Bon, 72 avis 5 étoiles sur cette série, je pense que je ne vais pas m’attarder dessus.
Il s’agit d’un classique de la bande dessinée, et contrairement à Astérix que je n’ai jamais réussi à apprécier malgré un dessin sympa et des fois un bon humour, j’aime Tintin !
Les BD ne se lisent pas en 15 minutes, il y a des fois beaucoup de lecture, les aventures se suivent avec grand plaisir. L’humour est présent, le professeur Tournesol ou le capitaine Haddock m’ont bien fait rire.
Le dessin est bien sûr l’un des plus beaux de la bande dessinée, le tome que je préfère pour ma part restera Objectif lune et On a marché sur la lune, Hergé a un talent monstrueux.
A recommander à tous, malgré certains tomes assez datés comme Tintin au Congo qui j’avoue a très mal vieilli.
C'est assurément la BD la plus honnête, la plus intelligente et la plus en phase avec l'idée de la débrouille/déprime et rigolade de la banlieue des années 80/90. Au point même que cette BD et son personnage Kebra - ô combien culte - devraient être étudiés en sociologie voire en sémiologie également (pourquoi pas après tout, l'argot de banlieue aussi a son âge d'or). Bref, j'adore, je collectionne et je recommande vivement cette lecture aussi délirante que… déridante !!! Big up à mon ami Jano et son acolyte Tramber. Respect éternel ! MooZ
Une BD bouleversante et touchante, vraiment !
Habituée aux bandes dessinées humoristiques ou plus ou moins réalistes ou fictives, cette bande dessinée sort du lot.
Je suis intéressée par l‘histoire et par cette période sombre depuis l’âge de la primaire, en effet je me suis toujours demandée comment l’homme a t-il pu faire cela ? A 9 ans j’ai lu un roman jeunesse traitant de ce sujet indirectement, une fille devait aider à sauver un enfant juif français bien qu’elle faisait partie des jeunesses hitlériennes.
Il y a peu, je me suis procurée plusieurs livres et bandes dessinées sur ce thème là, en vue de mon grand oral dont un de mes sujets portera sur la BD et la transmission de la mémoire de la Shoah.
Connaissant cette femme admirable dont j’ai écoutée les témoignages des dizaines de fois, je me suis lancée dans la lecture de son récit en format BD.
Tout est très touchant, la jeune illustratrice traite toutes les étapes de la haine du juif, des lois antisémites jusqu’à la déportation. Ginette est pourtant joviale et naïve, en pensant d’abord qu’elle allait juste dans un camp de travail.
Or, sa vie bascule en 1944, elle est dénoncée juive, les gendarmes déculottent son père, son frère et son neveu circoncis. Ils seront emmenés à Auschwitz, et seule Ginette en ressortira vivante.
Le dessin est en premier abord enfantin, les traits sont ronds, les regards expressifs, pourtant les gendarmes, les SS sont dépourvus d'yeux, seules leurs bouches , souvent mécontentes, sont montrées. Les prisonniers très affaiblis sont représentés par moment, avec des yeux sans pupilles, comme des fantômes, comme si ils étaient morts intérieurement, c’est très troublant. Ginette au fil du temps se transforme physiquement, nous montrant comment la faim déforme une personne, la rendant méconnaissable. Les planches montrant Ginette à son retour ont de quoi marquer.
Aurore est talentueuse, on ne ressort pas indifférent d’une tel lecture, c’est bien la première fois qu’une BD me procure autant d’émotions. Comme le dit Ginette elle même « voilà où mène la haine », malgré sa dureté, montrez là à vos enfants, mettez vous à côté d’eux, expliquez leur cette période. Faites perdurer la mémoire, pour que cela ne se reproduise plus jamais.
Pour les fanas d'aviation, d'Histoire et de fantastique, c'est une excellent mélange.
Les dessins sont beaux, le scénario vraiment intéressant, et le format en 5 volumes permet de ne pas trop attendre la fin de l'histoire (même si le dernier volume se fait attendre...).
Merci aux créateurs de cette sympathique BD !
Je suis entré un peu à reculons dans cette série. En effet les dernières séries à caractère politique que j'ai lues m'ont presque toutes déçu.
Je reconnais que je trouve ce diptyque d'un tout autre intérêt. Il faut dire que le récit n'est pas dû à la vision extérieure d'un journaliste ou biographe avec ses propres filtres mais d'un participant impliqué jusqu'au cou dans les actions décrites.
Baudry/Lanzac nous fait vivre un épisode ministériel important dans l'oeil du cyclone avec cette saveur du vécu impossible à transmettre pour un oeil extérieur aussi objectif soit-il. J'ai trouvé son récit d'une vivacité et d'une intelligence remarquable. Je n'ai jamais été homme de bureau mais j'ai aimé l'ambiance proposée par le récit de Lanzac.
Pratiquement pas de mesquineries ou de rivalités entre collègues, on évite le trivial de promotion canapé pour nous faire vivre un grand moment d'histoire contemporaine avec une touche d'humour et d'autodérision qui rend la narration attrayante et amusante en de nombreux endroits.
Je n'ai pas noté de longueur et la touche intime avec son amie Marina et son goût pour Seek and Destroy me rend Arthur accessible et humain. Je retrouve un peu l'esprit et l'humour d'un Nicolas Wild dans l'écriture d'Abel Lanzac et j'apprécie.
Je ne suis pas un grand fan de Villepin surtout depuis ses interventions sur le Rwanda, époque où il était dircab au Quai d'Orsay. Je dois pourtant reconnaître que ses interventions aux Nations Unies (thématique quasi exclusive du T2) avant la seconde guerre en Irak se sont révélées d'une grande justesse.
Il en ressort un portrait plutôt flatteur d'un ministre qui puisait une source de ses inspirations dans des écrits à valeurs universelles. Cela m'a sorti d'une vision très politicienne et cela donne un souffle frais au récit.
Décidemment la collaboration de Christophe Blain avec des X porte des fruits de qualité. J'avais découvert son petit bonhomme sympa dans l'aridité des graphiques du Monde sans fin. Je le retrouve avec le même dynamisme sous les ors de la République. Son trait à la fois simple et précis porte magnifiquement ce type de scénario.
Blain propose une vivacité gestuelle qui accompagne à la perfection la rapidité des enchaînements d'actions (au Stabilo), de réflexions et de prises de décisions qui égrainent les deux livres. Il réussit à introduire une sorte de dérision sérieuse dans les expressions de ses personnages qui rend bien compte du stress que doivent vivre ces diplomates.
Je suis assez impatient de poursuivre ma découverte de ses oeuvres sur des sujets plus futiles.
Une très bonne lecture qui allie humour et histoire. Très belle réussite.
Woua ! Il y a tout ce que j'aime dedans cette BD ! Je sors de ma lecture absolument charmé. Détails :
D'abord, un dessin ultra chouette, fin, original, en particulier les (rares) scènes de nuit, splendides. Une ligne claire souple qui flatte le regard. On ne fait pas trop gaffe en survolant, mais franchement, c'est un trait de génie, dans tous les sens du terme. Les couleurs aussi fonctionnent très très bien, imprimant une ambiance forte et dynamique à l'ensemble.
L'univers, en grande partie dépendant du dessin, est super original. Les auteurs font du neuf avec du vieux. Et que je te reprends cette bonne vieille légende arthurienne ! Et que je t'ajoute une bonne dose d'humour, de cool-trash (chais pas trop ce que ça veut dire, mais je trouve que ça correspond :) ainsi qu'un brin de baroque avec aussi un peu de satanisme (Merlin n'en est que plus pervers). Les dialogues sont quant à eux très frais, et mis au goût du jour.
Les personnages sont très typés, que ce soit Arthur lui-même, en pleine décadence et baignant littéralement dans son caca, le comte de Cumbre (qui a une identité double, mais chuuuuut !) et son petit zizi au bol, le grand taiseux de Claude, ou tout simplement l'héroïne, une jeune femme pleine de vie et éprise de liberté. Bref ! On a affaire à une galerie de portraits tous plus incroyables les uns que les autres.
Le scénario enfin. Ce n'est pas un scénario en fait, mais une course effrénée. Ca bombarde à deux mille à l'heure, avec des rebondissements en veux-tu-en voilà. Qui plus est, ça coupe sans arrêt l'herbe sous le pied. Franchement une très belle mécanique. La fin est pour le moins assez inattendue, et si, comme le dit MacArthur, on a affaire à une allégorie du pouvoir, les auteurs poussent le bouchon encore plus loin en achevant cette épopée sur une dualité bien/mal, création/destruction... qu'ils semblent présenter comme une composante indissociable de la vie elle-même. Avec là au milieu, l'Homme (en l'occurrence la Femme) qui demeure entièrement libre de prêter le flanc à l'une ou l'autre, ou de tout simplement suivre son propre chemin. Moi, ça me convient parfaitement en tout cas. Mine de rien, c'est hyper finaud !
Ajoutons que ça plaira sans aucun doute à papa comme à sa fifille. On dit intergénérationnel, non ?
J'ai adoré, un thriller haletant dans la même veine que Colorado train.
Contrition est un village du comté de Palm Beach, les habitants sont tous des délinquants sexuels, ils s'y sont regroupés du fait du chapitre 775 section 210 des statuts de la Floride qui interdit à toute personne condamnée pour certains délits sexuels de vivre à moins de 1000 pieds d'une école, crèche, parc ou cour de récréation. Bref la création d'un ghetto.
Marcia Harris est journaliste au Palm Beach Sun et elle va mener une enquête sur la mort d'un pédophile dans la ville de Contrition. Et son entêtement va la mener au bord du gouffre, malmenant sa vie personnelle.
Je ne vais rien dévoiler de plus, mais sachez que le récit sera d'une noirceur extrême et qu'il explorera des thèmes tel que la pédophilie, le harcèlement scolaire, le suicide, la vengeance et la rédemption. Un récit sombre, dur et poignant. Sachez aussi que tous les personnages sont psychologiquement très travaillés, que les dialogues sonnent juste et que les surprises seront au rendez-vous. Une narration non linéaire qui prend le temps de mettre en place toutes les pièces du puzzle.
Un récit qui explore sous différents angles et tout en nuances la face cachée d'une société loin d'être idyllique.
Une réussite !
Visuellement, un noir et blanc très noir et légèrement charbonneux qui met de suite dans une ambiance glauque qui sera présente de la première à la dernière page. Une mise en page somptueuse.
Magnifique !
Une symbiose parfaite entre le graphisme et l'intrigue. Je recommande chaudement à tous les amateurs de polars, mais ce récit est bien plus qu'un simple thriller.
Carlos Portela et Keko, deux immences artistes.
Après relecture, je passe à 5 étoiles. Très gros coup de cœur
"S'ils ne peuvent pas vivre parmi les autres, pourquoi on les relâche ?"
"Je simplifie peut-être, ce qu'il faut retenir, c'est que faire des mauvaises choses ne fait pas nécessairement de vous une mauvaise personne."
J’ai vu que beaucoup de gens n’ont pas apprécié cette série, cela m’étonne car moi et ma sœur en sommes très fans. Effectivement certains aspects mythologiques ont été revisités mais en même temps beaucoup d’autres sont incorporés de façon attachante (notamment les monstres tels que les chimères qui n’ont d’habitude pas de dimensions).
Personnellement j’adore : c’est une BD fun sans prise de tête et qui donne notamment envie de se remettre au sport vu que tous les personnages sont super fit.
La plus fabuleuse histoire stéréoréaliste qui m'ait été donné à lire. Un pur récit de SF. Une intrigue passionnante, qui se joue dans le monde réel et le monde virtuel de cette œuvre. Une histoire où les enjeux sociétaux sont tiraillés entre deux camps opposées : Adeptes des machines pour l'exploration spatiale, contre les volontés de libération de l'homme dans l'espace.
Cette série dotée d'une intrigue et de rebondissements cosmiques, vaut l'effort de la lire vraiment afin de rentrer dans l'histoire. On y gagne une autre vision du monde, une perception positiviste qui se révèle au fil de sa lecture et se renforce au fil de ses relectures.
On reste émerveillés par la découverte d'une société futuriste aux divers aspects, savamment décrite par le scénariste Thierry Smolderen, qui nous ouvre par la un accès direct à son imaginaire extraordinaire. C'est un faiseurs de monde comme Samuel Kolk, un des plus charismatiques personnages de cette œuvre magistrale.
On est séduit aussi par le dessin d'une rare esthétique produit par Philippe Gauckler. Cet artiste à su matérialiser la pensée du scénariste et c'est un pur chef d’œuvre. On mesure l'importance de l'illustrateur, capable de produire les formes nécessaire à la matérialisation d'une BD. Personnages, paysages, vaisseaux, découpage des actions, tout est là. On loue l'imaginaire de cet artiste qui nous émerveille dans ses illustrations de la BD la plus fraiche et la plus fun de l'univers.
Cette œuvre vaut le détour, et on ne saurait que conseiller de rechercher les albums disponibles, afin de pouvoir s'y immerger complètement...
Une histoire fantastique sans grands personnages magiques, sans super pouvoirs ! Une super histoire, quoi !
Et qui se passe dans un monde avec des humains très familiers, mais avec des animaux différents, avec des formes et des types intéressants.
Une histoire en 4 tomes, qui comprend plusieurs aspects qui auraient assurément pu être plus développés : il y aurait de quoi en faire un long métrage et même, une suite de longs métrages !
Une histoire très intéressante, donc. Et qui nous laisse sur une question existentielle fondamentale, sur un sujet souvent abordé en science-fiction, mais pas souvent de cette façon : comme le dit un des meneurs à la fin du 4ième tome, "nous savons déjà que tout s'est passé comme prévu, du moins, avec une probabilité de réussite suffisante". Un tel phénomène sur un millier de siècles?
La réponse à cette question nécessitera une suite à cette histoire.
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Les Aventures de Tintin
Bon, 72 avis 5 étoiles sur cette série, je pense que je ne vais pas m’attarder dessus. Il s’agit d’un classique de la bande dessinée, et contrairement à Astérix que je n’ai jamais réussi à apprécier malgré un dessin sympa et des fois un bon humour, j’aime Tintin ! Les BD ne se lisent pas en 15 minutes, il y a des fois beaucoup de lecture, les aventures se suivent avec grand plaisir. L’humour est présent, le professeur Tournesol ou le capitaine Haddock m’ont bien fait rire. Le dessin est bien sûr l’un des plus beaux de la bande dessinée, le tome que je préfère pour ma part restera Objectif lune et On a marché sur la lune, Hergé a un talent monstrueux. A recommander à tous, malgré certains tomes assez datés comme Tintin au Congo qui j’avoue a très mal vieilli.
Kebra
C'est assurément la BD la plus honnête, la plus intelligente et la plus en phase avec l'idée de la débrouille/déprime et rigolade de la banlieue des années 80/90. Au point même que cette BD et son personnage Kebra - ô combien culte - devraient être étudiés en sociologie voire en sémiologie également (pourquoi pas après tout, l'argot de banlieue aussi a son âge d'or). Bref, j'adore, je collectionne et je recommande vivement cette lecture aussi délirante que… déridante !!! Big up à mon ami Jano et son acolyte Tramber. Respect éternel ! MooZ
Ginette Kolinka - Récit d'une rescapée d'Auschwitz-Birkenau
Une BD bouleversante et touchante, vraiment ! Habituée aux bandes dessinées humoristiques ou plus ou moins réalistes ou fictives, cette bande dessinée sort du lot. Je suis intéressée par l‘histoire et par cette période sombre depuis l’âge de la primaire, en effet je me suis toujours demandée comment l’homme a t-il pu faire cela ? A 9 ans j’ai lu un roman jeunesse traitant de ce sujet indirectement, une fille devait aider à sauver un enfant juif français bien qu’elle faisait partie des jeunesses hitlériennes. Il y a peu, je me suis procurée plusieurs livres et bandes dessinées sur ce thème là, en vue de mon grand oral dont un de mes sujets portera sur la BD et la transmission de la mémoire de la Shoah. Connaissant cette femme admirable dont j’ai écoutée les témoignages des dizaines de fois, je me suis lancée dans la lecture de son récit en format BD. Tout est très touchant, la jeune illustratrice traite toutes les étapes de la haine du juif, des lois antisémites jusqu’à la déportation. Ginette est pourtant joviale et naïve, en pensant d’abord qu’elle allait juste dans un camp de travail. Or, sa vie bascule en 1944, elle est dénoncée juive, les gendarmes déculottent son père, son frère et son neveu circoncis. Ils seront emmenés à Auschwitz, et seule Ginette en ressortira vivante. Le dessin est en premier abord enfantin, les traits sont ronds, les regards expressifs, pourtant les gendarmes, les SS sont dépourvus d'yeux, seules leurs bouches , souvent mécontentes, sont montrées. Les prisonniers très affaiblis sont représentés par moment, avec des yeux sans pupilles, comme des fantômes, comme si ils étaient morts intérieurement, c’est très troublant. Ginette au fil du temps se transforme physiquement, nous montrant comment la faim déforme une personne, la rendant méconnaissable. Les planches montrant Ginette à son retour ont de quoi marquer. Aurore est talentueuse, on ne ressort pas indifférent d’une tel lecture, c’est bien la première fois qu’une BD me procure autant d’émotions. Comme le dit Ginette elle même « voilà où mène la haine », malgré sa dureté, montrez là à vos enfants, mettez vous à côté d’eux, expliquez leur cette période. Faites perdurer la mémoire, pour que cela ne se reproduise plus jamais.
Adler - L'Aigle à deux têtes
Pour les fanas d'aviation, d'Histoire et de fantastique, c'est une excellent mélange. Les dessins sont beaux, le scénario vraiment intéressant, et le format en 5 volumes permet de ne pas trop attendre la fin de l'histoire (même si le dernier volume se fait attendre...). Merci aux créateurs de cette sympathique BD !
Quai d'Orsay
Je suis entré un peu à reculons dans cette série. En effet les dernières séries à caractère politique que j'ai lues m'ont presque toutes déçu. Je reconnais que je trouve ce diptyque d'un tout autre intérêt. Il faut dire que le récit n'est pas dû à la vision extérieure d'un journaliste ou biographe avec ses propres filtres mais d'un participant impliqué jusqu'au cou dans les actions décrites. Baudry/Lanzac nous fait vivre un épisode ministériel important dans l'oeil du cyclone avec cette saveur du vécu impossible à transmettre pour un oeil extérieur aussi objectif soit-il. J'ai trouvé son récit d'une vivacité et d'une intelligence remarquable. Je n'ai jamais été homme de bureau mais j'ai aimé l'ambiance proposée par le récit de Lanzac. Pratiquement pas de mesquineries ou de rivalités entre collègues, on évite le trivial de promotion canapé pour nous faire vivre un grand moment d'histoire contemporaine avec une touche d'humour et d'autodérision qui rend la narration attrayante et amusante en de nombreux endroits. Je n'ai pas noté de longueur et la touche intime avec son amie Marina et son goût pour Seek and Destroy me rend Arthur accessible et humain. Je retrouve un peu l'esprit et l'humour d'un Nicolas Wild dans l'écriture d'Abel Lanzac et j'apprécie. Je ne suis pas un grand fan de Villepin surtout depuis ses interventions sur le Rwanda, époque où il était dircab au Quai d'Orsay. Je dois pourtant reconnaître que ses interventions aux Nations Unies (thématique quasi exclusive du T2) avant la seconde guerre en Irak se sont révélées d'une grande justesse. Il en ressort un portrait plutôt flatteur d'un ministre qui puisait une source de ses inspirations dans des écrits à valeurs universelles. Cela m'a sorti d'une vision très politicienne et cela donne un souffle frais au récit. Décidemment la collaboration de Christophe Blain avec des X porte des fruits de qualité. J'avais découvert son petit bonhomme sympa dans l'aridité des graphiques du Monde sans fin. Je le retrouve avec le même dynamisme sous les ors de la République. Son trait à la fois simple et précis porte magnifiquement ce type de scénario. Blain propose une vivacité gestuelle qui accompagne à la perfection la rapidité des enchaînements d'actions (au Stabilo), de réflexions et de prises de décisions qui égrainent les deux livres. Il réussit à introduire une sorte de dérision sérieuse dans les expressions de ses personnages qui rend bien compte du stress que doivent vivre ces diplomates. Je suis assez impatient de poursuivre ma découverte de ses oeuvres sur des sujets plus futiles. Une très bonne lecture qui allie humour et histoire. Très belle réussite.
Furieuse
Woua ! Il y a tout ce que j'aime dedans cette BD ! Je sors de ma lecture absolument charmé. Détails : D'abord, un dessin ultra chouette, fin, original, en particulier les (rares) scènes de nuit, splendides. Une ligne claire souple qui flatte le regard. On ne fait pas trop gaffe en survolant, mais franchement, c'est un trait de génie, dans tous les sens du terme. Les couleurs aussi fonctionnent très très bien, imprimant une ambiance forte et dynamique à l'ensemble. L'univers, en grande partie dépendant du dessin, est super original. Les auteurs font du neuf avec du vieux. Et que je te reprends cette bonne vieille légende arthurienne ! Et que je t'ajoute une bonne dose d'humour, de cool-trash (chais pas trop ce que ça veut dire, mais je trouve que ça correspond :) ainsi qu'un brin de baroque avec aussi un peu de satanisme (Merlin n'en est que plus pervers). Les dialogues sont quant à eux très frais, et mis au goût du jour. Les personnages sont très typés, que ce soit Arthur lui-même, en pleine décadence et baignant littéralement dans son caca, le comte de Cumbre (qui a une identité double, mais chuuuuut !) et son petit zizi au bol, le grand taiseux de Claude, ou tout simplement l'héroïne, une jeune femme pleine de vie et éprise de liberté. Bref ! On a affaire à une galerie de portraits tous plus incroyables les uns que les autres. Le scénario enfin. Ce n'est pas un scénario en fait, mais une course effrénée. Ca bombarde à deux mille à l'heure, avec des rebondissements en veux-tu-en voilà. Qui plus est, ça coupe sans arrêt l'herbe sous le pied. Franchement une très belle mécanique. La fin est pour le moins assez inattendue, et si, comme le dit MacArthur, on a affaire à une allégorie du pouvoir, les auteurs poussent le bouchon encore plus loin en achevant cette épopée sur une dualité bien/mal, création/destruction... qu'ils semblent présenter comme une composante indissociable de la vie elle-même. Avec là au milieu, l'Homme (en l'occurrence la Femme) qui demeure entièrement libre de prêter le flanc à l'une ou l'autre, ou de tout simplement suivre son propre chemin. Moi, ça me convient parfaitement en tout cas. Mine de rien, c'est hyper finaud ! Ajoutons que ça plaira sans aucun doute à papa comme à sa fifille. On dit intergénérationnel, non ?
Contrition
J'ai adoré, un thriller haletant dans la même veine que Colorado train. Contrition est un village du comté de Palm Beach, les habitants sont tous des délinquants sexuels, ils s'y sont regroupés du fait du chapitre 775 section 210 des statuts de la Floride qui interdit à toute personne condamnée pour certains délits sexuels de vivre à moins de 1000 pieds d'une école, crèche, parc ou cour de récréation. Bref la création d'un ghetto. Marcia Harris est journaliste au Palm Beach Sun et elle va mener une enquête sur la mort d'un pédophile dans la ville de Contrition. Et son entêtement va la mener au bord du gouffre, malmenant sa vie personnelle. Je ne vais rien dévoiler de plus, mais sachez que le récit sera d'une noirceur extrême et qu'il explorera des thèmes tel que la pédophilie, le harcèlement scolaire, le suicide, la vengeance et la rédemption. Un récit sombre, dur et poignant. Sachez aussi que tous les personnages sont psychologiquement très travaillés, que les dialogues sonnent juste et que les surprises seront au rendez-vous. Une narration non linéaire qui prend le temps de mettre en place toutes les pièces du puzzle. Un récit qui explore sous différents angles et tout en nuances la face cachée d'une société loin d'être idyllique. Une réussite ! Visuellement, un noir et blanc très noir et légèrement charbonneux qui met de suite dans une ambiance glauque qui sera présente de la première à la dernière page. Une mise en page somptueuse. Magnifique ! Une symbiose parfaite entre le graphisme et l'intrigue. Je recommande chaudement à tous les amateurs de polars, mais ce récit est bien plus qu'un simple thriller. Carlos Portela et Keko, deux immences artistes. Après relecture, je passe à 5 étoiles. Très gros coup de cœur "S'ils ne peuvent pas vivre parmi les autres, pourquoi on les relâche ?" "Je simplifie peut-être, ce qu'il faut retenir, c'est que faire des mauvaises choses ne fait pas nécessairement de vous une mauvaise personne."
Atalante - La Légende
J’ai vu que beaucoup de gens n’ont pas apprécié cette série, cela m’étonne car moi et ma sœur en sommes très fans. Effectivement certains aspects mythologiques ont été revisités mais en même temps beaucoup d’autres sont incorporés de façon attachante (notamment les monstres tels que les chimères qui n’ont d’habitude pas de dimensions). Personnellement j’adore : c’est une BD fun sans prise de tête et qui donne notamment envie de se remettre au sport vu que tous les personnages sont super fit.
Convoi - Les Aventures de Karen Springwell
La plus fabuleuse histoire stéréoréaliste qui m'ait été donné à lire. Un pur récit de SF. Une intrigue passionnante, qui se joue dans le monde réel et le monde virtuel de cette œuvre. Une histoire où les enjeux sociétaux sont tiraillés entre deux camps opposées : Adeptes des machines pour l'exploration spatiale, contre les volontés de libération de l'homme dans l'espace. Cette série dotée d'une intrigue et de rebondissements cosmiques, vaut l'effort de la lire vraiment afin de rentrer dans l'histoire. On y gagne une autre vision du monde, une perception positiviste qui se révèle au fil de sa lecture et se renforce au fil de ses relectures. On reste émerveillés par la découverte d'une société futuriste aux divers aspects, savamment décrite par le scénariste Thierry Smolderen, qui nous ouvre par la un accès direct à son imaginaire extraordinaire. C'est un faiseurs de monde comme Samuel Kolk, un des plus charismatiques personnages de cette œuvre magistrale. On est séduit aussi par le dessin d'une rare esthétique produit par Philippe Gauckler. Cet artiste à su matérialiser la pensée du scénariste et c'est un pur chef d’œuvre. On mesure l'importance de l'illustrateur, capable de produire les formes nécessaire à la matérialisation d'une BD. Personnages, paysages, vaisseaux, découpage des actions, tout est là. On loue l'imaginaire de cet artiste qui nous émerveille dans ses illustrations de la BD la plus fraiche et la plus fun de l'univers. Cette œuvre vaut le détour, et on ne saurait que conseiller de rechercher les albums disponibles, afin de pouvoir s'y immerger complètement...
Les Epées de verre
Une histoire fantastique sans grands personnages magiques, sans super pouvoirs ! Une super histoire, quoi ! Et qui se passe dans un monde avec des humains très familiers, mais avec des animaux différents, avec des formes et des types intéressants. Une histoire en 4 tomes, qui comprend plusieurs aspects qui auraient assurément pu être plus développés : il y aurait de quoi en faire un long métrage et même, une suite de longs métrages ! Une histoire très intéressante, donc. Et qui nous laisse sur une question existentielle fondamentale, sur un sujet souvent abordé en science-fiction, mais pas souvent de cette façon : comme le dit un des meneurs à la fin du 4ième tome, "nous savons déjà que tout s'est passé comme prévu, du moins, avec une probabilité de réussite suffisante". Un tel phénomène sur un millier de siècles? La réponse à cette question nécessitera une suite à cette histoire.