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Spirou chez les Soviets

Note: 4/5
(4/5 pour 8 avis)

Le comte de Champignac a disparu ! Il a été enlevé par des agents du KGB... Des savants russes ont besoin de lui pour les aider à répandre le gène du communisme dans le monde entier.


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Dans le contexte de la guerre froide, Spirou et Fantasio jouent les James Bond, espions infiltrés sous la couverture d'un reportage pour Vaillant (Pif Gadget), le journal communiste de l'époque. Parviendront-ils à délivrer Champignac de l'embrigadement bolchévique et à sauver le monde de la contamination communiste ?

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 04 Septembre 2020
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Spirou chez les Soviets

04/09/2020 | Ro
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Par cac
Note: 3/5

Une histoire pas mal avec un Spip somnambule et un comte de Champignac enlevé par les Russes dans un climat qui rappelle la guerre froide et l'opposition communisme versus capitalisme. Cela reste dans l'esprit de la série aussi bien sur le plan du dessin que de l'action. J'ai trouvé que les clins d’œil appuyés étaient un peu trop nombreux. Pour autant les auteurs arrivent à sortir une histoire maitrisée dans 50 pages, donc ça va vite, pas le temps de s'attarder. Un bon divertissement.

16/03/2021 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Le scénario de Neidhardt est plutôt bien fichu. En tout cas, j’ai trouvé que le démarrage est réussi, les 10 premières pages (avant le départ pour l’URSS) fourmillent de gags, et surtout de clins d’œil, d’allusion à l’univers de Spirou, mais aussi à celui de Franquin en général (Gaston, Boulier, de Maesmeker ratant la signature de contrats, etc.), mais aussi à Tintin, Vaillant, etc. Neidhardt se place clairement dans les traces de Franquin, et le dessin de son complice Tarrin joue lui aussi sur du classique de Marcinelle. Arrivé en URSS, ça se tasse un peu au niveau clins d’œil et humour, même si l’aventure, qui prend le dessus, se laisse lire agréablement (le personnage de Natalia, la guide/surveillante, reste une bonne source de gags). Et puis, l’humour reprend de plus belle dans les 10 dernières pages, avec là aussi quelques clins d’œil à l’univers de Franquin, et quelques idées et dialogues amusants. Une succession de renversements assez jubilatoires aussi. Note réelle 3,5/5.

11/02/2021 (modifier)
Par Nvram
Note: 5/5

J'avais déjà lu du Neidhardt, mais là il y a un background culturel en plus. Un album très axé sur la comparaison des différents systèmes politiques, sociaux, économiques, les idéologies, le tout sur un ton léger (et il y a même une réf au brevetage du vivant). La BD entière repose sur l'idée de jeu de rôle social, c'est presque un bon Astérix. La qualité du scénario est également autre que les numéros de Morvan (avec des scénarios nettement plus axés sur le divertissement ou le spectable et des descriptions touristiques/photoréalistes), Velhmann ou Munuera (souvent tournés vers l'action pure avec des références au monde contemporain ou à des éléments de dystopie assez faiblards). Il est clairement destiné à un public adulte, par contre. Une personne qui n'a pas un petit background sur l'histoire de l'URSS ou la finance ne prendra pas forcément de plaisir à le lire.

30/12/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Guillaume.M

Tintin y était allé, alors pourquoi pas Spirou ? C’est avec scepticisme que j’ai découvert cet album en magasin. En effet, « Spirou chez les Soviets » n’est pas une aventure de la série originale Spirou et Fantasio, ni un tome de la collection Une aventure de Spirou et Fantasio par.... Il s’agit d’une histoire indépendante venant s’ajouter à d’autres récits dérivés et édités par Dupuis, dont la ligne éditoriale devient (est ?) franchement floue et discutable. Cependant, grâce aux avis du site, j’ai décidé de donner sa chance à ce one shot (en sera-t-il vraiment un ?), à juste titre. Le dessin de Tarrin se rapproche beaucoup du style et de l’esprit de Franquin, fameux créateur de Spirou. Quand on voit ce que cet univers est parfois devenu ces dernières années, ce retour aux sources fait du bien. Cela est d’autant plus vrai que si le trait rappelle celui du maître, il n’en demeure pas moins dans l’ère du temps. Un design moderne et classique à la fois, comme a su le faire la marque de moto Triumph avec les Bonneville, Thruxton et autres Street Twin. Le scénario de Neidhardt me rappelle le style des années Tome et Janry, en particulier le passage à Moscou, pour des raisons évidentes. L’aventure est dense et rythmée, avec quelques belles trouvailles. Le second degré est omniprésent et les clins d’œil sont nombreux : Gaston Lagaffe, James Bond, la série mère Spirou et Fantasio, etc. Comme souvent avec ce genre d’album, j’en ai certainement manqué des tonnes. Contrairement à d’autres lecteurs, j’ai été plus convaincu par les trois premiers quarts de l’album que par le double twist final légèrement capilotracté, même s’il reste amusant et critique vis-à-vis des systèmes économiques opposés par la Guerre froide. « Spirou chez les Soviets » est un vraiment bon album qui sort du lot et mérite d’être lu. Je regrette seulement qu’il s’inscrive dans un raz-de-marée de publications privilégiant de plus en plus l’aspect commercial à la qualité.

21/10/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaston

3.5 Avec le nombre d'albums sur Spirou qui sont sortis ces dernières années, c'est bien de pouvoir lire pour un fois un album qui dépasse la note 3. J'ai vraiment pris du plaisir à lire cet album qui mélange allégrement l'aventure, l'action et l'humour irrévérencieux qui donne par moment l'impression de lire une parodie et non une 'vraie' aventure de Spirou, mais cela ne m'a pas trop dérangé parce que le scénario est prenant même si au final il est un peu léger. C'est rempli de rebondissements et de retournements de situation, ce qui fait que je ne me suis pas ennuyé une seconde. C'est tout le contraire de l'autre one-shot de Tarrin qui avait un scénario poussif où rien ne se passe durant une bonne partie de l'album. Si vous avez des doutes face à cet album à cause du one-shot 'Le tombeau des Champignac', je vous rassure qu'ici la qualité est supérieure. Le dessin de Tarrin est vraiment bon. C'est du franco-belge à gros nez typique de l'école Marcinelle tout en ayant une touche personnelle. Cela donne de superbes planches. Bref, un album à lire si on est fan des Spirou de Franquin et de Tome et Janry (je suis tout de même un peu triste que Fournier soit encore une fois laissé de coté).

21/10/2020 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
L'avatar du posteur gruizzli

Je n'aurais pas grand-chose à rajouter aux avis précédents, qui m'ont d'ailleurs donné envie de me plonger dans cette BD. En effet, tout est réuni pour faire de "Spirou chez les Soviets" une excellente BD, à la fois individuellement et également au sein de la collection de Spirou et Fantasio. L'ouverture ces dernières années aux scénaristes et dessinateurs de tout bord pour faire leur version du héros à la houppette rousse a donné lieu à une diversité du genre et ce genre de pépites se niche dans l'ensemble. En tout honnêteté, c'est un divertissement pur jus, avec de l'action et des gags qui parsèment le récit, mais également quelques petites idées pas mal, surtout dans le double retournement de situation final, qui donnent une saveur parfaite à l'ensemble. Entre les multiples références culturelles (et je suis certain d'être passé à côté de plein d'entre elles), les jeux de mots et allusions ("Vous connaissez mon oncle Vania ?" demande une russe), j'avoue avoir souri un bon nombre de fois et même éclaté de rire à quelques reprises. Le dynamisme et l'enthousiasme de l'histoire m'ont porté, avec des pages dynamiques et qui nous font voyager dans toute la Russie soviétique. Les auteurs se sont fait plaisir à ajouter des liens avec la série-mère, aussi bien dans les éditions Dupuis que dans d'autres personnages autour, et ça marche formidablement bien. On sent tout l'hommage à Franquin mais aussi à la période de Tome et Janry, sans pour autant faire dans le simple hommage. C'est une histoire à part entière, avec ses idées. C'est là un très très bon opus de Spirou et Fantasio, renouant avec les meilleurs albums mais sachant également ajouter sa patte et ses idées dans une BD qui se dévore comme un rien. Amateur du héros à la houppette rousse, plongez dedans !

10/09/2020 (modifier)
Par Hervé
Note: 4/5
L'avatar du posteur Hervé

Cela fait des années que j'ai cessé d'acheter et de lire les albums de la série mère, vu la médiocrité des dessins lorsque je parcourais ces opus en librairie. Quant aux aventures de Spirou et Fantasio par..., je les ai tous revendus car contrairement aux albums dessinés par Franquin, je ne les avais pas relus depuis leur achat. Je n'ai conservé que les aventures de Spirou réalisées par Franquin, évidemment, mais aussi par Fournier qui en fin de compte n'étaient pas si mal que cela malgré les critiques de l'époque et quelques albums signés Tome & Janry qui, rétrospectivement, ont marqué l'histoire de Spirou et Fantasio. Alors pourquoi avoir craqué pour cet album précis ? Tout d'abord, il faut saluer les éditions Dupuis d'avoir proposé une édition de qualité avec dos rond, à un prix très abordable. Nostalgique de cette époque, cela m'a attiré. Et puis, l'époque de la guerre froide, thème de cet opus, m'intéressait. Et puis, même si le scénario pour "Le tombeau des Champignac" ne m'avait guère emballé, j'avais souligné la qualité du dessin de Fabrice Tarrin à l'époque. Avec "Spirou chez les Soviets", Tarrin et Neidhardt nous offrent un album de qualité qui ravira, je l'espère, les lecteurs de "Spirou" canal historique. J'ai particulièrement apprécié la première partie de l'album, avec le château de Champignac, les bureaux des éditions Dupuis, avec l'apparition plus que furtive d'un Gaston Lagaffe égal à lui-même, un Monsieur Boulier toujours aussi tatillon et d'autres personnages de la rédaction, bref que du bonheur ! Contrairement à certains, je n'ai pas trouvé une baisse de régime avec la partie se déroulant sur le sol soviétique. C'est assez drôle, bien enlevé et je ne me suis pas ennuyé une seconde. Bref, pour la première fois, depuis une dizaine d'années, j'ai pris un plaisir fou à lire un album de Spirou et Fantasio (je passe sous silence volontairement les albums d'Emile Bravo, d'une qualité remarquable à tout point de vue, mais que j'ai du mal à placer dans la série des Spirou et Fantasio). Un dessin qui lorgne vers les albums historiques, un scénario qui tient la route, le tout enrobé d'un travail éditorial d'une grande qualité pour le format "dos rond", que demander de plus ? Rien, sinon de continuer dans cette voie pour que les vieux lecteurs comme moi de Spirou et Fantasio (que je lis depuis mes 7/8 ans, j'en ai 51 aujourd'hui) reprennent enfin la lecture d'une série qu'adorait mon père, et que, faute de ligne éditoriale claire, j'ai arrêté de suivre et que je n'arrive pas à faire apprécier de mes enfants.

07/09/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
L'avatar du posteur Ro

Sur la forme, cet album s'apparente exactement à ceux de la série standard Spirou et Fantasio : le format est le même, ce n'est pas celui plus épais des albums de la série dérivée Une aventure de Spirou et Fantasio par..., la mise en page de la couverture est la même, et le quatrième de couverture laisse penser qu'il n'attend que d'afficher la liste des autres tomes déjà parus de la série. Quand on ajoute à cela le graphisme de Fabrice Tarrin qui prend soin de s'apparenter autant que possible à celui de Franquin, on a vraiment l'impression d'avoir entre les mains un album se déroulant quelque part entre l'Ombre du Z et QRN sur Bretzelburg. Et pour un amoureux comme moi de la période classique de Spirou et Fantasio, c'est un vrai plaisir ! Le dessin de Fabrice Tarrin y est excellent ! Il s'est parfaitement approprié le style graphique de Franquin mais aussi l'ensemble de son univers, dont celui de Gaston Lagaffe auquel il fait quelques sympathiques clins d'oeil. Dès la première page, je me suis senti plongé dans les souvenirs nostalgiques des séjours de nos héros au château de Champignac. Puis plus tard, les passages à Moscou rappelleront forcément ceux de l'album de Tome et Janry qui s'y déroule mais le contexte du récit y est cette fois différent puisque se déroulant avant la chute du Mur de Berlin. Et par la suite, j'ai également été épaté par les scènes du train sibérien qui sont superbes. L'intrigue est dense et bien menée. Elle rappellera çà et là d'autres aventures de nos héros mais elle possède tout de même sa personnalité propre, ce petit côté légèrement irrévérencieux du duo Neidhart et Tarrin, même si on sent ces deux là admirateurs des aventures de Franquin pour lesquels ils ont manifestement un réel respect et une grande affection, de même que pour Tome et Janry visiblement. Comme je l'ai dit plus haut, j'ai beaucoup aimé le côté nostalgique des premières pages se déroulant à Champignac puis dans l'immeuble Bruxellois des éditions Dupuis. Le cœur de l'album, se déroulant à Moscou, manque un peu de rythme mais il reste agréable. Le dernier tiers est plus mouvementé et j'ai bien apprécié son passage sibérien. C'est surtout la fin qui m'a amusé avec les deux conséquences mondiales consécutives des actions des vilains et des gentils de ce récit qui sont pleines d'humour et là encore de beaucoup de clins d’œil amusants. J'ai pris un grand plaisir à lire cet album et je serai ravi d'en avoir d'autres de ces auteurs dans l'univers de Spirou et Fantasio.

04/09/2020 (modifier)