Les derniers avis (32322 avis)

Couverture de la série Brooklyn 62nd
Brooklyn 62nd

3.5 Le cycle de Brooklyn 62nd comprend trois albums policiers qui ont du rythme. Koeniguer nous replonge dans une atmosphère New Yorkaise qui rappelle les années 70/80 où les problèmes de policiers corrompus et hors la loi étaient une gangrène de la vie locale. Le lieutenant Kotchenko, "à mi-chemin entre Raspoutine et Hulk", est un digne héritier de ces flics ripoux qui peuplaient les postes de police. C'est dire si la moralité et le respect du droit sont très largement absents du cycle. Ou alors c'est la moralité de la justice perso et du droit du plus fort, tout le contraire d'un Etat de Droit. Si l'on accepte ce préalable la série tient bien la route. Sur trois albums Koeniguer prend le temps de bien développer son intrigue et la personnalité des principaux intervenants. C'est surtout vrai pour Kotchenko, Angelo et Lambretta. Le scénario est vraiment bien ficelé sans trop de raccourcis avec seulement de rares points d'interrogations. Du très beau travail à mon goût. Je suis moins emballé par le graphisme même s’il y a beaucoup de dynamisme et d'actions dans la série. Je trouve les expressions des visages assez primitives, les extérieurs de NY et les ambiances assez moyennes. De plus les (rares) femmes nues ressemblent trop à des poupées gonflées au botox ce qui ne les rend pas super sexy à mes yeux. Toutefois cela reste une lecture très divertissante pour qui aime le genre. La violence est bien contenue et sans voyeurisme. Le graphisme et le récit s'équilibrent bien pour fournir un moment de lecture agréable.

04/07/2022 (modifier)
Couverture de la série La Véritable Histoire de Futuropolis
La Véritable Histoire de Futuropolis

Je ne suis toujours pas fan du dessin de Florence Cestac, mais je trouve qu’ici ça passe bien et, dans ce genre de récit, cet aspect est secondaire. Disons qu’il fait le boulot et qu’il est fluide. Pour le reste, cet album est vraiment à recommander à tout lecteur avide de connaitre un pan de la BD française adulte, celle que l’on appellera « d’auteur ». Car Futuropolis a été le creuset de cette BD, et sa période « historique » est absolument à découvrir. Et surtout, Cestac est on ne peut plus qualifiée pour la présenter, elle qui en fut une des fondatrices et animatrices. C’est aussi une façon de décrire une aventure humaine avant tout, un agrégat de potes, de passionnés, mais aussi d’auteurs (je pense à Tardi ou Baudoin), qui y ont trouvé un lieu où s’épanouir. Par-delà les différentes étapes de cette aventure (naissance de la librairie, de la maison d’édition et de ses diverses collections), où le hasard a ses droits, c’est aussi donc l’occasion de découvrir certains auteurs à leurs débuts. Comme la fin de cette période verra apparaitre ceux qui fonderont L’Association. C’est donc une histoire de la BD partielle et partiale sans doute, mais qui est riche d’informations, et qui mérite vraiment le coup d’œil. Ceux que cet aspect historique n’intéresse pas risquent par contre de s’ennuyer. Mais j’y ai trouvé mon compte. Note réelle 3,5/5.

03/07/2022 (modifier)
Couverture de la série Sumato
Sumato

Encore un très bel ouvrage de Renaud Dillies. J'avais été conquis par son Betty Blues et je ne suis pas déçu par son Sumato. L'auteur explore une fois de plus l'univers US de la musique Jazz/Blues dans un monde de Toons à la Tex Avery. Ses héroïnes qui ont une furieuse ressemblance avec Jessica Rabbit font tourner la tête à tous les loups, chats, canards ou lapins à l'ouest du Pecos. Si Betty Blues était centré sur les ravages provoqués par le mirage de l'argent, Sumato nous renvoie à la triste injustice de la maladie. Injustice car si Herbie n'avait pas trimé comme un forçat sans un sou probablement que la suite aurait été différente. Encore une histoire pleine d'humanité qui tourne autour de l'arrachement d'une présence essentielle à la vie d'autrui. Amour ou amitié peu importe tant que cette présence vous fait vivre sans contrepartie intéressée. Un graphisme un peu moins hachuré qui me convient très bien avec ses lignes curves qui nous renvoient dans le monde du rêve propre à la musique. Les couleurs sont bien choisies. Une très belle lecture qui me donne très envie de découvrir les autres oeuvres de monsieur Dillies.

03/07/2022 (modifier)
Par Solo
Note: 4/5
Couverture de la série Batman - Arkham Asylum (L'asile d'Arkham)
Batman - Arkham Asylum (L'asile d'Arkham)

Ayant récemment découvert et surkiffé Dave Mc Kean grâce à Raptor, j'avais encore envie de goûter aux créations de l'artiste. Je voulais Cages, mais faut lâcher 60€, ça pique. Je fais travailler ma patience avec l'édition souple à 5€ de Arkham asylum. Je n'ai pas la culture Comics ni un attrait particulier pour le monde des super-héros. Mais si je devais en choisir un, ça serait Batman. Gamin, je me rappelle du dessin animé. J'ai pas du louper beaucoup d'épisodes. Et contrairement à ce que j'ai pu lire, je ne trouve pas qu'il faille savoir beaucoup plus que les bases de ce héros: il est devenu orphelin très jeune, ses parents sont morts dans ses bras et on a jamais découvert l'assassin. Et puis Joker est son meilleur ennemi. Il est donc accessible à tous. Enfin, à tous...A partir de quoi, 12 ou 13 ans peut-être? J'arrive pas à me rendre compte, mais c'est quand même bien dark. Graphiquement, ce Dave McKean m'éblouit encore un peu plus. Son dessin est à l'image de tous les personnages : torturé. J'ai tout de suite pénétré dans l'ambiance glauque, sombre et anxiogène. On ne finit pas de descendre dans les ténèbres sauvages pendant cette (courte) histoire. Et c'est bien dommage que le nombre de pages soit si limité. D'abord pour le plaisir des yeux, parce-que là franchement j'en redemande. Dommage aussi parce-que graphiquement c'est une affaire d'ambiance, et si l'évolution avait été plus lente on aurait fini pétrifié à descendre ainsi dans les abysses. Trop court aussi pour le développement du récit : il y a tous les ingrédients pour que je prenne un énorme plaisir à suivre les évolutions psychologiques des personnages, les questionnements que cela peut susciter, mais ça va trop vite pour qu'ils soient tous intéressants. Par exemple, les otages ne sont pas intéressants, même si on veut leur donner un rôle important. Je salue les différentes typo permettant d'identifier le personnage qui prend la parole. Aussi les bulles sont aérées pour profiter au maximum de l'univers graphique. Par contre, même si le texte n'est pas abondant, j'aurais aimé que le lettrage du Joker soit plus lisible. L'histoire originelle de la famille Arkham est angoissante comme il faut et se lie bien avec celle de Batman dans l'asile. Pas facile de faire du thriller en BD je trouve, mais là je dois dire que ces 2 histoires m'ont chacune mis dans un état relativement particulier. Et j'aime bien le basculement final, c'est comme un réveil en sursaut des suites d'un long cauchemar. Encore une fois, je n'ai pas pour habitude d'apprécier les comics mais j'en sors là agréablement surpris. Je suis même frustré de ne pas pouvoir profiter du récit plus longtemps, ç'aurait pu être un truc de fou avec plus de pages (et c'est le cas de le dire croyez moi). Je vous invite à lire Arkham Asylum, pas besoin de connaître grand chose à Batman, vous louperez des clins d'œil sans importance pour la compréhension du récit. Attention de ne pas l'offrir sur le chevet d'un enfant de 8 piges, ce sont quand même des cauchemars mis en pages. Ce dessin porte énormément l'histoire en lui donnant rythme, émotion et ambiance. Super moment, court mais intense. Bon, qui m'offre Cages maintenant?

02/07/2022 (modifier)
Couverture de la série Connexions
Connexions

Décidément, Tanibis, tout en gardant une belle qualité d’édition, parvient encore à nous surprendre avec cette série originale. Pas tant dans l’histoire elle-même qui, au final, semble n’être qu’un roman graphique quelque peu ordinaire, avec des personnages qui se croisent – dans le temps (nombreux flash-backs) et dans l’espace (va-et-vient successif entre ces personnages). C’est surtout dans la narration que l’histoire se distingue. Comme le laisse deviner le dessin de couverture, nous découvrons le plus souvent les décors en coupe. Les logements, les lieux de travail, voire même les véhicules parfois. Ce qui est intriguant, avec un aspect « ruche vue de l’intérieur » (des sortes de cases ont des airs d’alvéoles), un côté voyeur pour le lecteur. Revers de la médaille, cela renforce aussi le côté froid des décors urbains qui dominent, et impose parfois quelques retours en arrière pour être sûr de qui est qui (j’ai plusieurs fois confondu plusieurs personnages). Le titre de la série peut être polysémique, puisqu’il évoque les liens tissés – ou distendus – entre des personnages. Mais aussi les carrefours (professionnels, amoureux) qui jalonnent une vie, chacun des choix que font les personnages faisant dévier leur trajectoire, les rapprochant les uns des autres ou les faisant s’écarter. Je suis curieux de voir comment cela va se conclure, mais je suis d’ores et déjà convaincu par les choix narratifs et esthétiques, malgré les défauts et une intrigue en elle-même pas si originale. Note réelle 3,5/5.

01/07/2022 (modifier)
Par Solo
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Méridien
Méridien

Merci encore aux aviseurs pour attirer notre regard sur ce duo d'auteurs avec leur avis enthousiaste. Bien content de le découvrir à travers cette histoire qui m'a complètement emporté, alors que l'intrigue me laissait une légère appréhension. Et au final, je confirme également que c'est prenant, aussi bien léger que très sérieux, intelligent. Et puis évidemment, le dessin est tout simplement magnifique. J'aime beaucoup les scènes avec les oiseaux. J'veux commencer par là, parce-que j'adore les piafs. Donc déjà j'suis content. Et puis graphiquement, tout est réuni pour magnifier leurs mouvements et couleur. Et enfin, les auteurs leur donnent un rôle essentiel. Observateurs, capables d'échanger entre eux devant ce spectacle humain, où vous pensez bien que le jugement, ou plus précisément la consternation, va à l'encontre des européens plutôt que des amérindiens. Ils se font porte-paroles de la Nature endémique du Pérou, et c'est l'approche que j'ai trouvé la plus poétique du récit. Et puisque nous suivons essentiellement de grands scientifiques renommés de l'époque des Lumières, cette mise en scène permet de renverser l'idée reçue de l'époque : on comprend que l'intelligence rationnelle n'est pas synonyme de sagesse, et que la sagesse du Pérou n'est pas consultée, sauf par un des scientifiques. Cette histoire pour moi sert aussi à raconter les prémices de la machine infernale de l'acculturation et de l'extinction des civilisations. Il y a eu les conquérants soldats par le passé (ici l'Espagne), mais les scientifiques-explorateurs auraient aussi, bon gré mal gré, imposés leur vision des choses sur l'environnement découvert. Ils se sont intéressés à toute chose mais sans jamais positionner l'homme autochtone au même niveau qu'eux et sans jamais se "mettre à la place de". Ont-ils tous été comme ça ? Bien sûr que non semble-t-on lire. De Jussieu en est la parfaite représentation. Il n'y a donc pas cette vision simpliste du "méchant européen" ayant tout détruit sur son passage. Et puis, au fond, je n'ai pas vraiment détesté ne serait-ce qu'un des personnages. Leur dualité m'en empêche je crois. En effet, le point de vue donné nous rappelle qu'ils sont aussi de grands découvreurs ayant permis de créer ce Progrès permettant de mieux comprendre notre existence. Et puis même, leur personnalité ne nous permet de les rejeter en bloc parce-que grâce au scénariste, leur évolution psychologique est vraiment intéressante et la relation qu'ils alimentent entre eux également. Ils viennent tous pour une même mission à remplir, et c'est captivant de suivre les voies différentes que chacun finit par prendre. Donc du point de vue purement fictif, j'étais complètement pris dans les péripéties. Je ne connaissais rien des faits historiques. Les auteurs semblent avoir super bien exploité leurs travaux de documentation pour en venir à créer cette fiction, car elle permet de dégager beaucoup de questionnements existentiels avec une simplicité folle. C'est à la fois facile à suivre, on peut la lire comme une histoire purement fictive, mais on peut très bien s'interroger sur des sujets profonds. Et que dire de l'univers graphique, qui ne fait pas que nous replonger dans ce monde sauvage, où la végétation dominait encore tout. L'allégorie des oiseaux caractérise le ton poétique en partie, mais c'est bien sûr le dessin qui nous emmène dans cet environnement merveilleux, aux couleurs chatoyantes et complexes. Toute cette technique et ce travail de la matière, c'est unique de voir un truc pareil. Vraiment magnifique! On en prend plein les mirettes, on peut profiter du style fabuleux en plus de la poésie. Et même si vous feuilletez, vous remarquerez bien l'homogénéité de l'ensemble parce-que tout a été pensé: la typographie, la place du texte dans l'espace, la transparence des bulles par exemple... Une BD accessible et très agréable, qui sait aussi tirer son épingle du jeu pour l'immersion qu'elle nous procure et les questions ou idées qu'elles dégagent chez le lecteur. J'aimerais bien lire d'autres BD comme ça. Ne manquez pas cette lecture, vraiment.

01/07/2022 (modifier)
Couverture de la série Mister Plumb
Mister Plumb

Un album que j’aime de plus en plus avec le temps. A sa sortie, comme beaucoup, j’avais trouvé ça pas mal mais en deçà de ce que le dessinateur avait proposé au préalable (Betty blues et Sumato). Je viens de le relire et je l’ai fortement apprécié, je n’aurais pas été contre 2, 3 aventures supplémentaires. L’album se suffit à lui même mais l’univers créé est bien sympathique, de chouettes personnages, notre lapin blanc en tête. L’histoire a un côté très cartoon et burlesque qui colle plutôt bien au graphisme de Renaud Dillies, un genre qu’il abandonnera par la suite. Un peu dommage d’ailleurs, je trouve que son univers a tendance à être un poil redondant passé la surprise de ses 1ères productions, j’ai apprécié Abelard et sa suite, moins ces 3 one shot parus entre temps (Melodie, Bulles et Saveur Coco) toujours poétique mais la surprise n’était plus là. Bref tout ça pour dire que j’aime et j’apprécie d’autant Mister Plump, une curiosité. Une série abandonnée mais ne boudez pas votre plaisir si vous avez l’occasion de tomber sur ce tome.

30/06/2022 (modifier)
Couverture de la série Spirou chez les Soviets
Spirou chez les Soviets

Je découvre les 2 auteurs avec cet album, leur précédente collaboration m’ayant échappé. « Spirou chez les Soviets » est une franche réussite. Un album bien calibré et d’une grande densité, de la belle aventure humoristique. Un retour aux sources, c’est rempli de clins d’œil. Tout y est délicieusement old school, les couleurs, la tranche de la bd, les nombreuses références à la période (capitalisme vs communisme, Vaillant vs Pif, KGB, Hoover, le tabac …) et surtout la maison Dupuis version Franquin, un plaisir de retrouver certains personnages. L’histoire va vite mais on ne s’ennuie pas, un voyage dépaysant, j’ai souvent ri des situations. Franchement bien, bravo aux auteurs. Un bel hommage à la période Franquin mâtiné de Tome & Janry. Une petite friandise que j’ai beaucoup appréciée. A noter que cet album ne rentre pas dans la collection Le Spirou de … ?! Il se positionne plus comme un hors série clin d’œil au début de la série, le Marsupilami apparaît même sur le dos de couverture.

30/06/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Bertille & Bertille
Bertille & Bertille

Bertille & Bertille est un réjouissant cocktail de genres : à la fois profondément ancré dans le genre policier, dans le pur fantastique limite science-fiction, mais aussi dans l'Historique. Le cadre est sa première originalité puisque l'histoire se déroule peu de temps après la Première Guerre Mondiale. L'ambiance politique de l'époque joue un rôle très présent, avec un gouvernement soucieux de montrer la France victorieuse sous son meilleur jour quitte à mentir au peuple et à mettre une arrogante pression sur ses fonctionnaires. Le héros lui-même est un ancien des tranchées qui n'a pas gardé de séquelles physiques, contrairement à son meilleur ami, mais ça l'a rendu nettement plus rude et taiseux, n'hésitant pas à faire preuve de violence pour arriver à ses fins. Je suppose que la série comportera une suite d'histoires complètes en un tome. Pour ce qui est de la première, elle mêle deux intrigues en parallèle. Il y a d'abord l'enquête du commissaire Bertille pour retrouver un militant anarchiste ardemment recherché par le préfet de Paris et pour comprendre ce qui se trame autour de lui. Nous sommes ici dans le cadre d'une enquête policière très réaliste, crédible et bien menée. Et en parallèle donc, il y a tout le mystère autour de cette étrange boule rouge qui s'est écrasée dans la forêt sous les yeux du commissaire et dont il est chargé de s'occuper avant d'être remplacé par de plus hautes autorités quand il s'avère que la boule est indestructible et surtout qu'elle grandit inlassablement. Cette partie là de l'intrigue flirte nettement plus avec le fantastique et la science-fiction sans pour autant réduire le réalisme de l'ensemble. Les réactions de tous les protagonistes sont crédibles et tiennent la route du moment qu'on accepte le concept incroyable de cette boule mystérieuse. Et c'est là qu'intervient aussi l'autre Bertille, une riche héritière un peu extravagante, elle aussi témoin de l'atterrissage de la boule. Elle va rapidement lier des liens avec le commissaire bougon, lui apporter sa légèreté, son imagination et lui ouvrir l'esprit sur une autre manière d'appréhender cet évènement fantastique. La relation entre les deux personnages fonctionne très bien et on s'attache autant à l'une qu'à l'autre. L'ensemble est mis en scène avec un graphisme élégant, en teintes sépia marquées de rouge par-ci par-là pour rappeler la couleur de la fameuse boule. De l'ouvrage de qualité. J'ai pris grand plaisir à lire cette BD. J'ai beaucoup apprécié sa maturité, son cadre historique, son rythme, son ton à la fois léger et sérieux, la complexité crédible et prenante de ses protagonistes, ainsi que son mélange de ton, entre le polar sérieux, la politique grinçante et le fantastique teinté d'un peu d'absurde et de poésie. Je lirai avec grand plaisir d'autres aventures de ces deux héros là.

30/06/2022 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Noir burlesque
Noir burlesque

Mais que c’est bon cet album ! Certains diront que ce n’est pas très original. Moi je vous le dis haut et fort j'ai adoré ce polar bien noir (et blanc) pigmenté de-ci de-là par de légères pointes grenats. Visuellement c’est sublime. L’ambiance graphique est bluffante. Du grand art à l’état pur. Le trait est un peu épais mais il est doux et sobre. Les décors sont magnifiques. Nous plongeons allégrement dans l’âge d’or hollywoodien. Cadillac, gangsters et tripot ! un combo parfait si tu rajoutes une pin-up à tomber. Deux bellâtres - le gentil et le méchant - vont se défier bien sûr, pour conquérir son cœur. Ça pulse sous les néons des bouges dans un Philadelphie années 50 bien reconstitué. Le bon, le truand et … la starlette en quête de gloire ! et vous savez quoi, les affaires se règlent à coup de revolver ! Hâte de découvrir la suite ! là je suis resté sur ma faim ! et je suis du genre gourmand ! impatient de caresser de nouveau de mes yeux les courbes affolantes de la belle Caprice !

30/06/2022 (modifier)