Les derniers avis (32251 avis)

Par Pierig
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Testament du Docteur Weiss (Georg Weiss)
Le Testament du Docteur Weiss (Georg Weiss)

Cette bd séduira ceux qui apprécient être plongés dans une atmosphère trouble à tendance surnaturelle, reflet d’un récit aussi sombre que mystérieux à l’image de celui d’un Jack l’éventreur. Ainsi, Clod développe un récit intriguant et amené intelligemment, où l’ambiance prime sur l’action. Les nœuds de l’intrigue se dénouent peu à peu sans rebondissements extravagants, avec Georg Weiss qui finit par élucider la mort étrange du docteur Weiss, son oncle. Les dessins de Frébourg, un peu brouillons mais néanmoins fort bien lisibles, servent le récit à merveille. On peut reconnaître dans son trait diverses influences (Tanquerelle, Supiot, Blain). Difficile de classer cet album car on y trouve un peu de fantastique, un peu de roman graphique, un peu d'intrigue policière. Bref, une bd qui captive, interpelle avec une fin ne déçoit pas. A découvrir !

06/11/2006 (modifier)
Couverture de la série Le local
Le local

Histoire de rock et d'ados. Sujet au combien surexploité! Et pourtant Gipi s'en tire plutôt bien avec une économie de moyens impressionnante. Le dessin pour commencer semble bâclé, baveux. Certains coups de crayon, issues d'une première ébauche abandonnée, restent visibles dans la case finale gardée par Gipi. Et pourtant, tout cela retranscrit à merveille les situations. Certaines pleines pages sont d'une simplicité et d'une beauté... de vraies aquarelles. Enfin l'histoire elle-même ne s'attarde pas sur les clichés. Le mal-être des ados est brièvement abordé. C'est au lecteur, à travers sa propre sensibilité, d'imaginer puis comprendre ces 4 personnages. Ajouté à tout cela des dialogues justes et une mise en scène vivante. Par contre, il faut admettre que la BD est fortement imprégnée de rock et de testostérone. Si vous n'avez pas été l'adepte du premier ou si vous n'avez pas été comblé par un père parfait, alors en effet, vous risquez de ne pas comprendre, voir de ne pas apprécier, cette BD. Voilà.

05/11/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Germain et nous
Germain et nous

Germain et ses potes font leur entrée dans l'hebdo Spirou n° 2031 du 17 Mars 1977. J'ai adoré (à l'époque) et aime toujours autant (actuellement). Germain ?... Ce sont les chroniques d'une jeunesse qui découvre les fast-food, les clips et jeux vidéo. Germain ?... C'est un véritable retour en arrière aux années 70, un véritable miroir de la société de l'époque. Qui plus est, il est entouré d'une bande de copains, de grands adolescents qui -tout comme lui- soliloquent sur le monde, se trouvent confrontés au "fossé inter-générations". "No future" ?... C'était quasi le thème de l'époque : le chômage en hausse, la crise pétrolière, l'emploi (déjà) précaire, des lendemains qui s'annonçaient désenchanteurs... Alors, pourquoi s'énerver ?... Germain ?... c'est déjà le "cocooning" avant la lettre... du moins pour lui et ses potes. Parce que du côté des parents, ils sont toujours face à l’ancienne génération ; celle qui a connu les "golden sixties" mais qui -eux aussi- ne savent plus trop qui ils sont dans cette société. Le dessin ?... Vif, haché, rapide, mais bien lisible. Les caractères et mimiques des personnages sont bien typés. Parfois, comme eux, j'avais envie de m'allonger dans un divan et de dire "basta"... Très bonne série... encore d'actualité (à part que les banlieues étaient calmes à l'époque).

05/11/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Krazy Kat
Krazy Kat

Fou comme histoire, non ?... Et pourtant, sur cette trame simplissime, Herriman va bâtir -pendant plus de 30 ans (!)- une des séries les plus dingues de l'histoire de la BD. Krazy Kat ?... Bientôt 100 ANS d'existence ! Et c'est encore tout bon !... Nous sommes au début de 1910. Herriman dessine des strips dans le "New York Journal". De temps en temps, il ajoute un chat et un chien dans ses "vignettes". Début Août, il intègre également une souris dans cet univers. Le 17 Août 1910, la souris interpelle son ennemi et le traite de "Krazy Kat". Ainsi débute la série. Elle se terminera le 25 Juin 1944. Son créateur, lui, était "parti là-haut" deux mois plus tôt. Un véritable trio infernal ! Chaque strip, chaque gag sera en effet différent. Herriman n'est jamais tombé dans une sorte de routine et joue d'une mise en scène fluctuante, ainsi que ses décors. Krazy Kat ?... c'est le non-sens à l'état pur ; bien avant les célèbres Peanuts. Car, en effet, cette BD est considérée comme "intellectuelle" et sera fort incomprise d'une grande part du lectorat qui la juge "hermétique" et "peu compréhensible". Les "histoires" ?... toutes simples : la souris balance une brique sur le chat, lequel est sauvé par le chien. Le ton ?... Un condensé des Monty Pythons, de Benny Hill, de Charlot, ou des grands burlesques américains. Un vrai délire où j'ai trouvé des expressions classiques, de l'argot, une phraséologie novatrice et parfois inventée. Le dessin ?... Un trait simple, expressif où chaque intervenant est bien mis en valeur, possède sa propre "vie". J'avoue que je n'ai découvert cette série qu'au début des années 70, dans "Charlie Mensuel". Je n'avais pas trop apprécié ; un peu comme le "Génie des Alpages". Mais au fil des années, après certaines relectures, j'ai été happé par le ton, la (fausse) connerie de ces 3 compères. Krazy Kat ?... C'est fou, tout simplement. Un "tout vieux machin" à déguster à petites doses quand même. Il faudra attendre 1981 pour l'édition en langue française d'un premier album. Au total, trois tomes seront édités, formant une sorte d'intégrale. Et c'est tant mieux.

04/11/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Batman - Black and White (Batman!)
Batman - Black and White (Batman!)

En lisant ce gros album cartonné paru chez Editions USA, j'étais persuadé de lire l'édition originale de Batman - D'ombre et de lumière. En effet, ces deux séries sont issues de la même série américaine Batman : Black & White, recueils d'hommages de grands noms du comics et du dessin au personnage de Batman. Mais ce n'est qu'après que j'ai découvert que ce n'était pas les mêmes histoires ni les mêmes auteurs qui sont publiés dans l'un et l'autre des recueils parus en France. Et j'ai bien l'impression que ce sont des noms bien plus impressionnants qui composent les artistes de Batman!. Pensez un peu : Simon Bisley, Neil Gaiman, Joe Kubert, Bill Sienkiewicz, Richard Corben, Liberatore, Jose Muñoz, Frank Miller, Alex Ross, Jim Lee, Barry Windsor-Smith, Moebius et même Katsuhiro Otomo, ces grands noms là parmi encore beaucoup d'autres de niveau presque aussi élevé. Et presque tous les dessinateurs sont de grands experts du noir et blanc, avec des styles très divers, parfois impressionnants, presque toujours très réussis. Bien sûr, comme dans tous les recueils collectifs, le niveau est inégal mais la moyenne est ici très bonne à mon goût, et surtout certaines histoires sont vraiment excellentes. Quelques-unes n'hésitent pas à prendre la voie de l'humour ou au moins de l'ironie, d'autres sont plus noires, ou plus classiques. Mais toutes ou presque m'ont vraiment plu. Il s'agit bien d'un recueil hommage, ce ne sont pas là de grandes aventures de Batman à la manière d'un long Halloween ou autres Dark Knight, mais certaines histoires pourraient très bien s'insérer dans le genre, tandis que d'autres sont un peu plus à part. En tout cas, un recueil qui plaira sans nul doute aux amateurs de Batman mais aussi aux amateurs de noir et blanc.

04/11/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série La Tartine au beurre
La Tartine au beurre

Note approximative : 3.5/5 Peut-être bien l'album qui m'a le plus plu de la collection les Petits Chats Carrés de Carabas, mais inversement c'est sans doute l'album le plus adulte du lot. Le dessin est sympathique. C'est le genre à base d'un trait fin comme au stylo, un trait un peu hésitant comme crayonné, donnant une vraie esthétique mais peut-être pas facilement appréhendable par tous. Les couleurs à base de fauve et de marron sont également originales et plaisantes. Quant à l'histoire, elle est touchante. C'est celle d'un enfant pour qui le moment du goûter est une vraie épreuve car sa mère ne lui prépare que des tartines au beurre. Qui dit tartines au beurre dit peu de plaisir, envie d'échanger avec les copains, mais de copains il n'y en a plus quand ils craignent d'avoir à échanger leurs bons goûters contre des pauvres tartines au beurre. Le récit suinte la mélancolie, car ce petit garçon est malheureux, il en veut à sa mère mais on sent qu'il ne peut pas la haïr évidemment puisque c'est sa mère et qu'elle ne se rend pas compte de ce qu'elle fait subir à son fils, ou peut-être qu'elle n'a pas le choix. Ne serait-il pas plus simple d'échanger sa maman plutôt que d'avoir à échanger son goûter ? De la réflexion sur l'intégration sociale sur la base du simple goûter. C'est touchant et intelligemment raconté. En outre, ce n'est pas noir comme pourrait le laisser craindre le résumé : cela ne manque pas d'un peu d'humour léger par-ci par-là. Et en plus, ça finit bien. Par contre, j'ai l'impression que le récit est peut-être un petit peu trop fin et un peu triste pour être véritablement destiné à un public d'enfants comme l'est en principe la collection des Petits Chats Carrés. Il faut voir. En outre, comme toujours avec cette collection, malgré sa jolie couverture cartonnée, l'album est un peu trop petit et trop vite lu pour mériter un tel prix à mes yeux. Il faut l'aimer vraiment pour l'acheter. Ceci dit l'ayant aimé je ne vais sûrement pas vous en déconseiller l'achat.

04/11/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Mortes saisons
Mortes saisons

Note approximative : 3.5/5 Une des rares BD scénarisées par Andreas que je n'avais pas lue : voilà chose faite et j'en suis heureux. Ca tombe bien, j'aime aussi le dessin de Berthet. On reconnaît tout de suite son style, plus proche de ses anciennes oeuvres comme Le Marchand d'Idées que de ses oeuvres récentes, mais il est néanmoins joli et très agréable à lire. Seules les couleurs ont une petite touche un peu désuète. Quant au scénario, cet album contient deux histoires courtes à base de fantastique et d'un peu de SF, exactement le style d'histoires que j'aime à lire. Une ambiance à la Quatrième Dimension ou au-delà du réel avec des mystères et du fantastique inexpliqué mais qui captive le spectateur. J'ai une grosse préférence pour la première histoire, la seconde étant un peu plus plate. Un bon moment de lecture comme je les aime.

04/11/2006 (modifier)
Par Coline
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Lanfeust des Etoiles
Lanfeust des Etoiles

Pour développer un tant soit peu, je dirais qu'il existe rarement des bandes dessinées sachant trouver un équilibre parfait avec d'importants facteurs tels que l'action et l'humour. Je trouve que cet auteur pratique un humour tantôt bien lourd, gras, tantôt ironique et subtil qui ne peut pas laisser indifférent son lecteur! C'est avant tout la première chose qui m'a plu. Ensuite, je trouve l'histoire très intéressante et je dis 'chapeau bas' à l'homme qui a su inventer un monde complètement déjanté (!) mais ayant l'air tellement vrai, tellement concret! On n'arrive pas à détecter la petite faute de l'auteur (dans le nom des villes par exemple, ou comment le commerce de ce monde fonctionne, etc...). Par ailleurs, il faut aussi dire que les dessins et les couleurs sont très bien faits! Les corps des personnages principaux rappellent réellement ceux des humains (vivants) mais en même temps, il y a toux ces monstres ou extraterrestres un peu bizarres ou inquiétants mais franchement irréels. Enfin bref, tout ça pour dire que je conseille vraiment ce livre à tous ceux qui aiment les mondes imaginaires ("vis ta vie en baffeur, c'est le secret du bonheur..."), l'humour bien placé, les héros inconscients, les filles dominatrices (de préférence brunes), les trolls bon vivants (et leur mouches), les orgnobis savants et les galaxies en péril (encore).

04/11/2006 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série La Vengeance du Comte Skarbek
La Vengeance du Comte Skarbek

Je ne me serais peut être pas lancé dans la lecture de cette BD sans les très bons avis lus ici. Rosinski a un talent énorme c’est indéniable, mais pourtant je ne suis pas très accroc à ce style de dessin. J’ai plus l’impression de regarder des aquarelles que de tenir une BD. Impression que j’ai abandonnée une fois plongé dans l’histoire. Une histoire de vengeance un peu déroutante, qui mélange des peintres parisiens du 19eme siècle et des pirates, avec en trame de fond un procès. Ce que j’ai particulièrement apprécié ici, c’est les rebondissements du scénario. Quand on croit enfin comprendre le fin mot de l’histoire, un nouvel élément vient tout remettre en cause… et ça jusqu'à la dernière page. Quelques petits détails m’ont quand même gêné, sans toutefois gâcher ma lecture. J’ai enchaîné les 2 tomes et j’ai passé un bon moment, c’est ça qui compte.

04/11/2006 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Vieille Amérique
Vieille Amérique

Petit à petit, je commence à rattraper mes retards de lecture. "Vieille Amérique" faisait partie de ces bds en souffrance depuis un temps. Ce one shot a été une belle surprise, ne sachant pas trop à quoi m’attendre. J’ai beaucoup apprécié la narration enlevée de ce récit divertissant, aux dialogues jouissifs et aux situations ma fois fort inconfortables (pour nos compères). Pourtant le sujet ne prête pas à rire et ça se termine même plutôt mal pour certains ! Les auteurs parviennent à donner au récit une lecture légère sans le dénaturer. Le manque d’originalité du récit est compensé par un traitement efficace de celui-ci. Un petit bémol aux couleurs qui ne sont pas vraiment adaptées au style "caricatural" de Sandoval. Ca donne un petit côté délayé aux planches qui est regrettable. Une mise en couleur directe aurait été préférable. Mais il serait dommage de passer à côté de ce road movie avant l’heure qui reste un bon moment de lecture !

03/11/2006 (modifier)