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Couverture de la série Les Enquêtes d'Andrew Barrymore
Les Enquêtes d'Andrew Barrymore

J'ai trouvé très plaisante la lecture de ces trois albums. Une narration fluide, un dessin moderne et agréable, on a là une série qui mélange les genre, ou plutôt brouille les pistes (pour rester dans le domaine de l'enquête policière) et qui le fait très bien. C'est classé en western, et ça en a pas mal de traits, effectivement, mais ça aurait tout aussi bien pu être classé en polar, voire (ça aurait été mon choix) en inclassable. Car si on trouve bien quelques poncifs du western (l'intrigue se déroule essentiellement dans une petite ville champignon du Far West, on a aussi le riche constructeur de ligne de chemin de fer), ces aspects ne sont en fait là que comme décor (d'ailleurs le dernier tome se déroule quasi exclusivement à la Nouvelle-Orléans. Pour faire simple, on pourrait presque dire que les deux premiers tomes sont des enquêtes, des énigmes policières (très proche du whodunit, d'une sorte de polar anglais à la Hercule Poirot) dans un cadre western, tandis que le dernier est une sorte d'éclairage sur l'histoire et la personnalité du héros, Andrew, déguisé en enquête policière. Rien n'est jamais tranché donc, mais la lecture est toujours agréable (même si j'ai un chouia moins accroché au dernier pour l'intrigue, son principal intérêt étant d'en savoir plus sur Barrymore). Les amateurs purs et durs du western risquent de sortir frustrés de cette lecture s'il n'attendent que du classique. Mais si l'on fait fi des carcans et autres rayons de catalogue, on peut prendre plaisir à lire ces trois albums, où rien n'est ce qu'il parait, où rien n'est extraordinaire, mais où l'ordinaire est suffisamment bien mis en avant que les quatre étoiles me paraissent justifiées. Pour finir, si chaque tome développe une histoire indépendante, il vaut mieux tous les lire et dans l'ordre, pour mieux comprendre certaines chose, les liens qui unissent les personnages, on perdrait à ne lire qu'un album, ou à les lire tous, mais dans le désordre. Note réelle 3,5/5.

02/05/2023 (modifier)
Par grogro
Note: 4/5
Couverture de la série Carletti - Un voyageur moderne
Carletti - Un voyageur moderne

Comme Canarde, c'est le dessin qui m'a attiré, celui de la couverture. Et puis quand j'ai vu qu'il s'agissait d'une adaptation du Voyage autour du Monde de Francesco Carletti que j'avais lu pendant le confinement, j'ai sauté à pieds joints. Oui, le dessin m'a beaucoup plu, ainsi que les couleurs qu'on pourra effectivement trouver ternes mais dont j'ai apprécié le charme suranné, contribuant à imprimer une ambiance prégnante. Les scènes de nuit sont particulièrement réussies. De manière générale, les paysages sont jolis ; on est presque dans la gravure. De plus, la reconstitution me parait réussie. Mac Arthur a raison : les costumes sont classes, mais également les constructions et les vaisseaux (caraques et autres indiamen). Tout y est parfaitement décrit graphiquement. Il faut dire que la base était solide. Carletti a en effet très bien documenté son voyage. Quelques années après son retour, et malgré la perte de l'intégralité de ses notes, il a rédigé ses "raisonnements" à l'aune de souvenirs encore vivaces. Le résultat, j'ai eu l'opportunité de le lire pendant le confinement. Les éditions Chandeigne ont en effet eu la bonne idée de rééditer ce récit de première main de ce qui fut très probablement la première circumnavigation commerciale autour du Globe effectuée par un particulier en utilisant les moyens de transports locaux. En outre, sa relation constitue l'un des premiers exemples de mondialisation de l'économie. C'est dire l'importance de ce voyage. J'ai pris un pied formidable à lire ce texte, et j'en garde un souvenir encore assez frais. La transposition d'Albertini en BD est très fidèle. On retrouve les multitudes de descriptions de Carletti, que ce soit les paysages, les lieux, les fruits, les animaux, les mœurs, et les femmes (ha ! Ces italiens !....). Collant au plus près du texte dont il site d'ailleurs de larges passages, Albertini passe allégrement sur les traversées maritimes que Carletti lui-même, n'étant pas marin de métier, ne prit pas la peine d'évoquer, trouvant ceux-ci d'un ennui profond, pour se consacrer exclusivement aux séjours terrestres. Tout semble y être si j'en juge d'après mes souvenirs, jusqu'au prix des diverses marchandises et des modalités d'échange. Comme le texte original, la BD retranscrit fidèlement une époque et des pratiques (y compris au niveau graphique), ce qui plonge totalement le lecteur dans l'ambiance. J'émettrais simplement quelques réserves au sujet de son point de vue sur l'esclavage. En effet, Albertini fait de Carletti un humaniste révulsé par cet abominable commerce, allant jusqu'à payer de ses deniers la liberté de certains d'entre eux. Certes, Carletti a bien quelques mots contre la traite, et le souvenir d'avoir donné dans cette triste économie semble peser sur sa conscience, mais cela ne l'empêche nullement de considérer la chose sous l'aspect pécunier le reste du temps. On peut du coup douter de la sincérité de ses sentiments car de son propre aveu, il abandonnera ce commerce pour des raisons essentiellement économiques, parce que ce dernier n'est pas rentable. Albertini cherche-t-il consciemment ou non, à adoucir la "responsabilité" de son compatriote ? Bon, je le reconnais, il y a là une question d'interprétation autant qu'un sujet de débat. Mais le doute est là, indécrottable... Sans ce détail qu'on pourrait presque voir comme une tentative de révisionnisme (et qui m'empêche de mettre 4/5), et à condition de passer sur le visage de Carletti lui-même, souvent montré avec ce regard ébahi et naïf qui finit par devenir agaçant (faut dire à la décharge d'Albertini que Carletti a 18 ans quand il entame son voyage), cette BD est fortement recommandable pour qui aime les récits historiques au long cours. Le texte est respecté quasiment à la lettre (sauf en ce qui concerne la manière dont Carletti considère la traite). Mais pour les autres également... Finalement, le seul regret valable reste peut-être un manque d'émerveillement. Tout cela, ce voyage, la découverte de nouveautés culinaires, végétales, animales, culturelles... nous est finalement rapporté de manière un peu clinique, avec ce Carletti au regard halluciné... Mais bon, après mure réflexion, je trouve un peu ingrat de ma part de jeter un jugement aussi rigide sur les intentions d'Albertini. D'une part, ça contredit le troisième accord toltèque (Ne fais pas de supposition), et d'autre part, tout est affaire d'interprétation, et faut reconnaitre que sur cette affaire, vieille de près de 500 ans, faut faire la part des choses. Du coup, je relève ma note.

02/05/2023 (modifier)
Couverture de la série Chambre Obscure
Chambre Obscure

J'ai beaucoup apprécié la lecture de ce diptyque policier façon Arsène Lupin. L'énigme est classique et reprend les codes de la littérature du début du siècle précédent. J'ai surtout aimé la narration avec un style et un vocabulaire qui rend bien l'ambiance feutrée de cette famille du demi monde. Le scénario est vif avec une bonne dose d'humour dans les dialogues duels entre la tante Alma et l'inspecteur Leblanc. Le graphisme de Cyril Bonin traduit bien l'élégance physique et intellectuelle d'Alma, Séraphine et Leblanc. Je me suis régalé du trait et de l'expressivité des personnages. La fin ouverte en forme de happy end ne dénature pas l'ambiance du récit qui m'a fait penser autant à une opérette qu'à un policier. Une lecture très plaisante et distrayante.

02/05/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Plastok
Plastok

Si sur le fond, l'intrigue de cette série est une aventure de fantasy très classique, la transposer dans un univers d'insectes est une excellente idée. Cela se passe dans un futur où l'homme a disparu et où les insectes se sont organisés en société, en exploitant avidement les restes de la civilisation humaine, en particulier le plastique qu'ils fondent pour produire leurs propres objets, et en vouant un culte aux dieux Humains qui leur ont légué ces bienfaits. Suivant les précepts humains, ils ont rejeté les insectes nuisibles ou les exploitent comme des esclaves, tandis que de belles civilisations se sont formées pour les fourmis, les abeilles et autres coccinelles plus nobles. Le héros est un pauvre puceron accusé de l'assassinat de la grande prétresse qu'il servait avec dévotion. L'ancienne disciple avide de pouvoir qui va la remplacer veut absolument connaitre les mystérieuses dernières paroles que sa maîtresse a transmises au puceron en mourant. Notre héros va alors devoir s'évader de prison avec l'aide d'une dangereuse mais sympathique mante-religieuse. J'ai beaucoup aimé cet univers de fantasy insectoïde et son rapport à la civilisation humaine disparue. La structure de leur société est intéressante, avec des classes par races qui gardent leurs caractéristiques naturelles. Les personnages sont sympas, avec une mention pour la mante religieuse meurtrière et immature. Et l'intrigue, bien que simple, est prenante et bien rythmée. J'ai très envie de lire la suite.

01/05/2023 (modifier)
Couverture de la série Europa
Europa

C'est situé dans un univers proche de Centaurus, mais ça peut se lire indépendamment. On est reparti pour un cycle d'aventure stellaire avec mystères, rebondissements, bestioles monstrueuses, étranges créatures, équipage à antagonismes, expédition à risques et cliffhangers en fin d'album. C'est du "emballé c'est pesé" à la Léo-Rodolphe, on connait leur formule qui réutilise pratiquement toujours la même substance, les mêmes thématiques et les mêmes clichés. Malgré tout ça, ces 2 premiers albums m'ont emballé, ouais bien sûr j'ai souvent dit que la SF dans l'espace, ça me gonflait, mais là, cette lune de Jupiter est un décor un peu terrestre, et les relations entre les personnages, la mission, les trucs bizarres, le côté inquiétant... tout ceci participe à un ensemble qui m'a vraiment captivé, je ne ressens pas l'ennui comme dans d'autres Bd spatiales telles que Universal War One, les cycles sur l'Incal, Les Technopères ou les séries d'Antiquité galactique... c'est donc une SF qui me plait, à ma grande surprise d'ailleurs. Mais de toute façon, j'ai toujours apprécié les Bd de Léo, j'y retrouve ici tout ce qui a été vu ailleurs. J'ai donc marché dans cette aventure. L'ennui, c'est que l'intrigue n'avance pas vite, les auteurs prennent leur temps, les révélations vues dans ces 2 albums ne sont pas encore exploitées, je pense que Léo et Rodolphe font trainer leur narration pour que ça rentre dans le moule d'un cycle de 5 albums comme ils en ont l'habitude. Jusqu'ici, on est face à des phénomènes bizarres, des questions, des indices étranges, troublants, dont certains sont repiqués dans des films comme Event Horizon (film que je déteste et que j'ai trouvé bêtement grandiloquent) ou Alien Covenant ; le coup du sang humain sur les murs, c'est pas nouveau, c'est souvent vu dans des films de SF américains. Le fait aussi qu'on ne sait pas ce qui est arrivé aux précédents équipages, c'est pareil, c'est vu dans de nombreux films. Plusieurs pistes sont lancées dont on ne sait pas trop encore les liens avec l'intrigue principale (le Vatican, quel est son but ? le journaliste français qui enquête, les 2 barbus en Pennsylvannie qui posent une bombe chez un producteur de TV, la mort du prêtre soi-disant homosexuel... tout ceci va sans doute se ramifier plus tard). Autre atout que j'apprécie : le dessin de Janjetov ; certes, ça fait un peu aseptisé, froid et pas toujours expressif, comme dans Les Technopères, mais pour une Bd de science-fiction, après tout ça ne me dérange pas, j'aime cet aspect lisse et propre, les décors interstellaires ou insolites sont soignés et crédibles, et ces têtes d'acteurs sont un petit plus rigolo ; on y reconnait Peter Graves, Lee J. Cobb et de faux airs de Mitchum pour le commandant. Au final, pour l'instant, c'est une Bd que je trouve intéressante malgré ses clichés et ses automatismes, c'est très accrocheur, on voit que le duo Léo-Rodolphe est bien rôdé, ils savent y faire en produisant une bonne Bd de détente qui surfe sur un concept proche d'Alien, c'est de la saga horrifique dans l'espace, donc j'en redemande, j'y reviendrai à la fin du cycle en espérant ne pas être déçu.

01/05/2023 (modifier)
Couverture de la série Océan Express
Océan Express

Cette bande dessinée est une franche réussite. J'avais beaucoup apprécié dans le passé Une affaire de caractères et ici je suis également complétement conquis. L'exercice de style et la lecture qui en découle est ultra jouissif. Partant d'un postulat assez classique, deux personnes s'échangent leur bagages respectifs à l'insu de leur plein gré au prémice d'un week-end sur le quai d'une gare. Le parti pris de l'auteur, narration en miroir pour suivre les pérégrinations des deux protagonistes est juste magique tant leur déambulations et chassé-croisé vous captivent. Finiront-ils par physiquement se rencontrer ? Souvent dans ce type de bd, la forme peut avoir raison du fond mais ici pas du tout, l'histoire est très prenante et la narration juste parfaite. Cet album se lit d'une traite. C'est très bien illustré dans la veine ligne claire. Même sur ce plan là, rien à redire. Cet album frôle la perfection.

30/04/2023 (modifier)
Par karibou79
Note: 4/5
Couverture de la série Lune de guerre
Lune de guerre

Un mix entre le film Festen et les comédies noires du cinéma français des années 60-70. Un duo Hermann-Van Hamme attendu de beaucoup, ça laissait présager du bon et c'est bien le cas. Une belle montée en tension à partir d'une anedocte cocasse (une annulation suite à cause d'une entrée bof-bof et une stupide question de fiertés) qui part dans la bétise la plus profonde mais qui embarque tous les protagonistes dans une spirale de violence qui ne semble avoir aucune issue. La présentation des personnages en préambule fait penser que nous allons assister à une pièce de théâtre et ça a fait mouche pour moi. Et le gros avantage, ça m'a permis de mieux les cerner car Herrmann a tendance à croquer la même tronche de boxeur à plusieurs protagonistes. J'ai pris un énorme plaisir à suivre l'action et le destins de chaque personnage même s'il y a malheureusement beaucoup de spoilers dans le préambule.

30/04/2023 (modifier)
Par karibou79
Note: 4/5
Couverture de la série Alpha... directions / Beta... civilisations/Gamma... visions
Alpha... directions / Beta... civilisations/Gamma... visions

Comme le louent beaucoup d'autres contributeurs, il faut saluer le travail de fourmi de l'auteur qui a rassemblé des milliers d'iconogrpahies encyclopédiques ou pop. Tout est original: les couleurs uniformes des pages, le format des ouvrages, hauts mais peu larges, les textes glissés entre les cases... vraiment, c'est unique, rien que pour ça ils méritent l'achat. On peut décider d'apprendre plein de nouvelles choses ou simplement contempler ces assemblages disparates mais parfaitement agencés. Certains peuvent ressentir légitimement de la pédanterie, les postfaces viennent atténuer ce sentiment. Des 2 tomes actuellement parus, Beta m'a le plus impressioné, je me réjouis donc de savoir que civilisations connaîtra une suite.

30/04/2023 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Marée Blanche
Marée Blanche

4 marins reviennent de leur virée en mer avec une cargaison inattendue : 40 kilos de cocaïne. Une opportunité ? Après réflexion c'est avec cette idée qu'ils regagnent la terre pensant devenir riches incessamment sous peu. Sauf que ça ne va pas se passer comme prévu, et que ça va déraper petit à petit, pour finir dans un merdier pas possible. L'idée n'est pas forcément la plus originale, mais ça fonctionne terriblement bien. Nos marins sont des bons gars, pas des truands. Ils sont joviaux, souriants et insouciants. Chacun va essayer d'exploiter ce butin providentiel, certains vont le cacher, d'autres vont parler. Les liens et les relations entre les personnages fonctionne bien. Petit à petit les rebondissements s'installent. D'abord mineurs, une imprudence par ci, un désaccord par là. Puis plus importants, il va y avoir un peu de grabuge. Puis un peu plus. Puis beaucoup plus. Cette escalade dans les problèmes monte crescendo et c'est là tout le sel de cette histoire. Pour ne rien gâcher, le dessin est plaisant et efficace. Le trait est précis et lisible. Les personnages sont soignés, ont les différencie aisément malgré leur nombre. Les décors et les couleurs nous plonge juste ce qu'il faut dans l'ambiance. C'est relativement immersif, et ça contribue au plaisir de lecture. Au final, un album très bien réalisé, tout en maitrise. Récit pas prise de tête, bouclé en un tome pour une lecture qui divertira les amateurs du genre.

30/04/2023 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5
Couverture de la série Pénis de table
Pénis de table

Il faut reconnaître à cette bande dessinée l’originalité de la démarche. Réunir 7 mecs, dont un « maître de cérémonie », également co-initiateur du projet, Charlie, pour les conduire à témoigner de leurs pratiques sexuelles les plus intimes (du moins ce qu’ils veulent bien en dire, mais on suppose que cela faisait partie du deal de la jouer « pénis sur table »). Chacun des six chapitres aborde un thème différent, de l’orgasme à la masturbation, en passant par l’orientation sexuelle. Le pari est réussi, et ces confessions vont parfois assez loin, entre les fantasmes de « bukkake » de Christophe et les aveux de Stéphane mêlant fanfaronnades (1800 partenaires au compteur !) et vulnérabilité. Si ce dernier dit avoir tout essayé, il reconnaît que désormais il n’y a plus « grand-chose qui [le fasse] vraiment bander ». Charlie sait cadrer sa « team » en évitant de tomber dans le graveleux et en adoptant une approche moderne de la sexualité, sans jugement, et en redéfinissant certains termes, par exemple : on n’est pas libertin ou polygame, mais « poly-amoureux », et on reste « fidèle mais à plusieurs personnes », une pratique, précise-t-il, évidemment non réservée aux hommes. Le sérieux apparent du projet, basé sur des études sociologiques et scientifiques, n’empêche pas l’humour et la légèreté. Les gars semblent avoir tout de même pris leur pied à en juger par les fou-rires qui émaillent les discussions, loin des connivences relevant d’un non-dit inhérent au patriarcat le plus détestable. Bénéficiant d’une mise en page dynamique, le dessin stylisé de Cookie Kalkair, dans la lignée de Dupuy & Berberian, est agrémenté d’une palette de couleurs en à-plats, avec une sélection de trois tonalités différentes pour chaque chapitre. Tout cela confère une tournure élégante à l’objet. Bien sûr, l’ouvrage n’a pas vocation à dresser un panorama exhaustif des mœurs sexuelles du mâle occidental contemporain, chaque expérience étant unique et différente. Mais il permet au moins de lever certains tabous très ancrés par des siècles de puritanisme auquel le facteur religieux n’est pas étranger, et permettra peut-être d’envisager les rapports conjugaux et sexuels de façon plus saine, sans qu’ils ne soient obérés par une culpabilité injustifiée et étouffante. En cela, « ¨Pénis de table » constitue une lecture à la fois intelligente, ludique et amusante, où voyeurisme et perversité n’ont pas leur place.

29/04/2023 (modifier)