Une histoire fantastique sans grands personnages magiques, sans super pouvoirs ! Une super histoire, quoi !
Et qui se passe dans un monde avec des humains très familiers, mais avec des animaux différents, avec des formes et des types intéressants.
Une histoire en 4 tomes, qui comprend plusieurs aspects qui auraient assurément pu être plus développés : il y aurait de quoi en faire un long métrage et même, une suite de longs métrages !
Une histoire très intéressante, donc. Et qui nous laisse sur une question existentielle fondamentale, sur un sujet souvent abordé en science-fiction, mais pas souvent de cette façon : comme le dit un des meneurs à la fin du 4ième tome, "nous savons déjà que tout s'est passé comme prévu, du moins, avec une probabilité de réussite suffisante". Un tel phénomène sur un millier de siècles?
La réponse à cette question nécessitera une suite à cette histoire.
J’ai emprunté cette bd à la bibli sans en attendre grand chose, et j’ai adoré !
Une vraie histoire d’amour, très jolie, qui prend son temps pour s’installer, les personnages sont touchants (surtout la brune anxieuse qui arrive à s’épanouir au fur et à mesure).
Niveau dessin je trouvais pas ça toujours très bien fait même si certaines astuces de mise en page m’ont beaucoup plu (celle avec le petit avion/sms qui passe de case en case). Ce n’est qu’à la relecture que j’ai compris qu’il y avait deux dessinatrices différentes ! Un beau projet.
Je recommande.
Vraiment cette bd était une très bonne surprise, elle est drôle et touchante, les chutes de fin de page sont très bien trouvées à chaque fois. Dessin simple, mais qui sert bien le propos. Pour être parfait peut être qu’il manque une belle histoire d’amour.
J'ai trouvé cette série vraiment très séduisante. Régis Hautière renouvèle après Abélard un scénario d'une grande qualité remplit d'une très forte humanité. La prouesse de Régis Hautière est de proposer un récit tout public qui emmène les plus jeunes d'une ambiance assez confortable de cabane dans les bois vers une réalité beaucoup moins tendre de galeries dans les tranchées.
Dans cette Guerre des Lulus il est aussi question de chemins initiatiques, de rencontres bonnes et mauvaises et de mort.
Le début du récit se place sous un aspect assez joyeux comme l'état d'esprit des populations de 1914. Assez vite au fil des tomes l'ambiance devient de plus en plus sombre. Hautière réussit la prouesse de faire concorder l'évolution de la dramaturgie du récit avec celle du conflit.
Le paroxysme étant proposé dans un excellent tome 5 où la réalité des combats, des trahisons ou des séparations rattrapent nos héros. Une évolution qui fait passer le récit d'une tragi-comédie dans les premiers tomes à une pure tragédie au final.
Les auteurs auraient pu s'arrêter sur ce Der des der sans rougir mais Hautière réussit la prouesse de fournir une nouvelle intrigue aussi captivante et chargée en émotions avec trois nouveaux volumes qui montrent comment les effets de la guerre ont perdurés bien au delà du 11 novembre. J'ai trouvé cette création scénaristique très intéressante car elle est en parfaite cohérence avec les cinq premiers tomes.
Je n'ai trouvé aucune longueur dans le récit. Les dialogues sont bons rendant très crédibles le questionnement parfois naïf de nos héros encore enfants au début de leurs aventures. Les tomes exploitent des thèmes assez peu utilisés comme la Résistance derrière les lignes allemandes ou l'expérimentation sociale du Familistère. Le récit se renouvelle donc constamment dans les aventures. La présence de Luce permet d'y introduire une touche de tendresse qui enrichit en humanité et en vulnérabilité la personnalité de nos garçons. Idem pour Hans et Franz qui nous rappellent que les souffrances populaires ont été partagées des deux côtés.
J'ai beaucoup, apprécié le graphisme de Hardoc qui rend le récit très spectaculaire. Son trait semi-réaliste très travaillé rend crédible l'évolution de nos héros dans leur passage d'une enfance insouciante à une réalité adulte prématurée.
Les expressivités des Lulus passent du comique au tragique en passant par toute la gamme des sentiments au fil des rencontres effectuées. Le soin apporté à la description des architectures est remarquable. Aucun détail ne manque que ce soit pour les cabanes, le Familistère ou les maisons qui ont hébergé nos héros.
Une très belle mise en couleur travaille beaucoup les lumières des nombreuses forêts traversées ou des ruines visitées. Les teintes assez vives du début puis laissent la place à des bruns de plus en plus sombres au fur et à mesure que l'on se rapproche des tranchées. Les teintes chaudes reviennent petit à petit même si les gris sont toujours très présents aux lendemains du 11/11.
J'ai passé un excellent moment de lecture en compagnie de nos aventuriers involontaires. Une très belle créativité sur le thème de la Grande Guerre pourtant très exploité.
Une pépite !
L'humour trash et décalé fonctionne rarement sur moi... Pour autant, lorsqu'il est bien manié, la répétition et l'absurde peuvent rendre une BD culte.
C'est le cas de celle de Johnny Biceps... qui revisite les codes de la SF à travers une équipe à la fois grotesque et attachante.
Le graphisme et la palette de Wikto sont magiques, et fonctionnent parfaitement avec le scénario. Hâte de revoir ce beau duo Karibou/Wikto de nouveau à l'oeuvre pour une nouveau projet, je l'espère !
J'adore l'histoire et les dessins sont super.
En revanche c'est mieux d'avoir vu la série si on veut vraiment comprendre l'histoire.
Je vous conseille vraiment cette BD.
Bonne lecture !
Si on n’a pas lu l’avertissement de 4ème de couverture, lorsqu’on débute cette BD on peut s’attendre à une œuvre toute en poésie et en tendresse. Mais assez rapidement, on comprend que ça ne va pas être la seule dimension de ce roman graphique : bien au contraire, il est extrêmement riche d’émotions, à l’image de la vie.
Le noir et le blanc sont utilisés avec une très grande maîtrise, avec tantôt des dessins tout en finesse et en fluidité – ainsi une nageuse devient une véritable ondine inattendue sous l’eau, les évolutions de Lucien avec les feuilles ont un côté magique, la générosité de certains personnages irradie de leur représentation, et il y a même quelques scènes sensuelles très belles - et à l’inverse des pages où les passions tristes, violentes, effrayantes prennent le pas et dans lesquelles le jeu des ombres, des traits hachés est terriblement efficaces.
Le récit pourrait être très sombre, lorsque la simplicité naïve de Lucien rencontre la brutalité, la méchanceté et la cruauté dont l’humanité est hélas peu avare. Heureusement toutes les rencontres ne sont pas aussi noires, et donnent de beaux moments de réflexion sur l’amitié, la tendresse, l’amour. Rien n’est simple cependant, beaucoup des personnages les plus positifs ont leurs secrets, leur énigmes voire leur côté sombre.
Le scénario est loin d’être linéaire est prévisible : il nous surprend et nous promène, avec des sauts dans le temps, des éclairages à la fois inattendus et éclairants. sur les personnages.
Un livre visuellement très impressionnant, au service d’une histoire pleine de profondeur et d’émotions.
Le récit de Lovecraft qu'est "L'Appel de Cthulhu" , est magnifiquement adapté en manga par l'auteur Gou Tanabe, qui a fait aussi l'excellente adaptation La Couleur tombée du ciel, qui elle est aussi est tirée d'une ancienne œuvre de Lovecraft.
Je vais pas m'éterniser mais cette adaptation est sans doute ma préféré, je l'avais lu il y a quelques années et je ne l'avais pas aimé mais du tout, et bah cette seconde chance que je lui ait donné m'a permis de mieux l'apprécier et de la considérer comme un véritable bijou du manga d'horreur.
Gou Tanabe place parfaitement le côté horrifique dès le début, de ma part, il l'utilise comme une fiction. En effet, on peut voir apercevoir au début du récit que un docteur évalue les problémes d'un patient, qui prétend entendre des chants incompréhensibles, tout en étant à la fois dans un endroit englobé dans l'enfer. Gou Tanabe, par son excès de la violence qu'il dessine, nous fait bien croire que toute ces sottises (racontées par le patient), et bien véritablement une réalité, et le mystère continuera de peser tout le long du récit. N'est ce pas réussi ?
Son magnifique coup de crayon nous permet de contempler la véritable horreur qu'est l'univers du Cthulhu, notamment avec quelques gros plans reculés, qui met dans toute sa splendeur, l'entièreté d'une créature (le dragon Cthulhu), qui m'a apparu invincible, ce qui lui rend l'air plus inquiétant et à la fois menaçant.
Mais ce qui met la cerise sur le gâteau, est le dernier chapitre, qui nous montre un groupe de pirates qui vont basculer dans l'enfer et la pire horreur qu'ils aient jamais vu. Le suspense, le mystère, l'ambiance, l'atmosphère, tout cela est maîtrisé, mais j'irai plus jusqu'à dire que le mystère est la plus grosse qualité tout au long de cette œuvre.
C'est pas comme les Montagnes Hallucinées (tome 1), où tout mettait 50 piges à démarrer, c'était soporifique !
En tout cas c'est rare dans un manga d'horreur de ma part, de prendre un plaisir à contempler les minis détails, L'appel de Cthulhu est un vrai régal littéraire, si vous aimez vous faire peur, ce manga est fait pour vous !
Eh putain que j'ai envie de faire de la pub pour ce manga avec tout l'amour que j'ai pour lui !
10/10
La Couleur Tombée du Ciel est l'une des seules adaptations en manga que j'ai lues, mais qui s'avère au final excellente.
Le récit de Gou Tanabe (et Lovecraft), diffère des autres notamment pour son côté fantastique, en s'éloignant largement du genre horrifique (comme nous l'avaient proposé les autres adaptations). Même si au fur et à mesure des 30-40 dernières pages du récit, l'angoisse s'accentue de plus en plus.
Ce qui fait exceller cette adaptation, tout ça grâce à une ambiance bien posée, une atmosphère pesante, et des environnements étranges voire même inquiétants, qui donnent avec réussite cette impression que tout au long du récit, les protagonistes sont dans un véritables cauchemar.
En tout cas de mon point de vue, les dessins sont très réussis, les émotions des personnages sont très bien retranscrites, globalement dans l'ensemble ça a été très satisfaisant. La Couleur Tombée du Ciel de Gou Tanabe mérite plus d'attention, c'est un manga à découvrir.
Dans L'abîme du Temps par Gou Tanabe, sorti en 2018, et certainement de pas très loin, le meilleur de toute cette série, avec L'appel de Cthulhu.
L'appel de Cthulhu, aussi adapté d'une nouvelle de Lovecraft, re-adapté par Gou Tanabe, nous avait proposé un contenu riche, complet, avec une approche de l'horreur assez construite. Dans L'abîme du Temps, est tout simplement encore plus fort, excellent scénario, encore plus riche et plus complet, le genre de manga que j'adore lire comme Watchmen.
Continuons, le livre prend son temps, un peu comme les Montagnes Hallucinées, mais, ça été bcp bcp moins ennuyeux car ça prenait tellement bien son temps. Gou Tanabe, rajoutait quelques petits moments horrifique, ensuite ça s'arrêtait, mais tout celà a permis à ce manga de monter crescendo, un genre de build up car l'horreur va se renforcer de petit à petit, notamment avec les mythes (ou les histoires) sur les Yith (je sais pas si c'est ça, mais ce sont des créatures de l'ancien temps), qui va rajouter un parfait mélange entre horreur et science fiction.
D'ailleurs si vous voulez une parfaite connexion sur l'univers de cette série de manga, lire Les Montagnes Hallucinées 1 et 2 et celui-ci, car un personnage des Montagnes Hallucinées fait son apparition aux 100 dernières pages (Dans l'abîme du Temps), cerise sur le gâteau, ça a été un gros +1 pour moi.
MEME UNIVERS :
- Les Montagnes Hallucinées
- Dans L'abîme du Temps
Sinon que dire d'autre, Gou Tanabe livre un chef-d'œuvre, voir même le plus grand de toute cette série, le plus fort, pas le plus flippant mais certainement le plus complet et riche.
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Les Epées de verre
Une histoire fantastique sans grands personnages magiques, sans super pouvoirs ! Une super histoire, quoi ! Et qui se passe dans un monde avec des humains très familiers, mais avec des animaux différents, avec des formes et des types intéressants. Une histoire en 4 tomes, qui comprend plusieurs aspects qui auraient assurément pu être plus développés : il y aurait de quoi en faire un long métrage et même, une suite de longs métrages ! Une histoire très intéressante, donc. Et qui nous laisse sur une question existentielle fondamentale, sur un sujet souvent abordé en science-fiction, mais pas souvent de cette façon : comme le dit un des meneurs à la fin du 4ième tome, "nous savons déjà que tout s'est passé comme prévu, du moins, avec une probabilité de réussite suffisante". Un tel phénomène sur un millier de siècles? La réponse à cette question nécessitera une suite à cette histoire.
La Fille dans l'écran
J’ai emprunté cette bd à la bibli sans en attendre grand chose, et j’ai adoré ! Une vraie histoire d’amour, très jolie, qui prend son temps pour s’installer, les personnages sont touchants (surtout la brune anxieuse qui arrive à s’épanouir au fur et à mesure). Niveau dessin je trouvais pas ça toujours très bien fait même si certaines astuces de mise en page m’ont beaucoup plu (celle avec le petit avion/sms qui passe de case en case). Ce n’est qu’à la relecture que j’ai compris qu’il y avait deux dessinatrices différentes ! Un beau projet. Je recommande.
Hugo est gay - Dans la peau d'un jeune homo
Vraiment cette bd était une très bonne surprise, elle est drôle et touchante, les chutes de fin de page sont très bien trouvées à chaque fois. Dessin simple, mais qui sert bien le propos. Pour être parfait peut être qu’il manque une belle histoire d’amour.
La Guerre des Lulus
J'ai trouvé cette série vraiment très séduisante. Régis Hautière renouvèle après Abélard un scénario d'une grande qualité remplit d'une très forte humanité. La prouesse de Régis Hautière est de proposer un récit tout public qui emmène les plus jeunes d'une ambiance assez confortable de cabane dans les bois vers une réalité beaucoup moins tendre de galeries dans les tranchées. Dans cette Guerre des Lulus il est aussi question de chemins initiatiques, de rencontres bonnes et mauvaises et de mort. Le début du récit se place sous un aspect assez joyeux comme l'état d'esprit des populations de 1914. Assez vite au fil des tomes l'ambiance devient de plus en plus sombre. Hautière réussit la prouesse de faire concorder l'évolution de la dramaturgie du récit avec celle du conflit. Le paroxysme étant proposé dans un excellent tome 5 où la réalité des combats, des trahisons ou des séparations rattrapent nos héros. Une évolution qui fait passer le récit d'une tragi-comédie dans les premiers tomes à une pure tragédie au final. Les auteurs auraient pu s'arrêter sur ce Der des der sans rougir mais Hautière réussit la prouesse de fournir une nouvelle intrigue aussi captivante et chargée en émotions avec trois nouveaux volumes qui montrent comment les effets de la guerre ont perdurés bien au delà du 11 novembre. J'ai trouvé cette création scénaristique très intéressante car elle est en parfaite cohérence avec les cinq premiers tomes. Je n'ai trouvé aucune longueur dans le récit. Les dialogues sont bons rendant très crédibles le questionnement parfois naïf de nos héros encore enfants au début de leurs aventures. Les tomes exploitent des thèmes assez peu utilisés comme la Résistance derrière les lignes allemandes ou l'expérimentation sociale du Familistère. Le récit se renouvelle donc constamment dans les aventures. La présence de Luce permet d'y introduire une touche de tendresse qui enrichit en humanité et en vulnérabilité la personnalité de nos garçons. Idem pour Hans et Franz qui nous rappellent que les souffrances populaires ont été partagées des deux côtés. J'ai beaucoup, apprécié le graphisme de Hardoc qui rend le récit très spectaculaire. Son trait semi-réaliste très travaillé rend crédible l'évolution de nos héros dans leur passage d'une enfance insouciante à une réalité adulte prématurée. Les expressivités des Lulus passent du comique au tragique en passant par toute la gamme des sentiments au fil des rencontres effectuées. Le soin apporté à la description des architectures est remarquable. Aucun détail ne manque que ce soit pour les cabanes, le Familistère ou les maisons qui ont hébergé nos héros. Une très belle mise en couleur travaille beaucoup les lumières des nombreuses forêts traversées ou des ruines visitées. Les teintes assez vives du début puis laissent la place à des bruns de plus en plus sombres au fur et à mesure que l'on se rapproche des tranchées. Les teintes chaudes reviennent petit à petit même si les gris sont toujours très présents aux lendemains du 11/11. J'ai passé un excellent moment de lecture en compagnie de nos aventuriers involontaires. Une très belle créativité sur le thème de la Grande Guerre pourtant très exploité.
Johnny Biceps
Une pépite ! L'humour trash et décalé fonctionne rarement sur moi... Pour autant, lorsqu'il est bien manié, la répétition et l'absurde peuvent rendre une BD culte. C'est le cas de celle de Johnny Biceps... qui revisite les codes de la SF à travers une équipe à la fois grotesque et attachante. Le graphisme et la palette de Wikto sont magiques, et fonctionnent parfaitement avec le scénario. Hâte de revoir ce beau duo Karibou/Wikto de nouveau à l'oeuvre pour une nouveau projet, je l'espère !
Skyland
J'adore l'histoire et les dessins sont super. En revanche c'est mieux d'avoir vu la série si on veut vraiment comprendre l'histoire. Je vous conseille vraiment cette BD. Bonne lecture !
Lucien (Carayol/Sénégas)
Si on n’a pas lu l’avertissement de 4ème de couverture, lorsqu’on débute cette BD on peut s’attendre à une œuvre toute en poésie et en tendresse. Mais assez rapidement, on comprend que ça ne va pas être la seule dimension de ce roman graphique : bien au contraire, il est extrêmement riche d’émotions, à l’image de la vie. Le noir et le blanc sont utilisés avec une très grande maîtrise, avec tantôt des dessins tout en finesse et en fluidité – ainsi une nageuse devient une véritable ondine inattendue sous l’eau, les évolutions de Lucien avec les feuilles ont un côté magique, la générosité de certains personnages irradie de leur représentation, et il y a même quelques scènes sensuelles très belles - et à l’inverse des pages où les passions tristes, violentes, effrayantes prennent le pas et dans lesquelles le jeu des ombres, des traits hachés est terriblement efficaces. Le récit pourrait être très sombre, lorsque la simplicité naïve de Lucien rencontre la brutalité, la méchanceté et la cruauté dont l’humanité est hélas peu avare. Heureusement toutes les rencontres ne sont pas aussi noires, et donnent de beaux moments de réflexion sur l’amitié, la tendresse, l’amour. Rien n’est simple cependant, beaucoup des personnages les plus positifs ont leurs secrets, leur énigmes voire leur côté sombre. Le scénario est loin d’être linéaire est prévisible : il nous surprend et nous promène, avec des sauts dans le temps, des éclairages à la fois inattendus et éclairants. sur les personnages. Un livre visuellement très impressionnant, au service d’une histoire pleine de profondeur et d’émotions.
L'Appel de Cthulhu
Le récit de Lovecraft qu'est "L'Appel de Cthulhu" , est magnifiquement adapté en manga par l'auteur Gou Tanabe, qui a fait aussi l'excellente adaptation La Couleur tombée du ciel, qui elle est aussi est tirée d'une ancienne œuvre de Lovecraft. Je vais pas m'éterniser mais cette adaptation est sans doute ma préféré, je l'avais lu il y a quelques années et je ne l'avais pas aimé mais du tout, et bah cette seconde chance que je lui ait donné m'a permis de mieux l'apprécier et de la considérer comme un véritable bijou du manga d'horreur. Gou Tanabe place parfaitement le côté horrifique dès le début, de ma part, il l'utilise comme une fiction. En effet, on peut voir apercevoir au début du récit que un docteur évalue les problémes d'un patient, qui prétend entendre des chants incompréhensibles, tout en étant à la fois dans un endroit englobé dans l'enfer. Gou Tanabe, par son excès de la violence qu'il dessine, nous fait bien croire que toute ces sottises (racontées par le patient), et bien véritablement une réalité, et le mystère continuera de peser tout le long du récit. N'est ce pas réussi ? Son magnifique coup de crayon nous permet de contempler la véritable horreur qu'est l'univers du Cthulhu, notamment avec quelques gros plans reculés, qui met dans toute sa splendeur, l'entièreté d'une créature (le dragon Cthulhu), qui m'a apparu invincible, ce qui lui rend l'air plus inquiétant et à la fois menaçant. Mais ce qui met la cerise sur le gâteau, est le dernier chapitre, qui nous montre un groupe de pirates qui vont basculer dans l'enfer et la pire horreur qu'ils aient jamais vu. Le suspense, le mystère, l'ambiance, l'atmosphère, tout cela est maîtrisé, mais j'irai plus jusqu'à dire que le mystère est la plus grosse qualité tout au long de cette œuvre. C'est pas comme les Montagnes Hallucinées (tome 1), où tout mettait 50 piges à démarrer, c'était soporifique ! En tout cas c'est rare dans un manga d'horreur de ma part, de prendre un plaisir à contempler les minis détails, L'appel de Cthulhu est un vrai régal littéraire, si vous aimez vous faire peur, ce manga est fait pour vous ! Eh putain que j'ai envie de faire de la pub pour ce manga avec tout l'amour que j'ai pour lui ! 10/10
La Couleur tombée du ciel
La Couleur Tombée du Ciel est l'une des seules adaptations en manga que j'ai lues, mais qui s'avère au final excellente. Le récit de Gou Tanabe (et Lovecraft), diffère des autres notamment pour son côté fantastique, en s'éloignant largement du genre horrifique (comme nous l'avaient proposé les autres adaptations). Même si au fur et à mesure des 30-40 dernières pages du récit, l'angoisse s'accentue de plus en plus. Ce qui fait exceller cette adaptation, tout ça grâce à une ambiance bien posée, une atmosphère pesante, et des environnements étranges voire même inquiétants, qui donnent avec réussite cette impression que tout au long du récit, les protagonistes sont dans un véritables cauchemar. En tout cas de mon point de vue, les dessins sont très réussis, les émotions des personnages sont très bien retranscrites, globalement dans l'ensemble ça a été très satisfaisant. La Couleur Tombée du Ciel de Gou Tanabe mérite plus d'attention, c'est un manga à découvrir.
Dans l'abîme du temps (Tanabe)
Dans L'abîme du Temps par Gou Tanabe, sorti en 2018, et certainement de pas très loin, le meilleur de toute cette série, avec L'appel de Cthulhu. L'appel de Cthulhu, aussi adapté d'une nouvelle de Lovecraft, re-adapté par Gou Tanabe, nous avait proposé un contenu riche, complet, avec une approche de l'horreur assez construite. Dans L'abîme du Temps, est tout simplement encore plus fort, excellent scénario, encore plus riche et plus complet, le genre de manga que j'adore lire comme Watchmen. Continuons, le livre prend son temps, un peu comme les Montagnes Hallucinées, mais, ça été bcp bcp moins ennuyeux car ça prenait tellement bien son temps. Gou Tanabe, rajoutait quelques petits moments horrifique, ensuite ça s'arrêtait, mais tout celà a permis à ce manga de monter crescendo, un genre de build up car l'horreur va se renforcer de petit à petit, notamment avec les mythes (ou les histoires) sur les Yith (je sais pas si c'est ça, mais ce sont des créatures de l'ancien temps), qui va rajouter un parfait mélange entre horreur et science fiction. D'ailleurs si vous voulez une parfaite connexion sur l'univers de cette série de manga, lire Les Montagnes Hallucinées 1 et 2 et celui-ci, car un personnage des Montagnes Hallucinées fait son apparition aux 100 dernières pages (Dans l'abîme du Temps), cerise sur le gâteau, ça a été un gros +1 pour moi. MEME UNIVERS : - Les Montagnes Hallucinées - Dans L'abîme du Temps Sinon que dire d'autre, Gou Tanabe livre un chef-d'œuvre, voir même le plus grand de toute cette série, le plus fort, pas le plus flippant mais certainement le plus complet et riche.