C’est une série qui avance lentement certes, mais, en tant qu'amateur de Swolf, je me passionne plus pour le dessin que pour le scénario. En outre ce troisième volume a le précieux avantage, comme les deux précédents, de posséder une version noir et blanc qui suffit à mon bonheur de lecteur.
On retrouve certains thèmes déjà traité en bande dessinée (mais en plus édulcoré chez les autres auteurs), comme les sentiments ambigus de Tristan, héritier déchu d'un domaine, avec la future châtelaine (Ombeline) et la fille du chef des brigands ("la brunette"). Cela n'est pas sans rappeler un épisode de Les aigles décapitées (l'hérétique) de Kraehn.
C'est vrai que le rythme du scénario est toujours le même d'un épisode à l'autre (poursuite, combat, la scène de cul, la préparation de l'avènement des forces du mal) mais ce moyen âge violent, rude, sanglant est magnifiquement dessiné par Swolf, à qui je pardonne les faiblesses scénaristiques. En plus deux personnages vont prendre de leur importance ici (tome 3): le mystérieux Eol et le moine, (force du mal contre force du bien)
Surtout n'oubliez pas la version noir et blanc de cette série qui mérite vraiment le détour.
J'aime beaucoup les adaptations de Nestor Burma que Tardi a faites. L'ambiance du Paris des années 40-50 est très bien rendue par un magnifique dessin et un très bon travail de reconstitution.
Les deux premiers albums 120 Rue de la Gare et Brouillard au pont de Tolbiac sont mes préférés. Par la suite, j'aime bien Casse-Pipe à la Nation et un peu moins les suivants. Le dernier la nuit de Saint-Germain-des-Prés dessiné par Moynot m'a même déçu. Pourtant on ne voit pas de grandes différences avec le dessin de Tardi, mais c'est plus le scénario qui ne m'a pas plu.
Je conseille cependant fortement de découvrir ces histoires car Tardi en sort de magnifiques adaptations. Nestor Burma, désabusé et cynique colle parfaitement aux personnages que Tardi a l'habitude de dessiner. C'est aussi un autre moyen de découvrir l'oeuvre de Léo Malet, un des grands noms du roman policier français.
Lucie est une fillette qui vient avec ses parents d'être victime d'un attentat. Seule Lucie a été retrouvée bizarrement sans dommages sous les décombres et est plongée dans une sorte de coma dans lequel elle semble revivre les derniers évènements tout en parlant Russe, langue qui ne doit pas lui être familière. Pour tenter de comprendre ce qui vient de se produire, Emma (pédopsychiatre) tente de persuader Sacha (télépathe) de la rejoindre afin de l'aider...
Un premier tome réussi et agréable à lire qui sert à poser l'histoire sans toutefois laisser entrevoir le déroulement de la suite. Le scénario est bien construit, les dessins (auxquels je trouve un petit côté manga) sont impeccables et cet univers est intriguant.
J'attends donc la suite avec intérêt avant de confirmer ou réviser mes impressions et ma note.
Dans le tome 2, certains éléments nécessaires à la compréhension de l'histoire se mettent en place et sa lecture laisse vraiment présager une histoire interressante. Même si la notation est encore assez subjective, c'est pour moi et pour l'instant une des 2 meilleures séries de la collection avec 'aprés la guerre'.
Suite à la sortie du 3ème épisode, mon avis sur cette serie reste inchangé. L'histoire reste trés complexe et passionante. Je vais donc continuer à suivre dés la parution du 2ème tome du nouveau format cartonné.
Une histoire d'une rare intelligence parue chez Paquet dans la collection Blandice. Une oeuvre rare inclassable réflexion sur la vie et le mort, que la bande dessinée ne nous livre pas souvent. Seule reproche peut-être un peu trop proche de l'autre BD de Dilliès, Betty Blues.
A part ça, rien à redire, un album d'une grande qualité que je conseille de découvrir à ceux qui ne connaîtraient pas.
Un très joli diptyque, à mi-chemin entre l'enquête policière et le western moderne. On est de suite immergé dans l'ambiance des tribus amérindiennes, avec de nombreux clins d'oeil au passé torturé de ce peuple, aux croyances et rites anciens, etc. L'enquête policière tient aussi tout à fait la route avec un policier navajo taciturne et philosophe, pisteur à ses heures, comme dans un bon western, des personnages secondaires très bien exploités, un dénouement surprenant, que je qualifierais d'intéressant.
Côté dessin, quelques erreurs de proportions m'ont un peu surpris, mais dans l'ensemble, le graphisme colle très bien à l'ambiance générale.
Vraiment une très bonne adaptation, qui m'a tout de suite donné envie de lire un roman de Tony Hillerman.
Je continue dans les classiques du journal Spirou, voilà une de ses séries les plus connues.
A la base, cette BD peut sembler destinée au jeune public. Mais à mon avis, il y a un double sens qui est présent dans la plupart des albums de la période Peyo (je ne parle pas des derniers et de ceux qui ont été faits après sa mort) que ne peut pas cerner le jeune public.
De nombreux albums comme le Schtroumpfissime, le Cosmoschtroumpf ou Schtroupmf vert et vert schtroumpf (qui évoque la querelle Wallons-Flamands) sont excellents. Mais à partir de la Soupe aux schtroumpfs, les histoires baissent constamment en qualité.
Je pense que cette série est très bien mais reste inférieure à Johan et Pirlouit qui constitue (à mon avis) le chef d'oeuvre de Peyo.
"Le bal des chimères", c'est d'abord un dessin, un dessin magnifique en couleurs directes de Fabien Lacaf. C'est aussi, une histoire d'amour contrariée, une histoire sur fond de vie militaire où jalousie et orgueil font mauvais ménage.
"Le bal des chimères", c'est surtout la vie de garnison d'avant 1914, au fin fond des Hautes Alpes, sous un climat froid où les passions pour Anaïs s'avèrent toujours tragiques.
Par rapport au premier volume (que j'avais beaucoup aimé), l'apparition, dans le second opus (qui clôt l'aventure) du Colonel Laroque, personnage haut en couleur digne des Lyautet, Pétain (celui d'avant 40), et Gamellin, fait basculer l'histoire vers une enquête policière qu'augurait la dernière page du premier volume.
Il ne va pas sans dire que les relations entre Anaïs et ce vieux colonel me font songer au formidable film de Tavernier "la vie et rien d'autre" avec Phillippe Noiret et Sabine Azema .
Quelques maladresses de mise en page à signaler tout de même, -d'ailleurs on en retrouve dans les 2 opus-, comme aux pages 4 et 5, qui ne forment en réalité qu'une seule et unique planche.
Un superbe diptyque qu'il ne faut pas rater.
Une très belle série empreinte d'une réelle poésie. Fred se joue des planches avec une certaine désinvolture. Il les déconstruit, les arrange à sa convenance.
Le thème est original : l'exploration des lettres de l'océan Atlantique.
Cela ne fait que confirmer la réelle impression de joie que l'on a en lisant cette BD. Les personnages Philémon, Monsieur Barthélemy sont très chaleureux. Ils croisent sans arrêt au cours de leurs pérégrinations des personnes ou des objets qui sont très étranges.
Aujourd'hui un peu oubliée par la jeune génération, il serait dommage de passer à côté d'une telle oeuvre.
Il faut se replonger dans cet univers si particulier, plein de magie, de portes qui s'ouvrent sur des îles imaginaires.
Je ne mets pas cinq étoiles car je ne suis pas un grand fan du dessin et surtout des couleurs.
Je conseille cependant vivement l'achat de toute la série.
J'ai plutôt bien aimé ces deux albums. Le dessin de Duhamel est très dynamique. La période de la guerre de sécession est aussi quelque chose que j'apprécie.
On peut dire que cette série est bien meilleure que les derniers Tuniques bleues qui couvre la même période.
Le seul défaut vient peut-être de la profusion de personnages qui rend l'histoire difficile à suivre.
Dans l'ensemble, je conseille l'achat de ce diptyque.
L'intrigue de la série m'a bien plu, la période d'avant-guerre française est bien restituée, avec ces grandes familles encore bien présentes et toutes imbues de leur supériorité. Les luttes de 1934 et 1936, périodes importantes de notre histoire puisqu'elles nous ont indirectement placés dans le camp des vainqueurs de la seconde guerre mondiale (que se serait-il passé si le fascisme avait réussi à prendre le pouvoir en 34, aurions-nous été les alliés d'Hitler ?) sont très bien évoquées. Et les deux histoires d'amour qui se développent en parallèle permettent de construire une intrigue intéressante.
La qualité du dessin est, ma foi, le bat qui blesse un peu. Elle est assez inégale, rendant difficile l'identification des personnages (c'est à ce point) surtout dans le quatrième tome.
Et le scénario est vraiment manichéen, ce qui nous donne une fin inattendue et pas forcément souhaitée.
PS : Merci aux conseils nombreux précédant la rubrique (NDW : les règles de postages). C'est vrai que la BD, art mineur de la littérature, peut gagner énormément avec des chroniques bien écrites.
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Légende
C’est une série qui avance lentement certes, mais, en tant qu'amateur de Swolf, je me passionne plus pour le dessin que pour le scénario. En outre ce troisième volume a le précieux avantage, comme les deux précédents, de posséder une version noir et blanc qui suffit à mon bonheur de lecteur. On retrouve certains thèmes déjà traité en bande dessinée (mais en plus édulcoré chez les autres auteurs), comme les sentiments ambigus de Tristan, héritier déchu d'un domaine, avec la future châtelaine (Ombeline) et la fille du chef des brigands ("la brunette"). Cela n'est pas sans rappeler un épisode de Les aigles décapitées (l'hérétique) de Kraehn. C'est vrai que le rythme du scénario est toujours le même d'un épisode à l'autre (poursuite, combat, la scène de cul, la préparation de l'avènement des forces du mal) mais ce moyen âge violent, rude, sanglant est magnifiquement dessiné par Swolf, à qui je pardonne les faiblesses scénaristiques. En plus deux personnages vont prendre de leur importance ici (tome 3): le mystérieux Eol et le moine, (force du mal contre force du bien) Surtout n'oubliez pas la version noir et blanc de cette série qui mérite vraiment le détour.
Nestor Burma
J'aime beaucoup les adaptations de Nestor Burma que Tardi a faites. L'ambiance du Paris des années 40-50 est très bien rendue par un magnifique dessin et un très bon travail de reconstitution. Les deux premiers albums 120 Rue de la Gare et Brouillard au pont de Tolbiac sont mes préférés. Par la suite, j'aime bien Casse-Pipe à la Nation et un peu moins les suivants. Le dernier la nuit de Saint-Germain-des-Prés dessiné par Moynot m'a même déçu. Pourtant on ne voit pas de grandes différences avec le dessin de Tardi, mais c'est plus le scénario qui ne m'a pas plu. Je conseille cependant fortement de découvrir ces histoires car Tardi en sort de magnifiques adaptations. Nestor Burma, désabusé et cynique colle parfaitement aux personnages que Tardi a l'habitude de dessiner. C'est aussi un autre moyen de découvrir l'oeuvre de Léo Malet, un des grands noms du roman policier français.
Le Monde de Lucie
Lucie est une fillette qui vient avec ses parents d'être victime d'un attentat. Seule Lucie a été retrouvée bizarrement sans dommages sous les décombres et est plongée dans une sorte de coma dans lequel elle semble revivre les derniers évènements tout en parlant Russe, langue qui ne doit pas lui être familière. Pour tenter de comprendre ce qui vient de se produire, Emma (pédopsychiatre) tente de persuader Sacha (télépathe) de la rejoindre afin de l'aider... Un premier tome réussi et agréable à lire qui sert à poser l'histoire sans toutefois laisser entrevoir le déroulement de la suite. Le scénario est bien construit, les dessins (auxquels je trouve un petit côté manga) sont impeccables et cet univers est intriguant. J'attends donc la suite avec intérêt avant de confirmer ou réviser mes impressions et ma note. Dans le tome 2, certains éléments nécessaires à la compréhension de l'histoire se mettent en place et sa lecture laisse vraiment présager une histoire interressante. Même si la notation est encore assez subjective, c'est pour moi et pour l'instant une des 2 meilleures séries de la collection avec 'aprés la guerre'. Suite à la sortie du 3ème épisode, mon avis sur cette serie reste inchangé. L'histoire reste trés complexe et passionante. Je vais donc continuer à suivre dés la parution du 2ème tome du nouveau format cartonné.
Sumato
Une histoire d'une rare intelligence parue chez Paquet dans la collection Blandice. Une oeuvre rare inclassable réflexion sur la vie et le mort, que la bande dessinée ne nous livre pas souvent. Seule reproche peut-être un peu trop proche de l'autre BD de Dilliès, Betty Blues. A part ça, rien à redire, un album d'une grande qualité que je conseille de découvrir à ceux qui ne connaîtraient pas.
Là où dansent les morts
Un très joli diptyque, à mi-chemin entre l'enquête policière et le western moderne. On est de suite immergé dans l'ambiance des tribus amérindiennes, avec de nombreux clins d'oeil au passé torturé de ce peuple, aux croyances et rites anciens, etc. L'enquête policière tient aussi tout à fait la route avec un policier navajo taciturne et philosophe, pisteur à ses heures, comme dans un bon western, des personnages secondaires très bien exploités, un dénouement surprenant, que je qualifierais d'intéressant. Côté dessin, quelques erreurs de proportions m'ont un peu surpris, mais dans l'ensemble, le graphisme colle très bien à l'ambiance générale. Vraiment une très bonne adaptation, qui m'a tout de suite donné envie de lire un roman de Tony Hillerman.
Les Schtroumpfs
Je continue dans les classiques du journal Spirou, voilà une de ses séries les plus connues. A la base, cette BD peut sembler destinée au jeune public. Mais à mon avis, il y a un double sens qui est présent dans la plupart des albums de la période Peyo (je ne parle pas des derniers et de ceux qui ont été faits après sa mort) que ne peut pas cerner le jeune public. De nombreux albums comme le Schtroumpfissime, le Cosmoschtroumpf ou Schtroupmf vert et vert schtroumpf (qui évoque la querelle Wallons-Flamands) sont excellents. Mais à partir de la Soupe aux schtroumpfs, les histoires baissent constamment en qualité. Je pense que cette série est très bien mais reste inférieure à Johan et Pirlouit qui constitue (à mon avis) le chef d'oeuvre de Peyo.
La Fiancée du Queyras (Le Bal des Chimères)
"Le bal des chimères", c'est d'abord un dessin, un dessin magnifique en couleurs directes de Fabien Lacaf. C'est aussi, une histoire d'amour contrariée, une histoire sur fond de vie militaire où jalousie et orgueil font mauvais ménage. "Le bal des chimères", c'est surtout la vie de garnison d'avant 1914, au fin fond des Hautes Alpes, sous un climat froid où les passions pour Anaïs s'avèrent toujours tragiques. Par rapport au premier volume (que j'avais beaucoup aimé), l'apparition, dans le second opus (qui clôt l'aventure) du Colonel Laroque, personnage haut en couleur digne des Lyautet, Pétain (celui d'avant 40), et Gamellin, fait basculer l'histoire vers une enquête policière qu'augurait la dernière page du premier volume. Il ne va pas sans dire que les relations entre Anaïs et ce vieux colonel me font songer au formidable film de Tavernier "la vie et rien d'autre" avec Phillippe Noiret et Sabine Azema . Quelques maladresses de mise en page à signaler tout de même, -d'ailleurs on en retrouve dans les 2 opus-, comme aux pages 4 et 5, qui ne forment en réalité qu'une seule et unique planche. Un superbe diptyque qu'il ne faut pas rater.
Philémon
Une très belle série empreinte d'une réelle poésie. Fred se joue des planches avec une certaine désinvolture. Il les déconstruit, les arrange à sa convenance. Le thème est original : l'exploration des lettres de l'océan Atlantique. Cela ne fait que confirmer la réelle impression de joie que l'on a en lisant cette BD. Les personnages Philémon, Monsieur Barthélemy sont très chaleureux. Ils croisent sans arrêt au cours de leurs pérégrinations des personnes ou des objets qui sont très étranges. Aujourd'hui un peu oubliée par la jeune génération, il serait dommage de passer à côté d'une telle oeuvre. Il faut se replonger dans cet univers si particulier, plein de magie, de portes qui s'ouvrent sur des îles imaginaires. Je ne mets pas cinq étoiles car je ne suis pas un grand fan du dessin et surtout des couleurs. Je conseille cependant vivement l'achat de toute la série.
Kochka
J'ai plutôt bien aimé ces deux albums. Le dessin de Duhamel est très dynamique. La période de la guerre de sécession est aussi quelque chose que j'apprécie. On peut dire que cette série est bien meilleure que les derniers Tuniques bleues qui couvre la même période. Le seul défaut vient peut-être de la profusion de personnages qui rend l'histoire difficile à suivre. Dans l'ensemble, je conseille l'achat de ce diptyque.
Les Morin-Lourdel
L'intrigue de la série m'a bien plu, la période d'avant-guerre française est bien restituée, avec ces grandes familles encore bien présentes et toutes imbues de leur supériorité. Les luttes de 1934 et 1936, périodes importantes de notre histoire puisqu'elles nous ont indirectement placés dans le camp des vainqueurs de la seconde guerre mondiale (que se serait-il passé si le fascisme avait réussi à prendre le pouvoir en 34, aurions-nous été les alliés d'Hitler ?) sont très bien évoquées. Et les deux histoires d'amour qui se développent en parallèle permettent de construire une intrigue intéressante. La qualité du dessin est, ma foi, le bat qui blesse un peu. Elle est assez inégale, rendant difficile l'identification des personnages (c'est à ce point) surtout dans le quatrième tome. Et le scénario est vraiment manichéen, ce qui nous donne une fin inattendue et pas forcément souhaitée. PS : Merci aux conseils nombreux précédant la rubrique (NDW : les règles de postages). C'est vrai que la BD, art mineur de la littérature, peut gagner énormément avec des chroniques bien écrites.