Sinope

La plus grande bataille navale russo-turque !
1816 - 1871 : De la chute du Premier Empire à la Commune La Guerre de Crimée Vieux gréements
Avec la fin du XVIIIe siècle, les fondations de l’Empire Ottoman avaient tremblé, annonçant son lent déclin. Au siècle suivant, la Sublime Porte n’est plus que l’ombre d’elle-même, un empire sous influence, pris en étau entre une Russie, artisan d’une politique expansionniste sans concession, un Royaume-Uni qui craint pour la stabilité dans son empire colonial et une France qui est devenue une république. Mais dans le jeu trouble des relations diplomatiques, chacun tente de duper l’autre sans prendre conscience que le chemin parfois emprunté conduit irrémédiablement au conflit armé. On commence par se disputer pour des futilités administratives avant d’envoyer des vaisseaux de guerre. Le 26 septembre 1853, poussez par les partis bellicistes et craignant un soulèvement populaire, Abdül Medjid 1er, 31ème sultan ottoman déclare la guerre à la Russie. Deux mois plus tard, les forces navales russes en Mère Noire se présentent devant le port de Sinope. Nous sommes le 30 novembre 1853 et une escadre ottomane y mouillent paisiblement ses ancres.
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Date de parution | 16 Avril 2025 |
Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis


Cette collection des Grandes Batailles navales commence à être bien fournie. Et du coup, au bout d’un moment, Delitte doit bien aller chercher des batailles sans doute moins importantes, les principales ayant déjà été traitées. Mais c’est aussi l’occasion de découvrir des batailles très peu connues, comme c’est le cas avec celle-ci, que je ne connaissais pas du tout. Elle prend place comme une introduction à la guerre de Crimée, avant que la France et l’Angleterre n’interviennent directement contre la Russie. On ne voit ici ces puissances qu’au travers de leurs conseillers militaires/observateurs, dont le rôle est ici essentiellement narratif : par leur bouche sont présentés défauts et handicaps de la marine et de l’armée ottomanes (de toute façon l’issue de la bataille nous est donnée dès la première page, le reste étant une sorte de flash-back). La bataille en elle-même a ressemblé à un tir aux pigeons, les navires russes coulant une escadre ottomane en rade en très peu de temps. L’essentiel de l’album tient donc dans la préparation de ce désastre, la mise en place du contexte et des personnages principaux. Ça se laisse lire, sans être très emballant non plus. Aucun personnage charismatique, et une action faible, jusqu’au dernier tiers de l’album, Delitte étirant trop certains passages peu importants (comme ceux autour des officiers russes, chassés d’une forteresse, puis finalement embarqué sur leur flotte). Le dessin de Sandro fait le travail. Quelques menus défauts de proportions, mais il accompagne bien sinon le texte de Delitte. Comme à l’habitude, un petit dossier historique complète la lecture et situe assez bien le contexte (la principale importance de cette bataille vient du fait que c'est la dernière à opposer deux marines à voiles). Mais en le lisant, on s’aperçoit que plusieurs dialogues et commentaires du récit reprennent mot pour mot le texte de certains passages du dossier. J’avais déjà remarqué ça sur d’autres albums de la collection… Note réelle 2,5/5.
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