Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire.

Spirou chez les Soviets

Note: 4/5
(4/5 pour 3 avis)

Le comte de Champignac a disparu ! Il a été enlevé par des agents du KGB... Des savants russes ont besoin de lui pour les aider à répandre le gène du communisme dans le monde entier.


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide Journal Spirou L'univers de Spirou et Fantasio Nouveautés BD, comics et manga Russie

Dans le contexte de la guerre froide, Spirou et Fantasio jouent les James Bond, espions infiltrés sous la couverture d'un reportage pour Vaillant (Pif Gadget), le journal communiste de l'époque. Parviendront-ils à délivrer Champignac de l'embrigadement bolchévique et à sauver le monde de la contamination communiste ?

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 04 Septembre 2020
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Spirou chez les Soviets
Les notes (3)
Cliquez pour lire les avis

04/09/2020 | Ro
Modifier


Par gruizzli
Note: 4/5
L'avatar du posteur gruizzli

Je n'aurais pas grand-chose à rajouter aux avis précédents, qui m'ont d'ailleurs donné envie de me plonger dans cette BD. En effet, tout est réuni pour faire de "Spirou chez les Soviets" une excellente BD, à la fois individuellement et également au sein de la collection de Spirou et Fantasio. L'ouverture ces dernières années aux scénaristes et dessinateurs de tout bord pour faire leur version du héros à la houppette rousse a donné lieu à une diversité du genre et ce genre de pépites se niche dans l'ensemble. En tout honnêteté, c'est un divertissement pur jus, avec de l'action et des gags qui parsèment le récit, mais également quelques petites idées pas mal, surtout dans le double retournement de situation final, qui donnent une saveur parfaite à l'ensemble. Entre les multiples références culturelles (et je suis certain d'être passé à côté de plein d'entre elles), les jeux de mots et allusions ("Vous connaissez mon oncle Vania ?" demande une russe), j'avoue avoir souri un bon nombre de fois et même éclaté de rire à quelques reprises. Le dynamisme et l'enthousiasme de l'histoire m'ont porté, avec des pages dynamiques et qui nous font voyager dans toute la Russie soviétique. Les auteurs se sont fait plaisir à ajouter des liens avec la série-mère, aussi bien dans les éditions Dupuis que dans d'autres personnages autour, et ça marche formidablement bien. On sent tout l'hommage à Franquin mais aussi à la période de Tome et Janry, sans pour autant faire dans le simple hommage. C'est une histoire à part entière, avec ses idées. C'est là un très très bon opus de Spirou et Fantasio, renouant avec les meilleurs albums mais sachant également ajouter sa patte et ses idées dans une BD qui se dévore comme un rien. Amateur du héros à la houppette rousse, plongez dedans !

10/09/2020 (modifier)
Par Hervé
Note: 4/5
L'avatar du posteur Hervé

Cela fait des années que j'ai cessé d'acheter et de lire les albums de la série mère, vu la médiocrité des dessins lorsque je parcourais ces opus en librairie. Quant aux aventures de Spirou et Fantasio par..., je les ai tous revendus car contrairement aux albums dessinés par Franquin, je ne les avais pas relus depuis leur achat. Je n'ai conservé que les aventures de Spirou réalisées par Franquin, évidemment, mais aussi par Fournier qui en fin de compte n'étaient pas si mal que cela malgré les critiques de l'époque et quelques albums signés Tome & Janry qui, rétrospectivement, ont marqué l'histoire de Spirou et Fantasio. Alors pourquoi avoir craqué pour cet album précis ? Tout d'abord, il faut saluer les éditions Dupuis d'avoir proposé une édition de qualité avec dos rond, à un prix très abordable. Nostalgique de cette époque, cela m'a attiré. Et puis, l'époque de la guerre froide, thème de cet opus, m'intéressait. Et puis, même si le scénario pour "Le tombeau des Champignac" ne m'avait guère emballé, j'avais souligné la qualité du dessin de Fabrice Tarrin à l'époque. Avec "Spirou chez les Soviets", Tarrin et Neidhardt nous offrent un album de qualité qui ravira, je l'espère, les lecteurs de "Spirou" canal historique. J'ai particulièrement apprécié la première partie de l'album, avec le château de Champignac, les bureaux des éditions Dupuis, avec l'apparition plus que furtive d'un Gaston Lagaffe égal à lui-même, un Monsieur Boulier toujours aussi tatillon et d'autres personnages de la rédaction, bref que du bonheur ! Contrairement à certains, je n'ai pas trouvé une baisse de régime avec la partie se déroulant sur le sol soviétique. C'est assez drôle, bien enlevé et je ne me suis pas ennuyé une seconde. Bref, pour la première fois, depuis une dizaine d'années, j'ai pris un plaisir fou à lire un album de Spirou et Fantasio (je passe sous silence volontairement les albums d'Emile Bravo, d'une qualité remarquable à tout point de vue, mais que j'ai du mal à placer dans la série des Spirou et Fantasio). Un dessin qui lorgne vers les albums historiques, un scénario qui tient la route, le tout enrobé d'un travail éditorial d'une grande qualité pour le format "dos rond", que demander de plus ? Rien, sinon de continuer dans cette voie pour que les vieux lecteurs comme moi de Spirou et Fantasio (que je lis depuis mes 7/8 ans, j'en ai 51 aujourd'hui) reprennent enfin la lecture d'une série qu'adorait mon père, et que, faute de ligne éditoriale claire, j'ai arrêté de suivre et que je n'arrive pas à faire apprécier de mes enfants.

07/09/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
L'avatar du posteur Ro

Sur la forme, cet album s'apparente exactement à ceux de la série standard Spirou et Fantasio : le format est le même, ce n'est pas celui plus épais des albums de la série dérivée Une aventure de Spirou et Fantasio par..., la mise en page de la couverture est la même, et le quatrième de couverture laisse penser qu'il n'attend que d'afficher la liste des autres tomes déjà parus de la série. Quand on ajoute à cela le graphisme de Fabrice Tarrin qui prend soin de s'apparenter autant que possible à celui de Franquin, on a vraiment l'impression d'avoir entre les mains un album se déroulant quelque part entre l'Ombre du Z et QRN sur Bretzelburg. Et pour un amoureux comme moi de la période classique de Spirou et Fantasio, c'est un vrai plaisir ! Le dessin de Fabrice Tarrin y est excellent ! Il s'est parfaitement approprié le style graphique de Franquin mais aussi l'ensemble de son univers, dont celui de Gaston Lagaffe auquel il fait quelques sympathiques clins d'oeil. Dès la première page, je me suis senti plongé dans les souvenirs nostalgiques des séjours de nos héros au château de Champignac. Puis plus tard, les passages à Moscou rappelleront forcément ceux de l'album de Tome et Janry qui s'y déroule mais le contexte du récit y est cette fois différent puisque se déroulant avant la chute du Mur de Berlin. Et par la suite, j'ai également été épaté par les scènes du train sibérien qui sont superbes. L'intrigue est dense et bien menée. Elle rappellera çà et là d'autres aventures de nos héros mais elle possède tout de même sa personnalité propre, ce petit côté légèrement irrévérencieux du duo Neidhart et Tarrin, même si on sent ces deux là admirateurs des aventures de Franquin pour lesquels ils ont manifestement un réel respect et une grande affection, de même que pour Tome et Janry visiblement. Comme je l'ai dit plus haut, j'ai beaucoup aimé le côté nostalgique des premières pages se déroulant à Champignac puis dans l'immeuble Bruxellois des éditions Dupuis. Le cœur de l'album, se déroulant à Moscou, manque un peu de rythme mais il reste agréable. Le dernier tiers est plus mouvementé et j'ai bien apprécié son passage sibérien. C'est surtout la fin qui m'a amusé avec les deux conséquences mondiales consécutives des actions des vilains et des gentils de ce récit qui sont pleines d'humour et là encore de beaucoup de clins d’œil amusants. J'ai pris un grand plaisir à lire cet album et je serai ravi d'en avoir d'autres de ces auteurs dans l'univers de Spirou et Fantasio.

04/09/2020 (modifier)