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Une aventure de Spirou et Fantasio par...

Note: 3.17/5
(3.17/5 pour 23 avis)

2008 : Prix Canal BD pour le tome 4. 2008 : Grand prix RTL de la bande dessinée (tome 4). Diagonale 2008 : prix du meilleur album pour le tome 4. Angoulême 2009 : album essentiel pour le tome 4. Spirou et Fantasio est une série mythique. De nombreux auteurs de bande dessinée rêvent d'un jour en réaliser une aventure. Tentés par cette expérience particulièrement excitante, les éditions Dupuis ont décidé de créer un espace où pourrait se concrétiser cette envie. Avec cette série parallèle, ils offrent à ces auteurs la possibilité de réaliser leur rêve, le temps d'un album, et de faire LEUR "Spirou".


Angoulême : récapitulatif des séries primées Fabien Vehlmann Grand prix RTL de la bande dessinée Institut Saint-Luc, Liège Journal Spirou L'univers de Spirou et Fantasio Les Roux ! Lewis Trondheim Prix des Libraires de Bande Dessinée Prix Diagonale Spin-off Style Atome Yann

"Spirou et Fantasio" est une série mythique. De nombreux auteurs de bande dessinée rêvent d'un jour en réaliser une aventure. Tentés par cette expérience particulièrement excitante, les éditions Dupuis ont décidé de créer un espace où pourrait se concrétiser cette envie. Avec cette série parallèle, ils offrent à ces auteurs la possibilité de réaliser leur rêve, le temps d'un album, et de faire LEUR "Spirou". Premier tome à paraitre : Les Géants Pétrifiés, par Yoann et Fabien Vehlmann. Spirou et Fantasio accompagnent Martin, un archéologue aussi passionné qu'hystérique, dans ses recherches en Méditerranée. Grâce au sous-marin prêté par le comte de Champignac, ils découvrent une statue gigantesque provenant d'un navire naufragé et qui semble appartenir à une civilisation totalement inconnue à ce jour ! Suivront trois autres albums : Le Tombeau des Champignac, par Fabrice Tarrin et Yann. Les Marais du Temps, par Frank Le Gall. Le Journal d'un Ingénu, par Emile Bravo.

Scénaristes
Dessinateurs
Coloristes
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 2006
Statut histoire Une histoire par tome 12 tomes parus
Couverture de la série Une aventure de Spirou et Fantasio par...
Les notes (23)
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26/01/2006 | Ro
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L'avatar du posteur Noirdésir

Il est difficile de noter cette série, qui s’apparente quand même pas mal à une collection de one-shots, différents par les scénaristes et illustrateurs, mais aussi de niveau et d’intérêt inégaux. Spirou est un personnage emblématique de la bande dessinée franco-belge, et cela fait longtemps que les auteurs se sont succédés pour développer cet univers – Franquin ayant probablement été celui qui lui a donné le plus d’éclat. Depuis quelques années, Dupuis demande à des auteurs de livrer leur version de cet univers, indépendamment des reprises « officielles » de la série mère. T1 : Les géants pétrifiés : 3/5 Wehlman réussit là une bonne entrée en matière, avec une histoire contemporaine, dynamique (même si parfois c’est un peu trop saccadé à mon goût, des raccourcis donnant un peu l’impression que quelques scènes ont été coupées, pour accélérer artificiellement le déroulé de l’intrigue). Mais le cocktail mêlant aventure et humour est de qualité. Sans grande surprise – c’est une reprise « classique » d’une série culte, avec la participation (même modeste) de certains des personnages secondaires habituels. Le dessin de Yoann est bon – sans plus serais-tenté d’écrire, mais il accompagne de façon fluide le scénario de Wehlman. Je regrette surtout une colorisation manquant de nuance, mais bon. On a là une entame honnête pour cette série « d’adaptations ». T2 : Les marais du temps : 3/5 A son tour Le Gall nous propose sa version de Spirou. Il use d’un trait relativement classique. Un petit air rétro, qui nous ramène presque à la des années 1960, mais avec une sorte de ligne claire ayant quelques aspects modernes : j’ai bien aimé ce dessin. Il situe l’essentiel de l’intrigue dans une époque plutôt atypique, le XIXème siècle. Du dépaysement donc. Dans le Paris populaire de 1865, avec un langage argotique fleuri. L’intrigue elle-même se laisse lire, avec quelques longueurs et facilités vers la fin, lorsqu’il faut réparer et faire fonctionner la machine à voyager dans le temps responsable de cette aventure. J’ai aussi trouvé Zorglub trop « gentil », sous employé, alors qu’il est souvent davantage dynamiteur des histoires. Une aventure sympathique. T3 : Le tombeau des Champignac : 2,5/5 Le dessin de Tarrin est classique pour la série, dynamique, il n’y a là rien d’étonnant ni d’extraordinaire. Efficace. C’est plutôt le scénario de Tarrin et Yann qui m’a quelque peu laissé sur ma faim. J’ai suivi l’histoire sans trop accrocher. Seuls les échanges entre Seccotine et Fantasio (surtout au début), et le personnage un peu gaffeur de Fantasio lui-même ont relevé un plat que j’ai trouvé un peu fade. J’ai été étonné par l’aventure entre Spirou et Seccotine (« hors cadre », dans tous les sens du terme), qui ne m’a pas convaincu. L’aspect « sexué » de Spirou (un tabou ?) sera bien mieux et plus subtilement amené par Emile Bravo dans le tome suivant ! T4 : Le journal d’un ingénu : 4,5/5 Des versions de Spirou que j’ai lues dans cette « série », c’est probablement la version d’Emile Bravo qui m’a le plus plu, m’a le plus convaincu. En effet, il parvient à « expliquer » certains traits, détails, liens entre personnages qui ultérieurement seront au cœur de la « franchise », tout en ne donnant pas l’impression de « surjouer » ces efforts pour « coller » avec la doxa. J’ai lu la version augmentée du prologue « La loi du plus fort », et ce court épisode est très représentatif de ce qui va dynamiser l’album. En effet, le ton y est léger, l’humour fonctionne bien, tout en développant aussi un arrière-plan triste, dramatique, qu’on ne va pas retrouver souvent dans cette série. Et Bravo utilise très bien ce mélange des genres, en particulier lorsque les négociations entre Polonais et Nazis dans l’hôtel, aboutissant, presque par la faute de Fantasio, au déclenchement de la seconde guerre mondiale, se déroule en parallèle de péripéties plus légères, entre Spirou et Spip, Fantasio, ou sa jeune collègue et amoureuse (Bravo introduit ici un côté sexué qui déborde le cadre habituel des aventures de Spirou – voire de Tintin, avec lequel il est ici parfois comparé). J’ajoute que le dessin de Bravo, revisitant une ligne claire moderne, est aussi pour beaucoup dans la fluidité de la lecture, que j’ai trouvée vraiment très agréable. Après ce bel essai, Emile Bravo a remis le couvert, et s’est lancé dans une nouvelle série, Spirou - L'espoir malgré tout, qui peut s’apparenter à une véritable suite, avec les mêmes personnages – même si elle peut se lire indépendamment du « Journal d’un ingénu ». Clairement l’une des meilleures, si ce n’est la meilleure version de Spirou dans cette « série » très éclectique.

06/04/2020 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Une chose est sûre, cette idée de "spin-off" est la meilleure des éditeurs Dupuis depuis la création de la collection "Nescafé"... Euh "Cappuccino"... Euh enfin, le truc de café, là... Bon, pour en revenir à nos moutons, permettre à d'autres auteurs que les "titulaires" de faire leur Spirou et Fantasio, c'est excellent. D'abord parce que c'est une série mythique, fabuleuse, qui ouvre énormément de perspectives à tous les assoiffés d'aventure avec un grand A, et aussi parce que ça nous fait encore plus d'albums avec nos héros favoris. Tome 1 : Les géants pétrifiés Bref, le travail de Fabien Vehlmann sur ce premier tome est de tout premier ordre. On retrouve une bonne part du cocktail d'action, d'humour et de fantaisie qu'avait si bien su doser Franquin à son époque. Vehlmann a eu l'intelligence d'ancrer ses deux héros dans des années 2000 bien plus énervées que les années 1960. On se retrouve donc avec un récit qui aurait très bien pu trouver sa place dans la série régulière. Mais... Car il y a un MAIS. Le dessin de Yoann est tout de même un peu "juste" à mes yeux pour illustrer un Spirou et Fantasio. Ses personnages changent de visage de case en case, il a un style un peu trop "nouvelle BD" pour une série classique. C'est dommage, car faire cet album a dû lui tenir à coeur, et je pense qu'il a fait de son mieux. Ce n'est pas une question de talent, mais de style. Mais pour le reste, c'est du tout bon. :) 4/5 Tome 2 : Les Marais du temps, par Franck le Gall Voilà donc le one-shot concocté par l'auteur unanimement salué de Théodore Poussin. Frank Le Gall, grand amateur de "Tintin", qui se retrouve aux commandes d'une aventure mettant en scène son rival historique, Spirou. Mais sans chercher bien loin, il n'est que justice que l'un des meilleurs auteurs d'aventures de la maison Dupuis soit intégré à cette aventure... Visuellement, le parti-pris de le Gall est évident : c'est un hommage aux premiers albums de Franquin, , dans les années 1950 ; Fantasio et Spip ont le look de cette époque, le côté fantaisiste du grand échalas blond étant pleinement restitué. Côté rythme, ça y ressemble aussi, les péripéties étant nombreuses mais pas précipitées (essayez de dire très vite péripéties précipitées). Visiblement l'époque contemporaine ennuie le Gall, puisqu'il situe 50? son album au XIXème siècle, époque qui le fascine. Cela nous vaut de belles images d'époque, avec de beaux costumes dans le Paris d'il y a presque 150 ans. Quant à l'histoire, je trouve qu'elle est assez dans la lignée de l'aventure, avec un zeste d'exotisme (éléments qui ont fait le charme et la réputation de la série), l'exotisme étant ici remplacé/représenté par un bond dans le temps. Par contre la résolution finale par un personnage... "externe" me semble plutôt hors de propos. C'est donc une intrigue qui, si elle n'atteint pas le niveau de celles de Franquin et Delporte à la grande époque, n'en demeure pas moins assez sympathique. Il faut vraiment voir ce type d'album comme une digression, une appropriation temporaire de l'univers créé par Rob-Vel par les talents d'aujourd'hui. C'est un album plutôt agréable, sans autre prétention que de divertir tout en respectant -autant que faire se peut- les figures imposées de la série : humour, fantaisie, action... 3/5 Tome 4 - Le Journal d'un ingénu Cette plongée aux origines du personnage est une idée plutôt bonne. Emile Bravo, que je découvre à cette occasion, s'est attaché à retranscrire l'ambiance et l'esprit de 1939. On retrouve ainsi, mais de façon un peu feutrée à mon goût, l'inquiétude qui gagnait l'Europe entière face à la montée de l'expansion nazie et les prétentions soviétiques. Une approche didactique, mais savamment délayée, ou plutôt distribuée (comme des noix de pécan dans une tarte avant de la mettre au four). Parce que Bravo, sous couvert d'amourettes adolescentes, nous présente une intrigue d'espionnage "light", mais à mon sens assez plausible, hormis l'irruption de deux ou trois scènes outrageusement humoristiques. Grâce au sérieux de la reconstitution historique, j'ai presque eu l'impression, par moments, de lire un album réalisé à cette époque (la couverture "rétro" de l'album n'est pas étrangère à cette impression). Mis à part le baiser de la jeune employée de l'hôtel, qui ne serait probablement pas passé dans une publication "jeunesse" de l'époque. J'ai passé un bon moment de lecture, pas autant toutefois qu'avec le tome précédent, qui pour moi est le meilleur pour l'heure. 3,5/5. Tome 5 : Le Groom vert-de-gris Un album assez divertissant, mais pas le meilleur de la série. Olivier Schwartz étant un héritier de la ligne claire, c'est assez légitime qu'il participe à cette série. On retrouve peu ou prou le style graphique des débuts de Franquin, et cela colle bien avec l'ambiance de la seconde guerre mondiale. Le scénario de Yann est trépidant, un peu trop parfois, et on rejoint là les reproches que l'on faisait à Morvan dans la série principale, mais comme c'est dans un spin-off, cela passe sans doute mieux. Il glisse beaucoup de clins d'oeil dans son tome, en rapport avec Tintin, avec d'autres séries de Hergé, de la ligne claire, et de tous les auteurs de Spirou et Fantasio. 3/5. Tome 6 : Panique en Atlantique J'ai été surpris par ce duo d'auteurs, car cela me semblait au départ incompatible avec l'univers de Spirou et Fantasio. Et après la lecture mon avis n'a pas vraiment changé, mais maintenant, je sais. En effet je n'apprécie pas trop le trait de Fabrice Parme, trop anguleux, trop naïf, bref un peu insuffisant pour les canons de la série-mère. J'ai trouvé la plupart du temps les personnages fades, impavides, sans saveur ni épaisseur. Et le scénario n'a pas fait grand-chose pour relever le niveau. J'ai lu une suite de péripéties sans grande cohérence, avec un intérêt narratif proche du néant, malgré l'utilisation d'un élément champignacien, dont je ne dirai rien pour ne pas déflorer le sujet. Même la fin me semble bien faible. Peut-être bien le pire album de la "série", heureusement qu'elle n'est a priori pas terminée... Tome 7 : La femme léopard Revoilà le duo dynamique que forment Yann et Schwartz avec -et c'est une première dans la série- un diptyque, qui fait presque directement suite au Groom vert-de-gris. La mécanique narrative et de découpage est bien huilée entre les deux compères, qui nous proposent une nouvelle histoire échevelée, avec de nombreux tiroirs, et le découpage en deux gros albums n'est pas de trop pour démêler l'écheveau... Car je l'avoue, c'est un peu confus entre cet ancien savant nazi, ces robots-gorilles, cette femme léopard et les amours diverses et variées de nos deux héros. Car oui, ils semblent avoir une vie sexuelle... Bref, j'attends la deuxième partie du diptyque pour en dire plus. Tome 8 : la grosse tête Ce one-shot a des points communs avec le tome 6, comme l'argument champignacien, le style graphique un peu trop éloigné des styles canoniques, ou encore un scénario sans véritable ligne directrice. De plus les deux co-scénaristes Makyo et Toldac, qui ne me semblent pas trop émarger dans ce genre, puisent à trop de sources (4 à 5 albums) de la série d'origine pour que leur récit soit vraiment pris au sérieux. La Bonne tête, oui, mais faire un mix avec QRN sur Bretzelburg, le Dictateur et le champignon et plusieurs autres, c'est trop. De plus les deux personnages me sont apparus comme antipathiques, ou plutôt insupportables de bout en bout. On désacralise, certes, mais là on n'est pas loin de la trahison pure et simple... On a aussi droit à des bouts de La Vallée des Bannis et de La Zizanie (oui, l'album d'Astérix), sans en avoir la profondeur narrative... Quant au dessin de Téhem, s'il convient bien à des séries enfantines humoristiques, je le trouve trop décalé ici... Tome 9 : Fantasio se marie Cet album est pour moi l'un des plus surprenants de la "série". D'abord concernant le titre, qui constitue une sorte de non-sens eu égard aux canons de la série-mère : Fantasio est un personnage presque asexué, qui s'il peut momentanément éprouver un certain béguin pour un personnage féminin, n'ira pas plus loin. Mais ce n'est pas un mauvais point, et constitue une sorte de révolution, même si au final... Je n'en dirai pas plus. L'histoire en elle-même, si elle n'est pas très originale, permet d'avoir un aperçu du duo que pourrait former Spirou avec Seccotine, sans que leur relation soit entachée d'ambigüité. C'est assez sympa, enlevé, même si je ne suis pas super fan du trait de Féroumont ici. Tome 10 : La lumière de Bornéo Cet album est assez, voire très différent des autres. Pour beaucoup, Spirou et Fantasio, c'est l'aventure à l'état pur, avec des personnages forts, qui peuvent aussi avoir des blessures, des fêlures. Mais c'est aussi une série humaniste, une valeur souvent présente en filigrane ces dernières années, mais que Franquin a tout de même beaucoup exploité. C'est cette veine que Frank Pé a voulu explorer, lui qui avait ce projet en lui depuis des années. Il s'est fait aider par Zidrou, dont la fibre humaniste n'est plus à prouver (regardez la liste de ses derniers albums...) pour mettre tout cela en forme. Tous deux font donc une référence directe à l'un des récits les plus remarquables de Franquin, "Bravo les Brothers", en mêlant adolescence, art et... champignons. Je dois avouer que cette intrigue, qui met en scène le Comte de Champignac et ses amis scientifiques, m'a laissé circonspect. Elle peut se lire totalement indépendamment de l'intrigue principale. J'ai un peu eu l'impression d'une "commande" de l'éditeur pour que Pacôme apparaisse, ou d'une envie de Zidrou, mais ce récit est tellement anecdotique qu'il semble n'être là que pour faire un nombre de pages particulier. Pour en revenir au récit principal, c'est dense, émouvant, intrigant... Du pur Zidrou. Graphiquement on connait les qualités de Frank Pé, et son style s'applique particulièrement bien dans cet univers, même si j'aurais aimé encore plus de planches avec des animaux et la nature. Les deux auteurs se sont même permis une séquence un peu coquine avec le badinage de Spirou et sa prof de peinture, puis la bouteille de champi-agne de Champignac... Tome 11 : Le Maître des Hosties noires Pas grand-chose à retenir de ce second volume du diptyque entamé avec La Femme-Léopard. J'ai un peu eu l'impression d'un soufflé qui retombe, pour une sorte de vaste blague de Yann au sujet de la religion et de la façon dont la Belgique traitait alors sa colonie africaine... L'occasion pour le scénariste de lancer pas mal de piques, et pour le dessinateur, Olivier Schwartz, de bien s'amuser en rendant hommage à certains albums de Franquin. Ca reste très distrayant, avec aussi quelques pistes pour de futures histoires sentimentales de nos deux héros...

25/02/2006 (MAJ le 16/06/2017) (modifier)

Entre "Pas mal" et "Franchement bien" (3,5 environ) Difficile de critiquer l'ensemble d'une série dont les tomes sont aussi différents les uns des autres! Tome 3: Le tombeau des Champignac (2.5/5) Un album qui ne me fait ni chaud ni froid...c’est moyen, quoi. Moi qui suis fan de l’univers de Spirou, je m’attendais à savourer des révélations sur l’illustre famille Champignac, et bien j’ai été passablement déçu de ce côté-là. Ce qui me dérange principalement, c'est le scénario. Je ne suis pas du tout rentré dans cette histoire, que je trouve tirée par les cheveux, d’expédition financée par un mécène asiatique, visant à retrouver la momie d'une princesse Tibétaine. Le lien avec l'ancêtre de Pacôme Champignac, qui a fait partie de la campagne d'Egypte de Napoléon Bonaparte, ne prend pas... J'ai relu cet album il y a moins d'un mois et j'ai été incapable de me souvenir des grandes lignes du scénario sans le refeuilleter. J'ajoute que je n'ai pas été emballé non plus par l'histoire d'amour platonique entre Spirou et Seccotine. Enfin, le trait du dessin, que je trouve gras, ne m'a pas franchement contenté au niveau visuel. Tome 4: Le journal d'un ingénu (4/5) C'est vraiment une très bonne BD. Graphiquement, j'ai beaucoup apprécié: les couleurs, plutot claires, qui collent parfaitement à l'ambiance; le trait fin, la richesse des détails, les cadrages, et même le papier à grain rend l'ensemble visuellement génial. Dès les premières planches, j'ai su que cette BD allait me plaire... L'histoire est également bien faite et alléchante: elle intègre Spirou et Fantasio -qui ne se connaissent alors pas encore- au coeur des prémices de la 2e guerre mondiale. J'ai apprecié également le fait que Bravo nous donne une explication sur la conscience de Spip. Enfin, j'ai même été touché par les amourettes de Spirou avec la petite soubrette...Et pour qu'une histoire d'amour arrive à me toucher...Il faut vraiment pas faire dans le gnan-gnan, ce qui est le cas ici. Les sentiments sont justement dosés, on entre au coeur des premières amours d'un adolescent. Bref, le meilleur des 4 albums listés ici, de loin. Tome 5 : Le groom vert-de-gris (3.5/5) Une BD agréable à lire, avec une trame de fond intéressante, qui sert d’hommage à la Belgique et à la BD franco-belge (notamment en défendant le rôle qu’a joué Hergé pendant cette période), et de pamphlet contre les nazis (s’il en fallait un de plus). Le ton est parfois violent (Spip et Spirou se moquant de soldats allemands SS qui meurent brûlés, Fantasio près d’assassiner Glu-Glu), mais après tout, cette époque était non moins cruelle... Cet album a réussi à me faire voyager dans la Belgique de l'occupation, l’ambiance qui régnait à cette époque transparait très bien. Il faut souligner qu'il existe aussi des références à des faits réels comme par exemple l'attaque du siège de la Gestapo par Jean de Selys Longchamps. J'ai donc pu apprendre pas mal de choses sur l'histoire de Bruxelles pendant la guerre de 39-45. Le dessin est très bon, clair, net et précis, il m'a fait penser aux premiers tomes de Spirou par Franquin. De plus, il y a plein de petits détails qui rendent les relectures intéressantes. Les dialogues comportent beaucoup d’expression et de patois Bruxellois, que je n'ai pas toujours bien compris. Les personnages sont très nombreux, avec beaucoup de références à des personnages réels : Jean Doisy, Raymond Leblanc, Jean de Selys Longchamps, Violette Morris, Helmut Knochen... ...mais aussi à des personnages de BD (pas moins de 8 références différentes !) ...et enfin, au roman de Boris Vian « Vercoquin et le Plancton », que je ne connaissais pas avant de lire cette BD. Beaucoup de ces personnages figurent à titre de détail dans les cases et sont à rechercher comme dans une aventure de « Où est Charlie ? » Pour le côté négatif, je trouve que les personnages sont justement trop nombreux, et par exemple, Vercoquin et le Plancton débarquent un peu comme un cheveu sur la soupe. De plus, je n'ai pas vraiment apprécié le fait que Violette Morris soit dessinée sous les traits d’un homme. Ca nuit à la compréhension du récit. Il parait évident que le but recherché est la conspuation de cette collabo, mais là on part carrément pour moi sur du mensonge, s’agissant d’un personnage qui a réellement existé. Enfin, l'intrigue s’essouffle un peu à la fin...L'album perd un peu sa fonction de divertir en racontant une histoire, au profit d’une humiliation des nazis et des collabos, et d'une présentation d'un échantillon du florilège de la BD franco-belge. Tome 6: Panique en Atlantique (3.5/5) Une bonne BD, qui jouit d'un bon timing et qui est plutôt drôle, ce qui est une qualité assez rare dans les albums de cette série que j'ai pu lire . La lecture est très fluide, on peut saisir les cases d'une page en un clin d'oeil. Le scénario est assez original, bien qu'assez burlesque et exagéré, mais bon, c'est peu étonnant dans un Spirou. J'ai eu un peu plus de mal avec le dessin de Parme, qui n'est pas toujours admirable, mais je dois reconnaitre que son trait simple et les couleurs vives conviennent bien à cette BD dont le tempo va à cent à l'heure. J'ai passé un bon moment avec cet album. (47)

13/08/2011 (MAJ le 09/04/2012) (modifier)
Par cac
Note: 4/5

Avis sur "Le Journal d'un ingénu". Cet album est une véritable réussite. Surprenant tout d'abord par le dessin ligne claire d'Émile Bravo, on est captivé ensuite pour cette histoire au rythme trépidant qui se déroule à l'aube de ce qui sera la seconde guerre mondiale. Les négociations entre Allemagne et Pologne sont en cours à l'hôtel où officie le jeune groom Spirou. On le découvre dans une certaine austérité, vivant dans une chambre de bonne avec son écureuil Spip. On apprend surtout beaucoup de choses sur le passé de ce héros comme sa rencontre avec Fantasio, de même qu'une histoire d'amour avec une jeune collègue de travail jouant un double jeu. C'est un jeune ingénu qui apparaît tout de suite plus humain.

22/01/2011 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Il est plutôt difficile de noter une série qui change d'auteur à chaque tome. Je n'ai pas aimé le premier que je trouve moche graphiquement en particulier les personnages. Tant qu'à l'histoire, je me suis ennuyé en le lisant et j'étais bien content d'avoir finie. Les deux autres tomes sont sympas avec un dessin que j'aime beaucoup et un scénario qui, même s'il ne révolution pas la série, est agréable à lire. D'ailleurs, je pense que ça va être comme ça pour les autres tomes. L'auteur prend la série Spirou et l'emmène dans son univers le temps d'une histoire, qui sera soit bien soit mauvaise selon les goûts du lecteurs. C'est donc une série que je conseillerais surtout aux grands fans de Spirou.

06/01/2008 (MAJ le 22/08/2009) (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
L'avatar du posteur iannick

Tome 1 : « Les géants pétrifiés » Euh, c’est quoi ce scénario ? Moi qui ne connais rien à Spirou et voulais découvrir cette bd à travers cette nouvelle série parallèle, j’ai été très déçu en lisant « les géants pétrifiés » ! Pourtant, je partais sur un postulat favorable sur cette bd en voyant le nom de Fabien Vehlmann (j’avais apprécié ses albums Les Cinq Conteurs de Bagdad et son expérience sur Coïncidence) comme scénariste. Et puis, à première vue, le coup de crayon de Yoann me plaisait assez. Eh bien non ! Trois grosses choses m’ont énormément fait tiquer sur « Les géants pétrifiés ». Premièrement, la narration m’est apparue désastreuse. Je m’explique, l’histoire va très vite, trop vite pour moi, j’ai eu l’impression que les séquences défilaient à la va-vite au détriment de la fluidité du récit : à peine un personnage proposait une chose, hop, on passait immédiatement à la suite sans trop se poser des questions. Bref, j’ai trouvé ce scénario extrêmement linéaire. Deuxièmement, je n’ai pas du tout apprécié son dénouement dont je tairai les événements guignolesques sous peine de vous dévoiler la (mauvaise) surprise. Troisièmement, lorsqu’une série parallèle est créée, je m’attends à découvrir soit une aventure qui me fasse frissonner et me fasse passer un excellent moment de lecture, soit un récit qui nous éclaire sur les péripéties vécues par les différents protagonistes de la série mère, soient les deux en même temps (ce qui serait la panacée !). Dans le cas des « géants pétrifiés », je n’ai retrouvé aucun de mes souhaits ! Graphiquement, je trouve le coup de patte de Yoann très attirant et dynamique. J’aime son coup de crayon épais. J’apprécie aussi le grand format employé pour les bd de cette collection. Cependant, la mise en couleurs principalement aux tons rougeâtres et verdâtres m’a rapidement ennuyé. Ce choix de coloris n’est pas –à mon avis- très agréable à l’œil. Le rouge et le vert ne forment pas un duo plaisant à contempler. En conclusion, je n’ai pas du tout adoré « Les géants pétrifiés » surtout au niveau du scénario. Un bon conseil : si vous voulez découvrir cette série parallèle de « Spirou et Fantasio », jetez un coup d’œil sur l’excellent « journal d’un ingénu » ou encore « Le groom vert-de-gris ». Note finale : 1/5 Tome 3 : " Le tombeau des Champignac " Comme avec « Les géants pétrifiés », c’est le dessin qui m’a motivé la lecture du « Tombeau des Champignac ». Comme avec « Les géants pétrifiés » (premier tome de la série), je n’ai pas apprécié le scénario... C’est bien simple : Je ne me rappelle plus de l’histoire ! Tout ce que je me souviens, c’est que le récit tourne autour de la dynastie des Champignac... pour le reste, rien ne m’a marqué dans cette histoire ! C’est dire le désintérêt que j’ai ressenti pour cette bd réalisée par Tarrin (au dessin) et Yann (au scénario) ! Sinon, au contraire des « Géants pétrifiés », le dénouement m’est apparu pas mal (je me souviens que le final ne m’a pas déçu). Au niveau du dessin, comme j’aime la plupart du temps les coups de crayon épais, j’ai évidemment tout de suite apprécié le style de Fabrice Tarrin. Le découpage m’a semblé correct mais pas irréprochable non plus (toujours cette impression de « sauter » des cases. Cependant, c’est moins présent que dans « les géants pétrifiés »). La mise en couleurs est –à mon avis- réussie et se montre agréable à l’œil. Encore un album de la série parallèle de « Spirou et Fantasio » que je n’ai pas vraiment aimé. Cette fois-ci, c’est l’absence d’éléments intéressants sur les protagonistes qui m’a déçu. « Le tombeau des champignac » est une aventure originale mais je trouve qu’elle manque de séquences mémorables qui auraient pu m’intéresser à sa lecture. Déçu... Note finale : 2/5 Tome 4 : « Le journal d’un ingénu » Ce sont plusieurs amis bédéphiles qui m’ont motivé la lecture du « Journal d’un ingénu » ! Je ne fus absolument pas déçu ! Moi qui ne connais rien de Spirou et Fantasio, je fus heureux de découvrir les origines de ces deux personnages, du moins ce qu’ils faisaient avant de se connaître et pourquoi ils se sont liés d’amitié. En fait, pour moi, ce qui est le plus intéressant dans « Le Journal d’un ingénu », c’est que son histoire se situe juste avant la seconde guerre mondiale, que Spirou est groom dans un hôtel où se passent des pourparlers entre Polonais et Allemands pour… enfin, bref, j’ai un peu peur de vous dévoiler des spoilers, sachez donc que « Le journal d’un ingénu » regorge de (très) nombreux sujets sur cette période qui me sont apparus très captivants. Les discrets clins d’œil disséminés par-ci par–là sont –à mon avis- sympathiques et contribuent à apporter une petite touche d’humour bienvenue à cet album. De plus, l’album comporte des séquences dramatiques qui ont su me toucher. Sans être fan de ce style graphique, j’ai bien aimé le coup de patte d’Emile Bravo. Je trouve qu’il y a beaucoup de similitudes entre le dessin de cet auteur et celui d’Hergé à ses débuts (« Les Aventures de Tintin »). Contrairement aux premiers tomes (« Les géants pétrifiés » et « Le tombeau des Champignac ») de cette série, je n’y ai pas relevé de « sauts » hasardeux entre les cases. Pour moi, « Le journal d’un ingénu » est un modèle pour sa narration : tout est fluidité et ça se lit avec grand plaisir. A mon avis, « Le journal d’un ingénu » est incontestablement à ce jour le meilleur album de la série. J’y ai appris énormément de choses sur Spirou et Fantasio. Mais surtout, le scénario m’est apparu d’une richesse incroyable en se situant dans l’avant seconde guerre mondiale. Le récit est également riche en séquences émotionnelles et marquantes. Le dessin d’Emile Bravo apparait simple mais il contribue à rendre très lisible cette bd. Au final, j’ai a-do-ré « Le journal d’un ingénu » ! Merci M. Bravo pour avoir réalisé ce petit bijou ! Note finale : 4/5 Tome 5 : « Le groom vert-de-gris » « Le groom vert-de-gris » s’inscrit dans la continuité du « Journal d’un ingénu » à la différence près que ce n’est pas Emile Bravo qui l’a conçue mais le tandem Yann (au scénario) et Schwartz (au dessin). « Le groom vert-de-gris » se déroule pendant la seconde guerre mondiale. Spirou et Fantasio sont désormais amis et -surprise !- le journaliste est devenu aussi un inventeur ! Bruxelles (et bien entendu toute la Belgique) est occupée par les Nazis… Après, je vous laisse découvrir ce récit parce que le scénario de Yann m’est apparu très farfelu et assez difficile à suivre ! En effet, de nombreux péripéties jalonnent cet album, au point qu’il n’est pas toujours évident de se laisser guider par cette histoire. « Le groom vert-de-gris » aurait bien pu être classée dans le genre bd satirique. Les allemands y sont exhibés comme très stéréotypés, c'est-à-dire méchants et bêtes. Personnellement, je n’aime pas ce genre d’idées reçues. L’humour employé est –à mon avis- inégal. Par exemple, je ne vois pas ce qu’il y a de drôle à montrer une scène où des soldats allemands sont en train de mourir brûler (mettez-y des compatriotes à la place des soldats allemands, vous vous marrerez ?). Je suis conscient que Yann a cherché à faire de la provocation mais je pense qu’il y a parfois des limites à ne pas franchir… J’ai été assez déconcerté d’y trouver des dialogues faisant référence au parler belge. (Est-ce vraiment comme ça que les bruxellois parlent ?) « Le groom vert-de-gris » est truffée aussi de clins d’œil sur la bd franco-belge. Au début de ma lecture, je trouvais ça très sympas parce que c’est discret et ça se passe en arrière-plan. Mais, vers la fin, ces clins d’œil y sont montrés d’une façon très nette et d’une manière pas très élégante (les allusions à Tintin se font sur des albums assez polémiques, je parle bien entendu de « Tintin au Congo » et « Tintin en Amérique » entre-autres). Le dénouement m’est apparu assez original et loufoque (lecteurs sérieux s’abstenir !) à défaut d’être réaliste (je veux dire par-là que cette fin est –à mon avis- tirée par les cheveux !). Graphiquement, c’est vraiment du très bon boulot ! En fait, j’ai énormément apprécié les décors fouillés où j’ai ressenti l’ambiance urbaine de Bruxelles (la foule dans le marché par exemple) et où, parfois, des petites scènes de la vie s’y déroulent parallèlement aux péripéties de nos héros. Mention spéciale à la scène de course-poursuites sur les toits de Bruxelles ! Le coup de patte de Schwartz ressemble beaucoup à celui de Chaland (appelé la « ligne claire »). Au fait, « Le groom vert-de-gris » m’est apparu comme un album extrêmement déconcertant : il y a vraiment des choses très biens dans cette bd comme l’excellent coup de crayon de Schwartz, les clins d’œil sur la bd franco-belge au début du livre et le fait que je ne suis pas du tout ennuyé en la lisant… et d’autres choses nettement moins biens comme un humour à la limite de la méchanceté, un dénouement farfelu et irréaliste, ainsi que des personnages très stéréotypés (sur les allemands notamment). A lire avec curiosité (lecteurs très sérieux s’abstenir !)… Note finale : 3/5

11/06/2009 (MAJ le 14/06/2009) (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
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Avis portant sur Les Géants Pétrifiés : 4/5 Depuis le temps qu'on parle de ces one-shots hors-série de Spirou et Fantasio réalisés par des auteurs vraiment prometteurs, j'étais impatient de les découvrir. A vrai dire, je n'étais pas sûr que le premier de ces albums à paraitre me plairait vraiment car le scénario me paraissait assez bateau. Mais au final, le résultat est vraiment excellent. Pour commencer, la maquette de ces BDs est très bonne. Ce sont de grosses BDs de 62 pages, bien solides, de très belle qualité physique et joliment présentées. Cela fait de beaux objets qui valent leur prix de 13€. Venons-en maintenant aux Géants Pétrifiés, ce premier album paru pour le moment. Le dessin de Yoann est bon. Ca m'a surpris en premier aperçu de voir Spirou avoir un visage proche de celui des personnages des clips de Gorillaz, mais ça lui va très bien et le rend d'autant plus expressif en cours de lecture. Le trait de Yoann manque parfois un petit peu de clarté mais au final, je trouve cette BD très bien dessinée et très agréable à lire. Il est d'ailleurs amusant de reconnaitre en Spip la forme de l'écureuil de Toto l'ornithorynque (et le personnage de Spip est franchement tordant sur certaines scènes). Le scénario ensuite est, comme je le craignais à lire le résumé, relativement simple et plutôt prévisible. Son déroulement est correct quoiqu'assez naïf par moment et sa fin est un peu exagérée et pas réaliste du tout. Mais l'important, c'est la façon excellente dont l'histoire est racontée, les dialogues, les personnages et leurs comportements. Les personnages sont vraiment variés et forts : le Clan des Tolkien-Maoris, la belle et intelligente Tian, Martin le prof hystérique, etc... Ils sont tellement bien réussis que ce n'est pas rare que Spirou lui-même passe vraiment au second plan. En outre, non seulement l'aventure de cet album est sympa mais elle est surtout vraiment marrante ! Car cette BD ne manque pas d'humour du tout : elle est même parfois hilarante, comme un très bon album humoristique. C'est très agréable de suivre avec un tel sourire et en riant aussi souvent les aventures de Spirou et Fantasio à la fois proches des héros qu'on connait si bien mais aussi assez différents, plus réalistes et plus drôles à la fois. Le ton est résolument moderne (Spirou qui se fait mettre la main aux fesses et ouvertement draguer par une jolie Indonésienne, ça surprend un peu) et très bien rendu. Bref, j'ai adoré ma lecture, je suis très heureux de mon achat et j'attends avec une impatience renouvelé la parution des albums à suivre. Avis portant sur Les Marais du Temps : 3.5/5 Que voilà un album que j'attendais avec impatience ! Et je ne suis pas déçu ! Frank Le Gall reprend les personnages de Spirou et Fantasio avec son style graphique si reconnaissable. Réminiscence de la ligne claire franco-belge, il donne une âme légèrement rétro à cet univers. Il y a un peu de Hergé, de Jijé et de Tillieux dans ce dessin. Le trait est beau, simple et élégant. Agréable à lire, certaines planches sont superbes. Paris et le quartier du Marais du 19e siècle prennent véritablement vie et saveur sous nos yeux. Et j'ai un vrai coup de coeur pour la couverture et ses couleurs. L'histoire, quant à elle, mène nos héros dans un voyage dans le temps en compagnie de Champignac et Zorglub. Après l'Horloge de la Comète et le Réveil du Z, ce n'est pas la première fois qu'une telle aventure leur arrive. Mais les choses sont différentes cette fois-ci puisqu'ils empruntent un moyen nettement moins sophistiqué et que leur retour au 21e siècle semble bien difficile à assurer. Une plongée dans le Paris populaire de 1865, argot des rues et ambiance en prime. Une époque originale et retranscrite avec brio. Nos héros s'y fondent avec bonheur et le récit, quoique simple puisqu'il se résumerait presque à un simple aller-retour tourmenté est tout à fait agréable à suivre. Frank Le Gall s'autorise en outre beaucoup d'humour dans son récit, tant par le biais de Fantasio que de Spip. Certains gags m'ont parfois franchement fait rire. Cela rend le récit d'autant plus plaisant à mes yeux. On peut cependant reprocher à ce scénario un certain abus de petites facilités, de coincidences qui tombent trop souvent à pic. Quand on y pense après lecture, certaines péripéties paraissent peut-être inutiles dans le récit si c'était pour les résoudre par des deus ex machina un peu trop visibles. Le personnage du jeune lecteur de Spirou et Fantasio qui se révèle être un crac en matière de technologie à même de réparer une machine à voyager dans le temps ne m'a pas tellement convaincu par exemple. De même l'explication des "mondes parrallèles" en fin d'album manque un peu de consistance voire de cohérence avec le reste du récit. Mais tout cela passe bien néanmoins car cela fait partie de la magie de Spirou après tout. Une très agréable lecture, un graphisme excellent, une histoire intéressante avec beaucoup d'humour. Il manque juste un peu d'envergure et de complexité au scénario pour classer cette oeuvre comme étant culte à mes yeux. Avis portant sur Le Tombeau des Champignac : 3/5 Légère déception à la lecture de cet album. J'en attendais sans doute trop. J'attendais beaucoup de Yann dont les scénarios mêlant classicisme revisité et humour caustique avaient su quasiment tous me séduire. J'attendais beaucoup de Tarrin dont l'excellent trait me donnait l'impression d'être le seul à pouvoir redonner l'âme graphique de Franquin à Spirou et Fantasio. Mais au final, je suis partagé. Le dessin est bon, dynamique, très proche de l'aspect visuel des meilleurs Spirou, quelque part entre Franquin et Janry, entre classicisme appliqué et moderne échevelé. Je regrette cependant un peu ses décors souvent légèrement vides, son trait épais qui ressort un peu trop gros dans le grand format des albums de la série, ses couleurs dont les dégradés informatiques ne me plaisent pas. Les personnages sont bons mais les décors me laissent une certaine impression de vide. Je n'ai pas su être plongé dans un univers graphique se suffisant à lui-même pour donner le cadre à l'histoire, ce sont plutôt l'histoire et l'action qui portent le récit et utilisent le dessin comme outil. C'est difficile à exprimer. Ce ne sont pas de réels reproches, plutôt des histoires de goût, mais je m'attendais à quelque chose d'aussi éclatant et appliqué que les planches de Franquin, et le résultat me parait juste bon, pas épatant. Quant au scénario, lui aussi me laisse une impression mitigé. Il m'a plu car il rappelle les grandes heures de Franquin : on y retrouve une aventure façon "les prisonniers du bouddha", avec de nombreuses références à la période de Zorglub, de nombreux champignaciens, le chateau de Champignac, Seccotine, etc. Mais le récit m'a paru assez confus. En fait, il y a deux intrigues qui se jouent en parrallèle : une autour du tombeau des Champignac, l'autre au Népal, et quand on y réfléchit, elles ne devraient strictement pas être liées logiquement et statistiquement parlant. Mais les auteurs choisissent tout de même de les rendre totalement complémentaires, ce qui parait trop artificiel à mes yeux. Et puis il y a cette créature surnaturelle, la Sphinge, qui franchement ne me plait pas. Elle n'ajoute rien d'utile au récit et introduit une franche part de fantastique qui aurait pu être évitée. J'aurais davantage apprécié le récit sans elle, je pense. Cela donne le sentiment que Yann aurait aimé intégrer le Marsupilami à son récit mais, ne pouvant pas, il a créé un substitut. Malgré ces reproches, j'ai bien aimé ma lecture, c'est prenant et divertissant. Il y a moins d'humour que je l'espérais mais certains passages sont amusants. La petite "histoire" entre Spirou et Seccotine est assez particulière. Elle brise un carcan autour du personnage assexué de Spirou mais elle le rend également assez bêta du coup, complètement dominé par un Seccotine au tempérament d'allumeuse assez étonnant pour le personnage. J'apprécie moyennement même si je salue l'audace d'avoir intégré une telle chose dans ce récit. "Mais saperlipopette, saura-t-on jamais ce qu'il s'est vraiment passé dans la grotte ?!" Avis mi-figue mi-raisin donc mais probablement dû au fait que j'attendais beaucoup de ce duo Yann/Tarrin. Le résultat est bon, c'est une bonne BD et une bonne lecture, qui redonne avec plaisir vie au monde de Spirou et Fantasio, mais ce n'est pas l'excellent cru que j'espérais. Avis portant sur Le Journal d'un Ingénu : 4,5/5 Superbe oeuvre que nous offre Emile Bravo ! A la fois hommage, prequel et récit totalement original. Le dessin de Bravo convient parfaitement à Spirou tant son style s'apparente à la fin de l'époque Jijé et aux débuts de Franquin. Le trait est maîtrisé, beau, et la mise en page est efficace. Emile Bravo donne à Spirou un air qui est à la fois celui qu'on lui connait et celui d'un jeune homme pas si éloigné de l'adversaire de Poildur dans les débuts de la série. Le pauvre Spirou serait presque à plaindre quand on le voit, coquard à l'oeil, perplexe devant la réaction complexe de la jolie fille dont il s'est entiché. L'histoire est excellente. Elle nous présente Spirou sous un jour nouveau, le Spirou jeune quand il était vraiment groom à l'Hotel Moustic, quand il avait du mal à joindre les deux bouts, qu'il jouait les arbitres de foot auprès des gamins de rue et qu'il ne connaissait pas encore Fantasio. Le scénario est d'autant plus original et osé qu'il nous place à la veille de la seconde guerre mondiale et aborde le sujet historique et politique de plein fouet, ce qui n'est pas pour désarçonner le jeune ingénu qu'était Spirou à l'époque. Plein d'humour et d'intelligence, le scénario est dense et très plaisant à suivre. On y découvre beaucoup de choses sur les origines de la série, pourquoi Spirou porte toujours son costume de groom alors qu'il est plutôt devenu reporter par la suite, comment Spirou et Fantasio se sont rencontrés, comment Spip est devenu doué d'une conscience, etc. Seul regret, le fait que Fantasio ne soit guère attachant dans cette histoire, à tel point que j'en suis venu à me demander ce qui avait bien pu faire que Spirou et lui deviennent amis par la suite. Ceci dit, imaginer que Fantasio soit le déclencheur de la seconde guerre mondiale est une idée amusante et franchement osée. Mais pour tout le reste, pour le dessin, l'ambiance, l'originalité du récit, son humour et sa densité, cet album est excellent ! Avis portant sur Le Groom Vert-de-gris : 3/5 J'étais un peu inquiet vis-à-vis de cet album, et ce pour plusieurs raisons. La première était que, alors même que j'adore les anciennes oeuvres irrévérencieuses de Yann (notamment Les Innommables), j'ai bien du mal à apprécier pleinement ses scénarios les plus récents, à commencer par "Le Tombeau des Champignac". Je craignais de voir dans cet album un récit artificiel destiné uniquement à la provocation, mettant Spirou et Fantasio dans des situations de collaboration ou de résistance violente vis-à-vis des Nazis qui dénatureraient les personnages. Je craignais également un abus de belgicismes, mais il faut avouer que j'avais parcouru sans le savoir quelques planches de la version Bruxelloise de cet album. Et je craignais enfin une trop grande profusion de clins d'oeil à l'univers de la BD. Finalement, mes craintes n'étaient pas fondées. De toutes ces appréhensions, il reste de nombreuses traces mais elles sont bien moins rédhibitoires que je le redoutais. De la provocation, il y en a : un Spirou qui fait brûler des soldats allemands en parlant de "cornet de fritz", plusieurs relations amoureuses avec embrassades pour Spirou et même passage à l'acte avec une belle allemande pour Fantasio, un Spirou en partie responsable de la défaite de résistants belges et d'un enlisement des alliés, et j'en passe... Des belgicismes, il y en a aussi beaucoup, mais les dialogues restent naturels. Des clins d'oeil, il y en a énormément et les citer tous serait fastidieux. Je craignais qu'ils soient intrusifs, artificiellement amenés et gâchent la fluidité de la lecture. Mais au final, à part deux cases précises (celle de la brocante page 29 où les personnages d'autres BD sont partout et celle où Joe, Zette et le gamin du match de boxe de Spirou jettent une tomate sur Fantasio), je n'ai pas trouvé ces références dérangeantes et j'ai trouvé la majorité assez plaisantes. Et pour finir, le scénario tient bien la route, original même si pas exempt de défauts. Il est surtout joliment mis en valeur par un dessin très agréable. Le trait de Schwartz rappellera immanquablement celui de Chaland. Ce style rétro est très appréciable. Je regrette juste des compositions manquant parfois un peu de finesse et de clarté. S'il fallait faire un reproche à cet album, hélas, ce serait le manque de rythme et la confusion de son intrigue. L'album est dense et j'apprécie ce fait, mais le scénario donne l'impression de partir dans tous les sens, avec des changements de rythme un peu pénibles qui m'ont empêché dy accrocher pour de bon. Plusieurs fois, sur la fin, j'ai cru que l'histoire arrivait à sa conclusion avant d'être relancée puis ralentie de nouveau puis relancée... Même la provocation voulue par Yann n'y a pas la saveur d'une vraie claque donnée à des personnages mythiques. Elle passe presque inaperçue dans la somme d'évènements et de personnages de ce récit. Tant et si bien qu'il reste en mémoire davantage un gros ensemble de saynètes un peu confuses plutôt qu'un scénario mené avec brio de bout en bout. Mon avis est donc mitigé, quoique globalement positif car j'ai passé un moment de lecture pas désagréable.

26/01/2006 (MAJ le 15/05/2009) (modifier)

Tome 1 : Les géants pétrifiés (3,5/5) Un dessin que je ne supporte pas, et une histoire plutôt correcte pour ce premier volet, même si elle aurait mérité un traitement sur un plus grand nombre de pages, afin que le tout passe mieux. Tome 2 : Les marais du temps (2/5) Il y a _énormément_ de facilités dans le scénario. Je le pardonne à une série comme Spirou et Fantasio (parce que c'est souvent le cas, même si je trouve qu'ici, il y en a plus que d'habitude), mais dans l'absolu, ça me gêne quand même. Le tout reste toutefois un peu mou. Peu d'action (et quand il y en a, ben... c'est mou), quelques cases d'humour qui tombent trop souvent comme un cheveu sur la soupe. Niveau dessin : je ne suis pas fan (ce style très vieillot ne me convient pas), mais sur 53 pages on s'y fait. Tome 3 : Le tombeau des Champignac (3,5/5) Ce tome 3 relève le niveau, après le désastreux tome 2. Un dessin plutôt agréable, et une histoire plus dans la veine des anciens Spirou et Fantasio. Par contre chose étonnante depuis le début de cette nouvelle séries de One shot : le nombre de pages a beau être plus important que dans les albums classiques, il en ressort un impression de vide bien plus importante : les histoires sont bien moins denses dans l'absolu, le rythme est bien moins trépidant. Bref, il manque de l'Aventure, avec un grand "A" (je comparerais ça à Indiana Jones et tous ses copies un peu ratées). Tome 4 : Le journal d'un ingénu (4/5) Dans cet album hors norme, on découvre la première rencontre en Spirou et Fantasio, pourquoi Spip a une conscience, pourquoi Spirou est toujours célibataire après des dizaines d'album, pourquoi Spirou portera pendant longtemps son habit de groom. Ces 68 pages sont très denses, le style de dessin fait vieillot et est parfaitement adapté au récit (cela se passe en 1939, juste avant la guerre). Clairement le meilleur volume des "Une aventure de Spirou et Fantasio par...". Tome 5 : Le Groom Vert-de-Gris (2,5/5) Tome lu en plusieurs fois, car je l'ai trouvé un poil laborieux. La narration n'est guère fluide et même plutôt vieillotte, il a semble-t-il plein de références de ci de là mais qui me passent pour la plupart au dessus de la tête (des cases semblent même n'être présente que pour ça, et je n'en saisis pas trop l'intérêt), et cet argot belge à longueur de pages est relativement casse-pied à mes yeux. Bref, je n'accroche pas plus que ça. Le dessin est quand à lui très joli, bien que curieux : ce style à l'ancienne avec des couleurs Photoshop, ça fait bizarre. Je lui préfère la colorisation du One Shot précédent. Dommage, car j'en attendait vraiment beaucoup ! Les deux premiers tomes de cette série me font regretter l'époque "Tome & Janry", où Spirou et Fantasio avaient évolué et se voulaient résolument modernes, avec un humour décapant et des histoires loufoques et trépidantes. Le troisième volet lorgne du côté de l'époqie Franquin, sans arriver à l'égaler, le quatrième lève le voile sur le Spirou que nous connaissons tous mais dont nous ignr(i)ons tout, le cinquième prend la suite directe du quatrième pendant la 2nde guerre mondiale mais trop de références tuent un peu l'histoire. Les tomes sont de qualité vraiment inégale (bien plus que dans la série de base), mais les fans de la série devraient tout de même pouvoir y trouver en partie leur compte, selon les volumes.

14/04/2007 (MAJ le 15/05/2009) (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Une série de One-shots, dont chacun mérite sa propre critique, tant ils se différencient les uns des autres. Tome 1 : une histoire très moderne de Spirou et Fantasio, qui ne rend pas vraiment hommage à la série mère, mais qui aurait bien pu s’intégrer dans la collection. Je trouve, en effet, le scénario développé par Vehlmann très proche des derniers épisodes de la saga. J’ai donc été déçu par cette lecture, car ce n’est pas ce que j’attendais de la collection. Le dessin de Yoann est lui aussi moderne mais ne sort pas vraiment du lot. (2/5) Tome 2 : à nouveau, l’auteur (Franck Le Gall, dans le cas présent) commet l’erreur de créer une histoire, certes originale et respectueuse de l’esprit de la série, mais qui n’apporte pas vraiment d’éléments neufs. Le graphisme de l’artiste m’aura, par contre, fort séduit, et je suis heureux d’avoir acquis l’album dans la version agrémentée d’Ex Libris. Cet album se laisse lire sans déplaisir mais manque de références et de clins d’œil pour totalement me satisfaire. (2,5/5) Tome 3 : pour la première fois, le scénario proposé m’a intéressé. En effet, la référence à la dynastie des Champignac était à mes yeux une bonne idée et aura aiguisé ma curiosité. Le dessin de Tarrin reste un peu en deçà de mes espérances, mais l’album est agréable à lire et multiplie les clins d’œil de bon aloi (la fameuse Zorglonde refait une agréable apparition, par exemple, tout comme le X2). Un bon album. (3/5) Tome 4 : Attention, chef d’œuvre ! En effet, Emile Bravo parvient à créer un album à la fois extrêmement respectueux de l’esprit originel de la série (tout en le modernisant) et offrant certains éclaircissements sur les personnages principaux de la série. On y apprend donc (entre autres) pourquoi Spirou aura tant de mal à se séparer de sa ridicule tenue de groom, ou encore comment Spip se retrouve doté d’une conscience. Le style graphique utilisé par l’artiste se veut respectueux de la glorieuse époque des débuts du héros, mais la narration (que je qualifierai d’actuelle) évite les lourdeurs d’alors. L’ensemble est prenant, amusant, visuellement abouti et enrichit le mythe. C’est un magnifique hommage et une réussite à tous points de vue. (4,5/5) Tome 5 : A nouveau, Yann se retrouve au scénario. Je ne peux m’empêcher de trouver ce tome opportuniste, car l’époque choisie suit chronologiquement celle du tome précédent, qui pour la première fois avait réussi à convaincre un large public. Les clins d’yeux (d’yeux au pluriel, car ils sont tellement nombreux qu’il faut plus d’un œil pour cligner autant !) sont très amusants à repérer et rendent hommage à toute la bande dessinée belge de l’époque (de Bob et Bobette à Blondin et Cirage, en passant par Quick et Flupke et tant d’autres). Malheureusement, le scénario est très décousu et je me suis plus d’une fois égaré dans ma lecture, plus à la recherche d’une amusante référence qu’attentif au développement de l’intrigue. Le dessin, en ligne claire, est d’une belle qualité et permet l’intégration des multiples personnages annexes (issus d’autres séries et donc parfois d’un autre style graphique) sans dénaturer l’ensemble. Un album plus agréable à regarder qu’à lire. (3/5)

15/05/2009 (modifier)

Spirou, le journal d’un ingénu Emile Bravo nous propose une histoire ancrée dans le contexte politique et historique de l’Europe de 39, une tractation secrète entre Polonais et Allemands ayant pour cadre l’hôtel Moustic, dans lequel travaille Spirou. Un Spirou à la fois roublard et naïf, peu au fait de la géopolitique et maladroit avec les femmes, ce qui nous vaut des dialogues plein de doubles sens absolument délectables de la part de la blondinette. A signaler d’ailleurs qu’il faut attendre la page 34 pour que Spirou réalise enfin qu’il ne connaît toujours pas son nom ! Le scénario est bon, excellent même, il nous propose sa vision de la rencontre entre Spirou et Fantasio. A ce stade de mon avis, je me dois d’avouer que je ne suis pas familière de la série « mère » n’en ayant encore lu aucun titre, et je dois dire que pour le moment, je ne trouve pas Fantasio particulièrement sympathique, au contraire, même. Bravo a t’il été fidèle au personnage créé par Franquin ? Par ailleurs, l’album est parcouru de clins d’oeils –plutôt appuyés quand même- à Tintin, j’aurais même tendance à le voir comme un hommage plein de tendresse à Hergé. L’attrait de ce one-shot, réside aussi dans ses dialogues, vraiment excellents, et le soin qu’a pris l’auteur dans l’élaboration de ses personnages secondaires. Tout sonne juste, tout est très vivant, on ne s’ennuie pas un instant. Si l’on ajoute à cela un dessin dynamique, très classique (ligne claire ?) sans être ringard, mettant l’accent sur les expressions faciales des personnages tout en soignant les décors, et une mise en couleurs impeccable, il ne reste plus qu’à s’exclamer : Bravo, Emile ! :: (Hé oui, j’ai osé :8 )

16/06/2008 (modifier)