtrise dans les deux domaines qui fait de cet artiste un créateur d'oeuvres originales qui laissent rarement indifférentes. Lax s'empare ici du thème des migrants qui traversent l'Afrique et la mer au péril de leur vie. C'est le thème émotionnel central du récit même si Lax n'en rajoute pas. Du racket, des meurtres, des viols, des noyades ou de l'esclavagisme tout a été dit de nombreuses fois dans divers média. Alou est le témoin de ces misères sans en être la victime. Son impuissance est notre impuissance à sauver ces pauvres enfants transportés dans cet enfer. Le graphisme de Lax est tellement beau et précis que son récit est proche du réalisme d'un documentaire photographique. Mais Lax exploite aussi le thème sensible de la captation des oeuvres d'art qui peuplent nos si beaux musées. Point de manichéisme dans l'approche de l'auteur. Si la barbarie des intégristes n'a aucune légitimité, le soin avec lequel les oeuvres illégitimement acquises sont traitées, permet le débat. Lax ne propose pas de réponse toute faite. Comme tout artiste il doit apprécier les efforts fait par l'Etat pour sauvegarder tous les patrimoines. La culture a toujours été un rempart contre la barbarie et sauver une statuette Dogon c'est bien plus que présenter un ornement supplémentaire aux écoliers parisiens. Comme le dit Lax c'est le murmure des peuples que l'on écoute pour les aimer et les respecter. Le graphisme de Lax est à son summum. Les planches du delta du Niger, le marché africain ou la traversée de la Méditerranée sont à couper le souffle. Lax nous propose une galerie de beaux visages où la souffrance des épreuves pour les migrants ou celle de l'impuissance pour les bénévoles se lit aussi facilement qu'un texte. Une très belle série qui m'a beaucoup touché. C'est souvent le cas avec ce merveilleux auteur.
March comes in like a lion
J'ai connu March comes in like a lion via son adaptation en anime et ai par la suite lu les mangas car j'étais tombé amoureux de cet univers et de ses personnages. Ce qui fait la force de ce manga, en effet, ce n'est ni le fait que le héros soit un joueur professionnel de Shogi ni le fait qu'il soit orphelin. Nous ne sommes pas ici en présence d'un shonen à la Hikaru No Go et l'intérêt principal de ce manga est la tranche de vie des personnages et les relations qu'ils entretiennent, leur évolution et leur vie malgré les obstacles et les difficultés. Les personnages secondaires sont tous très intéressants et bien développés. On partage la vie de Rei Kiriyama, ses doutes, ses rencontres, ses joies et ses peines et sans s'en rendre compte, 16 tomes sont terminés et il faut attendre impatiemment la suite qui tarde toujours trop à arriver. J'ai lu les 16 tomes en quelques semaines et je recommande vivement ce manga à tous :) RIP Bunchan <3