Je suis un fan de la toute première heure de Gunnm, la série originelle.
Cette suite, même si elle se révèle très bonne, ne me satisfait pas totalement, et ce pour deux raisons :
- le dessin a évolué et, s'il est encore meilleur dans l'ensemble, je trouve les visages moins réussis, moins expressifs, plus lisses ;
- beaucoup de la poésie de la première série a disparu, pour laisser la place à plus de combats et moins de réflexion sur le sens de la vie de l'héroïne.
Ces deux points enlèvent une étoile au tout.
J’ai pour ma part la version ‘économique ‘ en noir & blanc.
L’histoire d’un Japon post-apocalyptique est vraiment très prenante, notamment le développement des sociétés de culte et leur rivalité. Les personnages sont pris au cours d’évènements qui les dépassent.
Quant au dessin (mis à part le tout début de l’histoire où je trouve les figures des personnages souvent difficilement différenciables), il est très dynamique et colle bien à l’histoire.
Malgré tout, la fin un peu trop mystique m’a un peu déçu…
Voici un album reportage très intéressant. On y apprend via ses 2 auteurs du cru à découvrir l'affaire Metaleurop autrement que via la presse de l'époque. Les acteurs, les ouvriers travaillant dans la fournaise pour certains de père en fils, racontent leur histoire et comment ils ont essayé de sauver leur outil de travail au moment de la cessation d'activités. Les actionnaires principaux sont d'ailleurs pointés du doigt de façon assez caricaturale, joueurs de golf en Suisse.
Il est évoqué également les effets très nocifs sur la santé de cette usine et du plomb sur la population locale. Mais également l'état actuel, le site est en effet très pollué sur des hectares et dangereux par sa vétusté mais reste en l'état.
A lire.
Là, je dois avouer, j'ai flashé sur la couverture. Non pas qu'elle soit particulièrement belle, mais j'ai trouvé les éléments la composant particulièrement intrigants.
Un cadavre décapité, déjà, ça impressionne. Ensuite, un Japonais et un européen roux, là, ça détonne carrément. Feuilletant les premiers et derniers de couverture, je lis en plus que c'est une enquête en deux parties. Là, j'aime encore plus, pour le coup ce ne sera pas une série à rallonge.
Donc, je m'installe, j'ouvre et c'est parti. Coté dessin, donc, pour rebondir sur la couverture (le libraire n'a que moyennement apprécié…) pas de surprise, la couverture est conforme. Un dessin précis, bien proportionné, aux couleurs agréables, manquant peut être un peu de peps, mais sans grande originalité. Un style un peu quelconque, mais charmant.
Coté scénario j'ai tout de suite accroché au contexte ambiant, à cette guéguerre de religion, basée une fois de plus sur des "on dit" et une foultitude d'incompréhension et de méconnaissance. L'opposition des deux cultures occidentale et orientale fait mouche. Les décors nous plongent parfaitement en plein dans cette époque de début de paix de l'ère Edo. Et puis, coté historique, les auteurs commencent avec une remise en place afin de compléter nos lacunes que nous ne manquons pas d'avoir sur ce pays lointain.
Le scénario, un polar sauce orientale, est bien tordu, bien pensé, plein de rebondissements, de revirements, de tradition et de modernité. Peut être les protagonistes manquent-ils un peu de charisme et de profondeur, mais ce que l'on apprend d'eux m'a suffit pour ne rien avoir à redire sur cet album.
Vraiment une très bonne surprise.
Moi qui, quelques mois encore en arrière, n'était pas très "humano" me voilà conquis par une série de publications vraiment variées, accrocheuses et de qualité.
Beaucoup d’action, de l’émotion, une idée intéressante, je me suis vraiment régalé lors de la lecture de ces 4 tomes.
L’histoire est très bien ficelée, passionnante et sans temps mort.
Côté dessins, je commence à m’habituer à ces styles un peu simples qui me dérangent de moins en moins. Le sens de lecture à la française m’a aussi beaucoup aidé.
Une lecture qui m’encourage à persévérer dans la recherche d’autres bonnes séries manga.
Si vous commencez à vous intéresser au manga, c’est une bonne série pour débuter.
A ne pas rater.
Fluide Glacial vient de rééditer le premier album de Blutch : Waldo’s bar, des séries de courtes histoires ayant pour thème la ville de Donaldville (du Walt Disney style roman noir) où vit le détective Johnny Staccato.
De toute la nouvelle génération d’auteurs de bande dessinée, style Blain, Larcenet ou Trondheim, Blutch est sans doute celui qui va le plus loin dans ses expérimentations.
Si toutes les histoires ne sont pas du même tonneau, il y a de réels chefs-d’œuvre dans cet ouvrage.
Car le monde de Blutch est absurde, drôle, noir et violent. La ville de Donaldville est un lieu horrible où règnent toutes les perversions ; l’oncle Grigou collectionne les « femmes à poil » et Donald ne pense qu’au sexe, quant aux trois petits cochons, ils ont toujours très peur du grand méchant loup…
Johnny Staccato erre donc dans ce monde sinistre, accoudé au piano du Waldo’s Bar, entouré de très belles femmes et se trouve confronté à des situations qui frisent souvent le délire et l’irréel.
Quant au dessin de Blutch, il est magnifique, bénéficiant d’une très grande maîtrise et s’adaptant parfaitement au noir et blanc.
Un incontournable pour tous les fans de Blutch…
Un album plein de fureur, de douceur et de folie. L’auteur s’amuse à dénigrer les amateurs de voitures customisées, de la Dauphine gonflée à bloc à la Rolls Royce survitaminée.
Un plaisir de voir tout péter façon Rock’n roll.
Très drôle et efficace.
Un magnifique voyage dans le temps. Un voyage qui vous fera (peut-être) à nouveau aimer l'histoire.
Sous la plume alerte d'un Jerôme Presti bien inspiré, auteur d'un texte "vivant" qui sent bon la recherche pointilleuse et précise de la documentation, j'ai parcouru un des plus grands monuments de France.
Mais le texte, si bon soit-il, est vraiment magnifié par le graphisme d'Olivier Pâques.
Pâques ?... un "jeune" de ce qu'on peut appeler "l'école Jacques Martin". Assistant de ce dernier sur diverses séries, Pâques a -depuis peu- lancé son héros : Loïs (voir à ce titre). Et pour l'avoir rencontré à diverses reprises lors de festivals, je peux dire que ce dessinateur -calme, au caractère un peu trop effacé peut-être, mais vraiment sympathique- est une "sacrée patte".
Son graphisme minutieux, pointilleux, précis, clair, m'a fait assister à la construction du château, son pavillon de chasse, m'a fait parcourir les jardins, le potager du roi, rencontrer des personnages... bref, m'a fait vivre avec lui le Versailles "du temps passé".
De très belles scènes aériennes, des panoramiques, des visites de différentes pièces, Pâques m'a donné une sacrée leçon d'architecture et de connaissance du 17ème siècle.
De très belles couleurs, aux ombres travaillées, parachèvent l'ensemble.
Un excellent album... pour ceux qui aiment. Moi, j'aime vraiment beaucoup.
C’est en passant devant un bouquiniste que j’ai fait l’acquisition de ce one shot qui n’aurait pas attiré mon regard sans les précieuses informations d’un certain site de Bd….
L’histoire m’a tout de suite captivé même avec une idée déjà utilisée auparavant par d’autres. Au fil des pages on a envie de connaître le fin mot et l’on ne décroche plus tant que l’on n’y est pas parvenu.
Les dessins sont particuliers mais collent bien avec l’histoire et surtout avec l’époque dans laquelle elle se déroule. Les couleurs sont peut-être un poil sombres, mais là je pinaille.
De plus, j’aime beaucoup Baudelaire que l’on retrouve en vers dans le final.
Bref, vous l’aurez compris, c’est une très bonne Bd.
Un très bon moment passé sur cette trilogie.
J’aimais déjà beaucoup le trait de Brüno tout en rondeurs qui se marient très bien avec ces ambiances seventies. La lecture de cette histoire de gangsters a été fluide, mais ennuyeuse à aucun moment car cette déclinaison de la même histoire vue de 3 perspectives différentes est vraiment bien traitée.
Le final n’est pas décevant mais tout de même un peu frustrant car cette histoire aurait mérité 1 ou 2 tomes supplémentaires… Je ne boude quand même pas mon plaisir et conseille cette chouette petite série à tous.
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Gunnm Last Order
Je suis un fan de la toute première heure de Gunnm, la série originelle. Cette suite, même si elle se révèle très bonne, ne me satisfait pas totalement, et ce pour deux raisons : - le dessin a évolué et, s'il est encore meilleur dans l'ensemble, je trouve les visages moins réussis, moins expressifs, plus lisses ; - beaucoup de la poésie de la première série a disparu, pour laisser la place à plus de combats et moins de réflexion sur le sens de la vie de l'héroïne. Ces deux points enlèvent une étoile au tout.
Akira
J’ai pour ma part la version ‘économique ‘ en noir & blanc. L’histoire d’un Japon post-apocalyptique est vraiment très prenante, notamment le développement des sociétés de culte et leur rivalité. Les personnages sont pris au cours d’évènements qui les dépassent. Quant au dessin (mis à part le tout début de l’histoire où je trouve les figures des personnages souvent difficilement différenciables), il est très dynamique et colle bien à l’histoire. Malgré tout, la fin un peu trop mystique m’a un peu déçu…
Noir Métal
Voici un album reportage très intéressant. On y apprend via ses 2 auteurs du cru à découvrir l'affaire Metaleurop autrement que via la presse de l'époque. Les acteurs, les ouvriers travaillant dans la fournaise pour certains de père en fils, racontent leur histoire et comment ils ont essayé de sauver leur outil de travail au moment de la cessation d'activités. Les actionnaires principaux sont d'ailleurs pointés du doigt de façon assez caricaturale, joueurs de golf en Suisse. Il est évoqué également les effets très nocifs sur la santé de cette usine et du plomb sur la population locale. Mais également l'état actuel, le site est en effet très pollué sur des hectares et dangereux par sa vétusté mais reste en l'état. A lire.
Rangaku
Là, je dois avouer, j'ai flashé sur la couverture. Non pas qu'elle soit particulièrement belle, mais j'ai trouvé les éléments la composant particulièrement intrigants. Un cadavre décapité, déjà, ça impressionne. Ensuite, un Japonais et un européen roux, là, ça détonne carrément. Feuilletant les premiers et derniers de couverture, je lis en plus que c'est une enquête en deux parties. Là, j'aime encore plus, pour le coup ce ne sera pas une série à rallonge. Donc, je m'installe, j'ouvre et c'est parti. Coté dessin, donc, pour rebondir sur la couverture (le libraire n'a que moyennement apprécié…) pas de surprise, la couverture est conforme. Un dessin précis, bien proportionné, aux couleurs agréables, manquant peut être un peu de peps, mais sans grande originalité. Un style un peu quelconque, mais charmant. Coté scénario j'ai tout de suite accroché au contexte ambiant, à cette guéguerre de religion, basée une fois de plus sur des "on dit" et une foultitude d'incompréhension et de méconnaissance. L'opposition des deux cultures occidentale et orientale fait mouche. Les décors nous plongent parfaitement en plein dans cette époque de début de paix de l'ère Edo. Et puis, coté historique, les auteurs commencent avec une remise en place afin de compléter nos lacunes que nous ne manquons pas d'avoir sur ce pays lointain. Le scénario, un polar sauce orientale, est bien tordu, bien pensé, plein de rebondissements, de revirements, de tradition et de modernité. Peut être les protagonistes manquent-ils un peu de charisme et de profondeur, mais ce que l'on apprend d'eux m'a suffit pour ne rien avoir à redire sur cet album. Vraiment une très bonne surprise. Moi qui, quelques mois encore en arrière, n'était pas très "humano" me voilà conquis par une série de publications vraiment variées, accrocheuses et de qualité.
L'Histoire des 3 Adolf
Beaucoup d’action, de l’émotion, une idée intéressante, je me suis vraiment régalé lors de la lecture de ces 4 tomes. L’histoire est très bien ficelée, passionnante et sans temps mort. Côté dessins, je commence à m’habituer à ces styles un peu simples qui me dérangent de moins en moins. Le sens de lecture à la française m’a aussi beaucoup aidé. Une lecture qui m’encourage à persévérer dans la recherche d’autres bonnes séries manga. Si vous commencez à vous intéresser au manga, c’est une bonne série pour débuter. A ne pas rater.
Waldo's bar
Fluide Glacial vient de rééditer le premier album de Blutch : Waldo’s bar, des séries de courtes histoires ayant pour thème la ville de Donaldville (du Walt Disney style roman noir) où vit le détective Johnny Staccato. De toute la nouvelle génération d’auteurs de bande dessinée, style Blain, Larcenet ou Trondheim, Blutch est sans doute celui qui va le plus loin dans ses expérimentations. Si toutes les histoires ne sont pas du même tonneau, il y a de réels chefs-d’œuvre dans cet ouvrage. Car le monde de Blutch est absurde, drôle, noir et violent. La ville de Donaldville est un lieu horrible où règnent toutes les perversions ; l’oncle Grigou collectionne les « femmes à poil » et Donald ne pense qu’au sexe, quant aux trois petits cochons, ils ont toujours très peur du grand méchant loup… Johnny Staccato erre donc dans ce monde sinistre, accoudé au piano du Waldo’s Bar, entouré de très belles femmes et se trouve confronté à des situations qui frisent souvent le délire et l’irréel. Quant au dessin de Blutch, il est magnifique, bénéficiant d’une très grande maîtrise et s’adaptant parfaitement au noir et blanc. Un incontournable pour tous les fans de Blutch…
Hot road
Un album plein de fureur, de douceur et de folie. L’auteur s’amuse à dénigrer les amateurs de voitures customisées, de la Dauphine gonflée à bloc à la Rolls Royce survitaminée. Un plaisir de voir tout péter façon Rock’n roll. Très drôle et efficace.
Les Voyages de Loïs
Un magnifique voyage dans le temps. Un voyage qui vous fera (peut-être) à nouveau aimer l'histoire. Sous la plume alerte d'un Jerôme Presti bien inspiré, auteur d'un texte "vivant" qui sent bon la recherche pointilleuse et précise de la documentation, j'ai parcouru un des plus grands monuments de France. Mais le texte, si bon soit-il, est vraiment magnifié par le graphisme d'Olivier Pâques. Pâques ?... un "jeune" de ce qu'on peut appeler "l'école Jacques Martin". Assistant de ce dernier sur diverses séries, Pâques a -depuis peu- lancé son héros : Loïs (voir à ce titre). Et pour l'avoir rencontré à diverses reprises lors de festivals, je peux dire que ce dessinateur -calme, au caractère un peu trop effacé peut-être, mais vraiment sympathique- est une "sacrée patte". Son graphisme minutieux, pointilleux, précis, clair, m'a fait assister à la construction du château, son pavillon de chasse, m'a fait parcourir les jardins, le potager du roi, rencontrer des personnages... bref, m'a fait vivre avec lui le Versailles "du temps passé". De très belles scènes aériennes, des panoramiques, des visites de différentes pièces, Pâques m'a donné une sacrée leçon d'architecture et de connaissance du 17ème siècle. De très belles couleurs, aux ombres travaillées, parachèvent l'ensemble. Un excellent album... pour ceux qui aiment. Moi, j'aime vraiment beaucoup.
Les mesures du temps
C’est en passant devant un bouquiniste que j’ai fait l’acquisition de ce one shot qui n’aurait pas attiré mon regard sans les précieuses informations d’un certain site de Bd…. L’histoire m’a tout de suite captivé même avec une idée déjà utilisée auparavant par d’autres. Au fil des pages on a envie de connaître le fin mot et l’on ne décroche plus tant que l’on n’y est pas parvenu. Les dessins sont particuliers mais collent bien avec l’histoire et surtout avec l’époque dans laquelle elle se déroule. Les couleurs sont peut-être un poil sombres, mais là je pinaille. De plus, j’aime beaucoup Baudelaire que l’on retrouve en vers dans le final. Bref, vous l’aurez compris, c’est une très bonne Bd.
Inner City Blues
Un très bon moment passé sur cette trilogie. J’aimais déjà beaucoup le trait de Brüno tout en rondeurs qui se marient très bien avec ces ambiances seventies. La lecture de cette histoire de gangsters a été fluide, mais ennuyeuse à aucun moment car cette déclinaison de la même histoire vue de 3 perspectives différentes est vraiment bien traitée. Le final n’est pas décevant mais tout de même un peu frustrant car cette histoire aurait mérité 1 ou 2 tomes supplémentaires… Je ne boude quand même pas mon plaisir et conseille cette chouette petite série à tous.